P.J. — Premier amour | P.J. – LA COLLECTION OFFICIELLE EN DVD — SAISON 2 – ÉPISODES 14 – DVD N° 4 - une production telfrance — france 2 — 1997
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C
'est là-bas, un peu plus loin. Non,
c
'est pas lui, c'est pas moi.
C
'est peut-être toi. Tu l'aurais pas loué en donnant notre numéro de compte. Ah non, non,
non,
ça doit être une erreur. Ouais, bah c'est ça, ça doit être une erreur. Alors tu sais, le plus simple, c'est que je te donne la facture. Et puis tu vois ça directement avec eux. Ah si tu veux. La personne était garée n'importe comment pour les barrières. Il a demandé de bouger le véhicule, mais elle a pas voulu ça. Disons qu'elle voulait pas rater son fils. Bref, le collègue, il s
'est
un peu énervé.
Il
l'a contrôlé, et puis il a demandé de fouiller le véhicule.
Pour
une voiture mal garée. C'est-à-dire, le collègue, il fait la bague de nuit, alors il est un petit peu nerveux en ce moment. Bref, il a l'accepter ou pas
? Il
a le droit d'y non, quoi.
Et
alors
?
Et alors,
sur
la banquette arrière, un sac de voyage avec au moins 50 grammes de cocaïne dedans, dans un sachet en plastique. 50 grammes
? Et
vous l'avez interrogé ? Ah non, non, vous attendez.
On
va ramer niveau procédure.
Je
vais nettoyer la place, s'il vous plaît. Pour les judiciaires.
Écoutez,
c'est ridicule, je comprends pas ce qu
'il
se passe.
Vous
pouvez demander qu
'on
m'enlève ça
?
Ah non, je suis désolée, non
? Mais
mon fils va sortir, je dois l'emmener chez le médecin. On a trouvé un sac de voyage dans votre voiture, il est à vous
?
Non, justement, j'allais ramener à quelqu'un. Mais le sac était bien dans votre véhicule ? Bah oui, parce que j'allais ramener à quelqu'un.
Mon
fils va sortir, là. Vous voulez vraiment pas m'enlever ça
? On
dirait que j'ai gorgé quelqu'un, merde
!
Je sais pas si vous avez gorgé quelqu'un, madame. Mais vous le promenez quand même avec 50 grammes de cocaïne dans votre voiture. J'ai pas l'impression que vous vous rendez bien compte de la situation. Mais le sac, il est pas à moi. À qui il est, ce sac
? À
un ami de mon mari. Bon, écoutez, après le médecin, je passe vous voir et on s'explique, d'accord ? Non, madame, vous n'avez pas chez le médecin, là. Vous venez avec nous au commissariat et vous dormirez pas chez vous ce soir. Allez, venez. Mais mon fils, il va sortir, il va m'attendre, là. Ne vous inquiétez pas pour votre fils, madame. C'est pas lui qui a des ennuis, allez.
Mais
il va sortir, il va m'attendre, là. Mais tu te feras si il est scellé le sac. Cette chose, c'est la nouvelle machine à café.
C
'est pas du tout le modèle qu'on avait demandé. Il y
a
un compartiment à cochonnerie et il n
'y a
pas de café. Et moi, je suis votre nouveau collègue, Alain Porêt. J'arrive de Créteil. Marie Lopez.
Bernard. Je
peux téléphoner, s'il vous plaît
?
Plus tard, vous pourrez téléphoner. Venez avec moi. Il y en a encore une autre qui va débarquer tout à l'heure. Chloé Mathieu. Mais j'ai pas son grade. Bah dites-moi, c'est Noël, hein
?
Oui, enfin.
C
'est parce qu'il ferme l'antenne de la rue de la Landonne. Donc le portefeuille,
vous
l'avez pas pris, c'est ça
? C
'est ça. Donc la victime allemand
? Je
sais pas.
Je
vous demande une seconde.
Vous
avez parlé de vous tomber sur un gros truc avec Bernard
? 50
grammes de coke, un vrai coup de cul. Tiens, dis-donc, en parlant de Bernard, tu sais que la cassette,
c
'était lui, évidemment.
Franchement,
y'a pas
le droit. Tu
vas lui parler
? Oui, c
'est tout évident. J'ai pas eu envie de vivre avec toi pour me taper les vannes de Bernard à chaque fois qu'on se prend la main.
Il
est là tout le temps, il bouffe comme quatre, il ramène jamais une baguette. Alors ça va bien, maintenant. Marie vient de se faire plaquer, je peux pas le foutre à la porte comme ça, quand même.
Il
va pas bien. Mais moi non plus, j'irai pas bien, s'il s'incruste.
Et
notre couple
? Notre
couple, il ira pas bien.
Ok,
je vais lui parler. Je vais lui parler. Dis, on a une nana qui vient pour sa fille de 14 ans. Elle parle d'un détournement de mineurs. Tu viens la faire avec moi
? Je
finis ça.
Madame, on
peut vous offrir quelque chose
?
Non, merci.
Alors,
qu'est-ce qui vous arrive, madame ?
Ma
fille Laura prend des cours de théâtre à l'atelier Watsky, rue Févelet. Oui, j'ai cru devant une affiche, il prépare un spectacle.
C
'est le site, non ? Oui, enfin, deux représentations à la salle des fêtes, c'est pas la comédie française. Enfin bon, peu importe.
Je
pense que Laura couche avec le directeur de l'atelier Watsky. Demi, Watsky.
Elle
vous l'a dit
? Non,
mais j'ai trouvé ça dans sa chambre. Vous savez, une plaquette des pilules, ça ne prouve pas le passage à l'acte.
D
'ailleurs, elle n'est pas entamée. Mais enfin,
si
elle en a acheté,
c
'est quand même pas juste pour savoir le goût que ça a quand même. Vous l'avez interrogée sur ses relations avec ce monsieur
?
Elle nie, évidemment, c'est son dieu, de toute façon.
Elle
doit répéter tout ce qu'il lui dit de dire. Je pense qu'elle croit que c
'est
ça, l'amour.
À
son âge, je le croyais sûrement aussi.
C
'est pas parce qu'on a fait des conneries et qu'on en a pris plein de la gueule qu'il faut les laisser faire à ses enfants.
