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AutreRassemblement National (sur YouTube)· 26 novembre 2015 34 minAutoproduitMixte

Discours de Marine Le Pen à Hayange (25 novembre)

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Marine Le Pen

Nos régions, je les vois donc avec espérance, je les vois investir dans l'économie d'avenir, cette économie liée au vieillissement de la population, ce sont des gisements d'emploi considérables. Je les vois défendre, promouvoir avec ardeur ce qui est à la fois notre pétrole, notre culture, notre art de vivre, notre terroir, notre or, notre or national. Je pense au vin bien sûr, puisque nous deviendrons l'une des principales régions vinicole de France et du monde. Je les vois, mon régions, je les vois participer activement à l'innovation, à la création, à la dépollution des sols et des eaux, en encourageant également les exploitations qui veulent volontairement passer au bio.

C'est cette ambition que je porte avec mon équipe, dont vous voyez un petit aperçu derrière moi, les têtes de liste départementales que vous connaissez bien déjà. Cette ambition d'une région juste, protégée, qui défend son art de vivre, ses arts de vivre, qui se battent pour son industrie, son agriculture, son patrimoine, sa culture, sa sécurité. Alors, les 6 et 13 décembre, tournons la page des renoncements. Tournons cette vieille page jaunie de l'UMPS. Tournons la page d'un vieux monde qui est en train de disparaître, dans l'abîme des promesses toujours trahies.

Nous avons, à quelques dizaines de kilomètres d'ici, un spécialiste, un champion des promesses faites, refaites, et trahies sans cesse, Nicolas Sarkozy. Choisissons l'avenir, choisissons pas le passé, choisissons l'avenir, choisissons l'ambition, choisissons le patriotisme, choisissons la fierté des complexés, pour notre Lorraine, notre Alsace, notre Champagne-Ardenne. Mes chers amis, nous allons ensemble vers la victoire et vers le changement. Vive la Lorraine !

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Invité

C'est un moment de gravité. J'ai pris cette semaine le cours de cette campagne pour les élections régionales et que je vous parle ce soir. C'est difficile de s'exprimer sur les enjeux de votre région sans penser à la peine immense de ces patriotes, profondément. Nous m'avons déjà dit leur solidarité avec les Parisiens et c'est de toute évidence dans une belle communion nationale que s'exprime ici les États-Unis. La Lorraine, l'Azace et la Champagne-Ardenne n'ont pas été épargnées par les attentats et ont connu des morts, des blessés. Nombreux sont les habitants directement ou indirectement touchés par la barbarie islamiste qui s'est déchaînée à Paris.

Nous avons tout à l'heure respecté une minute de silence en mémoire de tous ceux qui sont tombés sous les balles des terroristes et de tous ceux qui sont dans la peine. Au brigade d'intervention spéciale, à tous ces hommes et ces femmes qui se mettent en danger, mettent leur vie en danger pour notre sécurité. Rattraper le retard pris pendant des années et des années de laxisme, d'angélisme politique en multipliant les temps sur les réseaux islamistes qui gangrènent notre pays. Ces forces de l'ordre s'engagent pour notre sécurité dans des conditions matérielles, il faut bien le dire, de plus en plus précaires et probablement pour beaucoup déjà dans un état de fatigue et de stress difficile.

Je pense aussi au dévouement de tout le personnel de secours et de santé. Il s'est admirablement mobilisé dans l'urgence sans compter ses efforts et ses heures, confronté à une situation inédite dans sa gravité et dans son ampleur. Les pompiers, les médecins, les infirmières ont accompli sans faillir leur mission. Nos compatriotes si nombreux à vouloir donner leur sang dès le lendemain des attaques l'ont bien compris. Nous savons que chaque jour, nos hôpitaux fonctionnent pourtant avec de moins en moins de moyens. Nous savons les difficultés que le personnel de santé rencontre au quotidien pour des salaires souvent bien trop faibles.

