Nicolas Dupont-Aignan dans les 4 Vérités sur France 2
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça a changé quelque chose d'avoir la même exposition finalement que tous les autres ?
- 0:14OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça a donné un nouvel écho à votre campagne ?
- 2:19RelanceRéponse directe
Vous dites vous-même qu'on risque d'avoir un record d'abstention. Vous la redoutez ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous rappeler votre projet sur les retraites ?
- 5:42OuverteRéponse directe
Allez-vous consulter les Français sur l'Union européenne ? Avec quelles questions ?
- 7:34OuverteRéponse directe
Vous vous définissez comme gaulliste historique. Qu'auriez-vous fait différemment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« J-8 avant le premier tour. »
- 2:16Invité politiqueFait
« ces sondages, c'est une abstention massive. »
- 3:31PrésentateurFait
« Si on met la retraite à 65 ans, les gens seront au RSA pendant 3 à 4 ans. »
- 4:14PrésentateurChiffre
« le rapport McKinsey, ce qu'il a donné au cabinet d'études, à tous ses copains, c'est 1 milliard. »
- 4:25PrésentateurPromesse
« Les cabinets du conseil finis. »
- 4:57PrésentateurChiffre
« sous Jacques Chirac et Lionel Jospin, la France donnait 2 milliards par an net à l'Union européenne. »
- 5:07PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, c'est 10 milliards. Demain, ça sera 15. »
- 9:07PrésentateurPromesse
« Indexation des pensions de retraite. Un panier de produits sans TVA. TVA à zéro. »
- 9:20PrésentateurPromesse
« Le plafonnement de l'essence à 1,70 €. »
- 9:23PrésentateurPromesse
« une augmentation des salaires nets de 8% pas payés par les entreprises. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Nicolas Dupont-Aignan16 %
- ?14 %
≈ 43,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
à tous. Bonjour M. Dupont-Huignan. Bonjour M. Vintenberg.
J-8 avant le premier tour. Depuis lundi, on le sait, c'est l'égalité des temps de parole. Est-ce que ça a changé quelque chose d'avoir la même exposition finalement que tous les autres ? Est-ce que ça a donné un nouvel écho à votre campagne
?
Écoutez, je le vois. En tout cas, l'égalité, c'est quand même une valeur républicaine. Donc on a deux semaines d'égalité sur cinq ans. Avant, c'était cinq semaines. Ça a été réduit, je le regrette. Maintenant, c'est l'égalité. Je peux enfin proposer des solutions pour le pays. Alors, vous les
proposez. Pour l'instant, ce n'est pas visible dans les sondages. Je sais que vous ne croyez pas aux sondages. Mais juste un mot, M. Dupont-Huignan. Il y a cinq ans, ils vous plaçaient à
la même échelle. Exactement pareil, à 3%. Exactement pareil. Je vérifie. Et vous parliez d'ailleurs
de déclics. Est-ce que vous pensez que cette fois-ci, ils peuvent se tromper ?
Je suis convaincu d'abord qu'il y
a
eu un déclic. Ils ont doublé en trois jours. Donc c'est quand même quelque chose. Et puis, enfin, on peut me voir. Et puis, deuxième point, vraiment, est-ce qu'on va arrêter ? Vous savez ce que disait Coluche
? Il disait que les
sondages sont faits pour dire aux gens ce qu'ils doivent penser. Donc,
moi, je dis aux Français… Parfois, ils ne le trompent pas. Parfois, ils donnent quand même le résultat de l'élection. Dix points
la dernière fois. Dix points au dernier régional. Donc, il
faut
arrêter. Est-ce que vous pouvez laisser les Français libres de choisir ? Et vous savez pourquoi les Français ne vont plus voter,
souvent ? Parce que tout simplement,
on leur fait croire que c'est jouer d'avance. Alors, j'ai encore eu hier à Montpellier une dame qui me dit, avec tous ces sondages, on a l'impression qu'on ne sert plus à rien. Elle m'a dit ça, on ne sert plus à rien.
