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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 11 février 2025 29 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSolidarités & familleInstitutions & élections

"C'est pire que celui de Barnier !" Porcher dézingue le budget du gouvernement Bayrou

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y avait urgence à réaliser ces économies ?

  • 6:38OuverteRéponse directe

    Quel est ton regard sur le budget Bayrou ? Est-ce qu'il est vraiment moins pire que celui de Barnier ?

  • 6:40OuverteRéponse directe

    Quel est ton regard sur le budget Bayrou ?

  • 8:26OuverteRéponse directe

    Et puis la transition écologique prend un coup aussi, alors qu'on est en 2025, quoi.

  • 10:17OuverteRéponse directe

    Éric Lombard, je le disais, était invité jeudi dernier sur le plateau d'Anne-Sophie Lapix, qui lui a posé les questions, qui lui a dit, mais attendez, il y a moins de sous pour l'écologie.

  • 14:54OuverteRéponse directe

    Mais tout va bien, Thomas, parce que jeudi soir, sur LCI, était consacrée une soirée sur l'immigration avec Bruno Rotaio qui nous expliquait que en gros, le problème de la France, c'était les étrangers voir les enfants d'étrangers de troisième génération.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:57PrésentateurChiffre
    « Le gouvernement vise 5,4% de déficit pour 2025 et 3% pour 2029 en lien avec leurs engagements à l'Union Européenne. »
  • 2:05PrésentateurChiffre
    « Le gouvernement vise 5,4% de déficit pour 2025 et 3% pour 2029 en lien avec leurs engagements à l'Union Européenne. »
  • 2:10PrésentateurChiffre
    « Revenu fiscal annuel qui dépasse 250 000 euros pour un célibataire et 500 000 euros pour un couple et dont le taux d'impôt sur le revenu est inférieur à 20%. »
  • 2:27PrésentateurChiffre
    « Pour les grandes entreprises, c'est pareil. On passe d'une contribution de 2 ans à 1 an. »
  • 2:33PrésentateurChiffre
    « Tout cela devrait peut-être, je dis bien peut-être, rapporter 10 milliards à l'État. »
  • 3:13PrésentateurChiffre
    « Pour combler le déficit public, le texte prévoit de réduire les dépenses de l'État et de ses opérateurs de 23,6 milliards, le patrimoine donc des plus pauvres. »
  • 4:21InvitéChiffre
    « On va le redire une dernière fois. Effectivement, on a une dette de 3 300 milliards. »
  • 5:07InvitéFait
    « Donc ça, c'est la pire des choses pour miner la confiance. C'est-à-dire que les gens qui sont à Bercy, les hauts fonctionnaires se trompent sur des prévisions de déficit. »
  • 5:13InvitéChiffre
    « Et pas d'un milliard. »
  • 6:44InvitéChiffre
    « Non, non, il est pire. Il est pire parce qu'il y a 6 milliards d'économies en plus. »
  • 9:50InvitéChiffre
    « Et là, on annonce une décennie où elle va augmenter de moins en moins vite. »
  • 10:53InvitéFait
    « Il y avait une étude de l'OFCE qui avait été faite sur l'ancien budget Barnier qui ressemblait à peu près à la même chose. »
  • 11:17InvitéFait
    « ce qui sont des objectifs complètement stupides. »
  • 11:40InvitéFait
    « que la dette en pourcentage de PIB et que les déficits en pourcentage de PIB ne se réduisent pas forcément parce que le PIB va chuter assez significativement avec cette politique. »
  • 18:13InvitéFait
    « c'est le budget le plus austéritaire depuis 25 ans, c'est Madame de Montchalin qui le dit. »

Temps de parole

  • Invité60 %
  • Présentateur30 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Locuteur non identifié 23 %
  • Présentateur 23 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

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0:30
Présentateur

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porché. Avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleur âme, c'est de les connaître et de les comprendre. Vous le savez, le média ne vit que par votre soutien. C'est le prix d'une information libre et indépendante. Pour soutenir votre média de manière pérenne, vous pouvez vous abonner à partir de 5 euros par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative.

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1:10
Invité

Salut Isa.

1:11
Présentateur

Alors avec toi aujourd'hui au programme, Emmanuel Macron et le gouvernement ont réussi à faire passer leur budget et leur projet pour la France. C'est parti. Ça y est, on sait à quelle sauce on va être mangé pour 2025. Le budget a officiellement été adopté au Parlement la semaine dernière après un 49-3 actionné par François Bayrou, puis par une motion de censure qui n'a pas obtenu assez de votes. En effet, la majorité des socialistes et le Rassemblement national ont décidé de ne pas censurer le gouvernement. Alors, le budget est passé. Le reste du NFP dénonce vivement ce choix du PS de ne pas voter la censure. Il fustige un budget pire que celui de Barnier. On va aller voir ça.

