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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 3 juin 2025 21 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

Matthieu Valet : "Quand on agresse un policier, on va en prison !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:53OuverteÉludée

    Vous êtes d'accord avec cette idée qu'il existe en France un racisme d'atmosphère ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Vous avez une définition du racisme d'atmosphère ? Le ministre de l'Intérieur pratique-t-il ce racisme ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a eu des actes de représailles après les attentats de 2015 ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que dénoncer ou stigmatiser certaines personnalités politiques est contre-productif ?

  • 6:46RelanceRéponse directe

    Racisme d'atmosphère. Est-ce que ce n'est pas aussi entretenir cette dérive de la parole publique ?

  • 9:51OuverteRéponse partielle

    Vous avez été visé par les propos de Dominique Sopo, comment réagissez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiqueChiffre
    « la préfecture de police avait fait un rapport très documenté où sur près de 400 condamnations, elle avait analysé le profil des condamnés et elle nous expliquait que 79% étaient des jeunes hommes de nationalité française »
  • 0:32Invité politiqueFait
    « et surreprésentés par des jeunes issus de l'immigration de la 2ème et 3ème vague »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « elle est responsable du chaos du pays avec qui elle a partagé le pouvoir pendant 40 ans avec la droite »
  • 3:21InvitéFait
    « Le ministre de l'Intérieur lui-même a clairement qualifié les choses « crimes racistes ». »
  • 3:34InvitéFait
    « le parquet national antiterroriste est saisi de ce genre de crimes qui pourraient, je cite, être liés à une idéologie d'ultra-droite »
  • 3:42InvitéChiffre
    « le parquet national antiterroriste a pu observer une vingtaine d'affaires par le passé qui ont été étudiées, qui ont été regardées, le risque terroriste d'ultra-droite »
  • 5:02InvitéFait
    « il y a une personne qui, parce qu'elle était arabe, s'est fait tuer de cinq balles »
  • 5:17InvitéFait
    « qui montre un retour des crimes racistes dans notre pays, après le crime de Jamel Benjabala, après Alain Kerck en août dernier, après celui d'Abou Bakar Sissé dans la mosquée de la Grande Combe »
  • 11:10Invité politiqueFait
    « tout racisme, tout acte attentat tel qu'il est qualifié aujourd'hui par parquet »
  • 11:55Invité politiqueFait
    « Est-ce que l'État est raciste ? Non, on va le dire et le redire »
  • 17:36InvitéFait
    « Racisme d'atmosphère, ce que ça veut dire, c'est ce qui se passe par exemple, c'est un espace public, sur les réseaux sociaux »
  • 18:34InvitéFait
    « Quand il dit que ce qui s'est passé est un racisme anti-français, je trouve que c'est le terme le plus fort qu'on puisse utiliser pour un crime raciste dans notre pays »

Temps de parole

  • Matthieu Valet26 %
  • Invité26 %
  • Invité 221 %
  • Invité 316 %
  • Présentateur5 %
  • Invité 45 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Mathieu Vallée, vous savez ce que c'est que le racisme d'atmosphère ?

0:03
Matthieu Valet

Non, moi je connais l'ensauvagement d'atmosphère et la haine de la France d'atmosphère. Monsieur Fort, je sais que c'est pas, sans faire de jeu de mots, l'or Fort, les politiques de sécurité. Mais après l'affaire Naël en 2023, il y a eu des émeutes les plus fortes que le pays ait connu sous la 5ème République. Pire que 2005 après Zédebouin, Cléchis-sous-Bois. Et la préfecture de police avait fait un rapport très documenté où sur près de 400 condamnations, elle avait analysé le profil des condamnés et elle nous expliquait que 79% étaient des jeunes hommes de nationalité française et surreprésentés par des jeunes issus de l'immigration de la 2ème et 3ème vague.

C'est pas raciste de dire ça, c'est simplement mettre des mots M-O-T-S sur les mots M-A-U-X puisqu'aujourd'hui on a des jeunes français qui sont français, qui sont nés en France et qui détestent la France, qui n'épousent pas ses valeurs et qui, lors de ce week-end, on l'a vu, ont cassé, ont pillé et surtout ont fait des batailles rangées, ont chargé et ont agressé des forces de l'or.

