« Il faut sauver l’économie française, sinon elle va s’effondrer »
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et notre invité c'est l'économiste Marc toati bonjour Marc Toti merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation on a évidemment envie d'avoir votre analyse dans cette situation politique compliquée mais avec beaucoup de menaces sur la situation économique et notamment de menace agité par les politiques alors on a envie de d'y voir plus clair avec vous le gouvernement d'abord qui depuis quelques jours agite la menace d'un scénario à la grecque ce sont leurs mots en cas de censure est-ce qu'on en est vraiment là voilà faut pas exagérer c'esteffectivement il y a il y a une tempête financière qui a déjà commencé la dette publique française est menacée dans la mesure où on le voit depuis quelques jours les taux d'intérêt que paye l'État sur sa dette publique sont supérieurs au taux d'intérêt de la plupart des pays de la zone euro alors bien sûr l'Allemagne avec un un écart de taux ce qu'on appelle le spread qui a augmenté on est monté à quasiment un point d'écart ce qui a du jamais vu depuis 2012 mais surtout par rapport à d'autres pays par exemple le Portugal l'Espagne et même la Grèce c'est incroyable dire que aujourd'hui l'État français doit payer plus cher que la Grèce pour financer sa dette publique donc ça veut dire que les invest mercredi on a emprunté brièvement un taux supérieur à cel de la GR alors ça c'est sur le taux d'intérêt à 10 ans mais si on regarde sur le taux d'intérêt à 5 ans par exemple là on est le taux d'intérêt français est supérieur largement au taux de la Grèce donc ça veut dire quoi ça veut dire que les investisseurs se disent aujourd'hui ben j'ai plus confiance dans la Grèce ou dans le Portugal ou dans l'Espagne et cetera pour réduire son déficit public quand la France et d'ailleurs c'est le cas comme vous le savez peut-être la France est le seul pays de la zone euro qui a augmenté son déficit public ces deux dernières années que tous les pays de la zone Z euro ils ont fait des efforts ils ont réduit leur déficit même l'Italie par exemple voy c'est quand même bon et pas nous nous on a continué de l'augmenter dans des proportions assez dramatiques pu comme vous le savez cette année le monsieur le Maire avait promis un an un défice public inférieur à 5 % on va être au moins à 6 et5i % par rapport au PIB quasiment 200 milliards d'euros donc c'est des sommes énormes mais pourquoi ça tient à des décisions politiques ou il y a autre chose ou c'est ou c'est un manque de courage politique ti ça tient d'abord à des erreurs politiques des erreurs stratégiques dire que effectivement moi je l'ai souvent dit notamment Bruno LEM mais tous ceux qui voulent l'entendre il faut arrêter d'augmenter cette dette publique on l'a fait effectivement pendant le coronavirus c'était en mars 2020 mais après on a continué une sorte de fite en avant permanente il y avait une sorte d'aveuglement puisque les dirigeants disaient ne vous inquiétez pas cette dette publique elle est financée par la Banque centrale européenne donc on risque rien et donc les taux d'intérêt n'augmenteront jamais c'est pas vrai bah évidemment c'est une grave erreur c'estàdire que mécaniquement c'est vrai qu'on avait ce qu'on appelle cette planche habillée et que la Banque centrale européenne via la banque de France donc financer cette dette publiquemalement on n'est pas on n pas le droit de le faire normalement mais bon c'était le corona et cetera après on a continué et ça veut dire qu'on a raté la sortie l'près covid on l'a raté économiquement complètement surtout qu'on a c'est une sorte de drogue dure j'en veux dire on s'est habitué à cette dette publique faut faut que ça continue et c'est vrai que tant que les taux d'intérêt étaient bas on pouvait dire d'autres économistes également disaient ça non mais c'est pas grave ça coûte rien et cetera ce qui était un c'est les conséquen du quoi qu'il en coûte ça veut dire qu'aujourd'hui il y a plus de prise de conscience et chez les politiques et chez les Français de maintenant ça y est on commence à comprendre parce qu'encore une fois moi jeis pas arrêté d'alerter me croyait pas à l'époque mais voyz ce qui se pass face aujourd'hui comme effectivement cette dette publique a