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Autrefranceinfo (sur YouTube)· 30 août 2026 39 minMixte

Raphaël Glucksmann est l'invité de Franc-Jeu

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Bonjour à tous, je suis très heureux de vous accueillir dans Fran Jeu, votre nouvelle grande émission politique du service public tous les dimanches sur France Inter et sur France 2. Des invités, des débats pour mettre en avant les faits, décrypter les programmes et les visions pour la France. Et pour inaugurer cette saison, nous recevons celui qui est candidat à l'élection présidentielle depuis pile une semaine.

Bonjour Raphael Glman. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation et de participer à ce premier numéro de de Franc Jeu.

Je précise qu'en fin d'émission, un homme viendra vous interpeller. Il est prix Nobel d'économie. Il est celui qui a conçu le programme économique d'Emmanuel Macron en 2017.

Il s'appelle Philippe Agon et il a une question à vous poser. Question pour commencer cette émission. Raphaël Gluxman, êtes-vous prêt à jouer Franc Jeu ?

Je suis totalement prêt à jouer franc jeu et d'ailleurs, je ne sais faire que ça. Et bien tant mieux. C'est parti.

Rek Luxman, ça fait donc une semaine pile que vous êtes candidat à la primaire de la gauche social-démocrate et c'est l'information de la matinée. Vous avez désormais un concurrent et pas n'importe lequel, le premier secrétaire du du Parti socialiste, Olivier Fort qui a annoncé sa candidature ce matin au parlementaires socialistes. Ça va être bien ce congrès du Parti socialiste.

La la machine à perdre est enclenchée. Ça y est, c'est tout sauf un congrès du Parti socialiste. C'est le moment de la refondation de la gauche et c'est très bien qu'il y ait cette candidature parce que ça va nous permettre enfin de tout clarifier.

C'est l'heure de la clarification et moi je vous dis le choix, il sera assez simple en fait entre ceux qui veulent continuer comme maintenant qui euh ben sont dans les euh négociations d'appareil qui pensent qu'on a déjà perdu la présidentielle et qui finiront dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon à un moment ou un autre. Autre là vous visez clairement logiquement. Je vise je vise un état d'esprit général et ce qu'il porte.

Ouiou est moi je vous dis j'attends cette clarification je l'attends. Je pense que cette primaire c'est le moment de la refondation de la gauche et je suis pas le seul à le penser. Vous avez vu ce qui se passe ces derniers jours.

Vous avez vu les ralliments qui sont pas d'ailleurs des ralliments qui sont la constitution d'une équipe. Moi, je veux refonder la gauche démocratique sur des bases claires, que ce soit sur les alliances ou sur le fond, sur des bases extrêmement claires. Et je vous le dis, c'est le moment de le faire et je veux le faire.

Qui mieux vraiment regardez mon équipe. Qui mieux que Yannick Jado pour porter la révolution écologique. Qui mieux que Carole Delga qui se bat tous les jours pour préserver les industries en Occitanie pour porter la question du travail. par quand je vous pose la question d'un congrès du Parti socialiste, vous avez dans les sondages un homme qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon qui est en tête à gauche qui lui dit "Moi, c'est carré, je suis le candidat et vous là, vous allez vous écharper pendant un mois entre gens du Parti socialiste et de place publique.

Est-ce que c'est la meilleure façon de parler au français ?" On va pas s'écharper, on va proposer des options claires et ensuite ce qui va se passer, c'est qu'il y aura un choix démocratique qui sera fait. Vous voulez que je m'excuse là qu'on appartienne à des formations démocratiques où les militants ont leurs mots à dire, mais moi je suis fier que les militants aient leur mots à dire.

Je suis fier qu'en fait il y ait une mode de désignation démocratique et je vais vous le dire. Quand vous disiez que c'était une machine à perdre la primaire, vousz non, c'est la primaire fourtou bagneux qui nous avait proposé qui était une machine à perdre parce qu'on savait pas, il y avait si vous voulez, il y avait tout et son contraire. Moi ce que je vous dis là c'est que sur la base de ce qu'on a fait ensemble aux européennes qui a levé un espoir immense chez des millions de français et êtres français je demandais que les militants socialistes, les militants de place publique et tous ceux qui nous rejoignent tous ceux qui nous rejoignent puissent choisir.

Et c'est le moment mais monsieur Damel, c'est le moment c'est le moment d'arrêter de se plaindre de l'état de la gauche. Moi je connais des centaines de milliers de gens qui sentent orphelins de la gauche. Parmi vos auditeurs, parmi vos téléspectateurs, il doit y en avoir beaucoup.

Et je m'adresse à eux. Je leur dis en fait c'est le moment pour refonder la gauche adile puisque vous parlez puisque vous parlez de ces militants, il s'avère que on est allé recueillir des témoignages de militants précisément à Blois savoir ce qu'il pensait de votre candidature. Vous écoutez, vous regardez et vous réagissez.

OK. Il a encore comment dire de la formation à faire. Faut qu'il touche le cul des vaches un peu.

La principale qualité de Raphaël Gman, c'est d'avoir une vraie vision, une conviction assez forte principalement sur les enjeux internationaux. De toute façon, ce qui compte aujourd'hui, c'est que la gauche puisse être rassemblée au maximum. Le but, c'est que pour les présidentiels 2027, on ait un candidat qui puisse unir au maximum.

Vous avez entendu, il faudrait qu'il aille tâter le cul des vaches. On sent pas des des paroles désagréables mais pas forcément non plus un immense enthousiasme. Est-ce que vous ne craignez pas et si je reviens à la candidature d'Olivier Fort de faire face à quelqu'un qui est bien plus installé qui par ailleurs va rester premier secrétaire du Parti socialiste dans une compétition à laquelle il va participer.

Est-ce que ça c'est pas un problème ? Alors moi ce que j'ai aimé c'est candidat en formation. Ben oui, moi je sors pas du moule politique classique et euh j'apprends mais ce que je peux vous dire c'est que ça crée une dynamique.

