La bombe Batho
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Avant de répondre à vos questions, je voudrais faire une déclaration. J'ai commencé à militer à l'âge de 13 ans contre le racisme et contre l'extrême droite. J'ai été responsable syndicale puis associative pendant 10 ans.
J'ai été secrétaire nationale du Parti Socialiste chargée de la Sécurité et j'ai contribué avec d'autres à faire évoluer la doctrine de la gauche sur ce sujet. J'ai été une dirigeante du courant La Gauche Socialiste. J'ai soutenu Ségolène Royal lors de la primaire de 2006 dans la campagne présidentielle de 2007 lors du congrès de Reims dans la primaire de 2011.
J'ai été une des porte-parole de François Hollande pendant la campagne présidentielle. Députée des Deux-Sèvres depuis 2007, j'ai été réélue au premier tour en 2012. J'ai été nommée ministre déléguée auprès de Christiane Taubira.
Puis Jean-Marc Ayrault m'a proposé de devenir ministre de plein exercice chargée de l'écologie, du développement durable et de l'énergie. Pendant toutes ces années, je n'ai jamais été prise en défaut de loyauté envers mon corps. Et notamment dans la période la plus récente, où j'avais en charge des sujets tels que la sûreté nucléaire, des risques technologiques ou le prix de l'énergie, et bien d'autres dossiers particulièrement exposés.
Je n'ai jamais commis la moindre bourde ou fait le moindre poids. J'ai le sens de l'État et le sens des responsabilités. On me l'a d'ailleurs reproché.
Je n'ai commis, mardi matin, ni une erreur, ni une faute. Je n'ai pas davantage manqué à la solidarité gouvernementale. Je me suis parfaitement conformée à la charte de déontologie que j'ai signée lors du premier conseil des ministres du nouveau quinquennat.
Cette charte prévoit la collégialité. Il n'y a pas eu de débat collégial au sein du gouvernement sur les arbitrages budgétaires, comme il n'y en a plus dans d'autres sujets. Je veux rétablir cette vérité.
En aucun cas, je n'ai manqué à la solidarité gouvernementale, y compris sur le cœur de cette solidarité qui est le budget. J'ai, en des termes francs, mais mesurés et responsables, ouvert un débat politique nécessaire. Car ce budget marque un tournant par rapport à la volonté de mener à bien la transition écologique.
Je n'ai pas accepté ce tournant en silence. Et j'ai fait trois demandes précises. Que le budget de l'ADEME ne soit pas amputé de 80 millions d'euros et d'une réduction de 14,6% dans la règle fixée par le Premier ministre pour tous les opérateurs, c'est moins 10%.
Que la moitié des investissements d'avenir soient consacrés à la transition énergétique. Que la fiscalité verte serve à financer l'écologie et ne soit pas synonyme d'un nouvel impôt de l'austérité qui frapperait les plus modestes. Ma conviction, c'est que si tout était clair dans ce qui a conduit à ma mise à l'écart, ces demandes n'auraient pas été considérées comme déraisonnables.
Ce n'était pas hors de notre portée en termes de choix politiques dans le respect du désendettement qui a été décidé. Que l'écologie soit soumise à des restrictions budgétaires parce qu'il faut désendetter la France, je l'assume et je l'ai assumée dans le projet de loi de finances en 2013. Mes demandes budgétaires pour 2014, pour celles qui n'ont pas été réglées directement avec Bernard Cazeneuve, sont remontées à l'arbitrage du Premier ministre qui a décidé.
Le Premier ministre, cette année, a décidé de changer de méthode en faisant les arbitrages sans discussion directe avec les ministres concernés. Quelque chose a changé dans le fonctionnement gouvernemental. Mon éviction est aussi un message à mes ex-collègues pour leur dire que c'est fini la collégialité au sein du gouvernement.
La forme et le fond se rejoignent car d'autres éléments ont exacerbé la crispation du Premier ministre à mon égard. parce que je suis fidèle à nos engagements et à mes convictions depuis plusieurs mois. Certaines puissances économiques n'acceptaient pas le niveau d'ambition que je fixais pour la transition énergétique.
Ce combat s'est cristallisé notamment sur la question des gaz de schiste et plus discrètement sur la réduction de la part du nucléaire en France. Ces forces dont je parle ne se sont pas cachées de vouloir ma tête. Mais si le gouvernement avait été solidaire, elle n'y serait pas parvenue.
