Matthieu Valet : "Arrêtons de faire croire que les Français sont des feignants !" (Europe 1)
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Questions et réponses
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- 0:10OuverteRéponse directe
Ensemble, nous allons parler de l'avenir du gouvernement de François Bayrou, de la stratégie de sécurité de Bruno Retailleau, de cet accord entre l'Union Européenne et les Etats-Unis sur les droits de douane.
- 1:48RelanceRéponse partielle
Vous ne croyez pas cette argumentation ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Vous aussi vous pensez que le macronisme n'a été qu'une parenthèse dans la vie politique française ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Et dans cette course-là, justement, est-ce que Bruno Retailleau se lancera et sera l'incarnation pour la droite ?
- 6:39OuverteRéponse directe
Vous parlez de ces violences dans les villes moyennes françaises que l'on appréciait pour leur calme jusqu'à maintenant. Et c'est vrai que le week-end dernier, on a assisté à des émeutes.
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Est-ce que c'est le genre de projet de loi qui pourrait rassembler de la droite jusqu'à la gauche pour permettre aux municipalités de reprendre la main sur ces violences et cette délinquance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Je pense surtout qu'Emmanuel Macron doit arrêter de fricoter dangereusement avec les islamistes. »
- 0:35Invité politiqueFait
« Reconnaître aujourd'hui un état Palestine, c'est reconnaître un état Hamas. »
- 0:52Invité politiqueFait
« On voit aussi que l'autorité palestinienne en Cisjordanie est en grande difficulté, que le Hamas dirige la bande de Gaza, donc ce n'est pas possible. »
- 2:32Invité politiqueChiffre
« Donc moi j'estime qu'aujourd'hui on a entre 50 et 60 otages israéliens dans la bande de Gaza, dont une vingtaine sera encore en vie. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on est dans le chaos absolu, le chaos diplomatique, le chaos sécuritaire, le chaos budgétaire, le chaos migratoire. »
- 3:47Invité politiquePromesse
« Il faudra tout reconstruire en 2027, lorsque l'on sera au moment de l'élection présidentielle. »
- 5:29Invité politiqueFait
« Mais on a un pays qui est en train d'être livré à la racaille. »
- 5:48Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on a un point de bascule où les narcotrafiquants, ce que j'appelle les narcoraclures, sont à un point qu'ils exécutent des gamins dans les cités, des victimes innocentes. »
- 7:32Invité politiqueFait
« Nous, on est pour une police municipale armée, je rappelle que ce n'est pas le cas sur le territoire national. »
- 9:39Invité politiqueChiffre
« Il faudrait mettre 2 milliards d'euros pour rénover le parc immobilier de la gendarmerie où on fait dormir des familles de gendarmes dans des véritables résidences poubelles. »
- 10:31Invité politiqueFait
« J'ai l'impression qu'elle est payée pour fossoyer l'Union Européenne de l'intérieur. »
- 10:54Invité politiqueFait
« On veut que les entreprises européennes et saint-garens françaises soient prioritaires dans leur marché. »
- 11:04Invité politiqueFait
« L'Union Européenne est réservée aux 80% d'entreprises extérieures. »
- 11:54Invité politiqueFait
« Il faut arrêter de faire croire que les Français sont des fainéants et que dans l'hôtellerie, le bâtiment, la restauration, ils seraient remplacés par des étrangers à qui on dit qu'on vous paye moins cher, on vous considère moins que les Français et c'est pour ça qu'on vous recrute. »
- 12:48Invité politiqueChiffre
« Je rappelle qu'en France, on a une entreprise qui fait faillite toutes les 8 minutes donc ce n'est pas la faute des salariés et encore moins des entrepreneurs qui ne sont pas soutenus par ce gouvernement. »
- 13:11Invité politiqueFait
« Il ferait mieux d'alléger l'OTA obèse par ses agences qui ne servent à rien. »
- 13:48Invité politiqueChiffre
« Vous savez qu'on a plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires depuis 8 ans de Macron. »
Temps de parole
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Nous recevons ce matin Mathieu Vallée, bonjour. Bonjour, merci de votre invitation. Merci d'être avec nous dans le studio d'Europe 1, député européen du Rassemblement National. Ensemble, nous allons parler de l'avenir du gouvernement de François Bayrou, de la stratégie de sécurité de Bruno Retailleau, de cet accord entre l'Union Européenne et les Etats-Unis sur les droits de douane. Nous allons y revenir, mais tout d'abord, l'actualité internationale, puisque c'est désormais officiel. Emmanuel Macron s'est engagé à reconnaître un état de Palestine en septembre, à New York, devant les Nations Unies. C'est un engagement précipité de la part du Président de la République.
