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interviewSénat (sur YouTube)· 13 février 2026 91 min

Audition du groupement Mousquetaires

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et bien bonjour mesdames messieurs. Merci beaucoup de de votre présence. Je vous propose que nous débutions cette audition de notre commission d'enquête et nous recevons aujourd'hui monsieur Thierry Cotillard, président du groupe du groupement mousquetaire et monsieur Gwen Vanengem.

Ça directeur général d'Intermarché et Netto accompagné. Euh mais vous nous présenterez vos vos collaborateurs. Merci donc messieurs de de votre présence.

Donc je pense que vous connaissez les règles de nos commissions d'enquête qui consiste préblement à prêter serment de dire toute la vérité rien que la vérité. Je dois vous rappeler que un faux témoignage est passible de peine prévu aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et 75000 € d'amende. Voilà, vous connaiss vous avez connaissez tout.

Donc je vous invite à ouvrir vos micros. Alors essentiellement vous vous deux messieurs puisque vous szul compris à prendre la parole. Donc ouvrir vos micros, lever la main droite et dire je le jure, je le jure, je le jure.

Là là après l' s'il vous plaît parce qu'il y a un enregistrement. Je vous en prie, monsieur Vonen, je crois que je le jure. Vous avez ouvert monre micro, je le vois pas.

Absolument très bien, parfait. Euh donc je pense que vous avez suivi hein la création de cette commission d'enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution en date du 25 novembre dernier et dont l'objectif est d'éclairer à la fois nos concitoyens mais aussi la bien sûr la représentation nationale sur la construction des prix euh qui demeure toujours relativement opaque en tout cas pour pour les citoyens autant que pour le législateur et euh de connaître un peu l'impact et l'influence des des dernières évolutions, notamment législatives sur sur tout ce contexte. Le le groupe que vous représentez est un acteur majeur hein de notre distribution en France.

Euh et ce secteur a été globalement profondément recomposé ces dernières années avec des mouvements de concentration et la conclusion de nouvelles alliances à l'achat notamment celle avec Auchamp via la centrale Aura et la centrale européenne Evrest. Dans ce contexte, donc le groupe les mouscutaires, je le disais, occupe une place singulière. Il repose sur un modèle d'indépendant et il se distingue par l'existence d'un pôle industriel intégré agromousquetaire qui là encore lui confère une une stature singulière à la fois distributeur et producteur.

Avec une part de marché qui s'élève à plus de 17 %. Votre groupe est donc un acteur clé de la formation des prix et de l'équilibre économique de ce secteur. C'est la raison pour laquelle nous souhaitons vivement vous rencontrer, échanger avec vous pour mieux comprendre comment vous abordez toutes ces transformations en matière de formation de prix, de fixation des marges, de relation avec vos fournisseurs qui soient intégrés ou extérieur.

Donc messieurs, je vais vous proposer un temps de parole maximum de 10 minutes chacun. C'est petit exercice de synthèse mais de manière à ce que nous ayons suffisamment de temps ensuite pour que notre rapporteur dans un premier temps vous pose des questions et puis ensuite mes collègues qui auront j'en suis certaine un certain nombre de questions complémentaires à vous poser. Donc vous avez la parole monsieur Coutillard pour une dizaine de minutes.

Merci. Merci madame la présidente, madame la rapporteuse, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, merci nous donner l'occasion d'exprimer notre voix dans le cadre de cette commission. Peut-être avant d'aller dans le cœur du sujet, vous rappelez que le groupement des mousquetaires, vous l'avez évoqué, ce sont chefs d'entreprise indépendants vraiment implantés dans les territoires euh et probablement dans vos départements puisqu'on est présent dans 85 % des cantons de France et on aime à dire qu'on a un problement de tous les 10 km.

Euh nous sommes un groupement d'indépendants, vous l'avez souligné, et vous avez bien retenu une singularité par rapport à l'ensemble de la distribution, c'est qu'on a notre pôle industriel, on a 56 usines, plus de 12000 salariés, ce qui nous positionne en 4e acteur de l'agroalimentaire français et ça nous donne bien sûr une lecture aussi de la totalité de la chaîne alimentaire. Euh madame la rapporteuse, je vous ai entendu récemment sur LCP évoquer la question du partage de la valeur au sein de cette chaîne alimentaire. Je crois que vous avez bien résumé le sujet euh parce que cette question du partage de la valeur, elle est aujourd'hui centrale avec une réalité euh de notre point de vue qui est que finalement tous les maillons de la chaîne alimentaire sont sous tension, surtout les plus fragiles.

Euh en premier lieu et vous le savez, ça malheureusement fait encore l'actualité récemment, ce sont les agriculteurs dont la rémunération reste trop souvent insuffisante. les TPME, les TPE et PME, on travaille beaucoup avec la FEF et on a la lecture que une partie de ces TPE peuvent être en difficulté. Je ne peux pas ne pas évoquer le sujet du consommateur bien évidemment qui a été confronté à cette crise hyper infationniste.

Nous, on a la lecture, on a une bonne cartographie de l'ensemble de nos clients. Ce sont plus de 12 millions de Français qui viennent chaque semaine dans nos points de vende et aujourd'hui, on a la lecture qu'il y a quand même un français sur trois. Ça veut dire plus de 20 millions de français qui ont du mal à finir le mois.

Et dans ces cas-là, il faut le savoir, c'est le budget alimentaire qui souvent fait preuve d'arbitrage. Alors, ce diagnostic, quand on cite les agriculteurs, les PME, les TPE, on est tous d'accord. Mais moi, je vais me permettre aujourd'hui d'en ajouter un.

Ça va peut-être vous choquer, ça va risque de surprendre. Mais le nouveau, c'est la grande distribution. C'est la grande distribution.

Et je me dis en fait quand je vais le dire, ils vont ils vont avoir peine à y croire parce que euh c'est nouveau. Euh et puis j'ai vraiment l'impression que c'est pas un ressenti, c'est une réalité économique. C'est une réalité économique parce que Cora a été racheté, vous le savez, Casino a été démantelé, Colreyut a quitté la France et certains acteurs encore présents sont dans le rouge.

C'est-à-dire qu'à la fin de l'année, ils sortent des résultats négatifs. Alors oui, nous le reconnaissons grâce à notre modèle d'indépendant et puis aussi la politique de prix. Je pense qu'on va l'aborder bien sûr dans le cadre de cette commission.

Euh on résiste mieux que certains euh mais je suis sûr de deux choses. Je pense que personne n'est à l'abri euh et que euh la recomposition que vous avez évoqué, madame la présidente, n'est probablement pas finie dans notre secteur. Alors, pour exister demain, parce que c'est le défi qu'on a, je pense qu'on a différents sujets à traiter.

Celui de la transformation de la consommation, celui de la fragmentation du marché et celui de répondre aussi à la première préoccupation des Français qui est le sujet du prix. On est donc face à une équation qui est complexe avec de multiples contraintes. Euh et je crois vraiment qu'il y aurait pas d'un côté des responsables et de l'autre des victimes.

Moi, mon intime conviction, c'est qu'on a une responsabilité collective et notre responsabilité en tant que distributeur, je pense que ça l'est aussi dans le cadre des politiques publiques, c'est garantir un prix juste des produits du quotidien pour les Français. En tout cas, c'est la mission qu'on porte et j'insiste un prix juste parce qu'on peut toujours trouver un prix euh le plus bas possible mais on le sait, c'est au détriment du monde agricole et on sait que sans monde agricole demain, on a plus rien à vendre dans nos magasins. Donc bien évidemment, on est préoccupé du sujet.

Alors chez les mousquetaires, on n pas attendu les lois égalimes euh du fait qu'on ait nos propres usines, on a mis en place des choses. On a surtout mis en place dès 2015 la contractualisation. Euh je sais pas si vous rappelez à l'époque, il y avait une crise sur le port et donc on a commencé à travailler avec nos éleveurs entre abattoir et éleveurs.

Quels sont les contrats qui permettent d'avoir un revenu minimum et surtout d'avoir des volumes qui permettent d'avoir des débouchées pérennes. Ça a été lancé en 2015 et bien sûr on l'a on l'a développé. Si on parle d'agriculture, j'ai envie de vous dire il y a pas une agriculture qui est moyenne où on a à la lecture qu'il y a des agriculteurs, il y a surtout des filières qui sont bien différentes.

Et je pense que la loi égalime a parce qu'il y a des critiques, il y a des gens qui disent "Ça n'a rien produit." Moi je ne le pense pas. Je pense qu'il faut reconnaître que ça a eu des effets positifs puisque certaines filières ont quand même une meilleure rémunération.

Le lait a eu ses crises, les choses sont se sont améliorées. On va en parler, j'espère. Le port a été mieux. euh on a généralisé la contractualisation, on a sanctuarisé le plus possible la matière première agricole et puis on a eu, je pense, une modération de la guerre des prix.

Euh ces principes d'égalimes, c'est pas de la théorie euh chez Intermarché. Euh je regarde Gwen qui a piloté euh l'enseigne au niveau des achats avant d'être d'en être notre directeur général. On a accepté des hauses tarifaires qui étaient significatives quand il y a eu des filières qu'on a eu besoin, je peux l'assurer puisque j'étais présent à tes côtés.

Alors, même s'il y a du mieux, j'ai envie de vous dire que notre lecture c'est que ça ne suffit pas. Le cadre actuel monte certainement aujourd'hui des limites. Il est devenu complexe, peu lisible, parfois inefficace pour atteindre l'objectif qui était de partager la valeur et protéger le revenu agricole.

Alors bien sûr, si on est sur le sujet agricole, euh il y a un sujet de compétitivité, il y a une un sujet de vision long terme, de cohérence européenne, d'éducation alimentaire qu'il faut pas oublier. Euh mais les difficultés structurelles de notre agriculture, je pense dépasse largement le seul cadre de la grande distribution et ça vous a été dit par d'autres distributeurs, nous ne représentons que 40 % des débouchés du monde agricole. Si je reviens parce que c'est le cœur de la commission, si je reviens plus précisément sur les négociations commerciales, je suis convaincu que certains aspect de la loi égalime doit être renforcé et simplifié.

Je m'explique, je pense que le prix en marche avant doit vraiment devenir une réalité pleinement opérationnelle. La matière première agricole doit être obligatoirement contractualisée dès la mont et intégrée de façon transparente dans les CGV les conditions générales de vente. Alors vous allez me dire l'esprit de la loi c'était ça.

Mais dans la vraie vie dans la vraie vie et dans beaucoup de cas et je précise parce qu'on va pas généraliser pour certains très grands industriels, les choses ne sont pas claires. Je je le dis et on pourra vous le prouver par écrit. La matière première agricole reste souvent une boîte noire avec la fameuse option 3.

Ça a été certainement évoqué par d'autres confrères. En tout cas, j'ai envie de vous dire que pour résumé, on est dans un monde actuellement de transparence opaque dans le cadre des galim et je pense qu'il faut vraiment corriger ça. Alors, comment sanctuariser le revenu agricole ?

Évidemment, si on ne sait pas ce qui revient à l'agriculteur parce que dans le même temps et vous avez compris la complexité de la relation industrie commerce, c'est que on a des hausses de tarifs qui sont pas forcément fondées notamment sur l'aspect industriel lorsque au même moment bah il y a des coûts qui baissent. Nous, on a la lecture ou tout au moins le sentiment que nos consommateurs ne se sont toujours pas remis de cette crise inflationniste. Ils se sont pas remis parce que leur alimentation a pris 20 % en 4 ans.

C'est ça la réalité. Donc, il est légitime aujourd'hui qu'il bénéficient des baisses de coûts lorsque celles-ci sont avérées quand ils viennent faire leurs courses dans nos Intermarchés. Pour une partie des plus grandes multinationales, la matière première est instrumentalisée, je vous le dis comme je le pense, pour éviter toute discussion sur le coût de production.

Alors oui, nos convictions c'est quand l'énergie baisse, oui quand les coûts de transport baissent, quand les coûts d'emballage baissent, même quand les salaires augmentent moins précédemment, c'est légitime de notre part de demander des baisses. Les produits alimentaires n'ont pas vocation à augmenter indéfiniment. En tout cas, chez les mousquetaires, on essaie de le faire avec responsabilité et on arrive peut-être à le faire peut-être mieux ou plus responsablement que certains parce qu'on a 55 usines qui sont elles basées en France et donc on a la lecture évidemment des coûts industriels.

Je souhaite rappeler euh que sans les négociations qu'on a mené pendant le choc inflationniste, l'inflation pour nos consommateurs, ça aurait pas été 20 ou 25, ça aurait été 40 ou 45. Donc c'est quand même important de se dire qu'on avait cette responsabilité de d'être un amortisseur à cette hyperinflation. Il est donc nécessaire qu'on remette selon moi de la transparence de la simplification dans un cœur de dispositif qui est bon à la base.