Je vous demande, mes chers amis, de dire notre immense gratitude et notre profond respect à tous ces hommes, à toutes ces femmes des forces de l'ordre, à tous ces hommes, à toutes ces femmes de nos services de santé par des applaudissements. Cette affreuse section régionale qui nous rassemble, je ne peux reprendre la parole dans le cadre de... Sur ce que signifient profondément ces attentats pour la France et sur ce que nous devons faire pour la réformer en profondeur. Ce drame n'est pas une catastrophe naturelle. Ces auteurs sont des hommes pensés à des causes. Les terroristes apprennent ce qui s'est passé.

Plus nous avons d'informations à la menace, plus nous devons constater que la France doit s'engager dans une révision générale de son action publique. Depuis de nombreuses années, vous le savez, notre mouvement alerte. Nous n'alertons pas pour le plaisir d'alerter ou pour, si je veux reprendre cette expression, si insultante et si démagogique, surpée sur les peurs, c'est-à-dire exploiter la peur des Français. Ce que notre objectif peut motiver la vie politique, c'est que les Français puissent vivre sereinement, en sûr d'elles-mêmes. La réalité nous donne. S'il ne s'agissait pas de fantasmes, c'était des craintes raisonnables et fondées. Très loin, nous pointons les dangers.

Les errements des politiques menées et nous proposons depuis longtemps des solutions. Plusieurs de ces solutions ont d'ailleurs fait l'objet récemment d'une écoute plus soutenue de la part du gouvernement qui, à très petit pas, avançait vers la liste. L'état de la société. Pas de rapport d'experts, souvent rassurants, d'ailleurs souvent lénifiants. Mais nous partons du terrain. Nous partons de ce que le peuple, souvent armé de bon sens, nous dit. Et ce que nous ressentons avec lui. La façon de faire de la politique. Le concours des expertises, de spécialistes, pour peu qu'ils soient indépendants et fiables.

Mais c'est tout simplement en s'installant au chevet du peuple que l'on peut commencer à y voir juste. Et il s'avère que la terrible épreuve que le pays traverse en ce moment. Puis c'est sûr dans d'incompréhensibles renoncements. L'heure de jugement manifeste. Nous n'avons pas eu peur d'être seuls à tenir ce discours. Mais nous avons toujours eu peur de ne pas être entendus. Et nous avions malheureusement raison. Le fondamentalisme islamiste, fils d'une immigration incontrôlée et d'un communautarisme triomphant, est le plus grand des dangers que nous dénonçons sans relâche, dans une indifférence coupable de la classe.

Bien d'années, ceux qui nous dirigent, auraient-ils dû, comme nous, s'alerter de la vitesse à laquelle ce poison se répandait dans notre société ? Nous le répétons avec force et aujourd'hui plus que jamais assumons nos propos. Le fondamentalisme islamiste, cette épouvantable idéologie politico-religieuse, cet insupportable dévoiement de la religion dans la sphère politique, cet extrémisme religieux consistant à vouloir imposer à une société des lois religieuses pour remplacer ces lois séculaires, à vouloir dicter à une assemblée humaine libre et égale des règles moyenâgeuses imbéciles.

Le fondamentalisme islamiste, je le dis avec force, n'aurait pas pu se développer si nous avions mis fin, comme nous le réclamons sans cesse, à une immigration de masse impossible depuis des années à assimiler. C'est un être qui, évidemment, ont contribué par entre eux, il y a d'autres raisons, autrement plus directes à leur radicalisation, à la mise sous tutelle infernale de leur pensée, à cette allégeance insupportable à la patrie de la haine.

Et ces raisons sont celles que je pointais, l'immigration incontrôlée d'abord, celle qui a fait entrer en quelques décennies, et plus vite aujourd'hui que jamais par le passé, des millions d'hommes et de femmes de cultures différentes de la nôtre, en si grand nombre que tous, loin de là, n'ont évidemment pas été assimilés à notre culture française, en si grand nombre que beaucoup ont été sensibles, et le sont aujourd'hui, parmi les fils et filles de ceux qui sont arrivés il y a déjà des années, à ces prédicateurs de haine, œuvrant tranquillement dans des mosquées à l'objectif dévoyé, qui veulent les arracher à la France et à ses valeurs.

