Pouvoir d'achat : «Si vous ne vous mobilisez pas, il ne se passera rien», l'appel de Nicolas Dupont-Aignan aux Français
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous redoutez une explosion sociale de type gilet jaune dans les prochaines semaines ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Est-ce que tous les ingrédients ne sont pas réunis dans la marmite France aujourd'hui qui est sur le point de bouillir ?
- 5:44OuverteRéponse directe
Un mot des retraités, Nicolas Dupont-Aignan, ils sont absolument furieux. Ils pourraient être mis à contribution pour trouver 30 milliards d'économies, selon M. Lecornu, désindexer les retraites de l'inflation, supprimer l'abattement fiscal de 10%. Est-ce que vous êtes scandalisé que l'État demande cet effort-là aux retraités ?
- 7:04OuverteRéponse directe
Donc vous êtes d'accord quand même sur le fait que ce ne soit pas aux jeunes générations de porter seul le poids de l'endettement du pays ?
- 9:56OuverteRéponse directe
Pour un mot de votre capital de 10 000 euros par nouveau-né que vous proposez ce matin, c'est en réalité pour les retraites ou pour renoncer à la natalité ?
- 11:02RelanceRéponse directe
Est-ce que vous croyez qu'on peut se retrouver seul face à la concurrence mondiale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueChiffre
« C'est-à-dire, au moment où il y a une explosion des prix du carburant, compensé par une baisse transitoire des taxes, qui ne ruinerait pas le budget et qui éviterait l'étranglement de pouvoir d'achat, mais aussi de compétitivité. »
- 1:27Invité politiqueChiffre
« C'était 8 milliards pour la remise de 18 centimes en 2022. »
- 1:35Invité politiqueChiffre
« il va perdre 30 milliards de recettes fiscales. »
- 2:15Invité politiqueFait
« On supprime la TVA sur la taxe. »
- 2:21Invité politiqueFait
« On supprime la contribution carbone. »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« Il va donner 12 milliards pour les éoliennes qui coûtent une fortune. »
- 3:21Invité politiqueChiffre
« Et puis, les milliards donnés à l'Ukraine en pure perte. »
- 3:23Invité politiqueChiffre
« Et puis, les milliards de fausses cartes vitales. »
- 5:31Invité politiqueChiffre
« L'immigration, ça coûte des dizaines de milliards. »
- 6:26Invité politiqueChiffre
« Ces sommes qui sont en cause, c'est 6 milliards pour la désindexation et 6 milliards pour l'abattement de 10%. »
- 8:00Invité politiqueChiffre
« Ça coûte 6 milliards par an. »
- 8:51Invité politiqueChiffre
« Est-ce que vous savez quand même qu'il y a 20 milliards de dépenses, de fausses cartes vitales ? »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- Présentateur15 %
- ?10 %
≈ 69,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe 1.
La
grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
Et
notre invitée ce matin dans la grande interview C News et Europe 1, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour à vous, bienvenue.
Bonjour Laurence Ferrari.
Bonjour
à vous, la France est candidat à l'élection présidentielle. La grogne monte, vous le savez, dans toutes les professions en France, en raison du prix des carburants, de la vie chère. Hier, le dépôt pétroli de fausses chumères était bloqué, aujourd'hui c'est frontignant. Est-ce que vous redoutez, vous, une explosion sociale de type gilet jaune dans les prochaines semaines, en raison, encore une fois, de ces prix délivrés
? Oui,
bien sûr, mais c'est
incroyable
ce qui se passe, parce que ça fait quand même des mois,
vous
m'aviez reçu il
y
a quelques mois, que je demande
que
le gouvernement ouvre les yeux et fasse
quelque
chose d'extravagant, ce qu'ont fait quasiment tous les gouvernements européens.
Baisser les taxes.