continué d'augmenter qui a plus cette planche àé de la Banque centrale européenne bien mécaniquement du moins plus plus beaucoup parce qu' hierier elle est intervenu un petit peu mais bon néanmoins il y a plus beaucoup à ce moment-là les taux d'intérêt augmentent et quand les taux d'intérêt augmentent qu'est-ce qui se passe c'est veut dire que ça augmente le coût de la dette pour l'État français donc aujourd'hui rendez-vous compte cette année par exemple on va payer 60 milliards d'euros juste pour les intérêts de la dette l'année prochaine ça sera autour des 75 peu près un budget comme CELI de la défense par exemple c'est énorme c'estàd que en 5 ans ça va nous coûter 300 milliardsz compte ce qu'on fait avec 300 milliards d'euros combien d'hôpitaux peut construire combien de d'aide on peut donner et CETA mais combien de soutien à l'économie et tout ça c'est c'est c'est fout en l'air ce mon l'expression c'est parce que c'est complètement je dirais gaspillé parce que c'est juste pour payer les intérêts de la dett donc c'est c'est pas du social c'est c'est pas de l'investissement c'est c'est rien finalement donc bien sûr que cette dette publique nous coûte très cher mais en plus ça c'est pour l'État et ça coûte également à l'économie française parce que quand les taux d'intérêt augmentent ça casse la consommation ça casse l'investissement parce que quand les taux d'intérêt de l'État augmentent tous les taux d'intérêts que nous nous payons les ménages les entreprises augmentent aussi donc ça casse l'investissement d'où effectivement cette récession que nous avons aujourd'hui en France qui est en train de revenir avec je voyais tout à l'heure on en parlait les plans sociaux qui augmentent ça vient de là ça vient alors juste c'est intéressant on va revenir parce que évidemment les les gens qui nous écoutent ils ont envie de savoir aussi quelles va être les conséquences pour eux ça veut dire que demain un Français qui veut emprunter il empruntera plus cher clairement ça a déjà commencé regardez le secteur de l'immobilier par exemple la construction je sais pas si on se rend compte parce qu'on ne connait pas forcément les chiffres ça fait 13 trimestres consécutifs que l'investissement logement des ménages en France baisse 13 trimestre on n jamais vu ça j'ai vérifié dans l'histoire de France he depuis qu'on a les statistiques de l'INC on n jamais vu ça donc c'est c'est c'est un marasme et derrière la construction vous connaissez le le dicton quand le bâtiment va tout va quand il ne va pas rien ne va plus donc c'est exactement ce qui se passe rendez compte qu'on a aujourd'hui 300000 emplois menacés dans le bâtiment aujourd'hui en France qui vont qui sont en train de disparaître c'est dramatique parce que derrière bien sûr il y a des emplois mais il y a des familles donc il y a un risque social sociétal dramatique et normalement justement c'est là que doit intervenir l'état quand ça va mal l'État doit être là pour soutenir l'économie sauf qu'il a tellement dépensé un peu n'importe comment ces dernières années qu'il a plus les moyens de le faire vous savez il y a quelque chose de très important c'est que ces dernières années qu'est-ce qu'il a le plus augmenté dans les dépenses publiques les dépenses de fonctionnement c'est pas incroyable dire que voy quand quand une entreprise va mal on réduit ses dépenses de fonctionnement on commence par ça ben là c'est exactement l'inverse ça allait très mal et on a continué d'augmenter ses dépenses de fonctionnement plus 15 % en 3 ans alors que les dépenses totales ont augmenté que de 12 % donc c'est pas sérieux et ça aussi on le dit souvent on ne peut pas baisser la dépense publique j'entendais le sénateur tout à l'heure oui non il faut il nous dit il faut même l'augmenter nous sommes numéro 1 du monde les dépenses publiques il y a pas un pays dans le monde qui fait plus que nous et on veut encore les augmenter non c'est pas sérieux et on me dit oui on peut pas les baisser parce que c'est du social c'est vrai que en France 33 % des dépenses publiques ce sont des prestations sociales donc compliqué de les baisser par contre quel est le deuxème poste les dépenses de fonctionnementy donc ça c'est ça c'est baissable ça on peut effectivement les baisser sans faire de DRAM je dirais sociaux donc