Circulaire Retailleau, coût de la censure du gouvernement... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli
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Bonjour Laurent Jacobelli, hier Bruno Retailleau a présenté sa nouvelle circulaire censée rendre la régularisation des sans-papiers exceptionnelle. Il demande notamment au préfet d'assortir systématiquement le refus de séjour d'une OQTF et une obligation de quitter le territoire. Vous applaudissez ?
Écoutez, je ne suis pas si naïf que ça. Je regarde ça avec un sourcil en accent circonflexe. Les paroles sont belles. Moi je suis très heureux qu'on parle de fermeté quand on parle d'immigration parce que la situation dans notre pays est devenue intenable. Enfin, il ne faut quand même pas être dupe. Ce que nous fait M. Bruno Retailleau, c'est finalement ni plus ni moins que décaler deux ans le temps nécessaire à la régularisation, c'est-à-dire passer de cinq à sept ans. Mais finalement, le pire de tout, c'est qu'il se soumet à la situation. M. Bruno Retailleau reconnaît donc que des gens qui sont arrivés illégalement en France vont être régularisés.
Il parle même de régularisation de travail. C'est-à-dire qu'il reconnaît le travail au noir au moment d'ailleurs où on aurait besoin de cotisations dans les caisses sociales. M. Retailleau, c'est un faux dur, mais c'est un vrai mou. Un vrai mou parce qu'il est LR et parce que depuis des années, ils ont accompagné l'immigration. Ce qu'il faut, c'est dire clairement à tous ceux qui veulent arriver en France, si vous arrivez en France illégalement, vous ne serez jamais régularisés. Sinon, on va continuer avec les pompes aspirantes.
On crée des clandestins, vous dites ? Pardon ? On crée des clandestins, vous dites, c'est ça ? Mais bien sûr.
Ils sont clandestins, deux ans supplémentaires, donc ils auront leur régularisation décalée, mais ils auront leur régularisation. Donc maintenant, ça suffit parce qu'effectivement, quand on viole la loi, quand on arrive en France illégalement, il faut que ceux qui le fassent aient la certitude qu'ils ne seront jamais régularisés et qu'ils seront systématiquement renvoyés chez eux. Vous voyez qu'on en est loin.
Laurent Jacobelli, si on rentre dans le détail, en 2023, selon le ministère de l'Intérieur, il y a eu 34 724 personnes qui ont obtenu des papiers. L'objectif de cette circulaire, c'est de réduire d'au moins 10 000 ces régularisations. Pour vous, ça serait aux alentours de grosso modo 20 000. Pour vous, c'est trop ? C'est déjà trop ? Ce serait combien le bon chiffre ? Zéro. Zéro. Même sur des filières en tension où les gens ont besoin, l'hôtellerie, restauration, ont besoin de recruter ?
Je suis député de la nation et je fais partie des 577 députés qui écrivent la loi. Je ne dirai jamais que je reconnais le travail au noir. Je ne dirai jamais que je reconnais le travail illégal. Moi, j'ai du respect pour tous ceux qui travaillent, qui payent des cotisations, qui triment et qui n'ont pas à se voir concurrencés par des gens qui ne respectent pas les mêmes règles. Sauf qu'il y a une réalité. La réalité, c'est qu'il y a 5 millions de chômeurs en France. La réalité, c'est qu'il y a effectivement des métiers en tension, mais que quand on est dans un métier en tension, on peut, quand on est étranger, demander un visa de travail de manière légale.
Ce que je ne veux pas, c'est que ce qui est illégal devienne légal, sinon la société est foutue.
Au chiffre, 50% des cuisiniers sont aujourd'hui immigrés en Ile-de-France, 40% le sont dans l'hôtellerie.
Tous ne sont pas sans papier, d'ailleurs.
Oui. Comment on fait quand on ne trouve pas cette main d'œuvre ?
Il faut faire l'inverse de ce que fait M. Retailleau, c'est-à-dire ne pas dire la réalité est ce qu'elle est, je l'accepte comme elle est et je me soumets, je me plie à l'illégalité. Il faut faire l'inverse. Il faut dire, quand il y a des métiers en tension en France, il y a des permis de travail. Voilà, c'est comme ça. C'est de manière légale. La légalité, ça se respecte. Et quand quelqu'un est venu illégalement, qu'un patron l'a employé illégalement, eh bien il y a des lois qu'il faut faire appliquer. Et ces lois, elles existent, elles prévoient des sanctions. Vous savez, M. Retailleau, il parle beaucoup. Je crois que c'est sa fonction dans ce gouvernement.