C'est-à-dire, au moment où il y a une explosion des prix du carburant, compensé par une baisse transitoire des taxes, qui ne ruinerait pas le budget et qui éviterait l'étranglement de pouvoir d'achat, mais aussi de compétitivité. Car quand vous avez en Espagne,
en
Espagne, le gazole à 1,80 et qu'il est à 2,30, 2,60, j'ai vu encore hier, c'est la compétitivité du pays, donc la croissance qui est bloquée. Et vous avez vu les chiffres de la croissance ? Ça veut dire que le gouvernement,
pour
ne pas dépenser 4-5 milliards il y a quelques mois... C'était 8 milliards pour la remise de 18 centimes en 2022. Oui, mais attendez, sur un an, disons, déjà un premier geste de 4-5 milliards,
il
va perdre 30 milliards de recettes fiscales. Donc
c'est perdant,
perdant. Donc ce sont des incompétents,
mais
c'est incroyable de voir ça. Tous les pays d'Europe ont fait un geste pour soutenir leur compétitivité et leur croissance, et la France a appuyé sur le frein, étranglant ceux qui travaillent, toujours les mêmes, qui bossent avec leurs voitures.
Comme
il y
a
la même chose sur l'électricité, alors qu'on pourrait baisser de moitié le prix, j'expliquerai comment. Comme il y
a
la même chose sur le gaz, avec cette guerre absurde en Ukraine, eh bien, c'est l'économie française qui est paralysée. Donc c
'est
urgent de baisser. Et j'ai fait des propositions très simples. On supprime
la
TVA sur la taxe. Vous savez qu'on est un des seuls pays qui taxent la taxe. C'est quand même pas mal.
Vous êtes nombreux à le proposer. Oui,
on supprime la contribution carbone.
C
'est 15 centimes de plus. On pourrait baisser de 30 à 40 centimes sans mettre en péril les finances du pays. Pas du tout. Et on pourrait faire des économies ailleurs.
Parce
que ce qui est quand même incroyable, c'est que le gouvernement refuse ce geste aux Français. Mais ça ne l'a pas empêché de donner 5 milliards de plus à l'Union Européenne. Ça ne
l
'a pas empêché de donner cette année. Il va donner 12 milliards pour les éoliennes qui coûtent une fortune.
Le
renouvelable. Il va donner...
Qui évitera
notre dépendance aux énergies fossiles ?
Non, qui va nous coûter 3 à 4 fois plus cher que notre électricité nucléaire.
Mais qui réduit notre
dépendance aux énergies
fossiles, M. Le Corrient. Mais à quoi ça sert ?
Puisqu'on a le nucléaire qui
est beaucoup moins cher. On est complètement
dépendant du pétrole, vous le voyez bien.
Mais il faut justement le nucléaire qui ne coûte pas cher.
C
'est complètement absurde de lancer des programmes d'énergie renouvelable qui coûtent une fortune à la France alors qu'on a une électricité pas chère. Mais ça,
on
le fait parce qu'on veut obéir à Bruxelles. Et puis, les milliards donnés à l'Ukraine en pure perte. Et puis, les milliards de fausses cartes vitales. Alors, quand on nous dit qu
'il
n
'y a
pas d'argent,
c
'est scandaleux et faux. Faux. Donc, il y
a
de l'argent. Simplement, il faut choisir.
Ma question, c
'est
est-ce que vous redoutez un phénomène gilet jaune ? Est-ce que tous les ingrédients ne sont pas réunis dans la marmite France aujourd'hui qui est sur le point de bouillir
? Je vais vous dire, est-ce que ce n
'est
pas la seule solution
? Vous
vous encouragez ? Mais je dis simplement que quand on a un pouvoir sourd et aveugle, à la fin,
il
y a quoi qui reste ? Je ne le souhaite pas parce que je souhaite la démocratie. Mais je dis aux Français, si vous ne
vous
mobilisez pas, il ne
se
passera rien. Vous allez crever la bouche ouverte. On
ne peut pas attendre l
'élection présidentielle de 2023, vous nous dites. C'est trop tard. Mais les gens ne peuvent pas les travailler. Entre faire le plein et nourrir ses enfants,
on
fait comment ? Je crois que le milieu parisien qui nous gouverne, à Bercy, dans les ministères, la plupart n
'ont
pas de voiture, ils ne savent même pas
ce
que c'est que remplir son plein d'essence. Non mais ils ne savent pas, je vous assure. Ils ne
se
rendent absolument pas compte de ce que c'est.