voilà il faut aujourd'hui regarder avoir le courage de regarder la situation en face et les mesures qui sont annoncées même dans le budget je le dis déjà présent le budget 2025 il est déjà caduc puisque il tape sur une croissance de 1,1 % l'année prochaine or là si on regarde les indicateurs avancés on est autour des 0,5 %. donc on aura pas du tout les recettes donc là ça muse parce que on chipote sur 2 3 milliards vous savez à droite à gauche mais là on a déjà 15 à 20 milliards qui vont disparaître à cause de la faiblesse de la croissance donc ça veut dire qu'on atteindra jamais les 60 milliards même sans revenir sur les annonces hier de Michel Barnier pour vous on atteint combien si on rest moi je vais être très clair je veux dire c cette année on a un déficit public qui sera autour des 200 milliards on sera la même chose l'année prochaine dire que si si rien ne change entre guillems aucune baisse du déficite public non pas du tout mais non encore une fois je viens de le dire c'estd comme on a une croissance beaucoup plus faible on y arrivera pas donc je rappellerai que Bruno le avait fait le même coup l'année dernière il oui vous inquiétez pas tout est sous contrôle et moi en début d'année 2024 j' dit non on fera on sera au moins à 6 % de déficit et on brillit au nez là on est à 6 et demi voyez donc là c'est pareil on dit on sera sous les 5 et même hier monsieur Barnier il ose plus trop le dire on va faire le maximum pour pour r réduire la ha mais pour vous on sera pas au 5 % 2025 on sera combien on sera encore à 6,1 sera au moins à 6 bien entendu c'est inévitable puisqueencore une fois vous avez cette croissance qui baisse donc quand la croissance baisse ça veut dire qu'il y a moins de recette fiscal hein inévitablement et surtout il y a plus de dépenses que le chômage augmente ce qui est en train de se passer aujourd'hui sur l'emploi est dramatique parce que le chômage qui augmente évidemment ça génère des coûts et ça fait moins d'activité économique donc c'est une une sorte de cercle pernicieux c'estàdire que si la croissance s'effondre à ce moment-là donc j'ai j'ai moins de recette fiscal donc j'ai un déficit public qui augmente si le déficit public augmente j'ai les taux d'intérêts qui vont encore augmenter ce qui va casser la croissance encore et VO c'est le cercle vicieux et donc hausse du chômage derrière ouis exactement c'est ça encore une fois il faut que qu'on sorte de ce scénario catastrophe et pour l'instant malheureusement on n prend pas le chemin c'est ça qui est dramatique et évidemment avec ce qui se passe aujourd'hui si jamais il y a une motion de censure qui passe c'est évident que là la dette de la France va être attaquée on a déjà d ce quelle conséquence just il y a une motion de censure qui passe parce que c'est un peu ça le le gouvernement fait peser des menaces là-dessus si la motion de censure passe quelle conséquence concrètement alors le budget tombe d'accord mais quelle conséquence pour les Français alors déjà on le voit même sans motion de censure les taux d'intérêt sont en train d'augmenter donc ça veut dire que ça nous coûte cher d' point de vue économique mais si effectivement cette motion de censure ça veut dire que on va remettre le budget de l'année dernière on va le mettre en 2025 donc au moins le même déficit Sant qu'il aura moins de croissance don peut-être même plus de déficit sauf qu'à partir de là éidemment les investisseurs vont s'inquiéter ce soir même nous avons l'agence Standard and pour qui va peut-être dégrader la note de la France on est toujours double a par miracle on mérite plus notre double a mais on l' quand même nous sommes quand même tant mieux là on peut passer simple a et là c'est très dangereux parce que pour beaucoup de de banques par exemple d'investisseurs de compagnies d'assurance même française qui achète cette dette publique française il l'achète parce que on est double a si on se passe simple a ils vont plus l'acheter or l'année prochaine on va émettre l'État français va mettre 300 milliards d'euros de nouvelles dett donc il faut trouver des acheteurs donc si effectivement est simple 1 c'est pas qu'ils ne veulent plus acheter du français c'est que effectivement on n plus dans le CAH des chares quoi s'il y a pas d'acheteur et ben à ce momentl les taux