Mais
le problème,
c
'est que nous, sans preuve matérielle, on ne
peut
pas faire grand-chose. Et enfin, puisque je vous dis qu'elle couche avec lui, je le sens. J'en suis sûre.
Je
suis sa mère, quand même. Elle a 14 ans, c'est ça
? Oui,
enfin, elle aura 15 ans dans 3 mois.
Vous
savez qu'à ce
moment
-là, elle sera libre de faire ce qu'elle veut. Oui, c'est pour ça que j'interviens quand je peux encore. Ce type est malsain. Il a 42 ans, il a été marié 3 fois. Il est plus ou moins acteur, plus ou moins psy.
Il
profite de son pouvoir pour séduire des mouflettes. Vous voulez dire qu'il aurait des relations avec d'autres élèves ?
Parce
que là, pour nous,
c
'est plus pareil.
Je
ne
peux
pas dire que j'en suis sûre, ce ne serait pas vrai, mais je veux porter plainte.
Ce
que je vous propose, c'est qu'on fasse une main courante, et puis on ira à l'atelier, on interrogera ce monsieur.
Vous
pensez que votre fille est là-bas
? Elle
y est tout le temps, alors.
Si
elle est là-bas, on la ramènera ici, et puis
on
verra ensemble.
D
'accord
? Je
ne
peux
pas porter plainte maintenant, alors.
Il
faut d'abord qu'on essaie d'établir les faits.
Il faut
nous laisser un numéro de téléphone, on peut vous joindre.
C
'est le modèle avec des pliandises.
Pour
une fois, que les gourons se prennent à mon avantage. Merci, Christophe. Et le taulier ? Il est comment
?
Il se fait un peu un
peu... Tu
n
'es
pas très bavard, toi
?
Je te dis, je ne te connais pas.
Pas de
problème, vieux. On va vite faire connaissance. Excusez-moi.
C
'est une moto volée. On l'a trouvée dans une impasse, pas loin. Le propriétaire est prévenu. Il passe la prendre dans la journée. Vous la confiez ? On ne
fait
pas le garage. Vous la laissez là, puis voilà. Dis-moi, il n
'y
a personne à la caille, ici ? Si,
mais...
J'ai un truc à faire, là. Je reviens. Bernard, tu viens la faire, cette audition. Elle court la GAV. C'est du stup', on a le temps. Tu n
'as
qu'à commencer sans moi.
Ah,
putain, ce qu'il est chiant.
Je
me ferais bien une petite audition, moi. Ah, viens. Bonjour, madame. Lieutenant Porey. Bon, vous appelez Sandrine Dernay. Vous êtes de nationalité française. Est-ce que vous avez un casier judiciaire ? Non. Dites pour si moi, vous ne
voulez
pas appeler le collège, parce que j'ai peur qu'ils s'inquiètent, là.
Je suis
désolée, madame, mais on n'a vraiment pas le temps de s'occuper de ce genre de choses. Ce que je voudrais, moi, c'est que vous m'expliquiez pourquoi on vous trouve avec 50 grammes de cocaïne dans vos véhicules. Ce sac, il n
'est
pas à nous. Un collègue de mon mari. Mon mari est architecte. Architecte d'intérieur.
Il
nous a demandé d'héberger quelqu'un pour l'eau.
Et
le collègue, comment il s'appelle
?
Renoir,
comme
le peintre. Serge Renoir. Et le titre que vous avez hébergé
?
Jules,
mais
je ne connais pas son nom de famille. Donc ce sac est à Renoir, c'est ça ? Non, il est à Jules. Renoir nous demande d'héberger Jules, OK
? Nous,
on était partis pour le week-end, en Normandie, chez ma belle-mère.
Puis
dimanche soir, quand on est rentrés, Jules n'était plus là. Il n'avait même pas laissé un mot, rien. Apparemment, il avait oublié son sac.
Et
puis ce matin, Renoir a téléphoné à Jacques, mon mari, pour lui demander de lui ramener le sac.
Comme
ça, à côté de mon travail, Jacques m'a filé le sac. Voilà, c'est tout.
Et
votre mari ? Où on peut le trouver à ce temps-là
? À
son bureau ? 9 rue Braguet, dans le 11ème. Enfin, vous... Vous, vous, vous, vous allez pas me garder, là ? Écoutez, madame, votre histoire,
elle
est peut-être vraie, elle est peut-être fausse pour l'instant, on n
'a
aucun moyen de le savoir, là. Mais enfin, mais... Mais les dealers,
ça
se promène pas avec un sac posé en évidence sur la banquette arrière, et...
Et
je sais pas, moi, ça va quand même pas chercher son gamin à l'école, non ? La dernière que j'ai arrêtée, elle dealait avec son fils sur son ventre. Les doses étaient entre la couche et la culotte.
J
'ai l'impression que je deviens dingue.
À
quelle heure vous devez rendre le sac à Renoir
?
À 6h.
On
a rendez-vous dans un café près de son bureau. Bon. On va aller chercher votre mari, puis on va bien voir ce qu
'il
nous dit. Mais mon mari,
il
vous dira exactement la même chose que moi ? C'est insensé, ça, c'est quand même pas de notre faute si on n
'a
pas fouillé un type qui a un copain qui
nous
demandait d'héberger, quand même, non
? Dix,
tu la connais
? Je
crois qu
'elle
fait un stage de danse à côté, là. Comment elle s'appelle
? Elle
te plaît
?
Non, non. Pourquoi tu veux savoir son nom
? Je
suis curieux, OK ? Je ne sais pas son nom.
Et
qu'elle fait remporter, s'il vous plaît ? Toujours à mi-temps.
Est
-ce que vous bossez, vous, peut-être
? Je
réfléchis à une procédure. Ouais, mais bon travail
! C
'est notre assistante. Elle a Dijon complètement.
Je
ne
sais
pas si elle a des problèmes de tue ou quoi, mais bon.
Dans
la fille du collège, qu'est-ce que ça a donné
?
Pour l'instant, ce n
'est
pas clair.
Dis
-moi, tout à l'heure, j'ai fait l'audition, mais c'est parce que le baisse me l'a demandé.
Oui,
je ne
voulais
pas que... T'inquiète, hein ! Ah, il
y
a quoi au programme, là
? Bah, écoute,
on va aller chez eux, puis on va faire la perquise après avoir récupéré le mari. Lopès,
c
'est farce, il est PV, il est cool.