Donc simplifier les règles, éviter l'empilement des contraintes et se concentrer dans un discernement où il est nécessaire de le faire sur la moiricole, les TPM, TPE, les PME et les produits issus directement de l'agriculture française. On va faire une petite parenthèse. Je pense que ça fera l'objet certainement de questions sur un débat qui souvent se focalise sur les alliances. ces fameuses alliances européennes.

Retenez que 2 % je crois de l'ensemble de nos fournisseurs, 3 % son alliance et 23 % de nos volumes. Euh et donc il ne concerne que des groupes qui font 1 à 100 milliards. Et je le redis avant d'avoir la question, il n'y a aucune PME, il n'y a aucune ETU, il n'y a pas de produits agricoles bruts qui sont traités évidemment sur ces centrales d'achat.

On le fait parce que c'est une question de rééquilibre de rapport de force, on pourra en parler. C'est aussi un moyen de lutter contre la fragmentation tarifaire des grands industriels dans un marché européen qui n'est finalement pas unique. Donc pour que l'alimentation ne soit pas plus chère en France versus nos pays voisins, bah on demande à pouvoir négocier et avoir un niveau de responsabilité sur le discernement qu'on pourra faire avec le monde agricole et et les PME.

Un mot sur les marges. Enfin, euh contrairement à certaines idées reçues, les marges de la grande distribution sont connues. Elles sont plutôt constante depuis plusieurs années alors que nos charges ont elles plutôt augmenté.

Les résultats netes, je vous les confirme, ça a été dit par des confrères, c'est de l'ordre de 2 %. Euh l'audition de la présidente de l' FPM l'a très bien démontré et puis nos marges, j'ai envie de vous dire, elles sont accessibles à tous. Donc le rapport annuel est intéressant bien évidemment à lire parce qu'on a rien à cacher sur ce sujet-là. on a une totale transparence.

Euh un focus peut-être sur celle d'Intermarché. Euh ça va certainement retomber sur les les chiffres que vous avez pu avoir. Euh le taux de marge brut d'un Intermarché c'est 21 %.

Le résultat c'est 2 %. Donc qu'est-ce qui se passe entre les 21 et les 2 ? Bah il y a 2 et demi qui vont aller dans le loyer.

Il y a la très grande majorité c'est très bien entre 10 et 11 % qui vont dans les frais de personnel. Il y a 6 à 7 % dans les diverses charges comme l'électricité qui à un moment a vraiment monté haut. et on a on enregistre une casse de l'ordre de 1,5 %.

Alors pour y arriver et sortir ces deux points, on pratique la péréquation. Euh d'autant plus que dans nos supermarchés, on a souvent des rayons boucherie et poissonneries avec des coûts d'exploitation qui sont élevés et qui présentent des seminettes. La seminette, c'est en fait la marge après avoir payé les salariés qui s'occupent du rayon qui peuvent être en négatif sur les poissonneries et les boucheries.

Il y a même d'ailleurs 200 poissonneries qui ont fermé dans notre enseigne ces quatre dernières années. Alors, j'anticipe une probable question. Euh il n'y a pas de surmarge sur les produits sains par rapport aux produits ultra transformés.

Euh tout simplement parce que nous gérons avant tout nos coûts et que nous sommes des commerçants. Donc nous vivons dans un marché où on observe évidemment ce que font nos concurrents. Dernier point, c'est essentiel par rapport à ces deux points de résultat, bah on vit dans un monde d'indépendance.

Ça veut dire que chaque entreprise doit sortir un résultat parce que le propriétaire de l'Intermarché, il vit évidemment de cette entreprise là. Donc pour conclure et je pense que je vais être dans les 10 minutes, je voudrais faire un appel simple, un appel à arrêter d'empiler les lois sans atteindre les résultats attendus. Jamais, je pense, un secteur n'a été aussi réglementé, aussi souvent même auditionné.

Donc revenons au bon sens, simplifions le cadre des négociations commerciales, protégeons réellement les agriculteurs, les PME et redonnons de la lisibilité à l'ensemble de la chaîne alimentaire parce que je pense que c'est vraiment par la transparence, la responsabilité et le dialogue qu'on va pouvoir défendre durablement une fer France sans opposer, je le dis depuis des années, le pouvoir d'achat au revenus des agriculteurs. Merci de votre attention et donc je suis avec Gwen Vanotugen qui pourra évidemment répondre en complément à toutes les questions que vous pourrez nous poser. Merci beaucoup monsieur le président.

Je vous laisse la parole monsieur pour quelques minutes. Bien on avait prévu un propos liiminaire celui pour tenir dans 10 minutes et avoir un maximum d'échang. Ben merci beaucoup.

Merci à vous. On a tenu les 10 minutes. Oui oui oui oui.

Vous avez un peu dépassé mais du coup ça va très bien. Euh parole on laisse la parole donc à madame la rapporteur pour les premières questions. Bien monsieur le président, monsieur le directeur, tout d'abord bonjour.

Je salue également mes collègues qui sont toujours présents. Merci à vous. Alors monsieur le président, monsieur Thierry Cotillard, vous avez réussi un beau coup de com avec le loup d'Intermarché.

Alors moi, j'ai une question à vous poser. En matière de négociation commerciale, vous vous qualifieriez plutôt loup prédateur ou doux comme un agneau ? J'espère le loup bien aimé maintenant.

D'accord. Euh je je pense en fait que notre approche de la négociation euh sera perçu différemment selon le type de fournisseur que vous interrogerez. Euh c'est-à-dire que notre politique et je l'assume totalement euh elle est d'améliorer nos conditions d'achat sur ce qui se vend le plus et c'est souvent les grands groupes, les grandes marques nationales euh avec lesquelles les négociations sont les plus tendues.

Et on demande à nos équipes achat de faire preuve de discernement. Ça l'a encore été fait cette année puisque il y avait une charte de signer au sein de avec la FEF. On avait dit au 15 janvier, tout doit être signé et je crois que euh sans flagornerie, on a été certainement l'un des premiers et 95 % des accords on été signé.

Donc c'est pas tout blanc, c'est pas tout noir. Et quand je le fais et que la négociation est un peu tendue, c'est vraiment au service du consommateur comme j'ai évoqué parce que si on avait rien fait, on aurait pris 40 % et pas 25 %. On va y revenir.

Ne vous inquiétez pas. Vous disiez qu'il était normal euh que les consommateurs bénéficient d'une baisse de coût, enfin une baisse de tarif lorsque vous vous pouvez avoir une baisse de coût. J'aimerais que vous nous éclizz sur l'histoire des tomates marocaines et des tomates françaises.

Alors je vais vous résumer cela tel que moi je l'ai compris. Donc nous avons des producteurs français qui s'organisent pour vous proposer euh une boîte concurrente tomate marocaine avec un prix de vente possible. à 1,29 € qui respecterait votre marge alors que les tomates marocaines, elles sont vendues à 99 centimes et vous les mettez en vente à 1,99 €.

Donc moi, j'aimerais que vous nous expliquiez ça. Il y a eu un effort manifeste des producteurs. Vous avez acheté à un prix somme tout assez bas puisqu'il y avait, si j'ai bien tout lu, il y a 10 cm d'écart entre le prix d'achat de la tomate marocaine et le prix d'achat de la tomate française et vous vendez la tomate française 1 € de plus.

Alors effectivement, le prix d'achat proposé par la production française ne nous permet pas de proposer au consommateur ce prix psychologique qui est devenu aujourd'hui un prix psychologique dans la tomate et dans le rayon faux et des légumes de 99 centimes. Donc la marge développée par l'enseigne au niveau de ce produit là est relativement faible parce qu'on en passe tellement des volumes que la marge est raisonnée en valeur. Pour ce qui est du prix pratiqué, je vais laisser Gwen VO compléter, on a une préconisation de prix dans notre groupement d'indépendants.

Et le prix préconisé n'est pas de celui que qui a été annoncé, c'est-à-dire que dans notre monde d'indépendant, malheureusement, c'est ainsi, chacun a la liberté de fixer les prix et notre politique n'a jamais été de surmarger autant sur ce produit puisque on a plutôt depuis longtemps essayé d'établir des partenariats avec Rougeline, avec les producteurs voilà de tomates françaises. Alors, comment vous expliquer ? Vous achetez à 10 cm de pardon, vous achetez à 10 centimes d'écart, vous vendez à 1 € d'écart.

C'est bien que vous faites une marge supplémentaire sur la tomate française par rapport à la tomate marocaine. C'est ce que je viens de vous dire. Il y a un sujet, on vous l'a expliqué, de péréquation puisque tout ne peut pas être à zéro puisque il nous faut 20 % pour sortir.

Et dans la péréquation, l'exception enfin que le prix que vous indiquez qui fait que la marge, elle est démentielle puisque là on est sur des valeurs exceptionnelles, ça n'est pas ce que les équipes de Gwen Votegen ont préconisé puisqu'en fait il y a une certaine liberté de pratique. Je comprends ce que vous voulez dire. Vous voulez dire que ce sont chaque directeur de magasin qui fixent leur prix et il ils ont fixé ces prix beaucoup plus haut que ce que vous préconisiez.

On on préconise effectivement mais au-delà faudit que vous nous expliquiez sans nous révéler les secrets d'affaires. Mais faudrait quand même que vous nous expliquiez pourquoi puisqu'on peut pas se satisfaire de même alors là on peut pas [rires] on peut pas le faire en séance mais on vous donnera exactement le prix auquel on paye les deux produits et le prix auquel on préconise et le pourcentage de point qui est quand même assez élevé qui respecte cette préconisation. Évidemment dans un Intermarché, il y a eu ce cas de figure là mais on vous donnera toute la transparence là-dessus.

On vous donnant même l'historique puisqu'on vendait au vendre la tomate française au prix de la tomate marocaine. Et on vous expliquera euh avec nos données internes qui sont un peu confidentielles notamment sur les prix d'achat euh pourquoi aujourd'hui euh effectivement il y a une distorsion. Parce que vous n'avez pas acheté à 80 centimes.

C'est ça que vous dites exactement. Il y a des périodes promotionnelles. Je vais pas rentrer dans le détail là parce que mais on vous donnera l'ensemble des éléments par écrit.

Très bien. Voilà. Bien.

Alors maintenant, on va parler de poireaux puisque c'est d'actualité aussi après les tomates. Donc vous dem vous venez de dire que vous êtes tout à fait prêt. C'est ce que vous venez de dire monsieur Cotillard, à faire des hausses tarifes quand les filières vont mal.

L'avez-vous fait pour la filière du poireau qui va mal en ce moment parce qu'ils ont une surproduction. Je ne suis pas le spécialiste du poireau, donc je n'ai pas le chiffre aujourd'hui mais je vous les donnerai. Euh ce que je sais c'est que on avait travaillé un plan euh non pas individuel mais dans le cadre de la Fédération du commerce et de la distribution que nous avons rejoint pour se dire en fait le problème du revenu agricole peut être loué euh lié à un moment à une surpr euh il faut soutenir et donc ce qui a été décidé et j'en j'en étais un des précurseurs, ça a été de dire quand on aura la surproduction il faut que on puisse écouler très massivement et pour écouler très massivement, il faut se mettre à un prix qui fasse que le consommateur en gros se jette sur le produit.

Et donc on a en ce moment puisque j'ai vu la communication passer chez nous, chez Carrefour, chez Leclerc un prix qui est effectivement très accessible pour écouler les poireaux de nos producteurs. Tout à fait. Mais ça n'était pas ma question.

Ça n'était pas le prix de vente, c'était effectivement malgré tout le prix d'achat. Euh même si c'est la répartition de la marge en fait sur quoi on vous interroge. Je je connais pas les prix d'achat qui sont en plus pas des prix annuels hein sur ce type de de marchandises.

Mais euh l'instruction des équipes qui achètent les fruits et légumes, c'est de coller au marché. Donc certainement pas d'être en pression à la baisse lorsque effectivement le prix de vente et le prix de production est fournirez vous nous fournirez les données si vous voulez bien parce que là non il y a aucun problème sur les tomates et sur les poireaux. On n' quand même pas tout à fait les les réponses.

Juste, je vais rebondir mais monsieur le président vous nous avez je pense qu'on on adhère tout dans vos propos liminaires insister sur les enjeux de produire français donc de s'ouvre donc on voit bien aujourd'hui dans le contexte économique mondial de forte concurrence que les positionnements sur les questions qu'on vient d'évoquer sont déterminants mais sont déterminants. Donc c'est pour ça qu'on creuse un peu et qu'on va peut-être vous demander au-delà de bah entre nous on s organis madame la présidente, vous avez d'autant plus enfin raison d'insister que le prix des payé aux agriculteurs c'est n'oubliez pas c'est un marché d'offre et demande. À partir de demand du moment où la grande distribution et les acteurs qui mettent sur le marché soutiennent, les cours augmenteront.

Et c'est la position qu'on a pris. Moi, j'ai pris deux positions. Alors, c'est tout ce qu'on fait n'est pas merveilleux, sinon on serait pas en train de faire une commission.