0:53
Invité

– Vous êtes d'accord avec cette idée qu'il existe en France un racisme d'atmosphère ?

0:58
Matthieu Valet

– Non, j'ai dit qu'il y avait un ensauvagement, une haine de la France d'atmosphère, il n'y a pas de racisme d'atmosphère. – Ah d'accord, mais c'est pas la question que je vous posais. – Mais non, non, non, non, non, quand Olivier Faure… – Mais Olivier Faure, il prend ses rêves pour des réalités ou ses lubies pour des vérités, moi j'en sais rien, parce que M. Faure, on ne l'a pas beaucoup entendu ce week-end, soutenir les policiers, soutenir les gendarmes, soutenir les commerçants. Donc M. Faure, au lieu de dire comme M.

Leand de la France insoumise qui se ressemble, ça semble, on comprend les associations du second tour il y a un an, en fait il explique que le problème c'est la France, le problème c'est les forces d'or, le problème c'est des ressources politiques qui veulent lutter contre cet ensauvagement. Et dire ça, c'est pas être raciste, et lui il met une couleur de peau ou une origine là où il confond la nationalité, et ça c'est le problème de l'extrême gauche et de la gauche, je termine sur ça, c'est que la couleur de peau ne fait pas une nationalité.

En France on a la chance d'avoir une nationalité qui est offerte à ceux qui épousent ses valeurs, ceux qui s'intègrent, ceux qui s'assimilent, et malheureusement aujourd'hui ça ne fonctionne plus. Et dire ça, ça déplaît la gauche, mais elle est responsable du chaos du pays avec qui elle a partagé le pouvoir pendant 40 ans avec la droite. Donc je pense que c'est ça qui doit l'agacer aujourd'hui.

1:53
Invité

Pas de réaction ce matin du côté de Bruno Rotaillot, mais ses proches ont parlé d'un amalgame, je cite, odieux. Olivier Faure, on aurait pu dire qu'il a été un peu pressé par l'ami Adrien Jeanne sur le plateau de Bonjour ce matin, mais pas du tout, sur Twitter, et il persiste et signe. David Doucan, vous avez une définition, vous, de ce qu'est le racisme d'atmosphère, et si vous l'avez, est-ce que le ministre de l'Intérieur pratique le racisme d'atmosphère ? Oui, je pense qu'il faut distinguer deux choses. Il y a la joute politique.

Dans la joute, dans l'adversité politique, dans les oppositions entre les différents partis, les différents courants, il y a un outil qui est très utile et qui est très ancien qui s'appelle l'épouvantail. Aujourd'hui, pour les responsables de gauche, Bruno Rotaillot est très pratique pour générer de la cohésion auprès de leur propre troupe. Olivier Faure est actuellement en campagne interne puisque son congrès va bientôt aboutir. Bon, donc ça, il faut le distinguer. Il y a évidemment une dimension épouvantaille. À une époque, des personnalités comme Najat Vallaud-Belkacem, Vincent Péillon, constituées de parfaits épouvantailles pour la droite, pour vous dire que ça marche dans les deux sens.

Donc je distingue cet aspect. Ensuite, y a-t-il un problème de racisme dans notre pays ? Il faudrait être totalement aveugle pour ne pas le voir. J'ajoute qu'il y a eu un crime abominable ces dernières heures, ces derniers jours, dans le Var. Le ministre de l'Intérieur lui-même a clairement qualifié les choses « crimes racistes ». Et c'est la première fois, on le disait sur ce plateau, que le parquet national antiterroriste est saisi de ce genre de crimes qui pourraient, je cite, être liés à une idéologie d'ultra-droite.

Première fois qu'il y a un passage à l'acte de la sorte, mais le parquet national antiterroriste a pu observer une vingtaine d'affaires par le passé qui ont été étudiées, qui ont été regardées, le risque terroriste d'ultra-droite. D'accord ? Donc ça existe. Ça existe. Et pour conclure, je voudrais attirer votre attention sur une évolution. Nous avons eu les pires attentats islamistes dans notre pays en 2015, Elisabeth. – Est-ce qu'il y a eu, à la suite de ces attentats, en particulier le Bataclan qui nous avait tous horrifiés, est-ce qu'il y a eu des actes en sens inverse, si j'ose dire, des formes de représailles, même irrationnelles ? – De réactions. – De réactions.

