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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 16 juillet 2024 17 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsOutre-merEurope & internationalSolidarités & famille

Kanaky : la proposition choquante d'une macroniste / Trump : la mort à quelques millimètres

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse partielle

    Comment un pays plonge-t-il dans la guerre civile ou du moins dans le chaos politique ?

  • 1:15OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Thomas Matthew Crooks a-t-il voulu en finir avec Donald Trump ?

  • 2:06OuverteRéponse partielle

    Comment la polémique sur le fiasco du Secret Service s'enflamme-t-elle aux États-Unis ?

  • 2:53RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il n'y a pas une responsabilité plus large, notamment de la France insoumise ?

  • 3:05RelanceRéponse partielle

    Quand on voit France insoumise...

  • 3:38OuverteRéponse partielle

    Les cadres du nouveau Front populaire se démènent-ils pour mettre de la clarté dans le désordre politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:56InvitéFait
    « la balle qui a touché Donald Trump, l'a touché en haut de l'oreille droite, c'est-à-dire à quelques centimètres, peut-être quelques millimètres de la boîte crânienne. »
  • 2:12PrésentateurFait
    « la polémique ne cesse d'enfler sur le fiasco total du Secret Service, qui assure la sécurité des présidents et anciens présidents, et qui a complètement échoué à protéger Donald Trump. »
  • 3:02InvitéFait
    « Est-ce qu'il n'y a pas une responsabilité plus large, notamment de la France insoumise ? »
  • 3:38PrésentateurFait
    « les cadres du nouveau Front populaire ne se démènent pas non plus pour mettre de la clarté dans le désordre politique patiemment construit par Emmanuel Macron depuis la dissolution de l'Assemblée nationale. »
  • 3:54PrésentateurFait
    « une première ministrable acceptable pour tous avait émergé, Huguette Bellot, présidente de la région Réunion. »
  • 5:32PrésentateurFait
    « elle a signé une tribune en 2018 contre l'homophobie. »
  • 5:47InvitéFait
    « Le Parti Socialiste oppose un blocage et que nous sommes dans cette situation où, grosso modo, nous constatons des vétos successifs de la part du Parti Socialiste à toute candidature qui permettrait de tenir ce programme de reprise. »
  • 10:45PrésentateurFait
    « la nomination de Sonia Bacchès, figure anti-indépendantiste radicale, au sein d'un des gouvernements d'Elisabeth Borne, n'a rien arrangé. »
  • 11:54InvitéFait
    « Mon père a été effectivement caillassé, envoyé des parpaings de plusieurs centimètres sur sa maison jusqu'à faire exploser toutes les fenêtres en l'insultant avec des insultes racistes. »
  • 12:43InvitéFait
    « Ce qu'on subit aujourd'hui, c'est un racisme anti-blanc assumé. »
  • 12:57PrésentateurFait
    « Sonia Bacchès a appelé ouvertement à la séparation raciale sur la base d'une idéologie calquée sur les pires moments de l'apartheid. »

Temps de parole

  • Présentateur52 %
  • Invité23 %
  • Invité 26 %
  • Invité 34 %
  • Invité 44 %
  • Invité 53 %
  • Invité 63 %
  • Invité 73 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le Média. Nous sommes le lundi 15 juillet 2024 et vous nous regardez en direct ou en replay sur le canal 350 de la Freebox ou sur notre chaîne YouTube. Bienvenue dans ce flash de l'été, le premier de l'année 2024. Comment un pays plonge-t-il dans la guerre civile ou du moins dans le chaos politique ? En tout cas, samedi dernier, les États-Unis ont été à quelques millimètres du point de bascule car oui, à quelques millimètres près, l'ancien et peut-être futur président Donald Trump succombait à la tentative d'assassinat dont il a été la cible lors d'un giga-meeting électoral.

0:45
Invité

L'ancien président des États-Unis, Donald Trump, est passé tout près de la mort. On est même capable de dire à quelle distance puisque la balle qui a touché Donald Trump, l'a touché en haut de l'oreille droite, c'est-à-dire à quelques centimètres, peut-être quelques millimètres de la boîte crânienne. Il s'en est fallu de très peu pour que l'histoire des États-Unis bascule ce soir du 13 juillet, un petit peu avant 18h30.