Peut-être quelques-uns les
privilégiés, mais la plupart
des employés des
ministères ont des salaires tout à fait
médiants.
Oui, mais je pense qu'ils ont des transports en commun. Mais vous allez dans la Creuse, vous allez dans Savoie, vous allez dans Finistère, vous allez dans les Dom-Tom. Si vous n'avez pas de voiture pour aller bosser, vous faites comment ? Il n
'y a
pas des métros à la porte de chaque Français
?
Non mais il faut revenir sur Terre. Compétitivité, baisse des carburants, baisse des taxes, relance de la croissance, avant qu'on rentre en récession, parce qu'en fait on est quasiment en récession.
On
n
'y
est pas déjà en récession ? L
'INSEE
nous dit que non, mais on l'est. Et si on est en récession, on va perdre encore plus de recettes fiscales, on va alimenter encore plus la dette, on va avoir des taux d'intérêt qui augmentent. Donc il faut d'urgence changer de politique. Et on peut le faire. Mais pour ça, je vais vous dire.
Qu'est-ce qu'il faut ?
Il faut arrêter
de
nourrir
la
politique menée. Parce qu'en fait, si vous réfléchissez, pourquoi ils sont paralysés ?
Pourquoi
le corps nu est tétanisé
?
Parce qu'en fait, Macron et sa bande
ne
veulent pas reconnaître que les dépenses qu'ils font ne sont pas bonnes pour la France. L'immigration, ça coûte des dizaines de milliards. Ils ne veulent pas toucher à l'immigration. Les agences d'État, ils ne veulent pas toucher aux agences d'État. Voilà. Donc, des économies, une partie des économies pour réduire la dette, le déficit, et une partie pour alléger la taxe.
Un mot des retraités, Nicolas Dupont-Aignan, ils sont absolument furieux. Ils pourraient être mis à contribution pour trouver 30 milliards d'économies, selon M. Lecornu, désindexer les retraites de l'inflation, supprimer l'abattement fiscal de 10%. Est-ce que vous êtes scandalisé que l'État demande cet effort-là aux retraités ? M. Lecornu nous
dit,
finalement, que ce
n
'est pas absurde que ce
ne
soient pas seulement les actifs
qui
portent le prix du vieillissement de la population.
Mais c'est scandaleux, parce que d'abord, c
'est
la rupture d'un contrat moral et d'une loi, la loi de 93 d'Édouard Balladur, qui garantit l'indexation sur les prix. Si on n'indexe pas sur les prix les pensions de retraite,
en
quelques années, vous plongez des millions de Français dans la misère. Dans la misère. Ces Français, ils ont travaillé, ils ont cotisé toute leur vie.
Et
ces sommes qui sont en cause, c'est 6 milliards pour la désindexation et 6 milliards pour l'abattement de 10%. 12 milliards, et bien là aussi,
j
'ai 60 milliards d'économies que je vous ai citées. L'Ukraine, l'Union Européenne, les fausses cartes vitales, l'aide aux énergies renouvelables, c'est quand même beaucoup. Donc pourquoi on ne fait pas le ménage dans les gaspillages pour honorer un contrat moral ? Et je vais vous dire une chose. S'il y a désindexation des pensions de retraite,
c
'est tout l'édifice de la répartition qui s'effondre parce que plus personne n'aura confiance dans l'État.
C
'est pourquoi d'ailleurs,
parce
qu'il y a un problème de génération, de démographie, on le voit bien, je
proposerai... Donc
vous êtes d
'accord quand même sur le fait que ce ne soit pas aux jeunes générations de porter seul le poids de l'endettement du pays
?
C'est l'activité économique, la relance de l'activité par
la
réindustrialisation du pays qui portera notre système social. Mais je propose autre chose, que je vais proposer pendant la présidentielle, et ce sera une de mes propositions phares.
Alors,
je propose qu'à chaque nouveau-né français,
l
'État donne un capital de 10 000 euros. 10 000 euros sur un compte épargne ? Livret.
Un
livret. Un livret retraite
qui
sera gelé jusqu'à l'âge de 60 ans.
