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Discours / meetingLa République En Commun· 1 octobre 2025 9 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSolidarités & famille

Les Rencontres de la Gauche - La situation internationale - Intervention de Jérôme Guedj

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Invité politiqueFait
    « 30 ans après, nous en sommes là. Ce rêve demeure inachevé, mais il doit plus que jamais rester notre horizon. »
  • 2:14Invité politiqueChiffre
    « Après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de victimes, plus de 60000 morts à Gaza, plus de 146000 blessés. »
  • 2:59Invité politiquePromesse
    « Nous soutenons la décision d'Emmanuel Macron de reconnaître l'État palestinien. C'est un acte nécessaire évidemment, mais pas suffisant. »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « Le 7 octobre 2023 a été un pogrome, un pogrome antisémite au 21e siècle et le plus grand pogrome depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. »

Temps de parole

  • Jérôme Guedj100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Jérôme Guedj

Merci Jérôme, merci d'être parmi nous. Qu'évoque pour vous la mémoire de Itar Rabine disparu il y a presque 30 ans ? Merci. Bonjour à toutes et à tous. Carole Delga et les rencontres de Bram m'ont demandé de dire quelques mots sur ITASABIN et je vous remercie sincèrement de de l'honneur que vous me faites en me permettant de m'exprimer devant vous. En effet, il y a 30 ans, à l'automne 1995, c'était un 4 novembre, sur la place des rois d'Israël, trois balles tirées par Igalamir emporter non seulement la vie d'Xrabin, mais fracasser l'espoir de paix de toute une génération de Palestiniens, d'Israéliens, mais aussi de militants sincères de la paix à travers le monde.

Cette place à Telive porte désormais son nom, mais le rêve qu'il l'incarné n'a jamais semblé aussi lointain. Ici, nous sommes toutes et tous des enfants orphelins d'Oslo, de cette poignée de main historique entre Hitsa Krabin et Yasser Arafat sur la pelouse de Washington à la Maison Blanche le 13 septembre 1993. Notre génération a grandi avec l'espoir d'une paix juste et durable. entre israélien et palestinien. Une paix qui allirait la création d'un état palestinien et la reconnaissance pleine et entière d'Israël par le monde arabe. 30 ans après, nous en sommes là. Ce rêve demeure inachevé, mais il doit plus que jamais rester notre horizon.

L'abandonner, c'est abandonner ce que nous avons de plus humain en nous et c'est trahir d'une certaine manière le combat d'Itsacrabin. Regardons où nous en sommes aujourd'hui avec la lucidité inévitable. Après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de victimes, plus de 60000 morts à Gaza, plus de 146000 blessés. des chiffres qui glacent le sang et qui nous rappellent cruellement à quel point la vision de Rabine est abandonné aujourd'hui. Rabine, ce soldat devenu artisan de la paix, avait compris une réalité fondamentale. On ne fait pas la paix avec ses amis, on l'a fait avec ses ennemis.

Il avait eu le courage de serrer la main de celui qu'il avait combattu durant tant d'années parce qu'il savait qu'il n'y a pas d'alternative à la négociation et que la sécurité d'Israël passait aussi par la création d'un état palestinien. Son assassin a voulu tuer cette sagesse. Nous ne devons pas le laisser réussir. C'est la raison pour laquelle nous soutenons la décision d'Emmanuel Macron de reconnaître l'État palestinien. C'est un acte nécessaire évidemment, mais pas suffisant. Il s'inscrit dans la lignée. Oui, vous avez raison d'applaudir le président de la République.

Ce n'est pas tous les jours que nous avons l'occasion de le faire, mais sur ce terrain-là, nous le faisons sans aucun mais car il pourrait y avoir des codiciles qu'il soient posés, mais il fallait exercer cette pression et le faire avec cette clarté et cette lucidité. La clarté, elle nous impose aussi de nommer les faits sans faux fuyant. Le 7 octobre 2023 a été un pogrome, un pogrome antisémite au 21e siècle et le plus grand pogrome depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Un acte de barbarie terroriste perpétré par le Ramas visant délibérément des civils israéliens pour détruire toute perspective de règlement politique. Rien ne justifie ni ne relativise ce crime.

Aujourd'hui, nous le disons avec force, la priorité absolue demeure la libération de tous les otages. Et dans le même temps, la réponse militaire israélienne dans son ampleur démesurée et ses conséquences humaines a provoqué un désastre pour la population civile palestinienne, prise en otage d'une double violence, celle du ramas et celle des bombardements. Cette spirale nourrit la haine et éloigne la paix. Les crimes de guerre commis par le gouvernement de Benjamin Netaniaahu nous révulsent. Et comme Elias Sambar, comme Illie Barnavi, ces massacres doivent cesser le plus tôt possible. Le courage de la nuance, celui qu'incarné rabine, c'est de tenir une ligne claire sans céder aux pressions.