Eric Lombard, ministre de l'économie, a annoncé un grand tournant dans la gestion des finances publiques jeudi soir sur France 2. Le gouvernement vise 5,4% de déficit pour 2025 et 3% pour 2029 en lien avec leurs engagements à l'Union Européenne. Côté recettes, est annoncé la contribution sur les plus hauts revenus qui visera les personnes les plus riches. Revenu fiscal annuel qui dépasse 250 000 euros pour un célibataire et 500 000 euros pour un couple et dont le taux d'impôt sur le revenu est inférieur à 20%. Le dispositif a été limité à un an alors que c'était 3 à l'origine. Pour les grandes entreprises, c'est pareil. On passe d'une contribution de 2 ans à 1 an.

Cela cible les 400 entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires d'au moins 1 milliard et sont redevables de l'impôt sur les sociétés. Tout cela devrait peut-être, je dis bien peut-être, rapporter 10 milliards à l'État. Le taux de la taxe sur les transactions financières est porté de 0,3% à 0,4%. Ça c'est une faveur au PS. Une taxe sur les rachats d'actions suivie d'une annulation est créée pour les entreprises ayant un recours croissant à cette pratique et qui leur permet de distribuer une partie de leur excès de trésorerie à leurs actionnaires.

Elle concernera les plus grandes entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 1 milliard pour leurs opérations réalisées entre mars 2024 et février 2025. Mais la demande d'effort n'est pas portée uniquement sur les plus riches. Pour combler le déficit public, le texte prévoit de réduire les dépenses de l'État et de ses opérateurs de 23,6 milliards, le patrimoine donc des plus pauvres. En Pellemail est prévu, le niveau d'indemnisation des arrêts maladie de courte durée des fonctionnaires est porté à 90% au lieu de 100%.

Les budgets du travail, de l'enseignement supérieur et de la recherche, de l'écologie, avec la prime Rénov' ou le fonds vert pour la transition dans les collectivités locales par exemple, l'agriculture, l'éducation, l'aide publique au développement, tout ça baisse. Il y a aussi une augmentation des frais de notaire. Et puis il y a eu un tollé pour cette mesure, le seuil d'exemption de TVA pour les petites entreprises, notamment les auto-entrepreneurs, est désormais fixé au seuil unique de 25 000 euros de chiffre d'affaires annuel au lieu de 37 500 jusqu'ici pour les prestations de services et 85 000 pour les activités de commerce.

Après avoir promu la Startup Nation, Emmanuel Macron pioche chez eux. Face aux indignations, le ministre de l'Économie a annoncé suspendre la mesure le temps de rediscuter de tout ça. La discussion et les compromis, ce sont bien les mots qu'ont mis en avant la Macronie pour décrire ce budget. Thomas, on en a déjà parlé plusieurs fois, le ministre avance que la France est surendettée, que nous avons plus de 3 300 milliards d'euros de dettes et que cela coûte, etc. Est-ce qu'il y avait urgence là à réaliser ces économies ? Parce qu'on parle beaucoup des recettes mais moins de la réduction drastique des dépenses et des services publics.

4:21
Invité

On va le redire une dernière fois. Effectivement, on a une dette de 3 300 milliards. Après le surendettement, qu'est-ce qui dit qu'on est surendetté ? En premier lieu, c'est les marchés financiers et ils nous punissent en augmentant très fortement les taux quand ils jugent que la dette n'est pas crédible. Puis ensuite, on regarde également l'évolution de la croissance par rapport au taux d'intérêt réel et tant que la croissance est sûre du taux d'intérêt réel, il n'y a pas de souci. Donc il y a un certain nombre d'indicateurs et puis on regarde après la volonté des investisseurs d'acheter notre dette.

Donc vous avez pas mal d'indicateurs comme ça qui permettent d'évaluer si une dette est risquée ou non. Qu'est-ce qui se passe depuis que nous sommes en instabilité politique ? C'est-à-dire qu'il faut bien voir quand même la situation que nous avons. Nous avons eu un dérapage budgétaire parce que Bercy s'est trompé. Donc ça, c'est la pire des choses pour miner la confiance. C'est-à-dire que les gens qui sont à Bercy, les hauts fonctionnaires se trompent sur des prévisions de déficit. Et pas d'un milliard. Voilà, et pas d'un milliard. Donc ça devrait miner la confiance. Deuxièmement, à cela s'ajoute une crise politique avec une instabilité politique.

Nous n'avons pas eu de gouvernement pendant l'été. Puis nous avons eu un gouvernement qui a été nommé. Puis il a été censuré. Puis un autre est nommé. Puis peut-être il allait être censuré.

5:32
Présentateur

Et qui ne respecte pas le résultat des urnes.

