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Discours / meetingyoutube.com· 27 janvier 2014 14 minMixteInstitutions & électionsÉducation & rechercheSécuritéImmigration & asile

Conseil National - Discours de Bruno Le Maire

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 45 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:36PrésentateurFait
    « Nous avons vu le résultat, des cambriolages en hausse, une délinquance qui augmente »
  • 3:07PrésentateurFait
    « François Hollande a menti aux Français. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Mes chers amis, après ce somptueux repas, au moins je ne risque pas de vous voir vous assoupir sur vos fauteuils. Il y a peu de risques. Je veux vous dire en tout cas tout le plaisir que j'ai à vous retrouver aussi nombreux aujourd'hui à Paris, dans cette salle équinoxe. Et puisque nous sommes à Paris, puisque nous sommes dans la salle équinoxe, moi je peux vous dire qu'il y a une chose que j'attends, c'est le solstice d'été et l'élection de Nathalie Kosciusko-Morizet à la mairie de Paris. Je voudrais remercier tout de suite Jean-Pierre Raffarin, le président du Conseil national, pour la qualité des débats qu'il a conduits ce matin.

Et je voudrais dire également que le succès de ce Conseil national, car c'est un succès, nous sommes rassemblés, nous sommes tous présents, nous le devons au président de notre parti qui fait un travail formidable, dans des conditions difficiles. Merci à toi Jean-François Copé. Alors je vais essayer de ne pas être trop long, parce que vous avez devant vous une litanie de discours. Et je crois avoir compris que vous préfériez les actes au discours. Vous préférez les décisions aux discussions.

Et je suis convaincu que si au cours du précédent quinquennat, nous avions eu le courage d'aller au bout de nos décisions, au bout de nos convictions, au bout de nos idées, nous serions encore aujourd'hui au pouvoir. Et ça nous aurait évité d'avoir, comme président de la République, François Hollande. C'est bien, je ne suis pas surpris par votre réaction, ça me rassure. Vous n'avez pas totalement perdu la tête au cours du déjeuner. Car François Hollande, c'est l'homme qui avait dit, avant l'élection présidentielle, « Moi, président de la République, je garantirais le respect de la loi républicaine.

» Et on a vu Léonarda, un samedi soir, nous dire « Moi, je ne respecterais pas la loi républicaine » et « Humilier des millions de Français en direct par la faute de la faiblesse du président de la République, qui n'a pas fait respecter la loi républicaine. » « Moi, président de la République, je garantirais la sécurité de tous les Français. » Nous avons vu le résultat, des cambriolages en hausse, une délinquance qui augmente et Emmanuel Valls qui ferait mieux d'agir un peu plus et de se montrer un peu moins à la une des médias. Moi, président de la République, j'inverserais la courbe du chômage. Je le rappelle, c'était la première promesse de François Hollande.

C'est la première attente des Français, l'emploi. La première attente des familles. La première attente de tous ceux qui n'arrivent pas aujourd'hui, jeunes ou moins jeunes, à trouver un emploi. François Hollande a menti aux Français. François Hollande n'a pas inversé la courbe du chômage en 2013. Ne l'oublions pas. C'est lui qui avait dit également, moi, président de la République, « Je ne mélangerai jamais vie publique et vie privée. » On a vu ce que ça donnait. Remarquez, j'observe une chose assez intéressante, c'est que depuis cette affaire Julie Gaillet, il n'y a jamais eu autant d'hommes en France qui voulaient devenir président de la République.

C'est un des effets collatéraux, mais tout ça, malheureusement, ne nous donne pas un espoir pour la France. Et c'est à nous d'être cet espoir. C'est à nous d'incarner le renouveau. C'est à nous d'être la petite lumière au bout du chemin pour des millions de Français. Et cela, nous n'y arriverons que si nous remplissons un certain nombre de conditions qui sont des conditions impératives pour la reconquête.

La première condition pour retrouver notre crédibilité, c'est de faire preuve, comme aujourd'hui, dans cette salle, au Conseil national, d'une unité sans faille entre nous, assez avec les petites phrases, assez avec les critiques des uns sur les autres, assez avec les envois médiatiques où on se fait plaisir pendant une heure ou deux, mais qui ensuite font des dégâts irréversibles sur notre famille politique. Nous devons retrouver un esprit collectif, un esprit d'équipe, un esprit de rassemblement. Nous devons être unis pour la reconquête et pour la victoire. La deuxième condition pour retrouver notre crédibilité, c'est d'avancer pas après pas, étape après étape.

