Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média· 26 juin 2025 52 min

CENSURE DE BAYROU : LE PS SE RÉVEILLE-T-IL TROP TARD ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 et d'activer la cloche. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans Au cœur de l'actu, l'émission de l'actualité du soir sur le média que vous nous regardiez sur YouTube sur notre canal 165 de la Freebox, sur Molotov ou sur le médiiaatv.fr. fr.

Soutenez l'Harry Post du média, une campagne citoyenne cruciale pour bâtir une chaîne d'information indépendante et populaire. Sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne. Rendez-vous sur campagne.fr.

Aujourd'hui, nous allons parler de l'actualité politique qui est particulièrement riche ces derniers jours. Pour rappel, depuis des mois et sous l'impulsion de François Beou, patronat et syndicat tentent de trouver un accord pour améliorer la réforme des retraites en tentant de corriger un point qui n'a pas été abordé, la pénibilité au travail. Malheureusement, aucun accord n'a été trouvé, même si le Premier ministre a tenté hier une ultime rencontre.

Face à cet échec, le PS a annoncé déposer une motion de censure. Pour discuter de tout ça, je reçois Paulc, notre chroniqueur maison et le député PS du Valdoise, romain Eskénasi. Au cœur de l'actu, c'est maintenant. [Musique] [Applaudissements] Bonsoir Paul.

Bonsoir. Merci d'être avec nous sur ce plateau. Le député romain Eskinazi ne va pas tarder à nous rejoindre.

On va commencer cet entretien sans lui mais il sera là dans quelques instants. Euh on va revenir déjà sur le conclave. Qu'est-ce que tu as pensé de cette séquence Paul ?

Tu savais d'avance que ça allait être un échec ? Je oui enfin je j'estimais qu'il était très fortement probable que ce conclave se se passe sous le signe de la mascarade. On est dans une situation où depuis des années l'idée de mettre de dans sur une même table les partenaires sociaux comme on dit c'estàd les syndicats d'un côté qui représentent les intérêts des salariés et de l'autre côté les intérêts du patronat a toujours échoué.

On a eu plein de de de moments où en fait vous avez l'État qui dit on veut une certaine trajectoire budgétaire et vous allez vous mettre d'accord pour en fait diminuer le droit des travailleurs. C'est ce qui s'est passé sur assurance chômage dans plus dans d'autres dossiers et sur les retraites. C'était évidemment un la situation à laquelle on allait avoir droit puisque de toute manière et ça ne sont pas mes mots, ce sont les mots de d'un des représentants de la CFECGC quand même pas le syndicat he la confédération générale des cadres la le plus dire le plus vindicatif c'est il il dit le MEDF ne veut jamais rien payer hein il explique toujours que les efforts doivent être répartis entre travailleurs et sur cette question des retraites on sait que c'est un point d'achauffement particulièrement intense.

Donc effectivement 4 mois de perdu, 4 mois de mascarade, 4 mois de dialogue de sour hein avec des faux dialogues. Je rappelle juste aussi que dès le premier jour, on a le syndicat force ouvrière qui est a quitté le conclave. Donc ça a donné un moment le ton et l'ambiance he de de de la suite.

La CGT une semaine et demi plus tard à peu près est partie également. Donc vous aviez ensuite certains syndicats qui étaient restés à t de négociation mais enfin vous aviez déjà deux des principaux syndicats représentatifs qui avaient quitté le conclur en expliquant que c'était une mascarade. Ce sont aussi leurs mots hein. que il était quand même assez évident que il n'y aurait pas d'avenir à partir du moment où en plus vous avez de l'autre côté les représentants du patronat hein qui ont dit que en ce qui concerne les ce que les syndicats voulaient discuter, ils ne bougeraient pas ni sur l'âge de départ de la retraite ni en vérité sur des efforts qui seraient demandés de leur part des efforts du patronat sur un nombre de sujets différents, notamment la question de la pénibilité où les le patronat a toujours dit ah non on peut faire un peu de reconversion, on peut faire de la prévention mais lorsqu'il s'agit de payer, c'est de payer et de reconnaître leur responsabilité sur le caractère pénible du travail parce que ces gens-là profitent hein du travail de de de nombre de travailleurs dans différents secteurs.

Ils ne veulent jamais mettre la main à la poche. Or, c'est tout l'enjeu à la base he du droit du travail, c'est de reconnaître la responsabilité patronale et par cette responsabilité les mettre à contribution. Or, on est dans une situation de blocage, ça fait des années parce que il n'y a pas de dialogue social, c'est une farce.

Et euh là, c'est l'expression la plus évidente, c'est ce conclave qui était soi-disant une nouvelle formule mais pour faire les mêmes vieilles recettes. Donc c'était sûr que ça allait échouer. Pourquoi selon toi vraiment la question de la pénibilité bloque ?

Ben en fait c'est encore une fois une question de responsabilité. Le patronat ne reconnaît jamais sa responsabilité. Quand vous les écoutez, ils expliquent que un ils sont de formidables créateurs d'emploi et de l'autre côté que sans eux hein les travailleurs ne pourraient rien faire, serai en train de crever de faim parce queon fourni des emplois avec des superbes conditions et c'est pas un combat nouveau.

Encore une fois, si vous regardez un petit peu même très en arrière au 19e siècle, la lutte pour la la reconnaissance de la responsabilité patronale dans les accidents du travail, elle elle prend un siècle. En vérité, on arrive, c'est 1910 la création du contrat travail. C'est l'idée que on va venir encadrer la relation de travail dans un autre droit que le droit commercial qui à l'époque était celui qui régissait hein les les conditions en fait de de l'accord marchant entre quelqu'un qui enfin propose sa force de travail et quelqu'un qui qui l'embauche.

Et du coup c'est une un point de résistance parce que encore une fois derrière cette question de la responsabilité ça va être la question de la répartition monétaire de la valeur. Les syndicats essayent de mettre en avant les intérêts des travailleurs et de faire en sorte que les patrons soient responsables et juridiquement de ce qui se passe. On parle des accidents du travail, c'est un sujet sérieux hein.

On a des plusieurs centaines de morts du travail chaque année. On a eu dernièrement des apprentis, des gens très jeunes hein qui sont qui ont été tués hein au travail. Et euh derrière cette question de responsabilité, il y a encore une fois la question financière parce qu'en seite si on estime qu'il y a des responsabilités, on estime que les patrons qui profite encore une fois du travail fourni par les salariés, bah doivent mettre à la main à la poche pour pouvoir prévenir de faire en sorte que les conditions de travail puissent normalement garantir l'absence d'accident.

Ne peut jamais garantir à 100 % mais enfin ça ça demande des investissements et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire moins d'argent à donner hein dans les poches du patronat. On pourrait dire mais c'est un discours un peu caricatural.

Juste pour donner un exemple, cette année là, on a les résultats de des des des profits du CAC 40 en 2024 et malgré une baisse assez significative, 12 %, on a eu le même la même part, le même montant qui a été donné en en dividende actionnaires. Ce qui montre bien que la question c'est peu importe véritablement le le degré de profit que que que vont faire ces entreprises, la question c'est nourrir ces actionnaires, hein, quoi qu'il adviennent. Et donc euh voilà, ils essayent de jouer sur les conjonctures économiques, expliquer ce qu'ils veulent.

La question c'est encore une fois le nerf de la guerre c'est l'argent et la répartition entre ce qui va au salariés et l'amélioration de leurs conditions de travail et de l'autre côté des gens qui empochent de l'argent pour ne pas faire grand-chose he parce que par ailleurs, je rappelle que dans la création d'emploi, si on regarde, il y a beaucoup de créations d'emploi précaires ou alors des conditions de travail qui ne permettent pas quand vous avez le patronat qui vient pleurer sur les plateaux pour dire il y a des emplois, il y a des secteurs en tension, personne ne veut travailler mais il faut regarder les conditions, regarder dans la restauration, regarder dans un certain nombre de secteurs, dans quelles conditions on demande aux gens de travailler pour quelles conditions de rémunération et vous comprendrez très vite aussi pourquoi les gens ne veulent pas s'exposer à ces tâches. On va revenir sur la le conclave et l'échec du conclave. J'aimerais te faire écouter un extrait du discours de François Beirou hier matin.