Mais je peux vous assurer qu'il y a une volonté de faire bouger les lignes. Je vous donne deux exemples très simples. Moi, je considère qu'on marche sur la tête quand on est en train d'importer d'autre bout de la planète des fraises et des cerises.

Donc, on a pris une posture. Alors, les équipes au début ont pas trop compris. Je dit "Ben, on en vendra pas." C'estàd il y en aura pas en décembre, il y en aura pas en janvier et on va voir ce que fait le secteur parce que ce qui serait bien, c'est qu'on soit pas seul.

Vous l'avez dit, on fait 17 %, ça va pas changer en fait la phase du monde et le revenu pour l'agriculteur. Mais c'était symbolique de se dire si on commence à vendre les produits de saison, ça évitera. Et quand on va les sortir, bah là, il y aura une vraie ruée parce qu'on en aura pas mangé toute l'année.

Et deuxième choix qu'on a fait, on a eu cho, enfin pas écho, on a des échanges dans le cadre des interprofessions avec la filière pomme. On a fait le choix aujourd'hui, il y a pas une pomme dans nos étalages référencés. Alors, je suis pas à l'abri d'un indépendant qui à la frontière suisse irait en acheter dans un verger suisse, mais la politique d'ense, c'est que il n'y a plus de pommes étrangères sur nos rayons.

Et je soulligne ça parce qu'en fait, si on joue tous le le jeu de la ferme France à l'achat et pas que la distribution et bah oui, les collectivités, écoutez les collectivités locales, les lentines, les cantines, est-ce que c'est normal que ça vienne de l'étranger quand on narrête pas d'entendre le discours de la la ferme France ? Je ne crois pas. Donc ce qui serait intéressant, c'est que on s'engage tous à être en appro français encore plus ce qui permet de soutenir les cours.

Voilà, en tout cas c'est ce qu'on essaie de faire. Merci. Merci.

Alors, j'ai une question maintenant assez précise parce que votre parmi les indépendants Intermarché se singularise par l'existence d'IMO mousquetaires. Oui. Alors, moi j'ai lu le rapport de 2019 sur les pratiques de la grande distribution et dans ce rapport il est écrit que IMO mousquetaire représente probablement un important centre de profit.

Alors, si je comprends bien, enfin vous allez nous expliquer d'ailleurs ce qu'est IMO mousquetaire, mais vous allez nous dire si en fait c'est l'entreprise qui est propriétaire des murs de tous les magasins d'Intermarché Netao. Est-ce que c'est ça ? C'est exactement ça.

Si c'est ça, quel est quels sont les montants des loyers qui sont versés annuellement par les adhérents et est-ce que ces loyers sont dans les marchés ? Bon, vous comprenez ma question. En fait, je veux savoir si on a là un centre de profit qui est exagéré.

Alors euh le choix a été fait, c'est un peu historique. Euh c'est peut-être une des raisons qui a fait qu'on a quitté le mouvement Leclerc, c'est que on avait la vision de penser qu'on devait avoir un amont, un collectif fort. Donc les autres indépendants ont à 100 % souvent l'exploitation et la propriété des murs.

Les mousquetaires ont fait le choix de mettre dans une foncière les actifs immobiliers. Donc au moment où je vous parle, on va dire les règles ont un peu changé mais plus de 50 % en gros 55 % sont détenus par cette foncière. D'accord ?

On y a les actifs immobiliers donc les points de vente mais pas que. Il y a des bases logistiques parce que c'était important d'être indépendant et puis les fameuses 56 usines sont aussi dans le parc immobilier d'Imousquetaires. La politique est assez simple, c'est de pratiquer et on pourra vous donner des éléments puisqueil y a bien sûr un rapport annuel de gestion. on pratique des taux qui soient normés parce qu'en fait dans notre idée de pouvoir proposer des prix qui soient acceptables euh et on a vu la faillite de certains concurrents qui n'avaient plus des taux de loyers raisonnables qui pouvaient être à 4 5 6 % qui a fait que bah il ils s'en sont pas sortis.

Nous, notre philosophie de pouvoir maîtriser au niveau du collectif l'immobilier, c'est d'assurer à l'exploitant des taux qui soient entre 2 et 2 et demi. Et lorsqu'on est à Paris, les loyers sont plus chers, on a peu d'immobiliers, mais ça nous arrive cette foncière de faire un contrat et de faire un autre contrat à l'exploitant et de finalement de de prendre l'écart entre la réalité payée par la foncière parce que la réalité de Paris, c'est souvent 6 et nous on est plutôt à 3 et demi de taux d'effort et donc la foncière prend à ce moment-là en perte l'écart pour que l'exploitant s'en sorte. Et je vais répondre à votre question. la consolidation des plus, des moins et puis il y a des remboursements puisque'il y a des magasins où on a encore évidemment des des remboursements de crédit.

Ça sort une rentabilité que je vous communiquerai par écrit parce que voilà secret des affaires mais elle est tout à fait dans la norme du marché et pas à deux chiffres. C'est pas une machine à cash qui ferait que ben c'est facile vous nous montrez un compte d'exploitation qui sort d'eux mais à côté vous avez un trésor de guerre qui s'appelle votre foncière. Ça n'est pas le cas.

Et je vous donnerai les chiffres peut-être. Vous nous enverrez les chiffres si vous voulez bien parce que la question est-ce que HBO mousquetaires est propriétaire de l'ensemble des murs des actifs effectivement des adhérents c'est un peu moins de 50 %. C'est 45.

Ouais, c'est 45 c'est un peu moins de 50 %. Ensuite, il y a 30 %, ce sont bien les adhérents comme les associés chez nos compétiteurs qui sont propriétaires et ensuite le delta c'est le reste c'est des bailleurs externe. Et est-ce que vous voyez une différence de j'allais dire de rentabilité des magasins en fonction de ces différentes caractéristiques en fonction qu'il soit propriétaire ou locataire ?

L'intérêt d'être sous la location d'Imau mousquetaires, c'est que le 2 % est assuré. D'accord. Le risque qu'on a et c'est pour ça qu'on a été freiné aussi dans le développement urbain, c'est que on a on n pas pu acheter comme on l'a fait en province un terrain.

On est je on subit la loi du marché avec des promoteurs immobiliers qui nous proposent le loyer et là c'est plus compliqué. C'est-à-dire queon peut, comme je vous l'ai dit avoir des taux qui lorsqu'il dépassent 3 et demi 4 % du chif d'affair ça peut être 8. Si on pense que l'emplacement est super, on va quand même le prendre.

Mais c'est cette structure IMO qui fait un premier bail et après il y a un autre bail vers l'écoitant. Et alors cette structure IMO, elle fait quoi de ces bénéfices ? revenu foncier.

Donc tous les ans, on a une assemblée générale qui présente les résultats de notre holding, la société des mousquetaires. Euh et le résultat, on vous le communiquera mais c'est moins de 50 millions d'euros après impôt. Donc c'est ça qu'il faut retenir.

Et puis bah la foncière a un résultat mais son résultat sert à réinvestir dans des projets et il y a un dividende qui est versé comme toute foncière mais à hauteur d'un taux que je vous donnerai et vous verrez que c'est vraiment dans les standards du marché. D'accord. Très bien.

Ben écoutez, je vous remercie. de nous donner toutes tous toutes ces éléments. Autre structure qui nous intéresse, c'est la Holding Financière ITM entreprise qui détient la propriété des enseignes.

Quel est son rôle ? Alors, vous avez une structure de tête qui est la société les mousquetaires qui détient à 100 % une holding opérationnel qui effectivement, on va dire, détient l'actionnariat de toutes les entités, qu'elles soient commerciales comme l'enseigne intermarché, bricomarché, mais également la foncière que vous avez évoqué, IMO mousquetaire, Agromousquetaire qui est notre pôle industriel et les ITMPI puisque nous sommes en Belgique, en Pologne et au Portugal. Et ce qu'il faut retire, c'est ITM entreprise n'a pour actionnaire que la SLM, la société les mousquetaires qui elle et c'était pour ça qu'il y avait ce montage et deenu par les adhérents.

C'est-à-dire que cette société, vous la verrez pas côté en bourse, elle appartient à 100 % aux adhérents mousquetaires qui peuvent être en général Intermarché, mais on a aussi brique au marché érodique qui sont actionnaires. Et ça fonctionne bah avec le fameux résultat que je vous ai évoqué qui est réparti surtout pour réinvestir quand on fait de la croissance externe, quand on investit dans les usines et puis on avait décidé pour des règles de gestion une petite partie en en redistribution de dividendes mais léger puisque je vous donnerai les montants et vous verrez que c'est pas exorbitant. Donc voilà, voilà comment c'est c'est structuré et cet holding de tête donc ITM entreprise détenu par la société des mousquetaires a un fonctionnement où en fait les actionnaires qui sont dans la société les mousquetaires doivent dans nos contrats d'enseigne 2 jours de leur temps pour faire tourner la structure.

C'est-à-dire qu'il y a un système de bénévola où en fait l'indépendance est interdépendant, c'est-à-dire qu'un adhérent doit une partie de son temps pour la structure collective. Et donc le mardi mercredi, on n'est pas dans nos intermarchés, nos bricomarchés au neurodit. On rejoint une base, on rejoint une usine où on rejoint le siège où on va euh travailler avec les cadres pour faire fonctionner l'entreprise.

Voilà notre fonctionnement. Je vous remercie. Alors, j'en viens maintenant à la question des négociations commerciales.

Intermarché netto donc a rejoint en 2024 l'Alliance Oraretail qui regroupe au champ Casino, Intermarché. Vous me dites hein, si je me trompe, vous corrigez bien sûr. C'est tout à fait ça.

Euh l'idée c'était de renforcer le poids des trois groupes dans les négociations commerciales face aux industriel. Intermarché a également rejoint les central la centrale d'achat Everest et la centrale de service EPIC. C'est bien cela.

C'est ça. Est-ce que vous pouvez me dresser un premier bilan de ces alliances à l'achat ? Ce que ce que je vous propose madame la raporteuse, c'est que euh Gwen Van Notegan est vraiment dans l'opérationnel.

Donc je lui laisse la question et je compléterai à ce moment-là. D'accord. pour être précis.

Alors, on n pas qu'une seule organisation achat. En fait, on en a plusieurs. Pour que vous compreniez bien, ça va pas prendre beaucoup de temps, mais juste vous expliquer.

Nous, notre logique, c'est de proportionner le rapport de force qui est errant dans la négociation. Et donc, tous les fournisseurs ne sont pas dans une alliance. En vérité, je vais vous épargner le nombre de fournisseurs qu'on traite au local dans chaque point de vente, mais il y en a 4000.

Ce qui vous intéresse plus, c'est ce qui est centralisé en terme de négociation, je pense. Donc, on a une première échelle de négociation, c'est l'échelle régionale. Donc là, on a h bureaux d'achat en région parce que on est administrativement pardon, divisé en h régions.

Ces h régions globales euh manient les négociations avec 1400 PME, TPE du PGCFLS, hein, puisque c'est ce qui nous concerne plus euh de marques et c'est évidemment ce sont des marques qui ont pas vocation en tout cas dans un premier temps à être diffusé au national. Et donc c'est pour ça que c'est traité en région. Il y en a 1400.

Ensuite, vous avez un autre échelon qui est un échelon national. En vérité, il y a deux échelons nationals. Donc là, je vais vous décrire le premier.

Le premier, c'est les TPE, PME et les petites ETI. Celles-ci ne sont absolument pas massifiées non plus dans une alliance quelle qu'elle soit. Il y en a 330.

Et nous avons une direction PME TPE à Tréville, un autre siège qui gère justement la qualité de la relation et de la négociation pour respecter nos chartes et aussi d'engagement celles qu'on peut signer notamment avec le gouvernement et les et les parties prenantes et puis la FEF c'est tout n'est pas parfait mais en tout cas on lui demande de s'améliorer chaque année. Ensuite vous avez un troisème échelon qui est lui encore national. Là pour le coup ce sont bien des fournisseurs massifiés en terme de négociation.

Il y en a 110. h là ce sont des grosses ou des multinationales de taille intermédiaire qui ont pas une couverture en vérité dans tous les pays européens. Euh il y en a donc 110 je vous le disait ces 110 grosses ETI ou multinational de intermédiaire sont concernés pour une quinzaine d'entre elles par une négociation sur Épic ÉPIC la centrale de la la centrale de service.

Je vous en prie. Autre échelon euh celui-ci vous l'avez compris c'est à l'international donc pardon là il y en a 110 je vous l'ai dit. Euh donc à l'international, vous avez 47 euh multinationales, c'est les plus gros partenaires, hein.