1:15
Présentateur

Pourquoi ? Pourquoi Thomas Matthew Crooks, 20 ans, issu d'une classe moyenne relativement aisée de Pennsylvanie, Bon élève, victime de harcèlement moral et sans antécédents particuliers, a-t-il voulu en finir avec Donald Trump alors même que ce dernier discoursait une énième fois sur le péril migrant ? Il n'a rien laissé en guise d'explication de son geste qui a coûté la vie à une personne dans le public et qui a entraîné sa propre mort. Inscrit comme républicain, il avait tout de même fait un don de 15 dollars en 2021 à ActBlue, un comité d'action collectant des fonds pour les démocrates et la gauche.

En revanche, il ne s'agit pas d'un militant antifa, comme l'ont cru de nombreux internautes à la suite d'une fake news propagée par un utilisateur italien de X, ex-Twitter, qui a affirmé qu'il voulait faire une blague. Comment, aux Etats-Unis, la polémique ne cesse d'enfler sur le fiasco total du Secret Service, qui assure la sécurité des présidents et anciens présidents, et qui a complètement échoué à protéger Donald Trump ? Qui n'est pas parvenu à empêcher Thomas Matthew Crooks de se positionner sur un toit avec une arme de gros calibre, ni à l'empêcher d'aller au bout de son projet, alors même qu'il avait été identifié par des témoins, en tout cas selon leurs affirmations ?

Et maintenant, est-ce que les équipes de Donald Trump et de Joe Biden, les médias et la société américaine, vont pouvoir canaliser les tensions jusqu'à la présidentielle de tous les dangers, qui se tiendra en fin d'année ? Plusieurs questions obsèdent l'Amérique. Mais en France, sur France Inter en particulier, la seule question qui vaille pour l'éditorialiste Nathalie Saint-Crick,

2:59
Invité

c'est « et Mélenchon dans tout ça ». Est-ce qu'il n'y a pas une responsabilité plus large, notamment de la France insoumise ? Quand on voit France insoumise... Attendez, on vous parle de Trump, vous vous arrivez sur la France insoumise. Non, vous avez parlé de la France et de la brutalisation. Je me demandais combien de temps on allait mettre pour arriver sur la France insoumise, mais allons-y. C'est une fois qu'on a dit que Donald Trump, c'était pas bien. C'est une émission politique, on parle de politique, mais allons-y.

C'est simplement pour dire que quand on a appelé à des déferlantes dans la rue, quand on appelle à éventuellement une marche sur Matignon, c'est pas moi, c'est François Ruffin qui dit « il faut cesser de brutaliser la vie démocratique ». Est-ce que vous ne considérez pas qu'il y a aussi une part de responsabilité du côté des insoumis, c'est tout ?

3:35
Présentateur

C'est pas moi, c'est Ruffin, bref. De fait, les cadres du nouveau Front populaire ne se démènent pas non plus pour mettre de la clarté dans le désordre politique patiemment construit par Emmanuel Macron depuis la dissolution de l'Assemblée nationale, qui a conduit à un résultat qu'il n'a manifestement ni souhaité ni anticipé. En fin de semaine, on a pu avoir l'impression qu'une première ministrable acceptable pour tous avait émergé, Huguette Bellot, présidente de la région Réunion, membre du groupe parlementaire communiste jusqu'en 2020.

C'est également une campagne de route des insoumis dont elle a rejoint la liste aux européennes en avant-dernière position, juste avant Jean-Luc Mélenchon, lequel Jean-Luc Mélenchon a plaidé de manière vibrante pour une femme politique d'expérience dont la nomination aurait été un symbole fort. Huguette est une femme, et nous sommes à l'ère des femmes.

4:26
Invité

Huguette est une femme racisée, et la Nouvelle-France est racisée. Huguette est une femme racisée et une féministe antiraciste. Elle est la présidente d'une communauté qu'elle a prise à la droite par la démocratie, c'est-à-dire par les urnes. Elle est la présidente de la région, la Réunion, dans laquelle, dans la majorité de laquelle, toute la gauche locale se retrouve. Toute la gauche locale. Si bien qu'elle peut incarner cette unité. Et pour la France, c'est évidemment donner de nous-mêmes l'image dont nous avons le plus besoin, à cet instant, de lutte. De lutte pour l'indépendance, de lutte pour la rupture, de lutte féministe, de lutte antiraciste.

