Xavier ODO : Maire DVD de Grigny et Conseiller Régional
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 89 %Attaque 5 %Défensif 6 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, à titre personnel, c'est un combat, un sujet, cette parité, cette féminisation des fonctions politiques ou de direction ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Comment vous travaillez avec votre équipe pour faire en sorte que tout le monde soit représenté dans l'inclusion ?
- 3:11OuverteRéponse directe
Comment est-ce qu'un jour, on se dit, tiens, j'ai envie de m'engager, j'ai envie de devenir maire de ma commune ?
- 4:28OuverteRéponse directe
Quand on devient maire, qu'est-ce que ça change dans votre quotidien ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Grigny est une commune dont on parle un peu, mais vous ne courez pas forcément après les micros. Comment est-ce qu'on vit cette agression ?
- 8:08OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça vous a apporté ou changé dans votre manière de faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:35PrésentateurFait
« Les choses évoluent. Il y a une dizaine d'années, on obligeait la parité dans nos listes. Aujourd'hui, les préfètes arrivent. »
- 1:46PrésentateurFait
« La place de la femme dans la société, la place de la femme dans les décisions, amènent une valeur ajoutée, évidemment, et un regard nouveau qui nous permet d'avancer. »
- 3:20PrésentateurFait
« Ça commence toujours très tôt, j'ai un enseignant, Edouard Brenot, qui était communiste, attaché à l'histoire de la commune, qui m'a donné le goût de l'histoire de la commune et de l'attachement à ce territoire. »
- 14:35PrésentateurFait
« Je suis attaché à l'éducation. »
- 14:50PrésentateurFait
« On était en cessation de paiement, on avait des emprunts toxiques par-dessus la tête. »
- 15:09PrésentateurFait
« Comment on corrige les erreurs urbanistiques qui ont été faites, comment on retravaille tout ça, comment on met de la nature dans des zones qui étaient très urbaines. »
- 18:05PrésentateurFait
« On a mis en place les premières classes sportives en école primaire de France. »
- 20:18PrésentateurChiffre
« 85% de logements sociaux autour du centre-ville. »
- 22:51PrésentateurFait
« Il y a un an il n'y avait rien et aujourd'hui le bâtiment est à moitié fini. »
- 31:57Invité politiqueFait
« On a comme ça des bâtiments, des factures d'électricité. Qu'est-ce que ça représente ? »
- 32:30PrésentateurChiffre
« C'est 20 millions d'euros d'investis sur la ville. »
- 32:30PrésentateurChiffre
« c'est 20 millions d'euros d'investis sur la ville »
- 33:47PrésentateurFait
« on avait mis des premiers panneaux solaires »
- 34:53Invité politiqueFait
« le cadre législatif ou réglementaire n'est pas toujours prêt à accueillir les solutions technologiques »
- 35:12PrésentateurFait
« vous voulez mettre des panneaux photovoltaïques sur un gymnase et votre assureur vous dit que c'est surtout pas possible »
- 35:47Invité politiqueFait
« qu'on a dans la tête c'est pas forcément une question de volonté ou d'idée mais c'est de pouvoir aller plus vite »
- 37:33Invité politiqueFait
« de la percussion »
- 38:22PrésentateurFait
« Initial BB c'est la symphonie du nouveau monde de Dvorjac »
Temps de parole
- Présentateur65 %
- Invité politique33 %
≈ 2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère.
Lyon 1ère.
Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval.
Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission L'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. On va partir tout en bas, il fallait dire quasiment de la métropole, on va partir à Grigny avec vous, Xavier Audeau, bonjour. Bonjour. Vous êtes le maire de Grigny, conseil régional, apparenté LR d'hiver droite, on verra un petit peu... Gaulliste. Gaulliste, voilà. Déjà une bonne définition, on va découvrir votre commune, on va parler de tas de sujets, on va parler de transition énergétique, parce que c'est quelque chose sur lequel vous travaillez beaucoup, et puis on va découvrir un petit peu tout ce qui se passe chez vous.
On commence toujours par une question d'actualité, alors une actualité souvent positive ou intéressante ou décalée, et là, c'est vrai, j'avais envie de vous entendre sur quelque chose qui ne concerne peut-être pas directement nos auditeurs, et pourtant qui est important et qui est un peu symbolique. On a une nouvelle préfète qui vient d'arriver, Fabienne Bussiot, qui est remplace à Paris. Alors, une première femme préfète de région, c'est aussi quelque chose que ça raconte, par rapport à la démocratie, à la République, à la place peut-être des femmes dans le dispositif républicain.
Est-ce que vous, à titre personnel, c'est un combat, un sujet, cette parité, cette féminisation des fonctions politiques ou de direction ?
Un combat, non, je crois que c'est une évidence. Les choses évoluent. Il y a une dizaine d'années, on obligeait la parité dans nos listes. Aujourd'hui, les préfètes arrivent. Donc, 15 ans après, le corps préfectoral évolue. Mais c'est une évidence, et la place de la femme dans la société, la place de la femme dans les décisions, amènent une valeur ajoutée, évidemment, et un regard nouveau qui nous permet d'avancer.
C'est-à-dire que vous, même dans votre équipe municipale, au-delà de ces questions, effectivement, de parité, vous avez fait attention à faire en sorte que les places, parce que souvent, il y a effectivement des femmes élues, mais on les a cantonnées pendant très longtemps à un certain nombre de fonctions de délégation qui étaient en lien avec la petite enfance, devant deux choses, etc., qui étaient aussi une manière de ne pas forcément leur donner leur place. Mais vous, vous êtes attentif à cet équilibre. Comment vous travaillez avec votre équipe pour faire en sorte que tout le monde soit représenté dans l'inclusion ? Si c'est un sujet dont on parlera.
Vous connaissez mes adjointes ? Vous verrez qu'elles ne sont pas simplement à la place. Elles prennent leur place. Et c'est les premières à, évidemment, secouer leurs collègues adjoints et moi-même. Donc, chacun a sa valeur ajoutée, chacun a son apport. Et ce regard nouveau, peut-être parfois sur l'inclusion, il est peut-être apporté aussi parce qu'il y a une autre façon de voir la société, une autre façon de voir le quotidien. Et ça, ça me paraît aussi enrichissant.