Il ne faut pas oublier qu'il est dans le même gouvernement que M. Valls, qui en 2012 avait écrit une circulaire qui disait exactement l'inverse, qui a été la porte ouverte à la régularisation.
Elle fait trois pages, la circulaire.
Oui, d'accord, elle peut en faire douze, si elle ne sert à rien. Vous savez, on aura juste gâché du papier. Et il est dans le même gouvernement que M. Rebsamen, qui est pour le droit de vote des immigrés. Donc bon courage à lui s'il veut faire avancer la situation. Moi, je dis à tous ceux qui nous écoutent, il y a deux urgences. Que Marine Le Pen devienne présidente de la République, parce que je peux vous assurer qu'un gouvernement Bardella ne transigera pas avec l'illégalité de ceux qui arrivent clandestinement. Et deuxièmement, il faut un référendum sur l'immigration et demander enfin leur avis aux Français.
C'est ce que veut aussi Bruno Retailleau. Vous voulez pareil, en fait.
Eh bien alors qu'il accepte notre proposition de référendum, il est écrit, puisque Marine Le Pen l'avait écrit pour les élections présidentielles.
Vous savez que c'est plus compliqué que ça avec la Constitution.
Ah bah écoutez, M. Retailleau semble d'accord pour pouvoir le faire. Donc je pense qu'il connaît la Constitution aussi bien que nous. Il faut dire dedans, c'est la fin du droit du sol, c'est la fin des prestations sociales pour ceux qui arrivent de l'étranger sans travail. C'est la fin du regroupement familial. C'est la fin de la régularisation des sans-papiers. Il faut dire tout ça parce que les Français le réclament. Il y a, je le répète, en France, des Français et des étrangers en situation légale qui n'ont pas de travail. Donc il faut aujourd'hui être vigilant, écouter les Français et les effets de manche, les rhodomontades, les cris de coq. On les a entendus depuis des années.
Ils se succèdent, les Darmanins, les Retailleaux. Et au final, c'est toujours plus de migrants chaque année. Il est temps d'essayer la fermeté. On n'a jamais essayé. Eh bien, chiche.
Vous parliez de Bruno Retailleau. Bruno Retailleau est très proche des combats, s'est dit très proche des combats d'un collectif féministe, identitaire, xénophobe, némécis, avant de prendre rapidement ses distances. Déjà, ça vous a étonné ? Et quels sont les liens du Rassemblement national avec ce collectif ?
Il n'y a aucun lien formel. On regarde ce qu'ils font. Il y a eu des participations quand même. Comme on regarde ce que font tous les collectifs.
Soutien aux législatives, soutien à la campagne de Marine Le Pen, organisation d'action à Montretout dans la demeure historique de Marine Le Pen.
Ils font ce qu'ils veulent. Vous savez, ils sont libres. On est dans une démocratie. Ce collectif s'exprime exactement comme il veut s'exprimer. Moi, je suis quand même un peu surpris qu'on leur tape dessus à bras raccourcis en observateur, puisque je n'ai pas ma carte de membre dans ce collectif. Moi, je suis Rassemblement national. Mais je vois qu'elles, souvent, elles disent qu'il y a un lien entre l'immigration et les agressions faites aux femmes. C'est un fait. Or, elles n'ont pas le droit de le dire.
C'est pas aussi facile à dire.
Je suis toujours étonné par ces collectifs de défense des femmes, ces collectifs antiracistes, qui, dès que l'agresseur n'est pas français et que l'agressé est française, se taisent. Moi, je pense que toutes les agressions sont ignobles et qu'il faut le dire. Et que tous les agresseurs doivent être condamnés, quelles que soient leurs origines, leur pays et leur nationalité. Et il faut le dire. Je pense qu'il ne doit pas y avoir deux poids de mesure là-dessus. Je pense que M. Retailleau a reculé sous la pression, ce qui montre bien que le courage dont il fait preuve est un courage en carton pâle.
Juste un chiffre sur les agressions sexuelles. Selon le rapport du ministère de l'Intérieur, en 2017, les étrangers représentaient 14% des mises en cause dans les infractions sexuelles. Voilà. Pour 8% de la population. Pour 8% de la population.