Est-il normal que le patron de l'entreprise Valourec, directement intéressé par l'exploitation des gaz de schiste, ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux Etats-Unis ? Que le patron de Valourec dise que je suis un désastre parce que je fais rempart au gaz de schiste et que je veux réduire la part du nucléaire ? C'est une chose.
Qu'il annonce ma mise à l'écart à l'avance, c'en est une autre. De quelles informations disposait-il pour être si sûr de nous ? Est-il normal que des conseillers de Matignon et de l'Elysée me critiquent publiquement dans la presse ?
Comment se fait-il que le texte de la réponse de la France à la consultation de la Commission européenne sur les gaz de schiste n'était toujours pas déposé auprès de la Commission européenne samedi dernier ? C'est sur l'écologie aujourd'hui, en partie, que se concentre l'affrontement avec le monde de la finance et avec la politique d'austérité. Mon constat, c'est que sans une société mobilisée, le changement ne sera pas possible.
Les forces autorisées au changement sont puissantes. Le moment est venu de se mobiliser pour faire face aux forces financières qui bloquent l'action de la gauche. J'assume donc ma responsabilité d'être une lanceuse d'alerte pour la gauche, pour l'écologie, pour tous ceux qui aspirent à des changements profonds dans notre société.
Je ne suis pas une victime. J'aurais voulu continuer le travail que j'avais entrepris depuis un an et en voir les résultats. Ce que je n'accepte pas, c'est l'abandon, c'est le fatalisme, c'est le tournant et le renoncement à l'espoir du CIMEP.
À ce jour, je n'ai pas de projet précis, mais j'aspire à trouver sur mon chemin les ailes nécessaires pour changer le cours des événements. Je reviendrai à l'Assemblée nationale et fidèle à mes électeurs, je continuerai le combat dans la majorité. Mon engagement pour l'écologie va aussi se poursuivre.
J'apporterai mon aide et mon expérience à la fondation de Nicolas Hulot pour la nature et l'homme. Devant vous et devant les Français, je voudrais remercier d'abord celui qui est encore député des Deux-Sèvres, mon suppléant Jean-Luc Drapeau. qui aurait mérité de poursuivre son travail à l'Assemblée nationale et qui n'a aujourd'hui plus de mandat exécutif local parce qu'il s'est appliqué à lui-même alors que ce n'est pas la loi.
Mes collègues ministres qui m'ont apporté publiquement ou discrètement leur soutien ou leur amitié, en particulier Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti, Duclos, Benoît Aron et Marisol Touraine. Je veux dire aussi que j'ai été touchée par les milliers de messages qui me sont parvenus de ma circonscription, de toute la France, de tous ceux qui ont compris que ce n'est pas une faute que l'on sanctionnait, mais une résistance. J'ai évoqué la déception, j'ai évoqué le doute qui existe dans le cœur de l'électorat de gauche et écologiste.
L'exercice des responsabilités suppose de faire des compromis. Ce que je n'accepte pas, ce n'est pas de faire des compromis, c'est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l'extrême droite dans notre pays. Ce dont il est question, ce n'est pas d'un poste ministériel, c'est du droit de ma génération à avoir des espoirs et à agir.
Le temps est venu de reprendre la main du changement. J'appelle la gauche à un sursaut en faveur de l'écologie, de l'espoir et des générations futures. Est-ce qu'il y a d'autres forces économiques que l'entreprise valourait ?
Il y a cet exemple déjà avec une déclaration publique. Il y a d'autres forces économiques que l'entreprise valourait ? Quand on parle de ces forces économiques, est-ce que vous pensez que le fait que vous ayez voulu aligner la fiscalité du diesel sur celle de l'essence, par exemple, a pu être une des causes réelles de votre mimogeage ?
Ça fait partie certainement des sujets de tension. Je ne peux pas l'affirmer et je ne me pense pas. Je vous dis ça parce qu'Arnaud Montebourg, le 3 mars dernier, je sais que vous avez eu un rap de frère là-dessus, il affirmait attaquer le diesel, c'est attaquer le made in France.
Vous, vous êtes mimogez. Lui, il est toujours au gouvernement, pourtant, on ne peut pas dire qu'il soit véritablement discipliné. On n'a pas trop le sentiment contre la santé.
S'il y a un rattrapage de cette fiscalité qui est fait, il soit intégralement restitué aux Français en pouvoir d'achat. Donc, il ne sert pas à remplir les caisses vides des États. Mais est-ce que vous avez le sentiment que c'est un sujet de tableau en France ?