Alors, vous êtes, je le disais, maire de Grigny, c'est votre deuxième mandat, mais vous êtes Grigny-Euro depuis quatre ou cinq générations. Vous êtes né où, d'ailleurs ? À Oulin ? À Oulin, oui, donc vraiment...
La première semaine, j'étais Oulinois. La deuxième, je suis Grigny-Euro et je n'ai pas bougé. Il y a des gens qui évoluent dans la vie. Moi, pas, a priori, je suis resté à Grigny et ancré dans le territoire.
Et alors, justement, comment est-ce qu'un jour, on se dit, tiens, j'ai envie de m'engager, j'ai envie de devenir maire de ma commune ? Est-ce que c'est venu comme ça ? Comment est-ce que tout d'un coup, vous êtes arrivé à ces fonctions d'élu ?
Alors, ça commence toujours très tôt, j'ai un enseignant, Edouard Brenot, qui était communiste, attaché à l'histoire de la commune, qui m'a donné le goût de l'histoire de la commune et de l'attachement à ce territoire. Et finalement, quand j'ai eu 20 ans, la vie me fait évoluer. Je suis dans la musique, je fais enseignant et je me dis, finalement, je vais peut-être partir de Grigny. Et puis, les rencontres font qu'on rencontre des gens qui disent, « Peut-être que tu pourras apporter quelque chose à la commune, comme je fais aujourd'hui avec les élus ou avec les gens que je rencontre. Qu'est-ce qu'on pourrait apporter à notre territoire ? » Et à la fin, on se retrouve attaché.
Je me retrouve à chercher une maison. Je dis, je vais chercher en dehors de Grigny, peut-être. Et puis, une amie me dit, « Mais si, il y a une maison là. » Et puis, on lui dit, « Mais non, je vais aller voir ailleurs. » Et puis, à la fin de l'histoire, au bout de six mois, on va voir la maison. On dit, « Mais si, c'est celle-là. » Et on reste là et on avance. Donc, ce n'est même pas un choix, c'est un attachement et une chance.
Mais comme une évidence, c'est imposé à vous progressivement, etc. Dans une commune qui a une histoire un peu particulière, on en reparlera aussi. Alors, quand on devient maire, qu'est-ce que ça change dans votre quotidien, surtout quand on vit dans sa commune, ce qui n'était pas toujours forcément le cas de tout le monde, qu'on y est très attaché. Est-ce que ça a changé votre regard sur la ville et le regard qu'on avait peut-être sur vous ? Qu'est-ce que ça fait de devenir maire, en fait ?
C'est le président Larcher qui dit qu'on est à portée d'engueulade, c'est ça ? Donc, on est toujours dans la rencontre avec l'autre. On ne traverse plus une rue de la même manière. On a toujours ce regard sur se dire, « Et là, il y a un truc qui ne va pas. Et là, il y a cet arbre-là, il faudrait peut-être qu'on le taille, etc. » Donc, finalement, ça change la façon de vivre la ville, parce que non seulement on se l'approprie, mais on se dit qu'on va essayer de l'améliorer pour l'autre. Et ce qui est le principal changement, c'est qu'on ne va plus faire son marché de la même manière.
Est-ce qu'on se sent peut-être un peu responsable de la communauté, comme une grande famille ? Est-ce qu'on a envie de prendre soin, de s'intéresser à tout le monde ? C'est une grosse responsabilité au quotidien. On a tellement envie de faire plaisir.
On a envie de servir. Et je veux dire, on fait évoluer les choses. Et pour Grenier, qui est une histoire ancienne, populaire, industrielle, et parfois d'une construction urbanistique qui n'a pas un grand sens, comment on peut réparer l'histoire, comment on peut corriger les petites erreurs, et faire évoluer les choses, et faire qu'à la fin, les gens s'y sentent bien. Le cadre de vie est, pour moi, quelque chose d'important. Comment les gens vivent ensemble, partagent ensemble, se rencontrent ensemble, et ont le sentiment de vivre une histoire commune.
Alors, on parlera un peu de tous ces sujets, mais vous parliez un peu du vivre ensemble, et de l'attachement que vous avez à ce territoire, et en même temps de l'envie que vous avez de faire en sorte que tout le monde vive bien. Grigny est une commune dont on parle un peu, mais vous ne courez pas forcément après les micros, après les médias. Vous êtes plutôt quelqu'un d'assez discret, et vous faites votre travail au quotidien. On a parlé de vous, il y a un peu plus d'un an, et vous avez fait l'actualité pour des raisons qui n'étaient pas simples, puisqu'on parlait du vivre ensemble et de l'attachement.
Vous avez été sauvagement agressé sur un marché, dans votre commune, avec des menaces, des violences. C'est le cas d'un certain nombre de maires, qu'on a reçu aussi, je pense à Jérémy Bréau et à d'autres. Comment est-ce qu'on vit, justement, cette espèce d'agression ? Est-ce que c'est une injustice ? Est-ce que c'est une surprise ? Est-ce que c'est la folie d'un seul ? Ou est-ce que c'est une sorte de remise en cause, peut-être de l'autorité aussi, ou de ce que ça représente ? Comment est-ce qu'on vit ça, vous qui êtes une figure d'autorité sur votre territoire ?
Quand l'histoire m'est arrivée, j'ai toujours rappelé, il n'y a pas que les maires, il n'y a pas que les élus. Il y a aussi tous ceux qui portent une autorité et un bout de république, qui sont agressés, qui sont finalement mis à mal. Que ce soit des enseignants, que ce soit des personnels soignants, on l'entend au quotidien dans les hôpitaux, on a applaudi pendant quelques semaines les personnels soignants, et puis le lendemain du Covid, aujourd'hui, ils sont eux-mêmes agressés au quotidien.