5:12
Présentateur

Mais voilà, le Parti Socialiste s'est dressé contre l'hypothèse Bélo. Notamment parce qu'en 2004, elle n'a pas voté pour la loi portant sur les signes religieux à l'école. Et parce qu'en 2013, elle n'était pas présente dans l'hémicycle lors du vote sur le mariage pour tous, même si elle a été la première mère à célébrer un mariage homosexuel à la Réunion et qu'elle a signé une tribune en 2018 contre l'homophobie. Surtout parce que le Parti Socialiste insiste beaucoup, mais alors beaucoup, pour que Matignon revienne à Olivier Faure, son premier secrétaire, du coup, les autres forces du NFP se rebifent.

5:47
Invité

Le Parti Socialiste oppose un blocage et que nous sommes dans cette situation où, grosso modo, nous constatons des vétos successifs de la part du Parti Socialiste à toute candidature qui permettrait de tenir ce programme de reprise. Il exprime une opposition qui est une opposition totale à toutes les propositions qui sont faites autres que celles qui sont issues du Parti Socialiste et en l'occurrence, la sienne, contrairement d'ailleurs à ce qu'il dit à la télévision où il dit qu'ils auraient fait d'autres propositions, ce n'est pas vrai.

Le problème que j'ai eu avec le Parti Socialiste, c'est qu'ils n'ont mis qu'un nom sur la table, Olivier Faure, dont par ailleurs, je pense beaucoup de bien, sur plein d'aspects. Il raconte lui aussi une histoire, mais quand on nous pose un nom sur la table en disant « c'est lui parce que c'est notre chef », « c'est lui parce qu'il est premier secrétaire du Parti Socialiste », ah bon ? Ben pourquoi ? C'est quoi cet argument ?

6:35
Présentateur

Acculé, Olivier Faure s'est défendu ce matin sur le plateau de France 2.

6:40
Invité

Pourquoi ça a bloqué sur Eugat de Bello ? D'abord, rien n'a été bloqué. On a simplement une discussion, elle est normale. Il y a eu d'autres candidatures qui ont été proposées et qui ont été l'objet, en réalité, d'un refus de la part des Insoumis. Et donc, c'est pas illogique qu'à chaque fois, on ait chacun son mot à dire et puis, nous allons cheminer dans un esprit constructif. Et donc, moi, je crois que dans les prochains jours, nous aurons la capacité à trouver quelqu'un qui permette de mettre tout le monde d'accord et qui permette surtout d'engager le changement. Parce que la difficulté, elle est là.

C'est pas simplement de faire un casting, c'est aussi d'avoir une équipe qui se forme et qui a envie de travailler ensemble et qui permet les grands changements auxquels les Français aspirent.

7:21
Présentateur

Olivier Faure propose désormais que la piste d'une personnalité issue de la société civile soit envisagée. Pendant ce temps, Emmanuel Macron, qui fait tout pour empêcher le NFP d'être en position de gouverner, organisera demain, mardi 16 juillet, un conseil des ministres, de ses ministres, aux couleurs de Renaissance, comme si de rien n'était. Va-t-il annoncer des initiatives ou prendre acte de la démission de Gabriel Attal, qui s'est fait élire président du groupe parlementaire Renaissance et est désormais dans une forme de grand écart institutionnel ingérable. On verra. Je posais la question au début de ce module. Comment un pays bascule-t-il dans l'incontrôlable en tout, tout parti ?

L'atmosphère de désordre institutionnel et de déni électoral qui caractérise la France d'aujourd'hui, le climat parallèle de banalisation de la parole raciste ou stigmatisante, sont-ils des signes précurseurs préoccupants ? En tout cas, quelque chose s'est passé ce 14 juillet en Kanaki, Nouvelle-Calédonie. Quelque chose de profondément préoccupant, plus ou moins occulté par les médias dominants. En gros, une des figures principales du mouvement loyaliste, ancien membre du gouvernement, vient d'appeler ouvertement à l'instauration d'un régime d'apartheid. Mais commençons par un peu de contexte.

Le 13 mai dernier, des émeutes éclataient en Nouvelle-Calédonie, juste avant un vote à l'Assemblée nationale française sur une modification du corps électoral, dont la conséquence était la minorisation politique du peuple autochtone kanak, que l'universitaire Benoît Trépied avait alors expliqué sur le plateau du Média.