Ils veulent maintenant décider à notre place. Donc, il y aura des surprises. Mais bien
évidemment. Et ils veulent, ce qu'elle m'a dit hier, ils veulent décider à notre place. C'est comme tout. On n'existe plus. Eh bien, moi, je dis aux Français, dans huit jours, là, neuf jours, vous avez la possibilité d'exister.
C
'est important, le suffrage universel. Ce n
'est
pas 900 personnes par informatique, par des puissants, qui veulent faire réélire Macron. Parce que c'est ça. C'est de faire croire que Macron va être élu quoi qu'il arrive. Donc, les gens se découragent. Moi, je leur dis, ce n
'est
pas vrai. Vous pouvez le sortir dès le premier tour. Vous pouvez choisir. Vous avez le bulletin de vote. Monsieur Dupont-Internet,
ce qu
'ils prévoient, en tout cas, ces sondages, c'est une abstention massive. Ça, vous ne la contestez pas. Vous dites vous-même qu'on risque d'avoir un record d'abstention.
Mais bien évidemment, puisqu'on fait croire aux gens.
D'abord, il n
'y
a pas eu de campagne. Ensuite, on fait croire aux gens que c'est joué d'avance. Et moi, je leur dis...
Vous la redoutez, cette abstention ?
Mais
je
la redoute. C'est pourquoi je demande aux Français
d
'aller voter. Et je leur dis surtout que si les 47 millions vont voter des électeurs, s'il y
en
a 10 millions de plus que prévu, mais ça change tout. Parce que les rapports entre les candidats sont très faibles, puisqu'il
y a
énormément d'abstention prévue. Donc, il faut à un moment se dire que c'est pour 5 ans. Et moi, je ne veux pas, par exemple, voir la retraite à 65 ans qui va paupériser, c'est-à-dire appauvrir des millions de retraités. Emmanuel Macron a déjà
augmenté... Sur la retraite, vous
pouvez nous rappeler votre projet,
M. Duprégnant ? Ma position, c'est
qu
'on
ne bouge pas l'âge actuel.
62 ans. 62
ans, parce que la retraite à 65 ans d'Emmanuel Macron, c'est quand même l'homme qui a augmenté la CSG. C'est l'homme qui a désindexé les pensions de retraite sur
la inflation. Mais votre
programme à vous,
c
'est-à-dire par rapport à l'espérance
de vie qui augmente... Je vais vous le donner, mais il faut savoir par
quoi on compare. Éric Zemmour, Valérie Pécresse, Emmanuel Macron veulent augmenter l'âge de la retraite. Moi, je veux la laisser à
62 ans. Certains veulent
la
baisser à 60 ans, comme Jean-Luc Mélenchon. Ce n
'est
pas réaliste financièrement. Moi, j'essaye d'être juste. Je veux 62 ans. Pourquoi ? Il faut comprendre pourquoi. Parce que si vous mettez la retraite à 65 ans, comme les gens sont au chômage à 60 ans, 30% de gens travaillent seulement d'une classe d'âge entre 60 et 65 ans. Et ça veut dire... Si je peux finir une explication...
Bien sûr,
je vous en prie. Parce que c'est tellement important pour les Français. Ça veut dire que si on met la retraite à 65 ans, les gens seront au RSA pendant 3 à 4 ans. Et si vous êtes au RSA pendant 3 à 4 ans, avant votre retraite, vous avez une retraite de misère après 65 ans, jusqu'à votre mort. Et donc, ça, pour ça, vous savez pour combien ils veulent le faire ? Cette réforme des retraites, Emmanuel Macron.