Donc je parlais de Carole Delga, de Michel de la fausse ce matin, de tous ces euh de tous ces grands euh socialistes qui nous rejoignent. Mais au-delà de ça, vous avez vu les sondages, il y a une dynamique qui existe. Et quand vous dites Jean-Luc Mélenchon, s, il fait la course en tête, mais il est candidat depuis quatre élections présidentielles, c'est sa 4e, il est mieux placé que vous et et regardez, en une semaine, je le rattrape déjà.

Donc en fait, il y a une dynamit dans le sondage des aujourd'hui. Oui. Donc ce que je veux vous dire, c'est qu'en fait, il faut arrêter avec l'esprit de défaite.

On part toujours perdant dans la gauche social-démocrate, dans l'espace de la gauche démocratique. Moi, je vous le dis, on va gagner cette élection. Mais ça ça dépend de ce moment de la primaire et ça dépend du nombre d'adhérents, de gens qui nous rejoignent.

Et donc j'exorte nos téléspectateurs à nous rejoindre justement juste avant de parler euh de votre programme puisque c'est important dans cette émission de parler des éléments de fond. Pour participer à cette primaire, il faudra payer 15 € ou 10 € si c'est un tarif social. Euh qu'est-ce que vous dites peut-être à ceux qui nous regardent, qui nous écoutent, euh qui sont au RSA, qui sont à 5 € 10 € près et qui vous ont entendu dire "On voulait pas que ce soit 1 € 2 €." En fait, vous avez eu vous avez eu peur des électeurs de la gauche populaire.

Vous avez eu peur des classes populaires. Alors, déjà, ce sont les militants socialistes qui ont choisi le processus de désignation. Ça vous a pas échappé, c'était en juillet.

Ils ont voté à une majorité pour dire que vous rapper à ce vote, que ce soit une primaire d'adhérent. Et donc moi ce que je vous dis c'est qu'on a pas simplement besoin de votre vote, on a besoin que vous adhériez que vous adhériez aux partis politiques que les corps intermédiaires c'est important dans une société que en fait il faut en finir avec ce qu'a fait Emmanuel. C'est pas ma question.

La personne qui considère que c'est trop cher pour participer à ce parce que c'est c'est une adhésion à un parti politique, c'est une adhésion à un mouvement politique, c'est une adhésion à une campagne politique. Et donc ce que je dis c'est que en fait on ne vous demande pas simplement de voter, on vous demande de militer. On vous demande de transformer cette campagne en vague populaire pour justement pour justement faire en sorte que la gauche démocratique puisse remporter cette élection.

Et donc moi, je vois pas ça simplement comme un vote, je vois ça comme un moment de refondation. Alors, Raphael Luusman, un élément concret sur le fond euh puisque dans quelques jours vont commencer les discussions autour du budget de la France dans un contexte où les tons d'intérêt augmente où il y a une pression financière sur la France. Vous avez votre concurrent à la primaire Olivier Fort qui dit euh il faut censurer.

Vous avez Sébastien Lecnu dans les colones du Parisien qui lui dit "Choisir d'attendre l'élection présidentielle pour adopter un budget pour 2027". C'est choisir le désordre. Hm hm.

Vous Raphaël Gluxman qui souhaitez incarner la gauche à cette élection présidentielle, est-ce que vous faites le choix de censurer ou est-ce que vous faites le choix de négocier avec le gouvernement ? Écoutez, moi je suis fidèle à ce que fait le groupe socialiste depuis le début, depuis la dissolution, depuis qu'il y a plus de majorité à l'Assemblée nationale. C'est-à-dire que pour juger d'une censure ou pas, il faut un texte sur la table et il faut un rapport de force et une négociation.

GLman. On sait à peu près ce qu'il y a dans ce texte. On sait qu'il y a la possibilité de désindexer les retraites de dire retraités les plus aisés.

On sait que Sébastien Lecnu dit il y aura pas d'augmentation de fiscalité, c'est des éléments qui sont déjà sur la table. Si si c'est un budget de régression sociale et écologique, nous censurerons et jeendrai la mais en l'état vous avez le document, ça c'est quand même lun s'appelle comment votre émission ? Elle s'appelle comment ?

Elle s'appelle Fran jeu. Fran jeu. Voilà.

Vous trouvez que c'est franc de dire a priori sans avoir même vu un texte que vous censurez ou vous censurez pas. Moi je vous le dis, je censur enfin je censurerai, je suis pas à l'Assemblée nationale mais je soutiendrai la censure si jamais ce budget correspond à ce qu'on entend. ce qu'on entend venir par exemple dans la désindexation des retraites ce qu'on entend venir de de Matignon, ça serait une désindexation sur les retraite 1008 enfin je dire plutôt à partir de 2000 € si on veut être précis.

Oui, mais c'est totalement injuste à 2000 €. C'est totalement injuste. Maintenant, j'ai entendu aussi parler des franchises médicales hein et de du relèvement des plafonds.

Et bien, c'est profondément injuste parce que ça fait payer les malades. Et donc moi je je donc en jouant fran jeu ces mesuresl vous n'en voulez pas. Donc en l'état vous censureriez.

Mais en l'état, je n'ai pas le document. Donc j'ai que des pistes et des oid. Moi, je ne juge pas sur le budget de la France en fonction de ce que je peux lire dans la presse.

Et par ailleurs, je vais vous dire autre chose. On n pas que des lignes rouges ou des des chiffons rouges. On a aussi des exigences.

Par exemple, par exemple, on va là discuter de la loi intégrale sur les violences sexuelles à l'égard des femmes et des enfants. Et bien, je vous le dis, nous on n' pas oublié l'émotion collective du pays après la mort tragique de Liana. Et donc il faut que dans le budget il y ait le financement de 3 milliards de près de 3 milliards pour cette loi intégrale.