C'est apporté sans doute au crédit, parmi les éléments apportés au crédit du quinquennat de M. Hollande. – Ça a tenu. La phrase qu'il faut avoir en tête, Christophe, c'est celle de Gérard Collomb, qui a mis en garde lorsqu'il a quitté le ministère de l'Intérieur en disant « Pour l'instant, nous sommes côte à côte et bientôt nous serons face à face ». – Nous sommes avec Dominique Sopo, président de l'ASOS Racisme. Est-ce que Olivier Faure devrait dire ça ? Est-ce que parfois de dénoncer ou de stigmatiser certaines personnalités politiques, c'est pas contre-productif ?

– Écoutez, d'abord, je rappelle que le contexte dans lequel on se situe, c'est qu'il y a une personne qui, parce qu'elle était arabe, s'est fait tuer de cinq balles. Et qu'une autre personne, turc, a failli y passer. Donc je pense qu'il faudrait peut-être recentrer sur ce qui, ces dernières heures, s'est déroulé dans notre pays, et qui montre un retour des crimes racistes dans notre pays, après le crime de Jamel Benjabala, après Alain Kerck en août dernier, après celui d'Abou Bakar Sissé dans la mosquée de la Grande Combe, et enfin ce crime, et même ce double crime, puisqu'il y a une tentative d'assassinat aussi sur cette personne de nationalité turque, qui vient d'ensanglanter le Var.

Il y a ensuite des commentaires politiques sur la responsabilité des uns et des autres dans leur prise de parole publique. Ce qui est certain, c'est que le racisme ne vient pas de nulle part.

Le racisme, il vient notamment du fait qu'on a une dégradation très forte du débat public, et que l'expression du racisme, sous une forme ouverte ou sous une forme plus camouflée, au nom de la sécurité, au nom de la lutte contre l'ensauvagement, j'ai encore entendu, etc., en fait, s'exprime de façon de plus en plus puissante, de plus en plus affirmée, en désignant des catégories de la population, comme je viens encore de l'entendre sur votre plateau, les immigrés, leurs enfants, les musulmans, etc., etc., etc.

Quand on lutte contre le racisme, c'est pas simplement parce que c'est désagréable à entendre les paroles racistes, c'est parce qu'on sait très bien que dans le racisme, il y a toujours la promesse d'un crime. Et cette promesse, elle s'est réalisée, appuyée sur argent. Alors, la personne est toujours en garde à vue, bien évidemment, et je crois qu'il peine à expliquer aux enquêteurs le pourquoi de son geste exactement. Racisme d'atmosphère. Est-ce que, Dominique Sopo, tout simplement, ce n'est pas aussi d'entretenir cette dérive, parfois, que vous pouvez dénoncer, de la parole publique et notamment des hommes politiques ?

Est-ce qu'à un moment donné, on ne peut pas garder raison et d'avancer, de discuter plutôt calmement pour dénoncer les crimes contre lesquels on veut lutter ? Oui, vous savez, on peut dénoncer effectivement les crimes contre lesquels on lutte, c'est ce que je suis en train de faire. On peut aussi interroger, justement, la parole publique. Je pense que le crime qui vient de se dérouler à Puget-sur-Argent, qui est la suite de crimes que l'on vient de voir, que j'ai rappelé il y a quelques instants, ça montre aussi, ou en tout cas, ça doit inciter les responsables politiques à une hauteur de la parole publique et de ne pas jouer de logique de stigmatisation.

Les politiques, dans le débat public... Ça veut dire que les politiques, aujourd'hui, n'ont pas cette hauteur ? Absolument pas.

Vous savez, quand on voit aujourd'hui, par exemple, au Sénat ou à l'Assemblée, des propositions de loi en série pour aller diminuer les droits des étrangers en expliquant que, de toute façon, il en va de l'avenir de la France, quand on est à des tribunes pour dire vive le sport, abat le voile, lorsque l'on entend des responsables politiques expliquer qu'il faut réformer la Constitution pour retirer les garanties d'égalité qu'elle offre, conformément, d'ailleurs, à l'espoir révolutionnaire de 1789, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est dans une dérive très, très grave du débat public dans notre pays, avec des attaques coordonnées, constantes, hystérisantes du débat public, contre toute une série de principes.