D
'accord ? Qui sera regroupé dans un fonds de capitalisation public à la norvégienne.
Et
à 60 ans, ainsi, chaque jeune français saura qu'il aura un minimum retraite. Ça sera un minimum retraite, mais il aura un minimum retraite par capitalisation, un socle.
Et
qui sera complété par la répartition. Ça, c'est une mesure révolutionnaire. Alors vous allez me dire, ça coûte, ça coûte, ça coûte. Ça coûte 6 milliards par an.
6,7 milliards.
6,7 milliards.
Voilà,
6 milliards par an. 6 milliards, c'est la moitié de ce qu
'on
donne à l'Union Européenne. Comme je supprime la contribution à l'Union Européenne, je donne la moitié pour donner aux nouvelles générations une assurance retraite, pour créer un fonds de capitalisation qui va investir dans les meilleures entreprises françaises,
pour,
si vous voulez aussi, remettre de la confiance. Parce que si on ne remet pas de la confiance, on n'y arrivera pas. Et aujourd'hui, il n
'y
a plus aucune confiance des Français dans leurs dirigeants.
Vous comparez ça au fonds norvégien, qui est alimenté, lui, vous salvez, par
la rente
pétrolière. Et nous, ce serait donc par la rente de la dette. C
'est comme ça qu'on financerait ce fonds. Non, par les
recettes qu'on aura. Hypothétiques. Non, pas hypothétiques. Mais écoutez, j'ai écrit un livre où va le pognon avant le dernier,
où
j'avais détaillé 100 milliards d'économies. Je les maintiens, ces 100 milliards. Est-ce que vous savez quand même qu'il y
a
20 milliards de dépenses, de fausses cartes vitales, des millions de fausses cartes vitales ?
Depuis le temps qu'on en parle, on n'y trouve pas. Et pourquoi on ne les trouve pas ? Mais je vais vous dire pourquoi
on ne le trouve pas.
Parce qu'on ne veut pas toucher à l
'immigration.
Parce qu'on sait que c
'est
des fausses cartes d'immigration. Est-ce que vous savez qu'il y
a
un milliard donné à des retraités qui sont morts et qui vivent à l'étranger et qui sont morts depuis longtemps ? Un milliard ?
Depuis le temps, vous pensez
que ça n'a pas été vérifié, ça ?
Mais rien n'a changé. Est-ce que vous savez qu'on a engagé la France pour 40 milliards en Ukraine ? 40 milliards
?
Donc c'est tellement facile de faire les poches des automobilistes et des retraités, des vaches à lait du régime. Parce qu'en fait ce régime ne veut pas remettre en cause ces choix fondamentaux qui sont un choix immigrationniste, un choix de transition énergétique ridicule qui ne marche pas, un choix européen.
C
'est pour ça que je suis candidat à la présidentielle, c'est pas pour faire le malin. C'est parce que si on ne change pas
cette
prison
qui
est devenue l'Union Européenne, si on reste soumis à ces règles, on ne réglera pas les problèmes des Français. Pour
un mot de votre capital de 10 000 euros par nouveau-né que vous proposez ce matin, c'est en réalité pour les retraites ou pour renoncer à la natalité ? Les trois. On ne
comprend
pas. Les deux. Les trois, mon capitaine. Les deux. Les trois. Les trois, c'est quoi le troisième alors
? Les trois.
D
'abord, on garantit une retraite minimum
à
nos jeunes qui vont reprendre confiance. Deux, on alimente un fonds souverain
qui
va pouvoir investir dans nos entreprises les meilleures. Et trois, on favorise la natalité.