5:33
Invité

Et qui ne respecte pas. Donc tout ça, cumulé, devrait être quand même des indicateurs qui feront que les marchés financiers se déchaînent, qui feront que les investisseurs ne voudraient plus de notre dette. Et malgré tout, rien n'a changé. Rien n'a absolument changé. Le spread, c'est-à-dire l'écart de taux entre la France et l'Allemagne depuis la motion de censure, il n'a pas bougé. La dernière vente de titres de l'État en janvier, en janvier là, ils sont partis comme des petits pains. Les obligations sont parties comme des petits pains. Il y avait toujours deux fois plus d'investisseurs qui voulaient acheter notre dette que l'on émettait de titres de dette.

Ce qui veut dire que notre dette était toujours autant attractive. Donc la réalité, c'est qu'à part dans la tête des gens, dans la tête de nos dirigeants, ou d'une force qui les imposera à faire ça, et moi je pense qu'il n'y a aucune force, même l'Europe, il y a des négociations qui peuvent être faites. Donc à part dans la tête de nos dirigeants, il n'y avait pas de problème majeur qui justifiait un tel budget. En tous les cas, pas dans l'achat de notre dette, pas dans les taux d'intérêt, et pas non plus dans le lien entre, pour le moment, la croissance et les taux d'intérêt réels.

6:38
Présentateur

Quel est ton regard sur le budget Bayrou ? Est-ce qu'il est vraiment moins pire que celui de Barnier ?

6:43
Invité

Non, non, il est pire. Il est pire parce qu'il y a 6 milliards d'économies en plus. Après, il y a eu des secteurs qui ont été sauvés comme l'éducation. Qui va avoir une légère austérité, alors que ça devait être le premier poste qui devait faire des économies. Mais il y a quand même des économies partout. Non, mais je veux dire, moi, si on me donnait ce budget à analyser, je ne connais pas, je ne sais pas que c'est le budget de la France. Je ne sais pas qu'il y a cette instabilité politique, qu'il y a eu ce dérapage des finances publiques. Je ne sais rien.

On me donne ce budget, on me montre où est-ce qu'il y a les impôts, où est-ce qu'il y a les coupes, et on me dit, comment tu juges ce budget ? Moi, je regarde ça, je me dis, c'est un budget qui n'a pas de volonté économique. Vous avez des hausses d'impôts temporaires. Voilà, très temporaires. Vous avez, d'un côté, les premiers à affecter, c'est l'aide au développement, ce qui veut dire qu'on serait dans un problème un peu... Moi, ça me fait penser en fait à un budget qui serait soumis par une force extérieure. Un petit peu comme un pays pauvre qui est soumis par le FMI de faire un budget. On a l'impression que c'est ça.

Alors, on coupe les aides au développement, puis après, on coupe par exemple dans l'investissement dans l'enseignement supérieur et la recherche. Ce qui est contre toute... Enfin, on n'arrête pas de parler d'innovation, on n'arrête pas de formation, de qualification. Et là, on coupe là-dedans. Donc, c'est un pays qui coupe quand même dans sa recherche d'enseignement supérieur, alors que l'enseignement supérieur n'est pas au top. L'université vit grâce à des vacataires majoritairement. Quelqu'un qui fait ce type de coupe-là, c'est quelqu'un qui ne croit pas en l'avenir. Donc moi, je dirais, il n'y a pas de volonté économique. Je ne vois pas de volonté économique.

Et j'ai l'impression que c'est un budget soumis. Or, quand on regardait les premiers budgets de Macron, on voyait que c'est des budgets pro-business, par exemple. Quand on voit le budget de Trump, on voit que c'est un budget très pro-business. Et également là, il n'y a rien qui s'en dégage à part une forme d'austérité, comme si ce budget était soumis par une force extérieure.

8:26
Présentateur

Et puis la transition écologique prend un coup aussi, alors qu'on est en 2025, quoi.

8:30
Invité

On peut faire la liste, il n'y en a pas. Oui, de toute façon, je l'ai fait un peu, mais... Tu l'as fait. L'agriculture prend un coup. La recherche prend un coup. L'économie prend un coup. L'aide au développement prend un coup. Au moment où Trump aussi va réduire l'aide au développement. Ce qui veut dire que des grosses politiques de santé, de distribution de vaccins, de médicaments, notamment pour traiter le VIH, vont être beaucoup plus compliquées à avoir parce qu'il y aura moins de financements. D'accord ? Vous regardez l'audiovisuel public prend un coup. Le sport et la vie associative prend un coup. Voilà, il n'y a que... En fait, le vrai gagnant, c'est l'armée. C'est tout.

L'armée, justice, sécurité, eux, il n'y a pas de souci. Et l'armée, un peu plus ou moins, mais le reste...

9:07
Présentateur

Puis, justice, ce n'est pas pour avoir plus de magistrats ou de greffiers pour que les procédures aillent plus vite. C'est vraiment pour des prisons, des places de prison qui, on le sait, par les études, ne règlent pas du tout le problème en soi de ce qui se passe.

