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InterviewRadio France (sur Site radio)· 29 juin 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSantéEnvironnement & énergie

"On est dans un désarroi pour nos familles, face à l'urgence" déclare Véronique Bertrand responsable d'agence funéraire

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu ces derniers jours ?

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Comment vous vous adaptez, justement ?

  • 1:41OuverteRéponse directe

    Vous nous l'avez dit, vous êtes donc rendu à devoir solliciter des chambres funéraires dans d'autres régions que la nôtre ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Et quand ce sera plus suffisant en région, on fera quoi ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Ça vous a surpris, vous, cette configuration, ces défunts de plus en plus nombreux à domicile en Ile-de-France ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    Vous vous attendez à combien de jours difficiles encore ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:32PrésentateurChiffre
    « Beaucoup plus de morts à domicile, plus 40% en Ile-de-France. »
  • 6:06PrésentateurFait
    « Hier soir, on a eu un appel et on est obligé de dire à la famille de patienter, d'attendre. »
  • 6:20PrésentateurFait
    « 24 heures sur 24, on doit toujours dire oui à une famille et trouver une solution pour les accompagner. »
  • 5:02PrésentateurFait
    « Je pense que, vu le temps qui ne baissera pas au niveau des températures dans les années à venir, on sera souvent confronté à une situation comme celle-ci. »
  • 5:50PrésentateurFait
    « La dernière fois, c'était le Covid. Le Covid et la fois d'avant, c'était la canicule de 2003. »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Invité24 %
  • Présentateur 211 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Paris-Ile-de-France, première radio sur l'actu locale en Ile-de-France, ici matin. 7h49, c'était redouté, la mortalité a grimpé en flèche avec les chaleurs extrêmes des derniers jours. On en parle, Valentin Bertrand, avec l'invité d'ici matin.

0:16
Invité

Bonjour Véronique Bertrand. Bonjour. Vous êtes directrice de deux entreprises de pompes funèbres à Paris. Comment avez-vous vécu ces derniers jours ?

0:26
Présentateur

On a vécu avec des choses un peu pas à pas, en fait, depuis jeudi dernier. Et la journée de vendredi et samedi, qui a été assez intense.

0:37
Invité

Beaucoup plus de sollicitations de défunts ?

0:40
Présentateur

Oui, tout à fait. Beaucoup de sollicitations de décès à domicile, en fait. Et puis, la complexité de la situation, puisque nous n'avons plus de place dans nos chambres funéraires sur Paris-Ile-de-France.

0:51
Invité

Comment vous vous adaptez, justement ?

0:54
Présentateur

Alors, on est parti, en fait, faire des transferts sur des départements voisins, qui ont pu nous accueillir, en fait, dans d'autres chambres funéraires, notamment à Vauve, dans le département du 28. On a fait des mises en bière, en fait, immédiates, sans fermeture, bien sûr, de cercueil, puisque nous ne sommes pas autorisés tant que la déclaration de décès n'a pas été formérie. Mais on a adapté, en fait, dans les domiciles des défunts, afin qu'ils ne soient pas laissés en l'état, en fait, et que le corps puisse être mis dans un lieu un peu plus sécurisé. C'est le système D ?

C'est le système D, tout à fait, afin de remplir les mesures d'hygiène, et puis surtout pour les familles, pour avoir un peu plus de dignité.

1:41
Invité

Vous nous l'avez dit, vous êtes donc rendu à devoir solliciter des chambres funéraires dans d'autres régions que la nôtre ? Justement, on est vraiment au maximum de ce que l'on peut accueillir en Ile-de-France ?

1:52
Présentateur

Tout à fait. Là, à l'heure actuelle, donc là, aujourd'hui, il va y avoir effectivement des départs vers des obsèques, donc des places vont être libérées, mais elles vont être immédiatement, je pense, reprises, parce qu'on est dans une situation assez inhabituelle.

2:08
Invité

Et quand ce sera plus suffisant en région, on fera quoi ? Est-ce qu'on rouvre Rungis, comme c'était le cas avec des chambres funéraires aménagées dans les chambres froides au moment du Covid ?

2:18
Présentateur

Oui, oui, tout à fait. On nous a évoqué, puisqu'on a fait des demandes aussi auprès des autorités de la préfecture, et donc on nous a évoqué la possibilité de rouvrir Rungis si effectivement les choses continuent de s'accélérer.

2:32
Invité

Vous l'évoquiez, beaucoup plus de morts à domicile, plus 40% en Ile-de-France. Ça vous a surpris, vous, cette configuration, ces défunts de plus en plus nombreux à domicile en Ile-de-France ?