Pas
vraiment, mais bon. Bon, ben, on
a
bon. Qu'à vivre avec ta haine
?
Va, je ne te hais point.
Tu
le
dois. Je
ne puis.
Quand
tu s'y peux, les faux, le blâmes. Non,
non, non,
non, non.
Non,
vous êtes comme des pantins figés, là. Surtout toi,
Laura. On
n'est pas au musée Grévin, hein ? Et puis toi, si tu l'aimes,
bah, montre
-le nous, parce que là... Regarde, tu le dois.
Je
ne puis.
Elle
te
repousse. Tu
le dois.
Je
ne puis. Oui
? OK.
Bon. Et
bah,
on fait une petite pause de 5 minutes, hein
? Je
peux vous renseigner
? C
'est la mère de Laura Massé qui nous envoie. Quelles sont vos relations avec elle, monsieur Vatsky
? Avec
la mère. Avec la fille.
Eh
bien, je pense qu'un jour, Laura sera une grande comédienne.
Je
fais tout ce que je peux pour l'aider à y arriver. C'est-à-dire
?
Je la fais travailler du mieux que je peux. Je la mets en confiance avec elle-même.
Votre
problème, c'est surtout de savoir si vous avez des relations sexuelles avec elle, monsieur Vatsky. Vous savez, madame Massé a un gros, gros problème de communication avec sa fille. Donc, vous niez.
La
seule chose que je fasse avec Laura, c'est du théâtre.
D
'ailleurs, on va jouer le site dans 15 jours,
alors...
Oh
! Ça
vous embêterait, là
? D
'accrocher ça au commissariat ? Sans vouloir abuser, bien sûr. Monsieur Vatsky, madame Massé souhaite porter plainte contre vous pour détournement de mineurs. La situation pourrait devenir sérieuse, vous me comprenez
? Cette
femme,
je
vais t'empêcher sa fille d'éclore.
Comme
sa propre mère l
'a
empêchée de vivre.
Enfin,
si j'ai bien compris.
C
'est tout de même pas de ma faute. Ça... ça va, Denis
? Ça
va, Laura, ça va. T'inquiète
-toi.
Vous êtes Laura Massé, je suppose ?
Et
vous, vous êtes qui
? On
est de la police, Laura. C'est ta maman qui nous envoie.
Qu
'est-ce qu'elle veut
? Elle
est inquiète parce qu'elle trouve que tu rentres souvent tard le soir.
Et
elle craint pour ton travail à l'école.
Mais
enfin,
elle
n
'a
pas à décider pour moi. À ton âge, si. C'est encore elle qui décide. Mais on n'a pas fini la répète, là.
Ça
va, Laura. T'inquiète pas, va te changer.
On
va travailler l'acte 3, on prendra demain. T'inquiète pas. Putain, elle fait vraiment chier, cette conne. Qu'est
-ce
que c'est, ça
? C
'est Léoné de Thiel, Black Post, là. Ils ont été au tout prix, ils veulent faire un pot. Bon.
Et
vous savez que c
'est
vraiment bon, ce petit machin au bacon
? C
'est juste à Martin.
Oh putain, pourquoi
est
-ce
que tu m'appelles ici ?
Ah,
alors
? Monsieur
est une Marie de la GAV du collège.
Et
la pertise au domicile ? La Wallou, excusez-moi. Tiens,
t
'installe monsieur en cuisine. Ok, sur, moi. Attends, j'ai avec lui. Ah,
d
'ailleurs, pourrez, pourrez, je croyais que j'étais censé faire marcher la machine.
Je
suis désolé, j'ai une affaire sur le feu. Eh bien, je l'enlève. Une tôle sans distributeur, c'est pas possible. Ça faisait qu'à faire l'audition avec Lopez. Pas de problème, chef. Allez, allez, au boulot. Écoute, j'essaie, c'est pas sûr, ok
?
Il y a quelqu'un qui a tapé dans les amus gueules, là.
Il
y avait six sachets au bacon.
Vous
n'avez rien remarqué
?
Non. Alors, tu t'appelles Laura Masset,
tu
as 14 ans
et
tu es de nationalité française. Oui.
Dis
-moi, Laura, Denis Vetsky, tu l'aimes bien, non
? Oui,
c'est un super prof.
C
'est pas un peu plus qu'un prof pour toi ?
Je
comprends pas la question. Ta mère pense que tu couches avec lui.
Est
-ce que c'est vrai ? Ma mère, elle ferait mieux de se faire sauter un peu plus souvent, ça lui ferait du bien, tiens.
Est
-ce que c'est vrai, Laura
? Non. T
'es déjà allée chez Denis toute seule
? Une
fois, on a fait une lecture chez lui,
jusqu
'à un tard. Mais on était trois ou quatre.
Je sais
plus.
Tu
prends la pilule en ce moment, Laura
? Oui. C
'est permis, non
? Tu
l'apprends pourquoi
? C
'est en prévision, il y a un garçon qui me plaît dans la troupe,
mais
je me sens pas encore prête.
Il
s'appelle comment ce garçon ? Ah non, ça je le dis pas, c'est mon histoire à moi.
On
va croire que t'inventes pour protéger Denis, tu sais.
Vous
croyez ce que vous voulez
? Oui. La
mère est arrivée.
Vous
aviez raison, elle était effectivement à l'atelier.
Ça
va
?
Tu pourrais me répondre quand même. Ça allait très bien avant que tu m'envoies à la police.
Mais t'es
vraiment... Bon, écoutez, on a procédé à l'audition de monsieur Watsky, de votre fille. Les faits sont pas établis, la main courante reste, je vois pas ce qu'on peut faire d'autre.
Vous
n'intervenez pas.
On
peut pas organiser une surveillance 24h sur 24 sur ce genre d'affaires, madame.
Je
suis obligée. Excusez-moi de vous déranger,
je
m'appelle Chloé Mathieu.
Je
suis affectée ici. Comment on s'est affectée ici ? Je ne tombe pas un gardien de la paix, moi j'étais un officier. Oh les cons !
Vous
avez déjà fait de la police judiciaire
?
Bah j'ai fait du contrôle d'identité, de la circulation.
Vous
voulez dire, ils se sont gourés à la preuve
? C
'est pas ici que je suis affectée
?
Je suppose qu'il
y a
une seule Chloé Mathieu
? Je
sais pas.