C'est aussi la ghettoïsation de franges entières du territoire national qui a contribué à faire de nombreuses banlieues le creuset du rejet de notre culture. C'est le soutien inconsidéré au communautarisme, l'abandon du principe de l'assimilation qui ont accéléré cela. C'est l'acceptation du recul des lois de la République. C'est la faiblesse de l'État face à ces défis qui ont rendu possible ce désastreux détachement de la loi française. Le fondamentalisme islamiste n'apparaît pas spontanément. Il est le résultat d'une société désagrégée et communautarisée.

Il est le résultat du laxisme face à tout ce qui peut saper l'unité d'un pays, tout ce qui peut entamer la puissance d'une culture partagée. Quelle tristesse ! Quel gâchis ! Nous avons aussi, et ces points sont liés, alertés depuis des années sur le désengagement de l'État. Quand nous répétions qu'il était intolérable de répondre à cette désagrégation et à cette communautarisation de la France par le silence, nous disions aussi à quel point il était immoral de désarmer l'État. Car sans État fort, comment peut-on remettre un peu d'ordre dans le pays ? Comment peut-on remettre sur le droit chemin ce qui avait tendance à s'en écarter ?

Comment pouvait-on faire revenir la primauté de la loi républicaine ? Or, notre État a été désarmé, matériellement bien sûr. Je ne parle pas ici de l'armée qu'on a rendue exemple, qu'on a méthodiquement et particulièrement, il faut bien le dire, sous le mandat de Nicolas Sarkozy, désossé. Je parle des forces de l'ordre, qu'on a cru elles m'ont diminué. Là aussi, particulièrement sous le mandat de Nicolas Sarkozy, 12 500 policiers et gendarmes ont été sacrifiés sur l'autel d'une vision comptable diotte, sans prendre en compte la menace terrible que cela faisait planer sur la sécurité des Français.

Cette saignée cruelle et absurde, dont le pays prend à peine que nous la dénonçons depuis des années, s'est accompagnée d'un désarmement moral, quand pendant des années, des signaux irresponsables ont été envoyés à nos forces de l'ordre. Pas d'ordre clair, des consignes de non-intervention devant des dangers immédiats, pas de soutien de la justice, des délinquants arrêtés et immédiatement relâchés, une hiérarchie tactillonne et suspicieuse, dont les forces de l'ordre finissaient par avoir plus peur que des délinquants et des criminels qu'ils traquaient.

Les forces de l'ordre, ce sont aussi le service de renseignement qui ont été dramatiquement affaiblis, et toujours par Nicolas Sarkozy, décidément. Sans conviction et sans vision, qui diminuaient aussi de 2000 personnes, les douaniers, considérant sans doute qu'aucun danger ne pouvait atteindre la France. Notre État a été désarmé également parce qu'on a laissé s'instiller l'idée d'une société sans frontières. C'est peut-être l'un des dangers les plus grands que nous avons dénoncés. Cette idée d'ailleurs, c'est terrible, mais elle est presque devenue naturelle à beaucoup de nos compatriotes.

C'est pourtant une idée insensibilité pour les rassurer d'une promesse d'ailleurs mensongère, celle de mettre des frontières aux portes de l'Union Européenne, puis de laisser circuler librement les gens. Cette idée absurde qu'aucun, en dehors de ceux qui ont la malchance de connaître l'Union Européenne, est devenu de vouloir remettre en cause ce dogme. Si c'est même ce point d'une démagogie comme tant d'autres, nous aurions fait forçable à la sécurité de la France et des Français. Depuis des décennies, nous avons assisté à la démission morale, pire qu'une démission, une trahison. Bien sûr, dans la responsabilité, d'abord celle de François Hollande et de son gouvernement.

Après les attentats de Charlie Hebdo et de l'hyper-cachère, ils se sont contentés d'une réaction émotionnelle. Ont-ils fait pour lutter contre le trafic d'armes, les réseaux criminels, l'idéologie islamiste ? Rien. Et aucune des tentatives d'attentats qui ont eu lieu dans les mois suivants, ne les a fait bouger. Il aura fallu un véritable massacre pour susciter une réaction qui aille plus loin que la création d'un site internet ou d'un numéro vert. Mais ne négligeons pas la terrible responsabilité de Nicolas Sarkozy. J'en ai parlé tout à l'heure, effectif de police, mais aussi lutte contre le communautarisme et l'islamisme, démembrement des frontières.