La première étape, la plus importante de très loin pour la reconquête, ce sont les élections municipales. Nous devons gagner ces élections municipales. Nous devons tout faire pour emporter des victoires aux élections municipales. Nous l'oublions jamais. La défaite de 2012 n'est pas la défaite d'un homme. Et je continue à penser que Nicolas Sarkozy était le meilleur des candidats de la droite pour l'élection présidentielle de 2012. La défaite de 2012, c'est la défaite des municipales quelques années avant. C'est la défaite des conseillers généraux. C'est la défaite aux régionales. Nous avons perdu quasiment toutes les régions.

Quand vous avez perdu les villes, les communes, les agglomérations, les départements, les régions, qu'est-ce qu'il vous reste à la fin ? Le pouvoir national, nous l'avons perdu en perdant le pouvoir local. Nous ne retrouverons la reconquête nationale que par le chemin de la reconquête locale. Et je voudrais vous dire toute ma confiance et tout mon engagement personnel avec vous tous dans cette reconquête locale et dans ces élections municipales. Je me déplace beaucoup en France. Et je vois partout des candidats formidables, des candidats motivés, des candidats déterminés, avec des équipes derrière eux, exceptionnelles dans leur conviction, dans leur capacité à se battre.

Je voudrais saluer Gaël Perdriot, qui se bat à Saint-Étienne et que j'ai vu il y a deux jours. Gaël Perdriot gagnera la ville de Saint-Étienne. Je voudrais saluer Yann Compand, que j'ai vu à Bron. Yann Compand, dans une ville qui a toujours été de gauche, peut remporter la ville de Bron à proximité de Lyon et rajouter une victoire municipale dans notre escarcelle. Je voudrais citer Nicolas d'Aragon, qui va gagner Valence. Je voudrais citer mon ami Gérald Darmanin, qui va gagner la ville de Tourcoing, dans le Nord, et nous apporter une belle victoire aux prochaines élections municipales. Je voudrais saluer Christophe Béchut à Angers.

Je voudrais saluer Julien Aubert, qui se bat à Carpentras, contre le Fonds national, courageusement, en ne cachant pas ses idées et en ne cachant pas ses convictions. Vous le voyez, nous avons des candidats et nous avons une détermination. Alors je constate avec inquiétude que je n'ai pas cité une seule femme dans la liste. Mon carnet de balles est encore ouvert, mesdames. Donc je n'accepte plus que les déplacements chez les candidats. Je ne vais plus chez aucun candidat. Mesdames, les candidats, battez-vous aussi, on a besoin de vous.

Enfin, la dernière condition de la victoire, la dernière condition de la reconquête, c'est que nous arrivions devant les Français avec des idées nouvelles, avec des idées audacieuses, que nous comprenions qu'aujourd'hui, la décrédibilisation de la vie politique doit nous amener à penser la politique autrement. On ne peut pas continuer à faire comme si de rien n'était. On ne peut pas dire aux Français « changez ! » Mais nous, les responsables politiques, nous ne changerons pas. Je ne pense pas, je vous le dis avec beaucoup de sincérité et de conviction, qu'on regagnera le cœur des Français en leur expliquant que nous rétablirons le cumul des mandats en 2017.

Je crois au contraire qu'il faudra que nous proposions des choses encore plus nouvelles sur le renouveau démocratique. A nous de dire que 400 députés à l'Assemblée nationale, c'est largement suffisant plutôt que 577 pour gouverner la France. A nous de dire que trois mandats nationaux successifs pour les députés ou les sénateurs, c'est largement suffisant et c'est nécessaire pour garantir le renouvellement de la classe politique et faire la place aux jeunes qui veulent s'inscrire dans le combat démocratique. A nous de dire qu'il doit y avoir de la place sur les bancs de l'Assemblée nationale pour d'autres personnes que des personnes issues de la fonction publique.

J'aimerais que d'autres suivent mon exemple et que nous demandions à tous les hauts fonctionnaires qui deviennent députés ou sénateurs qu'ils remettent leur démission de la haute fonction publique quand ils deviennent députés ou sénateurs. n'ayons pas peur des idées nouvelles n'ayons pas peur de la démocratie n'ayons pas peur de l'audace nous avons décidé vous avez décidé de mettre en place un processus de primaire pour le choix du prochain candidat à l'élection présidentielle.

