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Discours / meetingLeMediaHuit· 13 juin 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Malhuret détruit TRUMP, le NOUVEAU Discours

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Au moment où Trump revendique depuis 1 an menace à l'appui le prix Nobel de la paix, cela en dit long sur la cohérence de la politique étrangère américaine à l'air maga. »
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    « Ce contexte se résume en une phrase : "L'Europe est seule et ne peut désormais compter que sur elle-même alors que pour la première fois depuis des décennies, une guerre de haute intensité se déroule à ses portes" »
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    « Faut-il augmenter les dépenses militaires au risque d'aggraver un budget largement déficitaire ? ou rétablir nos finances au risque de mettre en jeu notre sécurité. »
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    « Pendant 30 ans, l'Europe a désarmé pendant que le reste du monde serait armé. »
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    « En 2018, ici même au Sénat, j'ai réclamé l'interdiction de Russia Today et de Spoutnik. »
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    « Le lendemain du 22 février 2022, RT et Spoutnik étaient interdit en urgence dans toute l'Europe. »
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    « La Russie est un astre mort dont Poutine précipite la chute et qui risque d'entraîner l'Europe dans son délire mortifère. »
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    « La Chine qui s'impose chaque jour comme une véritable puissance est une dictature implacable qui a décidé de supplanter les démocraties à commencer par celle de notre continent. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Macarthur, le vainqueur de la guerre du Pacifique, disait "Les batailles perdues se résument en deux mots, trop tard." Vous avez commémoré, madame la ministre, ce weekend le débarquement du 6 juin 1944. Vos fonctions vous ont fait obligation d'accompagner avec la courtoisie requise un alcoolique notoire, ancien consommateur de stupéfiant au thorax statoué de symbole d'extrême droite qui a renommé le ministère de la défense américaine qu'il dirige ministère de la guerre.

Au moment où Trump revendique depuis 1 an menace à l'appui le prix Nobel de la paix, cela en dit long sur la cohérence de la politique étrangère américaine à l'air maga. Mais le plus douloureux fut sans doute en vous recueillant sur les tombes des soldats américains morts pour notre liberté de le faire au côté de l'envoyer d'un gouvernement qui a décidé de trahir l'Ukraine et l'Europe, d'affaiblir le temps, d'accabler ses alliés et de pactiser avec les pires dictateurs de la planète. Cette présence qui les années précédentes était le témoignage de la force du lien transatlantique a cette année été utilisé par ce personnage pour insulter à nouveau les Européens en Normandie.

C'est dans ce contexte de bouleversement des équilibres mondiaux orchestré par un président américain populiste, isolationniste, complotiste et corrompu que nous allons voter l'actualisation de la loi de programmation militaire. Ce contexte se résume en une phrase : "L'Europe est seule et ne peut désormais compter que sur elle-même alors que pour la première fois depuis des décennies, une guerre de haute intensité se déroule à ses portes et que tous les experts militaires s'accordent, vous l'avez vous-même rappelé, pour dire que le risque d'un conflit majeur sur son sol est une hypothèse possible dès 2030. Votre gouvernement a pris acte du retour de la guerre et du durcissement stratégique international. l'augmentation des crédits militaires depuis 2017, l'effort proposé par ce texte en faveur des munitions, de la cyberdéfense, du renseignement, des drones, du spatial ou de la dissuasion nucléaire sont bienvenus et il faut le dire clairement.

Mais cela ne doit pas nous dispenser de poser les questions de fond. Notre situation budgétaire menace notre liberté stratégique. Faut-il augmenter les dépenses militaires au risque d'aggraver un budget largement déficitaire ? ou rétablir nos finances au risque de mettre en jeu notre sécurité.

C'est le débat qui a donné lieu aux discussions les plus vives dans cet hémicycle mercredi dernier. Mais c'est un débat légitime dans le contexte international que je viens de décrire. Il serait impensable de rester sur cet impasse.