Alors bien sûr, je peux naturellement comprendre qu'on constate un échec lorsqu'on est sur des positions radicalement différentes ou opposées. Mais je ne peux pas accepter sans réagir qu'on se satisfasse d'échouer si près du but. Et encore moins suffit d'observer l'actualité encore moins lorsque notre pays et le monde traverse des moments si dangereux et dans lesquels notre première sauvegarde est dans l'unité du pays.

Comme on l'a entendu, le premier ministre assume que c'est un échec. Selon toi, est-ce que François Beou, pardon, croyait que syndicat et patronat allaient vraiment pouvoir trouver un accord ou est-ce que ce qu'on clave c'était histoire de trouver quelque chose pour gagner du temps et éviter la censure ? Non, je pense qu'il n'avait en vérité aucune espoir que un accord miracle sorte mais qu'il avait besoin de gagner du temps de fait.

Et ça se voit dans les arguments qu'il évoquent là. Il nous explique que il faut créer l'unité du pays notamment parce que la situation internationale est inquiétante. Donc on voit bien qu'il est à cour d'argument et qu'il n'a euh comme homme seule solution en fait de de prétendre hein que on était proche d'un accord.

Ce qui est faux, encore une fois, je l'ai dit, les deux des principaux syndicats ont claqué la porte au bout de quelques jours. Ce qui ce qui rendait déjà cet accord en partie légitime parce que bien entendu que dans le cadre des discussions syndicales, le jeu des gouvernements successifs depuis on va dire une quinzaine d'années, ça a été de toujours trouver un des syndicats pour signer un accord au rabé sur telle ou telle question. on sait que la CFDT ou que voilà peut jouer souvent le rôle hein.

J'allais dire que le PS a joué sur la question de la motion de sens, on va y revenir mais voilà le le rôle de quelqu'un qui veut bien soi-disant au nom de la culture du dialogue du compromis accepter d'entériner he des reculs ou en tout cas de dire bah on aurait pu reculer plus donc on va accepter un petit peu et comme ça ce sera moins pire. Et cette logique du moins pire, c'est ça qui fait s'effondrer he par ailleurs le dialogue social puisqueensuite il s'agit toujours d'entériner des conditions rabées même si comme on promet pire on essaie d'ffrayer les gens voilà en disant bah de toute façon ne luttez pas il y a pas d'autres solutions que d'accepter des régressions mais on va discuter des régressions et donc monsieur Baou je pense que n'y croyait pas une seconde il a sorti cet atout du conclave encore une fois de son chapeau. On se rappelle que la situation est tendue.

Il arrive à Matignon un moment où le ministre d'avant Michel Barni a été censuré par l'Assemblée nationale qui était ce qui était pas arrivé depuis un certain temps, on va dire à la à l'Assemblée nationale. Donc il est arrivé et il avait besoin de trouver un subterfuge pour gagner du temps et pour dire je ne je n'esquive pas les questions, je vais les étaler dans le temps parce qu'encore une fois 4 mois 4 mois de discussion dans lequel on a très peu entendu parler c'est dire on avait des des négociations on peut entendre que les négociations sont entre syndicats et patronat et encore la question c'est est-ce que le public a été informé de l'enjeu de cette discussion he du contenu de cette discussion est-ce que ça a été un débat politique à l'échelle du pays voilà en En fait, il s'agit c'était même pas un moment où il y avait une reconnaissance de la part du gouvernement que des millions de personnes s'étaient s'était mobilisé contre la réforme de traite que 90 % des actifs étaient contre et donc il y avait une conscience à l'intérieur du pays de leurs intérêts propres. C'est les gens savent très bien que quand on leur dit vous allez travailler plus B ça va concrètement avoir des effets pénibles sur leur vie, des effets euh compliqués pour notamment un certain nombre de gens qui sont dans des secteurs où le travail use le corps et cetera.

Donc euh et là rien rien de tout ça encore une fois, pas d'information, pas de débat, pas de pas de prise au sérieux de l'enjeu, mais euh un débat d'opérerette. On sait que la Macronie fonctionne comme ça. Je rappelle que quand il y a eu les gilets jaunes, on a eu monsieur Macron qui est descendu, chemise ouverte, parler dans des grands débats pendant des heures pour noyer le poisson.

Et cette technique d'étouffement hein euh de la problématique sociale par euh différentes formes de conclave, réunion, accord, conférence sociale. On peut changer les termes mais le ça ça ne va pas changer le contenu. Et ce qui s'y déroule pour une raison, c'est qu'encore une fois le cadre d'un compromis hein entre le monde du travail et le monde du patronat est terminé.

Euh le patronat aujourd'hui a des exigences extrêmement fortes. Il est dopé par des milliards, dizaines, centaines de milliards d'aides. Si on compte les niches fiscales, les exonérations, cotisation patronale et cetera.

C'est le cœur de la politique du gouvernement qui provoque une austérité sur les autres secteurs pour maintenir cette gabie financière he parce qu'en fait on dépense de l'argent pour pouvoir doper des des grandes entreprises et des entreprises au bénéfice encore une fois de ces actionnaires et pas de l'ensemble des salariés. Et pour maintenir ça et ben on doit étouffer toute volonté de dialogue. Et de toute façon voilà, on le sait dans le moment de crise, c'est pas un moment où on commence à avoir des compromis s'il y a pas de rapport de force exprimés.

Et quand des rapports de force sont exprimés, ce qui a été choisi de la part du gouvernement, c'est la répression. La répression de l'ensemble des mouvements sociaux qu'on a connu. Qu'il soit institutionnalisé, j'allais dire, c'est que ce soit un mouvement social traditionnel mené par les syndicats ou que ça soit des mouvements plus spontanés qui ont émergé.

Je parlais des gilets jaunes, mais d'autres exemples euh pourraient être donnés. Donc face à ça, le cadre du compromis he qui a été le cadre de la social-démocratie politique dans de nombreux pays, le le cadre qu'on raconte celui de la préguerre, même si c'est en vérité historiquement pas si vrai, n'existe plus. Et dans dans ce contexte là, bah le résultat c'est que de toute manière, il n'y aura pas d'accord et de toute manière il n'y a pas d'issue que un changement de cap ou la continuité.

Et c'est d'ailleurs ce que l'on voit hein, c'est que entre monsieur Sarkozy puis monsieur Hollande puis monsieur Macron qui est plus ou moins la fusion hein le fils hybride de monsieur Sarkozi Hollande, vous avez exactement la même politique, la même politique de l'offre, la même politique de subvention des grandes entreprises, la même politique de refus hein d'accorder ne serait-ce qu'une amélioration minimale des conditions de travail, des conditions sociales, de la protection sociale, de l'accès à la santé et cetera et cetera. Et comment est-ce que toi tu analyses cette cette dernière tentative hier soir de rassembler tout le monde ? C'est encore une fois, il joue le match jusqu'à la dernière minute, on disait que il voulait gagner du temps.

Là, il dit "Bon, je je je vais faire des petites prolongation parce que il faut que je trouve une façon he d'assumer publiquement une sortie plus favorable parce que d'un côté, il dit que c'est un échec pour l'instant, il a dit qu'il allait annoncer les résultats enfin ce qui a été discuté, quelles ont été les problématiques. Il faut qu'il trouve un moyen. Donc voilà, il joue une petite prolongation pour se dire peut-être une extrémiste, je vais arracher de du côté de un tel ou d'un tel un petit truc que je vais pouvoir voilà brandir comme un hochet.