Être français, puisque certains se piquent de donner des leçons de ce que c'est qu'être français, être français, pour moi, c'est aussi respecter des principes, les principes de la République, liberté, égalité, fraternité, et dans ces principes, on n'évolue pas dans un contexte où, lorsqu'on est noir, arabe, juif ou autre, on peut se faire tirer dessus par une personne qui revendique fièrement son geste dans une vidéo sur ses réseaux sociaux.

C'est ça, respecter les principes de la France, son message, il serait peut-être bon que les responsables politiques s'en souviennent tous, si tant est qu'ils adhèrent à ces principes, ce qui n'est pas le cas de toute la classe politique, à commencer évidemment par l'extrême droite.

Et pour les citoyennes et les citoyens, de se dire aussi que face à la mécanique du racisme, il faut aussi qu'il y ait le réveil de forces antiracistes, une mobilisation antiraciste, pour rappeler ce à quoi nous adhérons assez largement communément dans ce pays, à savoir le fait que chacun doit pouvoir y vivre en toute dignité, en toute sérénité, sans risquer pour sa vie, à raison de sa couleur de peau, de son origine, de sa nationalité, ou de quelques autres critères d'ailleurs que ce soit. Merci beaucoup Dominique Sopo.

Réquisitoire contre une partie du monde politique, je vous laisse la parole bien évidemment, juste peut-être parce que vous avez été visé, notamment, pas nommément, par les propos, parce que Dominique Sopo a parlé d'extrême droite.

9:59
Matthieu Valet

Je ne me considère pas d'extrême droite, comme ça la main s'est dite. Je veux dire, moi, le drame...

10:04
Invité

Il a dit que des catégories de la population avaient été mises en cause, lorsque vous parlez... Et quelles catégories ? Non, parce que tout à l'heure vous avez dit... J'ai cité un rapport de la préfecture de la police de Paris, donc la préfecture de la police de Paris, il existe un... Les Français issus de deuxième, troisième vague, non mais... Mais c'est dans un rapport de la préfecture de la police de Paris. Mais je vous précise simplement ce qu'a dit M. Sopo. Je vous précise, vous allez donner que je cite. Mathieu Vallée, vous avez écouté Dominique Sopo. Oui, mais je ne me sens pas concerné, non mais je ne suis pas d'extrême droite. Et M. Sopo...

Même si vous ne vous sentez pas concerné, quand vous écoutez ses propos, ou quelque part, je vous réponds... La place politique est mélangée.

10:29
Matthieu Valet

Je vous réponds de la parole, si je peux vous répondre. qui, en fait, ne considère pas la justice comme indépendante, puisque elle contestait le fait et que les gendarmes étaient non poursuivis dans l'affaire de son frère. Il y avait un policier qui était de couleur noire qui s'est fait insulter parce qu'il était noir et qu'il était considéré comme un traître. M. Sopo ne s'en est pas offusqué. Donc moi, le drame de Puget sur argent, je le condamne. C'est un crime, évidemment, raciste quand l'enquête le confirmera avec le parking instantanéiste qui s'est saisi.

Et que cette victime, ce Tunisien ou ce Turc, blessé grèvement, évidemment que nous, on condamne, tout racisme, tout acte attentat tel qu'il est qualifié aujourd'hui par parquet et il n'y a pas de sujet. Et maintenant, quand on dit certaines choses, voilà, moi, j'entends pas un nom de Sopo, je termine là, s'insurger, s'élever contre l'extrême-gauche aujourd'hui qui est aussi sur un antisémitisme d'atmosphère. Voilà. Parce qu'aujourd'hui, les Juifs sont pris pour cible.