Donc je crois que c'est tous ceux qui portent un bout d'autorité, un bout de république, finalement c'est dans un monde qui est beaucoup trop individuel, et que finalement tout l'enjeu c'est de faire vivre les gens ensemble, comment on se rassemble, comment on partage, comment on se retrouve autour d'événements, autour de moments de convivialité. Et à Grigny, je travaille beaucoup sur les fêtes de voisins, comment les voisins parlent ensemble, comment ils se retrouvent. Et chaque année, à la fête de voisins, on vient passer quelques minutes avec.
Non pas pour être présent, simplement pour se montrer, mais davantage pour dire, allez, on est avec vous quelques minutes, et on est très heureux que les choses se fassent. C'est la rencontre.
Et recréer du lien de proximité du quotidien.
Bien sûr. Qu'est-ce que nous a montré le Covid ? Il nous a montré que les personnes les plus fragiles étaient finalement mis de côté, et comment on a permis de re-rencontrer. On a à Grigny un restaurant intergénérationnel. Les personnes âgées mangent avec les enfants dans la même salle. Leur première demande aux personnes âgées, c'était de revenir après le Covid. En disant, oui, vous nous servez des repas à domicile, on est super contents,
mais ce qui est important pour nous, on veut revoir les enfants, on veut repartager. C'est quelque chose, je suppose, d'assez difficile à vivre. Est-ce que ça, parfois, ça donne un côté un peu pessimiste sur la nature humaine, ou au contraire, ça vous a boosté, changé, conforté dans votre manière de faire ? Je crois en chacun.
Et c'est mon passé d'enseignant, certainement. Croire que chacun est capable d'évoluer, chacun est capable d'amener quelque chose à l'autre, et de donner à l'autre. C'est ma conviction, ma conviction forte, de croire que la France est belle, mais que aussi les hommes et les femmes sont merveilleux.
Ça ne fait pas douter un peu, parce que parfois, je sais qu'on a parlé de tous ces sujets, mais il y a parfois aussi de la frustration, peut-être, dans l'activité d'élu ou de maire, de se dire, je ne peux pas tout faire, je ne peux pas tout résoudre, je ne peux pas être apprécié de tous. Comment est-ce qu'on se bat, peut-être avec son équipe, en repartant de sa boussole et de ses convictions ? C'est ça que vous nous dites, que la politique, ça sert encore à quelque chose au niveau local.
Oui, ça sert. Et c'est pour ça qu'on s'engage, c'est pour ça qu'on y passe une partie de notre vie. Qu'est-ce qui est pénible devant la politique ? C'est le temps long, je pensais, en étant dans l'éducation nationale, qu'on était dans le temps le plus long. J'ai découvert dans les collectivités locales un temps encore plus long. Comment, pour faire accoucher de projets, on prend des mois et des mois et des mois. Mais les gens, la rencontre des gens, elle est quotidienne, elle est merveilleuse. Évidemment qu'il y a des gens qui ont des difficultés dans la vie, et que ce n'est peut-être pas le bon moment pour eux.
Cependant, la rencontre, elle est quand même super, et c'est la chance du politique.
Eh bien, on va reparler de tout ça et parler de tous vos projets dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour notre deuxième partie d'émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi, sur Lyon 1ère, toujours avec Xavier Odo, le maire de Grigny, et par ailleurs conseiller régional. Alors, M. Lemel, on parlait un peu de votre quotidien, de votre engagement, de ce que c'est que d'être un élu. On va parler de votre commune, qui est forcément d'abord la plus belle de la métropole. Évidemment. Évidemment. Soyons clairs. Grigny, en quelques mots, si vous deviez en faire une carte postale, comment vous nous la présenteriez ?
C'est une ville au bord du Rhône. C'est un petit village accroché à la butte au-dessus du Rhône et qui finalement s'est développé avec la révolution industrielle, l'arrivée à Givord et au Fourneau, et ensuite le train qui a marqué la ville, puisqu'on a la cité Sainte-Sef et une grande gare de triage avec une belle rotonde. Et puis, dans les années 60-70, on a urbanisé comme on a pu, comme on a rempli à droite et à gauche. Et donc finalement, c'est un village qui est accroché à la colline avec un vrai beau patrimoine, des peintures murales.
Oui, on a découvert récemment, je crois, dans une église, l'église Saint-Pierre, je crois, des fraises qui dataient du XVIIe siècle, c'est ça ? Ou qu'on estime être du XVIIe siècle. Racontez-nous un peu l'histoire de cette découverte. Parce que je sais que votre mairie a aussi de très belles peintures. C'est une tradition locale, alors.
Tout à fait. On a ce qu'on appelle les maisons des champs. C'est des soyeux lyonnais ou des riches lyonnais qui ont pris une maison à la campagne dans les champs. Et cette maison, c'est en fait un château. Et ce château est peint au fur et à mesure des années par des peintres qui descendent la vallée du Rhône. Donc, on est au XVIIe, début XVIIe, fin XVIIe. Et nous, à Grigny, on avait Jean-Baptiste de Moulceau qui a fait agrandir l'église, qui était une église romane du XIIe. Et dans cet agrandissement, sur l'ancien cimetière, il s'est fait un passage du château à l'église. Et pour montrer aussi sa richesse, il y a eu un certain nombre de peintures murales qui ont été faites.
On n'y pensait pas. Et en faisant une réflexion de l'église avec l'architecte du patrimoine qui nous a dit « Vous ne pensez pas qu'il y a quelques peintures murales sous les peintures moches du XXe ? » On lui a dit « Non, on n'a jamais entendu parler. » Il y a peu de chance. Il n'y a aucune raison. Donc, on va peut-être chercher nos diétiles. Évidemment, une fois qu'on a commencé à sortir, les quelques couches d'histoire sont ressorties, ces peintures avec des décors assez splendides. Là, on a fait ressortir pour les vœux un vase avec des fleurs qui est vraiment super délicat. Donc, il y a un projet de restauration qui va se mettre en place, etc. Tout à fait.
