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ChroniqueNouvelle Aube - Yeni Şafak Français· 27 avril 2025 3 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSolidarités & famille

Elsa Marcel, avocate d’Anasse Kazib, dénonce l’instrumentalisation de la justice

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Une organisation pour être recevable comme partie civile, il faut 5 ans d'existence. Donc à priori, cette organisation n'est même pas recevable. »
  • 0:34Fait
    « Depuis plus d'un an et demi, il y a une vraie déferlante pénale qui s'exerce à l'encontre de l'ensemble des soutiens de la Palestine. »
  • 1:09Fait
    « En 2022, la Cour européenne des droits de l'homme condamne la France pour son infraction d'apologie du terrorisme et dit deux choses : l'appelle les juridictions nationales et en particulier la France à faire preuve de retenu dans l'usage de la voie pénale. »
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    « Depuis 7 octobre, la particularité, c'est que ça sert à réprimer des propos sur un conflit qui a lieu au Moyen-Orient vis-à-vis duquel la France n'est même pas formellement ou en tout cas officiellement engagée. »
  • 2:19Fait
    « Des anonymes, des gens qui tweetent, des collégiennes, je le disais. Mais le deuxième objectif, c'est aussi de cibler l'opposition politique et de taper en réalité sur des têtes qui dépassent. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Une organisation pour être recevable comme partie civile, il faut 5 ans d'existence. Donc à priori, cette organisation n'est même pas recevable. Mais le petit jeu, c'est que la recevabilité des partis civiles, elle se tranche en même temps que la la décision sur la sanction et en même temps que la peine. Donc en fait, c'est des gens qui ne sont même pas recevable mais qui peuvent plaider 30, 40, 50 minutes s'ils veulent, parfois à deux et que et que ça leur permet d'occuper l'espace judiciaire et d'exercer une vraie pression en fait politique, idéologique et d'avoir une tribune de propagande énorme. Et c'est pour ça qu'effectivement pour moi, il y a un vrai sujet un peu à tous les niveaux sur qui sont ces organisations, comment elles fonctionnent, autour de quelle

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logique et quelle pratique judiciaire. Parce que c'est pour ça que nous on sait qu'on a besoin d'avoir quatre avocats, d'avoir quatre témoins et de parler au moins autant queux. Depuis plus d'un an et demi, il y a une vraie déferlante pénale qui s'exerce à l'encontre de l'ensemble des soutiens de la Palestine. Il y a une application depuis un an et demi au pied de la lettre de la circulaire du pont Moritiéti qui a été rédigée dès le 10 octobre 2023 et qui était en réalité une injonction à tous les procureurs de France. C'està dire à partir de maintenant ceux qui disent ça, vous les poursuivez. et on assistait à une mise en musique quasiment militaire en fait, parfaite. 3 jours après, il y avait des centaines de personnes convoquées et c'est ça aujourd'hui dont

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on à laquelle on assiste. C'est très très varié les profils. Moi, j'ai défendu même des collégiennes, des anonymes et cetera, mais il y a aussi un volet particulier et j'y reviendrai de la persécution politique dans le cas d'Anas et Rima notamment, mais aussi de la persécution de la presse. Il faut savoir une chose, c'est en 2022, la Cour européenne des droits de l'homme condamne la France pour son infraction d'apologie du terrorisme et dit deux choses. l'appelle les juridictions nationales et en particulier la France à faire preuve de retenu dans l'usage de la voie pénale. Donc en fait, elle dit "Calmez-vous pour réprimer pénalement ce qui relève en réalité de propos." Et ensuite, elle dit une chose claire. Elle dit "Des peines de prison pour des propos." C'est une violation de

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l'article 10. C'est une violation de la liberté d'expression. Depuis 7 octobre, la particularité, c'est que ça sert à réprimer des propos sur un conflit qui a lieu au Moyen-Orient vis-à-vis duquel la France n'est même pas formellement ou en tout cas officiellement engagée. Et en fait, c'est un une extension du pouvoir de répression. et et de contrôle du débat public absolument inédit. L'usage depuis le 7 octobre de cette infraction a principalement deux objectifs. Le premier, c'est de museler le débat public et d'instaurer une véritable chappe de plomb pour pour empêcher que s'exprime un mouvement de solidarité large face aux génocides qui dénoncent par ailleurs la la complicité des puissances impérialistes. C'est pour ça que ça frappe absolument tout le monde.

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Des anonymes, des gens qui tweetent, des collégiennes, je le disais. Mais le deuxième objectif, c'est aussi de cibler l'opposition politique et de taper en réalité sur des têtes qui dépassent. On veut en fait que sa poursuite, elle serve à dénoncer de manière plus large criminalisation du soutien à la Palestine. Et c'est usage complètement débridé de l'infraction d'apologie du terrorisme. Et on pense qu'il y a une triple atteinte à la liberté politique et à la possibilité de tenir une position anti-impérialiste claire, une atteinte à la liberté de la presse. Parce qu'il faut savoir qu'aussi à NAS, il est poursuivi en qualité de porte-parole de révolution permanente et pour les positions de révolution permanente aussi comme médias indépendant et une atteinte évidente à

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la liberté d'expression. Oh.