Effectivement, on l'a dit, le Parti socialiste a annoncé avoir déposé une motion de censure hier soir à l'Assemblée. Qu'est-ce que tu penses dépôt de cette motion de censure du Parti socialiste ? Je pense que c'est un geste de gesticulation, hein.

Je rappelle encore une fois que le parc socialiste dans cette affaire est le dindon de la farce. Il s'est présenté euh au moment du vote de la dernière motion de censure qui est je crois le 16 janvier 2025 en expliquant qu'ils avaient tout négocié. Ils ont annoncé d'ailleurs un certain nombre de mesures qu'ils auraient obtenu et un certain nombre de ces mesures n'étaient pas du tout du de leur fait ou de du fait de négociation entre le parc socialiste et le premier ministre.

On peut parler par exemple de la revalorisation des pensions de retraite sur l'inflation qui ont été qui ont qui a été effectué au 1er janvier parce que il y avait eu la censure de monsieur Barnier. Il y a il y a d'autres mesures comme ça si on on doit rentrer dans les détails, on pourra le faire. Mais enfin voilà, ils ont essayé de mettre en scène l'idée que tout d'un coup hein pour pouvoir tenir leur position qui à l'époque était salut celle de d'un soutien critique à l'action gouvernementale, c'estàd de sortir de l'opposition et dire on ne va pas censurer, on va vous maintenir en place en attendant de trouver je sais pas un déboucher politique et de mettre en scène encore une fois cette idée de négociation.

Finalement, le Parti socialiste a essayé de refaire naître ce que je disais, ce cadre de compromis qui n'existe plus, de donner l'impression, donner l'apparence d'une possibilité de négocier pour pouvoir faire quoi ? voir un se desmarqué de la France insoumise. rappelle que on l'a vu le le débat du parc socialiste dans son Congrès était principalement marqué par ça par un affrontement entre son aile droite et son aile revendiquée de gauche qui est celle de monsieur menée par monsieur Fort et qui sont on va dire divisés notamment sur ce rapport à la France insoumise mais derrière la France insoumise au socle programmatique qui avait été présenté celui du nouveau fond populaire précément celui de la NUPES et qui est un cadre qui avait été on va dire gravé sur la base d'un rapport de force qui était défavorable au parc socialiste. défavorable l'idée qu'il existerait encore une fois des solutions de compromis dans le fond de cette crise politique qui va en s'att pas en s'atténuant mais en s'accélérant et du coup ben le parc socialiste étant le dindon de la farce, il avait annoncé qu'il devait négocier et rien de tout ça n'est arrivé.

Il avait annoncé qu'il avait fait au nom des Français les plus modestes en leur venant en aide en disant "Vous allez voir, ça va bien se passer." Et puis il avait annoncé que sur la retraite, il lâcherait jamais rien. Mais on a bien vu que le conclave n'avait euh surtout rien lâché et donc que il n'avait rien proposer euh de réel dans ce moment où ils ont dit "Nous n'allons pas censurer." Donc maintenant, ils sont obligés de revenir he sur l'opposition et de dire "On va voter une motion de censure parce que on a été trahi.

Ils veulent mettre la faute sur monsieur Baou en vérité c'est leur propre naïveté politique qui qui les a amené dans cette situation. Si on prend un peu de recul, selon toi, quelles conséquences ça peut avoir une une telle séquence de on censure pas pour au final censurer quelques mois après ? Quelle conséquences ça a sur le PS mais aussi sur la gauche plus globalement ?

C'est difficile de voir quelle conséquences directes on pourrait tirer de de cette séquence. Ce qui est vrai, c'est que pour ceux qui suivent en tout cas la politique de façon assez proche, qui regardent toutes ces intrigues parlementaires qui sont pas simple non plus à suivre, il faut il faut le dire, entre l'utilisation de différents articles de façon assez obscure par la macronie, des débats qui peuvent être houleux, on va pouvoir avoir une démonstration du fait que le parc socialiste a été incapable de produire ce qu'il disait, c'est a été incapable de montrer que sa solution de rechercher un compromis, négociation face à une macronique et encore une fois jusqu'à ce que elle a été réduite à une minorité au parlement à utiliser la l'Assemblée nationale comme un bulldozer antisocial, un buldozer contre le droit du travail, un bulldoer contre les mobilisations sociales et jusqu'à présent cette idée de compromis n'était pas dans l'air parce que ça se voyait que la confrontation était assez frontale euh si c'est appelé au NAS mais dans le pays et que ça soit au niveau des mouvements sociaux de la répression qui s'exprimait Là, vous avez la volonté du par social d'avoir remis au goût du jour cette solution de compromis qui a été officiellement affiché comme un échec. Et donc pour ces personnes qui suivent de façon proche, c'est la confirmation que on ne peut pas faire confiance au parc socialiste pour pouvoir proposer une alternative.

Pour d'autres à gauche, c'est la confirmation que eux cherchaient à savoir de dire que la possibilité de s'aller avec le parc socialiste, hein, qui a été faite à deux reprise dans le cadre de la NUPS et puis nous Front populaire euh est une est un geste vain ou en tout cas est un jeu de dupe et que s'il y avait des demandes de la base sociale de gauche he pour l'unité dans certains dans une certaine mesure particulièrement lors des législatives anticipées du fait du risque de voir leur Assemblée nationale s'emparer d'une grande partie de la chambre, là ils vont essayer de mettre en avant le fait que voilà C'est un jeu de dupe que le gouvernement a joué avec le parc socialiste, que Paris socialiste a perdu et que donc les alliés à gauche ne doivent pas jouer avec le parc socialiste et ne doivent plus leur faire confiance. Ils doivent peut-être sans doute revenir à ce qui a été ensuite la ligne d'une partie de la gauche, en tout cas de la gauche qui affiche son ambition de rupture avec les politique actuelle de mise en quarantaine du parc socialiste. On l'a bien vu que après le quinquenaat de Hollande, les slogans plus jamais PS ou en tout cas il faut se détacher de de l'orientation qui a été celui du celle pardon du parc socialiste, ont gagné ont eu gain de cause à gauche.

En tout cas, on le voit dans l'élection présidentielle de 2017 et de 2022 avec un rapport de force extrêmement défavorable avec justement ces solutions de de compromis et de d'issue conciliatrice à la crise politique. Je rappelle madame Dalg 2 % la dernière fois monsieur Amont malgré le fait qu'il gagne une primaire se fasse s'aborder par son propre parti et qui fait 6 % à la fin. Voilà des résultats assez désastreux qui montrent que encore une fois c'est pas une question de personne que de personnalité peu importe les personnalités qu'il y a au part socialiste.

La question c'est que politiquement les conditions matérielles de cette de de compromis et de de de rapport politique qu'ils ont développé pendant les années n'existe plus et c'est pour ça que le Par socialiste est en crise et c'est pour ça qu'il est à 24000 votants dans son dernier congrès. C'est pour ça que bon il a peu de de de dynamique politique aujourd'hui. Alors, tu as parlé de de jeux de dupe.

Euh Apolline de Malerbe a questionné Olivier Fort. On va écouter sa réponse. S'était engagé par écrit, par écrit à ce que le parlement est le dernier mot.

Et bien si le parlement n'est pas saisi, si nous n'avons pas la possibilité, y compris de déposer des amendements qui permettraient de dire de définir quelles seraient les conditions d'un retour à l'équilibre en échange d'un retour 62 ans, et bien effectivement nous irons vers la censure. Vous vous êtes bien fait avoir quand même. Je vois pas en quoi on s'est fait avoir.

Nous avons nous nous croyons au dialogue social. Nous avons fait un choix. Mais vous dites qu'en réalité dès le début il vous a eu.