Que le diesel, on ne peut pas l'affaquer parce qu'il y a toute l'industrie comme l'oblite française et qu'à un moment, c'est un véritable problème vous, en tant que ministre de l'environnement ? J'ai dit ce que j'avais à dire sur le diesel. Je n'ai pas regretté de l'avoir fait.
Mais vous avez le sentiment d'être suivi, d'être entendu ou au contraire qu'il y avait des forces de résistance ? Il y a des résistances. Il y a beaucoup de forces de résistance sur beaucoup de sujets.
Mais je ne peux pas répondre affirmativement à votre question. Que diriez-vous à votre successeur sur ce sujet ? Ce que je dis, ce n'est pas seulement à votre successeur, c'est à la majorité et au gouvernement que s'il y a une évolution de la fiscalité des carburants, il faut qu'elle soit intégralement restituée aux Français parce que c'est la condition pour que les Français acceptent la fiscalité entre les ailes et les sens que ça peut se faire.
Marie-Josader, Actu Environnement, qu'est-ce qui s'est passé Mme Bateau en 24 heures ? Est-ce qu'ils les appellent au-dessus de Sceau ? Est-ce qu'ils peuvent le faire ?
Moi, je ne veux pas m'inister dans le débat interne à une autre formation politique que la mienne. Je sais que ce débat existe. Vous êtes le deuxième ministre de l'Environnement à être immogé.
Puisque j'ai demandé l'arbitrage personnel du Premier ministre et que les conseillers de Matignon, comme vous dites, ont déconseillé à bien des ministres dont je fais partie de demander un rendez-vous au Premier ministre sur ce sujet. Est-ce que vous considérez que le soutien des écologistes a été fructueux dans la période avant le logeage ? Est-ce que le conseil est mis à l'encontre ?
Vous avez l'impression que vous avez été un petit peu au-dessus de la question ? Je crois qu'ils ont eu un débat entre eux sur le bateau Pachine, mais pour ça, j'ai dit que je ne voulais pas m'immiscer dans les débats internes. Notre successeur, il a ouvert la voie au Biel de Chine, il est favorable ?
Je pense qu'il est impossible de revenir sur la position de la France interdisant la fracturation hydraulique pour la simple et bonne raison que c'est la position du peuple français. Et est-ce qu'on peut revenir sur la fermeture de personnel ? Le problème, ce n'est pas de revenir sur la décision, c'est de la mettre en application.
Est-ce qu'ils font partie de ces forces secrètes et qui ont réagi notamment sur l'ITR ? Non, aucunement. Est-ce qu'ils vont essayer que vous payez aussi votre poids politique aux endroits allemands en fonction de soutien, votre ex-proximité avec ses grandes modales ?
Non, je crois que j'ai répondu. Est-ce qu'il y a l'ondi par rapport à un nouveau avec le monde ? Il y a plein de questions dans la...
Non, mais c'est un problème c'est une question de poids politique, votre poids politique et ce que ça a causé dans l'économie que ça a causé. Ça, ça fait partie des commentaires qui sont faits dans lesquels moi je ne vais pas rentrer. Vous parlez du patron de Valourec ?
Si je ne me trompe pas, le mari de Sylvie Bac ? Oui. A l'Élysée ?
Est-ce que vous sous-entendez que François Hollande a peut-être eu des échos via Sylvie Bac ou le patron de Valourec de son mari ? Vous dites directement François Hollande en disant ça quand vous dites que certaines forces ont pu peser à l'étranger aux Etats-Unis en disant qu'on aura sa tête de toute façon ne vous inquiétez pas. Non, moi je pose la question.
Il n'a pas dit...
Ce n'est pas ça qui a été dit tel que c'est rapporté par vous. Vous faites la connexion avec François Hollande de la projet ? Je demande qu'est-ce qui permet à un patron en l'occurrence dans une réunion aux Etats-Unis d'affirmer avec certitude que la ministre de l'Écologie va être marginalisée.
Il était bien informé par vous ? Il était informé par le Président ? C'est ça que vous avez répondu ?
Je pose la question. Moi je n'ai aucun élément pour apporter la réponse à ce qu'il y a un conflit d'intérêts je ne sais pas. Pourquoi vous êtes-vous si sûre d'avoir été réunis ?
J'ai répondu dans votre...