Voilà une demande concrète et une autre demande concrète que je peux faire on n' pas non plus oublié parce qu'on n'est pas des poissons rouges, on n'a pas non plus oublié l'état aujourd'hui de la sécurité civile dans notre pays face aux incendies et donc il faut le doublement du budget de la sécurité civile. Et on n'a pas oublié non plus que dans notre pays et bien progressivement on est en train de devenir une société de rentier et d'héritier. Et donc ce que nous posons sur la table, c'est une mesure extrêmement simple, extrêmement simple.

Il faut augmenter les salaires et donner du pouvoir d'achat au travailleurs français. Et donc on taxe les méga héritages et on rend l'argent au salariés français. Quand vous gagnez 2000 € par mois, ça vous fera 120 € de plus. et on en parlera avec Philippe le prix Nobel d'économie qui vous interrogera sur cette sur cette mesure.

On n pas parlé jusque là d'un d'un homme qui reste tranquillement tapis dans l'ombre si j'ose dire même si pour le moins ses ambitions semblent quelque peu transparentes. François Hollande, il s'avère qu'Alexandre Pérou de la rédaction de France Télévision l'a rencontré sur le terrain. Il lui a demandé s'il avait une question à vous poser.

Regardez, j'ai aucune question à lui dire à lui poser. Je dis c'est bien qu'il continue qu'il fasse campagne. On a besoin de d'une parole, on a besoin d'une incarnation.

Donc c'est ça le rôle d'un candidat, c'est d'arriver à à susciter une confiance, une adhésion. Noter l'enthousiasme débridé de de l'ancien président de la République. J'entends les mots de soutien.

Oui. Ah, vous le prenez comme comme un soutien vous ? Non, non, pas vraiment non.

Prend plutôt comme quelqu'un qui et d'ailleurs c'est son plan attend que vous soyez désigné, que vous tombiez à 4 % dans les sondages et pour qu'il puisse vous remplacer. Bah, il dit qu'il fasse campagne et qu'il crée une dynamique. C'est exactement ce que je suis en train de faire.

Exactement ce que je suis en train de faire. l'équipe qu'on constitue, les françaises et les Français qui nous rejoignent parce qu'il y a déjà des milliers qui se sont inscrits. C'est quoi ?

Et ben, c'est faire campagne et c'est proposé. Il est pas mieux placé que vous avec son expérience d'ancien président qui connaît les crises internationales. Moi, je je valorise complètement son expérience.

J'ai le souvenir moi de des attentats tragiques qu'a connu notre pays en 2015 et du rôle qu'il a tenu à l'époque. Mais j'ai une conviction, c'est que les Françaises et les Français veulent écrire une nouvelle page et c'est ce qu'on leur propose. C'est l'ancien mon François. notre équipement, il participera à cette aventure collective.

J'en suis convaincu, j'en suis convaincu qu'il apportera son expérience au service du collectif et qu'on montrera une chose simple. On montrera une chose simple parce que vous dites c'est la division, la gauche est éclatée. Mais vous savez d'où ça vient tout ça ? de l'esprit de défaite, c'est qu'ils sont tous convaincus que de toute façon on va perdre et ils perdent les matchs sans les jouer.

Et bien moi, je vais vous dire ce match là on va le gagner et on va le jouer pour le gagner. Pourquoi ? Parce que c'est l'élection la plus importante de notre vie.

La France peut sombrer à l'extrême droite. L'extrême droite est aux portes du pouvoir et donc on n pas le droit d'aller jouer cette élection pour penser à 2032 à comment je me place pour les négociations législatives blab bla bla bla tout ça tous ces coups de bier à 12 bandes c'est fini pour gagner il faut des propositions et je voudrais qu'on prenne quelques ambiguïtés qui demeurent dans votre programme. La première elle concerne l'éducation nationale.

On a vu un certain nombre de candidats faire des propositions notamment sur le le salaire des profs. Édouard Philippe lui dit "Moi, je veux qu'il soit augmenté en de 20 % en 5 ans." Euh, vous vous dites "Il faut les augmenter mais vous dites pas de combien.

C'est quoi ?" C'est parce que ça viendra plus tard que vous avez pas encore travaillé sur votre programme. Pas du tout parce qu'on va présenter notre plan école dans 2 jours, mais je peux déjà vous le dire.

Il y a il faut l'augmentation des salaires et déjà il faut dire pourquoi. Oui. Pourquoi ?

Parce qu'en fait aujourd'hui les enseignants en France sont les plus maltraités d'Europe. Un enseignant primaire en France touche moins qu'un enseignant en Slovénie ou au Portugal. Et donc c'est un scandale.

Il faut augmenter le salaire des enseignants de manière différenciée. Nous on est pour une augmentation pour tous de 10 % et ensuite une augmentation graduelle en fonction de la carrière. Parce que les injustices par exemple, c'est un enseignant en milieu de carrière dans le primaire et largement moins payé que la moyenne européenne et donc on va rattraper 10 % on est d'accord en 5 ans sur le sur le le sur le quinquena pour tous.

Donc ça c'est la première fois que vous vous annoncite ensuite ça peut monter jusqu'à 25 % parce que c'est cumulatif pour un enseignant en milieu de carrière dans le primaire. Ça coûte combien ça ? Ça coûte 6 milliards en tout.

D'accord. Que vous financez ? Alors, j'y viens parce que c'est pas la seule chose qu'il faut faire pour l'école, l'augmentation du salaire des profs des enseignants.

La l'autre chose qu'il faut faire pour l'école, c'est au lieu de fermer les classes à tirer la rigo comme c'est le cas aujourd'hui, c'est profiter de la baisse démographique pour diminuer le nombre d'élèves par classe. Parce que là aussi moi vous savez j'ai j'ai un j'ai eu un poste d'observation privilégié puisque à l'échelle européenne je peux faire des comparaisons et la France qui est la nation de l'école publique he enfin qui a été façonnée par l'école publique donc on est on est quand même les héritiers des des USA aujourd'hui c'est l'école où à l'école primaire il y a le plus et à l'école maternelle aussi le plus d'enfants par classe. Et donc il faut diminuer le nombre d' par class, profiter de la baisse démographique, non pas pour fermer des classes ou des écoles, mais pour augmenter le taux d'encadrement des élèves.