C'està-dire que dès le début dès le début il a changé les règles du jeu auquel vous aviez souscrit. Nelable moi je veux croire à la parole d'un premier ministre qui s'engage par écrit et par écrit il a dit le parlement aura le dernier mot qu'il y ait accord ou pas accord. En tout état de cause le parlement aura le dernier mot.

Ce sont exactement les mots écrits. Le je veux croire je voulais croire que le premier ministre avait une parole fiable. S'il ne l'a pas et bien nous avons tendu la main une première fois, il n'y aura pas de deuxième fois et donc ce sera clair.

Ce sera aussi simple que ça. Nous avons cherché nous une voix de passage pour reprendre son expression à lui. Le député euh PS Romain Eskenazi vient de nous rejoindre sur ce plateau.

Bonsoir. Bonsoir. Euh je vais faire réagir Paul à ce qu'on vient d'écouter.

Paul, qu'est-ce que tu penses de cette position d'Olivier Fort ? Je la trouve à la fois touchante et à la fois navrante. Je crois que il est sincère dans ce qu'il dit he que il voulait croire au fait que le Premier ministre monsieur Baou avait une parole et que son engagement valait quelque chose.

Et en même temps, je trouve ça navrant parce que encore une fois, c'est la Macronie. Ça fait 7 ans que ce les ministres successifs mentent en permanence sur la télévision, utilisent une communication presque rwelllienne. On les a entendu il y a quelques semaines nous expliquer que la guerre, la paix c'est la guerre et et tout et son contraire.

Et euh là on on dit parce qu'il se serait parce qu'il aurait promis à l'écrit qu'il allait arriver à une forme de compromis, tout d'un coup les conditions d'un compromis politique serait possible. Alors que c'est ces gens encore une fois ont été, je le répète, je l'ai dit tout à l'heure, un bulldozer pendant 7 ans. Pendant 5 ans lorsqu'ils avaient une majorité, ils ont utiliser la l'é nationale comme une chambre d'enregistrement.

Ensuite, ils ont utilisé toutes les méthodes de la constitution, voir les articles réglementaires pour pouvoir passer en force sur tous les sujets. On a même eu des dernièrement des inventions assez grottesques, voter pour pouvoir faire en sorte que son texte soit pas discuté dans l'Assemblée nationale pour pouvoir arriver en commission mix paritaire. enfin toutes sortes de de manières d'empêcher le dialogue, d'empêcher même la discussion parlementaire et tout d'un coup parce qu'il se serait engagé à faire ceci et cela, ils arriveraient à une forme de compromis.

Il n'y a pas de compromis possible avec la Macronie et je pense que le parc socialiste l'apprend aujourd'hui à son dépend à son dépend pardon. Mais bon voilà, encore une fois, ils ont déposé une motion de censure, ce qui veut dire que ils veulent revenir vers une forme un peu plus stricte d'opposition qu'ils avaient abandonné à l'époque. Euh Romain Eskinazier, on va revenir un petit peu en arrière. et à cette motion de censure déposé hier à l'Assemblée nationale.

Est-ce que vous vous y attendiez ? Écoutez, moi je considère que j'avais une responsabilité envers mes électeurs. Moi, j'ai manifesté dans la rue contre la réforme des retraites.

Ça n'a pas marché. Je me suis présenté euh comme candidat socialiste dans le cadre d'une Union, le Nouveau Front populaire qui portait cette proposition d'abrogation. Cette coalition arrivé en tête, ça n'a pas marché.

J'ai siégé pendant 15 heures à l'occasion de la niche de la France insoumise qui a déposé un seul texte. On a dépassé d'un seul texte pendant 15 he l'abrogation de la réforme des retraites 600 amendements. Il en restait 300 à minuit.

Ça n'a pas marché. Donc il était de notre responsabilité nous qui croyons au dialogue social qui considérons que depuis 7 ans sous ce qu'on appelle les corps intermédiaires. Les élus locaux mais aussi les syndicats sont méprisés, sont ignorés.

On a considéré que c'était notre responsabilité de laisser une chance au dialogue social. Certains disent on vous l'avait dit depuis le début, vous n'auriez jamais dû le faire. Moi, je considère qu'en tant qu'élu, c'était de notre responsabilité de laisser sa chance au dialogue social.

Forcé de constater que effectivement ces discussions ont échoué très franchement à cause du MEDF qui n'a pas joué le jeu. Les syndicats autour de la table qui représentaient encore 58 % des salariés, un certain nombre sont partis, on quittait la table des négociations, la CFDT, la CGT pardon FO. Mais ceux qui restaient autour de la table étaient encore majoritaire, représentatif de la majorité des salariés.

Ils ont fait des concessions. Le patronat n'en a pas fait. On en prend acte.

Le Premier ministre s'était engagé à revenir devant le parlement. Quel que soit l'issue des négociations, on comprend aujourd'hui qu'il ne le fera pas. En cohérence avec nos engagements, nous avons déposé effectivement une motion de censure.

Paul, est-ce que tu veux réagir notamment à cette phrase laisser sa chance au dialogue social ? Ben encore une fois, moi je suis un peu étonné parce que systématiquement vous avez le gouvernement qui dit "On va mettre le différents sujets de la protection sociale dans les mains des partenaires sociaux en disant que c'est comme ça par le dialogue social que les choses vont se faire." Mais en fait ce qu'ils font c'est qu'ils disent il faut une trajectoire de toute manière encore une fois soit de d'économie soit de d'amoindrissement des des droits des travailleurs.

Et de l'autre côté le patronat dit de toute façon nous on bougera sur rien. Et ensuite ils actent l'échec pour faire exactement ce qu'ils veulent. Vous avez eu la même chose sur l'assurance chômage vous le conrez.

Ils ont fait la même chose et puis ensuite ils ont dit bon bah le gouvernement reprend la main parce que le dialogue socialiste n'est pas possible. Il n'y a pas eu de compromis. C'est nous le déplorons et puis voilà.

Et en fait, c'est quelque chose qui se passe depuis au moins une dizaine d'années. Et donc, je trouve ça étonnant hein, de recontinuer à mettre une pièce dans la machine de cette mascarade. En fait, encore une fois de de mois et des mois de dialogues qui n'aboutissent pas parce que de toute manière en face vous avez des gens qui ne veulent pas négocier, qu'il s'agit du gouvernement, ça je pense que c'est assez clair dans sa politique, mais surtout du patronat.

Là, encore une fois, je le répète, le le le responsable de la CFECGC qui est pas le syndical le plus radical, il a dit "Le médest ne veut jamais rien payer, il ne veut jamais faire des efforts, il ne veut jamais euh proposer quelconque forme de compromis." Donc si vous êtes dans cette situation, c'est encore une fois alimenter une mascarade et c'est dommage, c'est perdre du temps. Et c'est surtout ça le problème, c'est que la conséquence, c'est que quand on fait semblant de croire au dialogue social avec des gens qui savent que il y en a pas, et ben vous leur permettez pendant 4 mois de gagner politiquement un temps de vie.

Et c'est la seule chose dont monsieur Baou avait besoin pendant ces quatre derniers mois. Si vous voulez réagir ? Oui.

Ben, j'estime qu'on a regretté et l'ensemble de la gauche a regretté que à l'occasion de cette réforme des retraites, les syndicats n'aient pas été associés, que les représentants du personnel n'est pas été autour de la table. À travers cette négociation, on a obtenu pour la première fois depuis l'adoption de cette loi par la force, par le 493 qui a été imposé contre la majorité des Français, contre les manifestations, contre les salariés, que les salariés puissent et leur représentant à travers le représentant puissent avoir la parole. puisse pouvoir négocier.