9:18
Invité

Mais après, l'autre... Pour le reste, on est sur des économies où un gel de l'augmentation. Or, la dépense publique, elle doit augmenter, elle doit suivre l'inflation, elle doit suivre aussi la croissance démographique, elle doit suivre en partie aussi la croissance des besoins. Et là, on voit qu'on est sur des mesures d'économie et qu'on ne prend pas en compte le reste. Alors, vous savez déjà, entre 2000 et 2010, la dépense publique, elle a augmenté de 2 à 3 % par an. Hors période de crise. Entre 2010 et 2019, elle a augmenté de 0,3, 0,5 par an. Et là, on annonce une décennie où elle va augmenter de moins en moins vite.

Et vous avez vu le ralentissement de cette augmentation de la dépense publique. Nous avons vu l'impact que ça a eu sur des services publics comme l'hôpital, qui était au top niveau et qui se sont appauvris année après année, sur l'éducation, sur les universités, qui aujourd'hui sont plus pauvres, par tête, par étudiants, qu'il y a 10-15 ans. Et donc là, on va continuer cette logique. Donc, dans une dizaine d'années, ces services publics vont être affectés de manière très forte.

10:17
Présentateur

Éric Lombard, je le disais, était invité jeudi dernier sur le plateau d'Anne-Sophie Lapix, qui lui a posé les questions, qui lui a dit, mais attendez, il y a moins de sous pour l'écologie. Finalement, c'est plus les classes moyennes et les classes populaires qui vont payer de fait pour ce budget plutôt que les plus riches. On voit des plans sociaux partout. C'est vrai, tout le monde le voit. Et le chômage aussi, dont les chiffres augmentent, qui sont plein de records comme ça, malheureusement battus. Et Éric Lombard a répondu que ce budget allait redynamiser le pays. On part plutôt sur l'inverse.

10:48
Invité

Non, on part sur l'inverse. Toutes les études le montrent. De toute façon, là, en plus, ce qui est très grave, c'est que toutes les études le montrent. Il y avait une étude de l'OFCE qui avait été faite sur l'ancien budget Barnier qui ressemblait à peu près à la même chose. Peut-être dans l'ensemble, il était peut-être un peu plus violent, mais sur l'autre, la coupe de la dépense publique était un peu plus forte. Mais bon, c'était à peu près la même chose. Il y avait un impact sur la croissance, une diminution de la croissance.

Mais quand on prend l'ensemble des pays de la zone euro qui font tous, grosso modo, une consolidation budgétaire, c'est-à-dire qu'ils sont tous en train de couper pour réduire leur déficit à moins de 3 %, ce qui sont des objectifs complètement stupides. Quand on voit que Trump fait à 8 %, il s'en fout. Nous, on va. Toutes les études montrent que cette consolidation budgétaire dans la zone euro va drainer la croissance de l'ensemble de la zone euro vers le bas. Donc, non seulement notre politique a un impact négatif sur notre pays, mais la politique des autres pays va avoir un autre impact négatif.

Donc, il y a des chances qu'au final, et on en reparlera, il y a des chances, et je le dis à ce micro très clairement, et je prends à témoin les téléspectateurs, que la dette en pourcentage de PIB et que les déficits en pourcentage de PIB ne se réduisent pas forcément parce que le PIB va chuter assez significativement avec cette politique. Donc, ça ne va pas redynamiser l'économie, ça va freiner la croissance.

11:55
Présentateur

Oui, c'est engagé à bien vérifier tous les mois si les courbes prévues vont vraiment être affectées, la croissance, le PIB, etc. On verra bien, parce que tu l'avais dit aussi au début de Bruno Le Maire en disant non, mais le déficit va exploser, ce n'est pas possible de faire des choses comme ça, donc on verra, mais c'est sûr que c'est un schéma qu'on a déjà vu plein de fois. En tous les cas,

12:15
Invité

c'est sûr que l'objectif de ce gouvernement, est-ce qu'il est d'investir dans l'avenir, donc dans la formation, dans la transition écologique, dans l'innovation, si vous voulez, l'IA, alors moi, on n'est pas fan de ça ici, on l'a dit plusieurs fois, mais pourquoi pas, ou est-ce qu'il a seulement pour but de réduire le déficit ? En fait, l'objectif final, en fait, le déficit, ce n'est qu'un moyen, c'est un moyen de financer un fonctionnement de l'économie, une activité quand ça va moins bien et des financements d'avenir, d'accord ? Et là, en fait, eux, c'est l'inverse.