Ça c'est pour le versant éducatif. Il y a un autre angle mort sur lequel je voulais m'arrêter Raphaël Glx dans votre programme qu'il concerne une Mais c'est pas fin c'est pas fini avec l'école parce que je vous dire il il y a d'autres choses à faire sur Ouais mais il faut il faut qu'on avance la R. Non parce que aujourd'hui on a on a une école publiss si vous si vous me permettez je je vous y aller très vite mais j'ai je dois finir sur l'école.

Il y a aujourd'hui un problème un problème fondamental qui est que l'école de la République est mise en concurrence avec des écoles qui sont subventionnées et qui ne respectent pas de critères de mixité sociale. Et moi ce que je veux c'est qu'on réapprenne la mixité sociale à l'école dans toutes les écoles qui sont subventionnées par l'État français. Raphaelman autre angle mort, je le disais, il concerne et on laissera les sujets économiques à Philippe Agon dans un instant, mais la question de la dette puisqu'on a beaucoup entendu parler de cette proposition de de Jean-Luc Mélenchon qui dit "On met une partie de la dette au feu, au congélateur selon les selon les formules." Sauf que ce même Jean-Luc Bélenchon a exumé une tribune que vous aviez signée en 2020 dans les journels du dimanche au moment de la pandémie, juste après, euh où vous disiez euh je vais vous citer pourquoi il faut annuler la dette détenue par la BCE.

Donc en fait, si je résume Raphaël Gusman, vous dites exactement la même chose que Jean-Luc Mélenchon sur l'annulation de la dette. Non, parce que notre démarche était européenne. C'est ce qu'il dit aussi maintenant.

Il dit il faut aller convaincre des partenaires. C'était pas du tout ce qu'il disait à l'époque. Non, c'est pas du tout.

Lui, il dit il faut convaincre des partenaires d'accepter l'annulation de la dette française détenue par la BCE. Ça ne marchera jamais comme ça. Nous, c'était un projet européen.

Entre-temps, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu les Eurobonds, c'est-à-dire la capacité d'endettement commune, le l'endettement mutuel, la mutualisation des dettes à l'échelle européenne qui est devenu l'instrument qui en fait fonctionne le mieux. Donc pourquoi repartir sur un débat de 2020 aujourd'hui ?

Et je vais vous expliquer pourquoi. Donc vous êtes plus d'accord avec le Raphaël Luxman de 2020 ? Non parce que en fait c'était on posait ça dans le débat à l'échelle européenne.

Depuis il y a eu mieux qui est sorti. Je dire moi je peux évoluer. On était avec des économistes, on proposait ça et en réponse à ce débat il y a l'endettement commun et les eurobonds.

Donc je vais vous dire moement il a été relativement limité et que aujourd'hui s'il en était question d'une de nouvelle émission de dette, ça serait beaucoup plus difficile. Non mais vous rappelez président, vous n'irez pas à Bruxelles en disant il faut annuler une partie de la dette. Non mais je vais vous expliquer.

Vous vous trompez en fait. Je suis désolé de vous le dire. Vous vous trompez sans doute parce que vous vous êtes très focalisé sur la politique française mais pas sur la politique eur.

Je crois que je suis un tout petit peu aussi autre chose que la politique franise je vais vous je vais vous dire aujourd'hui le débat à l'échelle européenne il est pas du tout sur ce que propose Jean-Luc Mélenchon. Il y a pas un ministre même le ministre espagnol des finances il est contre. Donc tout le monde est contre cette proposition.

Par contre sur les Eurobonds, on a une majorité et le prochain président de la France il devra obtenir de ses collègues européens cette capacité d'endettement commun. Pourquoi ? pour investir dans la transition écologique et dans la révolution technologique.

Et ça doit être ça le problème. Si je résume pour bien comprendre Raphael Glusman, le président Gluxman à Bruxelles, il dit "On va vers de l'endettement commun mais on n'annule pas de dette." Non, c'est bien résumé.

Juste avant de de parler de votre style, un mot très précis puisque vous avez construit cette candidature sur l'idée que il fallait aucune alliance avec la France insoumise sous aucun prétexte, que plus jamais vous ne vous retrouveriez dans la situation dans laquelle vous vous étiez trouvé au moment de la de la dissolution en 2024. Sauf qu'il y a un certain nombre de de prises de parole de vous soutien qui ont pu quelque peu brouiller cette cette idée. Donc je voudrais juste là encore avec un effort de pédagogie pour jouer fran jeu prendre un exemple très concret.

Si vous aviez Raphaël Luan, un second tour entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon. Écoutez, je vais vous dire une chose. Pour qui est-ce que vous voteriez ?

Je vais vous dire une chose très simple. Je suis candidat depuis une semaine. Je ne répondrai à aucune question sur les perspectives de second tour.

Je suis en dynamique pour être au second tour. Mon but, c'est de gagner cette élection. Vous faites des jeux comme ça en per c'est des éléments de positionnement.

Je comprends que ce soit votre première euh de vos principaux soutien dit moi je voterai toujours à gauche. Vous ne dites pas la même chose mais moi je vous dis je ne me placerai jamais dans cette perspective. S'il y a une semaine du premier tour s'il y a une semaine du premier tour je ne suis pas en position d'être qualifié pour le second tour invitez-moi et posez-moi la question.

Je vous promets qu'on vous révitera. Est-ce que vous pourriez encore une réponse extrêmement claire pour encore est-ce que vous pourriez encore mettre un bulletin Jean-Luc Mélenchon dans l'urne ? Mais je vais vous y répondre une chose extrêmement simple.