Je considère que c'était de ma responsabilité de leur permettre cela et on prend acte que ça n'a pas fonctionné. Le fait de dire qu'on a perdu du temps, je suis pas tout à fait d'accord, ça vous aura pas échappé qu'à l'issue du budget où on a obtenu non pas des avancées, on a voté contre le budget en CMP, c'est un budget de droite, mais on a obtenu des infléchissements pour les collectivités, pour le fond vert, pour un certain nombre de points et on a obtenu la réouverture de cette discussion là. Si on avait voté la censure, Bao et Rota seraient toujours là.

Je rappelle que le Rassemblement national avait un discours de responsabilité. Vous savez qu'il cherche toujours à se responsabiliser. Il faut doter un budget à la France et cetera.

Donc ils n'ont pas voter la motion de censure à l'époque. Donc que le Parti socialiste la vote ou pas, ça n'a pas changé grand-chose. On aurait toujours et je partage l'analyse que vous avez he cher monsieur de Rotaillot, de d'Armanin, de tous ces gens qu'on ne veut plus voir aujourd'hui.

On les aurait de toute façon aujourd'hui. Et on a depuis, je le rappelle, déposé nous-même une motion de censure par rapport à la dérive extrême droitière du gouvernement. motion de censure qui est celle qui depuis la chute de Michel Barnier a recueilli le plus de voix et c'est le Parti socialiste qui l'a porté.

C'était ma collègue Aida Adisadé qui l'a défendu justement sur la loi Atale sur la la le directives Rota alors que Bairou considérait qu'il fallait plutôt se tourner vers la gauche pour négocier et avoir une majorité dans cette assemblée où il y en a pas alors que Barniste était clairement tourné vers le RN et là il y a eu un vol de face. Donc on a depuis le budget déposé une motion de censure déjà effectivement sur le sujet de la dérive droitière. Là on est cohérent.

On avait annoncé s'il y a pas de retour au parlement il y aura motion de censure. Il y a pas de retour au parlement on déposera une motion censure. Et j'appelle à votre antenne, même si j'imagine qu'ils sont pas très nombreux vous regarder.

Les élus du Front National apprendre leur responsabilité. Ils ont tous été élus sur la promesse de l'abrogation de la réforme des retraites à 62 ans. Tous.

Il avaient même de manière hypocrite mis dans leur propre niche parlementaire. et aujourd'hui nous expliquent qu'ils vont pas censurer le gouvernement sur ce sujet, mais il faut leur mettre une pression maximum à dire que c'est un engagement qu'ils ont pris et qu'ils ont les moyens aujourd'hui de faire tomber le gouvernement sur ce sujet. Non non mais je crois que la transition est est toute ex je voulais te laisser la parole quand même pour une un rep mais en effet on va parler du rassemblement national et de sa position sur ce sujet pour faire tomber le gouvernement on le sait il faut les voix de la gauche mais aussi celles du RN et le parti a déjà annoncé qu'il ne censurera pas vous ne censurerez pas François Bairou aujourd'hui.

Vous ne voterez pas la motion de censure déposée par les les socialistes. Le rendez-vous de la censure c'est à l'automne. C'est au moment du budget.

Euh François son tour viendra, je veux dire mais je vais vous expliquer. Oui, je vais vous expliquer. Non, son tour viendra.

C'est c'est quoi ? C'est il va vous allez le censurer quoi qu'il arrive. Bah quoi qu'il arrive, il a on a rien d'automatique.

Je crois qu'on a déjà démontré que nous n'avions pas la censure pavlovienne. C'est-à-dire que nous sommes capables de regarder, c'estàd l'explication. La censure, qu'est-ce que ça ?

C'est pas une fin en soi. Nous la question que nous nous posons, c'est qu'est-ce que ça apporte aux Français ? La dernière fois lorsqu'on a censuré Michel Barnier, on l'a fait dans un esprit vraiment responsable parce qu'on s'est dit ça apporte aux Français des choses dans leur vie quotidienne.

C'està-dire qu'on a empêché la désindexation des retraites, on a empêché la hausse du gazoile non routier qui est le gazoile utilisé par les agriculteurs. Donc on est revenu en censurant Michel Barnier avec des choses dans le panier pour les Français. La dernière fois, Sébastien Chenu, vous aviez dit "On ne censurera pas vous", Michel Barnier, vous l'avez fait finalement.

Pourquoi on devrait vous croire cette fois-ci ? Ah oui, ben vous nous jugerez sur nos nos engagements, mais parce que une censure aujourd'hui, ça n'abrogerait pas la réforme des retraites. C'est ça le problème, c'est que si nous censurons dans les jours qui viennent François Berérou, la réforme des retraites, elle demeure et qu'en fait c'est, j'allais dire un coup pour rien.

Et nous, je vous le redis, on se pose la question quel est le gain pour les Français ? accessoirement aussi le gain politique que nous avons tout ça au sens noble du terme or à part mettre le bazar avant l'été il y a pas de gain alors qu'au moment du budget à l'automne nous allons pouvoir demander à François Berou de bouger des lignes que ce soit sur l'énergie par exemple ou que ce soit sur la politique migratoire donc voilà si on résume le propos de Sébastien Chenu il dit que en gros censurer le gouvernement ça n'abroche pas la réforme des retraites. Qu'est-ce que vous pensez de ces explications ?

Moi, je trouve que c'est un moyen pour lui de se dédouiner en fait de ce qu'ils annoncent et systématiquement sur les retraites, ils ont jamais été clairs. Ils ont annoncé une fois qu'ils étaient contre, pour et en fait même si effectivement vous l'aviez rappelé dans leur niche parlementaire, ils ont mis en avant une proposition euh soi-disant de financement autrement en taxant le tabac je crois de de mémoire pour pour changer la question de la retraite. Le Rassemblant national c'est avant tout que son électorat ne se mobilise pas sur une question sociale.

Si regardez les enquêtes par autodéclaration des personnes qui soutiennent leur nationale, ils sont obnubilés par des questions qui sont la sécurité, l'immigration, le terrorisme et des thématiques régaliennes qui sont empreintes de racisme. He il faut le dire. Quand ils parlent de social, ils parlent d'assistanaat.

Ils font le lien direct entre des gens qui soi-disant seraient assister et ensuite les immigrés et que c'est sur cette matrice hein euh comment dire raciste la préférence nationale que le Rassemblant national fait son beur. Donc lorsqu'il y a une question sociale, le Ro national de temps en temps hein, il agite l'idée que il serait du côté des travailleurs et puis très vite lorsque il faut prendre ses responsabilités, il n'est jamais là. Parce que l'enjeu pour le Rent national, c'est de devenir la droite de demain.

On l'a vu, ils ont pris de plus en plus une part de l'électorat, des républicains qui ont cédé au votre assemblée nationale et derrière, ils ont aujourd'hui mordu dans des catégories qui sont un peu plus favorisées d'ailleurs et leur objectif est plutôt d'apparaître auprès du patronat comme un parti de responsabilité. Ils n'ont d'ailleurs que ce mot à la bouche lorsque on discute du budget. Donc sur la question des retraites, là euh ils estiment que euh ça n'est pas leur enjeu et que leur meilleur moyen de d'obtenir un poids politique dans la période, c'est de faire monter les enchères comme ils l'ont fait sur la question budgétaire et de ne pas euh s'embarrasser euh de faire tomber le gouvernement Baou qui finalement leur convient parce qu'encore une fois, on l'a dit, pendant que monsieur Bairrou a endormi les syndicats pendant 4 mois dans le cadre de ce conclave et ben on a eu monsieur Rota et un certain nombre de ses sbir au gouvernement qui ont fait quoi ? qu'on fait une politique qui ravit le Front National avec des politiques où on envoie 4000 forces de l'ordre, gendarme y compris les personnes de l'opération sentinelle pour pouvoir faire de la traque des personnes sans papiers dans les gares et cetera.