d'intérêt augmentent et même ils peuvent flamber parce que là on est à 3 % on peut monter à 4 5 alors à forceorie si on a effectivement cette motion de censure ou si on a un gouvernement NFP qui prendne la hausse des dépenses et et la hausse des impôts alors que nous sommes déjà numéro 1 du monde des impôts là on peut monter à 5 6 voyez donc encore une fois de taux d'intérêt et encore une fois bien sûr c'est l'État qui paye mais c'est surtout les Français qui vont payer mais par exemple le NFP il dit non mais on peut trouver de l'argent autrement on peut taxer plus les plus on peut augmenter les imp des plus riches pas une solution c'est du dogmatisme c'estàd en fait moi je suis j'aiété prof à la fac pendant pas mal d'années et même à sance po c'est ce qu'on apprend aux étudiants en économie en première année on leur dit si vous augmentez les impôts alors qu'on est déjà en France numéro 1 des impôts donc c'est que on part de très haut si on augmente encore qu'est-ce qui va se passer ça va casser l'activité économique donc ça va faire moins de croissance donc on va réduire l'assiette fiscale donc on va ponctionner plus mais sur un gâteau plus petit donc il y aura pas de recette fiscale à la rentrée à l'arrivée pareil sur le qu'on on à taxer les grandes entreprises ok pourquoi pas sauf qu'elles sont déjà taxé mais surtout 80 % des profits des grandes entreprises sont fait à l'étranger sont pas fait en France donc comment on va les taxer parce que les profits sont faits à l'étranger idem pour les riches et et cetera alors on annonce des chiffres incroyables 75 milliards d'euros tout ça sort ça déjà les les riches vont pas se faire plumer la plupart déjà ne sont plus là malheureusement et donc et après on crée une sorte d'exode fiscale et qui va payer la facture comme d'habitude c'est la classe moyenne et le drame de la France aujourd'hui c'est que la classe moyenne qui était forte évidemment en France est en train de s'apauvrir donc c'est ça qui est très dangereux on est en train de vivre un risque social ou sociétal c'est en cela qu'on ressemble à la Grèce c'estàdire que même si pour l'instant heureusement nous ne sommes pas la Grèce il y a pas de risque aussi fort de crise à la grec mais je me souviens au début de la crise grecque les Grecs disaient nous ne sommes pas l'argentinez nous on fait pareil aujourd'hui on mais nous ne sommes pas la Grèce tout peut arriverement ça veut dire qu'on peut devenir la Grèce nous aussi éidemment évidemment c'estd que si il y a vous savez ça fait 30 ans que je travaille proche des marchés financiers une fois que une une crise commence une fois que la confiance est cassée pour restaurer la confiance ça prend des années et entre-temps vous savez ce qui s'est passé en Grèce et ça je souhaite pas bien sûr parce que c'était dramatique le pb grec a chuté de 30 % c'està dire que c'était un cataclysme pour les Grecs eux-mêmes avec une baisse des retraites les fonctionnaires qui n'étaient pas payés et cetera donc un effondrement de l'activité un chômage qui a flambé et sachez que aujourd'hui même ce que la Grèce heureusement elle a elle a remonté la pente mais aujourd'hui nous parlons donc en 2024 le niveau du PIB grec donc la richesse qu'on crée en Grèce est encore 20 % inférieur au niveau de 2008 vous rendez compte c'està dire qu'ils vont retrouver leur niveau de richesse de 2000 2008 peê en 2032 c'est dramatique on veut pas ça pour la France voyez mais ce qui ce qui m'effrait c'est qu'aujourd'hui justement pour pour des démarche de politique politicienne et bien on se rend compte que c'est ce qui ce qui pourrait nous arriver je le souhaite pas bien sûr mais il faut faire très attention si la crise de confiance s'installe les taux d'intérêt peuvent augmenter très rapidement ça devrait nous réveiller quand même que le taux d'intérêt français dépasse le taux d'intérêt du Portugal par exemple ou de l'Espagne ou de la Grèce ça devrait nous ré non on ne fait rien on on chipote à de 3 milliards non il faut être sérieux la situation aujourd'hui est grave il faut se réveiller justement pour éviter le pire qu'est-ce qui se passe si jamais le budget est rejeté et le budget tombe parce qu'on entend beaucoup de choses est-ce que par exemple les salaires des fonctionnaires seront toujours bien payés