Je pense surtout qu'Emmanuel Macron doit arrêter de fricoter dangereusement avec les islamistes. Reconnaître aujourd'hui un état Palestine, c'est reconnaître un état Hamas. Il y a encore quelques mois, en juin 2024, chez vos confrères sur un plateau de télévision, ils disaient que ce n'est pas le moment diplomatique, pas le moment sécuritaire, pas le moment pacifiste, puisque aujourd'hui on voit que rien n'a changé entre les Israéliens et les Palestiniens. On voit aussi que l'autorité palestinienne en Cisjordanie est en grande difficulté, que le Hamas dirige la bande de Gaza, donc ce n'est pas possible.
Il y a quelques mois, il recevait le président ex-jihadiste El Charin de la Syrie, alors qu'on a eu des centaines de morts sur le territoire national par les islamistes. Donc je ne comprends pas la position du chef de l'État. Ça veut dire que vous prêtez des accointances à Emmanuel Macron avec les islamistes ?
Écoutez, quand on reçoit à Paris, sur le Trocadéro, ou à l'Élysée en grande pompe, quelqu'un qui a du sang sur les mains et qui essuie ses pieds sur le drapeau de la République française, par les valeurs qu'ils inquinent, c'est-à-dire les valeurs de l'islamisme, les valeurs du sang, parce que c'est leur valeur à eux, et bien oui, moi j'en ai marre que les patriotes comme nous, on nous traite d'extrémistes, alors qu'on défend la survie de notre nation, notre sécurité, des valeurs d'humanisme, face à des gens comme Emmanuel Macron, qui finalement s'estiment en fait supérieurs à nous, et qui à l'intérieur sont laxistes du pays, on voit la situation face au racaille, et à l'extérieur qui ont une collision avec les islamistes.
Dans la lettre qu'il a adressée au président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le président de la République avance les arguments de cette reconnaissance palestinienne qui serait le meilleur moyen justement de mettre un terme définitif au Hamas. Vous ne croyez pas cette argumentation ? Ben lui-même il n'y croyait pas.
Les dernières déclarations d'Emmanuel Macron étaient d'avril 2025. Il y a eu juin 2024, avril 2025, en avril 2025, il expliquait que c'était toujours pas le moment. Puis on est bien seul. Le Royaume-Uni ne suit pas, l'Allemagne ne suit pas, la Belgique ne suit pas. Donc pardon, mais on n'a aucune autre puissance qui pèse au sein de l'Union Européenne qui est sur la position d'Emmanuel Macron. Donc moi je veux bien qu'ils disent qu'ils vont être seuls, qu'ils vont l'accompagner, mais sur la politique étrangère, quand on est seul, il faut se poser des questions. Donc moi j'estime qu'aujourd'hui on a entre 50 et 60 otages israéliens dans la bande de Gaza, dont une vingtaine sera encore en vie.
Vous imaginez l'ignominie de se dire qu'ils ont encore des otages qui ne sont plus en vie. Donc il n'y a eu aucune avancée significative sur ce point-là. Sur la paix entre l'Israélien et les Palestiniens, non plus sur la sécurité d'Israël, non plus sur les reculades ou l'anéantissement du Hamas, non plus. Il n'y a pas eu d'élection au niveau de la Palestine depuis 2006, au niveau de la bande de Gaza depuis 10 ans. Donc il faut être sérieux. La politique c'est sérieux. Mais j'ai l'impression que M. Macron, avec la fin de règne de mandat qui approche, finalement il prend des décisions qui font honte à la France.