En écoutant votre profonde en l'air on a le sentiment que vous pensez aujourd'hui que les lobby industriels ont plus de fois en France la ministre de l'Écologie comme vous. Est-ce que c'est le cas ? Est-ce que c'est votre sentiment ?
Il y a...
Je pense que je l'ai dit il y a des résistances considérables aux changements qu'il faut affronter et que la gauche ne peut pas affronter sans une société mobilisée sans une combativité sur son projet de transformation sociale. Quand vous dites considérables essayez de nous dire en tant qu'un ministre de l'écologie vous avez suivi des pressions vous avez senti les pressions des industriels moi je pense notamment au monde du vieil mais il y en a d'autres parce que vous avez réellement senti les pressions du monde institutiaire par rapport à ce travail de l'écologie. Oui évidemment c'est un ministère je pense que tous ceux qui sont passés par ce ministère vous diront que c'est un ministère très exposé à l'action des lobbies.
J'ai vu que j'avais la nucrède donc ça ne m'a pas impressionnée si c'est ça votre question. En septembre 2012 vous avez pris une circulaire qui renforçait les conditions de fracturations égologiques c'est une circulaire qui était jugée ce qu'aurait-il un matignon comme un excès par rapport à la loi qui existait déjà et qui aurait une ex-orédoïde des remontrances de la forme de Jean-Marc Ayron Jean-Marc Ayron ne m'a jamais fait de remontrances sur cette circulaire en tout cas directement cette circulaire a été prise suite à la conférence environnementale parce que nous avions des doutes ou des questionnements émanant d'un certain nombre de citoyens sur ce qui était en cours dans un certain nombre de permis qui avaient été déjà délivrés par le passé permis conventionnels et non pas non conventionnels et cette circulaire visait à donner à l'administration tous les moyens pour procéder au contrôle nécessaire comme on dit sur pièce et sur place pour s'assurer que nulle part en France pouvait être utilisé de la fracturation et de l'économie ça a colloqué à que l'aide j'allustrie certainement mais j'ai pas eu en tout cas de la part du Premier ministre pour réagir à votre question la moindre remarque sur cette circulaire vous avez posé du soutien de plusieurs ministres publiquement ou discrètement que vous étiez oui ou de témoignages d'amitié je ne peux pas les engager dans un soutien politique mais oui j'ai eu beaucoup de messages de sympathie publiquement et je les en remercie est-ce que les forces économiques ont joué sur le cas de Notre-Dame-des-Landes et sinon est-ce que vous assumez votre position sur les aéroports de Notre-Dame-des-Landes j'ai dit que j'assumais les responsabilités de l'Etat donc moi je ne suis pas là aujourd'hui à vouloir réécrire l'histoire et par rapport à votre votre question je n'ai jamais eu une entreprise qui m'ait parlé de ce dossier ce n'est pas ce que j'ai dit je me garderai d'ailleurs de porter un jugement définitif mais j'ai évoqué trois questions précises le budget de Notre-Dame les investissements d'avenir la fiscalité écologique qui permettront selon les décisions qui sont prises de répondre à cette question à quoi vous dites la fiscalité au gouvernement pourquoi vous nous dites aujourd'hui ça signe la fin de la collégialité dans plusieurs moments qu'est-ce qu'il y en a eu il y en a eu en tout cas c'est la charte que nous avons signée qu'il y ait il y en a eu par exemple sur le pacte de compétitivité je sais en ce qui me concerne par exemple contre le fait de faire appel à la fiscalité écologique pour financer le CICE nous avons pu avoir deux raisons de ministres où les désaccords ont pu être évoqués discutés et ensuite les décisions ont été prises et tous les ministres ont respecté le principe c'est-à-dire on discute à l'intérieur et on est solidaires donc utiliseriez-vous comme terme pour qualifier votre action de gouvernement l'imogage en essayant de le prononcer d'un coup c'est pas à moi je pense d'entrer dans les qualificatifs pourquoi nous t'apportons des ministres parce que moi je suis une combattante je suis une militante je ne rends pas mon taboulier je n'avais pas fini mon travail j'avais encore des choses à faire des résultats à obtenir des grands projets à mener qui sont passionnants qui sont enthousiasmants donc non c'est vous me seriez le risque quand vous avez fait vos déclarations sur la terre j'imaginais à aucun moment une réaction qui m'appare disproportionnée que ça puisse m'attirer des remontrances y compris au public peut-être mais j'imaginais provoquer une discussion c'est parce qu'il y a eu