C
'est gagnant à tous les coups. Et je préfère donner 6 milliards pour donner confiance aux Français
que
pour alimenter les bureaucrates de Bruxelles qui nous volent cet argent et qui le donnent à nos concurrents pour délocaliser nos usines. Parce que c'est ça qui se passe. Vous savez où va l'argent qu'on donne à Bruxelles ? Il va à la Pologne, à la Roumanie, à tous ces pays qui ensuite subventionnent les entreprises françaises qui délocalisent. C'est ahurissant. Je veux aussi qu'on divise le prix de l'électricité par deux. C'est possible si on sort du marché européen. Puisqu'on a des centrales nucléaires qui produisent à bas coût. Pourquoi on ne le fait pas ? On remet tout en cause. Donc on sort de l'Union. On sort de
l'Union
européenne. On la
reconstruit. On se retrouve seul face à la concurrence mondiale. Est-ce que vous
croyez ? On est plus fort que tous les autres. Non, on n'est pas plus fort, mais on est libre.
Quand
le général de Gaulle a reconstruit la France, il y avait une Europe qui était la bonne.
Il
y avait des frontières, notre monnaie, notre budget, nos lois nationales. Et on coopérait et on a eu la phase de prospérité.
Mais on n'avait
pas une dette au niveau à laquelle
il est aujourd'hui. Un pays qui ne maîtrise pas ses
finances ne maîtrise pas son destin,
M. Dupont
-Aignan. Vous avez
raison. Et c'est pourquoi il faut sortir. Parce que vous avez vu qu'hier, le Parlement européen vient de voter une nouvelle taxe carbone.
Parce
que vous avez vu que si on reste dans l'Union européenne, parce que moi je pose la question, si on reste, qu'est-ce qui va se passer ? La mort par étouffement.
L
'élargissement à l'Ukraine et aux Balkans. Ça va nous coûter combien à nous, Français ? Le Mercosur qui ruine nos agriculteurs. Le contrôle numérique et la censure généralisée. Et la fin de la démocratie. Il faut que les Français voient bien
que
je serai le seul candidat
qui
va poser la question
de
l'Union européenne. Pas de revenir tout seul, mais de reconstruire une Europe des nations libres. On travaille ensemble, mais on est libre de notre politique. Et là, vous allez voir qu'on va résoudre les problèmes de baisse de prix de l'électricité, qu'on va régler les problèmes de dette, parce qu'on pourra relocaliser des usines.
Mais
si on ne relocalise pas des usines, on ne réglera jamais le problème de la dette.
Il
faut régler le coût du travail aussi en France. Et vous vous dites qu
'il
faut sortir de
l
'Union européenne. Les Français sont attachés à l'Union européenne. Ils sont très conscients de ces failles. Ils en sont parfois mécontents. Mais ils disent à 55%, on veut rester dans l'Union européenne.
Et il y
en
a quand même 45% qui veulent partir. Sans doute.
Mais c'est une majorité qui veulent rester.
Écoutez, attendons de voir le résultat de l'élection. J'ai 7 mois pour les convaincre. Vous vous souvenez du référendum de 2005 ? Très bien. J'ai commencé la campagne, on nous disait, oh, vous êtes à 25%. On a gagné. Je vais, et c
'est ma mission... Vous avez vu ce qu'on en a
fait du référendum.
Il a été violé, il a été bafoué.
Je serai
le
porte-parole des millions de Français qui aujourd'hui n'ont pas de candidat qui veut sortir de l'Union européenne pour reconstruire une nation libre, qui coopère avec ses voisins. Je ne suis pas pour partir au milieu de
l
'Atlantique. Je suis pour qu'on retrouve les leviers du pouvoir de manière à résoudre les problèmes des Français. La grande différence avec les autres candidats, vous savez laquelle c'est ? Allez-y. Ils veulent tous des choses très bien.
La
plupart, ce sont
des gens sincères. C'est d'accord avec M. Retailleau, par exemple. Ce sont des gens sincères. Mme Le Pen, M. Retailleau, ce sont des
gens sincères. Simplement, ils ne le pourront pas. Moi, la différence, c
'est que...
Parce
qu'ils veulent rester dans l'Union européenne. Parce
qu'ils acceptent d'être, en fait, le gouverneur d'une colonie.
Moi,
je veux être président de la République française souveraine.
Et
je veux échapper à cette broyeuse, comme le dit Philippe de Villiers, fréquemment sur votre antenne. Et il
y
a un moment, mon rôle, ma mission, c'est de dire aux Français, voilà, il va falloir choisir. Vous n'allez pas rester étouffés.