En fait, tous les autres pays du monde, tous les autres pays du monde mettent leur déficit au service de l'activité économique et nous, on cadenasse l'activité économique pour réduire les déficits, ce qui est complètement idiot parce que, imaginons même que par magie, ça marche leur truc, ça marche. On revient à, allez, dans quelques années, on revient en dessous des 3%. Et quoi ? Et so what ? C'est quoi le jour d'après ? Si on revient et que tout est complètement cassé, que l'université vit encore avec plus de vacataires, que l'hôpital vit encore avec moins de moyens et de personnel, c'est quoi le jour d'après ? C'est des jours d'heure ou pas ?

Et que les gens s'appauvrient, c'est qu'il y a des records

13:18
Présentateur

de gens qui dorment dans la rue ?

13:19
Invité

Et tout à fait, que les collectivités locales n'ont plus de fonctionnaires dans les collectivités locales qui sont majoritairement quand même des ouvriers, des égoutiers, des aides-soignantes, etc. Donc, qu'est-ce qu'on fait, le J plus 1 ? On est content avec un moins 3 ? On danse tous autour d'un 3% ? Non, mais ça ne sert à rien d'avoir un 3% sur une économie qui est détruite. Donc, on voit très bien. Et moi, ce qui m'étonne, c'est qu'à un moment où tout part dans tous les sens, où, de l'autre côté, on a un fou furieux qui est en train de faire à peu près tout et n'importe quoi, que de l'autre côté, ils soutiennent leur économie avec un plan 2030, etc.

Et eux, ils ne renient pas leur plan parce que nous, on a fait un plan, là, on le renie complètement. Ça y est, eux, ils ne renient pas leur plan. Et nous, on est en train de dire oui, on va passer de 5,6 à 5,2 et ça va améliorer le sort alors que tout le monde s'en fout. Concrètement, tout le monde s'en fout. Je veux dire, les défis ne sont plus là. On a l'impression que ce budget, c'est un budget de mecs en 1996. Je suis paru, ils se sont dit tiens, on va faire un budget un peu austéritaire, il faut réduire la dette, c'est très grave. Alors qu'on n'est plus dans ce monde-là. On est dans un monde où, là, il y a vraiment une incertitude géopolitique.

Il y a vraiment une volonté de certains États de dominer économiquement d'autres pays et que nous, il faudrait qu'on se réveille un petit peu et qu'on arrête de se dire oh, on a peur. C'est aussi un budget peureux parce que là, comme tu l'as dit, les gens, ils mettent une taxe sur les auto-entrepreneurs à plus de 25 000 euros. Alors, tu l'as bien dit, c'est assez marrant pour quelqu'un qui a théorisé l'ubérisation de l'économie et qui voulait que l'avenir salarial se soit en partie des auto-entrepreneurs. C'est assez marrant. Mais à peine, ça commence à crier, oh, ils reculent. On voit qu'ils ont peur de leur honte. Qu'est-ce qu'on peut faire à l'avenir avec des gens comme ça ?

14:54
Présentateur

Mais tout va bien, Thomas, parce que jeudi soir, sur LCI, était consacrée une soirée sur l'immigration avec Bruno Rotaio qui nous expliquait qu'en gros, le problème de la France, c'était les étrangers voir les enfants d'étrangers de troisième génération. Donc, voilà. Ce qu'il y a dans notre caddie aux courses, c'est pas très grave, finalement.

15:11
Invité

Le droit du sol et tout. On reparle de tout ça.

15:13
Présentateur

On revient sur des acquis de la Constitution. En tout cas, autre sujet, l'EPS n'a pas voté la censure et ça, ça a provoqué maintes passes d'armes entre les insoumis et les socialistes au plus grand bonheur de ceux qui rêvaient la fin du NFP. En l'occurrence, vous avez vu, la plupart des députés du nouveau Front Populaire ont tenu l'Aïe et nous sommes les seuls aujourd'hui à être les opposants de ce gouvernement puisque vous savez que la motion de censure est la seule réponse possible au 49-3, la seule qui permet d'exprimer ou pas son opposition au budget et donc au gouvernement. Et donc tous ceux qui aujourd'hui ont voté la motion de censure sont les opposants de ce gouvernement.

En l'occurrence, près de 130 députés du nouveau Front Populaire. Vous avez remarqué d'ailleurs que et le Parti Socialiste et le Rassemblement National, enfin presque tout le Parti Socialiste, pardon, et tout le Rassemblement National se situent maintenant dans le soutien du gouvernement. Voilà, il n'y a plus qu'une seule opposition, c'est celle des communistes, des écologistes, des insoumis et de quelques députés socialistes.

16:12
Locuteur non identifié

il n'y a pas de chèque en blanc qui est donné à ce gouvernement, il y a juste des socialistes en responsabilité qui estiment qu'il est nécessaire d'avoir un budget pour les collectivités locales, pour les assurés sociaux, pour les associations. Je le redis, ce n'est pas un bon budget, mais pour autant, on ne censure pas ces budgets pour permettre qu'ils existent et pour que nous déployons notre opposition sur le reste des dossiers. J'entends en effet ce qui nous traite de trahison, d'exclusion d'un collectif. Je n'ai pas l'habitude de donner du crédit aux donneurs de leçons qui s'érigent en distributeurs de bons et de mauvais points à gauche.

