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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 26 novembre 2024 52 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

La seule boussole du RN a toujours été l’intérêt des Français ! - Edwige Diaz (BFMTV)

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 50 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    J'aimerais bien avoir votre avis sur cette Marine Le Pen qu'on a vue, qui sort de Matignon ce matin.

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Vous voyez ça comme ça, il y a deux boutons, « sauver Michel Barnier » ou « enfoncer Michel Barnier ».

  • 1:47RelanceRéponse partielle

    Vous dites que Marine Le Pen ne regarde pas les caméras.

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Non mais franchement, je ne dis pas ça, ce n'est pas une des petites phrases de journalistes à trois sous, mais ça a l'air fini la romance, parce que ça avait l'air de bien matcher entre M. Barnier et Marine Le Pen.

  • 3:59FerméeRéponse directe

    Je crains que ce soit la solution à l'arrivée.

  • 4:04OuverteRéponse partielle

    Il y a eu un pif-paf assez intéressant, suite à la prise de parole en sortant de Matignon de Marine Le Pen.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:20Locuteur non identifiéFait
    « Nous ne souhaitons pas une aggravation de la situation sociale de notre pays, ni une aggravation du déficit. »
  • 2:34Locuteur non identifiéFait
    « Il est urgent que le gouvernement se mette au travail pour proposer un budget qui convienne à l'immense majorité des Français, qui sauve les agriculteurs en même temps. »
  • 4:33Locuteur non identifiéFait
    « La position qui est tenue par Mme Le Pen est totalement irresponsable. »
  • 4:43Locuteur non identifiéChiffre
    « augmenter le coût du travail pour la première fois depuis 30 ans comme c'est prévu dans ce budget, me semble être dangereux. »
  • 15:06Locuteur non identifiéFait
    « Notre seule boussole, c'est l'intérêt des Français. »
  • 15:18Locuteur non identifiéFait
    « nous considérons que ce gouvernement va aggraver la situation sociale et économique de notre pays »
  • 16:27Locuteur non identifiéPromesse
    « Nous avons été élus dans nos circonscriptions pour mettre tout en œuvre pour abroger la réforme des retraites. »
  • 22:37Locuteur non identifiéFait
    « j'ai demandé très clairement à Michel Barnier qu'il y ait une modification profonde de son budget : moins d'impôts et plus d'économies de la part de l'État et de ses opérateurs aujourd'hui. »
  • 22:55Locuteur non identifiéFait
    « ce budget a été bâti sur de mauvaises bases, il alourdit la fiscalité notamment la fiscalité qui va peser très lourdement sur les entreprises et il alourdit aussi les dépenses publiques donc c'est un mauvais budget. »
  • 26:42Locuteur non identifiéFait
    « Notre seul boussole, je vous l'ai dit et je le répète, c'est absolument l'intérêt des français. »
  • 32:52Locuteur non identifiéFait
    « si nous prenons la décision de censurer ce gouvernement, c'est pour éviter la politique du pire et c'est pour protéger les français d'un budget 2025 qui serait pire que le budget 2024. »
  • 32:50Locuteur non identifiéFait
    « si nous prenons la décision de censurer ce gouvernement c'est pour éviter la politique du pire et c'est pour protéger les français d'un budget 2025 qui serait pire que le budget 2024 »
  • 33:02Locuteur non identifiéFait
    « il n'y a pas de shutdown les services publics continueront de fonctionner »
  • 33:24Locuteur non identifiéPromesse
    « nous pourrons faire un projet de loi de finances »
  • 34:20Locuteur non identifiéFait
    « si le budget était rejeté le prochain gouvernement procéderait à une autre proposition de budget »
  • 35:20PrésentateurFait
    « pas de loi immigration pas de loi fin de vie pas de loi agricole aucun de ces textes ne pourra être voté par la représentation nationale »
  • 36:42PrésentateurFait
    « nous ne sommes pas la Belgique nous n'avons pas une structure fédérale comme eux »
  • 36:55PrésentateurFait
    « certains se frottent les mains on fait des affaires pendant ce temps-là sauf que l'état et le peuple en souffrent beaucoup »
  • 37:10PrésentateurFait
    « la motion de censure ça n'existe pas sauf la motion de censure constructive comme en Allemagne comme en Espagne comme en Slovénie comme en Pologne comme en Hongrie »
  • 37:23PrésentateurFait
    « évidemment le RN ne ferait pas un gouvernement et qu'elle est fille il n'aurait pas un programme »
  • 38:31PrésentateurPromesse
    « il peut faire une promesse qu'il y ait une nouvelle loi immigration qui soit étudiée et votée »
  • 38:54PrésentateurFait
    « rien ne changera c'est-à-dire que le budget on sera encore dans une situation bien pire avec aucune chance pour le rassemblement national d'occuper le pouvoir de toute manière »
  • 40:01Locuteur non identifiéFait
    « le président de la république a fait élire avec ses amis avec monsieur Attal en tête on fait élire des gens de la France insoumise »
  • 40:16Locuteur non identifiéFait
    « le scénario que vous privilégiez c'est le départ du président si la situation est bloquée »
  • 49:12Locuteur non identifiéPromesse
    « pas d'augmentation du prix de l'électricité c'est la priorité ça »
  • 50:04PrésentateurFait
    « le courage et je pense que Michel Barnier sera jugé à l'aune du courage qu'il a annoncé c'est-à-dire les 60 milliards d'efforts à faire »

Temps de parole

  • Présentateur56 %
  • Locuteur non identifié21 %
  • Locuteur non identifié 211 %
  • Locuteur non identifié 34 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Edwige Diaz, vice-présidente du Rassemblement National, vient de nous rejoindre. Bonsoir. Bonsoir. Madame, nous sommes toujours avec Franck Louvrier, Yves Tréhard et Flora Guevally, entrepreneur écolo. J'aimerais bien avoir votre avis sur cette Marine Le Pen qu'on a vue, qui sort de Matignon ce matin.

0:16
Locuteur non identifié

Elle est étonnante cette Marine Le Pen, elle a du mal à regarder les caméras, elle cherche ses mots. Et à vrai dire, elle nous montre, elle nous confirme ce que la presse écrit depuis quelques jours, qu'elle est confrontée au dilemme Marine Le Pen. Le dilemme Marine Le Pen, c'est quoi ? C'est si elle censure, elle risque de mettre la gauche au gouvernement, elle risque le chaos politique, elle risque de ne pas participer à sa posture de femme providentielle qui est au-dessus de la mêlée et qui est là pour le calme. En revanche, si elle ne censure pas, elle risque de se mettre son électorat à dos, puisqu'il y a plus de 70% de ses électeurs qui attendent qu'elle censure.

Donc là, elle a l'air assez embêtée. Et moi, ce que je trouve intéressant dans cet extrait, c'est de voir une Marine Le Pen qui est en position de décideur. Parce que la Marine Le Pen qu'on connaît depuis des décennies, c'est la Marine Le Pen opposante, c'est la Marine Le Pen de l'opposition qui est là pour dire « il n'y a qu'à Faucon », pour pointer du doigt. Là, quand c'est elle qui a les clés, parce qu'aujourd'hui, on le sait, le pouvoir, il est à l'Assemblée nationale et il est entre ses mains, elle peut appuyer sur le bouton qui fera tomber Michel Barnier. Ah ben là, tout de suite, elle regarde à droite, elle regarde à gauche, elle bafouille un peu Marine Le Pen.

1:22
Présentateur

Vous voyez ça comme ça, il y a deux boutons, « sauver Michel Barnier » ou « enfoncer Michel Barnier ».

1:26
Locuteur non identifié

Exactement. Et moi, j'aime bien voir Marine Le Pen en poste de décision parce qu'elle n'a pas l'air de s'en sortir. Elle a l'air plus remontée que jamais, Edwige Jazz. Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Elle a le sentiment de ne pas avoir été entendue, écoutée par le Premier ministre ? Déjà, juste pour réagir aux propos de madame qui a tenu des propos d'opposante politique. Vous dites que Marine Le Pen ne regarde pas les caméras. Oui, il y en avait peut-être dix en face d'elle, donc peut-être que celle de BFM n'était pas fixée sur son regard. Voilà, moi je ne l'ai pas entendue bafouiller, au contraire.

Moi, j'ai trouvé une Marine Le Pen, comme à son habitude, très responsable, parce que nous, au Rassemblement national, nous ne prenons pas les décisions à la légère. Et donc, le rendez-vous qu'a eu Marine avec M. Barnier ce matin ne découle pas sur des propos rassurants de la part de M. le Premier ministre. Et Marine Le Pen lui a rappelé notre position cohérente, constante. Nous ne souhaitons pas une aggravation de la situation sociale de notre pays, ni une aggravation du déficit. Il est urgent que le gouvernement se mette au travail pour proposer un budget qui convienne à l'immense majorité des Français, qui sauve les agriculteurs en même temps.