Sur tous ces sujets, il a mené la pierre des politiques possibles. Il a poussé au communautarisme. Il voulait même l'inscrire dans la Constitution. Il a poussé au développement du fondamentalisme islamiste. Il a fait de l'UOIF un des interlocuteurs privilégiés de l'État. Sur tous ces sujets, il a désarmé la France. Il l'a vendue au pétro-monarchie. Il l'a soumise à la diplomatie américaine, à l'OTAN et a affaibli son influence dans le monde. Lui qui avait promis de nettoyer les banlieues au Karcher, il s'est compromis avec les pires islamistes. Il leur a permis de prendre le pouvoir en Libye.

La puissance des terroristes de l'État islamique, l'importance de la vague migratoire en Europe, cette année, il emporte une lourde part de responsabilité. Et aujourd'hui, nous voyons bien qu'ils restent tous incapables de revoir leur logiciel, de faire cet aggiornamento. Et même ceux qui s'apparenteraient pour eux à une révolution copernicienne, quand bien même les faits hurlent à leurs oreilles, ils ne veulent rien remettre en cause de leur dogme. Cet après-midi encore, au Parlement européen, il y avait un rapport d'un des députés européens UMP sur les migrants. Ce rapport était un concentré de multiculturalisme, d'immigrationnisme, de droits de l'homisme, une véritable caricature.

Contrôlent-ils aujourd'hui les frontières ? Un peu. Et c'est provisoire, on vous l'a bien dit. Bien sûr, provisoire. Et après avoir détruit les infrastructures de contrôle et supprimé tant de postes de douaniers, eh bien, la réalité, c'est qu'ils n'en ont plus les moyens. Et ils ne veulent pas se donner les moyens. Ceux d'entre vous qui ont essayé de franchir une frontière dans les derniers jours l'ont certainement constaté qu'il est très facile de passer en Allemagne, en Belgique ou au Luxembourg sans être à aucun moment contrôlés. Annonci qu'ils vont fermer les mosquées radicales, eh bien, on attend toujours que ce soit fait pour une seule d'entre elles.

Au vouloir d'échoir de la nationalité française, les binationaux terroristes ont contre les décisions sur les doigts de la main alors que des milliers de personnes pourraient être concernées. Ont-ils l'intention d'arrêter l'accueil des migrants ? On sait pourtant avec certitude que plusieurs des terroristes sont entrés dans l'espace Schengen avec les migrants. Mais la mesure prioritaire qu'on nous annonce pour les transmettre aux Etats-Unis alors qu'il est si facile pour les djihadistes de venir en bateau et de circuler en voiture. Quelle était la ligne ? Moi, j'avoue que je n'ai strictement rien compris.

J'ai entendu tout parce qu'ils ont raté de petits points dans le cadre du combat dérisoire qui les oppose depuis des mois et qui va continuer à les opposer pendant des mois. C'est vrai que le bilan de Nicolas Sarkozy les discrédite. Mais je rappelle que c'est toujours lui le président du parti. Quant au gouvernement, il part à l'urgence débordé, découvrant l'immensité de la tâche, mais ne sachant pas se résoudre à admettre quelques vérités essentielles sans lesquelles rien ne pourra avancer.

Vous avez vu, ils ont pioché quelques mesures dans le programme du Front National car ils savent qu'ils ne trouveraient rien d'efficace et pertinent que ce soit ailleurs, mais sans logique, sans cohérence et sans vision de long terme. Alors, quand l'émotion sera retombée, quand restera de cise ? Le gouvernement multiplie les incantations ridicules comme Bernard Cazeneuve qui part à Bruxelles à plus haut secours, sa précieuse Europe, mais l'Europe ne veut rien faire et elle ne peut rien faire. C'est dans son ADN de laisser faire, de laisser passer. Elle a ouvert nos frontières à tous les trafics et à tous les criminels. Cela fait des années que nous le dénonçons.