Voilà, je n'attends pas d'autres de me décerner si je suis de gauche ou pas de gauche. J'ai mes convictions, ce sont celles d'un socialiste, universaliste, laïc, républicain, écologiste, attaché à la question sociale. On mène le combat avec des modalités différentes que d'autres formations à gauche. Moi, je ne suis pas là pour débattre de leurs propres choix mais je récuse avec la dernière énergie l'idée selon laquelle on peut avoir une pureté à gauche. Ceux qui s'enferment dans le discours de la pureté, à la fin, ils se rabougrissent et ils font perdre la gauche.

17:25
Présentateur

Les socialistes avancent comme argument il vaut mieux un budget mauvais que pas de budget du tout. C'est quoi ton regard toi là-dessus ?

17:31
Invité

Vraiment, ce sont des prophètes de malheur, ils crient avec les autres. Rappelons quand même ce qu'on nous a dit parce que là, je vois un sondage hier en disant ah oui, il y a 7 Français sur 10 qui voulaient un budget mais le travail qui a été fait quand même pour que ces gens aient peur. Premièrement, on leur a dit attention, votre carte vitale ne va plus fonctionner, les fonctionnaires ne vont plus être payés, etc. On leur a dit ça. Puis après, on leur a dit attention, vous allez vous transformer, la France va se transformer en Grèce, on va se faire attraver par le FMI, ça va être des coupes violentes, horribles, attention, c'est très grave.

Et puis après, comme le dit le PS, ah vous n'avez pas de budget, non, on avait un budget, tu l'as bien dit, on a le budget de 2024 et le budget de 2024, il était mieux que le budget de 2025. Clairement mieux, beaucoup moins austéritaire parce que là, c'est le budget le plus austéritaire depuis 25 ans, c'est Madame de Montchalin qui le dit. Et donc, on avait un budget de 2024 mais c'est Bayrou, le gouvernement qui a fait en sorte qu'une petite partie en fait des investissements qu'on peut faire avec ce budget parce que les administrations publiques investissaient, ne soit que limitée pour forcer au fait que les gens ne puissent pas prendre toutes leurs décisions et forcer le vote d'un budget.

Mais il y avait un budget, il y avait le budget 2024 et on aurait pu dire, l'Espagne a tenu des années, la Belgique aussi, l'Allemagne, tous les pays d'Europe, une grosse partie traverse ce genre de discussion et on avait le budget 2024. Donc, il n'y avait pas de soucis.

18:52
Présentateur

Ce qui revenait beaucoup, c'était oui, mais l'indexation de l'impôt sur les revenus, si on n'a pas de budget 2025, les gens vont devoir, parce qu'indexé par rapport à l'inflation, il n'y a pas de 2025. Donc,

19:01
Invité

des gens qui ne payaient pas d'impôts auraient payé un impôt. Un petit peu d'impôts,

19:05
Présentateur

mais ça peut être revu si on revote une petite loi plutôt que d'adopter le budget 2025, ça aurait pu être rattrapé. Il y a aussi, oui, c'est la fin des passes culture, c'est la fin des services civiques, etc. Et tout ça, en fait, la France Insoumise nous l'a expliqué au micro, donc on va regarder.

19:25
Locuteur non identifié

La loi spéciale, c'est une loi budgétaire qui permet d'appliquer en 2025 les budgets de 2024. Le budget de 2024, il est moins austéritaire que celui que nous allons nous apprêter à voter. Donc, au moins pour quelques semaines, le temps d'avoir un meilleur budget, cette loi spéciale faisait l'affaire, excusez-moi, vous allez me laisser continuer, faisait largement l'affaire. Et quand on a payé plus d'impôts, il suffisait d'une chose, c'est qu'on censure ce gouvernement, on passe immédiatement une loi d'urgence qui permet, parce que c'est possible, de faire en sorte que l'impôt soit indexé sur l'inflation, le barème de l'impôt, et ça réglait le problème. Tout ça, c'est fait pour quoi ?

C'est fait pour un chantage, c'est fait pour un sabotage de la loi spéciale que le gouvernement a organisée pour mettre la pression et obliger, j'allais dire, à imaginer qu'il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget du tout. Aujourd'hui, il faut le répéter, il y a un budget qui fonctionne, donc rien, le temps ne pressait pas, et tout ça a été fait avec la volonté que la censure ne passe pas.

20:22
Présentateur

Après ces explications-là, Thomas, quel est l'état de la gauche ? Qu'est-ce qu'elle donne à voir ? Parce que là, sur les plateaux, on entend plus les disputes à gauche que la concrétisation de ce budget ou même l'extrême droite qui s'en sort très bien dans tout ça alors qu'elle n'a pas non plus voté la censure.