Ça sera la suite de la maison des champs et de la mairie. D'accord.
Donc, on grignit. Combien d'habitants aujourd'hui ? Un petit 10 000. Un petit 10 000. Et est-ce qu'on peut dire que c'est quoi ? C'est encore une petite ville à la campagne ? Est-ce que c'est un village qui a grandi un peu vite ? Est-ce que vous êtes très connecté à Givor, même si les deux histoires sont assez différentes et en même temps liées ? Vous le racontez. Quand on regarde d'ailleurs une carte, il y a cette espèce de petite goutte en bas de la métropole, comme si vous étiez un peu dans la métropole, mais hors de la métropole. Vous vous sentez plus tourné vers le centre de Lyon, en plus vers Givor ? Quel positionnement vous avez d'ailleurs sur votre territoire ?
Pendant longtemps, Grenier Givor a été un peu autistique. Ils sont restés enfermés sur eux-mêmes, une communauté de communes à eux. Et finalement, ceux qui étaient autour n'étaient peut-être pas... Je pense qu'aujourd'hui, on est très tourné vers Lyon. Et c'est un enjeu en termes de mobilité. Comment on va vite au centre de Lyon ? C'est la demande des gens qui habitent Grenier. Un village à la campagne, certainement. Et on l'a bien vu avec le Covid. Les gens qui ont vécu à Grenier, il y avait des parcs, on pouvait respirer. On a un plateau agricole entre Grenier et Miry qui était très agréable.
Et donc, en fait, on est cette ville nature ou cette ville à la campagne, je ne sais pas comment on peut l'appeler, mais on est vraiment dans la logique que soyons loin de la métropole en étant au plus proche des services.
Quand vous arrivez dans votre premier mandat, c'est un peu... Je ne sais pas si c'est une surprise à l'époque. En tout cas, c'est quand même une page qui se tourne d'un point de vue politique. Qu'est-ce que vous avez comme priorité ? Quelle est votre envie et la vision que vous avez justement pour votre commune, vous qui êtes depuis si longtemps ? Vous avez envie d'en faire quoi ? Et quelles étaient vos premières priorités ?
Je crois qu'on ne change pas l'ADN d'un territoire. Et peut-être même nous-mêmes, on ne change pas d'ADN, mais je suis attaché à l'éducation. Et donc, l'éducation reste un sujet pour moi premier avec des écoles sur mauvais état et des projets à mettre en œuvre dans les écoles et dans le péri-scolaire. D'un autre côté, on est rattrapé par l'histoire. Et l'histoire, nous, c'était un problème financier. Et on était en cessation de paiement, on avait des emprunts toxiques par-dessus la tête, etc. Donc, on avait tout ça à travailler d'abord. Alors, les projets sont venus avec le temps. Rénovation, dès qu'on a pu le faire. On a eu tout un travail sur l'urbanisme aussi.
On parlait de la ville nature, finalement. Le projet qui était le nôtre, c'était de dire comment on corrige les erreurs urbanistiques qui ont été faites, comment on retravaille tout ça, comment on met de la nature dans des zones qui étaient très urbaines. Et là, on était, je dirais, peut-être un peu précurseur sur lutter contre les îlots de chaleur. Maintenant, tout le monde en parle.
On va reparler un peu de ce sujet, de la transition.
Nous, c'était comment on plante des arbres dans la ville.
Ce que je veux dire, c'est que ce qui n'est pas évident, c'est que, parce qu'il y a certainement un certain nombre d'élus quand ils arrivent, qui succèdent, qui aient une nouvelle majorité, il faut forcément remettre à plat, recommencer ce qui était avant un peu moins bien. Mais vous, vous avez vraiment eu à lutter pendant un certain nombre d'années sur des choses qui ne se voyaient pas forcément. Ce que je veux dire, c'est comment on fait quand on est maire et qu'on n'a pas forcément les moyens de faire que les gens vous sollicitent pour des tas de choses et qu'on dit qu'on ne peut pas tout de suite, mais on va le faire.
Comment est-ce qu'on arrive à tenir dans la durée avant que, justement, les premières priorités sortent de terre ? Ce n'est pas évident, dans la pédagogie ou dans l'explication.
Accompagner le changement, c'est un sujet qui est toujours identique. C'est finalement comment, d'une histoire, on fait avancer les choses. Donc, c'est le dialogue, le dialogue avec les habitants pour leur dire, finalement, on veut aller là, mais ce temps-là, il nous prendra un an, deux ans, trois ans. C'est discuter aussi avec les agents communaux et leur dire, on a une façon de travailler qu'il faut peut-être qu'on évolue. Et quand on a deux crèches qui sont séparées et qu'on dit, on va en faire une seule, on peut se dire, mais pourquoi vous voulez en faire qu'une seule ? Parce qu'on va permettre d'avoir un meilleur accompagnement des enfants en situation de handicap.
C'est aussi comment on va retravailler une cuisine centrale, garder les repas faits sur place. C'est une conviction qui nous est propre, mais derrière, on se dit, mais on ne peut pas travailler dans ces conditions-là. Mais il nous faudra du temps pour faire ça. Et donc, il faut accompagner le changement et accompagner surtout la patience.
D'abord, les électeurs ont compris, puisque vous avez été réélus. On parlait d'éducation. Pourquoi ? Il y a le tropisme de votre métier d'avant, j'allais dire, mais est-ce que c'est une ville particulièrement jeune ou pas spécialement ? Et pourquoi cette jeunesse ? Et pourquoi est-ce que c'est l'avenir ? Qu'est-ce que vous avez fait pour eux de particulier au niveau de l'éducation sur votre commune ?
Elle est jeune, certainement, parce qu'il y a un bon nombre de logements sociaux et des prix moins excédents. Mais surtout, ce qui est important, c'est une ville qui est à l'origine ouvrière populaire. Et la première réussite dans la vie, c'est l'éducation. Et ça, moi, j'y suis attaché. Comme on accompagne des enfants à rêver. Ça veut dire que, premièrement, il faut avoir des bâtiments qui sont de bonne qualité. Ça, c'est un attachement. Et c'est pour ça qu'il y a eu près de 20 millions d'investissements dans les écoles depuis que je suis élu. Mais derrière, c'est des vrais projets. Des projets qui vont faire rêver. Ça va commencer par les classes transplantées.