Et donc, nous avons réitéré nos propositions, notamment en matière d'économie. Malheureusement, M. Barnier n'a pas laissé transparaître grand-chose. Donc, nous attendons sa décision, nous attendons son budget, et nous verrons ce que nous faisons.

2:52
Présentateur

– Non mais franchement, je ne dis pas ça, ce n'est pas une des petites phrases de journalistes à trois sous, mais ça a l'air fini la romance, parce que ça avait l'air de bien matcher entre M. Barnier et Marine Le Pen. – Il n'y avait pas de romance. – Il a été respectueux de nos 11 millions d'électeurs, par conséquent, nous n'avons pas d'a priori.

3:10
Locuteur non identifié

– Mais c'est normal, c'est une attitude de responsabilité. Nous n'allions pas, nous, censurer un gouvernement a priori. – Les Français ne le souhaitaient pas, mais il n'y a jamais eu de romance entre Marine Le Pen et de M. Barnier. – Non mais vous m'avez compris, c'est une image. – Il y a eu une tolérance, Michel Barnier, ne le niait pas. – Non mais c'est normal, c'est normal. – Mais c'est normal que nous, on écoute ce que le Premier ministre a à nous dire. Et d'ailleurs, Marine Le Pen a tenu des propos très clairs le 1er octobre, le jour du discours de politique générale de M. Barnier. Elle l'a écouté, il s'est engagé à nous respecter.

Nous lui avons indiqué nos lignes rouges, nos propositions. Maintenant, la balle est dans son camp. S'il lui fait preuve de responsabilité, sa durée de vie pourra être prolongée. S'il méprise nos 11 millions d'électeurs, il sera censuré.

3:57
Présentateur

– Je salue l'arrivée de Christophe Barbier. Je voudrais juste vous faire… Nous, les journalistes, on appelle ça un pif-paf. Pif-paf, action, réaction. Il y a eu un pif-paf assez intéressant, suite à la prise de parole en sortant de Matignon de Marine Le Pen. Il y a eu pif, c'est Gabriel Attal, et paf, c'est Jordan Bardella. Donc Gabriel Attal qui considère que Marine Le Pen joue avec le destin de la France.

4:20
Locuteur non identifié

– Je crois que Mme Le Pen a revêtu son costume favori. C'est celui de la petite politique politicienne. C'est une spécialiste en petits coups de politique politicienne. La position qui est tenue par Mme Le Pen est totalement irresponsable. On ne joue pas pile ou face avec l'avenir du pays. Michel Barnier, il n'a pas besoin qu'on le censure. Il a besoin qu'on l'aide à réussir. Ça veut dire évidemment être exigeant. Et je le redis ici, augmenter le coût du travail pour la première fois depuis 30 ans comme c'est prévu dans ce budget, me semble être dangereux. Et il y a d'autres chemins qui existent. On a fait des propositions avec les députés EPR.

Mais franchement, franchement, dans le contexte que nous connaissons, tenir une position aussi irresponsable que celle que tient Mme Le Pen, jouer quelque part à pile ou face avec l'avenir du pays, il semblait ne même pas se préoccuper des conséquences de ce type de choix, je pense que ce n'est pas à la hauteur des responsabilités. On entendra paf. On entendra paf. Jordan Bardet, dans un instant. Ça fait presque bizarre de voir Gabriel Attal défendre Michel Barnier.

5:15
Présentateur

Ah oui, parce qu'on sait qu'il y a eu quelques froideurs entre ces deux-là depuis l'arrivée de Michel Barnier à Matignon. Au sonnet de la passation de pouvoir, c'était... C'était éloquent, le maître élève. Et depuis, il y a eu d'autres épisodes. Ce n'est pas à pile ou face que joue Marine Le Pen. Parce qu'il faut regarder les arrières-pensées de cette décision, de cette menace de voter la censure. Il y a deux arrières-pensées.

Une qu'on a nombreuses fois évoquée ces derniers temps, c'est par rapport au procès, à l'inéligibilité possible, à la décision exécutoire qui la menace, mettre une sorte de pression politique pour participer à un taux UBUU dans lequel elle est pour l'instant la seule victime. Et puis aussi rassembler ses troupes, alors que ce procès a un peu disloqué le RN. Puis il y a une deuxième raison, quand même profonde, une arrière-pensée, qui est à prendre en considération, c'est l'évolution de ses électeurs, de ses sympathisants. Ils étaient 29% à souhaiter que Michel Barnier fût renversé en septembre. C'est monté à 61%. Il y a dans l'électorat RN un désir de faire tomber le gouvernement.

Parce qu'ils ont l'impression d'avoir été volé de la victoire au mois de juillet. Et parce qu'ils ont l'impression, peut-être erroné, c'est peut-être un trompe-l'œil, que ce budget est en train de tourner à leur détriment. Parce qu'ils ont pris comme décision votée ce que le NFP a réussi à faire passer mais de manière presque cosmétique puisque tout ça a été annulé par le vote. Vous savez bien, Christophe, vous qui êtes un observateur, il y a le rationnel et puis il y a aussi les choses qu'on a du mal expliquer. Là, ça dure depuis longtemps. Les gens doivent se dire, les 11 millions d'électeurs du RN, ils doivent se dire, on ne trouve jamais de solution.

Marine, Marine, il doit y avoir cet état d'esprit. Oui, sauf que Marine ne sera pas présidente au 1er janvier s'il n'y a pas de budget. Il n'y aura pas plus de dissolution et de majorité au 1er janvier qu'il ne peut y en avoir aujourd'hui. C'est en juillet le rendez-vous. Donc on aura, si la censure est votée, partagée entre la gauche et l'extrême droite et que le gouvernement tombe, on aura du chaos dans le chaos. Ça arrive en politique. Mais ce n'est pas une tarification. Non, mais en une phrase qui est rassurante... Je répète voir votre visage, le jour où je vous dirai non, je ne vous passe pas la parole.

7:05
Locuteur non identifié

Ce qui est étonnant dans cette séquence et dans votre réaction, madame, c'est que dès que le RN a des décisions à prendre, ils se mettent à faire de la langue de bois comme les autres. Parce que gouverner, ce n'est pas facile. Et quand on s'exprime sur quoi, madame, il n'y a pas de discours d'opposition. Il n'y a pas de discours d'opposition. Il n'y a pas de discours d'opposition. Et alors, Flora, ils ont dit à quel moment ? Vous voyez une motion de censure, vous ne voyez rien. C'est ça que je ne trouve pas. Sinon, c'est sur du rien, en fait. C'est peut-être la spécialisation des RN. On diabolise le RN.

7:32
Invité

Flora, si vous me permettez...

7:33
Locuteur non identifié

On diabolise le RN. Quand est-ce qu'ils font de la langue de bois ? On leur tend une décision à prendre et vous allez voir, ils vont s'effondrer comme les autres. C'est juste ça que j'observe.

7:43
Présentateur

Juste, voilà plusieurs années... Je ne vais pas très perspicace. Voilà plusieurs années à juste titre que le RN joue la carte de la respectabilité pour essayer, je dirais, d'augmenter leur part de marché, ce qui est tout à fait normal. C'est dans leur stratégie, elle est même assumée. Alors, cette stratégie, elle a un coup de canif dans le contrat, même peut-être un deuxième. Le premier coup de canif, ça a été l'attaque très virulente de Marine Le Pen à l'endroit des institutions judiciaires, à la suite de la première décision qui a été prononcée par le parquet. Le réquisitoire. Exactement. Donc le fait est, c'est que ça déjà, c'est un peu de déstabilisation.

Et la deuxième qui pend aussi au bout du nez, c'est le fait d'aller se mettre avec la gauche ou l'extrême-gauche pour aller voter la censure, qui est un enjeu pour eux terrible à l'endroit de leurs électeurs. Parce qu'il est normal que si demain matin, ils expliquent qu'ils ont fait chuter le gouvernement et qu'il y a même peut-être une opportunité de faire arriver la gauche au pouvoir, je pense que les électeurs vont... C'est une hypothèse. J'ai compris votre théorie. Et donc dans ces cas-là, il y a une solution que personne évoque, mais je pense que c'est dans la tête de Marine Le Pen, c'est de voter une censure, mais sans la gauche.