Vous
savez pour combien ils veulent le faire ? Pour économiser 5 à 8 milliards d'euros. Et
vous savez, attendez, je vais vous dire comment
je finance, justement, j'y viens. 5 à 8 milliards d'euros, déjà le rapport McKinsey, ce qu'il a donné au cabinet d'études, à tous ses copains, c'est 1 milliard. D'accord ? Et moi, je veux le financer, j'arrêterai les cabinets du conseil. Les cabinets du conseil finis. Il y
a
une administration capable de gouverner
la France. Vous ne le ferez pas
ce qu'ont fait tous les gouvernements
depuis 20 ans. Non, pas tout ce qu'on fait, il a
augmenté par 4 les crédits. C'est un scandale d
'État. Et
je demande l'intervention du parquet financier. Parce
qu'il y a conflit d'intérêts.
Oui, mais attendez, 1 milliard, je prends sur les cabinets de conseil. Et le reste, je le prends sur l'Union européenne. Parce qu'on verse
10
milliards net. Alors, précisément. Il faut que les Français sachent. Oui, mais il faut aussi que je puisse vous interroger.
Oui, mais il faut que les Français fassent qu'on prend un
raisonnement, M. Wittenberg. Moi,
je
veux bien mettre
un
raisonnement. C'est que sous Jacques Chirac et Lionel Jospin, la France donnait 2 milliards par an net à l'Union européenne. C'était normal. Il y
avait
des pays plus pauvres. Aujourd'hui, c'est 10 milliards. Demain, ça sera 15. Eh bien, moi, je prends cet argent qu
'on donne à l'Union européenne. Toutes les
prévisions, Commission des Affaires étrangères, j'y suis. Prévision
d'Emmanuel Macron.
Donc, si on continue avec ce président, cet argent-là ira à l'Union européenne, à la Turquie, à la Pologne. Moi, cet argent-là, je
le prends.
La Turquie
n'est pas dans l'Union européenne. Oui, mais on la
subventionne.
Oui, mais elle n'est pas dans l'Union européenne. 15 milliards d'euros. Vous ne pouvez pas dire que
l'argent ira à la
Turquie, qui n'est pas dans l'Union européenne. Mais si, puisqu
'actuellement, on donne des milliards d'euros à la Turquie avec l'argent des Français. Eh bien, moi, je veux que cet argent revienne aux retraités. Et ça permettra de payer les retraites. Ça, c'est concret. C'est
un choix politique fondamental. Allez-vous
consulter les Français sur l'Union européenne ? Avec quelles questions ? En quoi une Europe différente serait-elle plus forte ? Par exemple, aujourd'hui, alors que la guerre est aux portes de l'Union européenne, la France seule ou la France dans une Europe différente serait plus forte aujourd'hui
?
Expliquez-nous pourquoi. Je vais vous dire pourquoi. Par exemple, sur les économies d'énergie, sur la négociation, sur le gaz russe,
par exemple.
Je vais vous dire une chose. D'abord, qu'est-ce que je veux faire pour l'Europe ? J'ai un traité alternatif que je veux présenter aux partenaires européens. Et je ferai voter dessus. C'est quoi un traité alternatif ? C'est qu'on concentre l'Europe, justement, sur ce qu'elle n
'a
pas fait. Comme une copropriété, le syndic doit s'occuper des parties communes. Or, aujourd'hui, l'Europe intervient dans les détails de la vie des nations. C'est comme si, dans votre appartement, dans votre copropriété, le syndic s'occuper de votre vie et ne s'occuper pas des parties communes.
Mais quelle
serait la question
que vous poseriez aux Français
? Très simplement, est-ce que vous acceptez ce traité alternatif, s'il est accepté par mes partenaires, ou est-ce qu'on s'en va
? Est-ce qu'on s'en va ? Ou
est-ce qu'on s'en va ?
Donc vous pourriez sortir de l'Europe. C
'est important que vous dites que
les téléspectateurs
aient la clarté de
vos propositions. Ne
simplifiez pas tout. Non,
mais je vous
demande juste s'il serait possible de sortir de l'Europe. Si on continue comme ça, à donner notre argent, notre argent,
à
des pays extérieurs, nos emplois, et qu'en plus l'Europe ne s'occupe pas des dossiers importants, si on continue à voir l'Allemagne qui achète des avions américains, ils viennent de décider d'acheter des avions américains. Ce n
'est
pas l'Europe là,
c'est l'Europe américaine. L'Europe n'apporte rien à
la France.