Mais il y a un facteur x2. Voilà. Vous l'avez dit vous-même. Merci d'avoir reconnu l'effet. Mais il faut encore que je ne suis pas ni leur avocat ni leur porte-parole. Ce qui dans cette histoire est un peu étonnant, c'est que M. Retailleau avance, reconnaisse finalement ce lien entre immigration et insécurité. Et puis sous la pression, il recule. Je vous dis, ce n'est pas de très bonne augure, quel que soit le collectif concerné.
Nous sommes toujours avec Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National, député de Moselle. Le budget 2025 a été adopté cette semaine au Sénat. Tout va se jouer jeudi prochain lors de la CMP, la fameuse commission mixte paritaire du 30 janvier. Est-ce que ce n'est pas une erreur finalement d'avoir fait tomber le gouvernement Barnier ? Vous étiez faiseur de roi, aujourd'hui ce sont les socialistes, vous êtes totalement hors jeu, vous regardez passer le train ?
Oh là là, vous savez les sceptres en carton de pattes, ce n'est pas ce que nous recherchons. Nous on cherche l'intérêt général et aider les Français. La première censure, elle a aidé les Français puisque les retraites ont été réindexées de 2,2% parce que la facture d'électricité va baisser, c'est grâce à la censure. Ça a amené du pouvoir d'achat aux Français et là-dessus nous avons fait notre devoir. Ce devoir, on le refera d'ailleurs demain si nous sommes en train de le faire.
La censure, ça a été 12 milliards d'euros.
Ça c'est ce que dit le ministère de l'économie. Oui, mais ne croyez pas tout ce que dit le ministère de l'économie. Je vous rappelle d'abord les erreurs de prévision de ce ministère maintenant depuis quelques années. Je vous rappelle aussi qu'on nous avait promis que les cartes vitales ne marcheraient plus après la censure, que les fonctionnaires ne seraient pas payés, qu'il y aurait d'ailleurs des pluies de sauterelles et probablement d'autres catastrophes. Tout cela ne s'est pas passé.
Donc vous dites 12 milliards, ce chiffre est faux.
Oui, oui, ce chiffre est complètement à vente, sorti d'un chapeau pour faire peur aux Français. Il n'y a rien d'irrémédiable dans le vote de la censure. Maintenant, on va avoir un budget, donc on va bien voir. Moi, ce que je vois aujourd'hui, c'est que l'État ne fait pas d'effort sur lui-même pour maigrir. Or, on a un État obèse aujourd'hui qui consomme trop par rapport à ce qu'il produit et qu'on va encore s'en prendre aux forces vives de la nation, c'est-à-dire les entreprises. 12,4 milliards d'impôts supplémentaires sur les entreprises et des menaces sur ceux qui ont travaillé ou ceux qui travaillent. Vous pensez à quoi, quand vous dites que l'État consomme trop ?
Quand l'État, les comités théodules, les agences qui ne servent à rien... Ça, ça va être réduit. Oui, mais enfin, il faut réduire de manière drastique. La participation de la France au budget de l'Union européenne doit diminuer. On peut y aller chercher des milliards. C'est le bon moment ? Bien sûr que c'est le bon moment.
Avec Donald Trump qui veut relever les droits de douane ?
Oui, oui, c'est le bon moment parce que c'est justement... Une défense européenne qui doit se faire ? Non, elle ne doit pas se faire. Il faut une défense française avec des partenariats européens. Il ne faut pas de défense européenne parce que sinon, c'est une catastrophe qui s'annonce comme à chaque fois que l'Europe s'est occupée de quelque chose en matière d'agriculture et de l'immigration. Pourquoi une catastrophe ? Parce qu'en France, on a une industrie de défense qui tient la route. Parce qu'en France, on a une armée qui tient la route, contrairement à d'autres pays européens.
Et la défense européenne, ça voudrait dire qu'on a convergence d'intérêts, convergence de vision géostratégique. Et aujourd'hui, il y a des pays en Europe qui achètent américains.
Mais on a vu aussi qu'avec l'Ukraine, l'Union des pays européens a permis de fournir des armes.
Oui, d'accord, mais on aurait pu le faire sans Union des pays européens. D'autres pays qui ne font pas partie de l'Union européenne l'ont fait. Pour en revenir au sujet, qui est le budget, il y a un moment où il faut laisser les Français en paix, laisser les entreprises en paix et aller chercher les mauvaises dépenses. L'immigration, l'Union européenne, les comités théodules, la fraude sociale et fiscale. Il y a des dizaines et des dizaines de milliards à aller chercher avant de faire la poche des Français. On a un État kleptomane. C'est compulsif. Dès qu'il voit un Français, hop, on va aller lui faire les poches.