La passion, l'Union Européenne et plus de multiculturalisme. Mais comment peut-on espérer trouver le remède à la source du mal ? Objectivement, ça fait peur, ça inquiète. Oui, c'est un point important, essentiel même. La grande refonte de la politique française reste impossible quand on ne peut se résoudre à mettre en cause la matrice de ses choix idéologiques, à savoir l'Union Européenne. J'en parlais ce matin au Parlement européen. L'Union Européenne nous impose ces mauvaises décisions qui nous empêchent de revoir de fond en comble la politique française. Schengen et la libre circulation des hommes sur le continent restent l'alpha et l'oméga de l'Union Européenne.

D'ailleurs, ce dogme ridicule que nous dénonçons depuis des années, vous le savez, rend impossible la protection de nos concitoyens par la maîtrise des entrées et des sorties sur le territoire national. Ah, c'est encore entendu ce matin, les uns après les autres, sur l'arlésienne du renforcement des frontières extérieures de l'Union Européenne, à laquelle plus personne ne croit aujourd'hui et qui continue de nous imposer et qui est, en réalité, vous le savez, totalement irréaliste étant donné la configuration géographique de l'Europe. C'est même devenu une utopie, une utopie devenue elle-même meurtrière à qui on va faire confiance à la Grèce pour surveiller les frontières.

Mais ils sont noyés, noyés sous le flux de migrants à des pays qui n'ont aucun intérêt à développer un effort particulier pour protéger leurs frontières. Ils savent bien que les migrants ne resteront jamais chez eux. Et quelle logique il y a à venir nous vendre aujourd'hui le renforcement des frontières extérieures de l'Union Européenne alors qu'il y a encore quelques jours, ils ont mis des barbelés à ça. Ou alors ils continuent à nous prendre pour des idiots et à penser qu'on va continuer à croire à leurs discours, à leurs promesses. Ça a marché pendant tellement longtemps. Mais cela est imposé à la France contre les frontières nationales.

Objectivement, on se demande d'ailleurs pourquoi est-ce qu'on ferait confiance à l'Union Européenne pour empêcher une immigration massive alors qu'elle appelle une immigration massive de ses voeux depuis des années. Depuis des années, elle nous explique que je ne sais pas quoi, le marché du travail, le vénissement de la population, les retraites, tout ça justifie que nous accueillions ce commissaire européen disait il y a encore quelques semaines 50 millions d'immigrés étaient nécessaires soi-disant. Donc pourquoi est-ce que nous ferions confiance à l'Union Européenne pour empêcher l'immigration massive alors qu'elle veut l'immigration massive ? Elle la veut pour obéir aussi à Mme Merkel.

Mme Merkel qui dirige l'Union Européenne et qui aimerait bien... L'Allemagne les a bien utilisés mais maintenant ils sont quand même un peu chers. Et si on pouvait trouver encore une main d'œuvre moins chère que ces travailleurs de l'Est... Bien l'économie allemande. Quand l'Allemagne décide de cela, c'est à la France que l'on continue d'imposer l'arrivée de milliers, de dizaines de milliers de migrants et peut-être demain de centaines de milliers. Puisque 1 million sont entrés dans l'Union Européenne cette année et que la Commission Européenne nous a annoncé que 3 millions au moins arriveraient l'année prochaine. D'ici 2017, c'est donc en 2016.

On sait que les terroristes s'infiltrent parmi eux. On le sait et on l'a dit. Je l'ai dit, moi, dans l'enceinte du Parlement Européen au mois de septembre. Comme d'habitude, d'ailleurs, les députés européens du PPE et du PSE. Quel a été pourtant le seul message de la Commission Européenne et d'une grande fermeté, d'ailleurs, quelques minutes après les attentats. Je ne sais même pas s'il y a eu quelques heures. Pas question de revenir sur l'ouverture totale des frontières au migrant. Le premier mot qui a été celui de la Commission Européenne a été celui-là. C'est drôle. Ça a aussi été le premier mot de M. Obama.

L'austérité qui empêche la France de décider de son budget d'investissement à nouveau dans les forces de l'ordre. Le renseignement, la justice et la défense devient, elle aussi, criminelle. Elle est pourtant toujours, elle aussi, imposée par l'Union Européenne en dépit de quelques accommodements cosmétiques qui sont destinés à faire passer la pilule. Oui, on comprend. On comprend, ça ne veut pas dire qu'on est d'accord. La diplomatie même de la France est aujourd'hui contrainte par les lubies européennes sous influence allemande, une fois encore.