Je ne répondrai à aucune question sur le second tour pour une raison simple, c'est que j'y serai au second tour. Et l'autre chose que je vais vous dire, c'est pourquoi je ne veux pas d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Mais parce que Jean-Luc Mélenchon a dépassé toutes les bornes et moi quand il a fallu quand il a fallu mettre cette cette déclaration en exécution au moment des municipales, nous avons retiré tous nos candidats sur les listes et je vais vous dire une chose simple, la gauche pour remporter l'élection présidentielle, la gauche démocratique, elle doit montrer qu'elle est capable de rompre avec les sommeurs de chaos parce que sinon nous ne gagnerons jamais.

Donc c'est pas simplement un truc éthique, c'est aussi la voie vers le succès. Et ça suppose quoi ? Juste de la force de conviction.

En fait, il faut qu'on y aille en étant sincère en jouant franc jeu. Rap Luxman. Une candidature à l'élection présidentielle, c'est aussi une question de style h h d'incarnation d'image.

Je voudrais vous faire écouter deux extraits de de meeting. Je crois que vous allez reconnaître assez vite de qui il s'agit. Ce que je veux, c'est que vous partout vous alliez le faire gagner parce que c'est notre projet.

Vive la République ! Vive la France ! Allez dialoguer, persuader, convaincre dans tous les quartiers.

Vive la démocratie ! Vive la République ! Et surtout vive !

Allez ! Tous ensemble ! Vive ! la France. [cri] Voilà, Emmanuel Macron fin 2016, vous c'était en juin dernier.

J'ai le souvenir de cette phrase d'Emmanuel Macron qui président qui avait dit à ses députés "Soyez fier d'être des amateurs." Est-ce que vous assumez une forme de de d'amateurisme dans la façon de de faire campagne ? En fait là ce que ce que ce qui se passe là c'est de prendre 10 secondes que ce soit dans son discours ou dans le mien 10 secondes d'un discours d'une heure que tout le monde a sauvé comme étant maîtrisé.

Vous prenez 10 secondes parce que ça ça fait le buz sur les réseaux sociaux et tout ça. Non mais je vais vous dire on va pas inventer les images là. Non mais d'accord mais vous prenez 10 secondes sur 1 heure de discours.

OK on peut avoir les ridicule pendant 10 secondes. C'est pas du tout un problème. Vous savez quoi ?

Je pense que les français en ont marre de champion de la coment autour du vide. Je vais vous le dire. Bien sûr, on a eu 10 ans là de coup de com permanent de de maîtrise des séquences de communication et ça amené le pays dans l'impasse et bien moi oui, je continuerai à faire des choses comme ça.

Je vais vous le dire c'est donc par exemple quand on vous voit à cette semaine descendre d'une d'une éolienne avec un casque, un harnet en déplacement avec Yannick Jad, certains ironisent sur votre sur votre style. Euh ça vous fait rien ? Vous dites "J'ai encore des choses à apprendre ou euh vous dites en fait non mais c'est c'est la personne que je suis.

Je suis pas venu sur votre plateau habillé comme ça parce que il y a pas trop d'éoliennes ici. Voilà donc pour monter dans une éolienne, il faut s'arracher. Mais je vais vous dire peut-être que des fois je ferai des erreurs de communication et que je resterai spontané.

Mais moi je m'en je m'en moque en fait. vos euh vos questions, c'est en fait les questions d'un vieux monde. Euh je je suis désolé de vous le dire, c'est les questions d'un vieux mon monde.

C'est souvent ce qu'on dit quand on n pas très envie d'y répondre. Non non, c'est les questions d'un vieux mon monde. C'est un monde qui est réglé par des éléments de communication et ensuite on saute sur le moindre élément de spontanéité.

Mais je je vous je vais vous expliquer. Je pense qu'il y a un soupçon d'insincérité qui pèse sur l'ensemble de la classe politique à gauche comme à droite et que c'est ça qui est en train de miner notre démocratie et qu'en fait un peu de spontanéité, un peu de peut-être de maladresse de temps en temps. Certes, ça va faire le buzz sur les réseaux sociaux mais je crois que ça va faire du bien à la politique.

Et moi, je veux pas rentrer dans le moule en fait. Je veux continuer à être qui je suis. Et je pense que s'il y a un tel rejet de la classe politique et s'il y a un tel rejet parfois des médias, et bien c'est sans doute parce qu' il y a une forme de suspicion, de formatage et d'inscérité.

Les arguments qu'on entend parfois chez chez d'autres candidats. Raphaël Luxman explicité ce que vous voulez dire. Je pense que tout le monde aura compris.

Raphaël Luan, je voudrais que on aborde maintenant deux parties de cette émission de rubriques que vous allez inaugurer. La première et je vais vous demander d'être court puisque dans un instant on accueillera Philippe Agon sur France Inter et sur France 2 pour pour débattre. La première rubrique, c'est la rubrique des 100 jours.

Ce à quoi pourrait ressembler un début de quinquena de de Raphaël Lu ? Et je voudrais prendre la question très précise de l'immigration. Vous avez un premier ministre espagnol qui s'appelle Pedro Sanchez, premier ministre de gauche, qui a décidé en Espagne de régulariser un demi 500000 travailleurs.

Est-ce que dans les 100 jours du premier quinquena de Raphaël Luxman, il y aurait une vague de régularisation de d'un niveau équivalent 500000 travailleurs ? Je sais pas sur le montant mais ce qui est certain que il y aurait des régularisations oui de travailleurs qui aujourd'hui n'ont pas leur papiers, qui travaillent en France, qui participent à la vie économique de notre pays et que l'hypocrisie maintient dans l'illégalité alors même qu'ils sont utiles à l'économie française. Et est-ce que quand on dit 500000, c'est un ordre de grandeur qui vous paraît cohérent.