Vous avez euh Nestley qui est notre partenaire privilégié numéro 1 en terme de chiffre d'affaires. Et vous avez l'ensemble de ces fournisseursl Ceux-là sont négociés sur Everest massifié avec euh EDK, Piquennique au Pays-Bas et puis les partenaires de l'alliance Aura en France, c'est-à-dire effectivement Intermarché Casino et puis Auchamp. sur l'échelon national massifié les 110 et j'ai oublié de le préciser évidemment on achète et pour auchamp et pour achète et pour auchamp et pour casino et pour intermché donc ça veut dire que nous en fait il y a pas une seule organisation donc on peut pas dire comment on négocie avec les fournisseurs.

On a des organisations qui nous paraîtent proportionné au rapport de force. Donc vous avez en vérité par rapport à ce que je viens de vous dire 92 % des fournisseurs qui ne sont pas massifiés. Et pour ces fournisseursl qui soient en région ou qui soi national, il y a sep enseignes aujourd'hui hein.

Il y a Leclerc, il y a Carrefour, il y a Nou, Intermarché Netto, il y a il y a Coopérative Uchamp et puis et puis Casino et Francap aussi. Et pour 3 %, c'est ce que Thierry disait, vous avez effectivement une massification. Donc c'est les 110 qui sont au national et les 47 qui sont chez Rest.

Alors donc là vous allez vous allez m'expliquer parce que si je comprends bien vous me dites bon OK les internationaux eux ils achètent du service puisqu'ils sont chez EPIC les nationaux sur les plus grosses donc les 110 il y en a que 15 qui achètent du service. Donc ça veut dire que toutes les autres n'achètent pas de service. En vérité tout le monde achète du service parce que vous savez que la loi nous oblige à vendre des services en contrepartie davantage financiers consentis par les industriels.

Ça c'est la loi. Elle vous oblige à vendre des services s'il y a une contrepartie. Oui oui.

Non non, il y a un tarif unique et en fait pour faire baisser le tarif la loi nécessite un plan d'affaires qui permet de d'avoir des remis. On peut pas obtenir de déduction de prix sans offrir des services à nos industriels. C'est bien sûr.

Donc tout le monde a des services. Donc les autres ils les achètent où leurs services ? Et bien il les achètent pas chez EPIC mais il les achètent où ?

À chaque étage de de la négociation. Ça peut être en local dans un point de vente, ça peut être au niveau d'un bureau d'achat régional ou au niveau du du siège national à tous les étages. En fait, la méthode est la même avec une des montants évidemment proportionnés à chaque dossier.

Un industriel national peut pas effectivement être éligible à une commercialisation de services internationaux. Très bien. Oui.

Oui. Mais ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de service. Non.

Ah non, pas du tout. Non, pas du tout. Tout toutes les tout tout ont des propositions de services.

Tout ont des propositions de service. Que se passe-t-il si elles n'en veulent pas ? Ben ve dire que on peut pas avoir de réduction de prix ou euh et des fois c'est pas une réduction de prix hein.

Si vous me laissez juste quelques secondes pour vous expliquer, un industriel quel qu'il soit petit, gros, ça change rien, souhaite passer un tarif de 10 % plus 10 %. On atterrit sur la négociation sur la négociation pardon à + 5 donc on n pas obtenu de baisse de prix. Pour autant, pour dégrader du + 10 au + 5, il faut vendre des services.

Ce qui explique pourquoi on a beaucoup beaucoup de services. Et euh si vous on devait réétudier l'idée de dire il faut vendre moins de services, avoir beaucoup moins de marge arrière, nous on est tout à fait pour ce sujet-là parce que vous voyez bien que même quand il y a des hausses qui sont concédées, c'était le cas sur les quatre dernières années assez importantes hein puisque les fournisseurs sont arrivés avec plus 51 % de hausse demandé. On s'en est tiré entre 20 et + 20 et + 25.

Et ben entre le + 51 et le + 20 + 25, bah on a on a vendu les services. C'est l'obligation. Je comprendre bien le + 20 + 25, c'était à quel niveau ?

C'était quand c'est sorti de la centrale d'achat ou c'était après la centrale de service ? Non. Oui, absolument.

D'accord. Donc sortie de la centrale d'achat, ils étaient pas ils étaient à combien ? Pardon, vous pouvez reformuler la question ?

J'ai pas compris. Là, si je comprends, c'est que vous avez obtenu il y avait une demande à + 50. C'est le tarif brut ce qu'on vous a expliqué lors des différents absolument.

Voilà. Donc les + 50 c'est quoi ? C'est le chiffre qui est sorti justement des des des nral d'achat.

Ça c'est ce que les industriels demandent lorsqu'ils viennent nous voir. D'accord. Donc qu'est-ce que les prix qui sont sortis de la centrale d'achat, c'était combien quand vous avez acheté avant les services ?

Je dirais. Alors si votre question c'est qu'est-ce qu'on a concédé aux industriels quand ils sont venus avec + 51, c'est entre + 20 et + 25 sur depuis 4 ans. D'accord.

Au global. Là, je prends l'ensemble des industriels marque nationale du PGCFLS. Bon, l'année dernière, il vous vendait 100, là il vous propose de vous vendre 150 parce que il y a eu une augmentation, vous finissez à 120.

C'est ça que vous êtes en train de nous expliquer. Ça a été ça si on résume la situation de la crise inflationniste en France sur les quatre dernières années. Et c'est là où je disais si nous n'avions pas négocié l'inflation pour la ménagère ne serait pas de 20 %, sera à 50 %.

Et juste je vais quand même faire un commentaire parce qu'on est là aussi pour se projeter sur les nouvelles lois. le fait que le tarif ne soit pas négociable euh a un effet pervers. C'est-à-dire que euh aujourd'hui bien évidemment on n'est pas dans la réalité économique de ce que devrait être le bon tarif puisque l'industriel sait qu'il va passer à les négociations et qui va avoir son tarif baissé.

Donc quand la réalité est peut-être de deux, il va se mettre un tarif à 6 parce qu'il sait qu'il va être aboté avec tous ses services. Et je pense que c'est cette logique là qui font que la première proposition de tarif est totalement à mon sens déconnectée de la réalité économique entre l'achat de la matière première agricole et le coût industriel. Et sur le coût industriel, nous on a la transparence de ce que coûte un emballage, une électricité, le coût de transport puisqu'on a des usines.

Et c'est important que je j'apporte cette précision. Vous avez usines qui répondent à à un cycle de production qui est pas forcément et à des réalités de production et des coûts de production qui sont pas forcément les mêmes que ceux de vot tous vos fournisseurs. Enfin, je veux bien que ça soit un espèce d'étalon.

On va voilà une usine qui fait des biscuits reste une usine qui fait des biscuits, celle qui fait de l'eau. En fait, on a un échantillon assez intéressant comme il y a 56 usines, il y a plusieurs secteurs en fait qui nous permet sur certaines catégories d'avoir une vraie lecture de la réalité des des coûts de production. On va y venir.

Je veux bien qu'on reste, si vous permettez, un tout petit peu encore sur le sujet des négociations puisque en septembre 2024, une des entités de la centrale aura retail l'achat alimentaire négocié pour plus de 200 industriels et euh l'autorité de la concurrence a demandé à Hor Retail de sortir de son périmètre des négociations plusieurs dizaines de fournisseurs. C'était il y a pas longtemps, c'était l'année dernière, c'était en 2024. Donc, je voudrais savoir si vous pouvez nous dire le nombre de fournisseurs.

Donc, on dit plusieurs dizaines. C'est combien plusieurs dizaines ? Euh c'est quoi ?

C'est 30, 50, 80. Euh et quels étaient c'était quel type de fournisseur ? Est-ce que vous pouvez nous garantir que c'était pas des PME et des ETI puisque vous nous dites qu'elles n'y sont pas ?

Alors euh quand on a fait le partenariat avec Auchamp et Casino en particulier euh nos partenaires étaient préoccupé de la façon dont ils négociés par les grands industriels ou même les grosses ETI. Et donc effectivement la liste de cette alliance là était par rapport aux autres alliances qui existaient jusqu'à présent supérieure à ce qu'on a fait. Euh c'est vrai, c'est qu'il y en avait 200, il y avait pas d'alliance avec 200 industriels.

Donc nous évidemment ces listesl soumet à l'autorité de la concurrence hein, qui a droit effectivement nous faire des remarques et nous nous demander de modifier cette liste là. Ce qu'elle a fait au mois de novembre 2000, enfin de l'année dernière 2025, c'est une vingtaine d'industriels. Ces 20 industriels étaient sur le rang national massifié.

Vous savez les fameux alors moi je vous dis 110 aujourd'hui mais en vérité il y en avait 130 hier. Et donc celles-ci maintenant sont redescendues. Ces 20 ETI ou PME, alors c'était plutôt des grosses ETI sont redescendus dans le rang non massifié.

C'està-dire que maintenant elles sont négociés parché par Intermarché pour Vous pouvez nous envoyer la liste, on va pas vous la demander là mais si vous pouvez nous faire passer la liste de ces 20 entreprises qui sont repassé à une négociation nationale ça ça ça nous intéresse. Alors, je j'aimerais maintenant que vous nous renseigniez sur Agcorse et donc euh euh puisqueen fait il y a il y a un contentieux entre vous et l'État à propos de la centrale internationale à GCOR dont vous étiez euh membre jusqu'en 2021. Ça date un tout petit peu mais j'aimerais bien quand même que vous nous que vous nous éclizz sur le sujet.

Donc je rappelle hein que des fournisseurs payés à GCOR pour financer des services de coopération euh nationale rendu par Intermarché et qu'il n'avait pas euh de visibilité sur le contenu des services. En tout cas, c'est ce qui a été dit et donc je le redis, c'est bien la question de services vendu sans contrepartie. Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur ce point et est-ce que vous pouvez nous dire si aujourd'hui, je vous le redemande, je sais que vous êtes sous serment et donc je ne doute pas de la véracité de la réponse.

Ces pratiques courent toujours dans votre entreprise. Alors, ces pratiques n'ont pas été qualifiées officiellement par un tribunal puisqueen fait l'affaire est en cours. Donc, je pourrais pas tout vous dire là, mais sachez simplement, je vais quand même vous dire ce que je peux vous dire.

Il y a une partie, c'est la signation effectivement de l'État sur les services. Ça ça va être jugé, je crois, courant de cette année ou vraiment au plus tard l'année prochaine. Nous, on estime que là-dessus, on est en droit de dire queon a bien rendu des services internationaux sur les industriels sur lesquels effectivement l'affaire est en cours.

Mais il y a eu aussi une demande administrative qui a été exigible de suite, qu'on a payé sur lequel on a eu un recours parce qu'on éétait pas d'accord, je vais vous dire pourquoi. Mais finalement le tribunal a tranché et donc on les doit. Donc ça veut dire qu'on était en tort tout simplement.

Donc ce qui nous a été reproché par l'administration, c'est de ne pas appliquer la loi ZAP qui a été votée en décembre 2020 dans nos contrats de 2019. Sincèrement, mes juristes, ils sont pas là mais ils m'ont fait lire la phrase, c'était assez tendancieux. On était plutôt de bonne fois, mais le tribunal a tranché en notre défaveur.

Donc l'affaire est close sur cette partie-là, sur l'insignation. Pour le coup, le vous avez compris que ça passait devant les tribunaux cette année. Voilà.

Et donc la question est-ce qu'aujourd'hui il y a des services sans contrepartie il n'y a pas de service sans contrepartie sans contrepartie vous avez entendu alors j'aurais aimé maintenant que vous nous parliez d'agromousquetaire vous aviez commencé à le faire je veux bien qu'on y vienne maintenant est-ce que vous pouvez nous présenter les grandes lignes de ce modèle et puis nous dire quel est le chiffre d'affaires, le nombre d'entreprises et on reviendra. J'aurai des questions plus précises après si vous voulez bien. Bien sûr.

Merci. Euh 56 usines, 12000 salariés, 4,5 milliards. Et dans les classements, on est souvent 4e ou 5e.

Beaucoup sont en lien avec le monde agricol, 15000 partenaires à hauteur d'un montant de matière brutole de 2,2 milliards. C'est de ça dont dont on parle. Euh pourquoi agromousquetaire ?

C'est un choix qui a été fait il y a 40 ans par nos fondateurs pour sécuriser l'approvisionnement. Euh c'est d'actualité, c'était vrai hier, c'est vrai aujourd'hui, ça allait encore plus demain. Ces usines là sortent des produits à nos marques mais avec des marques qui sont propres à notre enseigne, c'est-à-dire ça s'appelle Moni Granou, s'appelle pâturage et on on les trouve que chez nous.

Et retenez que sur 100 % de besoins en MDD, allez, on n'est pas loin de 50 % 40 % selon les catégories qui peuvent être fournies par notre pôle industriel euh qui est important mais pas assez encore pour couvrir 100 % des volumes. Euh précision parce que ça fait l'actualité. Euh on s'est posé la question est-ce qu'une usine qu'on avait il y a 30 ans fait encore sens aujourd'hui ? parce qu'évidemment c'est un métier d'investissement, ça demande de réinvestir de voilà, on a donc enclenché un plan stratégique et on est arrivé à une conclusion plan stratégique qu'on a entamé en 2024 et en 2025 on est et on est en réalisation, c'est pour ça que je vous en parle, on est arrivé à la conclusion qu'on allait faire un recentrage d'agro vers les produits de matière brute.