Condamnation ferme du terrorisme, exigence du retour des otages, refus de l'occupation et de la colonisation en six Jordanie, condamnation du gouvernement de suprémacistes et de racistes autour de Benjamin Daniahou. Cesser le feu durable et protection des civils palestiniens. 30 ans après sa mort, l'héritage de Rabine nous interpelle. lui qui déclarait "Il faut prendre des risques pour la paix". Il nous montre la voix car l'alternative à la paix négociée, nous la voyons aujourd'hui un là un nom. Elle s'appelle l'engrenage sans fin de la violence.

Nous tous ici Abraham, nous qui portons les valeurs de la gauche, nous qui croyons en la justice et en l'égalité, nous qui croyons dans le droit international, nous avons une responsabilité particulière, celle de refuser les simplifications, les manikéismes manipulés par certains qui ne veulent qu'une chose : importer le conflit, diviser nos rangs, semer la convusion dans les têtes et détruire les idées communes de la gauche. C'est quoi les idées communes de la gauche ? c'est de porter haut et fort la solution à deux États. Seul issu viable à ce conflit celle la même et Carole Delga l'a rappelé il y a quelques jours.

Celle la même que François Mitteran défendait à la tribune de la de la CN7 dès 1982. En mai dernier avec les guerrières de la paix avec Anna Asouine qui va intervenir dans quelques instants, j'étais en Israël et en six Jordanie au kibuts de Berry victime des attaques du 7 octobre. J'ai échangé, nous avons échangé avec Jonathan Zeigen. Il est le fils de Vilvian Silver, une militante de la paix qui accueillit chaque semaine dans son kibout des Palestiniens de Gaza. Elle a été massacrée le 7 octobre et ce fils meurtri, il a prononcé ces paroles que je n'oublierai jamais. N'importez pas le conflit chez vous. Exportez-nous des solutions pour la paix.

Ces mots raisonnent comme un écho à la sagesse de rabine. Face à ceux qui veulent diviser, semer la discorde, nous devons exporter des solutions, pas importer des haines. Comme Rabine l'avait compris, la paix exige du courage politique. Le courage de dire non aux extrêmes des deux bords. Le courage d'affirmer qu'Israéliens et Palestinien ont un droit égal à vivre en sécurité sur cette terre. Le courage de croire encore que le dialogue et la négociation peuvent triompher de la haine et de la vengeance. Mais aujourd'hui, hélas, les héritiers politiques de l'assassin de rabine, ils sont au pouvoir en Israël.

Smotrich, l'un des ministres de Netaniau, avait exprimé, tenez-vous bien, son admiration pour Igalamir, le meurtrier de Rabine. Voilà où mène l'extrémisme du meurtre politique à la participation au gouvernement. C'est à dire à quel point nous sommes éloignés de l'héritage de Rabine. Depuis 25 ans, je me rends en Israël, en Si-Jordanie et à Gaza. J'y ai rencontré des Palestiniens et des Israéliens engagés dans le dialogue qui refusent la fatalité de la guerre. Ces femmes et ces hommes de paix existent toujours. Ils sont la preuve vivante que l'espoir de Rabine n'est pas mort avec lui. Je termine mes amis.

Ce soir-là, le 4 novembre 1995, sur cette place des rois qui porte aujourd'hui son nom, vous vous rappelez peut-être de cette image rabine chanté dans cet inor énorme le plus grand rassemblement pour la paix en Israël à cette date. Il chantait il chantait faux, terriblement chaud, très terriblement faux. Mais les paroles étaient justes et elles étaient prémonitoires dans ce chir à la chalom, ce champ pour la paix. C'est un champ qui fait parler les morts. Ironie terrible. Et ces paroles disaient cela : "Personne ne va nous ressusciter, nous faire revenir des profondeurs obscures. Ne serviront à rien, ni les champs de la victoire militaire, ni les louanges religieuses.

Ne dites pas un jour viendra." Faites venir ce jour. Alors oui, mes amis, ne disons pas un jour viendra. Faisons venir ce jour. Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons être les héritiers de Rabine, les héritiers de son courage, de sa détermination, de sa foi inébranlable en la paix. Et je vous demande maintenant par vos applaudissements de rendre hommage à la fois Isaac Rabbine, aux victimes du 7 octobre et aux civils palestinien massacré aujourd'hui.