Emmener les enfants ailleurs pendant une semaine pour découvrir autre chose. Je parlais tout à l'heure du caractère autistique, peut-être, de nos quartiers ou de nos villes. On va ailleurs. C'est une histoire qui m'a marqué. Quand j'étais jeune, on partait trois semaines à l'île de Léron. C'était merveilleux. Donc, il y a ceux-là. Il y a des cours ouverts de la culture. Et le sport. Le sport aussi.
C'était un des premiers à faire des classes sportives.
C'est ça. Et avec les cités éducatives, on a mis en place les premières classes sportives en école primaire de France. Parce que, je pense que par le sport, on peut réussir et on peut avoir une belle image de soi-même. Et finalement, montrer à ses enseignants, montrer à ses parents qu'on est en capacité de réussir. Donc aussi de réussir à l'école. Mais c'est aussi l'orchestre à l'école qu'on a lancé. C'est aussi un certain nombre de projets culturels. Et aussi sur la lecture, comment...
C'est aussi le musicien qui parle ou la culture. Ce qui est assez amusant, c'est qu'on se dit peut-être qu'un maire, après tout, c'est un individu comme les autres qui est en charge de quelque chose. Est-ce que vous faites peut-être avec vos tropismes, avec vous, ce qui vous a marqué, avec ce que vous connaissez bien au démarrage ? Peut-être que c'est ça aussi un peu ?
Pour moi et puis pour mon équipe. Parce que finalement, la richesse d'une mairie, c'est aussi d'avoir des élus autour de soi qui eux-mêmes ont leur tropisme. Et quand une telle va apporter l'inclusion un peu plus loin, quand un telle va amener la culture un peu plus loin, les nuits du château, par exemple, ça a été une découverte, comment autour de la maison des champs et de la mairie, on redécouvre de la culture en présentiel. Et c'est agréable. C'est aussi accompagner un développement économique.
Et le développement économique pour une ville comme Grigny, qui a eu un fort passé ouvrier, et qui est un lieu où on travaille, à la base, quand on a vu un certain nombre d'usines qui ont fermé petit à petit, d'en ramener aujourd'hui, c'est aussi une réussite. Et cela, ce n'est pas que la mienne, c'est celle d'une équipe, bien évidemment. Donc, il n'y a pas qu'un homme, il y a des hommes et des femmes, ou des femmes et des hommes, suivant comment on voit les choses.
Alors, vous parlez aussi de l'urbanisme qui avait été fait un petit peu, peut-être sans vision, très claire, etc. Comment est-ce qu'on s'inscrit dans le temps long ? Refabriquer, remettre en place un centre-ville, c'est des années et des années. Qu'est-ce que vous avez voulu faire de votre commune ? Est-ce que c'était un problème de centre-ville ? Est-ce que c'est des réhabilitations de bâtiments ? C'est quoi vos priorités en termes d'urbanisme ?
Il y avait tout. Il y avait des logements dégradés qui étaient des passeurs énergétiques dont les gens étaient mis en difficulté à payer le chauffage en fin de mois. Il y a un centre-ville qui a été pendant longtemps laissé de côté ou qu'on a rasé des petits bouts pour faire des logements sociaux. 85% de logements sociaux autour du centre-ville. Pas facile de faire vivre des commerces de proximité avec cela.
Donc, tout ce travail, il faut se donner du temps parce que, évidemment, vous avez des tas de promoteurs qui peuvent débarquer en disant on va vous solutionner tout ça, vous n'en faites pas, on reste trois maisons, on met un immeuble à la place et vous gagnez des habitants, vous êtes très heureux. Ce n'est pas la fuite en avant du nombre d'habitants, c'est comment on les fait vivre ensemble. Nous, par exemple, on s'est dit qu'on pense qu'un terrain de 500 mètres carrés c'est le minimum pour pouvoir vivre ensemble les uns à côté des autres dans de bonnes conditions. On a travaillé. Ce n'est pas facile à faire.
Surtout avec le prix du foncier aujourd'hui.
Exactement. Mais c'était un combat et on continue à tenir le combat. On veut avancer là-dessus et se dire chaque fois, l'exemple aujourd'hui, c'est de dire chaque fois qu'on construit un logement, il faut qu'il y ait deux arbres qui soient plantés. Et ça permet de continuer à mettre de la nature dans la ville et ça permet d'apaiser évidemment la relation aussi.
Réhabiliter les bâtiments, les logements, etc. C'est aussi, vous le disiez, faire en sorte que les gens puissent travailler et vivre et consommer dans une commune. Comment on fait dans une commune de 10 000 habitants qui est une ville d'une certaine taille mais qui n'est pas forcément encore un centre pour refaire en sorte qu'il y ait du commerce de proximité ? Comment est-ce que vous avez mis la priorité sur l'économie et les commerces notamment ? L'idée c'est vraiment
à quoi on croit. Moi ce centre-ville, ce petit cœur de ville, il a un petit côté méditerranéen, c'est la place méditerranéenne avec l'église, la tour médiévale et ces commerces, qu'est-ce qu'on y voit ? Alors oui, un petit bar et donc on a cru en quelques-uns qui ont voulu commencer à faire ça et puis c'est se dire mais pour cela il faut aussi que les gens qui sont ici puissent y aller au bar. Donc ça veut dire qu'il faut peut-être un pouvoir d'achat un peu plus conséquent. Donc quelques logements sociaux sont vendus après avoir été réhabilités par le bailleur social. Donc c'est un dialogue entre les uns et les autres.
On croit dans l'aventure et puis on amène des gens autour de nous dans cette aventure en disant allez vous pourriez essayer ça pourrait peut-être marcher et c'est comme ça qu'on arrive à fédérer.