On
va voir qui est-ce qui commande ici. Bon, alors ça progresse ? Ah oui, oui, pas de problème. Guite, en arrivant j'ai vu un truc bizarre. Ah oui
?
Alors racontez-moi ça mon petit. Bah en sortant du métro j'ai vu deux... Saint-Martin, bonjour.
Des
hommes de couleur qui vendaient du maïs chaud dans des sacs.
Je
pense qu
'ils
l'avaient piqué ou qu'ils avaient pas de papier parce qu'ils étaient sans air en train de faire le guet. Ah oui, oui, moi c'est normal, ça c'est normal. Bon, allez, bienvenue chez nous, puis allez-vous changer
?
Bah je vais où
?
Vous allez au vestiaire, allez, uncivil, mon petit uncivil, allez, allez.
Allez,
gardien de la peau, merde, tiens. Et puis rangez ça, là. Écoutez,
je
comprends rien à cette histoire.
Je
voulais juste rendre service à Renoir, je connais même pas le propriétaire du sac. Le mystérieux Jules.
Quel
genre de rapport vous avez avec Renoir
? On
travaille ensemble.
Vous
pensez que lui, il savait ce qu'il y avait dans le sac ?
Il
est connu des services de police, vous savez.
Qu
'est-ce qu'il a fait ? Trafic et détention de stupéfiants.
C
'est peut-être une coïncidence.
Et
vous-même
? Vous
êtes consommateur des drogues
?
Non. Renoir, il doit organiser quelques petites soirées, non
?
Oui, oui, ça arrive. Alors ça boit, ça fume, il y
a
des architectes, des gens du showbiz peut-être. Où est-ce que vous voulez en venir ? Je sais pas, vous avez peut-être vu des gens qui prenaient de la cocaïne là-bas ? Vous croyez que je vais les dénoncer ? Ah, mais ça vaudrait mieux pour vous.
Puis
pour votre femme, surtout.
Pour
l'instant, elle part pour faire plusieurs mois de prison, la minimum. C'est cher payé, non ? Si comme vous le dites tous les deux, ce sac n'est pas à vous. Je veux voir un avocat. L'avocat sera dans 20 heures. Avez-vous vu des gens prendre de la cocaïne chez Renoir
? Oui.
Ben voilà, on progresse.
On
ne
peut
pas de leur nom, par hasard ? Non.
Non,
je ne raconte pas tellement les amis de Renoir. Mais vous hébergez Jules.
Et
Renoir lui-même, il en prend de la cocaïne
? Si
je comprends bien.
Vous
préférez couvrir Renoir plutôt que d'aider votre femme ? Enfin, c'est absurde, elle n
'a
rien à voir là -dedans ! Et vous ?
Mais
moi non plus ! Je ne
sais
pas pourquoi, je ne
vous
crois pas. J'y peux rien. Bien.
On
va vous confronter avec votre épouse. Puis on verra bien, hein
? Christophe ?
Oui
?
Fouille à corps. Ensuite, t'emmènes monsieur chez le taulier. D'accord. Bon, monsieur, votre ceinture, s'il vous plaît. Elle, je ne
sais
pas, lui, il n
'est
pas clair.
Peut
-être qu
'il
veut juste qu'on vienne son pote. Lieutenant, il y
a
le type en bas qui vient chercher sa moto. Elle est garée devant, vous vérifiez ses papiers, puis vous les donnez. Oui, merci, j'y vais de mon pensée. Mais il y
a
comme un petit problème, elle n'est plus là, sa moto. Pourquoi elle n
'est
plus là ? Eh bien, venez voir.
Je
te laisse à tes petites affaires, hein
?
Monsieur Gallet. Alors, elle est où
? Ben,
je... je... je sais pas, je...
je
sais pas. On vous a dit qu'elle était ici ? Ben oui, j'ai eu le commissariat central tout à l'heure. Ils m'ont dit qu'elle avait été amenée ici. C'est une saquette récent, gris foncé, métallisé. Oui, ben, ça... ça doit être une erreur. Vous savez, la police, pour ces trucs-là, elle est pas toujours bien organisée, hein ? Ouais, je sais.
Je
suis de la maison, moi aussi. Commissaire divisionnaire Gallet, brigade financière.
Ouais,
c'est embêtant.
Je
fais quoi, maintenant, moi
? J
'appelle la fourrière
?
Ah ben... non, je... je...
je
vais me renseigner où ça a merdé, et puis...
Bon,
ben, en attendant, je vais passer les coups de fil. Je repasserai, peut-être.
Ça
vous fait marrer, vous ? Ben, ça tombe bien, vous allez m'appeler toutes les antennes du district jusqu'à ce que vous les retrouverez, sa foutue de moto de merde. Tu me confrontes, moi.
Ça
arrive souvent, genre d'erreur
?
Euh... là, c'est pas une erreur. La moto était là, et puis...
enfin
bon, bref.
Euh...
Dis, faut que je fasse une course, là.
Ça
t'emmerde pas de faire le standard pendant une petite demi-heure
?
Non, non,
non. Puis,
je sais pas, pour la moto, t'appelles les antennes du district
? Et
je peux appeler la province d'ici
? Euh...
non, ça, c'est seulement Tcheltolieu, OK ? OK. Je ne vous cache pas que votre situation, on vous prend avec une grosse quantité de drogue, vous nous dites, c'est Jules, c'est Renoir, c'est pas nous. Seulement, voilà, Jules est dans la nature, et Renoir, vous, vous nous dites que c'est un type bien. Tu ne vous dis pas que c'est un type bien.
Je
vous dis que je ne l
'ai
jamais vu prendre de la cocaïne. De même que vous n'en avez jamais pris, n'est-ce pas
?
En effet. Vous acceptez donc de subir un test de détection de stupéfiants dans les urines ? Ben,
évidemment.
Mais enfin, écoute, on ne
va
pas y passer la journée. Je ne
vois
pas pourquoi j'accepterais de subir ce genre de test. Vous nous traitez comme des criminels, enfin, c'est incroyable ! Apparemment, ça ne gêne pas votre femme. J'exige de voir un avocat. Vous êtes en garde à vue. L'avocat, ça sera dans 19 heures. Par ailleurs, je crains qu'on n'ayait pas vraiment le choix pour le test. T'en
as
pris une fois ou deux
? Enfin,
je veux dire, c'est
pas...
