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interviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 11 juin 2026 6 min

Le meilleur de Face à Canteloup - 11/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

RMC, Apolline Matin, 8h50, Le Meilleur de Nicolas Canteloup. Bonjour M. Farandou et son successeur à la SNCF, je vais vous dire un mot.

0:12
Invité

Ah, bonjour, bonjour Jean Castex. Oui, bien sûr, vous avez reconnu M. Castex. C'était une évidence, les imitations sont tellement parfaites. Je voulais remercier Jean-Pierre Farandou, mon prédécesseur à la SNCF qui m'a laissé une entreprise dans un État, dans un État, avec des liaisons TGV qui changent la vie des gens, il faut bien le dire. Le Lyon-Bordeaux, parce qu'il est de Bordeaux, le Lyon-Bordeaux direct, qui fait un petit crochet par Paris. Mais pareil, le Strasbourg-Brest, direct, qui fait un petit crochet par Perpignan. Bref, il m'a laissé un maillage exceptionnel. Vous voyez ce qui fait que je n'ai plus rien à faire, je rame tout.

0:57
Présentateur

Monsieur le Président, un mot pour les agriculteurs français ?

1:02
Invité

Oui, écoutez, je comprends que ce soit difficile de devoir se séparer de son cheptel. Je sais ce que c'est, puisque moi, aux dernières législatives, on m'a battu la moitié de mes députés.

1:12
Présentateur

La colère des agriculteurs.

1:14
Invité

Écoutez, nos agriculteurs, ils sont bien sympathiques, mais je ne crois pas trop à leur combat. Ah bon ? Mais on nous dit qu'ils sont en détresse, en dépression, au bord du suicide. Et qu'est-ce qu'on voit sur les images chez vous, à la télé, chez BFM ? Des agriculteurs tous souris, autour d'un bras zéro, en train de préparer un méchoui, le café dans une main, le petit verre de gnole dans l'autre main, avec des grosses enceintes comme dans les rêves parties. Quand je parle des grosses enceintes, c'est les bafes. Ah oui, bien sûr. Les mêmes parties qu'ils dénoncent quand elles ont lieu dans leur propre champ.

Et puis, on nous dit que les agriculteurs bossent comme des dingues, qu'ils ont des journées à rallonge. D'accord, d'accord, mais qu'est-ce qu'on voit sur vos images, madame de Malherbe ? Pas une seule femme sur les points de blocage que des hommes. Les femmes, elles sont tous à la ferme, en train de trimer, à s'occuper des vaches. Et pendant que les gars se tapent le carton et puis collent sur les barrages boutiers. Et puis franchement, les agriculteurs pleurnichent qu'ils n'ont pas assez de sous. Vous avez vu leur tracteur ? C'est des tracteurs de 300 chevois, 300 000 balles pièce. C'est le prix d'une Bentley neuve. Alors, on va me dire, oui, mais achète à crédit.

Mais enfin, Dominique le sait. Vous en connaissez, vous, des banquiers qui vous prêtent 300 000 balles quand elles la ramassent au bord du dépôt de bilan ? Non, non, ça n'existe pas. Donc, pour résumer, si les agriculteurs passent leur temps à se plaindre, c'est pas à cause de leur métier, c'est parce qu'ils sont français. Putain, j'aurais dû faire Premier ministre président en Suisse. Merci, Monsieur le Président.

2:34
Présentateur

Justement, l'un des leaders de ce mouvement agricole est avec nous ce matin. Bonjour, Jérôme Raël. Vous refusez de l'abattage systématique ?

2:43
Invité

Plus que jamais, plus que jamais, Madame Malheur. Bonjour à Monsieur Cher Le Cher, qui distribue nos produits, et je la remercie, des produits locaux. Quand on a élevé un cheptel, moi, je vous le dis, Madame Malheur, on y tient, on les nourrit, on les soigne, on les voit grandir nos vêtements. Vous savez, pour un paysan, ces vaches, c'est comme sa famille. On les aime comme nos enfants. On ne veut pas qu'elles soient battues froidement, qu'elles finissent comme ça, broyées, incinérées. Elles ne méritent pas ça, nos vaches.