Les primaires c'est la garantie de la sérénité de la responsabilité et de la modernité dans le choix de notre prochain candidat avec un engagement que celui ou celle qui gagne soutienne systématiquement et obtienne le soutien de tous ceux qui auront été candidats aux primaires. Voilà la garantie pour gagner en 2017. Je voudrais saluer dans le tumulte l'arrivée de François Fillon merci à toi François d'être là.

Je vais avoir du mal à m'adresser à vous derrière cette forêt de caméras mais je peux vous dire que j'ai devant moi quatre grands sourires celui de Christian Jacob celui de Jean-Pierre Raffarin celui de Jean-François Copé celui de François Fillon celui de Michel Tabarro celui de Nadia la femme de Jean-François ça fait plaisir autant de sourires applaudissez-les.

Oui nous aurons besoin d'idées nouvelles et nous avons besoin de prendre conscience de la situation dans laquelle est la France de comprendre qu'un pays dans lequel la règle de droit n'est pas systématiquement appliquée un pays comme la France dans lequel l'État est fort avec les faibles et trop souvent faible avec les plus forts est une France qui va droit dans le mur une France dans laquelle ceux qui travaillent vivent souvent moins bien que ceux qui ne travaillent pas et qui reçoivent des allocations de toutes sortes est un pays qui va droit dans le mur un pays dans lequel un immigré en situation irrégulière peut bénéficier de la sécurité sociale sans avoir contribué d'un euro à cette sécurité sociale est un pays qui va droit dans le mur à nous de rétablir un ordre à nous de rétablir un bon sens pour la France et pour les Français nous devons être du côté de la liberté pour les entrepreneurs nous devons être du côté du travail nous devons être du côté de ceux qui simplifient la vie de tous ceux qui veulent créer des emplois aujourd'hui en France et nous devons élargir notre réflexion bien comprendre que nous ne réussirons pas à faire tout ça si nous ne rénovons pas largement notre éducation nationale je vois aujourd'hui un grand débat sur la théorie du genre Luc Châtel se souvient des débats que ça a provoqué chez nous est-ce que vraiment Vincent Péillon et Najat Vallaud-Belkacem n'ont pas mieux à faire qu'ouvrir un débat sur la théorie du genre dans les classes de France le plus important est que nos enfants sachent lire écrire compter voilà ce qu'on attend aujourd'hui de l'école primaire en France soyons du côté de tous ces enseignants qui attendent tant de choses de nous ne balayons pas d'un revers de main tous ceux qui aujourd'hui sont chargés d'apprendre à nos enfants à lire à écrire à compter trop souvent nous avons considéré que les enseignants étaient de gauche quand tant d'enseignants attendaient quelque chose de nous les enseignants sont là pour apprendre à nos enfants les matières fondamentales ils ne sont pas là pour éduquer nos enfants à notre place c'est aux familles de le faire et j'ai rencontré trop d'enseignants en France qui me disaient mais monsieur le maire nous on veut bien apprendre à vos enfants à lire à écrire à compter mais nous ne pouvons pas le faire si vos enfants quand ils rentrent dans la salle de cours ne savent pas dire bonjour au revoir et merci allons au bout de ces réformes considérons une bonne fois pour toutes qu'il n'y aura pas d'emploi pour les enfants de France si nous ne sommes pas capables de rapprocher le monde de l'entreprise du monde de l'éducation nationale il n'y aura pas d'emploi pour nos enfants si nous ne sommes pas capables de valoriser la formation en alternance et de dire aux enfants de France que la formation en alternance vaut la formation générale que l'intelligence de la main vaut l'intelligence de l'esprit voilà ce que nous devons défendre ouvrons nos portes soyons ouverts à toute la société française il y a toute une population immigrée en France qui attend de nous que nous rappelions les valeurs de laïcité qui attend de nous que nous rappelions ce que c'est que la république soyons ouverts à tous ceux qui ont perdu l'habitude de voter pour nous ne pensons pas systématiquement à l'UMP et à notre parti pensons toujours à la France aux français et à l'avenir de notre pays voilà ce que je propose pour les prochaines années et pour gagner nos élections municipales merci à tous