Et là, il pourra sortir en disant, voilà, moi je censure le gouvernement, mais je ne me mets pas bien évidemment avec la gauche ou l'extrême-gauche. Chacun se censure. Voilà. Et de ce fait-là, le gouvernement continuera. Enfin, c'est n'importe quoi. Vous ne savez pas regarder la gagne depuis deux ans. C'est une solution possible. Edwige Diaz, on voudrait... Je crains que ce soit la solution à l'arrivée. D'abord Edwige Diaz. Vous vouliez réagir à ce que disait Flora tout à l'heure ?

9:08
Locuteur non identifié

Oui, parce que j'ai entendu beaucoup de bêtises.

9:12
Présentateur

Il n'y a... Merci, madame. Ce n'est pas très honorable.

9:15
Locuteur non identifié

Écoutez, vous pensez savoir ce que le Rassemblement national pense. Je pense être mieux placé que vous pour savoir quelle est notre stratégie. Mais on n'est pas les porte-parole du Rassemblement national. Voilà, exactement. Donc laissez-moi vous remettre peut-être dans la vérité. Dans votre vérité. Il n'y a aucun risque que la gauche arrive au pouvoir. Que nous censurions M. Barnier ou pas. Parce que si demain Emmanuel Macron décidait de nommer Lucie Casté ou n'importe qui du nouveau Front populaire, nous censurerions. Oui, mais vous n'êtes pas réagir à ce gouvernement.

9:46
Présentateur

Ça fait tellement longtemps qu'on n'a pas prononcé le nom de Lucie Casté. Le soir, à 20h. Mais tout à fait. Lucie Casté, merci. Mais déjà, c'est faux que vous... Flora, oui, mais laissez la terminer. Laissez la terminer. Non, mais je le dis, je le dis.

9:58
Locuteur non identifié

Il n'y a aucune irresponsabilité de notre part. Jamais, tant que nous serons 140 à l'Assemblée nationale, il y aura de gouvernement du nouveau Front populaire. Et moi, je condamne les récits catastrophistes comme j'ai entendu de M. Attal qui nous explique que si nous censurions le gouvernement, ce serait une décision absolument irresponsable. Non. Ce qui est irresponsable, c'est la politique menée par les macronistes depuis 7 ans. Ce sont eux qui ont accepté le chaos.

10:28
Présentateur

Cela dit, Exvive Diaz, dans un instant, dans un instant, on fera un point sur que peut-il se passer institutionnellement dans ce pays si le gouvernement est censuré. Parce que la théorie de Marine Le Pen, c'est s'il y a une censure, ce n'est pas la fin du monde, ce n'est pas le chaos. On verra. On va revenir sur ce débat dans un instant. Je vous ai parlé tout à l'heure d'un pif-paf. Le pif, c'est-à-dire l'acte 1, c'était l'ancien Premier ministre Gabriel Attal qui disait, en gros, Mme Le Pen va semer le chaos dans le destin de la France. Elle joue à pile ou face le destin du pays. C'est très très grave.

Jordan Bardella, le patron du parti, du Rassemblement national, lui a répondu aujourd'hui.

11:08
Locuteur non identifié

Moi, j'invite Gabriel Attal à se faire extrêmement petit compte tenu de la situation dans laquelle il a laissé notre pays cet été. Et ce qui est, en l'occurrence, irresponsable, c'est d'avoir laissé un pays qui a le record de dettes, le record de déficit public, le record de déficit commercial, les records d'immigration et d'insécurité. Ce qui est irresponsable, c'est d'avoir pactisé, comme l'a fait M. Attal et le président de la République, Emmanuel Macron, avec la France insoumise pendant le second tour des élections législatives, mouvements politiques, qui cherchent aujourd'hui à abroger le délit d'apologie de terrorisme et qui jettent de l'huile sur le feu.

Donc, je pense que la situation dans laquelle ils ont laissé notre pays devrait les appeler, et en tout cas appeler Gabriel Attal à se faire extrêmement petit, à beaucoup plus d'humilité. Voilà, duel à distance entre Jordan Bardella et Gabriel Attal. Yves Tréard, est-ce que vous pensez que le Rassemblement national est capable d'aller jusqu'au bout de sa menace et de voter cette motion de censure aux côtés de la gauche ?

12:06
Présentateur

La démonstration de Franck qui était assez pertinente tout à l'heure, je pense qu'ils peuvent voter une censure de leur côté. Et pourquoi ils pourraient ne pas voter une censure qui émanerait de la gauche ? Parce que je pense, désolé Madame Diaz, que Marine Le Pen ne sait pas sur quel pied danser encore. Pourquoi ? Mais il n'y a rien de mal à ça. C'est normal. Pourquoi ? On a le droit d'hésiter en politique, vous voulez dire. Pourquoi ? D'abord parce que depuis deux ans, comme l'a dit Franck, elle construit son image et sa politique sur une part raisonnable, un discours raisonnable, la stratégie de la cravate, si vous voulez que je résume tout ça, respectant les institutions et élargissant.

Parce que c'est ça le problème. La cravate à l'Assemblée nationale. C'est ça l'objectif de Marine Le Pen, c'est d'élargir son électorat. Pourquoi elle a échoué aux élections présidentielles ces dernières à chaque fois ? C'est parce qu'elle ne l'a pas encore suffisamment élargi. Or, qu'est-ce qu'on constate si on regarde la sociologie de son électorat aujourd'hui ? C'est beaucoup de chefs d'entreprise aussi. Ce sont des commerçants, ce sont des gens qui ne veulent pas le désordre, qui ne veulent pas le chaos et qui ne veulent pas ce que l'électorat populaire du Rassemblement national défendait pendant longtemps, c'est-à-dire une espèce de ras-le-bol... Poujadisme. Poujadisme.

Et donc, ils ont gagné ça. Et c'est pour ça qu'en rompant avec ça et en s'associant à la gauche pour voter une motion de censure, eh bien, ça casserait cette image-là et ça casserait cette espèce de chemin qu'elle parcourt depuis maintenant deux ans pour essayer de s'ouvrir pour rassembler la droite. Et qui est-ce qui rassemble la droite ? Parce que d'un côté, vous avez le discours de certains vieux classiques du Rassemblement national qui sont sur des discours très durs et puis celui de Jordan Bardella qui lui est pour la stratégie de l'ouverture justement du rassemblement de toutes les droites. Il vous le dit, il n'arrête pas de le répéter.

Et donc, Marine Le Pen, je pense, ça c'est mon intime conviction mais je peux me tromper, qu'elle ne votera pas qu'elle ne votera pas la motion de censure

14:15
Locuteur non identifié

de la gauche. Pour vous, ce serait effectivement compliqué à imaginer et à appliquer une motion de censure aux côtés de la gauche ?

14:22
Présentateur

Vous qui êtes au contact de tous ces députés, le syndrome de la cravate qu'évoquait Tréard, de tous ces députés, non mais c'est intéressant parce qu'on est passé, il a raison là-dessus Tréard, on est passé d'un mouvement râleur, ralocheur, le FN des années 80, héritier du poujadiste et du poujadisme de Jean-Marie Le Pen des années 60, on est passé à un mouvement plus polissé, plus poli, j'assume le mot, plus poli, et donc peut-être que ça ne suivrait pas, les troupes ne suivraient pas si on se remettait à...

14:49
Locuteur non identifié

Mais en fait, je m'étonne que vous suivez quand même ce qui se passe à l'Assemblée depuis deux ans, vous avez tous bien constaté qu'on a voté que ce soit des motions de censure, que ce soit des textes avec les uns ou les autres. Et pourquoi nous faisons ça depuis deux ans ? C'est parce que notre seule boussole, c'est l'intérêt des Français. Donc s'il y a une opportunité de renverser ce gouvernement parce que nous considérons que ce gouvernement... Mais où il y a l'intérêt ? Mais est-ce que vous l'intérêt ? Parce que vous ne pouvez pas

15:16
Présentateur

avoir de dissolution et vous ne pouvez pas remporter la majorité ? Parce que nous considérons

15:18
Locuteur non identifié

que ce gouvernement va aggraver la situation sociale et économique de notre pays, oui, nous sommes tout à fait en mesure de voter en faveur de cette question.

15:26
Présentateur

Et notamment au côté de la gauche.

15:30
Locuteur non identifié

Ça ne vous poserait pas de problème.

15:31
Présentateur

Donc en gros, Edwige Diaz, donc au côté de la gauche. Oui, alors... Donc en gros, vous êtes en train de dire que voilà, si sur l'électricité, ça ne bouge pas trop. Si la facture d'électricité des Français s'alourdit, par exemple, eh bien là, paf ! On plonge la France dans le chaos.

15:46
Locuteur non identifié

En l'occurrence, elle ne s'alourdirait pas, elle baisserait moins que prévu. C'est ça surtout là.