Je vais pas vous annoncer un chiffre comme ça sorti nulle part, mais par contre ce qui est certain que oui, il y a des secteurs sous tension où il y a des euh travailleurs sans papiers qui sont employé et les maintenir dans la clandestineté alors que tout le monde sait qu'ils sont utiles à la société et que leur travail bénéficie à la France, et bien c'est de la pure hypocrisie. C'est est-ce que c'est est-ce que c'est du cas par cas ou est-ce que c'est une politique qui consiste à dire on aura besoin assez largement de régulariser des travailleurs sans papier ? Mais on aura besoin de régulariser les travailleurs dont on a besoin.

En fait, on a besoin de sortir de l'hypocrisie et il faut une politique de maîtrise sur la question migratoire. Il faut euh une politique de contrôle. Moi, je suis pas en train de vous expliquer qu'on va ouvrir les frontières et laisser venir euh tout le monde.

Par contre, il faut arrêter l'hypocrisie. On a besoin de travailleurs et si on a plus d'immigration de travail pour rappeler président de la République mais il y a des besoins de la société française et de l'économie française. Moi j'étais au MEDF avec madame Le Pen et elle est arrivée, elle a expliqué voilà donc son programme sur l'immigration qui est de fermer les frontières.

Très bien. Mais les entrepreneurs qui étaient là, il a regardé comment en réalité, ils savent très bien que si on ferme les frontières, s'il y a plus de travailleurs étrangers qui peuvent venir travailler en France ou qui travaillent déjà en France et qu'il faut régulariser, mais tout ferme, tout ferme dans notre pays. Et donc quoi ?

On va sacrifier l'économie française, l'avenir du pays, à la xénophobie ambiante. Moi je vous le dis, on va protéger, on va exécuter, on va exécuter les OQTF, on va mettre tous les moyens pour lutter contre l'immigration clandestine. Mais la vérité c'est que les travailleurs et bien ils c'est un acte politique important que vous vous posez dans dans Fran jeu de dire que oui, il y aura des régularisations de de travailleurs sans papier.

La dernière partie de de cette émission avant d'accueillir Philippe Agon, ça s'appelle en un mot et là je serai intraitable. Il faut vraiment répondre en un mot si vous le voulez bien. Quel est le plus grand président de la 5e République pour vous entre le général de Gaul et François Mitteran ?

De toute façon, je pense que la personne alors ce sera plus qu'un mot un mot Oui, mais je vous allez vous allez me dire ça. La personne la plus grande figure de l'histoire de France du 20e siècle voire de l'histoire de France c'est c'est le général de Gaulle. Général de Gaulle.

Est-ce que vous fixez comme objectif de nommer une femme à Matinon si vous gagnez ? J'aimerais bien. Est-ce que vous vivrez à l'Élysée ?

Je ne sais pas, je répondre fran jeux. Est-ce qu'il faut baisser le salaire du président de la République ? Il est de 14000.

Exactement. C'est beaucoup. Mais je vais vous dire une chose.

Euh en un mot. Ouais mais non je peux pas. Il y a le truc des mago à chaque fois qui dit "On va baisser le salaire des députés, baisser le salaire des ministres, baisser le salaire du président." Je pense pas honnêtement que ce soit la priorité que ce soit la principale cause de la dette française aujourd'hui.

Alors on peut pas par exemple on pourrait le baisser mais je vais pas en faire un étendard de la campagne quoi. Un mot pour qualifier Mathieu Pigas. Euh banquier qui restructure la dette Venezuela avec l'accord ou pas ?

Je sais pas, je crois pas. Vous y êtes pas posé mais jeà vous me posez une question je ne sais même pas s'il veut le faire. Donc euh s'est posé la question un mot pour qualifier Marine Le Pen euh représentante de l'extrême droite que je combats depuis toujours.

C'est dur d'avoir un seul mot, un mot pour qualifier François Hollande ancien président tacticien en repère. Et un mot pour qualifier Olivier Fort tacticien. Vous les mettez sur le vous les mettez sur le même plan.

Raphaël Luxman, c'est l'heure d'accueillir votre contradicteur. Il est celui qui a conçu le programme économique d'Emmanuel Macron en 2017. Il est prix Nobel d'économie, il a du caractère, il s'appelle Philippe Agon et il arrive tout de suite sur ce plateau le débat sur France Inter et sur France 2.

Alors que Philippe Aguyon est en train tranquillement à son rythme d'arriver sur ce plateau et de s'installer, bonjour Philippe Aguy. Bonour. Bonjour.

Merci d'avoir accepté de venir porter la contradiction à à Raphaël Gluxman. Euh je vous laisse commencer. Je crois que vous vouliez interpeller le le candidat à l'élection présidentielle.

Donc cher Raphaël Gluxman, vous êtes un espoir un espoir générationnel à gauche avec le soutien de personnalités éminentes comme le maire de Montpellier Michaell de la Fosse que vous avez mentionné et avec le soutien de la présidente de la région Occitanie Carole Delga que je connais et que j'apprécie beaucoup. Vous êtes un espoir pour ceux qui croient en une Europe forte dans son organisation comme à ses frontières. Et surtout, vous êtes un espoir pour ceux qui croient en une véritable social-démocratie avec sa promesse de concilier égalité et initiative et qui est mu par cette idée force qu'on ne peut pas redistribuer ce qu'on ne produit pas.

Jusque- là, c'est sympa ce que vous dites qui pour un débat une contradiction est un peu difficile. Donc normalement beaucoup monsieur [rires] le salé et le plus désagréable arrive. Alors allez-y.

Cependant, on arrive à cependant cependant une de vos propositions me paraît échappée à cette logique, celle d'un prélèvement supplémentaire de 15 milliards d'euros sur les patrimoines de 2 millions d'euros et plus. Actuellement, les droits de succession rapportent 16 milliards d'euros. Donc c'est quasiment un doublement de de de ce qu'on prélève sur les en terme d'héritage d'impôt sur les héritages pour financer une baisse des cotisations sociale sur les salaires.