S'il en a pris une fois ou deux, c'est pas...
C
'est pas grave. Avez-vous déjà vu Renoir prendre de la cocaïne
? Mais
réponds, bordel ! On ne peut pas rester coca... Il prend parfois de la cocaïne.
N
'avez-vous vu vendre de la cocaïne à quelqu'un
? En
plusieurs reprises
? Oui.
Et vous, M. Tavenay, êtes-vous un consommateur de cocaïne
? Oui,
ça m'arrive.
Vous
êtes donc un client régulier de Renoir ? Je ne
suis
pas un client.
Je
ne
suis
pas un client.
Ça
m'arrive d'en prendre chez lui, c'est tout.
Mais
pourquoi tu ne
m
'as jamais rien dit ? Et Jules
? Vous
le connaissez ? Non. Mais vous saviez que c'était un ami de Renoir ? Oui, enfin, bien sûr, il me l'avait dit. Donc,
vous
rentrez chez vous le dimanche soir et vous trouvez le sac abandonné par Jules. Est-ce que vous regardez ce qu'il y
a
dedans ? Non, enfin, pas vraiment. Mais vous vous doutiez de ce qu'il y avait dedans ? Non
! Tous
les amis de Renoir ne
sont
pas forcément des trafiquants. D'accord. Mais ce matin, Renoir vous appelle et vous demande de ramener ce fameux sac. Là, quand même, vous commencez à vous douter de quelque chose, non
? Je ne
me suis pas posé la question. Expliquez-nous pourquoi c'est votre femme qu'on a retrouvé avec le sac et pas vous. Parce que c'est à côté de mon travail.
Je
vous l'ai déjà dit.
Vous
êtes vraiment dans la merde, M. Thévenet. Votre seule chance,
c
'est de coopérer à fond avec nous. Renoir m'a dit
que c
'était moins risqué si c'était Sandrine.
Qu
'elle attirerait moins l'attention. Surtout avec Simon.
Et
bien, il veut couper les arbres.
Tu
te rends compte
? Tous
les cinq ans, il recommence ses conneries.
La
dernière fois, c'était les cailloux du chemin.
Tu
te rappelles
? Quand
maman était là, il n'osait
pas.
Ça, il avait trop peur de s'en prendre une. Sinon, ici, ça se passe bien ?
La
bouffe est dégueu. Les infirmières sont moches. Sauf celle de nuit.
Mais
la nuit, je dors. Et puis, de toute façon,
j
'aimerais surtout savoir ce que je fous ici.
Et
la tôle.
Ça
va.
Une
histoire de mineur. Peut-être détournement.
D
'ailleurs, si tu m'excuses une seconde, j'ai deux, trois coups de fil à passer.
Si
tu trouves de l
'eau...
D'accord.
Excusez
-moi, j'ai rendez-vous avec le docteur Berg.
Vous
êtes le fils de M. Fournier
? Oui.
Asseyez-vous.
Vous
êtes commissaire de police, c
'est
ça
?
Euh, non, capitaine seulement.
Il
y
a
des capitaines dans la police
?
C'est marrant.
Ah,
mais oui, c'est vrai. Colombo, il est lieutenant. Bon. Votre père a un mélanome oculaire.
C
'est-à-dire un développement de matière derrière l'œil gauche.
C
'est un peu embêtant, mais ça se traite.
C
'est un cancer
?
Oui, techniquement, c'est un cancer.
Grave ?
Malheureusement, je ne peux pas vous répondre pour l'instant.
Vous
savez, j'aime bien qu'on me dise les choses clairement. Je comprends, mais si je vous dis que je ne sais pas, c'est que je ne sais pas.
J
'attends des résultats qu'on aura d'ici deux ou trois jours. Si c'est pris tôt et que c'est localisé, ça ira. Sinon,
il
faudra aviser.
Mais
enfin,
pour
son âge, il est en pleine forme. Coteur ou trafiquant ? On pense qu'il n'est que consommateur, madame le substitut. Enfin, il y
a
peut-être complicité de trafic, ça faudra voir. Non, la vraie question, c'est de savoir est-ce qu'on essaye de piéger Renoir ou pas
? L
'épouse, elle est prête à coopérer avec vous, à aller au rendez-vous
?
Elle pense que ça réduira les charges qui pèsent sur son mari. Ça, ce n
'est
pas forcément évident. Ça permettra peut-être de les établir, les charges. Si vous ratez le flagrandil et que vous perdez les stupéfiants, vous imaginez le tableau ? Le dispositif nous paraît OK.
Il
y a 30 mètres entre le café où ils ont rendez-vous et le domicile du suspect.
Il
ne
peut
pas filer. Mais si on ne fait rien, Renoir va disparaître et qu'il comprendra pourquoi elle n
'est
pas venue. Bon, allez-y. Mais faites très, très attention et vous faites une copie de tout au stup.
Mais
respect, madame.
Bon,
je m'occupe des saisines et je fais un minimum de procédure. T'as vu avec Nadine qu
'on
le soume
? Elle
a oublié.
Oh
putain, mais c'est pas possible, ça ne
peut
pas durer ces conneries, là.
Mais
non, c'est pas bon.
Le
mec n'est toujours pas là. Je ne comprends pas ce qu'ils ont tous à me planter, je n'aime pas ça.
S
'il ne
vient
pas, on n
'a
qu
'à
se casser.
Pourquoi
tu dis ça
? Pourquoi
tu dis ça
? Quoi,
qu
'est
-ce qu'il y a
? Hein ? Oh,
tu sais quelque chose
? Oh,
t 'as quelque chose à me dire
? Il
y
a
un truc que je ne t'ai pas dit l'autre jour. Quoi
?
Accouche, bordel !
Je
ne
crois
pas le Chris, le dealer.
Après
que je suis allée chez lui, il s
'est
fait serrer sur un contrôle.
Il
est ébarqué au commissariat,
entre
deux filles.
Je
crois qu
'il
m'a vu. Tu m'étonnes,
c
'est sur le pâté maintenant. Mais pourquoi tu ne me l
'as
pas dit ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit, bordel
?
Chris, ce n
'est
pas un mec avec qui il faut avoir des embouts, il va me faire chier maintenant.
Je
ne
sais
pas pourquoi tu m'envoies. Qu'est-ce que j'ai
? Qu
'est-ce que j'ai
? Il
peut penser que tu l'as donné. On dort chez Olive.