Et ça c'est une politique hein qui à chaque fois qu'elle est mis en place par un gouvernement bah valide le diagnostic raciste du rassemblement national, valide le les les possibilités pour demain que le rassemble national fasse encore pire. Donc je pense que pour l'instant, ils ont pas un intérêt euh flacrant à ce que le gouvernement tombe et que ils attendent, voilà, et qu'ils esquivront la question des retraite comme ils l'ont fait à chaque fois parce que ça ne leur coûte pas tant politiquement. Je mettrai une petite réserve dans notre analyse, monsieur, même si au fond, je pense que vous avez raison, mais dans la posture, dans la dans la communication politique, pardon, ils se prétendent le parti du peuple et ils ont d'ailleurs ça marche un petit peu.

On voit que malheureusement une majorité des jeunes aujourd'hui, c'est le premier parti des jeunes en France, c'est le premier parti des ouvriers en France, monsieur. Et donc je pense qu'il faut le dire aujourd'hui à votre micro très fort. Le Rassemblement national est une arnaque sociale parce que au fond, vous avez raison et au fond, je vous rejoins, c'est le parti du patronat.

Ils sont systématiquement pour défendre les plus riches. Ils sont contre l'augmentation du SMIC. Ils ont voté contre l'augmentation du SMIC.

Ils ont voté contre l'augmentation des services publics. Ils sont climatosceptiques à un point absolument caricatural. Moi, je siège avec eux à la commission développement durable.

Tout ce qui peut protéger la santé ou l'environnement des français, ils sont contre. Mais ils ont quand même été élus pour beaucoup par des classes populaires, pas forcément dans les quartiers populaires de nos villes. Moi, je suis un élu du Valdois, j'ai sarcelle dans ma circonscription.

Je vous concède que ça vote pas beaucoup au Rassemblement national. Mais dans les territoires un peu plus éloignés, moi l'ensemble des villages de ma circonscription et c'est pas des gens très fortunés, ils ont voté Rassemblée nationale sur un discours social. Vous avez des gens qui disent "Aujourd'hui il y a plus de travail, on s'en sort plus, il y a plus de service public.

La seule qui a des réponses pour nous, c'est Marine Le Pen." Il faut que ces gens-là comprennent que le Rassemblement national est une arnaque. Ils ont vendu dans les pendant les élections, on va abroger leur traite de 62 ans qui est une injustice et finalement quand ils ont l'occasion de le faire, ils ne le font pas.

Je mettrai juste une réserve également sur ce qu'a dit monsieur Chénu. Si jamais après la chute de Barnier, François Baïou tombe sur la question des retraites, Emmanuel Macron va comprendre qu'une majorité de l'Assemblée nationale est fermement opposée à cette réforme et qu'il n'aura pas le choix, que le prochain gouvernement devra abroger cette réforme, sinon au bout de semaines, il tombera. Donc si le Rassembl national votait la censure la semaine prochaine, ça enverrait un signe extrêmement fort à l'exécutif disant "Monsieur le président, si vous refaites la même chose, que vous renommez un premier ministre qui ne remet pas en question tout de suite la réforme des retraites, il sera immédiatement censuré." Donc on a la possibilité avec cette censure d'abroger à court au moyen terme la réforme des retraites.

Euh dans l'extrait qu'on vient d'entendre, Sébastien Chenu parle d'une censure sur le budget à l'automne. Si on se projette un peu, est-ce que Paul tu penses qu'on va se retrouver avec le même scénario que l'année dernière quand Michel Barnier a été censuré ? Bah en tout cas, c'est sûr que ça va être un point de blocage parce que c'est pas parce que cette parenthèse Baou et que ça a tenu notamment en raison du fait que le Rassembl national et le parc socialiste ont eu plus ou moins un moment le rôle de béquille de ce gouvernement.

On est dans une situation de crise politique assez violente. On a des demandes sociales extrêmement fortes dans la population et on a une contestation hein de de la Macronie qui a été assez claire dans les l'ensemble des élections qu'on a eu jusqu'à présent. Donc cette défiance face au pouvoir, le problème c'est qu'elle n'a pas eu d'autres moyens de s'exprimer.

On n'a pas eu une grande séquence avec un mouvement social. C'est que même pendant la question de négociation hein des des syndicats, on n'a pas eu véritablement de mouvement sur lequel on pouvait essayer de construire un rapport de force. C'est une stratégie qui appartient au syndicat.

Moi je je le commande juste hein, je je ne le critique pas en soi. Mais du coup la question c'est que sur le budget ça va être de nouveau un grand débat sur bah vers quelle direction le pays se porte. Parce que c'est dans le budget qu'on dit ça c'est pour l'hôpital ou ça c'est pour l'augmentation du budget militaire.

En vertu du fait que dans le sommet de l'OTAN cette après-midi, on a vu monsieur Donald Trump rouer rouler des mécaniques en expliquant que tous les Européens allaient enfin payer leur du c'estàdire augmenter à 5 % du PIB leur leur investissement militaire. Donc bien entendu que ça va être un moment de possibilité de voilà de cristalliser la confrontation politique et encore une fois le rassemb national va faire monter les enchères parce que là aussi il va effectivement se mettre en scène. pas véritablement le premier parti chez chez les jeunes, c'est il votent plus à gauche et chez les ouvriers les ouvriers faut deux fois plus pour le rassemb national que la gauche mais ça reste l'abstention le malheureusement le parti abstention le parti des des ouvriers c'est l'abstention mais du coup dans ces positions c'est d'autant plus facile pour national de faire faussement son rôle de faux opposants en fait parce que ils arrivent ils disent on veut ça ou sinon on censure et ils vont jouer et c'est d'ailleurs ce qui s'était passé plus ou moins avec monsieur Barnier ils avaient commencé à obtenir des choses à à l'avoir dans dans leur poch Et puis ils ont dit bon c'est bon, on a besoin de marquer ce faux rôle d'opposant, on le fait tomber, de toute façon, on s'arrangera avec le prochain.

Donc oui, ça va être un moment de crise passion, d'autant plus que à mon avis, on va se on va arriver à une séquence et je m'arrêterai là-dessus qui va être d'autant plus violente sur le point de vue du point de vue austéritaire. Pourquoi ? parce qu'on l'a déjà entendu avec toutes les rhtoriques sur euh la guerre, sur les problématiques et au lieu de traiter de façon un peu sérieuse ces problématiques internationale de conflit et de choc impérialiste, l'impérialisme russe qui a envahi l'Ukraine et cetera, on va avoir un discours qui va permettre de justifier l'austérité au nom d'un réarmement, au nom de la fluidification, on va dire, de l'industrie militaire française qui est assez importante.

On est quand même un pays qui vend, on est 2e ou 3e sont les classements qui vend le plus d'armes dans au monde et on va réussir à encore une fois à essayer d'étouffer les services publics au nom de un nouvel argument. Jusqu'à avoir présent, c'était ça va être la crise, vous allez on est ruiné, ça va être une catastrophe s'il y a pas de budget. Cette fois-ci, ça sera au nom de l'unité du pays et de l'union sacrée et du réarmement.

Mais dans tous les cas, oui, ça va être une séquence chaude et à mon avis effectivement la possibilité d'une censure, c'est à ce moment-là ou alors on continuera avec la la les mêmes formes de gouvernement plus ou moins technique. D'accord au cas par cas avec la droite. Romain, c'est Oui.

Est-ce que je peux rebondir ou pas ? Euh, j'avais juste une question surtion, voilà sur la motion de censure. Si une motion de censure est déposée à l'automne par le RN autour de la question du budget, est-ce que le PS la voterait ?

Si vous avez déjà réfléchi. Euh évidemment, on a déjà réfléchi. Euh moi, je me suis engagé en politique il y a 20 ans contre le rassinement national.