20:35
Invité

Éric Coquerel a raison déjà, je veux le dire, il a raison et ce qu'il dit est vrai. C'est-à-dire que Beyrou a voulu bloquer par circulaire une partie limitée à 20%, une partie des investissements possibles sur le budget 2024 par circulaire. Il a fait ça pour contraindre les gens à ne pas pouvoir réaliser les achats ou les investissements nécessaires comme ils l'ont fait quand c'était en 2024. Donc ça a été voulu par le gouvernement pour pousser à un vote de budget. Ça, il a raison de le dénoncer.

Ça a été organisé par le même gouvernement qui a voulu faire peur en disant à un moment, vous vous en souvenez que justement, il n'allait pas avoir de carte vitale et c'est une ancienne première ministre qui a dit ça, une ancienne première ministre dans un micro à la télé sans honte alors que c'est parfaitement faux. Et nous l'avons remarqué puisqu'en réalité, la vie n'a pas énormément changé. Maintenant sur le PS, je pense qu'il y a de la stratégie politique mais quand même, c'est bon, ils ont eu un engagement quand ils se sont fait réélire, très bien, ils ne respectent pas leur engagement, ce n'est pas la première fois.

Mais comment on peut quand même valider et donner sa confiance à un gouvernement qui commence son discours en disant que le problème de la dette, c'est les retraités. C'est ça moi que je ne comprends pas. À partir de là, la discussion pour moi est fermée.

Dire qu'il y a plus de 50 milliards de déficit des retraites, l'annoncer comme ça, déjà c'est un chiffre fallacieux, on l'a démontré ici, et rien que ça vaut des qualifications, mais dire ensuite que 50% de la retraite est due aux retraités et dire qu'avec ce type de gouvernement qui utilise des chiffres fallacieux pour casser le système social, le modèle social, et dire qu'on peut négocier, entamer une négociation avec ça, moi je pense qu'on négocie avec des gens qui sont honnêtes, on ne négocie pas avec des gens qui sont malhonnêtes. Et Beyrou, dans l'utilisation de ces chiffres, a été malhonnête. Point barre.

Donc pour moi, commencer une discussion avec quelqu'un comme ça, sur ces chiffres-là, sur cette base-là, on sait que la discussion va coucher d'une souris et c'est ce qui s'est passé. Mais je pense que derrière il y a des stratégies politiques, qui regardent des sondages, etc., plein de choses. Et puis ils ont besoin surtout de se démarquer de la LFI parce qu'ils parient sur le fait que l'élection des législatives sera dans longtemps. Après ça c'est de la politique, moi ça ne me concerne pas trop, mais discuter avec un gouvernement qui part sur cette base-là, pour moi ça me semble difficile.

22:50
Présentateur

Parce que revenons aux bases et encore une fois, en termes d'économie, Emmanuel Macron fait la dissolution, personne entre guillemets gagne les élections même si le NFP est quand même devant, mais après avec des alliances de la Macronie et de la droite, le socle commun devient entre guillemets majoritaires. Et après, Éric Lombard l'a encore dit jeudi dernier, nous avons fait ce budget en discutant avec des compromis, etc. Économiquement, là ce budget, il n'emprunte rien au programme du NFP, bannière sous laquelle le PS s'est fait élire.

23:18
Invité

Peut-être la partie provisoire de la taxation des très hauts revenus. On peut dire que là il y a une orientation qui ressemblerait à celle du NFP parce qu'il y a une taxation des 400, 440, plus grandes entreprises et tu l'as dit des très hauts ménages. Il n'y a que ça, mais sur le reste, ça reste quand même un budget très austéritaire. Sur la coupe de la dépense publique, oui, ça reste très austéritaire. Alors peut-être ils ont gagné des éléments sur l'éducation, mais malgré tout, en fait, on voit très bien qu'il y a la philosophie globale en tous les cas du gouvernement. Et je ne parle même pas des questions d'immigration, de droit du sol, etc. qui, là, normalement sont des lignes rouges.

Mais pareil, le PS nous a habitués à une forme de perméabilité à ce type de...

24:01
Présentateur

Ils ont fait leur motion de censure sur les valeurs tout de même. Oui,

24:04
Invité

mais bon, dans leur histoire, je me souviens, moi, de la déchance de nationalité, Emmanuel Valls, etc. On en passait des meilleurs. Donc ils sont assez perméables à ce type de discussion. Il y a une partie du PS qui est vachement là-dedans, disons-le. Mais ça, c'est autre chose. Mais même sur l'économie, mais pareil, sur l'économie, disons-le, a accepté les lois du marché depuis très longtemps. Mais là, dire que les retraites c'est important, avoir été à toutes les manifestations des retraites, etc., et s'associer avec un gouvernement qui part du principe que 50% de l'augmentation de la dette est due aux retraités est vraiment dans les 5 premières minutes de son discours.