Donc on avait des usines qui faisaient des plats cuisiners, du surimi. On a décidé de les d'arrêter ces usines avec un contrat très clair parce que bien évidemment c'est des usines qui sont dans les territoires et on sait l'importance pour bah tout le territoire de cette activité là, c'est de s'assurer que le repreneur allait sauver l'emploi mais plus que ça c'est qu'il allait pouvoir développer l'activité encore plus qu'avec les mousquetaires et bah agrandir l'usine ou embaucher. Et les exemples qu'on a puisque sur les h qu'on avait identifié, on en a vraiment deux vendus il y a un peu plus d'un an, ça s'est fait comme ça.

C'estàd le repreneur a poussé les murs à embaucher 40 50 personnes. Et c'est assez simple de comprendre pourquoi il pousse l'activité. C'est que la première chose c'est que pendant 5 ans, on a une garantie où on va au 4 ou 5 ans, on lui garantit nos volumes.

C'est-à-dire au moins il a un client qui était déjà là hier et qui sera là demain. Mais surtout le jour où c'est plus mousquetaire, il peut aller voir Carrefour Leclerc et il en vend un petit peu plus. Donc donc voilà le recentrage d'agro.

Mais c'était important de le repréciser parce qu'on a tout entendu qu'on allait plier l'activité fermer. C'est pas du tout le cas. On pense queon en est très fier déjà de ce modèle et on pense que c'est l'avenir et donc on continuera à avoir des abattoirs, avoir des usines qui font de l'eau et cetera pour être différent.

Donc vous intervenez comme un opérateur en fait agroalimentaire. Est-ce que cette manière d'intervenir sur le marché elle vous donne elle vous apporte des éléments utiles en matière de négociation ? Parce que du coup vous connaissez des enfin vous connaissez des choses, j'allais dire que d'autres distributeurs ne connaissent pas nécessairement.

Alors Gwen va compléter mais ça nous ça nous alors ça nous donne une responsabilité plus forte déjà vis-à-vis du monde agricole parce que dans beaucoup de cas, je vous ai dit que moi j'étais assez embêté à à négocier un tarif à la hausse quand j'y voyais pas clair entre l'électricité qui baisse, les emballages qui baissent et et peut-être d'autres coûts. Donc là c'est toujours compliqué d'avoir un intermédiaire entre nous. Alors que là, avec ces usines, on est en direct avec les agriculteurs.

Donc depuis très longtemps, enfin longtemps 2015, je vous l'ai cité, on a commencé à contractualiser. Euh on pense que une des sécurisations des revenus des agriculteurs, c'est de leur sécuriser un volume avec un prix qui soit garanti par des calculs de coût de production et autres. Et c'est ce qu'on a mis en place sur le port à 80 %. 80 % de nos éleveurs ont un contrat et on l'a générisé.

C'est-à-dire qu'on l'a fait sur la nos yaourts pâurage sont contractualisés. On a aussi développé une gamme s'appelle Merci. C'est qui le patron en se disant pour améliorer leur amélioration, le consommateur va peut-être pr être prêt à payer un peu plus cher.

On l'a mis et ça cartonne, ça fait des millions de litres en plus. Donc on a essayé de le faire et on est en train de le développer sur la viande bovine qui était plus compliquée à mettre en place mais on contractualise un maximum de de de contrats avec les agriculteurs. Et pour ce qui est de l'aspect purement négociation, c'est ce que je vous disais, on a des éléments évidemment de lecture d'industriel pour le coup qui peuvent nous servir à appréhender la réalité économique de ce qui sort d'une usine.

Oui. Oui. On demand des réponses consistent parce que on a pas mal de de questions encore.

Madame la rapporteur va poursuivre. J'ai encore j'ai encore quelques questions. J'ai Oui oui mais on il nous reste tr qu4 d'heure donc ça va aller.

Vous n'avez pas tr quart d'heure de questions. Non c'est bon. Je vais je vais gérer mes chers.

Donc quelles sont les obligations des associés du groupement mousquetaire en matière de niveau de prix et de relation avec les fournisseurs ? Alors on a un contrat d'enseigne qui nous donne une certaine liberté d'indépendance. On est surtout pas défranchisé.

Euh et la logique économique fait que à 90 % 85 % euh nos adhérents achètent l'offre proposée par Intermarché puisqu'elle a été massifiée puisque puisque surtout elle est livrée dans un camion unique et donc un adhérent vous imaginez peut parcevoir 50 livraisons, 50 factures. Donc le le travail est simplifié. Donc allez à 85 % 90 % il achète à la centrale et ça lui donne la liberté d'avoir des PME ou des fournisseurs en direct local puisqu'il est indépendant et donc il est totalement libre de fixer ses prix. sur euh cette offre qui est proposée, ce qu'il va acheter en direct 10 % il va acheter, il va revendre au prix qu'il veut sur les 90 %.

Donc l'essentiel, il y a bien sûr un prix de session réalisé par la centrale euh et sur ce prix de session, il y a un prix qui est préconisé parce qu' évidemment derrière Intermarché, il y a une image de discounter qu'on assume et donc on peut pas pratiquer des prix dans n'importe quel sens. Donc la réalité de ce qui se passe dans notre réseau, c'est plutôt pour pouvoir s'en sortir une inflation des tarifs. C'est-à-dire qu'en préconisse 100, on est plutôt à essayer de de d'empêcher évidemment d'aller à 103 104 qui feraiit qu'on serait dépositionné que d'être à des prix qui seraient vraiment inférieurs.

Voilà la réalité de ce qui se passe dans dans nos exploitations. Et si ça n'est pas suivi, est-ce qu'il y a des procédures disciplinaires ? La la la réalité c'est que en fait quand c'est pas suivi euh à la hausse ou à la baisse, vous pouvez préciser.

C'est en général madame la rapporteur. Oui, plutôt je dirais plutôt à la hausse. Je En fait, il y a des enf il y a pas d'incitation mais il y a un certain indice.

Nous on préconise les prix pour chaque produit euh dans toute la France he ça s'appelle les prix cadenciers chez nous. En fonction de ce prix cadencier, si il y a une limite haute qui est atteinte, au-delà de cette limite haute, il y a effectivement des sanctions financières, c'est hyper rare. D'accord.

Voilà. Ouais. C'estàd qu'il touche pas tous les budgets qui viennent de la centrale.

Pour faire simple, c'est assez rare. Il y a généralement, il y a plusieurs rendez-vous avant de ces situations là. Voilà.

R. D'accord. Et j'ai une dernière question.

Vos prix au Drive sont-ils les mêmes que vos prix en magasin ? Oui. Oui, exactement.

C'est la même chose. Très bien. Je vous remercie.

Très bien. Allez-y. Si c'est Non, le commentaire c'est qu'en fait c'est d'une réalité de marché, c'est-à-dire que la réalité économique aurait voulu peut-être qu'on y mette des coups de préparation qui qui nous pèsent dans le compte d'exploitation, mais vous vous ne pouvez pas le faire à partir du moment où vous avez un acteur qui euh propose un prix qui correspond au prix de ce qu'il y a dans le magasin et quand en plus il est leader, bah on est obligé de suivre.

Voilà. Très bien. Alors, on va donner la parole à nos collègues.

Tout d'abord, madame Éveline Renault Caravidien. Je vais vous demander, mes chers collègues, des questions synthétiques pour qu'on puisse passer tout le monde parceil y a beaucoup de questions. Merci ma présidente.

Monsieur le président, les échanges que nous avons eu avec vos collègues distributeurs la semaine dernière ont montré que les négociations commerciales annuelles peuvent fragiliser les fournisseurs et notamment et plus particulièrement les petits en limitant les capacités à se projeter et à investir. Des contrats pluriannuels ou tripartit existent pour sécuriser certains volumes ou certains prix notamment sur les marques de distributeur et pour certaines filières mais il reste quand même partiel variable dans leur durée dans leur portée et ne constitue pas un cadre gén généralisé de visibilité économique. Les centrales européennes comme celle que vous avez cité tout à l'heure, Evrest et EPIC concentrent une information stratégique qui est fine dans les volumes et les performances de chaque référence.

La question que je me pose, c'est de la manière dont cette visibilité est ou non partagée par vous avec les fournisseurs pour sécuriser leurs investissements. Comment vos enseignes apportent-elles une visibilité économique réelle aux fournisseurs ? Merci de votre réponse.

Alors peut-être Gwen complètera ce que je vais vous dire. C'est en fait le le sujet qu'on a avec les industriels n'est pas qu'un sujet de tarif. En fait, ce qu'on leur vend, c'est deux choses.

La taille qui peut être la nôtre, mais surtout la dynamique. C'est-à-dire, on les invite vraiment à investir dans nos points de vente parce que on sera en plan de croissance. Donc le vrai sujet très vite c'est de leur dire tu fais 100 en chiffre d'affaires mais grâce à nous on va t'amener une dynamique qui va être à 110 à 120 et tu tu auras beaucoup plus de volume.

Et on conclut évidemment des plans d'affaires. On a cette chance là d'être plutôt sur notre parc historique en croissance et le fait qu'on ait aussi eu des nouveaux supermarchés qu'on a intégré cette année sont des vrais arguments aussi qui sont dans l'intérêt d'un d'industriel à travailler avec la croissance du groupement les mousquetaires. Plus techniquement, donc pour les MDD, c'est plus simple de faire des contrats pluriéannuels sur lesquels on base effectivement les variations de prix aux variations des MPA et des MPI.

Sur les marques nationales, c'est quand même plus difficile parce que ils ont un environnement économique est quand même très instable et comme nous, ils ont du mal à se projeter. Par contre, ce qui les fait bouger et ce qui les fait investir dans l'enseigne ou vraiment se mobiliser pour trouver des accords avec nous, c'est exactement ce que dit Thierry. C'est-à-dire que ils recherchent de la visibilité dans nos linéaires et ils recherchent de la croissance et du volume.

Donc donc plus on produit du volume, plus on produit de la croissance de parle de marché et plus effectivement on trouve des deals profitables aussi pour nos industriels. Très bien. Merci.

On va donner la parole à Jean-Claude Tissau. Merci madame la présidente. Je des questions très précises messieurs.

D'abord avant de poser ma question, je vais quand même avant sénateur, j'étais élu local et vous entendre dire que les c locaux pouvaient faire fuir des approvisionnements locaux proprement dit. J'ai eu un peu de la peine à vous entendre. Vous disiez tout à l'heure que les collectivités devaient d'abord regarder de leur côté avant de jeter la pierre si j'ose dire.

Alors, peut-être que j'ai mal compris, mais vous allez nous certainement nous nous éclairer, mais j'avais un peu de peine à vous à vous entendre dire ça dans la mesure où il on fait souvent des efforts déraisonnables presque pour faire travailler les filières locales. Mais bon, ça c'était juste une remarque, c'est pas une question. Moi, je voudrais revenir sur les péréquations des marges.

Vous êtes vous vous en avez parlé, on a on aborde le le le sujet à chaque audition. Euh et la péréquation, elle est souvent présentée comme un rééquilibrage entre rayons. Euh et en réalité, cette péréquation, elle peut aussi s'organiser au sein d'un même rayon avec des effets majeurs du coup sur la rémunération du coup des des approvisionneurs des producteurs.

En fait, vous pouvez utiliser un produit d'appel à un prix très bas. que que vous vous imposez ce prix là. La surmarge, vous l'appliquez sur d'autres produits référencés, sur un même produit référencé dans un même rayon.

Juste en exemple, je peux vous dire que pour un sachet de 2 kg enfin en produit en en fruits ou en légumes, un sachet 2 kg vendu moins d'un kg, moins d' € le kilo, ce même produit vendu en vrac qui permet souvent de faire une marge meilleure au producteur est vendu à plus de 4 € le kilo. Donc vous comprenez que évidemment on arrive à une marge nulle ou presque nulle mais le mécanisme du coup le le consommateur achète le produit le moins cher donc le produit le plus cher là où le producteur fait sa marge ben vous en vendez moins. Donc ça déséquilibre quand on a la vision du producteur, ça déséquilibre évidemment puisqu'il y a moins de volume.

Donc est-ce que vous partagez cet avis ? Est-ce que c'est une manipulation entre guillemets que vous effectuez au sein de vos de vos magasins ? Après sur les la logistique, on a aussi assez souvent abordé ce sujet-là dans les auditions les jours précédent.

En fait, ça apparaît ces logistiques comme un transfert de charge qui est finalement pas compensé. Euh alors, je sais pas si c'est votre cas, mais d'autres collègues nous l'ont dit, euh vous imposez aujourd'hui les distributeurs, des demi-palettes, des volumes réduit en fonction de votre fante. Finalement, on peut pas vous en vouloir, hein.