Aujourd'hui, les Juifs, lorsque vous avez les Jeux Olympiques et qu'on dit que des élus d'extrême-gauche et de la France nationale se disent qu'il faut empêcher les sportifs de venir sur le territoire national pour participer à cette magnifique compétition internationale, personne ne s'en est fusquée. Je n'ai pas entendu M. Sopo s'en offusquer. Donc moi, je n'ai pas d'indignation de vitesse. Mais bien sûr, nous, on combat, tu racises, tu t'extrémistes. Par contre, juste Julien, M. Sopo, moi, je suis policier de formation. Les policiers, les militaires, certains postes de l'État sont réservés aux gens de nationalité française. Est-ce que l'État est raciste ? Non, on va le dire et le redire.

Simplement, il y a des métiers sensibles, il y a des métiers qui appartiennent à la souveraineté de la nation où on exige une nationalité. Mais M. Sopo, comme toute l'extrême-gauche, je le redis et j'en termine là, il confond la nationalité, l'origine et la couleur de peau. Nous, tout ce qui compte, c'est la fierté d'être français, c'est aimer la France et c'est défendre la France. C'est ce que vous avez vu sur les Champs-Elysées. Moi, j'étais policier 20 ans dans les cités. On a les mêmes problèmes. Les attaques de fort d'ordre, les violences urbaines, la minorité qui pourrit la majorité. Ça n'a pas changé. Et M.

Sopo, cette obédience d'extrême-gauche, il est responsable du bilan actuel de notre pays parce qu'il culpabilise tous les gens qui veulent faire en sorte qu'on soit une communauté nationale et pas des communautés individuelles et communautarisées.

12:32
Invité

Alors, je ne voulais pas faire un débat entre M. Sopo et vous. Vous m'avez demandé de réagir à ces déclarations. Non, on est bien d'accord, mais tout simplement parce que M. Sopo est toujours avec nous. Alors, M. Sopo, si je vous donne 25 secondes pour réagir à ce que vous venez d'entendre, et puis après, j'aimerais bien entendre nos éditorialistes politiques sur ce plateau. Dominique Sopo. Non, je n'ai pas une grosse réaction à avoir parce qu'on est sur une sorte de feu roulant qui est une sorte de bouillie assez habituelle de la part de l'extrême-droite. Je découvre que je suis extrême-gauche. Bon, je l'apprends. Tout ça est assez marrant.

Bon, donc on est effectivement sur une extrême-droite qui stigmatise toute une série de groupes dans la population. D'ailleurs, en disant qu'ils ne le font pas, ils le font. Et d'ailleurs, je rappelle que le meurtrier, dans sa vidéo, s'est référé à Jean-Marie Le Pen en disant qu'il fallait attaquer les immigrés. Au moins, ce criminel a très bien compris quel était le message de l'extrême-droite et il l'a mis en application.

13:23
Matthieu Valet

Vous dites un peu n'importe quoi. Moi, demain, il y a quelqu'un qui fait un crime abject, un crime raciste, un crime quel qu'il soit dans le mobile. Il va citer un responsable politique donc on est co-responsable. Donc vous faites un amalgame désastreux et en plus, sur le respect du débat, en reviendra, parce que vous qui faites des leçons de respectabilité et de démocratie à tout le monde, vous ne respectez pas ma parole, monsieur. Donc, apprenez la politesse avant de l'infliger aux autres.

13:44
Invité

Mais par exemple, comment dire, au nom d'un responsable politique qui n'était pas d'extrême-droite parce qu'il y a des crimes racistes qui ont été commis en disant « je me réfère à, je ne sais pas, à Olivier Faure ou à Emmanuel Macron et donc je vais buter un arabe ou un noir ». C'est marrant, ça arrive assez peu souvent, me semble-t-il. Il y a des islamistes, ceux qui se revendiquent

14:03
Matthieu Valet

de la région musulmane et que je ne confonds pas, qui commettent des attentats dans notre pays et moi, je ne fais pas l'amalgame entre ceux qui croient et qui pratiquent l'islam et ceux qui sont islamistes. Oui, mais c'est le même principe, monsieur, ne faites pas celui qui ne comprenne pas, vous êtes assez intelligent pour comprendre ça, je vous respecte.

14:15
Invité

Oui, sans aucun doute, mais les logiques de troll n'êtent pas beaucoup dans le débat public, donc on parle de responsable politique, maintenant on parle de religion, qui a un peu la farfouille. En tout cas, ce crime a été commis au nom de Jean-Marie Le Pen. C'est comme ça.