Vous aussi vous pensez que le macronisme n'a été qu'une parenthèse dans la vie politique française ?
Moi, comme beaucoup de Français, en 2017, on a eu un président qui s'est présenté ripolliné et qui voulait faire avancer le pays. Aujourd'hui, on est dans le chaos absolu, le chaos diplomatique, le chaos sécuritaire, le chaos budgétaire, le chaos migratoire. Je pense que le mot qui résume les 8 ans, et j'imagine les 10 ans, d'après Emmanuel Macron, c'est le chaos. Voilà. Et j'en suis désolé pour mon pays. Vous savez, moi, j'aimerais que mon pays réussisse, mon pays soit fier de ses valeurs, soit fier de défendre ce qu'il a toujours défendu, la lutte contre l'islamisme, la lutte contre les extrémistes, la lutte pour la liberté, la lutte pour la sécurité, la lutte pour l'économie.
Tout ça, aujourd'hui, c'est à terre. Il faudra tout reconstruire en 2027, lorsque l'on sera au moment de l'élection présidentielle. Et je pense que beaucoup de Français ont hâte de pouvoir à nouveau s'exprimer sur le premier personnage de l'État, sur celui qui dirige la décennie de la France. Ou celle.
La parenthèse. Vous avez des indications ? Non ? Vous avez hésité entre celui ou celle ?
Non, non. Vous avez des choses à nous dire ? J'espère que ce sera Marine Le Pen pour notre parti, c'est ce que je voulais dire. Voilà, parce que lui est un homme, on n'a jamais eu une femme présidente de la République sous la cinquième. Ce serait, à mon avis, quelque chose d'assez, à mon avis, grand pour notre nation, d'avoir pour une fois une femme, en plus une femme compétente, une femme qui a une expérience, une femme qui a été la seule deux fois finaliste au second tour de l'élection présidentielle.
Et dans cette course-là, justement, est-ce que Bruno Retailleau se lancera et sera l'incarnation pour la droite ? Aujourd'hui, c'est le ministre qui semble le seul à avoir suffisamment de poignes dans le gouvernement pour faire face au pouvoir algérien. Il semble se positionner pour 2027 en différence avec le gouvernement d'Emmanuel Macron, parce que c'est lui qui a expliqué que c'était une parenthèse dans la vie politique française. Aujourd'hui, ce serait un adversaire idéal pour le Rassemblement National s'il était désigné ?
Moi, je vais vous dire, on prendra l'adversaire que les Françaises et les Français veulent désigner au second tour de l'élection présidentielle. On croit au suffrage universel, on croit au retour au peuple. C'était la vision gaullienne lors de la Ve République en 1958. Donc moi, je vous dis, Bruno Retailleau, aujourd'hui, son objectif, ça doit être d'assurer la sécurité des Français. Ça ne doit pas être d'assurer sa sécurité pour être candidat à l'élection présidentielle. On a un chaos sécuritaire dans le pays. Alors, les annonces de M. Macron pour faire diversion, j'imagine, à défaut d'être sérieuse, ont occulté le chaos sécuritaire.
Mais on a un pays qui est en train d'être livré à la racaille. On voit qu'à chaque événement populaire, la fête de la musique, la victoire du PSG, maintenant, désormais, les festivités où ça se transforme en champ de bataille avec des mortiers qui sont depuis des années, des armes qui peuvent blesser, voire tuer nos policiers, car rien n'a été fait. Et pareil pour le narcotrafic. Aujourd'hui, on a un point de bascule où les narcotrafiquants, ce que j'appelle les narcoraclures, sont à un point qu'ils exécutent des gamins dans les cités, des victimes innocentes. Et je pense à Solucana, à Marseille, c'était un endroit où a faillé être 9 ans à Nîmes. Et donc, c'est ça la priorité.