Euh même certains, nous l'ont dit encore en début de semaine, la préparation des commandes en magasin, il il palettise quasiment en fonction de ce que vous souhaitez avoir dans tel dans tel rayon et dans telle allée. Donc du coup, il y a une une augmentation obligatoire de de coût à la charge du producteur. Donc ma question c'est que est-ce que ce coût supérieur déduction dans déduction du prix ou alors est-ce qu'il est compris dans le prix d'achat ?

Je sais pas, je suis peut-être un peu un peu brouillant mais je pense que en déduction du plan d'affair par exemple et en fait c'est surcooût sont jamais intégrés dans le prix d'achat et c'est c'est le producteur fait du travail gratuitement pour vous quoi. Je vous fais un peu court mais voilà. Et puis j'ai une troisème question et là c'est encore à nouveau ces fameuses prestations de services, ces centrales de de services où moi j'ai beaucoup de peine à comprendre comment ça fonctionne euh manifestement euh et là c'est pareil, c'est compliqué à expliquer, je vais essayer d'être clair.

Euh quand vous euh vous encouragez vos fournisseurs, enfin vos vos fournisseurs producteur de légumes ou de fruits, euh doit euh doit vous demander à être auditionné pour pouvoir discuter de de remise et de de contrats. C'est pas auditionné. Oui, enfin c'est pas auditionné mais vous l'encouragez vivement.

C'est pas vous qui le convoquez parce que si vous le convoquiez, ça serait vous inverseriez un peu la charge quoi. En fait, vous vous l'encouragez vivement à venir vous voir quoi. Et donc dans ce cadre là et c'est des exemples qui m'ont été donnés donc peut-être pas avec Intermarché hein, peut-être pas avec Intermarché mais du coup comme c'est eux qui comme le producteur est demandeur à votre égard si j'ose dire et ben il y a des coûts qu'il y a un incent au producteur qui vous demande ça.

Et là, on m'a donné des chiffres. Mais alors là, peut-être que c'est pas le cas de d'intermarché, mais par exemple, pour avoir une table dans ce cadre de salon, vous appelez ça des salons de négociation, et ben on demande au producteur 1000 €. Très bien.

Je pense qu'on a compris la question. Mais mais c'est quand même important de de de le dire. Est-ce que vous partagez ces avisl ?

Voilà. Réponse. Merci.

Moi, je vais répondre juste sur le euh sur le le la pratique, elle est générale, je pense. C'est-à-dire que tous les distributeurs organisent surtout des salons région régionaux. Je pense que c'est dans cet exemple là.

Alors, il y a il y a manière de le voir de de dire c'est encore du raquette quoi, 1000 € pour aller poser un stand. Mais c'est un autre, c'est une autre manière, il y a une autre lecture, c'est un investissement. C'est-à-dire qu'un fournisseur, il a des budgets de communication.

Je peux vous assurer que ces 1000 € là, il y a combien ? Il faut surtout évoquer le chiffre d'affaires qu'il aura fait en fin de journée. C'est-à-dire qu'il est en rencontre de 100 clients.

Ça lui évite surtout de faire 100 magasins pour aller essayer de vendre son produit. Je peux vous assurer que les mecs qui viennent nous livrer ces ces produits là, on les viole pas. C'est-à-dire que c'est aujourd'hui non mais les fournisseurs sont invités à venir des dans des salons régionaux et je peux vous dire qu'ils ont plaisir à venir.

Euh et c'est pas c'est pas c'est pas autre chose parce que le jour où le soir quand ils rentrent chez eux, ils ont un carnet de commande qui est bien rempli. C'est ça la logique en fait du salon régional. Monsieur, vous voulez compléter monsieur ?

V Oui, il y a deux autres questions. Allez-y. Oui, le salon région, je peut-être pas revenir.

C'est c'est vendu par les bureaux euh régionaux, hein. D'accord. Euh il y avait la logistique.

Euh alors euh si le fournisse si le producteur en fait a une taille vraiment petite, ben en fait il fait du direct point de vente. On gère pas les formats d'approvisionnement des directs points de vente. Oui.

Oui. Ouver. Vous m'entendez mieux ?

Regardez là, je suis plus je suis plus proche, je suis désolé. Donc je disais si le petit producteur a pas les outils pour livrer une base qui est quand même automatisée, mécanisé et qui répond quand même à des normes, normalement il passe en direct par les points de vente. Et s'il passe en direct par les points de vente, il y a pas de normes particulières sur les livraisons.

Ensuite, si évidemment il veut travailler avec au moins une partie de la France ou toute la France. Alors sur la production marécher, c'est pas forcément le cas. Mais si c'est une PME du PGCFLS, et ben il vient avec un tarif et s'il vient avec un tarif, il vient déjà avec du colisage où il dit bah moi dans ma palette qui sera à telle norme, il y a tant de colis, tant de couches et là-dessus en fait nous c'est les CGV du fournisseur.

Je rappelle que c'est le SOC de la négociation et donc on remet pas en question. Par contre, évidemment, si je viens avec des formats palettes qui correspondent pas à notre automatisation, c'est là où on injecte les palettes à nos rac de stockage, mon propos, c'est pas ça. OK.

Après, je vous ai compris sur la demande à la demande de du distributeur des palettes quasiment allumé, on on en a très peu. C'estàd que nous pour le coup, comme on a des petits formats, on a on livre dans les points de vente des palettes complètes sur certains produits qui sont des très grosses rotations. C'est quelques centaines mais en vérité sur nos 18000 ou nos 28000 ref sur un hyper en vérité nous on prend des palettes qu'on stock dans nos bases et ensuite on prépare c'està-dire on dépote la palette article par article et puis on prépare une palette avec plein de produits.

Donc c'est lié au format aussi. Donc ce sont jamais vos fournisseurs. Ce sont jamais vos fournisseurs qui font vos préparations de commande.

C'est ça que vous dites. Non, jamais jamais. Et on a plus de préparation comme l'a souligné.

On a la réponse. OK. Comme on a un format de supermarché.

Ouais. Voilà. Oui, c'est la première question.

Donc c'est vrai que au sein d'un rayon, il y a pas la même marge sur certains produits. Il y a plus de marges sur certains produits, il y en a moins sur d'autres. Et c'est vrai aussi sur certains rayons, nous en fait on fait pas les marges sur un calculateur Excel.

En fait, on s'adapte au marché donc c'est la main visible du marché. C'est-à-dire que s'il y a des prix qui baissent, ben il faut qu'on suive. Et donc pourquoi certains produits sont plus bataillés que d'autres ?

Ben c'est parce qu'ils ont une demande consommateur qui est plus élevée. Donc c'est pas l'inverse. C'est pas le prix qui fait la demande consommateur, c'est la demande consommateur qui fait le prix.

Non non cher collègue, je vais être obligé parce que sinon les collègues vont pas pouvoir s'exprimer. Je je vous propose, c'est qu'après on peut revenir si on a un petit peu de temps à la fin, on revient sur ce point-là. Euh Audrey Bellim, s'il vous.

Merci madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues, euh monsieur le président, monsieur le directeur général, les groupes cahier IBL ont engagé un projet de de rapprochement de leur activité de grande distribution à la Réunion, respectivement Leader Price et Run Market, partenaire Intermarché. Si l'autorité de la concurrence valide cette opération, la nouvelle entité deviendrait le troisème acteur du secteur derrière Carrefour et Leclerc. Plusieurs questions se posent.

Le groupement des mousquetaires n'a jusqu'à présent jamais autorisé ses franchisés à utiliser l'enseigne Intermarché. Cette opération marque-t-elle un changement de stratégie ? L'approvisionnement se fera-t-il directement auprès du groupe Intermarché ?

Plus largement dans un marché est dominé par 18 magasins Carrefour du groupe Martinique et Bernard Aotte et 18 Leclerc du Ronnaionn Distr Mascarigne. Comment analysez-vous la situation concurrentielle sur notre territoire rayonné ? Quel levier selon vous permettrait de garantir une concurrence plus effective dans l'ensemble des outresemes ?

Pouvez-vous nous préciser vos pratiques en matière de prix d'achat ? Existe-t-il des minimas imposés aux fournisseurs ? Les remises sont-elles intégralement répercutées au consommateurs ?

Intermarché dispose-t-il d'un grossiste dédié aux outresem ? Et enfin, le modèle du BQP pourrait-il selon vous être étendu au niveau national ? Et puis si dans les grandes enseignes les prix des produits textiles de l'habillement restent identiques au prix pratiqués en hexagone, cela signifie probablement qu'il y a une péréquation.

Comment se fait-il enfin pourquoi les produits alimentaires sont-ils plus chers enreem si on sait maintenir les mêmes prix pour l'habillement ? Je vous remercie. Merci chers collègues.

Donc monsieur le président, je vais essayer de de résumer le le sujet. Euh pendant des années, on a eu une structure qui s'appelle ITM Export qui effectivement livrait des partenaires de l'enseigne et il n'y avait pas l'enseigne Intermarché dans ces dans ces territoires-là. Donc c'était souvent effectivement des groupes familiaux qui gardaient leur enseigne et progressivement on a mis partenaires Intermarché sous leur enseigne.

Voilà. Sauf que récemment euh ces familles-là nous ont sollicité pour aller un petit peu plus loin puisque notre seule fonction c'était de leur mettre à disposition nos produits. Aller à 80 % sur une commande c'était de la marque de distributeur, 20 % de la marque nationale.

Et ils nous ont demandé bah ce serait bien qu'on ait vos modules de formation, ce serait bien que vous nous donniez vos plans d'implantation et cetera. Donc là, on rentrait dans quelque chose qui était un peu plus qu'un simple perpenaire d'appr. Donc ça explique pourquoi on devrait maintenant voir progressivement Intermarché arrivé dans ces territoires là puisque le contrat n'est pas simplement d'apprévelopper évidemment des services.

Euh quand on analyse les prix qui sont un vrai sujet he le pouvoir d'achat dans les DOMTOM c'est un vrai sujet. On peut penser que c'est 40 % plus cher et une grosse partie est quand même liée. Comprenez que le prix en fait qu'on propose à nos consommateurs, il est lié évidemment au prix qu'on achète mais à notre structure de charge.

Et dans un monde de distributeur, 70 % de la charge, c'est une charge logistique. Donc si cette charge elle l'augmente et c'est le cas puisque il y a un transport bateau et cetera ça après je ne sais pas vous dire si c'est raisonnable 30 40 mais en tout cas c'est la proportion pratiquée par le marché et la concurrence et la bonne nouvelle je pense quand un acteur comme nous arrivons là où sont déjà présents des Lecler des Carrefour c'est que il y aura bien évidemment une mise en concurrence une compétition qui va être renouvelée en prix et ça devrait bénéficier au au consommateurs et donc avoir une baisse de prix sur quelques rayons et surtout un pouvoir d'achat qui soit peut-être amélioré. Voilà.

Alors, on est on n'exporte pas en fait, on n'est pas les champions du textile madame la sénatrice. On est en fait des formats supermarchés où on a très peu de de collection. D'autres concurrents le font très bien et donc en fait sur le sujet textile, je pourrais pas vous répondre parce que ça n'est pas dans notre offre.

On leur propose pas ça parce qu'on a pas un savoir-faire extraordinaire sur ces marchésl. Je je vais passer la la parole à notre collègue Audre Linkenel. Merci.

Bonjour. Euh j'ai deux questions. La première qui porte sur les achats.

Vous n vous avez expliquer le fonctionnement des différents niveaux de de d'achat de centrale d'achat en fonction du du type de fournisseur qu'on a bien compris qui ressemble d'ailleurs à d'autres organisations. Euh moi ma question elle est moins juridique que concrète. Euh comment sont organisé ces ces directions d'achat ?

Qu'est-ce qui garantit que quand l'un de vos fournisseurs qui est concerné par le niveau national par exemple et qui vient vous voir dans votre service achat à Paris se retrouve pas finalement à discuter avec quelqu'un qui relève de la centrale d'achat international. Donc concrètement, comment ça s'organise ? Est-ce qu'il y a des mutualisations de mètres carrés ?

Est-ce qu'il y a des mutualisations de bureaux ? Voilà, comment vous comment vous garantissez que voilà sous couvert de discuter avec l'un, on se retrouve en fait finalement à discuter avec quelques autres. C'est ma première question.

Ma deuxième question porte sur ce que vous avez dit, sur votre volonté de privilégier les produits de de saison et et locaux. Vous avez donné l'exemple des des fraises et des cerises. Donc pour ce qui est des produits bruts, donc c'est tout à fait louable.

Euh il y a un centre de produits bruts qui qui n'existent pas euh en France, je pense au chocolat, au café euh mais qui néanmoins peuvent être transformés euh ou proposé par des fournisseurs français voire régionaux plutôt que qu'internationaux. Est-ce que vous avez une politique particulière en la matière ? Est-ce que vous essayez de de favoriser commercialement en tout cas ce qui auraient une implantation ou un siège français ?

