Le risque de ruptures dans notre système énergétique était prévisible depuis des années.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00François-Xavier BellamyFait
« Il faut mettre toutes les mesures possibles sur la table. Ça fait pas seulement des semaines, ça fait des années que les régulateurs alertent sur le fait que nous allons vers des pénuries d'énergie sur la plaque européenne. »
- 0:30François-Xavier BellamyFait
« La guerre en Ukraine ne fait qu'accélérer un processus qui était parfaitement prévisible. »
- 1:00François-Xavier BellamyFait
« Pour ma part, je l'ai dit au Parlement européen il y a maintenant déjà deux ans, parce que ça fait des années que tous les pays d'Europe de l'Ouest en particulier, sont en train de baisser leur production d'électricité pilotables. »
- 2:00François-Xavier BellamyFait
« La fermeture de Fessenheim a été, restera un élément catastrophique du bilan d'Emmanuel Macron, qui a poursuivi la politique de François Hollande. »
- 3:00François-Xavier BellamyFait
« Pendant dix ans on ne s'est pas préoccupés de produire d'autres énergies, on ne s'est pas préoccupés de produire notre électricité. »
- 4:00François-Xavier BellamyFait
« EDF a été victime d'une sorte d'impôt arbitraire à travers l'augmentation du plafond de l'ARENH. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il faut mettre toutes les mesures possibles sur la table. Ça fait pas seulement des semaines, ça fait des années que les régulateurs alertent sur le fait que nous allons vers des pénuries d'énergie sur la plaque européenne. Et ce n'est pas seulement à cause de la guerre en Ukraine, c'est important que les auditeurs le comprennent.
La guerre en Ukraine ne fait qu'accélérer un processus qui était parfaitement prévisible. Pour ma part, je l'ai dit au Parlement européen il y a maintenant déjà deux ans, parce que ça fait des années que tous les pays d'Europe de l'Ouest en particulier, sont en train de baisser leur production d'électricité pilotables, de baisser leur capacité de produire leur propre énergie, notamment dans le contexte de la décarbonation, alors que les besoins augmentent. Alors certains pour de très bonnes raisons, par exemple quand il s'agit de sortir du charbon, puis d'autres pour de moins bonnes raisons... - Il faut quand même décarboner.
Il faut quand même décarboner, vous êtes d'accord avec ça. - Bien sûr, mais comment est-ce qu'on va décarboner, c'est à dire comment est ce qu'on va électrifier, par exemple, beaucoup d'usages, quand on ferme simultanément des centrales nucléaires ? C'est le cas en Allemagne, c'est le cas en Belgique, ça a été le cas aussi en France.
Aujourd'hui, la centrale de Fessenheim, elle, nous manque déjà maintenant. Donc inutile de pleurer sur le lait renversé. Maintenant, ce qui compte, c'est de reconstruire. - La donne a quand même changé depuis ce printemps, François-Xavier Bellamy. - Mais non !
C'était prévisible, encore une fois, L'Ukraine, c'est une accélération de l'histoire. Mais la vérité, c'est qu'on savait parfaitement que des pénuries allaient se produire. Et la fermeture de Fessenheim a été, restera un élément catastrophique du bilan d'Emmanuel Macron, qui a poursuivi la politique de François Hollande.
Pendant dix ans on ne s'est pas préoccupés de produire d'autres énergies, on ne s'est pas préoccupés de produire notre électricité. - Personne ne disait en janvier "on n'aura pas de gaz l'hiver prochain". - Pas de gaz, non, mais encore une fois, Marie Bellan l'a dit à l'instant, le sujet c'est comment est ce qu'on sort du gaz, de toute façon ; ça, c'est une donnée qui est sur la table déjà depuis longtemps.
Et pour en sortir, il faut plus d'électricité. Or, on s'est mis à produire moins d'électricité, donc il y a quelque chose qui ne colle pas. Et d'ailleurs, c'est l'occasion de dire...
J'écoutais avec beaucoup d'intérêt votre chronique. Vous parliez de ponctionner les entreprises qui produisent de l'énergie. Il faut rappeler qu'EDF a été victime d'une sorte d'impôt arbitraire à travers l'augmentation du plafond de l'ARENH C'est un peu technique, mais fondamentalement, dans les semaines passées, l'Etat a prélevé dans les comptes d'EDF plusieurs milliards d'euros, de manière complètement, encore une fois unilatérale, sans aucune concertation avec la Commission européenne que pourtant le gouvernement aurait dû consulter.
Et donc on voit bien au fond que cette politique à la petite semaine nous met dans la situation de grande tension où nous nous trouvons aujourd'hui. - Est-ce qu'il faut préparer les esprits à du rationnement ou à des coupures temporaires l'hiver prochain ? - Il faut d'abord tout faire pour l'éviter.
E ttout faire pour l'éviter, ça voudrait dire se mettre aujourd'hui autour de la table, ce que malheureusement nous ne faisons pas assez. Je vois la différence de situation avec d'autres pays européens. En Allemagne, par exemple, ils se préparent dès maintenant à économiser le maximum d'énergie.
Aujourd'hui, nous sommes en train de brûler du gaz parce que nous n'avons, à cause de l'indisponibilité d'une partie du parc nucléaire, pas assez d'électricité. Nous sommes en train de brûler du gaz pour faire de l'électricité, alors que nous n'avons pas commencé de diminuer notre consommation. Il faut tout faire pour économiser de l'énergie. - On est en retard de ce point de vue-là, En France ?
On est en retard et le problème, c'est que le gaz qu'on brûle maintenant, on ne l'aura plus dans quelques mois pour pouvoir faire face à des situations de pénurie potentielle.
François-Xavier Bellamy