Il nous reste quelques jours pour préparer une commission mixte paritaire qui doit impérativement trouver un compromis. Pendant 30 ans, l'Europe a désarmé pendant que le reste du monde serait armé. Nous avons célébré les soi-disants dividendes de la paix comme si elle était éternelle.

Nous avons réduit les stocks, les effectifs, les capacités industriel, les budgets. Nos armées sont remarquables par la qualité de leurs soldats, de leurs officiers et de leurs équipements, mais elles sont calibrées pour des opérations limitées, pas pour un conflit de haute intensité. L'Europe continue de parler le langage de la puissance, mais sans s'en donner les moyens.

Chaque crise révèle les mêmes faiblesses : des diplomaties dispersées, des intérêts nationaux contradictoires, des dépendances énergétique incohérentes, des politiques industrielles concurrentielles, des doctrines stratégiques incompatibles. Nos querelles tribales continuent, le dernier exemple ces jours-ci en est l'échec du scaf franco-allemand. L'Europe stratégique reste un projet car nous n'avons pas construit une volonté politique commune.

Pire encore, la règle de l'unanimité nous expose aux trahisons de nouveaux urbanes qui continueront à nous faire rester sur place dans un monde qui court. Nous ne convaincrons jamais nos ennemis de l'extrême droite et de l'extrême gauche 5e colonne des tyrans, anti-Europe, anti-Outan et proutine qui se disent patriotes et qui sont des traîtres. que seule l'Europe aujourd'hui a la dimension et les moyens pour assurer sa sécurité.

Mais l'enjeu est d'en convaincre nos concitoyens. Encore faut-il que nos dirigeants prennent conscience de la gravité de la situation. En 2018, ici même au Sénat, j'ai réclamé l'interdiction de Russia Today et de Spoutnik.

Le ministre d'alors m'a répondu assez sèchement. Vous n'y pensez pas, monsieur Maluret, et la liberté d'expression. la liberté d'expression pour la propagande du FSB et pour sa propagandiste.

Le lendemain du 22 février 2022, RT et Spoutnik étaient interdit en urgence dans toute l'Europe. Quel meilleur exemple de notre naïveté congénitale ? Est-ce que nous avons compris aujourd'hui, nous sommes le 9 juin 2026 et madame Fedorova, agent d'influence russe, ex-dirigeance deé, s'exprime chaque jour sur une chaîne française et n'a toujours pas été renvoyé vers son Eden poutinien. [applaudissements] À partir de quand À partir de quand décide-on d'appeler intelligence avec l'ennemi le soutien à la guerre hybride que nous mène le criminel de Moscou ?

Quant au ciel ukrainien, il n'est toujours pas protégé par la coalition des volontaires qui refusent le bouclier Skyshield et laisse chaque jour des femmes, des hommes et des enfants ukrainiens mourir victimes du criminel de guerre du Kremelin. Tant que dureront ces situations tant que dureront ces situations, comment croire à la lucidité et à la volonté des Européens ? La nouvelle situation stratégique est redoutablement claire.

La Russie est un astre mort dont Poutine précipite la chute et qui risque d'entraîner l'Europe dans son délire mortifère. Le gouvernement corrompu des États-Unis, dirigé par un psychopathe, a transformé ses alliés ennemis, les dictateurs en partenaires et amorce un déclin dont il est difficile de savoir s'il sera réversible. Et la Chine qui s'impose chaque jour comme une véritable puissance est une dictature implacable qui a décidé de supplanter les démocraties à commencer par celle de notre continent.

L'histoire nous enseigne une leçon simple. Les nations qui refusent de voir les dangers à temps finissent toujours par payer cher leur réveil tardif. Macarthur, le vainqueur de la guerre du Pacifique disait "Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard. pour l'Europe.

Prenons garde qu'il ne soit pas un jour trop tard. Je vous remercie.