C'est pas pour voter derrière une motion de censure qui présenterait, je ne sais sur quelle raison. S'il y a une motion de censure sur le budget, il y aura un groupe de gauche qui le défendra et ce sera celle-là que je signerai et ce sera celle-là que que je voterai. Je voudrais simplement vous en douter, cher monsieur, contester l'expression de béquille de gouvernement.

Euh moi dans ma circonscription le les gens m'ont clairement exprimé que il valait mieux un budget même mauvais que pas de budget du tout. Les collectivités locales qui font les budgets du CCS, les l'action sociale dans les communes ne savaient pas quel montant elles allaient avoir pour leur dotation. Il y avait 500 postes dans la justice.

Vous connaissez l'état de la justice en France qui était gelé. On pouvait pas créer de nouveaux postes dans la fonction publique. Et moi je suis engagé à gauche, c'est pour défendre le service public. des petites entreprises, parfois un ou deux salariés qui font de la rénovation thermique dans les logements, il y avait plus de subvention pour la rénovation thermique dans les logements.

Les services civiques, les associations qui fonctionnent, qui font vivre dans nos quartiers pouvaient plus embaucher de services civiques. Donc c'est la raison pour laquelle en responsabilité, on a essayé d'obtenir des infléchissements et on s'est dit qu'il valait mieux un mauvais budget que pas de budget du tout pour la France. Le fait de dire qu'on pouvait fonctionner avec la loi d'urgence pendant toute l'année, ça n'était pas vrai.

On pouvait tenir pendant quelques semaines, quelques mois, on pouvait pas tenir toute l'année. Et sur le RN, il y a quand même un nouvel élément qui a pas été évoqué ici. Depuis Michel Barnier, qu'est-ce qui s'est passé ?

Marine Le Pen a été condamnée par la justice. Elle est à l'instant où on se parle inéligible. Donc il y a une il y a une immunité parlementaire tant qu'elle est députée.

S'il y a une dissolution, vous savez, moi j'ai des collèges qui m'ont expliqué le le badge de députés, on peut plus rentrer dans l'assemblée, hein. On n'est plus député à partir du moment où le le président a fait son discours. Et donc à partir de ce moment-là, plus d'immunité parlementaire, la présidente du groupe, la candidate encore aujourd'hui du Rassemblage national ne pourrait plus se présenter pour être député.

Donc je peux vous assurer que c'est surtout pour ça et il l'a pas dit évidemment monsieur Chînu qui vont réfléchir à deux fois avant avant de censurer. Donc c'est d'abord de la cuisine électorale et c'est surtout une trahison absolue de leur promesse électorale devant les Français s'il ne le censurent pas sur la question des retraites. H en tout cas il y a une personne qui veut abroger la réforme des retraites Dominique de Villepin.

Il l'a dit hier sur France sur France Interre alors qu'il était là pour présenter son nouveau parti. Le conclave a échoué, ce qui montre bien que le problème est beaucoup plus profond que nous le croyons. Fondamentalement, la réforme des traites a cassé l'esprit de réforme dans ce pays et créé une défiance des Français vis-à-vis des projets partés portés par les politiques.

Et c'est pour cela que je proposerai dans la perspective de 2027 que nous fassions trois avancées. La première, c'est que nous reprenions le projet de la réforme à point puisque c'est une réforme qui peut-être plus lisible et plus juste. Pardon ?

Ça veut dire que vous vous seriez au pouvoir aujourd'hui, vous arriveriez au pouvoir en 2027, vous abrogez la réforme des 64 ans. Absolument. Et je crois qu'il faut arrêter euh de parler euh d'un âge légal euh 64 ans pour euh se concentrer sur le respect d'un certain nombre d'années, d'un certain nombre d'annuités et donc sortir de ce traumatisme.

Vous reprenez la retraite à point de la CFDT. Je reprends la retraite à point parce que je crois parce que je parce que je crois que cette retraite à point introduit plus de lisibilité et plus de justice. Qu'est-ce que vous pensez de sa proposition de retraite à point ?

Enfin, moi je suis contre la réforme de la retraite à point parce que c'est un système où en fait vous cotisez et ensuite on peut jouer sur la valeur du point et donc jouer sur la sur les pensions que vous avez et donc on n'est pas dans un système de prestation défini où vous savez exactement un minimum ce que vous allez obtenir et vous pouvez aller vers de la valorisation en fait des pensions de retraite. Vous avez un système en fait fausse apparence de de justice hein qui vous disent vous cotisez 1 € et ça vous donne 1 €. C'était l'argument de la Macronie.

C'est la réforme qui est évolue à l'époque par monsieur Édouard Philippe à mon avis, il était à Matignon à cette époque-là. Euh et euh et c'est un c'est un piège encore une fois pour débantler le système de retraite qui aujourd'hui hein est en partie mis à mal par les réformes successives, par les exonérations de cotisation euh que l'on continue d'avoir par le fait qu'il y a un problème sur l'emploi hein, sur le fait que il y a des seigniors qui partent parce que ils sont mis dehors hein parce que ce qu'on nous dit pas c'est que le patronat dit oui il faut allonger l'âge de départ à la retraite mais en attendant à partir de 50 an 56 57 les seigneurs ils sont mis dehors. Pourquoi ?

Parce qu'ils coûtent cher. Parce qu'ils ont de l'expérience. parce que quand vous avez de l'expérience dans les grilles d'avancement, vous vous leur coûtez plus cher.

Et donc voilà, on est dans un système hypocrite. Et en même temps, de la part de monsieur de Villepin, c'est extrêmement malin parce que là, il est en train de dire au français, "Vous étiez contre la réforme de retraite. Il sait que 90 % des actifs et des contes.

Vous inquiétez pas, moi je vais vous débarrasser de ça." Et derrière il propose un système qui encore une fois lorsque il avait été discuté, lorsqu'il y a eu un mouvement social assez important, avait été mise en avant et effectivement adopté notamment par la CFDT. Je crois que la journaliste le le remarque.

Donc qui pourrait trouver des partenaires syndicaux pour le mettre en avant comme système de compromis entre la dégradation sans cesse avancée du système actuel avec le départ de l'âge de la retraite qui fait que partir hein. Je rappelle qu'Edouard Flip maintenant il dit 65. Certains diront 67 demain et 70 et cetera.

Et de l'autre côté ben monsieur Devilpin il est habile, il est en train d'essayer de se placer encore une fois parce que la crise politique permet les opportunités. quelqu'un qui a pas de parti, qui a un passé politique assez important, mais qui essaie de trouver et de sortir son épingle du jeu et donc du coup il essaie de contourner le problème. Le problème c'est donner des conditions pour un départ la retraite qui bénéficie à l'ensemble des personnes.

Et ça peut se faire hein. Je juste parenthèse au Mexique là il vient d'être annoncé que on va avoir une réforme de la retraite qui va permettre de faire passer partir, c'est une présidente de gauche he je rappelle à 58 ans les femmes et à 60 ans les hommes. Ça c'est un objectif qui pourrait être intéressant mais on a plus cette discussion sur les objectifs et à quoi ça sert en fait de permettre aux gens une fois qu'ils ont passé leur temps dans le monde du travail de pas être sujet à ce en fait ce chantage à l'emploi.

Tu as pas d'emploi, tu as pas tu as pas de ressources et tu vas crever la dalle. Et donc monsieur Vilpin esquive la question avec en ressortant un système qui avait été je rappelle mis de côté à cause de la de la pandémie de Covid. Selon moi, une réforme des retraites, elle doit pas tomber d'en haut ni d'un député et elle doit se faire en concertation.

Et je me permets de reprendre en dialogue avec les premiers intéressés, c'est-à-dire les représentants des salariés. Moi, je suis représentant des citoyens. Je peux donc fixer des objectifs.

