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ChroniqueLa Fabrique du Progrès (ex Fou Allié)· 25 août 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSolidarités & famille

JUAN BRANCO FAIT LA LEÇON AUX FÉMINISTES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:21?Fait
    « Cette mise en examen, elle est pas venue de nulle part a priori, il est évidemment présumé innocent. »
  • 3:12?Fait
    « Non en fait, on ne peut pas considérer que deux témoignages sont symétriques, ça n'est pas possible. »
  • 3:47?Fait
    « Dans le cadre d'un rapport sexuel non consenti ou dans le cas d'une agression sexuelle, c'est quasiment toujours commis d'un homme vers une femme, quasiment systématiquement d'un homme cis vers une femme cis. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Et bonjour à toutes et à tous, c'est Stéphane, vous êtes bien sur la chaîne La Fabrique du Progrès. Je vous change de lunettes un peu, ça change. Que voulez-vous que je vous ? Juan Branco était invité dans un média ultra-conservateur que je ne vais même pas présenter, on va éviter de faire de la pub à ces personnes-là pour s'exprimer au sujet de la façon dont sont judiciarisés les viols et les agressions sexuelles en France. Et il s'est évidemment plaint de la lenteur de la justice, du fait qu'on ne croyait pas les victimes et de Non, non, non, je plaisante. Je plaisante complètement. Euh, il veut complètement changer le système judiciaire pour faire en sorte que euh, avant d'inculper qui que ce soit, il faudrait des preuves matérielles. L'occasion pour moi de vous

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rappeler une chose importante avant de commencer à commenter la déclaration de Juan Branco. La chose suivante, c'est que en 2021, le 4 le 24 novembre, nous avions appris qu'il avait été mis en examen pour viol. Mis en examen, d'accord, ? Donc, c'était pas juste une plainte a été déposée et on l'apprend. Une femme âgée de 20 ans au moment des faits avait déposé une main courante au commissariat du 14e arrondissement de Paris à la fin avril, le lendemain de sa rencontre avec monsieur Branco et on avait traité évidemment cette affaire ensemble sur la chaîne. Il avait été placé sous le statut de témoin assisté dans cette enquête. Il a également fait l'objet de poursuites disciplinaires du conseil de l'ordre des avocats dans le dossier Griveaux, ça c'était toute autre chose. Et donc,

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et donc, et bien, bah, Juan Branco qui a vécu une mise en examen, une mise en examen, c'est quelque chose qui peut être, j'en suis absolument convaincu, euh, traumatisant, bien évidemment. Cette mise en examen, elle est pas venue de nulle part a priori, ? Il est évidemment présumé innocent, ? Je me couvre de toutes les précautions indispensables, mais euh, c'est la réalité. Mais ça veut dire qu'en fait, il a connu cette situation où il s'est retrouvé face à une femme qui a porté plainte pour viol contre lui et il s'est retrouvé du coup sous le statut témoin assisté. Alors, quand Juan Branco est invité pour nous parler de la façon dont il faudrait que la justice traite les VSS et qu'il il arrêter euh, d'être dans la démarche du "On te croit." Vraiment, "Je te crois." comme il le

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dit, ça fait mal au cœur. On a l'impression d'entendre la Zawa Prod qui a essayé de vous dire après l'affaire d'Annie que dire "Je te crois." c'était dépolitisant, que ça n'était pas politique et que du coup bah il fallait arrêter avec ça. Alors que c'est précisément tout l'inverse. C'est une démarche ultra militante pour le coup et très puissante de dire "Je te crois." ? Parce que les victimes de viol et d'agression sexuelle, les victimes présumées, je sors du Karwan Branco hein dans ce cas-là, elles n'ont pas grand-chose pour elles. Elles ne sont pas crues en général par leur entourage, elles sont pas crues par le commissariat, pas crues par la gendarmerie, mal prises en charge à l'unité médico-judiciaire à l'UMJ, parfois mal traitées pendant les procès

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comme on l'a vu pendant l'affaire Mazan, comme on l'a vu pendant l'affaire Depardieu, comme on le voit pendant à peu près toutes les affaires qu'on traite malheureusement. Et donc dire "Je te crois." c'est aussi dire en fait le système dans lequel on vit est un système profondément inhumain [raclement de gorge] et on le refuse et donc on fait la démarche nous intellectuellement de dire aux victimes qu'on les croit pour faire en sorte qu'elles puissent avoir de la force, bref ce que vous voulez. Et donc bah on va écouter. On va écouter ce que Karwan Branco il a à nous dire et vous allez voir qu'on risque a priori de ne pas être très d'accord. la parole et en gros sur la crédibilité d'un récit par rapport à l'autre. Je remets au début. la parole et en gros sur la crédibilité d'un récit