C
'est elle.
Tu te
rappelles ? Elle était venue l'autre jour. Elle a un truc. J'aimerais bien savoir comment elle s'appelle.
Tu
fais quoi ?
On
va serrer un dealer de coke avec Marie. Alors, on repère un peu. Justement, à
propos
de Marie, on m'a parlé un peu, elle et moi. Tu sais,
Marie, je
l'aime vraiment bien. D'ailleurs, chez vous, c'est devenu un peu ma maison.
Je
me sens vraiment bien avec lui.
Il
y
a
des moments, ça compte. Justement, ça me touche beaucoup ce que tu dis, mais
pour
nous, ce n
'est
pas très facile. Je veux dire,
on
a besoin d'être un peu tout seuls tous les deux. Je comprends, bien sûr. Elle t'a parlé de l'histoire de la cassette, c
'est
ça
?
Franchement, je
n
'en ai rien à foutre que tu loues des cassettes porno. C'est bien au moins. Ça dépend.
Non,
mais
je
dirais, il n'est pas question de te virer.
Il
faudrait vraiment que je te mette à chercher.
Pour
de vrai,
quoi. Non, c
'est vrai, là, j'y vais mollo. C'est parce que j'ai eu Jeannine. Si tout se passe bien, elle va s'installer avec son Toubib. Enfin, peut-être, là, tu vois. Alors, moi, je récupère la part. Comment elle va, Jeannine
?
Ça va, je crois. Enfin, apparemment, elle va s'en sortir. Enfin, en attendant,
il
faudrait qu
'il
fasse un minimum d'effort à la maison.
Je
veux dire que tu participes aux courses. Enfin, ce n
'est
pas pour l'argent, c'est pour le principe.
Je
veux dire, franchement, moi, je m'en fous. Non, mais OK, message reçu. Et rien ne va plus. À peine rentré à la maison, Laura s'est tirée de chez sa mère.
Ce
n
'est
pas vraiment un secours,
quoi.
Le problème, c'est qu'elle a aussi pris 20 000 francs et des bijoux.
En
France, il n
'y a
pas de mandat. Mais si Laura est chez vous, je vous conseille de nous laisser rentrer, je vous assure. Bon, allez-vous nous laisser rentrer, là. Ça va aller, Laura. T'inquiète pas. Vous ne lui parlez pas, s
'il vous plaît. Qu
'est-ce qui vous prend ? Considérez-vous comme un garde à vue.
Je
vous ai ouvert de mon plein gré. Vous cherchez quoi, là ? Qu'est-ce que ça condition ? Il
va
falloir que tu viennes avec nous, Laura. Mais on était juste en train de répéter la pièce. Vincent. Bingo.
Vous
pouvez enfiler votre veste, s'il vous plaît
? Excusez
-moi, mais quand les faits sont établis, c'est la procédure dans ce genre de cas. Excusez-moi.
Pourquoi
vous l'attachez comme ça
?
Vous faites un beau métier.
Je
préférerais être chez moi. Ah oui.
C
'est à vous
? Ah non. Là,
pour l'intervention d'un Leonetti et deux gardiens prêtés par la DPJ qui eux sont en terrasse,
ici.
Bon.
Là,
vous allez prendre Chloé Mathieu. Oui, la nouvelle avec vous. Au niveau micro, magnéto, ça va ? C'est réglé
?
Non, on
peut
attendre un coursier de la préfecture.
En
fait, on a pris un petit peu de retard parce que Nadine a oublié de fixer la demande.
Ah. Ce qui
m'amène à évoquer avec vous un sujet un peu délicat. Non, je vous écoute.
J
'ai longtemps hésité avant de vous en parler, mais... Voilà, je pense que Nadine a un problème de stupéfiant.
Ça
me paraît effectivement probable.
Je
me demandais si vous aviez remarqué.
Je
n
'ai
même abordé le sujet avec elle. Et j'ai estimé qu'il fallait lui laisser sa chance encore quelques temps.
Pas
vous.
C
'est votre responsabilité.
Ce n
'est pas une réponse.
C
'est la seule que je puisse vous donner. Excusez-moi, j'ai encore plein de choses à préparer. Vous appelez Denis Watsky. Vous avez 42 ans. Vous êtes une nationalité française.
Vous
reconnaissez avoir eu des relations sexuelles avec Laura Massel ?
Si
vous ne répondez pas, on va être obligé de lui faire passer un examen gynécologique à l'hôtel Dieu. Vous pourriez peut-être lui éviter ça
? Je
reconnais. Je reconnais les faits.
Ses
rapports ont lieu à plusieurs reprises.
Trois
ou quatre fois. Disons quatre fois. Quelle importance.
Vous
savez que c'est interdit par la loi, je suppose. Quand même dame que la loi se mène de ça.
Et
avec vos autres élèves, il se passe quoi
?
Mais rien, enfin, vous me prenez pour qui
?
J'aime cette fille.
C
'est quand même pas compliqué.
Et
ça vous est déjà arrivé d
'aimer
une autre de vos élèves
? Bien
sûr que non.
Enfin, c
'est-à-dire, une fois, je suis sorti avec une autre,
mais
ça n'avait rien à voir. Elle avait 16 ans, c'était une passade. Une fois, pas plus, vous êtes sûr
? C
'est pas la peine qu'on interroge vos anciennes élèves. Bon, bon, il y a une autre fille, une nuit, il y a deux ans, elle avait 17 ans et demi.
Elle
le sait, ça, Laura ? Vous n'allez pas lui dire, quand même.
Bon,
revenons aux 20 000 francs et aux bijoux.
Vous
étiez au courant
? Non. Et
à votre avis, pourquoi Laura a
-t
-elle volé tout ça à sa mère
? Je
sais
pas. Peut
-être qu'elle pensait venir s'installer chez vous. A priori, ça ressemble à ça, non
?
C'est possible.
Vous
n'avez rien dit quand elle était venue. C
'est
possible qu'elle t'imaginait ça.
Bon,
vous savez qu'en tant que prof, juridiquement, vous êtes un adulte ayant autorité sur Laura. Ça veut dire que si la mère porte bel et bien plainte, vous serez déféré et présenté au juge.
Avec
un risque d'incarcération au moins quelques semaines.