15:51
Présentateur

Non mais c'est ça ! C'est ça, parce que Marine Le Pen parle du pouvoir d'achat. Ça veut dire que sur 2-3 mesures très concrètes comme ça, comme par exemple la facture d'électricité, si ça ne vous va pas, c'est sûr.

15:59
Locuteur non identifié

C'est sûr que parmi nos lignes rouges, il y a donc notre opposition à l'augmentation de la taxe sur le prix de l'électricité. Mais une fois de plus, je le répète, ce n'est pas parce que nous allons voter une motion de censure qu'il y aura le chaos et le désordre dans le pays. Ceux qui répandent ces fake news sont d'une irresponsabilité sans nom. Et regardez, je dis ce qui va se passer. Je dis, c'est la niche parlementaire du groupe La France Insoumise. Ils proposeront l'abrogation de la réforme des retraites. Nous, nous avons été élus dans nos circonscriptions pour mettre tout en œuvre pour abroger la réforme des retraites.

Oui, nous voterons jeudi la proposition de loi qui émane de la France Insoumise. Ça ne veut pas dire que nous partageons l'ensemble du programme. Loin de là. Mais c'est que quand ça va dans l'intérêt des Français et quand c'est conforme à notre programme, chez nous,

16:45
Présentateur

il n'y a pas de sectarisme. La stratégie de la cravate, c'est la théorie du ciel est bleu. Si Jean-Luc Mélenchon dit que le ciel est bleu et s'il est bleu, on ne dira pas qu'il est bleu. On est contre. Les conséquences ne sont pas de même nature. La réforme des retraites n'entraînera pas la chute du gouvernement.

17:01
Locuteur non identifié

Il y a une question d'abord.

17:05
Présentateur

Après, je vous le promets, Flore, se pourrait-il, les amis, explorons ce scénario, pensons contre nous-mêmes pendant une minute. Se pourrait-il que cette Marine Le Pen que certains trouvent un peu erratique, vous vous dites qu'elle est en train de réfléchir, bon, très bien, ait été secouée, secouée par la réquisition du parquet sur son affaire, ce qui l'a conduite à être un peu différente ces derniers jours de ce qu'elle était. Il y a un éléphant,

17:30
Locuteur non identifié

dans la pièce qu'on a quand même oublié, c'est qu'après l'élection législative partielle, il y a deux mois de chaos politique avant que Michel Barnier soit nommé et après, il y a encore une semaine ou deux avant que Michel Barnier nomme son gouvernement. Ce serait bien pratique pour Marine Le Pen de nous lancer dans les fêtes de fin d'année pour qu'autour de la dinde de Noël, on ne parle pas du procès de Marine Le Pen mais du fait qu'on n'a plus de gouvernement à nouveau, qu'on a passé les vacances d'été sans gouvernement, les vacances d'hiver sans gouvernement.

C'est un contre-feu à la ville et vous savez, les communicants politiques parlent souvent de quoi on parle au barbecue ou en famille. Ça, c'est une vraie stratégie politique. Autour de la dinde. Comment on rentre autour de la dinde et de quoi on parle autour de la dinde ? Je pense que Marine Le Pen et ses camarades ont intérêt à ce qu'on parle du feu Michel Barnier plutôt que de la potentielle condamnée Marine Le Pen. Mais leur intérêt,

18:19
Présentateur

c'est pas non plus de parler de l'association du RN avec l'extrême-gauche. Et je pense que ça, ce serait une catastrophe dans l'électorat du RN parce que le jour où on associe les deux, franchement, s'associer avec ceux qui veulent supprimer le délit d'apologie du terrorisme, c'est quand même assez original.

18:36
Locuteur non identifié

Je crois pas du tout puisque Mme Diaz vous dit à l'instant qu'elle est prête à voter avec LFM.

18:40
Présentateur

Non, non, mais c'est vrai. Il faut entendre Edwige Diaz. Elle vous dit, je dis, je suis désolé, c'est un argument. Je dis, arrêtez de m'embêter parce que je dis, il se trouve qu'on va voter concomitamment avec les députés. Les conséquences ne sont pas les mêmes. D'abord, Christophe, répondez à mon interrogation. Est-ce que ce choc des réquisitions il y a quelques jours contre Marine Le Pen, inéligibilité recueuse Je vous l'ai dit mais je ne vous ai visiblement pas convaincu. Il y a deux arrières-ponsés, le choc du procès et puis le poids des militants qui veulent une sanction contre ce gouvernement.

Mais ça serait une stratégie à court terme parce que si on n'en parle pas autour de la dinde du procès, on en parlera autour des crêpes parce qu'à la chandeleur on approchera du jugement et que Fabrié elle sera peut-être inéligible. Donc ça ne réglerait rien.

19:23
Locuteur non identifié

Juste, c'est que finalement peut-être le plus intéressant c'est qu'au cours de cet entretien Michel Barnier s'est montré assez ferme peut-être plus ferme qu'on ne l'imaginait.

19:31
Présentateur

Il considère qu'il est allé le plus loin possible dans les concessions qu'il pouvait faire aux uns et aux autres. Mais quelles concessions

19:36
Locuteur non identifié

a-t-il fait au Rassemblement national ?

19:38
Présentateur

Peut-être que dans le débat tel qu'il va se dérouler parce qu'il n'est pas fini au Sénat et en commission mixte paritaire on aura des éléments complémentaires. Je pense et ça fera plaisir aussi au centre du Sénat sur les retraites. Wauquiez a obtenu des choses sur les retraites mais certains veulent pousser plus haut l'effort des retraités les plus aisés pour que les retraités les moins riches soient plus favorisés. Et peut-être que sur l'électricité par le biais de la CMP il pourra négocier quelque chose. Peut-être pas suffisamment pour désamorcer un vote RN mais en tout cas pour le discréditer un tout petit peu.

Et puis surtout il n'y a pas que il y a un mot qu'on n'a pas prononcé depuis tout à l'heure c'est le mot parti socialiste. Parce que si vous faites LFI plus RN vous êtes à 191 vous y ajoutez les 100 socialistes et écolos vous êtes à la majorité pour une motion de censure. Mais si parmi les 62 socialistes 10, 15, 20 se retirent ça suffit. Avec les communistes il y en a quelques-uns de plus oui allez il faut qu'une vingtaine de socialistes disent non on ne vote pas la censure. C'est des socialistes en peau de lapin ils doivent leur circonscription à la France insidérale.

20:38
Locuteur non identifié

Leur du vérité sonne pour la gauche sociale des moeurs comme par hasard

20:46
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon qu'a-t-il dit hier il a dit attention une alliance se prépare d'une gauche traître sociale traître qui veut quitter le NFP pour se rapprocher d'une autre alliance. Donc il met la pression sur les socialistes parce qu'il sent bien que du côté de Hollande de Valot de quelques autres il pourrait y avoir la tentation de sauver le gouvernement. Le calendrier prend l'ouvrier les entretiens

21:11
Locuteur non identifié

avec le parti socialiste ce sera mercredi et c'est pour ça qu'on n'en a pas parlé aujourd'hui.

21:15
Présentateur

On se croirait chez Cyril Hanouna calmez-vous un peu. Vous faites peu de cas aussi de Michel Barnier pourquoi Michel Barnier dévoilerait ses cartouches maintenant ?

Mais attendez il y a encore trois semaines et il ne va pas dire ce qu'il va faire au contraire parce que c'est le faux mot Michel Barnier Michel Barnier tout le monde dit il dit d'accord à tout le monde non d'accord certainement mais il va plaider dans la dernière semaine c'est là où ça va se jouer et c'est là où effectivement les socialistes sont en pleine réflexion ils sont aujourd'hui divisés entre ceux qui veulent absolument continuer la route avec le nouveau front populaire et d'autres qui disent il y a un coup à jouer peut-être c'est le moment où il ferait raison dans le timing c'était à la fois un geste de la recevoir la première ce matin mais ça aurait été une catastrophe en termes de négociation de lui donner des éléments tout de suite parce que sinon tous ceux qui passaient derrière ne servaient plus à grand chose donc on va attendre bien sûr le déroulé Marine Le Pen s'est exprimée en sortant de Matignon de cette entrevue avec Michel Barnier et Éric Ciotti a également vu Michel Barnier je crois qu'il l'a vu tout à fait on écoute Éric Ciotti à la sortie de Matignon