9:03
Invité

Alors là, Calédonie a un statut effectivement unique, actuellement dans la République française, qui est celle d'un territoire en voie de décolonisation. C'est-à-dire que depuis l'accord de l'Huméa de 1998, on considère que la Nouvelle-Calédonie a vocation à l'émancipation. Mais cette émancipation, elle se fait autour d'un projet de citoyenneté. Citoyenneté calédonienne qui rassemble à la fois le peuple kanak autochtone colonisé et puis ceux qu'ils ont appelés dès 1983 les victimes de l'histoire et qui sont, disons, les populations implantées depuis longtemps au fil d'une histoire coloniale extrêmement tourmentée.

Et c'est par la réunion de ce peuple kanak et avec ses autres communautés que se crée une citoyenneté, un destin commun, un futur et donc une décolonisation du pays. Mais pour construire cette citoyenneté, il faut la circonscrire. Il faut mettre des limites. Et c'est pour ça que le corps électoral a été gelé. C'était une façon de signifier que ceux avec qui les kanaks vont faire peuple et construire un pays, ce ne sont pas tous les Français qui débarquent en Nouvelle-Calédonie.

10:06
Présentateur

En gros, les accords de Nouméa, dans leur esprit, préparaient le terrain à une autonomisation, voire à une indépendance d'un territoire que les Nations Unies considèrent toujours, non pas comme un bout de France comme les autres, mais comme un territoire non autonome, en gros, encore colonisé. Et la modification du corps électoral a été vue comme un passage en force de Paris, tout comme l'organisation du dernier référendum d'autodétermination fin 2021, dans des conditions considérées comme déloyales par les kanaks qui l'ont boycotté. En gros, le pouvoir d'Emmanuel Macron a donné l'impression de prendre fête et cause pour les loyalistes, les anti-indépendantistes.

Contre les indépendantistes, contre les autochtones, contre les kanaks. Et la nomination de Sonia Bacchès, figure anti-indépendantiste radicale, au sein d'un des gouvernements d'Elisabeth Borne, n'a rien arrangé. Au cœur des émeutes, les médias français prennent outrageusement le parti des loyalistes, des blancs, pour parler crûment contre les indépendantistes, les kanaks. Pour un grand nombre d'entre eux, l'enjeu de ce qui se joue en Nouvelle-Calédonie, c'est le racisme anti-blanc. Et leur égérie, c'est Sonia Bacchès.

11:09
Invité

En Nouvelle-Calédonie, où de violents affrontements ont eu lieu ces dernières heures, on va aller sur l'archipel, on retrouve Sonia Bacchès. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, Sonia Bacchès. On en parle avec vous, Sonia Bacchès, en direct de Nouméa. Bonjour. On a retrouvé Sonia Bacchès. Bonjour, Sonia Bacchès. On est en direct avec Sonia Bacchès, présidente de l'Assemblée de la province sud de Nouvelle-Calédonie. Sonia Bacchès est avec nous. Bonjour, Sonia Bacchès. Merci d'être là. Le témoignage de Sonia Bacchès, ancienne ministre, ancienne ministre de la République, donc, qui est élue locale en Nouvelle-Calédonie, présidente de l'Assemblée de la zone sud de la Nouvelle-Calédonie.

Son père, qui est âgé de 79 ans, a été agressé la nuit dernière alors qu'il était chez lui. Sa maison a été incendiée. Voici ce qu'elle raconte. Mon père a été effectivement caillassé, envoyé des parpaings de plusieurs centimètres sur sa maison jusqu'à faire exploser toutes les fenêtres en l'insultant avec des insultes racistes. Il a été exfiltré par le GIGN et sa maison a été brûlée à 79 ans. Il a absolument tout perdu. Mon père a été exfiltré chez lui par le GIGN et sa maison a été brûlée il a 79 ans. Ces attaques se font sous le coup d'insultes racistes puisque c'est des insultes anti-blancs et on nous demande de partir de Nouvelle-Calédonie quand on n'est pas d'origine canaque.

On nous dit de rentrer chez nous parce qu'on est blanc. Voilà la situation. Donc il y a du racisme anti-blanc, c'est ce que vous nous dites ? Très clairement. Ce qu'on subit aujourd'hui, c'est un racisme anti-blanc assumé, c'est-à-dire que concrètement, on explique à des familles qui sont là depuis 170 ans qu'elles ne sont plus chez elles en Nouvelle-Calédonie tout simplement parce qu'elles ne sont pas d'origine canaque.