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par rapport à l'autre. Et Voilà, il faudrait pas accorder la même crédibilité d'un récit par rapport à un autre. Et donc là, on voit vraiment tout le problème de ce type de discours. Sortons du Karwan Branco et à partir de cette vidéo, on ne parle plus de Karwan Branco, on parle simplement des arguments qu'il donne. Non en fait, on ne peut pas considérer que deux témoignages sont symétriques, ça n'est pas possible. Une personne qui dit avoir été victime de violence, son témoignage ne devrait pas avoir le même poids que le témoignage de la personne qui dit "Non, je n'ai pas commis de violence." parce qu'on n'est pas du tout sur le même rapport. Et cette phrase, elle est Alors ça veut pas dire qu'il faut condamner sans avoir d'éléments évidemment de de preuves ou en tout cas

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d'éléments qui convergent vers une évidence de culpabilité, bien évidemment, je ne dis pas ça parce que dans le cas d'agression sexuelle ou du viol, les preuves de culpabilité la matérialité de la preuve, elle est trop dure à apporter, beaucoup trop difficile à apporter, vous le savez, je le sais, on en parle depuis je ne sais pas combien de temps sur cette chaîne. Cela étant dit, c'est encore plus valable ce que je vous ai dit il y a un instant sur le fait que les témoignages ne sont pas équivalents parce que dans le cadre d'un rapport sexuel non consenti ou dans le cas d'une agression sexuelle, c'est quasiment toujours commis d'un homme vers une femme, quasiment systématiquement d'un homme cis vers une femme cis, presque systématiquement et il y a pas mal de

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circonstances dans lesquelles on dénote qu'il y avait des vrais rapports de supériorité, des rapports de hiérarchisation, des rapports de domination de l'un sur l'autre et donc les témoignages ne sont pas symétriques parce qu'il y a d'un côté le témoignage d'un homme qui peut se dire "Ce que j'ai fait n'est pas délictuel" tout en sachant très bien au fond de lui-même, hein, ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit, qu'il a un peu forcé, mais il ne considère pas lui que c'est suffisant pour caractériser viol ou agression sexuelle, soit, ça ne sont ça n'est pas deux témoignages symétriques, ce n'est pas normal qu'on laisse parler Roman en cours sur ce type de sujet. Qui veut vivre dans un régime de terreur dans lequel en fait sur la déclaration qui est faite et les témoignages par

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ouïe-dire et éventuellement l'expert qui va dire en disant "Oui oui, c'est crédible." D'accord, donc les témoignages par ouïe-dire, ça n'existe pas, d'accord, ça ne constitue pas du tout un élément de preuve. Euh maintenant, qui vit dans la terreur, en ? Euh les hommes vivent pas dans la terreur, hein. Euh les gens avec qui je vis au quotidien, avec qui je travaille au quotidien, les personnes qui m'entourent, mes amis, on vit pas dans la terreur d'un jour une fausse déclaration de viol parce que ça n'existe pas, on en a déjà parlé un milliard de fois, j'ai récité ces études un milliard de fois sur la chaîne. Elles sont rarissimes, les fausses déclarations. Quand ça arrive, c'est rarissime, mais quand ça arrive, ça touche quasiment systématiquement des

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hommes issus de minorités ethniques ou religieuses, jamais des hommes blancs puissants, jamais jamais jamais ces histoires-là, vous n'en connaissez pas, je n'en connais pas. Bref, donc, qui vit dans la ? L'homme qui sait très bien qu'il a un comportement qui contourne un petit peu parfois du viol, hein, mais je j'utilise son vocabulaire, il a un petit peu contourné et donc ah bah il vit dans la terreur parce qu'il dit ah bah merde, j'ai fait une connerie, ça va me retomber dessus ou les hommes en général. Ce discours, il est inentendable. C'est inaudible aujourd'hui de dire une telle chose, il faut lui couper le micro hein, ce qu'on va faire, on va pas l'écouter en entier hein. D'accord, mais enfin pas un psychiatre qui dit c'est d'accord enfin mais où est

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la où est la preuve matérielle et ? C'était il y a 10 ans, c'était il y a 15 ans. Voilà, où est la preuve ? Mais quand bien même Juan Branco saurait été il y a 5 jours, c'est déjà trop tard. C'est déjà vraisemblablement trop tard puisque ben il y a plus de traces de sperme, il n'y a s'il n'y a pas eu de violences physiques évidemment le viol est une violence physique mais vous comprenez ce que je veux dire, s'il y a pas de blessures physiques apparentes extérieures, et ben on peut pas avoir de preuves par rapport à ça. Si la victime a pris une douche entre-temps parce que ça peut arriver de prendre une douche une fois par jour, il n'y a plus de traces de la matérialité. Et donc en fait, c'est un crime, le crime sexuel, qu'on ne peut pas traiter comme un autre crime. Et il est avocat, il le