Alors ma question c'est comment faites-vous pour que cette proposition là et il y a peut-être d'autres moyens de s'attaquer à la concentration des Moi j'en ai une moi personnellement comment faites-vous pour que cette proposition là ne décourage pas l'investissement et l'innovation et n'incite pas à l'exit fiscal dans l'Europe d'aujourd'hui où rien n'est plus mobile et fluide que les personnes riches et leur fortunesman sur donc je reprécise votre proposition taxer ce que vous appelez les méga héritages au-dessus de 2 million d'euros pour ramener 15 milliards d'euros. Réponse de Raphaël Gusman, il dit "Ça décourage et ça suscite l'exil." Déjà, je vous remercie pour votre introduction.

Euh d'où vient cette mesure ? Elle elle est simple, c'est d'un constat qui dit une chose facile à comprendre. On est devenu une société d'héritiers et de rentiers et non plus une société de travailleurs.

Il y a 50 ans, 2/ tiers du patrimoine des Français étaient constitués par le produit de leur travail et seulement un/ers par le produit de l'héritage. Et aujourd'hui, c'est l'exact inverse. Les 2/ tiers c'est l'héritage et seulement un/3 le travail.

Et donc comment fait-on pour lutter contre une société qui saucifie, qui devient une société de privilège ? Et notre démarche, elle est simple. On on pense réellement qu'il faut transférer des héritiers les plus fortunés et je rappelle que 99 % des héritages sont pas concernés par notre mesure vers les travailleurs.

Il faut redonner du pouvoir d'achat au travailleurs et il faut faire en sorte que les méga héritages contribuent. Philippe Guillon vous dit ça va susciter exil des plus aisés. Voilà et ça peut également décourager si vous voulez voilà ma vision parce que c'est un débat voilà parce que comme c'est un débat je vois ce que vous venez.

Moi ma vision de la chose est la suivante. Je crois beaucoup dans un processus de croissance. Je suis un j' dire un choupérien social.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Je crois que la croissance c'est permettre à des nouveaux talents d'innover et si ils s'enrichissent par leur innovation et bien ils s'enrichissent et ils croissent. Et je ne vais pas leur dire dès que vous devenez riche, je vais vous taper dessus.

Je les laisse devenir riches. Mais ce que je veux, c'est que je veux moi, c'est d'éviter qu'une fois qu' c'est que s'ils deviennent riches et puissants, il n'empêche pas de nouveaux talents d'arriver. C'est c'est la vision.

Non non mais c'est la vision, voyez, mec, je dirais danoise ou suédoise. Voyez, c'est c'est très c'est je comprends je comprends votre votre crainte, mais je ne veux pas leur taper dessus. Ce que je veux faire, c'est que justement la richesse héritée pour encore une fois pour les 1 % les plus riches et bien ne dicte pas la position sociale dans le pays ou qu'en tout cas elle soit mise à contribution pour une raison simple, c'est que enfin même Z économiste qui est quand même pas un fanzine gauchiste, on est d'accord, titrait sur l'héritocratie comme étant la menace.

Aujourd'hui, on est revenu à une forme de société d'ancien régime où on hérite de sa richesse beaucoup plus qu'on l'a construit. Moi, je veux que les travailleurs puissent s'enrichir. Moi, je veux que finalement on revienne à ce que disait Figaro, c'est-à-dire quelle peine vous vous êtes donné à part celle de naître.

Moi, je veux que ceux qui se donnent la peine, le personnage de beau marché, le beau marché et qui a lancé la révolution française. Le le la peine de travailler, la peine de créer, elle doit être beaucoup plus valorisée dans notre société que juste la peine de naître qui nous fait hériter de notre position. Et donc moi je pense que c'est socialement juste de faire ce qu'on propose mais je pense en plus que ça remet du dynamisme dans l'économie.

Je pense que ça fluidifie les chose que ça permet justement de redonner du pouvoir d'achat et de la consul là. Je comprends votre souci qu'il y ait des concentrations excessives et que quelque part ça réduise la mobilité sur moi qu'il y ait des riches. J'ai par exemple en Suède tu as Wallenberg.

Bon bah il où il y a le monsieur euh Skype où il y a le IKEA tu vois. Je veux dire bon et c'est important que ces gens-là soient là-bas parce que c'est important pour une les économies qui croisent vite, c'est des économies où tu laisses et et n'empêche pas la mobilité sociale en Suède. que tu as de la mobilité sociale au Danemark mais voilà donc si tu veux tu as l'idée de dire l'important c'est de faire en sorte que ceux qui sont qui ont qui parle l'innovation sont devenus ne n'empêche pas de nouvelles générations d'arriver mais là il y a d'autres moyens également tu as de la redistribution on en parler moi j'ai un autre proposition que la vôtre tu as également la la concurrence la politique de concurrence la politique de financement des campagnes politiques et tu as des politiques mais tu as des politiques tu as des moyens différents.

Je rappelle ben justement je rappelle que vous avez le le prix Nobel d'économie que vous avez donc quelques autorités à parler de cela. Vous vous avez une proposition, une idée pour euh faire contribuer pour dégager des ressources sans précisément euh pas de la même façon que que c'est de dire on va créer des fondations d'intérêt public, des fondations dans la recherche, dans l'éducation et cetera. Et on va baisser la possibilité aux gens de dire voilà si vous mettez une partie de votre richesse accumulée dans ces fondations, vous aurez des bonus. pour l'impôt que vous payez sur le reste.

Et au-delà d'un certain niveau de richesse, ça sera du bonus malus. C'est-à-dire que si vous ne si vous ne faites rien du tout, les impôts de succession vont augmenter. C'est pas 15 milliards.