Actuellement,
elle coûte une fortune, elle vole nos emplois et elle ne contrôle pas nos frontières. Moi, je veux que l'Europe s'occupe des dossiers importants, par exemple un projet de défense, je veux un projet vis-à-vis de l'Afrique pour éviter qu'il
y ait
de
l
'immigration, je veux un projet énergétique. Vous savez qu'actuellement, à cause de l'Europe, on paye notre électricité beaucoup plus cher alors qu'on a des centrales nucléaires. Je veux que l'Europe soit utile, mais je ne veux pas, par exemple, qu
'il
n
'y
ait pas de porte à l'appartement, je veux qu'on contrôle nos
frontières nationales.
Vous vous définissez, vous vous revendiquez comme gaulliste historique. Oui, l
'indépendance de la France. C'est aux Français de choisir leur destin. Lorsque
De Gaulle et Adenauer ont fondé en quelque sorte
l'Europe avec le rapprochement
franco-allemand, mais
qu'est
-ce que vous auriez fait ? Parce que l'Europe d'aujourd
'hui, elle est
née, mais par contre, je vous pose la question, elle est née aussi de ce rapprochement. Mais
on est d'accord là-dessus. Vous
critiquez beaucoup. Eh bien, je vais vous dire, l'Europe de De Gaulle et d'Adenauer, c'est exactement celle que je veux reconstruire. C'était une Europe où il y avait des frontières nationales, on ne rentrait pas comme dans un moulin. C'était une Europe où il y
a
eu des projets communs, Airbus, Ariane, c'est-à
-dire une Europe des coopérations.
Coopération. Coopération. On est ensemble pour faire ce qu
'on
ne peut pas faire seul. En revanche,
ce
n'était pas une Europe qui laissait des millions d'immigrés à travers la France et toute l'Europe. Ce n'était pas une Europe faible
qui
n'avait pas d'outils de défense. C'était une Europe de projets. De
projets. Vous comprenez la
différence ?
Entre un projet et
donner le pouvoir à des gens non élus. Madame Van der Leyen, qui dépend de lobbies américains, qui n'est pas élue. Mais qui est
désignée par des gens
élus. Qui
est désignée par des pays où les gouvernements sont démocratiquement élus. Et quand il
y
a
un référendum, vous vous souvenez, en 2005, on a voté. Et les Français avaient raison. Ils avaient voté non, pas contre l'Europe. Moi, je ne suis pas contre l'Europe. Je suis contre l'Europe qui ne permet
pas
de
régler les problèmes. Une dernière question. Le pouvoir d'achat, il s'impose comme le thème majeur de cette campagne. Il bénéficie notamment à l'une de vos concurrentes, si on en croit les intentions de vote, Madame Le Pen, qui a des propositions.
Il y en a d'autres
qui
ont
des propositions. Et quels sont les vôtres précisément
? Très simple.
Indexation des pensions de retraite.
Un
panier de produits sans TVA. TVA à zéro. J'irai tout à l'heure présenter les produits dans un caddie qui seront exonérés de TVA pour faire baisser le coût de la vie. Le plafonnement de l'essence à 1,70 €. Et une augmentation des salaires nets de 8% pas payés par les entreprises.
Et vous nous avez expliqué en partie comment vous le
financez. Et
je le finance
par la suppression de la grande faute fiscale et d'une fraude sociale excessive. Et mon projet est équilibré financièrement à la différence de beaucoup d'autres. Car je crois que la bonne gestion, c'est le socle. C'est comme ça qu'on redressera la France. En récompensant
le
travail.
Rassurez-vous. Vous savez
que nous sommes
liés,
autant de paroles,
parfaitement égaux. Je
vous
l'ai dit ce matin. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. Bonne journée. Merci messieurs. Merci également à Michel Kerdal pour la langue des signes.
Nicolas Dupont-Aignan