22:34
Locuteur non identifié

j'ai demandé très clairement à Michel Barnier qu'il y ait une modification profonde de son budget moins d'impôts et plus d'économies de la part de l'Etat et de ses opérateurs aujourd'hui ce budget a été bâti sur de mauvaises bases il alourdit la fiscalité notamment la fiscalité qui va peser très lourdement sur les entreprises et il alourdit aussi les dépenses publiques donc c'est un mauvais budget il doit corriger sa copie je me prononcerai en fonction des réponses qui seront apportées en tout cas à ce stade la copie ne me convient pas et donc je ferai tout pour que ce mauvais budget ne soit pas adopté donc nous avons quelques jours pour qu'il soit corrigé

23:23
Présentateur

c'est intéressant parce qu'il se répartisse bien Yves Tréard le job entre le RN et puis comme lui Ciotti c'est un ancien LR il prend le prisme d'analyse économique il dit le budget des problématiques à l'air le budget c'est pas sérieux les économies la dépense publique c'est exactement ce que je vous disais tout à l'heure c'est cet électorat de droite qu'il veut attirer et il se trouve qu'en plus aujourd'hui et ça va aller croissant il y a une pression des chefs d'entreprise en disant on va dans le mur si vous votez la censure ça va être catastrophique en plus si vous votez l'abrogation de la réforme des retraites c'est le foutoir et les hausses d'impôts et les hausses d'impôts mais ils ne veulent pas des baisses d'allégements de charges ils veulent un budget mais ils ne veulent pas de baisses d'allégements de charges exactement ils sont dans une situation très difficile mais en tous les cas si vous regardez bien qui a les moyens de renverser le gouvernement c'est Marine Le Pen est-ce qu'elle en a l'intérêt elle n'en a pas l'intérêt qui a intérêt à renverser le gouvernement Jean-Luc Mélenchon mais il n'en a pas les moyens donc moi je ne vois pas si vous voulez on joue à se faire peur il y a une effectivement actuellement un jeu qui est en train de se dérouler mais je ne crois pas absolument pas et je m'engage je ne crois pas qu'il y ait une censure à la fin même si parfois l'irrationalité sous la 4ème république a mené à des naufrages majoritaires alors que personne ne les prédisait

24:54
Locuteur non identifié

Vous parliez de Jean-Luc Mélenchon Mathilde Panot pour la France Insoumise était elle aussi reçue aujourd'hui écoutez son son de cloche à la sortie Nous avons acté des désaccords profonds notamment sur la question du budget qui je le rappelle est le budget le plus violent socialement et écologiquement qu'ait jamais connu la France sous la 5ème république j'ai réaffirmé devant le Premier ministre qu'évidemment en cas d'utilisation du 49-3 nous déclencherions de la part du nouveau Front Populaire une motion de censure et que cette motion de censure pourrait faire tomber à la fois ce Premier ministre et le projet de budget injuste et inégalitaire qu'il propose aujourd'hui au pays

25:37
Présentateur

Il a eu une chouette journée Michel Barnier aujourd'hui il a reçu beaucoup de gens c'était une espèce de chorégraphie Il dit lui-même qu'on est plus intelligent à plusieurs donc la démocratie on est dans un moment sans majorité absolue il n'y a pas de chef de la majorité puisqu'il n'y a pas de majorité c'est le rôle de Michel Barnier d'être en permanence dans la concertation

25:55
Locuteur non identifié

Mais c'est quand même très particulier ce moment politique que l'on vit Non, c'est sûr

25:59
Présentateur

Il est assez unique pour la cinquième politique C'est le temps des maîtres chanteurs J'arrive à l'Elysée j'ai le pistolet et j'ai le vote alors tu choisis quoi voilà c'est pas glorieux c'est là qu'on va voir le courage de l'exécutif c'est-à-dire de dire on ne cède pas parce que c'est l'intérêt de la nation il faut faire des économies nous devons le faire donc c'est l'intérêt de la nation nous ne cèderons pas quitte à perdre notre poste c'est là qu'on verra aussi le sens des responsabilités des leaders politiques parce que tous ceux dont on a parlé depuis le début Le Pen, Mélenchon, Attal tous ils pensent à quoi ?

Ils pensent à 2027 ils pensent à leur destin présidentiel pas à l'intérêt des français à court terme Ce qui n'est pas le cas

26:32
Locuteur non identifié

de Michel Barnier c'est peut-être là où finalement je ne peux pas vous laisser dire qu'on ne s'occupe pas d'intérêt des français Tout de même on voit bien que Marine Le Pen est dans un jeu de sauver sa candidature Notre seul boussole je vous l'ai dit et je le répète c'est absolument l'intérêt des français et si on est dans ce bourbier à l'heure actuelle c'est parce que je rappelle qu'au lendemain de la dissolution il y a eu des alliances de la honte des désistements qui ont poussé des candidats la France insoumise à voter notamment pour Emmanuel Bord Mais vous allez en dire Laissez Mme Piaz parler s'il vous plaît

27:07
Présentateur

C'est ce barrage anti-républicain qui a conduit à cette responsabilité On n'est pas

27:12
Locuteur non identifié

chez Michel Polak et c'est pour cette raison que nous disons au Rassemblement National que notre victoire a été différée

27:18
Présentateur

Pourquoi il a marché ce Front républicain ? Parce qu'il y avait un doute sur la capacité de votre équipe la crédibilité de votre programme la nature de certains de vos candidats et l'expérience de Jordan Bardella que vous vouliez mettre à Matignon C'est ça qui a fait marcher le Front républicain Parce que les Français ont été enfumés Il n'avait pas marché en 2022

27:33
Locuteur non identifié

Avec un Gabriel Attal qui a appelé à voter pour la fin de crise

27:36
Présentateur

Vous n'êtes pas responsable du Bourbier actuel Et Bourbier est l'expression qui revient depuis 6 mois dans la bouche de Marine Le Pen Mais pourquoi voulez-vous

27:42
Locuteur non identifié

y enfoncer encore un peu plus la France ? Mais ça ne sera pas de notre faute Si vous votez la censure Pardon, pardon Non, non, non Le déficit n'a jamais été aussi élevé Ce n'est pas de la faute du Rassemblement National Les agriculteurs sont dans la rue Ce n'est pas de la faute du Rassemblement National Si vous votez une censure Vous rachetez des amis au Bourbier Si nous votons une censure c'est parce que nous mettons un stop à un budget qui va faire encore plus de mal au pays Alors ça c'est intéressant

28:07
Présentateur

Ça c'est intéressant Parce que je pensais depuis quelques jours j'étais un peu paniqué J'avais même des crises et j'avais les mains moites Et je pensais que la censure c'était forcément nécessairement un chaos absolu sur le plan institutionnel sur le plan économique ça a été dit par Treyard tout à l'heure Et puis ce matin Marine Le Pen dit Attendez, calmez-vous la censure J'aimerais qu'on fasse le point avec une de nos journalistes Anne-Sophie Varmont qui est là Merci de venir Anne-Sophie On va essayer de voir ce qui se passe en France Bonsoir Anne-Sophie si là le budget n'est pas voté puis s'il y a la censure

28:46
Locuteur non identifié

Alors déjà si le budget il n'y a pas de majorité en fait Michel Barnier il a deux solutions Il peut d'abord dégainer le fameux 49-3 évidemment maintenant On le connaît ça lui permet d'engager la responsabilité du gouvernement et de faire passer le texte Il y a une autre possibilité qui est plus méconnue c'est de mettre en place le budget par ordonnance et ça c'est l'article 47 de la Constitution Alors vous l'avez compris le problème de ces deux méthodes c'est que c'est un passage en force et évidemment ça peut conduire à une motion de censure Cette motion de censure qui pourrait la voter D'un côté vous avez le nouveau Front Populaire qui pourrait la voter et puis vous avez également le Rassemblement National qui pourrait décider de la voter Alors si la motion de censure passe le gouvernement tombe de fait le budget est rejeté On sera alors dans une période d'incertitude politique d'incertitude économique car plus de gouvernement et pas de budget non plus Alors qu'est-ce qu'il se passerait ?

Eh bien on pourrait utiliser un joker C'est l'article 45 de la loi organique relative aux lois de finances Alors bon dit comme ça ça paraît un petit peu compliqué mais en fait ça permet de s'appuyer sur un projet de loi spécial pour continuer de percevoir les impôts existants Concrètement on fait rentrer des liquidités dans les caisses de l'État pour que la France continue de fonctionner Alors est-ce que ça serait suffisant ?