Et
on va reconstruire quelque chose de bien. Je remarque d'ailleurs qu'on va le reconstruire avec les autres peuples. Ça ne va pas être la France toute seule. Parce que les Allemands veulent partir. Les Italiens n'en peuvent plus. Beaucoup de pays en Europe ne supportent plus Mme van der Leyen. Vous croyez qu'on va obéir à Mme van der Leyen éternellement comme ça ? Qui nous précipite maintenant vers la guerre
? En
quoi ? En Ukraine. Bientôt, ce sont nos enfants qui seront envoyés là-bas.
Moi,
je ne veux pas de ça. Je veux la paix en Ukraine. Parce que la paix en Ukraine, c'est la condition de la prospérité de la France, de l'Allemagne et de l'Italie.
S
'il
n
'y a pas la paix en Ukraine, nous serons broyés par les États-Unis et la Chine.
La paix en Ukraine, c'est-à-dire céder à la Russie. Pas
céder à la Russie. La paix, c'est la démilitarisation de l'Ukraine. C'est un référendum sur le Donbass. C'est l'ONU qui protège les centrales nucléaires ukrainiennes. C'est arrêter le massacre et arrêter de ruiner la France. Parce qu'aujourd'hui, ce sont les retraités, les automobilistes qui payent les armements pour M. Zelensky.
Et vous pensez que M. Poutine veut s'arrêter
?
Je pense que M. Trump et
M. Poutine, si les Européens
saisissaient la chance, vous savez, la Russie
a
besoin de la paix aussi. Elle n'est pas en si bonne forme. Et ce conflit est abominable. Ce conflit est en train de ruiner l'Europe. Alors je serais le seul à le dire, parce qu'ils ont tous peur, les dirigeants politiques. Ça ne fait pas bien vis-à-vis des médias, vis-à-vis de ceci. Mais les Français, ils ont très bien compris
qu
'ils sont en train d'être appauvris parce qu'on donne notre argent là-bas.
Vous
êtes à votre quatrième candidature à l'élection présidentielle. Si vous avez les parrainages, vous en avez tout d'ailleurs sur
la collecte des parrainages. Ça avance bien et j
'appelle les maires à me parrainer pour
qu'il y ait une voie
différente.
C
'est
difficile
? C'est difficile. Bien sûr,
c
'est difficile. De
plus en
plus difficile. Toujours difficile. Pourquoi
?
C'est la vie.
C
'est verrouillé ?
C'est verrouillé. Mais moi
j'ai confiance. Vous savez,
je
fais ça avec sincérité
et
cohérence. Parce que je veux sauver mon pays.
Et
on ne sauvera pas nos pays en étant dépendants.
En
étant irresponsables.
Parce
que quand même, M. Macron qui nous vantait l'Europe, on est en faillite et on va vers la guerre. Bravo. Ce n
'est
pas ça l'Europe. Il y
a
une très belle Europe qu'on peut construire. C'est une Europe des identités, des peuples, des nations libres. Et la France a besoin de retrouver sa dignité de peuple libre. Alors je sais que c'est difficile de tenir ce message quand toute la classe politique s'est écrasée. Toute la classe politique est soumise à Mme von der Leyen parce qu'ils se disent que ce n
'est
pas populaire de dire ça. Plus personne ne veut sortir de l'Union. C'est sûr. Marine Le Pen y compris. Mais
ils ne se rendent pas compte que
rester,
c
'est s'interdire de résoudre les problèmes des Français. Et de plus en plus de Français vont comprendre dans les années à venir. Et vous verrez ce que je vous dis. Et c'est pourquoi je crois à ma candidature. Parce que je vais réveiller les Français.
Et
vous leur dites debout la France. En 2022, vous aviez appelé à voter Marine Le Pen au second tour. Vos idées sur les retraites, le carburant, à peu près les siennes
hors
Union Européenne. Qu'est-ce qui justifie que vous ne la rejoignez pas là tout de suite au premier
tour ? Mais je viens de vous l'expliquer. Mais
je viens de vous l'expliquer. Est-ce que les Français ont le droit d'avoir le choix ? Est-ce que les 55% de Français qui ont voté non à l'Union Européenne,
en
2005, ont le droit d'avoir un candidat ? Et plus il y
aura
des millions de Français qui voteront pour moi, plus la France sera libre. Et nous pourrons changer les choses. Sinon, nous serons une colonie.