2:45
Présentateur

Oui, oui, tout à fait. Là, on a été vraiment, enfin voilà, ça a été quelque chose d'assez fulgurant. C'est essentiellement du domicile et très peu en maison de retraite. Vraiment, on voit qu'il y a quand même une protection à ce niveau-là, et que les gens, étant donné qu'ils ne sont pas seuls, les choses sont faites pour l'hydratation. Mais là, on était dans des cas, effectivement, de personnes âgées et seules.

3:10
Invité

On l'a dit, les conséquences de cette canicule vont encore se durer plusieurs jours, notamment parce que ça pèse sur les organismes. Vous vous attendez à combien de jours difficiles encore ?

3:23
Présentateur

Je pense que, tant que la chaleur, là, aujourd'hui, ça a l'air d'être un peu plus, il y a une alcalmie. Mais bon, si ça reprend, effectivement, on va être, je pense qu'on en a pour plusieurs semaines. De toute façon, pour réguler les nombreux décès qu'il y a eu, là, sur les quelques jours derniers, il va falloir déjà un peu de temps pour que les choses se régulent. Nous, pour l'organisation des obsèques, avoir de la place dans les chambres funéraires pour faire des départs, avoir les crématoriums disponibles. Donc, il va y avoir quelques semaines.

3:54
Invité

On imagine que c'est plus difficile pour vous pour travailler, plus difficile aussi pour les familles, pour faire leur deuil.

3:59
Présentateur

Oui, tout à fait. On a des familles qui sont souvent choquées. Et donc, effectivement, il va y avoir, comme à la période du Covid, des gens qui vont certainement garder des séquelles, en fait, de cette période.

4:13
Invité

Si on se projette sur la suite, comment vous vous adaptez, justement, pour faire face à ces canicules plus intenses et de plus en plus fréquentes ?

4:22
Présentateur

Je pense qu'il va falloir prévoir d'avoir un peu plus de réactivité, en fait, pour mettre en place des caissons, justement, réfrigérés sur les parkings des chambres funéraires. Notamment, je vois à Orly, il attend, en fait, d'avoir ces fameux caissons pour pouvoir accueillir de nouveau. Exactement. Donc, ils ont besoin, en fait, d'avoir, effectivement, des caissons qui soient mis à disposition. Ça permettra de fluidifier un petit peu les choses.

4:51
Invité

Mais est-ce que ça, c'est une solution ?

4:53
Présentateur

Oui, c'est une solution. Je pense que, déjà, la première solution, c'est celle-ci. Et après, il faudra qu'il y ait une étude de fait. Parce que, je pense que, vu le temps qui ne baissera pas au niveau des températures dans les années à venir, on sera souvent confronté à une situation comme celle-ci.

5:11
Invité

Et ça, ce sont des solutions qui sont adaptées pour des structures plutôt de petite taille comme la vôtre ?

5:18
Présentateur

Celles de Paris ne sont pas des structures de taille classique, en fait. Tous les funérariums ont des surfaces à peu près de même dimension. La différence, c'est que nous, à Paris, on n'a que deux structures, en fait. Donc, on va énormément sur la banlieue. Donc, il va y avoir une nécessité d'avoir un nouveau funérarium à Paris. Je pense que ça va être indispensable.

5:40
Invité

Est-ce que vous avez le souvenir, Véronique Bertrand, d'un pic de mortalité comme on l'a connu aujourd'hui ? Ça remonte à quand ?

5:47
Présentateur

La dernière fois, c'était le Covid. Le Covid et la fois d'avant, c'était la canicule de 2003.

5:53
Invité

Et depuis, qu'est-ce qui a changé ?

5:57
Présentateur

Là, pour le moment, je ne vois pas grand-chose de changer, pour ma part, en tous les cas. Parce que, malheureusement, on se retrouve dans un désarroi pour nos familles. Hier soir, on a eu un appel et on est obligé de dire à la famille de patienter, d'attendre. Donc, ça, c'est difficile.

6:12
Invité

Et ça, évidemment, c'est la pire réponse que vous pouvez apporter à une famille qui vous contacte ?

6:17
Présentateur

Ah bah oui, parce que nous, notre métier, c'est un métier d'urgence. 24 heures sur 24, on doit toujours dire oui à une famille et trouver une solution pour les accompagner. Et là, on est dans une situation où on essaye de les rassurer. Mais nous-mêmes, on est inquiets de savoir comment est-ce qu'on va pouvoir s'occuper d'eux et servir les choses correctement.

6:33
Invité

Merci beaucoup, Véronique Bertrand, d'avoir été l'invité d'ici matin. Je rappelle que vous dirigez deux sociétés de pompes funèbres à Paris.

6:42
Présentateur

Et merci à vous, Valentin Bertrand. Retour de l'info, ce sera à 8h et on reviendra évidemment sur cette canicule qui est désormais derrière nous en Ile-de-France. Sous-titrage Société Radio-Canada