Clairement non c'est une solution de court terme une solution de fortune en attendant un vote en bonne et due forme du projet de loi de finances ultérieurement et pour faire marcher les services jugés essentiels il faudra prendre des décrets pour donner des crédits Alors ces crédits ce seront des montants minimum qui ne pourront pas dépasser ceux de l'année précédente on ne pourra donc lancer aucun nouvel investissement Mais ce qui est sûr c'est qu'on n'aura pas de shutdown ça c'est déjà une bonne nouvelle mais par contre vous l'avez compris on sera dans une France extrêmement ralentie

30:48
Présentateur

Merci Anne-Sophie Merci beaucoup Ça s'est produit en 1962 Et en 1969 Et en 1962 Et en 1962 Et en 1962 Marine Le Pen Il y avait une dissolution de l'Assemblée nationale C'était à la fin de l'année Georges Pompidou qui a été reconduit d'ailleurs et ils avaient utilisé cette procédure Marine Le Pen dit tout à l'heure dans l'interview qu'on a passée elle dit si le budget n'est pas voté on prendrait le budget de l'année dernière C'est ça Oui c'est ça C'est la conséquence de ces trois événements Franchement c'est pas le chaos que tout le monde décrit Merci C'est quand même

31:17
Locuteur non identifié

C'est une économie au ralenti Le budget de l'année dernière

31:20
Présentateur

il n'était pas au ralenti C'est une période d'incertitude quand même Une période de flottement C'est pas une période qui pour les français est une insécurité si vous voulez qui existe quand même Donc c'est pas ce qu'il y a de mieux et c'est pas non plus le jeu démocratique qu'on a l'habitude d'avoir Donc c'est pour ça que c'est pas terrible C'est pour ça que Marine Le Pen ne va pas s'y engager Si j'étais un centinet de taquin Tréhard je vous dirais même le budget de l'année dernière il payait moins d'impôts que dans le budget prévisionnel Il est mieux Il n'est pas forcément mieux aux yeux de Bruxelles les marchés financiers etc.

Par ailleurs dans le budget il y a aussi des revalorisations automatiques on augmente

32:00
Locuteur non identifié

Il n'y a pas que les impôts Il n'y a pas que les impôts

32:03
Présentateur

Il y a aussi toutes les améliorations qui disparaissent et donc là vous allez fâcher un certain nombre de français

32:07
Locuteur non identifié

Et ce serait que malgré tout une crise politique Edwige Diaz une période d'incertitude dont vous serez aussi responsable Là aujourd'hui vous appelez ça comment ? Aujourd'hui nous sommes dans une période d'incertitude politique Ce que je veux vous dire Vous êtes peut-être dans l'incertitude politique Non pas nous Aujourd'hui il y a un gouvernement il y a un Premier ministre Nous on a une présidente un programme C'est pas le cas du nouveau Fonds populaire qui n'arrive pas à se mettre d'accord C'est pas le cas de M.

Barnier qui doit composer avec sa majorité parce que moi j'ai assisté à toutes les séances du budget J'ai assisté à tous les séances du budget et j'ai vu quand même des députés du bloc central voter contre les amendements du gouvernement C'est quand même assez curieux et ce qui rejoint l'instabilité politique que je vous disais Mais pour revenir à ce que je vous explique depuis le début c'est que si nous prenons la décision de censurer ce gouvernement c'est pour éviter la politique du pire et c'est pour protéger les français d'un budget 2025 qui serait pire que le budget 2024 Donc ainsi que ça vient d'être démontré par votre spécialiste il n'y a pas de shutdown les services publics continueront de fonctionner les impôts continueront d'être prélevés un autre budget sera présenté à la représentation nationale et si Emmanuel Macron décidait donc dans 6-7 mois maintenant de procéder à la dissolution de l'Assemblée nationale il y aurait un autre gouvernement à ce moment-là j'envisage bien que nous soyons aux commandes et nous pourrons faire un projet de loi de finances

33:27
Présentateur

vous avez l'esprit de responsabilité je vous explique prendre l'ouvrier prendre l'ouvrier écoutez le maire de la boule la machine est partie mais pour l'arrêter c'est pas simple juste ça veut dire que vous vous dites qu'il faut encore attendre 6 mois pour agir c'est-à-dire qu'on va attendre la prochaine dissolution je vous dis que si le budget

33:48
Locuteur non identifié

je vous dis que si le budget ne convient pas on le censure parce qu'on ne peut pas aggraver la situation

33:53
Présentateur

avec la gauche ce que je comprends donc vous allez vous mettre avec la gauche et l'extrême gauche ça on a compris qu'il y avait une alliance

33:57
Locuteur non identifié

vous connaissez vous avez voté ensemble voter une motion de censure avec quelqu'un ça ne veut pas dire partager son projet politique c'est sûr si vous votez avec eux sur le deuxième point avancez au-delà de la gauche

34:09
Présentateur

ça veut dire que là vous acceptez qu'il y a encore 6 mois d'expectatives jusqu'à la prochaine dissolution

34:13
Locuteur non identifié

non mais en fait je vous ai fait tout le cycle comme ça vous avez une vision complète je vous ai dit juste avant de parler de la dissolution je vous ai dit que si le budget était rejeté le prochain gouvernement procéderait à une autre proposition de budget vous êtes élu local oui monsieur vous savez ce que c'est que voter un budget

34:30
Présentateur

en fin d'année

34:31
Locuteur non identifié

oui mais certainement mais vous ne pouvez pas l'écouter visiblement comment ça se passe à la semaine

34:35
Présentateur

donc quand vous devez voter des budgets toutes les 35 000 collectivités locales les 100 000 collectivités même locales qui doivent voter des budgets comment est-ce qu'elles font elles vont attendre encore 6 mois il n'y a pas que le budget si le gouvernement est renversé on va partir dans une période où on aura un gouvernement qui expédiera les affaires courantes pendant les fêtes puis peut-être janvier peut-être février on a vu la dernière fois pas de loi immigration pas de loi fin de vie pas de loi agricole aucun de ces textes ne pourra être voté par la représentation nationale il n'y a pas que le budget il y a toutes les réformes attendues par des milliers de français qui resteront coincés dans les tuyaux c'est ça aussi mais le Christophe attendez les amis il faut que je lève le doigt pour parler dans notre propre émission maintenant Christophe très bien j'entends ce que vous dites mais avouez quand même que l'ouvrier et vous vous parlez de ce budget barnier comme une espèce de souffle salvateur qui va sauver la France et vous avez dit Franck s'il n'est pas voté on va revenir non non laissez-moi terminer il y a tellement d'intermoiements tellement de retraités de ceux-ci de ceux-là qui disent pas moi pas ça pas de réforme pas moi etc on va coucher d'un truc de toute façon c'est pas normal il n'y aura rien ça va rien changer vous voyez bien qu'il n'y a pas des milliards d'économies il n'y a rien rien ne va changer la raison la raison veut que juste d'un mot si vous dirigez une agence de notation Eric vous voyez que la France vote un budget maladroit boiteux insuffisant vous voyez que la France a renversé son gouvernement n'a pas de budget avance dans l'année 2025 à tâteau en reproduisant un budget 2024 qui était déjà insuffisant mais les Belges c'est ce qu'ont fait les Belges pendant plus d'un an attention nous ne sommes pas la Belgique nous n'avons pas une structure fédérale comme eux nous avons quand même une position économique un peu plus importante que la Belgique et vous êtes sûr que ça a rendu service aux Belges que son état se délite pendant des mois et des mois parce qu'il n'y avait pas de gouvernement que la police que la justice soit sans consigne vous êtes sûr que c'était une bonne chose pour les Belges vous avez trouvé la Belgique en meilleure santé après qu'avant ah oui certains se frottent les mains on fait des affaires pendant ce temps là sauf que l'état et le peuple en souffrent beaucoup ça n'arriverait pas ça ce qu'on vit aujourd'hui si on était justement en Belgique parce qu'en Belgique la motion de censure ça n'existe pas sauf la motion de censure constructive comme en Allemagne comme en Espagne comme en Slovénie comme en Pologne comme en Hongrie vous renversez un gouvernement et bien vous devez le remplacer gouvernement censuré gouvernement remplacé vous arrivez avec une équipe et un programme c'est arrivé deux fois en Allemagne en 72 et en 82 évidemment le RN ne ferait pas un gouvernement et qu'elle est fille il n'aurait pas un programme notre immaturité constitutionnelle nous a empêché de nous doter de cette notion de censure constructive oui on renverse un gouvernement on a le droit mais c'est pour proposer autre chose dans ce cas

37:38
Locuteur non identifié

si on suit votre raisonnement et qu'il n'est pas dans notre intérêt d'entrer dans cette phase d'instabilité politique je viens vers vous Yves Tréard est-ce que oui Michel Barnier ne doit-il pas après tout il a fait un pas vers les républicains est-ce qu'il ne doit pas aussi faire un pas vers le parti qui représente 11 millions d'électeurs mais c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure ça va arriver mais sur quel sujet devrait-il le faire et peut-il le faire