L'arrêt des sanctions contre la Russie dont nous devons faire un allié et non un ennemi, quoi qu'en pense l'Allemagne, n'est toujours pas à l'ordre du jour. Nous préférons financer la Turquie. Nous préférons entrer dans l'Union Européenne. Elle est désaccandidate à Schengen. Alors même que ce pays, dans la crise qui touche la région et dans la guerre que nous menons face à l'État islamique, c'est un acte insensé qui ne peut entraîner qu'une aggravation des tensions à l'heure où tous les pays de la région devraient s'allier pour combattre l'autoproclamé État islamique. Et je ne parle pas des amitiés coupables que nous continuons d'entretenir avec des pays comme le Qatar ou l'Arabie saoudite.

C'est lamentable. On commençait de s'éveiller aux dures réalités de ce qu'est devenu la France. Mais je ne souhaite pas terminer ce discours sans vous adresser des mots plus positifs. Car il y a parfois, mes amis, il y a parfois dans les malheurs les plus sombres des notes d'espoir qui réchauffent les cœurs et apaisent les âmes. Il en est ainsi de cette vague massive de patriotisme qui s'est levée des profondeurs de la France au lendemain des attentats du 13 novembre. Certainement la plus belle et la plus émouvante réponse que le pays tout entier pouvait apporter à la barbarie islamique et qui a rappelé à ceux qui en doutaient que la France vit et vibre encore.

Cet amour inné de la patrie inscrit en chacun de nous a revêtu de multiples formes exaltation de la nation de son drapeau de sa devise de son hymne. Cette renaissance flamboyante de tous ces symboles de la France que l'on croyait oubliée qui était maltraité par des décennies de mépris de la part d'un système qui a cru pouvoir y substituer ces nouvelles idoles nous comblent de réconfort. Nous qui avons toujours défendu ces symboles avec fierté. Cet amour de la France a donc ressurgi avec une force qui en a laissé plus d'un sans voix. Et je le crois ce retour de la France dans le cœur des Français que l'on sentait poindre bien avant les drames du 13 novembre ne pourra plus être arrêté.

Dans la douleur notre peuple a retrouvé la conscience de lui-même à nous à présent de lui rendre sa fierté. C'est un monde nouveau en effet que beaucoup découvrent et dans lequel chacun aujourd'hui doit agir. Chacun doit trouver la contribution qu'il peut apporter à cette histoire collective française à cette histoire qu'il nous reste toujours à écrire parce que tout simplement elle est la grande histoire de France. Oui nous sommes Français c'est une fierté nous ne baissons pas les bras nous ne courbons pas les chines même si tant de nos dirigeants nous ont incité à baisser la tête nous la gardons droite et haute oui je le crois le peuple français est une chance pour la France

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Locuteur 3

et à hauteur

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Invité

lors des crises qu'a connues le pays et nous ne nous laisserons pas marcher sur les pieds n'acceptons plus les paroles de ceux qui voudraient nous rabaisser ou pire nous intimider n'acceptons plus une seule fois dans la bouche de quiconque une insulte contre la France contre sa grandeur je n'accepterai plus d'entendre ces discours stigmatisant à l'égard des patriotes ces discours haineux parfois tenus jusqu'au sommet de l'état contre ceux qui portent le bleu blanc rouge comme un étendard depuis bien longtemps je n'accepterai plus d'entendre que le Front National serait un ennemi politique quand nous ne reconnaissons nous que des adversaires politiques mais identifions bien d'autres ennemis au premier rang desquels le fondamentalisme islamiste qui tue nos enfants la campagne des régionales reprend mais elle a changé de nature les discours haineux de nos adversaires politiques n'ont plus leur place le rejet de cette part innombrable aujourd'hui de patriotes qui votent pour nous qui votent pour la France n'est plus accessible lucidité responsabilité courage honneur et action voilà ce qu'il faut maintenant que nous encouragions voilà ce que nous attendons de tous bonne campagne mes amis soyez fiers de vous

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Locuteur 3

de nos valeurs merci merci