3:06
Présentateur

Ce sont des races à viande ou des races laitières ?

3:10
Invité

À viande.

3:11
Présentateur

Ah oui, donc, tôt ou tard, quand même, vous allez finir par les manger.

3:14
Invité

Non, ça n'a rien à voir. Ça n'a rien à voir, c'est comme le bon chasseur, le mauvais chasseur. Jamais on abattrait une vache. On les respecte, nos animaux, nos bêtes. On les fait juste à un moment donné, quand elles arrivent en maturité, on les fait monter dans un gros camion. Voilà, on les pousse un peu au cul, parce qu'il faut quand même qu'elles vont rentrer à 30 un camion pour 12, tu vois. Puis après, on leur fait coucou à la main. C'est comme nos gamins qui partent en colonie de vacances. Le camion s'en va, l'en rétroviseur, on fait coucou comme ça. Puis après, bon, elles sont sur place. Bon, mais elles arrivent, elles ont des activités, tu vois.

Comme les gamins, ils ont du découpage, un peu de gymnastique, fin du poirier, fin du trapèze, tu vois. Accrocher les pattes arrière en équilibre, bien droite, ça leur fait un peu de gainage. Voilà, c'est l'activité, c'est bon pour la santé.

3:59
Présentateur

Oui, enfin, c'est bon pour la santé, ça s'appelle quand même un abattoir, Jérôme. Il y a un moment, voilà, ça finit mal quand même.

4:03
Invité

Non, on ne peut pas dire ça, madame. Alors, voilà, je mets ce qu'il me faut. Je mets ce qu'il me faut. Les vaches, elles reviennent souvent d'ailleurs à la maison. On leur a toujours préparé une petite chambre qui est réservée pour elles. Et si la chambre froide est occupée, on les dépasse toujours. Il y a toujours un coin pour elles dans le congélo, dans le frigo. Voilà, et puis on est toujours content de les retrouver au moment des repas. C'est comme ivial, voilà, c'est un moment de partage, c'est bien. Elles sont là, nos vaches, on ne les oubliera jamais. La preuve, on les a même emmenées avec nous, sur le plein de bocage.

Sur le plein de bocage, elles sont là, elles sont là, pas loin, bien au chaud, bras zéro. Et voilà. Putain, Christian, putain, pas trop cute, je t'ai dit, tu me l'as fait pas bien là.

4:42
Présentateur

On reproche aux Français de ne pas travailler assez. Nos voisins allemands travaillent chaque année près de 120 heures de plus que les Français. Angela Merkel, vous l'avez entendu, est avec nous.

4:52
Invité

Ah, oui, bonjour, monsieur Farando, bonjour, Apolline de Ma-Aliop. C'est vrai que le temps de travail, c'est un vrai sujet pour vous en France. Regardez, rien qu'ici, dans ce studio, ils sont 15, d'accord, mais il n'y a qu'Apolline qui bosse. Et puis, ça va, les autres, tranquilles. Regardez, ce jeune garçon, ce jeune garçon, Aurel Gage, il est médecin. Médecin, puis, on dirait pas si, mais il a le diplôme. Et il y a plein, il y a plein de patients dans les surchances qui attendent, qui sont bonnes. Lui, non, il fait les petits selfies, les petits filets, elle est finie. Et il fait que c'est délice dans le genre. Ils font les formations, tu parles. Ils font pas les journaux entiers.

Ils font les petits flashs, ils font les pauvres. Et les petits flashs encore. Non, franchement, c'est un pays de fainéance. Voilà, il n'y a qu'Apolline qui bosse vraiment. Et Canteloup, c'est beaucoup. Oui, Canteloup, c'est peut-être le plus gros bosseur. Parce qu'Apolline, juste, elle lit, mais c'est Canteloup qui l'a tout écrit. N'importe quoi, Madame Merkel.