Moi, je c'est levé de l'ordre de 2 3 milliards par an qui est quand même la moitié de ce que vous parliez de l'éducation tout à l'heure, j'ai vu 6 milliards. Ça serait quand même ça financerait la moitié de ce que vous vouliez faire sur l'éducation. C'est un mécenat incité, je dirais un messenat.

Et l'intérêt, c'est que les gens à ce moment-là qui sont fortunés disent "Mais en tout cas, c'est bien parce que j'aurais mon nom. J'aurai mon nom, tu vois, aux États-Unis, les gens ils veulent avoir des fondations Bill Gates et d'autres et ils ont leur nom. On leur dit "Mais on va pas vous pénaliser, on va vous allez on va aider à ce que vous mettiez des fondations façon ce serait pas plus iconoc inventive." Voilà, c'est une manière à mon avis plus inventive.

Est-ce que ce serait pas plus inventif que toujours les réflexes d'une partie de la gauche française qui est de dire dès qu'il y a un problème, dès qu'il faut dégager de l'argent, on taxe, on taxe, on taxe ? C'est pas c'est pas les réflexes classiques de la gauche française. Je la volonté d'abolir la société de privilège.

C'est l'histoire de la République française. La nuit du 4 août, c'est du 4 août 1789 où on a aboli les privilèges. C'est l'histoire qui a façonné la République française.

Et donc quand on assiste aujourd'hui à une reconstitution de ces privilèges, c'est pas juste les inégalités, c'est les inégalités héritées, c'est-à-dire l'osocification des inégalités qui transmettent de génération en génération. le patrimoine à qui taxer déjà tout au long de la vie. Vous voyez que c'est les éléments qui sont transmettre le patrimoine.

Je me répète honnêtement la maison de la grandmère, le l'appartement ou la PME, tout ça n'est absolument pas touché ou impacté de près ou de loin par notre mesure. Simplement, il y a de la transmission d'empire, il y a la transmission de biens qui échappe à l'imposition quand on sait qu'on peut transmettre un yach en le définissant comme un outil professionnel. Je ça c'est autre chose.

Alors on parle d'autres choses. On parlerait de du trail par moi je mets à plat. Moi je mets à plat la niche du trail.

Je dis bien profession d'autres choses. On parle d'autre chose. Attendez parce qu'on parle pas tout à fait d'autres choses parce que je vous enverrai notre mesure mais dans notre mesure il y a la réforme du pack du trail.

Je précise juste pour ceux qui nous écoutent et nous regardent pack du tril c'est une niche fiscale qui permet de transmettre plus facilement des entreprises et c'est très bien qu'on puisse avoir un capitalisme familial qui se transmet mais il y a des abus. Alors ça c'est le parc du tril parce que c'est une stratégie d'optimisation fiscale via l'utilisation du parc du trail. Et nous on a on a un modèle qui est très simple qui existe qui est en Allemagne.

En Allemagne et bien il y a des exonérations qui sont limitées et pourtant c'est le paradis du capitalisme familial parce qu'en fait on garantit que c'est bien des entreprises qui sont léguées à nos héritiers pour pouvoir les faire perdurer pas pour pouvoir faire des opérations financiousement làdessus je suis d'accord. Je dire je l'idée qu'il faut mettre à plat du trail de dire ceux qui créent des entreprises fictives là on on regarde et là on dit non c'est ceux qui utilisent les patrimoniales par la même manière ceux qui utilisent les olques patrimoniales pour acheter le leur chalet ou les partie des 15 milliards qu'on récolte mais je formulerai pas du tout comme vous le faites à ce moment si on a juste un problème de communication je prendrai tout à fait vos conseils s'il vous plaît mais mais le vrai enjeu c'est la production parce qu'en fait là on est en train de discuter l'occasion d'en reparler c'était passionnant Non, attendez parce que vous avez un expert de l'innovation. Vous avez un expert de l'innovation.

On a un plan sur l'intelligence artificielle, sur la relance de l'innovation, sur l'augmentation du budget de la recherche l'avenir du pays d'en reparler. Je voudrais puisque c'est la tradition vous poser une dernière question. Ça s'appelle la question fran jeu.

Il s'avère Raphael Luxman que jusqu'ici c'était des questions hypocrites. On est sur Non non mais il s'avère qu'on est sur le plateau du 20h de France 2 ici qui est le plateau qu'occupait il y a encore quelques semaines votre compagne Léa Salamé. Euh, elle a dû se mettre en retrait du fait de votre de votre candidature.

Pourquoi ne pas avoir fait l'inverse ? Pourquoi ne pas avoir dit euh c'est moi qui vais renoncer à mon ambition pour qu'elle puisse continuer à à présenter le 20h ? On a euh évidemment beaucoup échangé et moi j'ai je sais l'impact qu' avait ma décision euh sur sa vie, euh sur sa carrière.

Je sais attachement viscéral à son métier, sa passion pour son métier et son indépendance et sa liberté. Donc on a beaucoup échangé. comme dans tous les couples d'ailleurs qui seraient confrontés à ce type de situation.

C'est veut dire que si vous n'y arrivez pas, vous aurez des regrets de l'avoir contraint à ce sacrifice. Mais il arrive vraiment dans la vie de chacun un moment où vous devez aller au bout de vos combats. Et moi, je ne me serais pas regardé une seule fois dans ma vie dans le miroir si j'étais pas capable d'agir maintenant.

Quand mon pays est menacé de bascule dans le camp des trumpistes, des poutinistes, des démagogues des xénophobes et que j'ai l'opportunité de porter la gauche démocratique vers le pouvoir à nouveau. Merci beaucoup Raphael Luxman d'avoir inauguré cette saison de de Fran jeu. Je remercie Philippe Guillon d'être venu aussi.

Merci à vous. nous avoir suivi sur France 2 et sur France Inter. Fran jeu, ça revient la semaine prochaine, [musique] même heure, même lieu.

Je vous souhaite une très belle semaine et vive la politique. [musique]