Rien ne change. Moi, c'est ça qui nous donne les inquiétés aujourd'hui. Il n'y a pas eu, avec M. Retailleau à Beauvau, de changements significatifs sur tous ces sujets-là. Et moi, je ne m'en délecte pas. Moi, je n'ai rien contre M. Retailleau. Par contre, pardon, mais il a été beaucoup absent sur les policiers blessés. Quand vous avez à Limoges 10 policiers blessés, ou à Béziers un policier blessé, j'aurais aimé qu'ils sautent son terrain. C'est bien d'aller dans le Val d'Oise pour soutenir les agriculteurs qui font lire des rodéos. Il n'y a pas que d'ailleurs dans les champs agricoles, malheureusement. Et d'aller finalement faire des déclarations tout n'extrullentes.
Mais on veut de l'action. Et les Français veulent de l'action. Et je pense qu'il aura un bilan, malheureusement, négatif, à devoir défendre lorsqu'il sera candidat, s'il l'est.
Vous parlez de ces violences dans les villes moyennes françaises que l'on appréciait pour leur calme jusqu'à maintenant. Et c'est vrai que le week-end dernier, on a assisté à des émeutes. Vous parlez de Limoges, Charleville-Mézières, Compiègne, Nîmes, Béziers. Je lisais ce matin encore à Lille, une rue où se retrouvent régulièrement des jeunes pour faire des rodéos urbains, pour faire exploser des pétards qui provoquent le désarroi des habitants qui ne savent plus comment faire face à ces bandes de jeunes entre 12 et 25 ans qui se réunissent dans leur rue Rupia à Tourcoing, exactement. À la rentrée, un projet de loi prévoit d'élargir le pouvoir des policiers municipaux.
Est-ce que c'est le genre de projet de loi qui pourrait rassembler de la droite jusqu'à la gauche pour permettre aux municipalités de reprendre la main sur ces violences et cette délinquance ?
Que nos policiers municipaux aient plus de pouvoir, ça tombe sous le sens. Nous, on est pour une police municipale armée, je rappelle que ce n'est pas le cas sur le territoire national, vous prenez Grenoble, vous prenez Lille, dans la ville dont je suis originaire, où Martine Aubry a toujours refusé d'armer sa police municipale, c'est-à-dire qu'elle les met en danger, qu'elle assume d'aller voir des familles un jour pour dire par ma lâcheté sécuritaire, on a un décès ou un blessé grave par minorant, et donc c'est quelque chose de primordial dans un moment de la police municipale pour les communes de plus de 10 000 habitants. Ensuite, on est pour la vidéoprotection.
Aujourd'hui, la vidéoprotection, elle permet de résoudre beaucoup d'enquêtes et de prévenir des actes de délinquance. Vous prenez les villes comme Bocquer, dirigée par Nelson Chandon, comme Louis Alliot à Perpignan, comme Steve Briouat à Hénin-Beaumont, vous avez toutes ces villes du Rassemblement National où il fait bon vivre et où on a fait nos preuves. On espère que, convaincre les Français de dire adopter un maire à Rennes, c'est adopter une ville paisible où il fait bon d'y vivre, d'y travailler et d'être en sécurité. Et enfin, sur ce projet de loi que vous évoquez, moi, je ne veux pas que la police municipale devienne une police judiciaire.
Aujourd'hui, on a déjà fort à faire pour rehausser et soutenir nos officiers de police judiciaire et notre final investigation de la police nationale qui est à terre, que M. Darmanin a déshaussé. Et donc, je dis simplement que la police municipale, c'est une police de la ville, une police de proximité dans laquelle elle doit être armée. Et effectivement, par exemple, elle doit pouvoir faire des contrôles d'identité. Effectivement, elle doit pouvoir dresser des amendes forfaitaires délectuelles. Effectivement, elle doit avoir une simplification de son action au quotidien. On est d'accord pour ça.
Mais par contre, pas pour faire des enquêtes sous l'égide du procureur d'appui ou encore moins prendre des plaintes.
Et police de proximité pour retourner dans les quartiers comme c'était le cas avant Nicolas Sarkozy ?