oui bien sûr alors ça c'est le fait c'est le scénario américain qu'on appelle le shutdown ça veut dire aux États-Unis il y a un plafond de la dette donc ça c'est arrivé dernièrement sous Trump d'ailleurs c'està dire que si effectivement le le Congrès ne revote pas un nouveau plafond de la dette tout s'arrête donc on ne paye pas les fonctionnaires et cetera donc c alors chez nous c'est différent parce que effectivement s'il y a pas de budget qui est voté le 31 décembre ben on peut pas engager les dépenses de l'État on ne peut pas ponctionner les impôts et cetera donc comment va-t-on faire alors il y a une solution miracle c'est ce qu'on appelle une loi spéciale où justement on on duplique le budget 2024 pour 2025 voilà en urgence et à ce moment-là ça permettra d'avancer entre guillemets mais sauf que si c'est le cas ça veut dire qu'on aura au moins autant de déficit que c anné va même ou pas de conséquence pour les fonctionnaires non pas conséquence sur les fonctionnaires est-ce que pour pour les Français par exemple on pourrait toucher à leur porte-monnaie est-ce que l'épargne des français pourrait être touché alors là c'est c'est vraiment le scénario catastrophe parce que bien entendu c'est la tentation qui est énorme parce qu'on vous dit aujourd'hui il y a 6000 milliards d'euros d'épargne des Français bon donc ça serait bien qu'on puisse ponctionner dessus attention cette épargne elle a déjà été ponctionné puisque l'épargne c'est quoi vous avez votre revenu vous consommez ce qui reste c'est l'épargne donc ça a déjà été taxé et après cette épagne chaque année si vous faites des petits dividendes ben c'est taxé également donc ça veut dire queon a déjà payé des impôts sur l'épargne si on encore augmenter ses impôts alors for faire une ponction sur l'épargne ça serait dramatique là alors là ça pour le coup ça créerait une une crise de confiance des Français euxmême donc avec derrière un exode je dirais de notre épargne ça serait évidemment extrêmement dangereux par contre le danger c'est que effectivement on augmente encore la pression fiscale qui pèse sur cette épargne et donc là c'est pourquoi aujourd'hui les Français commencent à s'inquiéter j'espère qu'on ne le fera pas bien entendu parce qu'il y a d'autres solutions vous savez nous sommes numéro 1 du monde des impôts et des taxes il y a pas un pays dans le monde qui fait plus que nous donc par rapport à notre PIB donc il faut surtout pas augmenter ses impôts taxes moi je dis il faut même les baisser pour relancer la confiance et relancer la croissance par contre il faut réduire les dépenses notamment de fonctionnement il faut lutter contre juste qu'est-ce qu'on met précisément derrière dépenses de fonctionnement c'est très cl c'est très clair on met effectivement tout ce qui est les salaires par exemple et parallèlement tout ce que ce sont les dépenses je dirais de fonctionnement c'est-à-dire les fournitures et cetera et autres les frais de bouche ENF bon eté le train de vie de l'État et donc ça aussi il faut souvent je dis souvent parce que je suis justement sur au Sénat on me dit souvent oui c'est les collectivités locales pas du tout vous savez que depuis 10 ans 91 % du déficit public vient de l'État donc c'est un problème de l'État l'essentiel de la hausse des dépenses de fonctionnement vient de l'État donc c'est l'État central qui doit aujourd'hui faire effectivement des efforts les collectivité locale comme vous savez font des efforts parce qu'ils ont pas le droit de voter des budgets en déficite parfois ça arrive mais néanmoins elles ont pas le droit de le faire donc c'est limite les dégâts et donc c'est ça aujourd'hui le vrai enjeu mais faire des efforts c'est dans son train de vie ou ça pourraitêre toucher au salaire non pas de ch au salaire globalement mais c'est déjà par exemple ce qui avait été promis par Nicolas Sarkozi par exemple mais par d'autres également on ne va pas remplacer les fonctionnaires qui partent à la retraite suprimer des poes de fonctionnaires oui c'est dire en fait simplement encore une fois l'état français il est surpuissant il y a pas un état dans le monde qui est aussi puissant que nous voyez aujourd'hui ça m'amuse parce que je vois aux États-Unis les américains ils veulent réduire le train de vie de l'État l'Argentine également