12:57
Présentateur

Ce 14 juillet, lors de sa traditionnelle allocution en tant que présidente de la province sud de la Nouvelle-Calédonie, Sonia Bacchès a appelé ouvertement à la séparation raciale sur la base d'une idéologie calquée sur les pires moments de l'apartheid. Écoutez plutôt.

13:13
Invité

Deux civilisations se côtoient en Nouvelle-Calédonie. Par leur rencontre, elles créeront peut-être un jour, une troisième, métissage tant attendu des cultures françaises et mélanésiennes. Mais aujourd'hui, soyons lucides, ce n'est pas le cas. Au même titre que l'huile et l'eau ne se mélangent pas, je constate à regret que le monde canaque et le monde occidental ont, malgré plus de 170 ans de vie commune, des antagonismes encore indépassables. Qu'il s'agisse de leur manière de vivre en société par la place qui est faite aux femmes par exemple. Qu'il s'agisse encore de leur système politique féodal pour les uns et démocratique pour les autres.

Ou qu'il s'agisse de leur rapport à l'économie communautaire pour les uns et capitaliste pour les autres.

13:56
Présentateur

Si l'on suit Sonia Bacchès, la solidarité fiscale avec les canaques est désormais inacceptable. Hein, quoi ? Pourquoi se faire chier à bosser pour ces feignants qui foudriens ?

14:07
Invité

Chacun doit assumer les conséquences de ces décisions. Les provinces qui font fuir les entreprises et les talents ne peuvent plus bénéficier des recettes fiscales que les autres génèrent. C'est une question de responsabilité de chacun. Lorsque deux forces s'opposent et que deux camps sont persuadés de défendre légitimement leurs valeurs, ils se retrouvent face à un choix simple, celui de s'affronter jusqu'à la mort de l'un des deux ou de se séparer pour mieux vivre. Ainsi, l'autonomisation des provinces peut représenter une opportunité de construction de plusieurs entités distinctes mais complémentaires où chacun des peuples pourra enfin s'épanouir selon ses propres aspirations.

Chacune des parties en présence préserverait son identité, ses traditions et sa vision du monde sans l'ombre portée de conflits incessants et destructeurs. Chacune des parties en présence pourrait disposer des compétences propres à la construction du modèle de société que ces populations réclament. Ainsi, une réforme institutionnelle visant à l'autonomisation des provinces doit être désormais sérieusement envisagée. Elle doit être perçue comme une nécessaire évolution vers une coexistence pacifique et respectueuse entre des communautés de valeurs qui, bien que différentes, partagent un même territoire.

Puisque le vivre ensemble est un échec et que l'affrontement n'est plus tolérable, marchons donc côte à côte.

15:29
Présentateur

Mais dès lors que les descendants des colons réclament la séparation, leur territoire, donc la consécration d'une logique d'appropriation de la terre des autres, pourquoi ces autres ne réclameraient tout simplement pas la fin de l'injustice historique et le départ des colons ? Comment un pays bascule dans la guerre civile ? Sans doute de plusieurs manières. Mais quand le pouvoir central s'appuie sur des incendiaires comme Sonia Bacchès et que les grands médias participent à écraser une histoire douloureuse et des colères légitimes sous le poids d'un suprémacisme dont ils n'ont des fois pas conscience, le pire devient possible.

Dans le fond, pourquoi Sonia Bacchès et les ultra-loyalistes voient-ils désormais aussi loin ? Parce que leur comportement et la répression impitoyable organisée par le pouvoir macroniste a renforcé les indépendantistes. Ce qui s'est traduit par l'élection d'un député venant de leur rang, Emmanuel Chibaou. insupportable pour Sonia Bacchès et ses alliés politiques qui préfèrent couper le bébé en deux pour se garantir un territoire où ils pourront dominer politiquement et racialement. Voilà, c'est la fin de ce Flash Info. Merci de l'avoir suivi. Je vous le rappelle, nous avons déposé notre dossier auprès de l'Arcom dans l'espoir d'obtenir un canal TNT.

C'est l'un des plus grands moments de l'histoire du média qui nous attend. Soutenez-nous sur tnt.lemediatv.fr D'ici là, restez connectés, nos programmes se poursuivent en continu sur notre antenne. Restez connectés aux médias.