des précédents certains ministres des déclarations qui avaient fait mais qui n'avaient pas eu de conséquences comme la vôtre c'est-à-dire que le président de la République avait prévu il y a un mois il faut prendre bien d'autres exemples de déclarations y compris extrêmement récentes parce qu'il ne faut pas l'objet du même traitement j'observe aussi que Jérôme Cahuzac a été remercié et salué pour l'ensemble de son travail au service de la République et que ce n'est pas le cas dans le communiqué de presse qui m'a congédiée donc vos critiques au budget ont été seulement un prétexte vous pouvez dire ça pour vous limoger en aucun cas ah un prétexte pour moi oui non pas pour vous pour le gouvernement de vous limoger ils ont utilisé vos critiques au budget comme un prétexte pour vous chasser de gouvernement je ne sais pas si tout a été mesuré dans l'enchaînement des événements qui s'est produit dans la journée de mardi et dans leurs conséquences quand vous dites l'ensemble de Valère pour la gauche et l'écologie ça veut dire qu'on va beaucoup vous entendre à la gauche du parti ou que vous allez continuer de prendre des positions comme ça très marquées contre la politique gouvernementale contre l'orientation que vous dénoncez là aujourd'hui je crois que je dis quelque chose aujourd'hui parce que j'ai aussi ma liberté de parole retrouvée qui sont fortes je n'ai pas de projet précis ou d'idée précise de ce qui va se passer demain ou après demain mais je continue le combat politique oui moi je suis une militante donc je continuerai mon travail de députée et le combat politique autour des idées auxquelles je prends bien sûr vous pourriez vous rapprocher des services bien sûr oui est-ce que quand même vous reconnaissez si vous faites un mea culpa est-ce que vous reconnaissez certaines erreurs vous parliez du bateau bashing on a vu juste des critiques sur votre gestion d'administration sur une certaine méconnaissance des dossiers c'est ce qu'on peut lire est-ce que vous reconnaissez certaines erreurs tout le monde fait des erreurs et tout le monde est perfectible je ne pense pas que ça justifie ce qui s'est passé mardi des campagnes de bashing il y en a eu contre d'autres ministres en particulier des femmes sur le même type de problématiques donc c'est pas c'est pas quelque chose de comment dire de nouveau qui suffirait à expliquer la situation pour un petit peu élever le niveau du débat et de la discussion le sujet c'est pas c'est pas Delphine Bateau c'est pas le destin individuel de Delphine Bateau le sujet c'est l'orientation politique du gouvernement est-ce que la centrale de Fessenheim fermera d'ici le fin 2016 selon vous aujourd'hui par rapport à la promesse est-ce que vous avez fait François Hollande pendant sa campagne ? c'est la volonté en tout cas que j'ai portée réitérée avec énormément d'insistance la promesse en veut moins en moins tenable selon certains spécialistes ça renvoie effectivement à un sujet important je vais pas forcément aborder tous les sujets aujourd'hui oui parce qu'il y a eu une nouvelle méthode qui a été mise en place cette année je veux aussi dire oui je l'ai précisé il y a une nouvelle méthode qui a été le budget est arrêté définitive et qu'il n'y a plus rien à discuter à l'intérieur du gouvernement pardon quand vous faites cette déclaration d'intimation en disant que le budget est mauvais ça veut dire que pour vous il n'y a plus rien à arrêter c'est définitif le budget en fait la lettre de cadrage a déjà été signée par le premier ministre mais quand nous recevons nos lettres de cadrage c'est pour ça que ça renvoie à la question de la collégialité nous recevons les uns et les autres nos lettres de cadrage nous menons les uns et les autres une négociation budgétaire avec le ministre du budget puis avec le premier ministre ou son cabinet pour les sujets qui n'ont pas été réglés il n'y a pas de discussion collective collégiale sur notamment ce que tous les ministres ont découvert samedi c'est à dire l'architecture des équilibres entre les différents ministères donc il n'y a rien à négocier pour vous si par rapport si par rapport par rapport aux investissements d'avenir par rapport à la fiscalité écologique et la demande qu'un problème soit réglé sur le budget de la dette pourquoi vous ne demandez pas rendez-vous au premier ministre il suffit des conseillers vous décortez de demander rendez-vous mais ça s'arrête là vous imaginez il y a d'autres ministres qui ne parlent pas dessus ce que ça n'est plus aussi c'était comment dire une demande suffisamment pressante pour que au moment où cela