fait pareil sauf que dans ces pays-là c'est à combien le poids des dépenses publiques par rapport au PIB 37 % chez nous on est à 57 % donc je veux dire eux à la guerre ils ont pas assez de dépenses publiques et pourtant ils veulent les baisser alors que nous évidemment on en a beaucoup trop donc il faut les réduire pour encore une fois rendre l'économie plus efficace parce que ne nous l'aurons pas d'où vient l'argent de ces dépenses publiques de nos impôts et inversement si on réduit ces dépenses publiques il y aura moins d'impôts et donc on pourra libérer l'économie française nos entreprises les ménages et on pourra sauver la France parce que là on en est là il faut sauver l'économie française sinon elle va malheureusement s'effondrer de combien il faudrait baisser le nombre de fonctionnaires alors moi je moi je parle plus en terme de de dans jeu on va dire parce que je peux pas faire une une lutte contre les fonctionnaires on a besoin de fonctionnaires on a besoin de service public ça c'est absolument indispensable moi je dis souvent je viens descit à CHM dorly donc on a besoin j'ai j'ai eu la chance d'avoir des aides et cetera simplement aujourd'hui quand on a un taux de chômage de 60 % des jeunes dans les cités HLM je me dis où va l'argent vous voyez depuis 2020 la dette publique française a augmenté de 850 milliards d'euros alors que sur la même période le PIB français donc la richesse qu'on crée en France a augmenté de 450 milliards il manque 400 milliards rendez compte c'est c'est du bon sens on a mis 850 milliards de dettes on a récupéré 450 milliards de PIB ça ne fonctionne pas comme ça donc il faut raationaliser cette dépense publique c'est-à-dire réduire d'au moins 50 milliards d'euros les dépenses de fonctionnement il faut également lutter contre les fraude fiscale et sociale ça va aussi ramener autour des 50 milliards d'euros sur une année et c'est possible aujourd'hui avec avec l'intelligence artificielle et cetera ça peut aller très très vite voilà donc les recettes existent moi je encore une fois je suis pour la baisse des impôts parce que c'est comme ça qu'on va relancer la croissance donc j'ai fait une simulation on peut la voir sur ma chaîne youtube mais c'est vrai que j'ai réduit en réduisant les impôts et en réduisant les dépenses on peut réduire le déficit public aujourd'hui en France de 70 milliards d'euros c'est ah oui oui oui c'est pas du c'est pas du du 3 ou 4 milliards 70 milliards d'euros donc c'est possible est-ce qu'on peut redresser les finances publiques sans travailler plus encore une fois le problème du travail c'est très simple déjà c'est ce qu'on fait pendant ce travail il faut qu'on soit également productif et surtout on a oublié l'essentiel d'où vient la création de richesse elle vient du travail c'est pendant le le le coronavirus on a cru voilà on se disait on était chez nous et puis on avait des chèqus qui tombaient ou des virements qui tombaient c'est pas parce que Bruno Le Maire il dit on pourra pas réduire structurellement les finances publiques si on travaille pas plus est-ce que vous êtes d'accord avec lui ou est-ce que c'est pas forcément la solution encore une fois c'est c'est un autre débat mais c'est sûr que il faut aujourd'hui permettre aux Français ceux qui le veulent de travailler plus et de gagner plus ce qu'on a souvent dit mais ça s'est jamais réalisé c'est ça le drame c'est que bien sûr moi je comprends qu'il y a des Français qui n'ai pas envie de travailler plus bah très bien c'est leur choix ce ils auront des revenus en conséquence puis ceux qui veulent travailler plus ils auront également des revenus en augmentation en conséquence il faut donner le choix effectivement comme pour la retraite il faut donner le choix ceux qui veulent partir plusut tôt ou plus tard ben ils auront une retraite en conséquence mais encore une fois le problème c'est qu'on est complètement déresponsabilisé voyz aujourd'hui on dire ah si ça va mal en France ça cause de Trump il est même pas arrivé que on dit que c'est à cause de lui c'est le boumissaire idéal avant c'était Poutine maintenant c'est Trump non ce qui ce qui nous arrive c'est à cause de nous c'està-dire c'est la la gestion de nos finances publiques c'est ce qui a été fait par nos dirigeants la situation économique française