Il
faut
que
j'y fasse maintenant.
Si je
vous dis ça,
pour
que vous sachiez où vous allez, c'est tout. Vous me l'avez dit, merci.
Ça
va
se
passer, hein
? Vous
lui parlez trois minutes, vous lui donnez le sac et puis après vous partez.
Vous
me passez les jumelles, là
?
Et s'il me demande si j'ai regardé ce qu'il y avait dedans
? Ça
m'étonnerait qu'il vous parle du sac. De toute façon, on est là, vous inquiétez pas. Mais est-ce que vous pensez qu'il est armé ou pas ? Non, non, non.
Ça
va le micro ? Mais non, ça va pas. La soie, ça fait
du bruit,
on n'entendra rien à
l
'enregistrement. Merde. Eh ben, vous échangez des t-shirts.
Bon,
allez.
Bon,
moi, je vais faire quelques clichés. Très, très bien se placer, d'accord
? Vous
en voulez un peu
?
Moi, je vous la remercie. Autorité à trio, si vous me recevez, faites-moi un soumis instinctif. Charmant.
T
'as dit un signe, hein
?
Écoute, Laura, la loi, c'est pas nous qui la faisons.
Nous,
on l
'applique. Je
trouve ça encore plus dégueulasse.
Laura,
Denis a reconnu les faits.
C
'est vrai
? C
'est parce que je l'ai forcé.
Je
lui ai dit que je me tuerais si on le faisait pas.
C
'est pas de sa faute. Et c'est arrivé souvent
? Pas
assez.
Il
me faut un chiffre, Laura.
Je
sais pas. Bon, parle-nous de l'argent et des bijoux. C'est pour ça qu
'elle
vous a envoyé chez Denis ? À cause de l'argent ? Écoute, Laura, je veux bien que ce soit pas facile avec ta mère, mais il y
a
des limites quand même. Tu l'as dit à Denis que tu l'avais pris cet argent ? Mais bien sûr que non. Vous ne vous
rendez
pas compte de qui c'est, Denis.
Il
est noble.
Il
est juste.
Il s
'était juré de jamais coucher avec une élève.
Mais
pour moi, il a trahi son serment. Pourquoi t'as pris cet argent
? Je
voulais pas être une charge pour lui.
Tu
voulais t'installer avec lui ? Vous en aviez parlé ensemble. Ouais.
Il
était d'accord.
Bon. Ben,
on va appeler ta mère pour voir ce qu
'elle
veut faire, mais de toute façon, il faudra que tu rentres avec elle. De toute façon, je me tire. Je retourne chez Denis demain. Denis dort en prison ce soir, Laura.
Et
même s'il sort demain ou après-demain,
il
vaudrait vraiment mieux que t'attendes d'avoir 15 ans pour le revoir. Sinon, tu vas vraiment le foutre dans la merde.
Tu
comprends, ça
? Je
crois que je me sens pas bien. Respirez fort, respirez, respirez. Merde
! C
'est pas grave. Mais Mathieu, nettoyez-la
! Et
vous, faites quelque chose, prenez des Kleenex, je sais pas, moi. C'est pas vrai. Excusez-moi. C'est pas grave.
C
'est lui, là.
J
'irai pas jamais. Si vous voulez vous sortir d'affaires, c'est la seule solution.
L
'autorité à trio, Picasso arrive à la terrasse, à vous. Bon, ça va, les présentables ? Il va voir qu'elle a été malade. Bon, il faut se décider, il va pas attendre trois plombes. Il
va
lui mettre sa veste. C'est lui où, la veste ? Cher, donnez-lui sa veste.
Mais
je vais me calmer, je vais me calmer, mais... Mais j'aimerais bien savoir, moi, s'il est armé ou si jamais il est perdant.
Mais
il n'y a aucune raison pour qu
'il
soit armé, d'accord
? On
va y aller. Donnez-lui le sac. Allez. Autorité à trio, Paloma rejoint Picasso. À vous. Excusez-moi, je suis en retard.
Je
vous offre quelque chose
?
Euh, non.
Non,
merci, je me sens pas très bien, j'ai dénausé en ce moment. Il va me sentir pas mal, hein
?
Désolé pour cette histoire de sac. Oh, c'est pas grave.
Vous
trouvez pas que ça sent une odeur bizarre
? Euh,
non.
Non,
vraiment, non. J'ai essayé d'appeler Jacques tout à l'heure, mais il n'était pas là. Je crois qu'il avait un rendez-vous avec un client. Vous habitez à côté ? Dis Alain, tu me passes les jumelles, s'il
te
plaît.
Il
faudra venir un jour.
Au
revoir, toujours Jacques, tout seul.
Vous
êtes sûre que vous voulez pas prendre un verre
?
Euh, non, merci. En fait, je suis un peu pressée parce qu'il y
a
mon fils qui m'attend.
Vous
vous portez déjà
?
Oui, il faut que j'y aille. Au revoir. Dommage. Attention trio, Paloma s'en va. On planque jusqu'à ce qu'il ait clairement regardé dans le sac.
On
attend. Ok, il est bon. Trio, à vous l'intervention. S'il vous plaît. Paulie, il
faut
m'oubler. Je comprends pas.
Dis
-moi, tu dis à Léo qui peut regarder le match. Mais après, c'est dodo, hein. Au moins la première nuit-temps, je lui ai promis.
Bon. Puis
dis-moi, tu embrasses bien fort ma Christelle.
Puis
toi aussi, je t'embrasse, mon amour. Renoir est entre les mains des stups.
Et
maintenant, il se passe quoi
?
Eh ben maintenant, il se passe que vous allez être défierés tous les deux. Pour vous, je pense que le juge s'en tiendra à un contrôle judiciaire.
En
revanche, pour vous, il risque d'y avoir incarcération. Au moins, tant que le juge n'y verra pas clair dans vos rapports avec Renoir. Voilà vos dépositions. Alors, vous signez là et là. Je suis bien embêté.
Je
suis allé au commissariat central.
Et
ils m'ont assuré que ma moto a été remise ici, en main propre à un officier. Un gros aux yeux bleus.
Pour
être très précis. Alors, il y a d'autres gros aux yeux bleus ici ? Non, mais c 'est-à
-dire
qu'on l'a envoyée en révision. En révision ? Oui, elle était abîmée. Alors, comme on a appris que vous étiez de la maison, on l'a envoyée en
révision. Excusez-moi ? Ça
va vous que ça lui paraît
? On
va trouver sur un parking à côté.