Mais la police nationale et la gendarmerie n'ont jamais abandonné les quartiers. Et je vais même aller plus loin. Si demain, on est aux responsabilités, au lieu de créer des commissariats neufs comme à Pisevin, à Nîmes, comme à Garges-les-Gonesses, où on enferme des policiers pour tenir des bureaux de police, nous, on les mettra dehors pour faire des patrouilles, une trentaine, une quarantaine de policiers dans des quartiers où ils seront matin, midi, soir et nuit, adaptés en fonction de la délinquance, en fonction des besoins de la population, en fonction des objectifs qu'on leur assignera. Vous n'êtes pas favorable
au retour des commissariats dans les quartiers ?
Ben non, parce que c'est enfermer des policiers, mettre des commissariats dans les quartiers. Parce qu'il faut les faire tourner, parce que ça a un coût. Donc déjà, il faudrait rénover les commissariats qui sont en embout. Il faudrait mettre 2 milliards d'euros pour rénover le parc immobilier de la gendarmerie où on fait dormir des familles de gendarmes dans des véritables résidences poubelles. Donc moi, je dis simplement qu'avant d'avoir des grandes ambitions qui se terminent souvent par des petites actions, on puisse mettre des policiers sur le terrain.
Moi, je préfère un policier de dehors qui interpelle un voyou plutôt qu'un policier à l'intérieur qui prenne des déclarations et qui tient un bureau de police et un chef de poste. Voilà, donc c'est une vision qui est celle que nous, on défendra. Voilà, nous, ça sera de l'ordre, de l'interpellation, de la lutte contre la racaille et une réponse judiciaire stricte, immédiate et ferme. Il faut aujourd'hui des discours qui soient clairs vis-à-vis de celles et ceux qui risquent de nous mettre à genoux face à la racaille, face aux islamistes, face aux narcotrafiquants.
Mathieu Vallée, vous êtes député européen du Rassemblement National. Hier, Donald Trump et Ursula von der Leyen sont tombés d'accord pour des droits de douane à 15% sur les produits européens exportés vers les Etats-Unis. L'Europe a sauvé l'honneur avec ce contrat ? Non, mais Mme Van der Leyen
elle se fait encore une fois de plus se fouer. J'ai l'impression qu'elle est payée pour fossoyer l'Union Européenne de l'intérieur. Ce n'est pas possible autrement. Sur le Mercosur, elle veut le signer en catimini derrière les dirigeants des peuples souverains, notamment visiblement Emmanuel Macron qui était sa grande copine. Je pense qu'ils ont dû s'engueuler. Et ensuite, elle négocie au rabais des droits de douane dans lesquels elle ne défend absolument pas le Made in France c'est le Made in Europe. Nous, c'est ce qu'on dit. On veut que les entreprises européennes et saint-garens françaises soient prioritaires dans leur marché.
Vous imaginez qu'aux Etats-Unis on a 80% du marché qui est destiné aux entreprises intérieures. Nous, c'est quasiment l'inverse. L'Union Européenne est réservée aux 80% d'entreprises extérieures. Donc, à aucun moment elle défend nos entreprises, notre souveraineté, nos savoir-faire. Et c'est quelque chose qui doit aujourd'hui nous inquiéter qu'on dénonce au Parlement européen.
Il fallait mieux ne pas avoir d'accord ?
Il fallait mieux avoir un accord à la hauteur de l'Union Européenne. On est 27 Etats membres. Je pense quand même qu'on pèse dans le game. On a plus d'habitants que les Etats-Unis réunis et autant plus d'Etats. Enfin, voilà, je veux dire, au bout d'un moment, alors pas d'Etats, j'entends que les Etats américains, mais on est des Etats souverains. Donc, au bout d'un moment, je pense que l'Union Européenne, elle fossoit nos souverainetés et elle ne défend pas, finalement, la fierté, la dignité et la compatibilité des peuples que nous représentons.