Alors parmi les sujets aussi de développement économique je crois qu'il y a des bonnes nouvelles et des très belles perspectives parce que si j'ai bien compris c'est le siège social de la vie claire qui va arriver à Grigny. C'est en cours, c'est déjà fait. Racontez-nous un peu cette aventure parce que je suppose que pour un maire c'est quand même un moment très important.
Ils sont très efficaces là-dessus donc on est très heureux. Il y a un an il n'y avait rien et aujourd'hui le bâtiment est à moitié fini. L'idée c'était vraiment comment on redonne un développement économique à la ville. Comment on réindustrialise ou comment on remet de l'activité. Une entreprise partait j'ai essayé de la rattraper par le bras ils avaient déjà pris leur marque ailleurs mais en la rattrapant par le bras on a essayé de faire bouger les choses on a fait bouger des terrains. Ces terrains des propriétés on dira mais finalement oui on pourrait peut-être évoluer et finalement à la fin quand j'ai l'information de la victoire qu'il cherche comment ça se fait
d'ailleurs vous avez l'information un peu comme ça puis du coup vous allez voir les dirigeants d'Avecler en disant mais moi j'ai peut-être un endroit pour vous ?
C'est ça c'est la rencontre avec Régis Pelon je ne sais pas si vous connaissez Régis Pelon qui est un homme merveilleux et la rencontre en lui disant on peut vous aider alors on peut vous aider on n'a pas d'argent on ne va pas vous vous payez votre bâtiment tout ça mais moi je vous mets ma conviction sur la table et je vous dis qu'on va faire le maximum pour que quand vous déposez votre permis de construire dans 6 mois vous l'aurez on tiendra les délais on vous accompagnera on fera
Mais la métropole a été partie prenante parce que les questions parfois de permis sont liées ils ont joué le jeu ou pas forcément c'est vraiment votre initiative non ? Ça part de nous
David Kiemenfeld à l'époque était plutôt content aussi de recevoir la vitère sur le territoire mais très clairement c'était une énergie c'est cette énergie qui fait qu'à un moment on agrège et puis il y a des opportunités qui se font on en a d'autres qui sont en train de se créer parce qu'on a l'information on attend on veut faire patienter on ne veut pas d'agrandissement de telle chose et à la fin ça fait bouger les lignes et en faisant bouger ces lignes on crée des dynamiques et c'est ça qui est la richesse évidemment d'un territoire
Avec des perspectives je crois que c'est 250 emplois qui sont concernés de personnes qui vont venir un peu sur la commune pour consommer et se déplacer ce sera un des sujets de la troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour cette troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec Xavier Eudeau le maire de Grigny et par ailleurs conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes on parlait monsieur le maire de plein de sujets on parlait de ces belles perspectives de l'arrivée du siège de la vie claire sur votre territoire ça parle aussi de toutes les personnes qui vont venir d'enjeux de mobilité on a parlé rapidement mais c'est très intéressant peut-être de revenir dessus comment est-ce qu'on fait quand on est un maire pour à la fois avoir l'attractivité la possibilité pour vos populations de se déplacer à Lyon ou d'y venir comment on fait vers quoi vous vouliez aller vous en termes de transport et d'équipement public notamment
en termes de transport depuis très longtemps moi je prône ce qu'on appelle les RER à la lyonnaise parce que je pense que on doit offrir aux gens qui habitent notre territoire la capacité a été de se déplacer au plus tôt et au plus vite quand je dis au plus tôt c'est-à-dire qu'il ne faut pas attendre 7h du matin pour avoir le premier train il ne faut pas rentrer chez soi c'est ça aujourd'hui le couvre-feu dans nos territoires à 20h30 il n'y a plus de train ce qui est quand même assez dommage si on veut que les gens prennent autre chose que leur voiture après moi je ne suis pas là pour juger les gens qui se déplacent en voiture parce qu'ils n'ont pas d'autre choix et dans nos territoires la voiture c'est le premier moyen de transport on peut toujours se dire on va y aller en vélo sauf qu'il y a quand même 17 km pour aller au centre de Lyon il faut qu'au moins c'est sportif et puis les bus il faut aussi apprendre la patience si on prend le bus le 78 que nous avons il fait le tour de 3 villages pour arriver au métro B et Aoulin qui ont tous sorti le métro régulièrement
malheureusement c'est même plus un sujet d'actualité en ce moment les peintres du métro B
donc la question pour nous c'est comment on va plus vite au centre comment on permet aux gens de se déplacer RER c'est un projet depuis 2008 que je prenais sur le territoire je vois que les choses avancent les négociations entre la région la métropole se font bien entre les personnes après il faut les mises en oeuvre c'est bien plus difficile il y a d'autres acteurs qui sont dans la boucle qui font qu'elles sont un peu plus longues mais on a aussi le Citral qui a une capacité à offrir des bus à haut niveau de service pour aller plus vite au centre et donc on dit aux gens vous habitez là vous êtes à la campagne mais on veut vous raccourcir vos temps de trajet pour aller à Lyon et c'est sûrement pas en voiture puisqu'on a vu l'augmentation évidemment des bouchons et des temps de trajet autour de Lyon c'est comment on avance finalement sur de nouveaux modes et ces nouveaux modes c'est RER c'est bus à haut niveau de service et c'est l'accompagnement aussi peut-être du télétravail on avait créé un espace de co-working en 2015 sur un espace communal qui permet aussi aux gens de se dire un jour par semaine je ne vais pas aller à Lyon je vais travailler chez moi ou en co-working et à ce moment-là on peut aussi consommer sur le territoire c'est vertueux pour tout le monde
Vous étiez aussi un fervent défenseur et partisan du métro d'une arrivée de métro vers Vourles qui a été pour l'instant visiblement abandonnée vous n'avez pas abandonné vous l'idée que c'est quand même quelque chose qui a été utile et pertinent ?