Si je résume, vous voterez contre ce budget. Mais est-ce que vous allez pour autant censurer le gouvernement, puisqu'il y aura sans doute un 49-3 ?
Les lignes rouges restent les mêmes. Si ce budget met en danger le pouvoir d'achat des Français, si ce budget fait des retraités des cibles, si ce budget asphyxie les entreprises et que, dans le même temps, il ne fait pas la cure de minceur nécessaire pour l'État, alors oui, nous censurerons.
Mais l'absence de budget, c'est aussi une catastrophe pour un certain nombre de catégories sociales.
Mais nous ne pouvons pas rentrer dans la logique qui est soit vous choisissez un budget qui est terrible pour la nation, soit il y a une catastrophe. Je vais vous dire, il y a un moment où on en a marre d'avoir à choisir entre deux mauvaises solutions. Ce qu'il faudrait, au moment où nous sommes, c'est un État stratège, un État volontaire, un État qui aide les entreprises, un État qui relance la consommation, un État qui fasse de la souveraineté et de la priorité nationale un facteur, un levier économique, pas un État qui ponctionne, pas un État qui norme, pas un État qui confisque. Une fois encore, ils sont à côté de la plaque.
Mais comment voulez-vous attendre de ceux qui, depuis 40 ans, ont ruiné la France et les Français, qu'ils changent de politique ? Tant que ce gouvernement, celui-là ou un autre, qui lui ressemble à Nersatz, et que ce président de la République seront en place, malheureusement, nous aurons le même problème. Pour avoir un bon budget, il va falloir passer par de bonnes élections.
Laurent Giacobéli, vous parlez justement du pouvoir d'achat des Français concernant le financement de la sécurité sociale. Là encore, les socialistes ont obtenu des victoires. François Bayrou ne parle plus de dérembourser certains médicaments, ni de hausse du ticket modérateur, ni de baisse de remboursement par l'assurance maladie des consultations chez le médecin. Ça, c'est bon pour le pouvoir d'achat des Français. Vous dites quoi ? Merci les socialistes ?
Non, le jour où vous m'entendrez dire merci les socialistes, ce ne sera pas demain la veille, parce qu'ils ont fait tellement de mal à ce pays, et je crois qu'ils sont, pour une bonne part... Mais il y a eu des avancées, vous pouvez le reconnaître. Les responsables de la situation actuelle, avec, y compris Emmanuel Macron. Vous savez, les socialistes, c'est la norme, c'est la taxe, c'est l'immigration. Si on met ça de côté, sur les faits-là. Voir que M. Bayrou, sa coquine, le socialiste, me fait plutôt peur. Sur les faits, c'est une évidence qu'il ne faut pas dérembourser les soins, même si j'ai vu, d'ailleurs, qu'il y avait plusieurs milliards d'économies prévues sur la sécurité sociale.
J'aimerais bien savoir où, parce que vous savez, le diable est dans les détails. Mais, vous parlez de la sécurité sociale... Il y a eu une économie... Non, non, il y a eu... Ben non, il y a des milliards... C'est concret, quand même. Moi, j'ai encore plus concret, vous voyez. 1,2 milliard, l'aide médicale d'État. L'aide médicale d'État, c'est le soin gratuit pour les migrants clandestins. 0,5% des dépenses de santé. Les fameux clandestins que M. Retailleau veut régulariser. Eh bien, il faut aller chercher ce milliard et le rendre aux Français. L'aide sociale pour les personnes âgées, le minimum retraite.
40% du minimum retraite est délivré à des étrangers, dont la plupart n'ont jamais travaillé et cotisé en France. Encore un autre milliard à aller chercher. Vous savez, le gouvernement veut s'en prendre aux automobilistes. Il veut s'en prendre aux retraités. Il veut s'en prendre à ceux qui bossent. Il veut s'en prendre aux chefs d'entreprise. Il y a une catégorie qui a le totem d'immunité. Ce sont les étrangers. Eh bien, il est temps de faire sauter le verrou.
Il y a aussi des concertations sur les retraites. Imaginez s'il y avait des mesures sur les carrières longues, sur celles des femmes, sur la pénibilité. Ce serait des victoires à mettre au crédit des socialistes.