c'est ce qui été fait par l'ensemble du pays et donc aujourd'hui il faut se reprendre en main et il faut que justement c'est c'est la force c'est l'importance du politique il est là justement pour sauver la France faut arrêter le dénis de réalité parce que dire comme le disait Bruno Lemer notamment mais pas que lui ça y est c'est les 30ente glorieus c'est le plein emploi non faut être sérieux évidemment quand on dépense des milliards d'euros de dettes publiqu comme ça je dirais pour rien c'est facile de dire ça non la situation française aujourd'hui est très grave nous sommes nous avons une récession qui est en train de revenir on voit il y a des plans sociaux tous les jours des licencissements qui augmentent le taux de chômage qui augmente même l'inflation qui est en train de repartir à la hausse donc voilà il faut quand même être prudent et il faut faut être responsable donc oui moi je pense qu'il faut travailler plus mais encore une fois c'est un choix de chaque Français et surtout il faut libérer la France il faut réduire cette pression fiscale encore une fois c'est pas les grandes entreprises parce que elles sont déjà à l'international donc elles payent moins d'impôts que les petites entreprises le drame ce sont les PME les petites entreprises vous savez il y a les chiffres de la Banque de France qui sont sorti il y a quelques semaines qui montre que les défaillances d'entreprises sont sur des sommets historiques et qui paye la facture ce sont notamment les PME les TPE les très petites entreprises et donc derrière il y a des salariés il y a des familles voyez donc c'est ça qui aujourd'hui nous fait extrêmement mal et quand je vois aujourd'hui le débat voilà autour de 2 3 milliards pour voter de censure ou pas non il faut que on est tous dans le même bateau il faut qu'on regarde de l'avant et qu'on sauve l'économie française parce que ça serait quand même triste justement d'arriver dans un scénario à la grec mais plus le temps passe plus effectivement ce risque augmente malheureusement juste pour revenir sur la question du du travailler plus est-ce qu'il va falloir aussi travailler plus longtemps hier la gauche a tenté d'abroger la réforme des retraite et les 64 ans est-ce que c'est tenable dans le contexte actuel le problème c'est que la retraite par répartition c'est très simple c'est un c'est moi ce que j'appelle du madof entre guillemets c'est-à-dire qu'en fait comment ça se passe bah quand nous on on on travaille donc on cotise pour la retraite non pas pour notre retraite mais pour payer les actuels retraités en espérant que quand nous nous serons à la retraite il y aura assez d'actifs pour payer notre retraite ce qui d'ailleurs de moins en moins sûr si vous voulez quand on voit la natalité qui qui s'effondre donc ce qui veut dire que ça ça marche que si j'ai beaucoup plus d'actifs que de retraité jusqu'aux années 70 80 il y avait 3,4 actifs pour en retraité maintenant il y a plus que 1,4 actifs pour en retraité il y a pas besoin d'être grand mathématicien pour comprendre que ça ne fonctionne pas chaque année l'état débourse 30 milliards d'euros juste pour combler le trou des retraites des fonctionnaires 30 milliards d'euros donc la retraite elle est déjà je dira en déficite chaque année de 30 milliards après il y a la retraite privée là bientôt ça sera 10 à 15 milliards de déficit par an ça explose donc là oui si on travaille moins ça sera encore plus dramatique et le problème de la France c'est quoi c'est que on quitte les études de plus en plus tard on fait plor de Bac + 5 parfois qui malheureusement sans aucun débouché et puis après quand on arrive à 50 55 ans vous dire ben ça y est vous êtes trop vieux donc il y a des prèretraites et cetera ça peut pas fonctionner donc il faut aujourd'hui aussi une plus grande un plus grand pragmatisme entre guillemets mais c'estd qu'il va falloir aller plus loin que les 64 ans encore pour sauver le système de retraite alors moi je pense qu'il faut deux choses déjà il faut encore une fois donner le choix aux Français ceux qui veulent travailler plus longtemps pourquoi pas ceux qui veulent travailler moins longtemps ok on ajustera à ce moment-là et également il faut aider la retraite par répartition parce qu'on appelle une retraite par capitalisation ça veut dire où