38:00
Présentateur

il va probablement alors il a une carte une cartouche qui est essentielle et qu'il a déjà évoquée c'est celle de la proportionnelle mais je ne crois pas qu'il l'utilise tout de suite mais il est probable qu'il donne raison sur l'électricité il est probable qu'il donne raison aussi sur deux ou trois réformettes qui coûtent un peu enfin deux ou trois mesures qui pourrait coûter cher au budget de l'État et que veut voir le rassemblement national éliminé sur l'immigration par exemple il peut faire une promesse qu'il y ait une nouvelle loi immigration qui soit étudiée et votée

38:37
Locuteur non identifié

donc ce n'est pas deux ou trois réformettes sur l'immigration c'est quand même une idée

38:40
Présentateur

ce sont des promesses après il faut qu'elles soient mais moi ce que je crois par dessus tout c'est que madame le pen n'a absolument pas intérêt pour changer quoi à quoi à censurer elle ne changera rien parce que rien comme on l'a dit tout à l'heure rien ne changera c'est à dire que le budget on sera encore dans une situation bien pire avec aucune chance pour le rassemblement national d'occuper le pouvoir de toute manière quoi qu'il arrive pas avant six ou huit mois et il y aurait plutôt la possibilité qu'il y ait un premier ministre de gauche qui serait encore pire que que attention parce que écoutez ce que disait écoutez ce que disait tout à l'heure écoutez ce que disait votre collègue Sébastien Chenu du RN il était l'invité de Benjamin Duhamel n'oubliez pas que au RN ça se comprend mais aussi dans l'état d'esprit de nombreux français c'est à dire que l'offre se réduit l'offre se réduit parce que beaucoup de français disent oui mais bon Macron il a piloté ce pays pendant des années ce n'était pas très concluant et donc il y a aussi il y a aussi cette idée là Yves Tréhard

39:53
Locuteur non identifié

nous on était partant pour mener une autre politique oui et vous avez perdu et vous avez perdu les élections nous n'avons pas gagné et vous avez perdu les élections donc le président de la république a fait élire avec ses amis avec monsieur Attal en tête on fait élire des gens de la France insoumise ils ont créé ces trois blocs à eux de gérer le pays et si le président de la république ne sait pas gérer le pays il en tirera toutes les conséquences c'est à dire au revoir donc ça veut dire que le scénario que vous privilégiez c'est le départ du président si la situation est bloquée il y a plusieurs scénarios possibles vous avez dit vous vous avez parlé de la nomination la renomination de Michel Barnier il peut y avoir un autre premier ministre il peut y avoir un gouvernement dit technique le président peut déclencher un référendum sur une question qui est chère aux français par exemple il faut un premier ministre même s'il y a un référendum s'il cherche à se relégitimer et à débloquer les choses vous voyez il y a plusieurs il y a tout un éventail de possibilités si toutefois la situation se bloque le pays se bloque un moment le départ du président et bien ça s'imposera à lui ça veut dire qu'il n'aura pas trouvé d'autres solutions pour faire tourner la maison France Yves Tréa qu'est-ce que vous dites à tout le monde ce que vous disiez en écoutant Sébastien Chenu

40:56
Présentateur

bien sûr ils sont en train de donner une tournure dramatique à un épisode qui est effectivement assez inédit mais ils n'y ont absolument pas intérêt alors il y a deux écoles à l'intérieur du Rassemblement National il y a ceux qui font monter les enchères de façon et il en fait partie d'ailleurs Sébastien Chenu tout à fait étonnamment d'ailleurs parce qu'il vient des Républicains et il y en a deux ou trois autres M. Jean-Philippe Tanguy est dans du même bois si je puis dire et puis de l'autre côté vous avez c'est quoi les deux écoles ?

et l'autre école c'est Jordan Bardella qui est sur une stratégie beaucoup plus calme qui essaie de calmer le jeu qui essaie de calmer le jeu et au milieu vous avez Marine Le Pen qui sait qu'elle est mise dans les raies de la justice et qui à un moment ça lui a fait un peu tourner enfin ça l'a un petit peu perturbé mais je suis persuadé qu'elle va revenir sur une sagesse qui est celle de Bardella mais voyons

41:48
Locuteur non identifié

tout ça tout ça est très bien organisé on le dit depuis tout à l'heure c'est soit stratégie 1 soit stratégie 2 mais dans tous les cas les gens comme nous on n'est pas en train de parler du procès de Marine Le Pen et de son risque d'inéligibilité donc en fait c'est un super contre-feu ce que joue je vous entends

42:01
Présentateur

pour Noël à Noël on va probablement plus parler de Mbappé que du gouvernement

42:05
Locuteur non identifié

ça c'est possible aussi et d'ailleurs au mois de juillet je crois qu'on parlait plus des Jeux Olympiques que de la crise politique mais j'ai la parole je vais en profiter pour la garder au mois de juillet il y avait très timidement avec peu de courage un député socialiste qui s'appelle Philippe Brun qui proposait dans le monde un accord de non-censure alors c'était une mesure extrêmement nouvelle pour nos députés qui sont habitués à un jeu de 5ème république de coq où ils sont là pour se taper les uns sur les autres et ils sont incapables de travailler ensemble les élections législatives elles ont donné que deux leçons selon moi c'est qu'il y a une majorité de français qui ne veut pas que le RN gouverne mais qu'il n'y a pas personne à trancher entre tous les autres groupes parlementaires au Parlement donc la leçon du mois de juillet c'était de leur demander de travailler ensemble le problème c'est que là presque 6 mois ont passé et ils n'ont toujours pas été capables de faire cet accord de non-censure donc on entend encore ces voix timides du parti socialiste que sont les Philippe Brun les Boris Vallaud on voit Jean-Luc Mélenchon trembler face aux sorties de Karim Boamran ça c'est assez intéressant de voir Jean-Luc Mélenchon qui réagit face aux socialistes qu'il avait cru avoir écrasé pendant quelques années moi ma question c'est est-ce que les socialistes vont aller au bout de ce courage d'être une gauche de gouvernement qui est capable de proposer un accord de non-censure parce que

43:20
Présentateur

vous croyez qu'il va y avoir parmi la soixantaine de députés PS qui vont se décoller du nouveau Front Populaire qui vont faire un bras d'honneur à Jean-Luc Mélenchon et qui vont dire on est la gauche ouverte on veut travailler avec les intelligences vous croyez ça vous ?

43:36
Locuteur non identifié

ils doivent leur circonscription

43:37
Présentateur

à Mélenchon ça je ne le crois pas

43:39
Locuteur non identifié

mais je le souhaite je le désire parce que si nos politiques ils ne veulent pas tous partir comme avec l'eau du bain parce qu'en fait ils auront tous manqué de courage personne n'aura été à la hauteur de la situation et bien s'ils veulent nous montrer qu'ils ont du courage c'est maintenant qu'il faut le faire non mais Christophe Barbier elle existe cette ligne là je vais juste terminer je vais juste terminer pourquoi je dis ça ?

parce que moi je commente l'actualité régulièrement sur votre plateau et depuis le mois d'août la guerre contre les narcotraffics elle ne s'est pas arrêtée depuis le mois d'août ce qui s'est passé à Valence et les dérèglements climatiques ils ne se sont pas arrêtés les bas salaires ils n'ont pas été remontés et donc en fait pendant vous imaginez le spectacle désolant que la vie politique donne aux français pendant que les problèmes continuent et s'aggravent non seulement on n'a pas de gouvernement pendant deux mois et ça ne change absolument rien à nos vies super un super moyen de nous montrer que c'est utile mais en plus on les voit s'engueuler comme des coques alors qu'on leur demande juste de gouverner ce pays en fait c'est tout ce qu'on leur demande

44:33
Présentateur

vous parliez tout à l'heure de courage politique il faudrait de la fermeté politique vous parliez de quoi ? de l'exécutif ? de Barnier ? de Macron ? de tous les camps il y a un courage de l'opposition aussi ça sert à quoi ? de plastronner ? d'être fort en gueule musclé d'avoir du courage alors qu'institutionnellement on vous déconnecte comme ça on vous débranche on vous censure ça sert à quoi d'être courageux quand il y a des gens qui vous censurent ?

le courage c'est pas forcément plastronner l'un des premiers ministres les plus courageux de notre histoire récente c'était Pierre Mendès France on ne peut pas dire qu'il plastronnait mais la paix en Indochine il l'a faite la réforme de la constitution il l'a tentée et l'inscription dans l'Europe il est allée le plus loin possible donc vous voyez le courage c'est pas forcément montrer ses muscles très bien oublions ce que je dis le courage c'est quoi ?