Là, il n'y a rien... On sait que la discussion est faussée d'entrée de jeu. Et d'ailleurs, ils n'ont pas eu grand-chose en réalité. Donc voilà, c'est fini. Après, le reste est politique. Mais là, bon, ils ont finalement donné leur garantie à ce que dit Mme Monchalin, le budget des plus grandes économies faites depuis 25 ans. Sachant qu'en 2023, moi, je me souviens, c'est ça qui est trop marrant, c'est que Lucie Castet, à l'époque, avec son association de nos services publics, avait écrit un article en disant en 2023, le budget le plus austéritaire des 20 dernières années. Donc celui-là, il l'emporte sur celui de 2023. Et donc, vous voyez, le PS valide ça. Bon, voilà.

25:20
Présentateur

Et sachant encore une fois que le parti d'Emmanuel Macron n'a pas gagné les élections. Et ça, c'est important de rappeler que normalement, l'Assemblée nationale est parsemée.

25:29
Invité

Oui, tout à fait. Mais le parti d'Emmanuel Macron, ça a toujours été l'alliance de la gauche réformiste et de la droite. Et là, finalement, ce qui est assez intéressant, c'est que ça s'est reconstitué de fait. Et ça s'est reconstitué de fait, c'est sous nos yeux. Pour se sauver. Montchalin, Valls, Rotaillot. Et puis, vous avez les satellites qui sont absorbés, Hollande, le reste. Donc, ça se reconstitue. C'est quand même, il y a un extrême centre, finalement, qui est dans les faits assez solide. On le voit bien.

25:54
Présentateur

Et dans tout ça, le Rassemblement National n'a pas voté la censure, avance tout doucement, se montre comme l'alternative à l'UMPS. Ils ont repris à notre micro ce terme qui date d'il y a plusieurs années. Dans tout ça, même s'il y a eu des gros désaccords, et de toute façon, on vient de l'expliquer, toutes les passes d'armes entre LFI, l'UPS, LFI, l'UPS, quel état, quelle image ça donne à voir de la gauche ?

26:17
Invité

J'attends de voir ce que ça va donner sur les électeurs du RN, le fait que le RN ait voté ce budget, parce que ce budget va être quand même difficile pour un certain nombre de personnes. Alors, ils arrivent toujours à bien s'en sortir sur l'économie, toujours, parce qu'ils rattrapent d'autres sujets, parce qu'ils ont quand même fait un certain nombre de bourges sur l'économie. Mais là, c'est vrai qu'ils ont voté un budget austéritaire. Alors, comment ils peuvent être dans l'opposition après qu'avoir voté ce budget ? Ils y arrivent toujours, et puis ils ont beaucoup de gens avec eux, maintenant des médias, etc.

Mais après, sur ce qui se passe à gauche, il y a des critères économiques de gauche qui ont été défendus au moment de la NUPES et du NFP. Et là, je me souviens, on peut revoir tous les discours du PS, Olivier Faure, etc., c'est du discours qui était très engagé. Eh bien, si on dévite cette voie, comme l'a fait Hollande à partir de 2013, avec le CIC et la politique de l'offre, ou comme l'a fait Mitterrand à partir de 1983, je pense qu'il faut une clarification. Il faut savoir ce que... On ne peut pas se dire de gauche quand on a fait une politique encore plus à droite sur l'offre que Nicolas Sarkozy. On ne peut pas. Donc, à un moment, il faut redéfinir ce qu'est la gauche.

Alors, moi, je pense que ça a été beaucoup brouillé par ces alliances et des alliances, ces alliances et des alliances. Mais un programme de gauche est un programme qui va revoir la répartition des richesses, qui va faire en sorte que les différences entre les plus riches et les plus pauvres s'amenuisent, qui va aller attaquer les paradis fiscaux, qui va investir dans les services publics, dans la transition énergique. C'est ça, des réformes de gauche. Après, on n'endosse pas ces réformes-là, est-ce qu'on est encore de gauche ? Voilà, c'est ça, la vraie réforme.

27:55
Présentateur

Et merci à vous, chez vous, d'avoir suivi cet épisode de l'Instant Porcher. J'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique, de direct par jour du terrain du reportage, mais aussi de l'enquête. Le Média, c'est 30 travailleuses et travailleurs qui produisent de l'information au quotidien. Vous le savez, le Média ne vit que par votre soutien, c'est le prix d'une information libre et indépendante. Pour soutenir votre Média de manière pérenne, vous pouvez vous abonner à partir de 5 euros par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative.

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"C'est pire que celui de Barnier !" Porcher dézingue le budget du gouvernement Bayrou · Pourquijevote