Je maintiens que c'est utile et pertinent et qu'on construit sur le long terme je ne suis pas un partisan du métro enterré je suis un partisan d'un métro aérien ici on est capable de faire des choses rapidement un tramway en plus maintenant on a découvert avec le métro qu'on pouvait transformer le métro en tramway un retour
sur ce métro
refonctionne c'est ça et donc on se dit que ce métro aérien peut avoir du sens et à Paris c'est évidemment ce qu'ils avaient fait et c'est chaque fois ce que je rappelle aux unes et aux autres entre 1900 et 1920 à Paris on a fait 8 lignes de métro en 20 ans et il y avait une guerre au milieu et pas la plus petite aujourd'hui en 20 ans on a fait quoi sur Lyon ?
on a fait 2 arrêts de métro et 2 trams je pense que les enjeux ils sont là aussi à se poser la question à quelle vitesse on veut préparer la ville et la métropole au temps de demain et il est bien beau de dire on veut faire de la sobriété énergétique on veut faire moins de véhicules moins de pollution tout ça mais les gens ont besoin de se déplacer et comment on leur offre des solutions alternatives je pense qu'il faut aussi du réseau
alors ça tombe bien on parlait de ces grands enjeux dans cette troisième partie on est souvent sur des problématiques c'est-à-dire plus de politique ou plus nationale vous n'êtes pas spécialement engagé d'un point de vue politique dans un parti c'est un choix c'est parce que votre parti c'est grigny parce que la politique nationale c'est pas forcément quelque chose qui vous intéresse quel regard vous avez sur est-ce que vous vous considérez comme un homme politique par exemple ?
parce qu'on fait des choix on est un homme politique la politique nationale c'est bien souvent un problème d'ego et de gens qui pensent à eux avant un intérêt général et je crois que l'idée principale c'est pas de marquer un temps c'est de marquer son temps pour faire révéler notre territoire on est en train de vivre depuis un certain nombre de mois des surprises dans l'énergie mais c'est vraiment une surprise qui pouvait prévoir
le réchauffement climatique
c'est ça qui pouvait prévoir le réchauffement climatique qui pouvait prévoir qu'en arrêtant des centrales nucléaires on manquerait d'électricité qui pouvait prévoir qu'en faisant faire notre paracétamol en Inde ou en Chine à un moment on aurait du mal à en avoir sur place tous ces choix-là est-ce qu'ils ont été faits par des gens qui vivaient pour la France ou qui vivaient pour eux-mêmes ?
c'est là d'ailleurs où on retrouve peut-être ce lien entre le local et le national puisque dans le cadre de vos délégations et de vos fonctions à la région vous occupez aussi de ces enjeux de relocalisation de réindustrialisation est-ce que c'est une manière de remettre le tiroir le territoire le local au centre des perspectives de développement c'est aussi une manière de faire de la croissance différemment sans doute
je le disais comment on fait vivre les gens sur un territoire comment on les fait travailler sur le même territoire sur une ville comme Grigny on avait des usines on est passé à la phase des friches industrielles comment on reprend ces fiches industrielles pour remettre de l'activité économique comment on permet aux gens de travailler à côté de chez eux parce qu'à ce moment-là ils pourront y aller en vélo ils n'auront pas besoin de prendre leur véhicule pour aller très loin c'est tout l'enjeu qui est le nôtre comment on réindustrialise comment on redonne une dynamique et comment finalement on croit aussi à un avenir pour la France
est-ce que d'ailleurs vos administrés ceux que vous croisez régulièrement sur les marchés sur le terrain ils vous parlent de ces grands sujets politiques des retraites ce genre de choses vous en parlez avec eux ou vous avez le sentiment que ce n'est pas ça qui fait leur quotidien tout de suite ?
Pour beaucoup la retraite c'est bien trop loin et ce n'est pas mes sujets généralement donc j'en parle assez peu je pense qu'il faut s'attacher à faire réussir nos projets sur le territoire et c'est comme ça qu'on redonne de la visibilité c'est comme ça qu'on redonne du sens aux politiques au bon sens du terme
celui qui dit je fais ce que je dis je dis ce que je fais qui s'occupe un peu des vraies préoccupations alors dans les préoccupations j'imagine que la question évidemment du coût de la vie de l'inflation de l'enjeu énergétique concerne là pour le coup tous les français on a des instructions très claires de baisser de 10% 15% etc quand on est maire d'une collectivité on a comme ça des bâtiments des factures d'électricité qu'est-ce que ça représente c'est quel impact et comment vous faites face à ces enjeux ?