Parlons du budget 2026 de la France. Le gouvernement veut serrer la vis sur les arrêts de travail. Ils ont augmenté 30% en 4 ans. On est à la recherche d'économies aujourd'hui. Est-ce qu'il faut faire des économies dans le secteur de la santé ?
Non, mais ça aussi, il faut arrêter de faire croire que les Français sont des fainéants et que dans l'hôtellerie, le bâtiment, la restauration, ils seraient remplacés par des étrangers à qui on dit qu'on vous paye moins cher, on vous considère moins que les Français et c'est pour ça qu'on vous recrute. Il faut arrêter ce discours qui culpabilise les Français.
Moi, ma mère, elle a un handicap, elle a été licenciée économique parce que sa boîte a fait faillite, elle a eu du mal à retrouver un travail parce qu'on lui disait trop vieille, trop malade, trop âgée, pas assez diplômée et pour autant, elle s'est battue, elle a voulu retrouver un emploi, elle a repris une formation d'aide soignante à 56 ans. Voilà. Et elle a eu un parcours du combattant et ces gens-là, on ne les félicite pas, on ne les soutient pas. Donc nous, au Rassemblement National, c'est très simple, on soutiendra cette France des oubliés, cette France des silencieux, cette France qui se bat pour avoir un emploi.
Alors maintenant, que ici et là, il y a des profiteurs du système, qu'il y en a qui sont planqués et qui ne veulent pas travailler, sûrement, mais c'est ce qu'on appelle les fraudeurs et pas les travailleurs qui essayent de retrouver un emploi quand leur entreprise fait faillite. Je rappelle qu'en France, on a une entreprise qui fait faillite toutes les 8 minutes donc ce n'est pas la faute des salariés et encore moins des entrepreneurs qui ne sont pas soutenus par ce gouvernement.
Donc sur ce budget, vous dites quoi ? Négociation encore possible avec François Bayrou ou bien censure quoi qu'il arrive et on arrive à un blocage total ?
Moi, je vous dis qu'au lieu d'alourdir la charge des entreprises et des particuliers de 20 milliards d'euros d'impôts supplémentaires que M. Bayrou veut créer, il ferait mieux d'alléger l'OTA obèse par ses agences qui ne servent à rien.
Mais vous avez proposé à François Bayrou
des négociations ? Mais on a même fait une lettre. Marine Le Pen, elle a donné ses devoirs de vacances à François Bayrou cet été en lui disant en 5 pages vous avez la position du Rassemblement National sur l'immigration, sur l'État obèse. On a le député de Moselle, à l'unanimité à un rapport à la Rassemblement National avec 130 mesures pour réindustrialiser le pays. Comme quoi, au Rassemblement National on n'a peut-être pas de pétrole mais on a des idées. Et donc, je dis simplement que oui, pour discuter, oui, pour avancer mais sur des propositions correctes qui ne fassent pas les poches aux Français, aux entreprises et qui ne mettent pas notre pays plus bas que terre.
Vous savez qu'on a plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires depuis 8 ans de Macron.
Pour terminer, est-ce que vous croyez à une mobilisation populaire contre ce budget ? On parle de la date du 10 septembre à venir notamment.
Moi, je crois à la force de faire peur à François Béroud de la censure non pas pour se faire plaisir mais pour le dire si vous mettez à genoux l'économie française comme vous le faites depuis 8 ans et bien, vous dégagerez.
Voilà, la solution elle est simple et j'espère que ce 10 septembre ce sera une belle manifestation des Rassemblements Populaires et qu'elle ne sera pas encore une fois de plus volée par les fachos rouges, les gauchistes qui détruisent tout comme la réforme des retraites comme les gilets jaunes comme les contestations des lois travail sous Manuel Valls avec les lois El Khomri parce qu'à chaque fois qu'il y a eu ces Rassemblements Populaires elles ont été volées, confisquées par une extrême-gauche ou une ultra-gauche qui transforme nos rues en chois de bataille qui transforme nos policiers en cocktail molotov et qui au lieu de sentir l'odeur de la liberté fait sentir l'odeur du brûlé et de la violence dans notre pays et dans nos rues.
Matthieu Valet