Merci monsieur le président. Euh je Gwen complètera les choses sont bien identifiées en fait les locaux sont pas partagés c'est-à-dire que une négociation peut avoir lieu dans un point de vente sur le siège régional quand c'est au niveau d'une région. au niveau national, ça peut être sur le siège de de de notre enfin sur Tréville, notre parc et puis Aura à son siège à Massi et puis les achats internationaux se font ailleurs et je peux vous assurer que chaque chose sont bien coisonné et il y a un fournisseur, il est identifié en début de campagne de négociation pour être invité à venir soit sur un siège régional, national ou international.

Il y a euh Non, ben généralement il vient pas, c'est normal. Et ensuite, je vous rappelle qu'on dépose sur les alliances nos listes à la DLC. On n'est pas autorisé à négocier les fournisseurs qui sont pas dans les listes.

Voilà. Et ce qu'on a fait effectivement, il y a eu des listes qu'on a déposé, on nous a demandé de les revoir et c'est plutôt à la baisse et on a enlevé plutôt des fournisseurs dans un dans un dialogue pour pouvoir évidemment établir une relation. Après, non, ça n'arrive pas.

Ça n'arrive pas. C'est en fait la règle du jeu au départ, on définit une liste de fournisseurs et si le fournisseur n'est pas d'accord, il l'a manifesté ou apparemment auprès de l'autorité de la concurrence qui nous a écrit que je voulais dire par ça arrive. On revient dessus mais ça je pense que c'est la DLC qui s'est autisi qui a fait qui a pris sa bonne décision en conscience évidemment mais évidemment tant que ce fournisseur là était dans l'alliance bah il était dans l'alliance à partir du moment la DLC nous dit bah on vous autorise pas à le négocier dans l'alliance il peut plus être dans l'alliance c'est clair il y avait une autre question et juste pour terminer parce que effectivement la ferme France et il y aura que des pommes françaises on a décidé et c'est le lancement en ce moment d'une gamme 100 % terroir clairement logoté parce qu'on pense que si on est clair dans l'explication et le marketing et notamment le packaging auprès des consommateurs, il y aura une appétence.

Donc là, on pousse vraiment pour développer des produits où bah la gamme terroir, elle elle se comprend, elle est française, il y a le logo bleu blanc rouge et on a défini un nombre de points de vente à développer en Alsace, en Bretagne et cetera et elle elle est en train de monter en puissance cette gamme. Et quand on la sort et qu'on la met en avant avec un prix qui est juste, parce que là-dessus, en fait, il y a pas de comparaison avec des concurrents, les producteurs s'y retrouvent. Donc on est en train de développer cette cette gamme de produits 100 % terroir.

Elle s'appelle 100 % terro complètement ma question. Très bien. Merci.

On va donner la parole à notre collègue Michel Masset. Merci monsieur le président. Vous avez dit tout à l'heure que depuis quelques années vous aviez une marge constante annuelle et que pour autant vos charges ont augmenté.

Donc est-ce que la barrière d'ajustement c'est le fournisseur, l'agriculteur, le producteur parce que lui aussi il a ses charges qui augmenté. Euh deuxème point, j'ai entendu qu'il y avait une cohérence au niveau des prix d'achat et une liberté au niveau des prix de vente si je me trompe pas, au niveau des différents points de vente. Et je suis un petit peu étonné pour avoir une communication nationale, on est obligé d'avoir des prix d'appel euh avec un prix de vente cohérent, hein, pour communiquer sur le plan national.

Et donc ça voudrait dire que finalement vos prix de vente tiennent compte dans les magasins de la concurrence locale. Et dernier point si vous avez cité tout à l'heure les poireaux, je crois les fraises et autres, je serai les tomates, je serai preneur aussi d'avoir des informations sur les pommes qui sont achetées très souvent 50 centimes le kilo est revendu entre 2 et 4 € si vous pouvez nous envoyer dans un deuxième temps. Et la dernière chose que posait mon collègue comme question c'était lié au francop de port.

Vous n'avez pas de vous n'avez pas de fournisseurs qui ont euh euh pour obligation de de vous livrer un frag de port, un réappro dans du frais ou autre. Il manque deux cagettes de tomates par exemple comme il y a un marché avec vous, il y a une obligation de livrer gratuitement les deux cagettes de tomates. Alors réponse, c'est que par centrale d'achat votre réponse.

Je vais vous parler du compte d'exploitation puisque je suis moi-même exploitant d'un point de vente. Donc quand la marge est constante et que les charges augmentent voire explosent, la seule solution en tant qu'indépendant pour sortir les fameux 2 % et en valeur en bas de page, c'est de développer le chiet d'affair. Donc ce qui s'est passé chez nous en fait, c'est qu'on a raisonné, on a dit à nos collègues, on ne va pas augmenter les prix parce que c'était une solution.

Tous ceux qu'ont fait ça n'existe plus aujourd'hui. On s'est dit en fait certains vont avoir cette tactique d'augmenter face à l'inflation parce qu'on a eu l'électricité, tout ça, ils vont augmenter les prix. Nous, on va la jouer, on ne bouge pas et vous verrez les clients vont venir et à ce moment-là, au lieu de faire 100 chi d'affaires, on va faire 120 et ça perdra les charges.

Ça a été notre stratégie. Un autre groupe d'indépendants l'a très bien fait aussi. Il a pris le marché.

Et donc c'est ça et et c'est pour ça en fait qu'il y a eu pourquoi certains groupes sont allés en gros au tas et sont plus là aujourd'hui c'est qu'il y a eu ce choix à faire il y a 2 ans. Est-ce qu'on répercute ou pas les charges ? Et ceux qui l'ont pas fait et ben ont joué la valeur et le chiffre d'affaires qui progresse puisque les clients se se sont reportés dans cette Non non non parce que je peux vous vraiment on vous donnera les éléments et c'est important le le voir.

Quelle est la marge en taux pratiquée par la distribution. Nous on vous donnera les aims. Vous verrez sur les 4 ans, il y a pas eu un choc d' d'hyper marge lié à l'hyperinflation des tarifs.

Gen peut-être compléter monsieur. Oui. Euh si j'ai bien compris votre question, c'était est-ce que les prix de vente publique qu'on préconise à nos points de vente lors des cadenciers effectivement mensuels tiennent compte de la concurrence locale ?

La réponse est oui, on divise la France en 39 bassins et c'est sur la réalité de ce 39 bassin qu'on essaie de faire le meilleur prix et ensuite il y a une marge de manœuvre du point de vente, vous l'avez compris, qui permet lui-même en fonction de la préconisation d'encore réadapter le prix si nécessaire. Alors, je crois qu'il y avait un complément de question de deux de nos collègues, Jean-Claude et puis ensuite vous avez pour revenir sur les péréquations, quand vous disiez c'est le consommateur qui décide ce qu'il achète. Oui, bien sûr.

Mais quand il a des pommes à 1 € et des pommes à 4 € il achète le 4 € et c'est vous qui définissez du prix. Et ma question en fait n voyz pas malice hein simplement on essaie de comprendre travaille surali mais le comment dans le les les les les les ces ces ces revenus là peuvent revenir dans les cours de ferme. En fait moi la la la question qu'on peut se poser c'est que la pomme que vous mettez à 4 € qui est donc au détail qui est pas dans un sachet tout près comme on voit maintenant à quatre pommes.

C'est avec ces c'est avec ce ces pommes là que le producteur fait sa marge ou ou marge mieux parce que c'est c'est un produit de meilleure qualité ou de variété plus difficile à faireir. Voilà. Donc en en faisant l'inverse en en en essayant de d'avoir des promotions sur la la pomme la moins chère, et bien évidemment on impacte le revenu du producteur.

Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que je vous dis ? Si c'est la course au prix bas à tout prix. Oui mais c'est pas le cas.

C'est pas ce qu'on veut faire. Euh, on vous a proposé de recevoir notre directeur des produits frais traditionnels qui pourra vraiment vous répondre en détail là-dessus. Par contre, moi ce que je peux vous dire, c'est les consiles qu'on lui donne et ce qu'il donne lui à ses équipes.

L'idée, c'est de proposer les meilleurs prix sur notamment, c'est vrai, les produits les plus vendus. Là, je suis désolé, mais si on faisait sur les produits les plus vendus, le prix le plus élevé, on aurait quand même un sujet de compétitivité. Donc, c'est quand même la résultante, ça part de là.

Après, évidemment qu'il y a des différences de marges, mais vous pourrez lui demander l'écart-t entre la marge la plus haute et la marge la plus faible que moi j'ai regardé, il est pas dans les ordres de grandeur que que vous donner là. Après, bien sûr qu'il y a des différences en linéaire. Bien sûr.

Oui, merci madame la présidente. Je pense que tout à l'heure, peut-être vous avez mal compris ce que j'essayais de vous poser comme question. Il y a des enseignes de grandes enseignes présentes dans nos territoires telles que Céo, tel que Promode, tel que Centrecord qui pratique les mêmes prix qu'en métropole.

Et d'ailleurs, c'est le le le l'appel qui est lancé pour pouvoir faire venir les Rignonnaises, les Rignonnais, en tout cas les ultramarins dans leurs enseignes. Comment se fait-il qu'on arrive à pratiquer des prix identiques dans ce type d'enseigne à sur les produits textiles, sur de l'habillement et pourquoi n'y parvient-on pas sur de l'alimentaire ? C'est cela ma question.

Donc je je j'aurais aimé savoir quel était votre avis, votre opinion, en tout cas vos observations là-dessus parce que nous nous posons la question comment se fait-il qu'on puisse pratiquer des prix identiques à l'hexagone sur l'habiment et pas sur l'alimentaire. Premier élément d'analyse, même si effectivement n'est pas spécialiste sur le textile, mais on va tenter de répondre à votre question. Je pense que ça vient essentiellement des coûts de transport. sur le textile qui est un produit qui est pas périssable, qui est pas transporté à température dirigée, qui peut être livré directement de Chine via des conteneurs complets.

Vous avez forcément un avantage compétitif que vous avez pas sur des produits à température dirigée périssable et sur lequel vous avez compris en plus nous on fait peu de marge. La marge du textile, on en fait quand même un petit peu. C'est quand même pas du tout la même.

En plus nous, on doit pas être les meilleurs làdessus que que la marge de l'alimentaire. Et donc ce qui explique en fait que le textile, je pense qu'il y a très peu d'impact sur le transport mais en vérité sur l'alimentaire, il y a énormément d'impact et comme il y a peu de marge, obligation de répercuter. Et deuxième effet, c'est que le prix moyen d'un article en alimentaire est peut-être à 2 3 €.

Donc si vous prenez 30 centimes, c'est 10 % alors que un article de textile est certainement à 15 20 € et donc l'impact de toute façon de cette charge là est plus basse. Mais c'est vraiment un sujet de transport, de coût de transport. Très bien.

Alors moi pour ma part, j'ai une une petite question complémentaire. Vous avez beaucoup insisté monsieur le président début de d'audition sur le prix marche vent sur la formule de la transparence opaque qu'on va garder. Euh moi je je me demande pourquoi est-ce que vous n'imposez pas davantage ou est-ce que vous auriez la possibilité d'imposer davantage des contrats tripartites à vos fournisseurs ?

On l'a fait euh lorsqu'on a la main, c'est-à-dire avec notre laie. Notreie a un contrat tripartite avec les 200 éleveurs euh enfin les producteur de lait qui nous livre pour faire nos yaourts. Euh ce qu'on a ce qu'on on n pas la main quand c'est un grand industriel qui a une marque nationale.

Ce qu'on a demandé parce qu'on s'est dit on va pas attendre que la loi change, il faut aussi qu'on prenne nos responsabilités. On a dit il y aura pas de négociation chez Intermarché tant qu'en amont le producteur s'est pas mis d'accord avec l'industriel. Vous comprenez ?

Parce que si ça c'est calé, à ce moment-là, on peut vraiment parler de la marche en avant. C'estàd un premier niveau de négociation. Et si cet accord est obtenu, on le met comme le prévoit la loi dans les conditions générales de vente et on le sanctualise, on n'y touche pas.

C'est ce qu'on a demandé et effectivement Gwen, je te laisse compléter, bah on a eu des accueils plus ou moins, j'allais dire favorables à cette démarche. Oui. Après, de qui ?

De vos fournisseurs ? Ça dépend lesquels, mais on pense alors je pas instrumentaliser les organisations de producteurs, donc je citerai pas leur nom mais on commence à se mettre de plus en plus en relation notamment avec les organisations de producteurs des grandes marques nationales. Pardon, je voudrais pas instrumentaliser le les organisations de producteurs dont je suis en train de parler tout simplement parce que on est en négociation qu'ils ont pas être instrumentalisé mais on on est en train de créer des liens nouveaux pour nous avec des producteurs qui livrent les grands transformateurs série multinational.

Je pense que on aurait tous à mériter plus de transparence là-dessus et je pense que ça évitera en fait les dommages collatéraux et l'instrumentalisation de part et d'autre. Je reste neutre du monde agricole. On vous a pas expliqué pourquoi l'option 3 c'était pas c'était pas pour nous transparent.