s'est produit c'est à dire avant la hiérarchie des priorités au sein du projet de loi de finances de l'année 13 entre les différents ministères non l'enjeu l'enjeu par rapport aux investissements d'avenir c'est la part qui sera consacrée à la transition énergétique qui ne peut pas être une part résiduelle ou inférieure je vais pas formuler ça dans ces termes je pense que ce qui fait le lit de l'extrême droite c'est l'absence d'espoir je pense que la politique d'austérité en Europe contribue à faire le lit de l'extrême droite et qu'il y a là assurément un problème majeur mais vous voulez changer de politique ou vous voulez changer de Premier ministre ça c'est une prérogation du Président de la République est-ce que vous pensez que c'est un bon Premier ministre c'est le Président de la République je vais parler du relancement du 6 mai si vous voulez est-ce que vous considérez que le vote l'immojage est une décision machiste comme certains ont dit est-ce qu'on payait pour l'école des hommes qu'il y ait un traitement un traitement particulier réservé aux femmes dans la vie politique ce n'est pas pour moi une découverte mais je ne veux pas réduire ce qui s'est passé mardi à cette seule question parce que je pense que ce serait réducteur par rapport à la réalité des enjeux sous-jacents sur le dossier de la compagnie obligatoire est-ce que vous avez eu à vous opposer le lobby non j'ai eu à refuser un rendez-vous c'est tout concernant le pétrole vous avez eu des directives concernant le déficit du pétrole en guérien dans les gouvernements non vous quelle est votre position parce que les écologiques pouvaient que le gouvernement quelque chose en termes de justice sociale en termes d'amélioration de leurs conditions de vie tous les français comprennent que la situation financière de la France est particulièrement difficile et qu'il faille faire un effort de désendettement mais les français ils ont besoin de perspectives d'avenir ils ont besoin d'espoir c'est pour ça que cette question de l'écologie et de la transformation de notre modèle économique de notre modèle énergétique est aussi importante parce que il y a besoin d'une perspective de transformation sociale est-ce que le débat sur la transition énergétique va être intact dans le débat parce que quand c'est une dimension ça va prendre un coup là je ne sais pas je ne peux pas répondre à cette question est-ce que vous pourriez vous rapprocher d'Europe écologie les verts je vous dis je ne sais pas de quoi demain sera fait ils ont un débat politique actuel je n'excuse pas pardon ils sont un partenaire de la majorité qui comme le parti socialiste un certain nombre de débats de procédures je ne sais pas parce que vous avez un discours très proche d'eux renoncement vous parlez de renoncement vous êtes quasiment dans une opposition de vous ce gouvernement moi je pense qu'il est important dire ce que dit aujourd'hui le cœur de l'électorat socialiste et ce qu'on entend sur le terme est-ce que vous avez dit au président de la république que vous avez eu un échange avec lui le jour de votre immobilier est-ce que comme vous dites aujourd'hui vous avez dit au président de la république non les échanges les échanges que j'ai eu que ce soit avec le président de la république ou avec le premier ministre dans la journée de mardi se sont concentrés sur le fait que je n'allais pas démentir les propos que j'ai tenus que je n'avais pas à abjurer ce que j'avais dit et que je n'avais pas l'intention de démissionner non honnêtement la conversation c'est quand même essentiellement concentré sur cela la question se pose d'ailleurs de savoir pourquoi à partir de mes déclarations de mardi matin qui ne sont pas pas pires que d'autres déclarations soient précédentes soient suivantes j'ai été placée dans cette dans cette situation de devoir soit démentir soit partir et à jour votre réponse la question je pose mais j'ai j'ai répondu déjà tout à l'heure par mon réparti qu'est-ce que vous rapprochez le plus au gouvernement actuel d'avoir pris un virage autoritaire ou d'avoir pris un virage des droits je ne le formulerai pas en ces termes parce que encore une fois je pense qu'il faut toujours se garder de porter des jugements définitifs ça a été sévère dans votre propos liminaire oui mais j'assume ce que j'ai dit il y a un problème sur le fond il y a un problème sur la forme voilà donc je ne le dirai pas dans les termes si vous pensiez que votre tête était menacée à un moment donné via des forces des résistances est-ce que vous vous êtes dit vaut mieux que je parte sur un coup d'éclat plutôt que