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sait très bien. Il sait très bien que la la matérialité d'une preuve, elle dépend d'un contexte ou d'un autre. Une infraction chez vous, quelqu'un est rentré chez vous et vous a volé un des objets précieux, les les bijoux de vos grands-parents par exemple. Il a pas pété une vitre. La matérialité du déménagement n'est pas prouvable. Voilà. Est-ce que vous n'avez pas été cambriolé pour ? Évidemment que si. C'est malhonnête. Ce sont des arguments profondément malhonnêtes, vraiment. Et on sait très bien à quel type d'homme ça s'adresse hein. C'était il y a 20 ans. Euh bon, euh bah on va condamner quelqu'un. Euh bon, on l'envoie en taule pour viol, je sais pas, 10 ans, 15 ans de prison. Et donc qui a été condamné sans preuve pour des viols qui ont été commis il y a

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10, 15 ans sans sans matérialité de ? Qui dans ? Juan ? Un nom comme ça. Un nom. Au secours. Au secours au secours au secours. Les rares auxquels on pourrait penser, c'est les gens comme Weinstein et cetera parce qu'il y a eu tellement de témoignages convergents que pour le coup au bout d'un moment si vous voulez, ça suffit pour émettre un un faisceau de présomption de culpabilité suffisamment fort. Mais sinon ? Ah c'est c'est dégueulasse hein de dire ça hein. Et ça aujourd'hui en France c'est possible. Et aujourd'hui en France quand vous regardez les affaires Oui alors c'est possible, ? ? Qui est Juan ? Qui a été condamné sur la un un viol sans preuve il y a 10-15 ans sur des témoignages de proches ou des ouï-dire comme il l'a prétendu. ? Ah là, il vous prend vraiment pour des

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pour des buses, hein. de violences sexuelles qui sont jugées par les juges, qui sont évidemment pas du tout courageux pour aller chercher les vraies affaires soit de pédophilie organisée, que ce soit de personnes puissantes proches du pouvoir. Whataboutisme, ça a absolument rien à voir, on peut tout à fait estimer que la justice ne travaille pas suffisamment bien sur les affaires de pédocriminalité et souhaiter qu'elle travaille mieux sur les affaires de VSS. Voilà, ça n'a absolument aucun rapport, ça pour le coup c'est un argument rhétorique malhonnête encore. et compagnie, avis habitants pardon, c'est établi donc il y a il y a pas de problème à le dire parce que ça enfin d'ailleurs, c'est nous qui avons sorti les éléments du rapport d'enquête. Euh serviette imbibée de sang, hématome

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vagino-anaux, euh la la fille elle rentre euh au commissariat 3h après les faits complètement traumatisée avec X parties qui démontrent qu'elle est vraiment enfin qu'elle est vraiment sous choc. Et elle serait venue au commissariat 3 semaines après, le temps de processer et bien probablement que ses blessures auraient guéri, il y aurait pas eu de matérialité et donc qu'est-ce que tu aurais dit ? Ah bah et du coup il faut pas condamner, on n'a pas de matérialité du tout. Voilà, c'est tout le problème de ce crime, c'est toute la spécificité du crime de viol, hein. Donc il rentre voilà, c'est là où on trouve le sang tout de suite nanana. C'est pas qu'il a pas été condamné, c'est qu'il a été démis en examen. C'est-à-dire qu'on lui a il a été mis en examen puis on a retiré son statut de

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mise en examen. Et pourquoi Branco, on s'arrêtera ? Pourquoi les hommes en société dont on est à peu près convaincu parce qu'on a suffisamment suffisamment d'éléments de preuve, pardonnez-moi, de leur culpabilité, pourquoi sont-ils remis en ? Parce que le crime de viol est traité comme n'importe quel autre crime. Parce que le crime de viol est traité comme si c'était n'importe autre quel délit. Parce qu'on considère que la matérialité des faits doit être aussi forte dans le cas du crime de viol que dans le cas des autres crimes et ça n'est pas possible. Et donc en l'absence de ces éléments criants de vérité, et bien vous avez énormément de personnes qui sont évidemment non condamnées. Ça veut dire ? Ça veut dire concrètement que c'est quelque chose qu'il faut repenser.

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Et on ne va pas le repenser en étant plus conservateur et en disant il faut que le crime de viol soit prouvé exactement comme on prouve n'importe quel autre, il faut le prendre dans toutes ses spécificités précisément. Lui donner la parole sur ce sujet-là, c'est hallucinant. Moi je ne dis pas qu'il est coupable de quoi que ce soit évidemment. Je note qu'il a été mis en examen dans sa vie et donc il a connu la situation qu'il est en train de décrire à savoir la justice s'intéresse à une personne parce qu'il y a eu un témoignage. Pourquoi vous lui donnez la parole sur ce ? Ça me dépasse complètement. Évidemment j'ai un élément de réponse dans la tête. Sur ce les amis, ben écoutez, prenez soin de vous. Qu'est-ce que vous voulez que je vous ? Et nous on se retrouve

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demain pour un autre épisode. Prenez soin des gens que vous aimez. Salut.