c'est pour le premier ministre de présenter aux français la vérité de l'arithmétique de nos comptes publics et en face les économies qu'il faut faire et ça fera plaisir à personne c'est évident et du côté des oppositions le courage c'est de se dire si je suis capable de m'allier avec un tel ou un tel pour renverser le gouvernement je dois être capable de m'allier avec les mêmes pour gouverner le pays à la place pour proposer une solution et pas simplement enfoncer le pays dans les difficultés aucun parti de l'opposition n'est responsable des difficultés le responsable il s'appelle Emmanuel Macron par la politique qu'il a menée depuis 10 ans mais aussi et surtout par la dissolution inconséquente qu'il a provoquée en juin dernier bien sûr c'est évident mais les oppositions responsables doivent dire nous avons un programme cohérent une équipe prête et un leader déterminé aucune opposition n'a cela pour l'instant aucune et donc il faut qu'elle se prépare plutôt que de faire des censures de râler sur des amendements et de faire des gesticulations ces oppositions doivent se préparer laisser Barnier gouverner pendant 2 ans et demi en essayant de faire de son mieux et réparer le pays et travailler en profondeur pour proposer aux français en 2027 échéance majeure une option qui se tienne et qui soit étiquetée RN une option qui se tienne et qui soit d'une gauche ou d'une union des gauches et idem pour les macronistes ou la droite républicaine ils ne font pas ce travail là

46:28
Locuteur non identifié

mais donc est-ce qu'aujourd'hui la survie du gouvernement de Michel Barnier est entre les mains finalement non pas du Rassemblement National mais des socialistes est-ce que mercredi on saura

46:37
Présentateur

je pense que le parti de gouvernement historique qui se dit de gouvernement c'est les socialistes le RN aspire à être un parti de gouvernement mais il ne l'a pas été donc ils ont à faire leur preuve et on verra si les français leur font confiance mais les socialistes ils ne cessent de nous dire on a gouverné Blum Mendes Mitterrand Jospin Hollande on veut y revenir qu'ils prouvent qu'ils sont capables de revenir est-ce qu'ils peuvent revenir au gouvernement à diriger la France avec des gens qui veulent amoindrir les sanctions sur la politique du terrorisme ils sont extrêmement divisés ils sont très divisés et ils sont très poltron surtout que les faits poltron parce que quand ils pensent à la dissolution éventuelle de juillet prochain ils se disent oulala surtout ne fâchons pas Mélenchon sans le NFP je suis battu quand ils pensent aux municipales de 2026 ils disent mais Mélenchon est en train de s'associer avec les Verts pour renverser des maires socialistes comme à Marseille on ne doit pas laisser faire et quand ils pensent à la présidentielle ils se disent bon on n'a personne à mettre en face de Mélenchon laissons-le être battu les Français vos socialistes les Français ne connaissent pas trois noms de députés actuels du parti socialiste ça c'est pas trois Boris Vallaud même moi j'aurais du mal

47:39
Locuteur non identifié

à arriver à cinq il se passe quelque chose de passionnant en ce moment chez les socialistes c'est que le Congrès se dessinait sur vraiment un vote pro ou anti Mélenchon il y avait deux blocs le bloc Faure donc Olivier Faure premier secrétaire pro Mélenchon et le bloc anti Mélenchon incarné par d'autres il semblerait que là ils soient en train de trouver une espèce de synthèse tiède molle qui ne satisfaira jamais les Français qui serait de dire bah en fait on n'est ni pour ni contre Mélenchon on va rester sur une pointure tiède un peu technocrate qui fait qu'on prend aucun risque comme ça à la fois on sauve nos postes et à la fois on ne prend pas le risque de le désavouer publiquement et ça c'est le pire scénario pour la défiance des Français

48:17
Présentateur

il y a un scénario la synthèse molle c'est la preuve que le nom des revenus la synthèse molle il y a un scénario qu'on peut explorer ce soir c'est le suivant Michel Barnier se dit oh là là le RN est en train de me péter dans les doigts sur les retraites je vais reculer sur la facture d'électricité je vais peut-être pas la surfiscaliser voilà et donc je vais faire sur la vie quotidienne des Français je vais faire des concessions que Marine Le Pen entendra et ainsi je ne serai pas censuré c'est un scénario possible ça

48:49
Locuteur non identifié

ben oui c'est possible nous nous attendons de ce gouvernement vous le souhaitez ? ben nous ce que nous souhaitons c'est l'amélioration du quotidien des Français donc si M. Barnier dit ok j'ai entendu les revendications de vos 11 millions d'électeurs je sais que vous êtes 125 au sein de l'hémicycle que vous êtes le premier groupe à l'Assemblée nationale et donc j'accède à un certain nombre de vos demandes pas d'augmentation du prix de l'électricité c'est la priorité ça pas d'augmentation de charges sur les TPE, PME on est d'accord que vous n'allez pas obtenir gain de cause sur tous les sujets je sais je sais alors quelle est la première des priorités pour nous ?

non mais on n'a pas hiérarchisé ça dépendra ça dépendra de l'ensemble non mais ça dépendra de l'ensemble parce que si je vous donne une mesure mais qu'à côté toutes les autres sont très mauvaises mais celles qui doivent à tout prix figurer dans les concessions du premier ministre mais ça dépendra de M. Barnier enfin je veux dire là on est en train de philosopher sur quelque chose qui n'existe pas non là on philosophe pas aujourd'hui Marine a été elle a réexprimé nos attentes celles que nous avions déjà indiquées le 1er octobre on ne prend personne de court en fait nous on est très cohérent on est sincère on dit les choses maintenant la balle est dans leur camp

49:56
Présentateur

quand on voit ce qui est inscrit en bas de l'écran Michel Barnier premier ministre des reculades on l'a vu reculer sur un certain nombre notamment l'indexation au mois de janvier des retraites la désindexation pardon est-ce à dire que vous vous considérez qu'il est qu'il est aujourd'hui le premier ministre des reculades c'est ce que vous pensez on a vu l'évolution du regard que portait le rassemblement national sur Michel Barnier vous considérez que c'est un homme de reculade ?

50:22
Locuteur non identifié

ben non mais en fait il doit faire avec le parlement et le parlement aujourd'hui est tripartite pourquoi ? parce qu'en juin il y a eu des accords contre nature qui font que l'Assemblée nationale aujourd'hui le pays est dans un bourbier donc monsieur Barnier doit prendre en considération tout cela on verra s'il est prêt on verra ce qu'il est prêt à nous conseiller

50:45
Présentateur

Christophe Barnier dit à juste titre le courage et je pense que Michel Barnier sera jugé à l'aune du courage qu'il a annoncé c'est-à-dire les 60 milliards d'efforts à faire alors il y en a certains qui leur demandent de faire des reculades le rassemblement national en matière parce qu'ils ne proposent pas bien évidemment la compensation des mesures qu'ils souhaitent prendre et c'est là l'enjeu et c'est là l'enjeu sans doute fondamental pour le Premier ministre c'est de passer pour quelqu'un qui est à la fois réformiste mais qui écoute tout le monde donc c'est vraiment la ligne de crête qui n'est pas simple à gérer parce que mais s'il est trop inflexible s'il est trop inflexible il va avoir des problèmes sur son flanc droit ou même parfois sur son flanc gauche et s'il est trop rigide il aura aussi d'autres problèmes donc la difficulté elle est en cascade parce que les 60 milliards qui ont été dédemandés c'est aussi l'ensemble des mesures que doivent prendre par exemple les présidents des collectivités locales je regardais la liste 100 millions d'euros pour les pays de la Loire 120 millions d'euros pour la Normandie 250 millions d'euros pour les Hauts-de-France 750 millions d'euros pour l'Île-de-France ça c'est quoi ?

ça c'est l'argent ? c'est la conséquence des 5 milliards qui sont demandés aux collectivités locales et les répercussions doivent faire aussi l'ensemble de ces mesures ça c'est les économies que vous devez faire vous exactement donc vous vous imaginez le courage qu'on doit demander aussi à l'ensemble de ces présidents d'exécutifs qui doivent faire répercuter l'ensemble des mesures donc on est dans une tension très forte parce qu'on parle beaucoup de Paris mais on ne parle pas de ce qui se passe en province et en province je peux vous assurer qu'à force d'annuler bien sûr des suppressions de subventions etc.

qui sont nécessaires pour arriver à ne pas être d'une façon ou d'une autre dépendant de l'État qui à un moment donné va prendre les clés en disant vous n'êtes plus capable de gérer les budgets donc il y a toutes ces conséquences-là Merci Franck Louvrier vous ne le saviez pas mais cette intervention était conclusive

La seule boussole du RN a toujours été l’intérêt des Français ! - Edwige Diaz (BFMTV) · Pourquijevote