nous-même on va pouvoir cotiser défiscaliser d' point de vue des impôt donc pour notre retraite à nous pas celle des actuells retraités pour notre retraite à nous et ce qui permettra d'ailleurs d'avoir des des fonds d'investissement sur le long terme qui pourront également financer l'investissement des entreprises notamment l'innovation don que on gagne à tous les coups j'ai envie de dire donc c'est extrêmement important de moderniser l'économie tous les pays dans le monde l'ont fait al je sais qu'on est français on est mieux que les autres mais quand même voy on ne peut plus continuer comme ça le le village d'Astérix ça c'est dans la bande dessinée dans la réalité c'est complètement différent on ne peut plus continuer comme ça à à à à croire que en travaille en moins en partant à la retraite à 60 ans on va faire comme avant ce n'est pas possible ça peut être un choix politique à ce momentl on va s'appauvrir c'est exactement ce qui se passe savez là la France en terme de PIB par habitant c'est la richesse qu'on crée par par habitant en France au niveau mondial dans les années 90 au début on était 11e en 1990 11e du monde sais combien on est aujourd'hui 25e c'està dire que effectivement on est en train de se déclasser et c'est ça qui est très dangereux pour la France on ne veut pas quand même laisser ça à nos enfants nos petits-enfants il faut moderniser l'économie française il faut sauver l'économie française sinon malheureusement ben voilà le risque grec est de plus en plus probable du point de vue économique c'est rentrer dans le débat politique mais de votre point de vue d'économiste est-ce qu'on peut se passer d'immigration alors encore une fois l'immigration j'ai envie dire il y a deux enjeux soit c'est de l'immigration qui permet justement avec une intégration ensuite donc qui est positive et qui répond à des besoins hein donc une immigration sélective entre guillemets là oui très bien mais sinon c'est clair qu'aujourd'hui on VO bien que ça ça ne fonctionne plus il y a des problèmes d'intégration des problèmes sociétaux qui sont là en une fois moi je viens d' citer Chem dor donc j'ai grandi dans avec cette immigration globalement à l'époque c'était jouable aujourd'hui on voit bien que c'est très dangereux que ce n'est plus maîtrisé malheureusement donc si c'est pour effectivement faire de l'immigration mais avoir une augmentation du chômage je vois pas quel est l'intérêt vous savez qu'aujourd'hui on a un taux de chômage si vous regardez toute la population au chômage pas que la catégorie A on est à 16,5 % de person de de de taux de chômage global donc ça dire il y a des pénuries de main d'œuvre ça veut bien dire que globalement il y a un problème d'allocation de cette main d'œuvre c'est comme pour la dépense publique on a beaucoup de dépenses publiques mais ça ne fonctionne pas donc il faut réallouer complètement donc je pense que pour l'instant c'est pas la solution quand on usuront bien que nous aurons une croissance à à 3 ou 4 % par an peut-être qu'on pourrait le voir mais pour l'instant ce n'est pas la bonne solution un dernier mot est-ce que vous pensez que la France peut encore redresser la barre quand vous voyez les difficultés à se mettre d'accord sur un budget à 60 milliards vous savez je je pendant ça fait des années que j'ai rencontré tous les dirigeants politiques français et j'ai toujours je leur ai toujours dit il faut réformer la France dans la douceur sinon on devra le faire dans la douleur et malheureusement je pense que maintenant voilà on arrive au cas oui c'estàdire que je pense que on doit toucher le fond de la piscine pour pouvoir redémarrer parce que en fait on le voit bien tant qu'on a pas compris ce qui nous arrive nos dirigeants ne prennent pas les bonnes décisions par contre quand on va toucher le fond de la piscine qu'on pourra plus faire la planche à Bill et cetera le quoi qu'il en coûte et autre alors là à ce momentl il faudra prendre les bonnes décisions ça sera dans la douleur mais je suis confiant quand même la France est un grand pays on s'en sortira quand même on va terminer sur cette note positive merci Marc to merci beaucoup pour votre éclairage et d'avoir été notre invité on va parler du débat politique autour de la censure tout de suite dans le club [Musique]
Bruno Le Maire