Et
je vous assure que le coup d'État fédéral que veut faire M. Macron, il est proche, très proche.
L
'instant de vérité va venir. Mon devoir d'homme politique, ce n
'est
pas de faire comme tous les autres. Ce n
'est
pas de dire, allez, on va mentir aux Français. Moi, je ne
veux
pas mentir aux Français. Je le considère comme un peuple adulte.
Et
je suis certain qu'il
y a
des millions d'abstentionnistes qui ne votent plus. Parce que justement, il n
'y
a personne qui leur propose un programme exigeant. Parce que pour moi, reprendre notre liberté, c'est une exigence. C'est bien gérer nos comptes. C'est réindustrialiser. C'est reconstruire une Europe. Ce n
'est
pas aller à Cuba.
Ce
n
'est
pas ça mon programme. Nicolas Dupont-Aignan, un second tour, RN et LFI. Pour vous, qu'est-ce que ça représente ? On sait quel choix vous
feriez, vous nous l'avez dit. Mais est-ce que LFI
est un
danger pour la République ou pas
? Attendez.
Est
-ce qu'on peut, à 7 mois du premier tour, laisser aux Français le choix de celui ou de celle qu'ils mettront au second ? Parce que sinon, on supprime le premier tour. On
peut
regarder aussi les grandes tendances des
élections
de vote
et se dire, bon, il y a deux grandes dynamiques. Et moi, je vous pose
une question sur la dynamique de la France insoumise. Est-ce qu'elle vous inquiète ? Moi,
la France insoumise a tellement de temps de parole, et j'en ai tellement peu, que
je vais parler de moi. Elle a des députés.
Elle a des
députés. Et oui,
mais c'est la vie. Et nous sommes
soumis au temps de parole. Oui, je sais. Avec l'ARCOM. Et moi, je veux que les Français décident en liberté. Et je leur dis, le vote utile, ça ne vous a pas réussi depuis 30 ans. Le vote utile, ça ne vous a pas réussi. Alors, tentez de réfléchir par vous-même. Et ce n
'est
pas aux médias, aux sondeurs, de sélectionner les vainqueurs.
J'entends.
Mais vous ne
m
'avez pas
répondu. C
'est un danger pour vous.
Mais bien sûr, c'est un
danger.
Je
n
'ai
pas besoin de vous le dire.
Mais ce
qui est un danger, je vais vous dire, c'est de transformer la France en colonie et d'élire un gouverneur. Je veux élire un président.
Vous dites dans votre livre, 2027, la liberté ou la mort. Vous voulez nous faire peur ?
Je ne
veux
pas vous faire peur. Je regarde la vérité. Je regarde ce qui est en train de se produire. et je ne supporte pas que mon pays soit colonisé économiquement, culturellement, religieusement. C'est un pays qui devient une colonie. Et je ne veux pas élire un gouverneur d'une colonie. Ça ne m'intéresse pas. Je n
'ai
pas fait de la politique pendant 30 ans pour voir mon pays. J'ai commencé avec Philippe Séguin. Je suis gaulliste. Je ne peux pas supporter de voir la classe politique accepter cela.
Henri Fertet, c'est le nom de ce jeune résistant de 16 ans qui a été fusillé. C'est son nom que portera la première promotion du service national pour Emmanuel Macron.
Ça vous va ?
C
'est un bel hommage à la jeunesse de France.
Et cette jeunesse qui est morte pour la France,
elle
est morte pour une France libre.
Pas
pour une France soumise.
Nicolas Dupont-Aignan était notre invité. Merci à
vous.
Sur ces news d'Europe 1. Bonne journée à vous.
Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci Laurence Ferrari. À suivre sur Europe 1 vos signatures du mercredi. À tout de suite.
Sous
-titrage
Société
Radio
-Canada
Nicolas Dupont-Aignan