Selon moi, il faudrait et c'est pour ça qu'on parle souvent de la pénibilité, une réforme qui soit plus juste et donc plus équitable. Il y a une différence entre l'égalité et l'équité. l'égalité, tout le monde part à 64 ans, tout le monde part à 62 ans.

Moi, le fait qu'on remette en question cette cette forme d'universalisme en disant est-ce que c'est normal qu'un maçon qui a porté des parpins toute sa vie, il parte au même âge que un journaliste sans vous faire d'ombrage ? Mais c'est vrai que vous avez un métier qui est un peu moins éprouvant. Euh je parle pas du bien parce que moi c'est une fonction, c'est pas un métier, mais j'ai été par ailleurs dans dans la fonction publique à l'hôpital, j'étais cadre.

J'aurais pu faire mon métier de cadre à l'hôpital jusqu'à un certain âge, d'autant que on gagne un petit peu plus et cetera. Mais moi ça me paraîtrait pas choquant que on mette en place un système qui permette de partir même avant 60 ans, dire retour à 60 ans. Moi je suis pas pour le retour à 60 ans pour tous.

Je suis pour que certains métiers comme vous l'avez dit monsieur partent même à 58 ans même avant parce que ils ont des métiers physiquement extrêmement éprouvants qui sont même exposés à des produits chimiques. Ils peuvent développer des maladies du dos et cetera et à l'inverse que d'autres puissent si c'est des métiers plus intellectuels, CSP plus de cadre et cetera puissent partir plus tard. Donc moi, je suis pas fermé à ça mais je pense qu'il faut mettre autour de la table les partenaires sociaux et forcément les associer.

Moi ce que j'ai contesté partena également quand je dis les partenaires sociaux, moi je suis pas contre discuter avec eux. Moi j'avais proposé au PLFSS un amendement qui propose de taxer les stock option parce que il y a un certain nombre de patrons qui parce qu'ils payent moins de cotisation sociale plutôt qu'augmenter les salaires de leur salariés, il leur file des parts de la boîte et ça c'est pas taxé. Et donc je proposais de rapporter des milliards d'euros supplémentaires en taxant les stock option.

Donc il y a des sources qui sont possibles. Je l'ai porté mais je sais qu'il y a d'autres d'autres élus de gauche qui avaient porté des propositions similaires. Donc le fait de nous dire la gauche est irresponsable, elle veut creuser les déficits, faire peser sur les générations à venir.

C'est pas vrai. La gauche, le Parti socialisme et d'autres aussi ont des propositions pour une réforme plus juste quit à revenir sur une forme d'universalité de de dépardage. Moi, je voudrais juste appeler vos électeurs parce qu'il peut être séduisant Dominique de Villepin notamment avec son discours effectivement sur le proche-orient.

Je rappelle que c'est un homme de droite hein. Moi la première fois que je me suis fait gazer dans une manif, c'était contre le CPE. Donc c'est un chirakin.

Donc ça peut paraître tellement délirant parce que Rotaillo flirte avec le RN, parce que Darmanin flirte avec le RN. Mais c'était qu'un héritage de la droite républicaine. Moi, je suis un républicain.

Donc, on peut se retrouver sur le droit international, on peut se retrouver sur les droits de l'homme qu'on est censé censé partager avec la droite républicaine qu'on partage plus aujourd'hui au regard des dérives. Mais ça reste un homme de droite qui favorise le capital, qui veut casser les services publics, qui veut supprimer des fonctionnaires. Donc, je voudrais quand même alerter vos auditeurs que c'est pas parce qu'il a un discours séduisant et humaniste sur ce qui peut se passer au Prochrient que ça devient un homme louable et avec des idées de gauche.

Ce monsieur n'a pas d'idée de gauche, c'est un homme de droite. il a toujours été un homme de droite et s'il vient au pouvoir demain, il mettra en place une politique de droite. C'était ma dernière question pour pour conclure cet entretien, même si on sort un peu du sujet de du conclave et de la motion de censure.

Qu'est-ce que qu'est-ce que vous pensez ? Il une partie de la réponse mais Paul qu'est-ce que vous pensez globalement de ce retour sur le devant de la scène de Dominique de Villepin et sa tentative un peu de draguer la gauche ? Mais encore une fois, je crois que les effectivement il y a des gens à gauche, il pensent que il est une tentative de draguer un électorat de gauche, mais que ça n'est pas vrai.

De fait, il y a un effet de contraste en face de monsieur Rota monsieur Darmanin et qui que vous vous vouliez des républicains. Enfin voilà, on a l'impression que tout d'un coup Dominique Devil c'est Olivier Buzom. Mais c'est une illusion.

Non mais vraiment, je dire c'est une illusion. C'est un homme qui vous l'avez rappelé le CPE. Donc c'est un dispositif spécial hein qui viserait à fragmenter de nouveau les rapports des travailleurs au travail puisque des dispositifs spécials en fonction de l'âge euh c'est ça aurait été une catastrophe, une précarisation bien entendu hein des des jeunes.

Mais il y a pas que ça. C'est l'homme aussi de l'état d'urgence en France lorsqueil y a la révolte des quartiers populaires suite encore une fois à une éème bavure policière. Et on pourrait parler dans ce pays de cette question.

Et vous pensez que monsieur Dominique de Villepin tout d'un coup retrouverait je sais pas une fibre sociale à ce propos ? Non, il faut pas se tromper effectivement et je pense que c'est encore une fois aussi un débat médiatique. C'est encore une fois c'est un homme politique malin, il a de l'expérience et il sait qu'il y a de l'opportunité.

à droite là, c'est open bar candidature parce que monsieur Philippe veut y aller parce que monsieur Atal espère que peut-être Macron le nommera comme successeur parce que euh chez les Républicains, il y aurait aussi un candidat et en fait ils se disent que il faut tous se lancer dans la course et ensuite il n'en restera plus qu'un ou deux ou trois en fonction et à la fin la droite c'est quand même souvent faire en sorte hein de pas tout le temps mais enfin d'avoir un minimum de candidats pour réussir à à placer un des leur et je rappelle que ça fait deux fois qu'ils y arrivent pas parce que madame PCR score ridicule a demandé à être remboursé auprès de ses propres adhérents et la fois d'avant monsieur Fillon a été un candidat je dire malheureux pour rester poli. Donc voilà, c'est un c'est une fois un homme politique malin, mais je pense que il n'a pas de il n'a pas véritablement encore une fois de risque que des électeurs de gauche de façon massive hein puissent voter pour quelqu'un. Et je pense que d'ailleurs ce qui sera intéressant c'est quand la gauche écartera hein ce genre de candidature de personnes qui pensent parce que incarner au-dessus des parti quelque chose revenir sur le programme.

Vous dénonciez juste je voulais rebondir là-dessus la question du financement des retraites. Moi par exemple je pense qu'il faut être contre un financement hein via des taxations et qu'il faut repartir sur l'idée qui a été la cotisation sociale. Mais ça c'est des débats intéressants à gauche à avoir avec les syndicats et que la gauche a intérêt en tout cas à discuter sur le fond de ce genre de mesure pour éviter de venir voilà donner de la place à des candidatures qui sont des personnes mais pas des programmes ou des visions pour la société.

Merci Paul pour pour ta présence sur ce plateau. Merci beaucoup Romain Eskenci et merci d'avoir regardé au cœur de l'actu sur votre Freebox sur Molotov sur notre chaîne YouTube Le Média 247 et sur le médiatv.fr.

FR. N'hésitez pas à nous laisser un commentaire si vous nous regardez sur YouTube. Face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur Stérrain pour installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance Repost.

Une contre une contre offensive citoyenne pour développer notre chaîne d'infos populaire et indépendante sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne. Soutenez-nous sur campagne.v.fr. fr.

Restez connectés au média et je vous souhaite une excellente soirée. [Musique] Ah.