Malheureusement c'est des choix qui sont obligatoirement onéreux il faut retravailler les bâtiments il faut faire de la rénovation énergétique et c'est comme ça qu'on a repris l'ensemble de nos écoles et à la fin de notre mandat ici on aura toutes les écoles qui seront aux normes handicap énergétique et qualité d'air c'est un choix mais ça veut dire que c'est 20 millions d'euros d'investis sur la ville après il peut y avoir d'autres méthodes on peut passer à des véhicules électriques plutôt que d'avoir des véhicules thermiques on peut sensibiliser les agences on va lancer un projet là-dessus sur comment on consomme moins parce qu'on se déplace moins et que finalement on peut travailler avec une autre façon sur nos chantiers des services techniques mais tout l'enjeu c'est de se dire comment on fait que ce territoire il est le terme est peut-être d'alvaudé mais résilient et participe moins au réchauffement climatique finalement globalement la France n'est pas si mal placée que ça comme bien d'autres pays c'est facile toujours de taper sur la France mais on fait quand même des efforts et peut-être que le PSG devrait prendre ou l'OL devrait prendre plus le train que l'avion certainement mais on a il me semble dans des pays voisins des centrales au charbon qui tournent depuis des années et on en construit encore dans d'autres pays un peu plus lointains je crois qu'il faut avancer sereinement sans juger les uns les autres et en se disant on est tous un peu responsables
alors vous étiez d'ailleurs une commune en avant sur ces questions parce que je crois que la question de la transition énergétique du solaire notamment c'est quelque chose qui vous intéresse et sur lequel vous avez depuis quelques années mené des projets un peu pilotes
on travaille oui alors sur les écoles déjà on avait mis des premiers panneaux solaires on travaille sur un smart grid alors après les choses prennent toujours plus de temps qu'on ne l'imaginait au départ mais très clairement on encourage aussi les habitants à poser des panneaux photovoltaïques on accompagne certains de nos communes le font certainement mais on accompagne à passer à l'éthanol leurs véhicules comment aussi on trouve des solutions pour avoir des véhicules électriques mais c'est tout ce qui va nous permettre de consommer moins d'accompagner au mieux les habitants dans leur pouvoir d'achat parce que c'est aussi un sujet à la fin du mois quand il faut payer les factures de gaz et d'électricité c'est un enjeu qu'on essaye de porter c'est pas toujours simple mais on avance petit à petit là-dessus et je terminerai par chaque fois notre projet qui est de dire on augmente la canopée de la ville on plante des arbres c'est aussi se dire qu'en hiver peut-être qu'on n'y arrivera pas mais déjà en été si on a un peu moins de soleil qui frappe sur nos sols ça permet d'avancer aussi les choses
sachant que ce n'est pas forcément toujours facile parce que vous me racontiez une anecdote en préparant cette émission c'est que même parfois le cadre législatif ou réglementaire n'est pas toujours prêt à accueillir les solutions technologiques par exemple des panneaux du photovoltaïque ce genre de choses comment est-ce qu'on se bat contre une inertie ou parfois une administration un peu pas très accueillante ou pas très agile
le monde est tubuesque c'est ça vous voulez mettre des panneaux photovoltaïques sur un gymnase et votre assureur vous dit que c'est surtout pas possible parce que vous ne serez pas assuré alors celui qui investit vous dit mais si je ne suis pas assuré je ne vais pas le faire oui mais dans l'avenir il faudrait qu'on l'ait et donc il faut trouver ce juste équilibre et à la fin on se retourne vers la mairie en disant mais alors finalement c'est à vous d'investir mettez encore un peu plus d'argent sur la table là on essaie juste de lever un imbroglio administratif et finalement c'est le premier frein que l'on a et la transition énergétique notre difficulté c'est les freins
qu'on a dans la tête c'est pas forcément une question de volonté ou d'idée mais c'est de pouvoir aller plus vite alors aller plus vite on voit ça demande beaucoup d'énergie on est samedi demain c'est dimanche est-ce qu'on garde toujours cette énergie 7 jours sur 7 quand on est mère est-ce que le dimanche on a le temps de faire autre chose que de la politique finalement ?
le dimanche c'est là qu'on va au stade c'est là qu'on va faire plein de choses donc on rencontre aussi des habitants et nous on a marché le dimanche matin aussi sur la ville donc j'essaye d'aller courir on essaie de garder un peu de temps aussi parfois pour lire un minimum ou faire des choses mais comment est-ce que
vous vous ressourcez vous évoquez ça rapidement mais c'est vrai que c'est un sujet vous êtes musicien est-ce que vous avez le temps encore de jouer d'un instrument est-ce qu'on a le temps par exemple de lire c'est quoi votre livre de chevet en ce moment le dimanche quand vous avez quelques instants on arrive à se détacher de ça et de se plonger dans un livre
oui on se plonge dans un livre mais on est souvent rattrapé par nos passions en ce moment c'est sur le Bataclan et les attentats du Bataclan donc on est aussi pétri d'actualité et on est toujours rattrapé par cela mais non prendre du temps pour lâcher peut-être en allant courir dans la rencontre aussi autour d'un stade c'est aussi une autre façon de faire de la politique et la rencontre elle est importante donc est-ce qu'on a des coupures je ne suis pas sûr qu'on est toujours immergé dedans mais il faut qu'on respire quand même un minimum
la responsabilité dont on parlait au début de cet entretien c'est que vous l'avez en permanence c'est-à-dire qu'il y a toujours ce souci du collectif de l'intérêt général etc
oui et quand vous allez sur un stade il y a toujours un truc qui a bugué et on se retourne en disant M. Le Mère en fait quoi ? oui donc on est responsable par obligation d'accord
ça c'est intéressant et c'est pour ça que vous vous battez au quotidien je parlais de la musique de quel instrument vous jouiez ? de la percussion et franchement j'ai plus beaucoup le temps
Batterie alors du coup ? Batterie est un balle en classique un peu classique c'est intéressant
alors on se quitte souvent en musique c'est pour ça que je vous ai amené tout doucement vers ce sujet qu'est-ce que vous avez choisi pour qu'on se quitte dans cette émission ? je crois qu'on est reparti sur quelque chose d'assez classique Gainsbourg et un titre en particulier ou un morceau en particulier qu'est-ce qui vous a donné envie de nous parler de Initial BB de Gainsbourg ?
deux choses la version en live de Gainsbourg était très agréable et j'aime beaucoup toujours les concerts mais ça c'est mon passé musicien certainement et puis Gainsbourg était celui qui avait toujours du mal avec ses mélodies et il allait chercher dans le classique les mélodies
c'est pour ça qu'ils ont une éducation classique on retrouve énormément de morceaux tout à fait
et donc Initial BB c'est la symphonie du nouveau monde de Dvorjac et le premier mouvement en particulier et cette symphonie du nouveau monde c'est aussi tout un symbole c'est finalement comment on construit le nouveau monde en tant qu'élu chaque jour quel sera le temps de demain Initial BB c'était aussi une histoire de Brigitte Bardot une histoire d'amour comme quoi l'amour
on est en 2023 vous serez sans doute le dernier à nous souhaiter quelque chose pour les vœux est-ce que vous avez un vœu qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour vous et votre territoire avant qu'on ne se quitte je pourrais fermer
France en disant il faut la paix dans le monde mais je crois qu'on est mal parti donc on va souhaiter évidemment aux uns et aux autres de se faire plaisir de rêver dans un monde où finalement on nous vend plus de noir que de couleur
et bien merci on restera là-dessus merci d'être venu nous voir et nous parler de votre territoire de votre belle commune de Grigny monsieur le maire et puis quant à vous je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission
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