14:30
Matthieu Valet

Voilà. Je ne suis pas responsable des actes commis par une personne dont je n'ai rien à voir, donc faites attention à vos propos parce que la frontière elle est ténue dans l'accusation que vous portez

14:38
Invité

sur mon parti, monsieur. Et vous, vous êtes responsable de la péchante. Monsieur, monsieur, monsieur, parce que là, ça va... Je comprends que vous n'êtes pas fier. Oui, je suis fâché avec vos propos idiots, monsieur. Merci, Dominique. Merci, Dominique. Je ne voudrais pas que les propos dérapent. Le sujet est assez important. Vous comprenez, monsieur,

14:59
Matthieu Valet

quand même que je ne peux pas laisser associer... Évidemment, c'est pour ça que vous avez eu la parole et que Dominique Sopo a eu là. On ne peut pas faire croire... Pardon, c'est mon honneur, donc si vous voulez que je revienne, je vais quand même dire ça. Moi, je veux bien participer à des débats, mais je ne vais pas me laisser cracher à la figure par une personne qui n'a aucune débrouillée de respect à vous donner. C'est bien pour ça que vous avez pu répondre. Mais voilà, je me dis, monsieur, j'ai été 20 ans policier et je vais terminer. Je l'ai défendu corps et âme, parfois au péril de ma vie et au péril de mon intégrité physique.

Donc, monsieur Sopo qui fait des discours de salon entre gauchistes,

15:25
Invité

ce n'est pas mon problème. Non, non, non, non. Mais continuez pas parce qu'à un moment donné, sinon, il va falloir redonner la parole à monsieur Sopo. Il parle pour m'accuser

15:31
Matthieu Valet

d'un crime dont je ne suis pas responsable. Mais moi, je ne peux pas vous répondre.

15:33
Invité

Vous avez pu répondre. On en revient quand même décidément à cette déclaration Elisabeth Martichoux d'Olivier Faure. On ne savait pas que ça allait à ce point faire polémique ou alors, si on savait, c'est peut-être plus grave.

15:45
Présentateur

C'est une formule qui est forte quand même. Un racisme d'atmosphère. Mais je vais être très, très brève. Vous disiez tout à l'heure, David, il faut distinguer l'instrumentalisation et les faits. C'est vrai qu'il y a du racisme en France. Dans les entreprises, il y a de la discrimination. Tout le monde se sent... Enfin, tous ceux qui ont des origines étrangères, en attente de papier, etc., se sentent effectivement stigmatisés, etc. Mais voilà, il y a une polarisation du débat qui est extrêmement vive. On vient d'en avoir quand même un aperçu. Je ne suis pas... Je n'accuse personne.

Je dis que la cécité ou la difficulté à dire les choses étaient très frappées par l'absence de réaction de la gauche au rapport sur les frères musulmans. Et l'hyper-trophie de la question, parce que ce n'est pas une priorité pour les Français non plus, à droite, ne résout rien. Voilà. Et que... Alors, ce n'est pas bisounours, sa politique. Vous le disiez, c'est fait d'invectives. On le voit. Et puis, on cherche des sujets, on cherche des cibles. Bruno Retailleau est une cible parce qu'il est omniprésent dans le débat. mais disons que ça n'aide pas et que peut-être, et que peut-être, ça alimente un racisme d'atmosphère.

16:57
Invité

Valérie, sur le fond et sur la forme, la forme est intéressante. On voit que le débat est bien évidemment épidermique. Et sur le fond, oui, parce qu'il y a racisme, il y a antisémitisme. D'ailleurs, depuis 2017, il faut savoir qu'il n'y a pas de chiffre exact. C'est-à-dire que tous ces faits sont englobés, bien évidemment. Il n'y a pas de stigmatisation en ce qui concerne les religions, et on sait qu'il y a juste une petite disparité quand même géographique sur la question. Mais est-ce qu'Olivier Fort devait dire ça ? Est-ce que c'était le moment ? Est-ce qu'il fallait le dire comme ça ? Je vais, loin de moi, l'idée de censurer qui que ce soit.