d'être virée dans une charrette lors d'un remaniement à venir ou peut-être imminent dans l'anonymat non parce que je voulais continuer mon travail non parce que je voulais faire la démonstration lundi 8 juillet prochain que la transition énergétique est en marche dans les territoires donc non ce n'était pas du tout dans mon projet mardi matin après RTL j'ai été avec Peter Altmaier présider la réunion de l'office Franco allemand des énergies renouvelables non je veux dire je n'étais pas du tout dans cette dans cette idée et les ministres dont vous dites qu'ils sont sur la même longueur donc que vous ils se sentent bridés ils se sentent intensifs au mort de trou je ne peux pas parler à leur place on m'a demandé vous d'en parler on a une conviction non je ne suis pas non plus leur porte parole non mais ils n'ont pas de leur parler ils ont pu vous faire partager leur un conseiller a dit sur le mort de trou depuis que le bateau a été diré j'ai dit que je pense que c'est aussi un message qui leur est adressé la parole vous paraît moins libre dans ce gouvernement à l'heure oui j'ai dit il y a il y a il y a moins de débats politiques pas seulement sur les arbitrages et les décisions à prendre dans chaque secteur mais par rapport à la situation politique qu'est-ce que vous vous leur demandez sur Paris de parler à leurs directeurs de continuer ce débat là eux aussi à mes collègues les anciens collègues j'ai l'agent Jean-Marc Ayrault pour être parfaitement clair j'ai estimé qu'il fallait qu'il y ait des signaux forts à défaut que ces arbitrages soient remis en cause qu'il y ait des signaux forts sur les investissements d'avenir et sur la fiscalité écologique c'est d'ailleurs ce que j'ai demandé mais vous avez essayé de faire remettre en plus ces arbitrages sur l'ADN oui vous retenez sur ces sous-titres c'est quoi les signaux forts précisément c'est quel investissement auquel vous portiez ah en termes de contenu oui oh là là j'en ai une liste longue comme bras c'est quoi c'est quoi c'est quoi les deux grandes priorités c'est la solidité énergétique et la réduction de la consommation d'énergie avec un objectif qui fait débat sur la division par deux de la consommation d'énergie à l'horizon 2050 et puis ce sont les énergies renouvelables et tout ce qui doit les accompagner notamment le stockage de l'énergie pour revenir sur ce question perdent du possible c'est le ministère de l'avenir c'est parce que ça démontre c'est parce que ça démontre un petit rapport c'est un petit peu le déplacement de l'économie de l'autre à chaque fois ce sont sur des questions qui heurtent la politique économique qui heurtent la politique de l'économie mais même dans le monde économique pour dire la réalité les choses sont contrastées parce qu'il y a des forces économiques qui ont intérêt à la transition énergétique et à la transition écologique qui ne se font pas suffisamment entendre en tout cas moins que d'autres c'est dommage est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que le slogan le changement c'est maintenant est un peu moins vrai moi encore une fois je je renonce pas aux idées pour lesquelles je me bats donc quand je dis il faut il faut reprendre la main du changement ça veut dire que il faut pas rester les bras ballants à considérer que les choses sont pliées non non donc vous pensez pas on est au bout d'un peu plus d'un an du quinquennat tout n'est pas joué tout n'est pas décidé ce n'est pas vrai il va y avoir il y a eu un certain nombre d'élections partielles il va y avoir des élections il y a notamment l'échéance des européennes il va y avoir un renouvellement de la commission européenne non j'ai déjà dit il y a beaucoup de non mais il y a beaucoup de choses qu'on pourra aborder pour l'instant je ne suis pas députée il y aura des débats je pense dans la majorité et après une fois que les débats ont lieu il y a une solidarité collective et la solidarité collective elle est possible quand le débat collectif a lieu c'est uniquement votre budget que vous critiquiez parce que vous avez peut-être regardé aussi ce budget d'un ancien collègue ministre il y a aussi des choses que vous trouvez je ne peux pas m'exprimer à la place des autres membres du gouvernement sur leur budget respectif quand le ministère de l'écologie a fait une écolerie sur le truc de pétrole qu'est-ce que vous vous dites des trois ranges vous savez ce que vous avez pensé à ce moment on était au début du quinquennat j'ai pensé d'abord l'immensité de la tâche et des choses à engager et la possibilité de le faire qui m'était aimée de le faire
Delphine Batho