On
a chopé un gamin de 12 ans qui a dit que c'était son pote qui avait parié qui pourrait la piquer à la barbe des flics.
C
'est môme, hein
? Allez,
bonne journée. Elle n'a pas l'air trop abîmée.
Vous
vous appelez comment, déjà
?
Bekaoui. Mourad Bekaoui.
Vous
n'avez pas le physique
?
Je suis Camille.
Avec
mes nouvelles. Oui, venez,
on
va aller la chercher.
Je
vous rends des objets qu'elle vous a pris.
Vous
voyez, je ne
vous
avais pas dérangé pour rien.
Il
va être condamné, au moins
?
Écoutez, concernant leur relation, les faits sont établis. Maintenant, pour le vol, rien ne prouve qu'il était au courant. Pensez donc, ma fille n
'est
pas une voleuse, c'est lui qui lui aura dit.
De
toute façon, je porte plainte pour détournement, il vole.
C
'est votre droit, mais je ne vous cache pas que je trouve ça un peu disproportionné. Madame Massès, ce qui vous intéresse, vous, c'est pas Vatsky, c'est votre fille. C'est bien votre relation avec votre fille, non ? Oui.
Alors,
je ne pense pas que porter plainte va arranger les choses avec elle.
Si
je
ne
porte pas plainte, elle finit se remettre au pieu avec lui, vous ne voyez pas ça
? Faites
comme vous voulez, madame. Bon, vous allez chercher Vatsky, vous l'emmenez au dépôt.
D
'accord.
Allez,
viens, on rentre à la maison.
T
'es contente ? T'as ce que tu voulais.
Tu
signes là, s'il te plaît
? Tu
ne parles pas sur ce tour, Laura. Je t'emmerde
! Vous
ne
faites
pas ça ici, madame.
On
peut y aller
? Passer
par là, c'est plus direct.
Et Sorin,
elle
ne vient pas
? Elle avait un truc, elle est partie. Je suis heureux de souhaiter la bienvenue à nos deux nouveaux collègues. J'espère que nous allons continuer à faire du bon travail. La police, aujourd'hui, c'est un boulot de merde.
Oui,
oui, on n'arrive pas à comprendre les délinquants, on n'aurait plus à leur parler. On n
'a
pas les moyens d'arriver à faire ce que personne, d'ailleurs, ne nous demande de faire. Bref, on est le cul entre quatre chaises. Et pourtant, moi, je l'aime ce boulot, même si je ne le comprends plus. Et j'espère que vous l'aimerez aussi, le temps que vous serez là, avec moi. Voilà, c'est terminé. Bravo
! Je
tiens à acheter ça, pour que
tu
arrêtes de me faire la gueule.
C
'est vachement gentil.
Ah
oui, c'est très, très, très joli, merci. Je te ferai un verre. Comment
ça s'est passé à l'hosto
?
C
'est pas clair, ils ne savent pas ce qu'il a.
Moi,
je veux dire, c'est un cancer, mais ils ne savent pas si c'est grave. C'est un cancer
? Ils
ne savent pas si c'est grave.
Dis
donc, ça te dirait des places pour le prochain match du PSG ? À demain.
Quoi,
déjà
? Eh,
la vieille. Eh, une petite coupe
?
Merci, moi, je ne suis pas bien rire,
quoi.
Justement.
Non,
merci. Alors, finalement, vous avez réussi avec la machine à café ?
En
fait, ça n
'a
pas été trop dur, parce qu'on a la même au local syndical.
Ah
bon
?
Et vous êtes actif sur ce plan-là ? Ah oui, je suis même délégué. Je me disais aussi, c'est trop beau, ça.
Une
petite coupe ? Non, non, non, je ne bois pas. Je demande d'aller. J'ai un rendez-vous. Le Léonetti, vous, vous fermerez. Ok. Voilà. Bon, ben,
à
demain.
Au
revoir.
Ben, au
revoir. Salut.
Au revoir,
merci. Salut.
J
'ai déjà eu ce genre de taulier alcoolo.
Non, merci. Je
parie qu
'il
s'est fait virer par sa femme, Léon.
Je
ne
t'ai
pas demandé, tu es marié, toi
? Oui,
mais
ma
femme et moi, on s'est quitté. Enfin, surtout elle. Oh, désolé, vieille. Je ne pouvais pas savoir.
Qu
'est
-ce
que tu fais là ? T'es libre
?
Ouais.
Ben,
si tu venais à la maison, on va faire m'en préparer à manger. Ok, ouais. Mais enfin, il faut qu
'on
ferme là, parce qu'on... Non, mais je peux le faire. Si vous me dites où je mets les clés, comme ça, je rangerai. Non, non, on va l'aider. Non,
non,
mais c'est normal. Bon, ben, vous mettez les clés juste au -dessus de la porte, là. Vous voyez
?
Bon, ben, demain. Merci,
hein.
A demain. Ciao. Bonne soirée. Allô, papa
? Ça
va ?
Oh,
ben, tu sais, le métro, c'est quand même pas la jungle.
Ça
va, ça va.
Enfin, c
'est spécial ici, quoi. Ben, dans la rue, c'est pas belle ouète, quoi.
Je
veux dire, c'est incroyable, quoi. C'est pire que j'imaginais. C'est pire qu'à la boca.
À
100 mètres du commissariat, il y a un robot qui vend du maïs pourri à la sortie du métro et personne ne dit rien. Tout le monde trouve ça normal.
Puis
c'est crade. Non, mais je veux dire, ça va, moi, je suis flic.
Le
taulier
? Oh,
ben, il a l'air cool.
Mais
il a une tête d'alcoolo, il me fait penser à Maurice.
Et
maman, comment elle va
? Bien. Et
Rémi, il a eu combien, son interro
?
Oh, le con.
Faut
me manquer déjà.
Oh,
ben, il fait moche. Apparemment, il fait moche toute l'année, ici.
Ils
ont les bas années, mais ils n
'ont
pas le soleil, hein.
J
'avais oublié mes lunettes.
Ben,
j'ai été venue voir si tout était en ordre.
Tout
est en ordre.
Je
fermerai. Ben,
demain,
alors.
C
'est ça.
À
demain.