Est-ce que vous nous donnez l'occasion de vous expliquer pourquoi c'est pas transparent et pourquoi justement nous on dit peut-être qu'il faudrait faire ces échanges tripartites notamment sur ces négociations là ? Et alors moi je enfin je sais que madame la rapporteur a aussi une question donc je veux pas trop utiliser le le temps qu'on a on a été beaucoup sensibilisé sur les aspects d'origine de la matière première notamment quand elle est d'origine étrangère et qu'effectivement la traçabilité est pas la même. Bon si vous voulez le faire en 2 minutes, je veux bien mais j'ajouterai juste moi pour la compréhension de de ma question c'est que on l'a vu tout à l'heure madame la rapporteur a a a fait part de l'excellente campagne publicitaire qui a été la vôtre.

Donc on voit combien vous avez compris le poids de la communication et l'interpellation du consommateur et je pense que vous avez la capacité à sensibiliser le consommateur sur le fait que il y a derrière des contrats très parties et que vous que vous pouvez assurer la traçabilité des produits et la juste rémunération. Donc il y a aussi vous avez aussi la main dans le rapport de force par rapport à ça quand voilà enfin en tout cas vous n'êtes pas démuni face au aux industriels et aux multinationales par rapport à cet aspect-là. Donc voilà, on vous écoute monsieur mais alors si possible vraiment 2 minutes pour que madame le rapporteur puisse poser cette dernière parce que j'ai pas venir sur la transparence d'où vient l'origine de la matière première.

Est-ce qu'elle est française ? Est-ce qu'elle est pas française ? Est-ce qu'il est couvert pour x mois ou pas ?

C'est pas le sujet en fait. Comme nous on est des usines en vérité on connaît le poids de la matière première dans le prix de revient du produit. ce qu'on connaît pas quand on discute avec euh les multinationales mais qui ont le droit de choisir l'option 3 parce qu'elle est parfaitement légale donc c'est pas un jugement de valeur ou d'autres euh c'est que en vérité ils viennent avec une hausse et ils nous disent voilà moi je viens avec + 10 je prends toujours mon mon exemple de + 10 et en vérité la MPA pèse 5 points dans ce + 10 donc il faut accepter + 5 minimum hein euh et ce + 5 nous on le ramène sur le prix auquel on paye l'industriel le fameux prix 3 net on pourrait même être en 5 net en vérité et ce prix là il Il est là.

Et là, moi je sais calculer + 5 sur ce prix-là. Sauf que comme je ne sais pas, puisque c'est le choix de l'industriel de quand même pas donner sa marge. Lui, il a un prix de revient qui est là et au milieu, il y a la marge, je la connais pas.

Et en dessous de ce prix de revient là, il y a la MPI pardon et il y a la MPA. Donc ce + 5 là qui fait peut-être + 7 + 10 + 12 sur le prix de revient et qui fait peut-être + 13 + 15 sur la MPA, moi je ne connais pas la carte de coût, même si j'ai des usines, vous avez eu raison de dire que c'est quand même très variable cette histoire là en fonction de la performance économique et industrielle. Et donc en fait nous comme ça joue quand même à 3 4 % cette histoire là c'est qui est déjà une grande marge de manœuvre un + 5 concédé je sais pas si ça fait + 15 + 12 + 7 sur la MPI en et sur la MPA ou sur la MPI.

C'est ça le sujet et en fait on en sortira jamais parce que du coup on fait des calculs dans tous les sens sur des hypothèses et c'est pour ça qu'en fait on n arrive pas parce que c'est pas transparent en vérité. Voilà. Mais mais mais parce que la loi est faite comme ça et la disposition est faite comme ça.

C'est la faute de personne mais c'est comme ça. Très bien. On va laisser euh la parole à madame la rapporteur pour une dernière question.

Moi, je voudrais euh revenir sur les pratiques de négociation commerciale. Je voudrais savoir si dans votre groupe euh vous connaissez euh ces pratiques de négociation et si vous si bien sûr elles sont euh elles sont actives, ces pratiques de négociation commerciale qui consistent à faire venir le client 7 fois, 10 fois, 20 fois avant d'établir le prix. euh à annuler les rendez-vous 15 minutes avant qu'il n'ait lieu alors que ça fait déjà plusieurs heures qu'ils peuvent attendre euh qu'ils peuvent attendre ce rendez-vous, convoquer la nuit par exemple.

Est-ce que ce sont des pratiques qui sont courantes chez vous ? Parce que chez nous enfin en tout cas ce qui nous est rapporté nous c'est que c'était très très courant. Alors je peux répondre ?

Je je vais juste répondre parce que là on touche à l'éthique et moi j'ai on a travaillé depuis 10 ans ensemble. J'étais patron d'Intermarché avant d'être patron du groupement des mousquetaires et j'ai toujours dit, on ne peut ne pas être d'accord avec un industriel mais je vous demanderai à toutes les équipes d'avoir un respect. Ce sont des hommes, des femmes comme nous.

On pourrait d'ailleurs être à leur place. Donc je vous demande de travailler la forme. Donc je ne suis pas à l'abri quand j'ai 500 acheteurs d'un stagiaire qui fait un excès de zel et qui se comporte mal.

En tout cas, je peux vous assurer droit dans les yeux que la consigne que moi j'ai toujours passé, c'est le respect de nos interlocuteurs. Et quand j'interviens auprès de l'Agia, Lilec ou la FEF, je leur dis si quelqu'un dans mes équipes en gros déconne et se comporte mal, tu as mon portable et tu me tiens au courant parce que ça je l'accepte pas. Donc la consigne, elle est politiquement celle-ci.

Quelle est la pratique que vous interdisez ? La mauvaise pratique que vous interdisez ? Que dites-vous à vos acheteurs en disant ça dans notre groupe, ça ne se fait pas.

Et en a-tin vous pensez parce que vous avez des exemples dans la tête peut-être ce qu'on a demandé par juste ce que je sais pas ce que je leur dis pas, je sais ce que je leur dis et on a demandé avec Gwen cette année d'aller plus vite. C'est-à-dire que on s'est dit 2 vous avez évoqué 7 8 15 rendez-vous. En cinq rendez-vous si on a envie d'avancer, on trouve la solution.

Donc on n pas ses consignes aux équipes de dire un minimum de rendez-vous cette année parce que ayez en tête que notamment les patrons de PME, ils ont pas forcément un directeur commercial. Donc la même personne faut qu'elle aille chez Leclerc, chez Carrefour et elle peut pas être partout. Donc on a mis aussi euh un peu d'eau dans le vin cette année en ayant cette ouverture de dire soyons efficace parce que en cas de rendez-vous ou cinq rendez-vous, on peut être d'accord.

Ce qui a été le cas puisque au 15 janvier, moi j'ai cité un chiffre en disant 95 % de mes contrats on sont signés. Euh la FEF a dit c'est pas possible ou je sais pas quel institut mais sauf qu'on était c'est la moyenne n'était pas celle-là mais chez Intermarché on l'avait faite. Je tenais à le préciser parce que en fait quand la FCD écrit dans sa charte vous n'annulez pas les rendez-vous 15 minutes avant je me dis ou là là si la FCD elle-même doit écrire ça dans sa charte c'est que les pratiques sont quand même je difficiles.

Alors il y a encore une fois il y a il y a différentes situations en fonction des étages de négociation. Tout ce qui est PME TPE on s'est tenu aux cinq rendez-vous. Il y a parfois eu moins, il y a parfois eu plus, mais sincèrement ça a plutôt bien fonctionné.

On est toujours en démarche d'amélioration continue, mais ça marche bien. Lorsqu'on est sur les plus gros industriels et une date butoire avec des gros enjeux, c'est vrai que si on doit signer avant le 1er mars, ça peut être parfois tard et parfois il peut y avoir un peu d'encombrement. Donc c'est aussi pour ça qu'on essaie d'échelonner d'avoir des dire à industriel le 15 janvier on doit être d'accord, le 31 janvier doit être d'accord.

On nous le reproche parfois mais c'est justement pour pas avoir tout le monde à la fin dans nos rendez-vous de négociation et il peut y avoir des rendez-vous tardifs mais les rendez-vous tardifs c'est la date butoire qui qui est je sais j'ai pas du mal valeur sur date butoire mais qui est nécessaire et un rendez-vous il y a deux parties prenantes il y a nos collaboratrices et nos collaborateurs qui eux eux en moyenne 35 25 à 35 fournisseurs et qui doivent effectivement euh se mobiliser pour être présent en un temps record. Donc c'est on essaie d'éviter ça d'abord pour nos collaborateurs aussi mais aussi pour les industriels. Moi j'ai j'ai pas connaissance est-ce qu'il y a des rendez-vous qui sont annulés la dernière minute pour de mauvaises raison ?

Bah il faut pas qu'il y en ait. Par exemple, ça c'est une mauvaise pratique. Si c'est juste pour faire pression sur le fournisseur, ça n'a aucun sens.

J'espère que personne ne fait ça. C'est la FCD qui le dit hein. C'est pas moi.

C'est c'est votre fédération hein. C'est pour ça que je vous renvoyer. C'est ce qui a été mis dans la ch ça va.

Ça va dans les deux sens du coup. Oui. Oui.

Alors, si vous me permet vous vouliez approfondir, monsieur, si vous me permettez, une petite question quand même pour la fin parce que c'est un sujet moi qui me préoccupe depuis le début des lois Galim. Vous avez pas du tout parlé du SRP + 10, le bilan du SRP + 10 et en matière de transparence aussi. H, on éétait pas tous alignés au sein de la distribution sur ce sujet.

Je pense que il y avait une unanimité plutôt des industriels. On a fait partie des distributeurs qui avons été plutôt favorables, qui l'avont accueilli euh plutôt favorablement parce qu'on était aussi dans dans une volonté peut-être de de de stopper une guerre des prix qui était peut-être destructrice de valeur. Donc moi, j'ai j'ai pris cette position et je la soutiens encore.

Je pense qu'une partie de ce SRP nous a donné l'oxygène pour améliorer la rentabilité et la profitabilité de certains acteurs qu'on avait besoin agricole. Tout n'a pas marché et il faut qu'on voit les filières qui n'en ont pas bénéficié parce que elles se sont vous savez le monde agricole a aussi cette difficulté à se mettre d'accord entre eux puisque il y a très performant moyennement. Bon et les filières où il y a eu un consensus pour se dire notre prix minimum c'est celui-là, bah on l'a accepté et il y a eu pour le coup sur ces filière là le ruissellement, je pense que il y a eu le boulot a été fait, le port allait bien mais il y a il y a encore tant de filières où l'accord a pas été trouvé qu'il faut se dire que ça nous donne quand même espoir et je pense que surtout si on devait le supprimer je pense que on reviendrait certainement à une agressivité encore plus forte des de la guerre des prix et je suis pas sûr que ce soit étable, on a toujours cette difficulté de placer le curseur entre qu'est-ce qu'on veut ?

Est-ce qu'on veut une loi, un cadre pour le consommateur des prix toujours plus bas ou alors protéger un peu nos agriculteurs ou les filières ? Et donc c'est l'objet certainement de vos conclusions. Très bien.

Merci. C'est vrai que ces lois et Galim ont les pointes. Vous avez fait un bilan d'entrée de jeu entre que ce que vous considériez comme positif et ce qu'il est témoin.

Mais c'est vrai que ça pour le coup c'est un sujet sur lequel on est les seuls au monde. On est les seuls au monde à imposer un SRP + 10. Donc ça ça mérite qu'on se pose quelques questions quoi.

Comment voilà mais je comme la date butoire madame la présidente. Oui voilà tout à fait. Et et et en fait on est vous savez en Pologne au Portugal on est dans d'autres pays donc on observe aussi ce qui se passe et on se dit c'est quand même ça met vraiment un coup de pression terrible.

C'est la la relation par définition entre quelqu'un qui veut vous vendre bah plus cher pour sa marge et nous l'acheter moins cher pour voilà fait que de toute façon à la base on il y a un point il y a un point de de de conflit entre guillemets. Mais quand tout ça doit être traité avec une date butoire où vous avez au départ 5000 dossiers à traiter et qu'effectivement les derniers jours ça ça met vraiment une pression sur les équipes de toute part. Je je pense que c'est vraiment d'actualité de se dire est-ce que ça détendrait la relation que de la faire au fil de l'eau dans les autres pays où il y a pas ce psychodrame quand on va dans moi je vais voir mes collègues en Pologne ou ou en Belgique, j'ai pas l'impression que ce soit aussi tendu.

Donc il y a quand même un sujet de fond sur cette date. On on vous reposera peut-être quelques questions complémentaires par écrit. En tout cas, on est tout à fait intéressé par les éléments complémentaires bien sûr on a noté que vous pourriez nous transmettre et nous vous remercions de votre disponibilité.

Merci monsieur. Merci. Oui.