Racisme d'atmosphère, ce que ça veut dire, c'est ce qui se passe par exemple, c'est un espace public, sur les réseaux sociaux. On a vu se libérer une parole raciste, antisémite, anti-noir, anti-musulman, anti-juif, tout ce que vous pouvez imaginer, c'est libéré sur les réseaux sociaux. C'est un égout à ciel ouvert. L'expression n'est pas de moi. Donc, que ça finisse par infuser, que ça finisse par raciste, comme celui qui s'est produit il y a quelques heures dans le Var, que ça ait pu aussi, sur des cerveaux plus fragiles, provoquer le meurtre de ce musulman dans une mosquée. Ça, c'est un racisme d'atmosphère. Racisme d'atmosphère.

Quand il dit que ce qui s'est passé est un racisme anti-français, je trouve que c'est le terme le plus fort qu'on puisse utiliser pour un crime raciste dans notre pays. Il dit exactement chaque acte raciste est un acte anti-français. Avant de retrouver Sylvia Micone pour son journal, juste une petite chose en parlant de est-ce que l'on doit dire cela ? Il s'agit cette fois-ci du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui, ce matin, regardé sur X, a été prononcé après les violences en marge des incidents sur et suite au sacre du PSG. Ça vous a choqué, vous, cette réaction du ministre de la Justice ? Non, parce que...

Alors, c'est le style Darmanin, c'est-à-dire que Gérald Darmanin, comment dirais-je, ne se cache pas derrière son petit doigt, il n'a jamais fait de la politique de cette manière, c'est un disciple de Nicolas Sarkozy, donc au fond, il y a la volonté de dire les choses un petit peu comme les gens les ressentent. Voilà, Christophe, moi je vais vous dire, est-ce que ça m'a choqué ? Non. On a tous vu ces images dans les journaux de 20h de TF1, sur LCI, on les a observées, sur les réseaux sociaux, les réseaux sociaux débordent de ces images de violences de la nuit de samedi à dimanche et de la nuit de dimanche à lundi, un peu moins, mais enfin quand même. Le monde entier les a vues.

Et ensuite, vous avez des peines de sursis, des... Bon, c'est évidemment qu'il ne faut pas entrer dans une logique un petit peu caricaturale qui consisterait à balancer à la poubelle l'individualisation des peines à laquelle nous sommes très attachés parce que nous sommes très attachés à l'État de droit, bien sûr. Mais enfin, que nos concitoyens soient perplexes, fassent la comparaison entre des images qui les choquent énormément et des peines qui leur apparaissent très franchement peu inquiétantes, quoi, pour les auteurs, ben Darmanin, au fond, il est sur une logique de bon sens, quoi.

En quelques mots, juste parce que Sylvia Mico nous a rejoint pour le journal, est-ce que vous vous considérez comme le ministre de la Justice que les peines aujourd'hui qui sont prononcées ne sont plus en corrélation avec la violence des actes que nous subissons ? Je dis-nous au sens large.

20:41
Matthieu Valet

Je vais très vite. Pardon. M. Darmanin, il est ministre d'État, garde des Sceaux, de la Justice. Il a la possibilité de faire une circuleur aux procureurs qui sont hiérarchiquement dépendants de lui. Et il peut demander au parquet en première instance que si les peines ne conviennent pas à notre État de droit et à la hauteur de ce que M. Ducandit des exactions violentes qui ont été commises ce week-end à Paris et en province, il peut demander au parquet de faire systématiquement appel. Donc je l'invite, au-delà des commentaires, à exercer son droit de circulaire incitant les parquets à faire systématiquement appel qui le font dans la société.

Des procès, quand vous voyez les cinq prévenus hier qui ont comparé dans le tribunal judiciaire de Paris, tous pour des titres de mort de chez de ce force de l'ordre et un refus d'obtempérer, ils ont tous eu du sursis et des peines d'amende. Donc ce n'est pas convenable et c'est inacceptable dans un État de droit de voir qu'impunément on peut s'attaquer au force de l'ordre et ressortir. Je vous l'ai dit, si on touche un flic, on va en prison et hier, ça n'a pas été le cas. On verra cet après-midi.