Mais et alors ? C'est ce que vous voulez ? L'intérêt général, je sais que ce mot a été oublié par la classe politique. Mais l'intérêt général nous porterait à accepter toutes bonnes mesures sur les retraites. Mais une fois encore, moi, je ne vis pas en théorie. Je sais ce que c'est qu'un socialiste. Un socialiste, c'est un politicard en mâle de poste, aujourd'hui, et qui se vend au plus offrant. Il s'est vendu aux antisémites. Il y a quelques mois, ils se sont vendus aux antisémites pour se faire élire. Aujourd'hui, ils se vendent au gouvernement. Et sous prétexte d'une espèce de conclave, comme l'appelle M. le Premier ministre, sur les retraites, dont personne ne pense qu'il amoutira,
qu'il amoutira, ils disent, non,
ils disent, oh, ben, on est bien contents. En fait, ils savent très bien que ça n'amoutira pas, mais ils ont peur, ils ont la trouille, ils ont le trouillomètre à zéro, le trouillomètre qu'il y ait des élections, parce que les socialistes, comme il y a l'air d'ailleurs, ne seraient pas prêts. Et donc, ils marchandent une espèce de pause dans la politique française, au moment où nous aurions besoin d'énergie, de stratégie, de volontarisme. Relancer la croissance, relancer l'emploi, protéger les Français.
Laurent Jacobelli, vous dites, ils se sont vendus aux antisémites. À gauche, on dit, l'URN se vend raciste. Est-ce que, finalement, il n'y a pas...
Quel raciste ? À ceux qui ne veulent pas des étrangers, justement, en France. Attendez, attendez, attendez, attendez. On est sur une radio...
C'est important, ce que vous dites, quand même, sur les socialistes.
C'est important, ce que vous dites. On est sur une radio de service public, payée avec les impôts des Français, et donc, vous ne pouvez pas dire aux 75... Mais je ne dis pas ça. Non, non, non, non, non, vous ne m'aurez pas. C'est pas moi qui l'ai dit.
Vous êtes en train de dire que les socialistes, eux, se vendent aux antisémites. Je vais terminer ma phrase, si je ne vous en dis pas.
75% des Français qui veulent de la fermeté sur l'immigration ne sont pas des racistes. Le racisme, c'est pas vouloir lutter contre l'immigration. On a bien d'accord. Le racisme, c'est, comme le fait M. Mélenchon et ses équipes, aller tracter seulement dans certains quartiers pour parler seulement à certaines populations et sectoriser les électeurs en fonction de leurs origines ou de leurs couleurs. Ça, c'est du racisme. Et oui, je le dis, il y a eu, chez certains députés, pas tous, de la France insoumise, des propos qu'on peut qualifier d'antisémites et que les socialistes, François Hollande le premier, se sont bouchés le nez.
Ils ont fait semblant de ne pas voir ce que tout le monde voyait tout simplement pour se faire élire. Quand on est à cet état-là d'estime de soi et quand on est prêt à tout pour un poste, je crois qu'on ne peut pas faire confiance au Parti Socialiste. C'est pour ça que je n'ai pas confiance en eux pour les retraites.
Laurent Dejacobeli, sur les législatives partielles, vous parliez à l'instant des insoumis. Si on regarde le résultat des dernières législatives partielles, la candidate macroniste l'a emportée en Isère face à un insoumis, le RN a perdu un siège dans les Ardennes. Est-ce que, comme les insoumis, vous ne payez pas le prix de la censure ?
Non, je ne crois pas parce que, d'abord, vous savez, comme moi, que les partiels sont toujours des mini-phénomènes locaux, qu'il y a très peu de participation. Ça ne veut pas dire que ça n'a pas de sens. Mais, je veux dire, il ne faut pas en faire une analyse nationale. Mais surtout, moi, je vois qu'aujourd'hui, il y a deux personnalités politiques préférées des Français selon le classement du JDD. Et c'est extrêmement rare. C'est Jordan Bardella et Marine Le Pen, dixième et onzième. Que dans les sondages, nous avons augmenté. Que depuis que nous avons voté la censure, les Français nous font encore plus confiance.
Parce que dans un univers politique où tout le monde ment pour sauver sa place et tout le monde fait des alliances impossibles, nous, nous continuons à être fidèles aux mandats que nous ont donnés nos électeurs. Et on ne varie pas de ligne. Et ça, je crois qu'un pôle de sérénité, une référence dans le climat actuel, les Français trouvent ça réconfortant et rassurant.
Merci Laurent Jacobelli pour la parole du Rassemblement National d'avoir été l'invité du 8.30 ce matin. Merci Alix.
Laurent Jacobelli