Affaire Lyhanna : "Y a-t-il des dossiers qui dorment dans les parquets ?", interroge Gérald Darmanin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous m'avez posé la question, Madame la Présidente, sur les dossiers, les 70 000 que j'ai évoqués. Alors je voudrais qu'on fasse un point sur ce point parce qu'évidemment, j'en ai échangé avec la conférences des procureurs généraux et à la réunion des procureurs généraux de lundi matin. Il y a aujourd'hui entre 3 millions et 3 ,7 millions, 6 millions, monsieur le ministre de l'Intérieur, je ne suis pas sûr qu'on les connaisse absolument toutes et tous, des plaintes qui sont aujourd'hui dans les commissariats et les brigades de gendarmerie.
Ces plaintes, il y a de tout. Il y a des faits prescrits, il y a des vols à la roulotte, il y a du vol de matériel agricole, il y a des gens qui portent plainte contre leurs voisins, il y a des gens qui pensent qu'on fait du bruit près de chez eux, et puis il y a des Si je regarde, si je dézoome ces plaintes, à la connaissance des parquets, c'est un point très important. À la connaissance des parquets, il y a 70 000 plaintes aujourd'hui ouvertes en enquête préliminaires ou en enquête de flagrance par les parquets, pour lesquels les parquets ont saisi les services de police et gendarmerie qui concernent les délits ou les crimes sur les mineurs.
Il ne s'agit pas de 70 000 plaintes pour viols. J'ai répété qu'il s'agit de 70 000 plaintes qui touche les enfants. Des délits, des violences psychologiques, des violences parentales, des violences dans le cadre scolaire ou des viols qui sont effectivement des crimes.
C'est ça, c'est une plainte ouverte aujourd'hui, qui correspond grosso modo au cas de la plainte ouverte de mois d'août dernier à haute-garonne qui est le début de notre incompréhension collective et pour lequel nous avons demandé un rapport d'inspection ce que nous avons demandé aux procureurs généraux c'est de faire un point puisque ils montent à Et je n'ai pas de raison de le croire, mais la confiance n'exclue pas le contrôle. Et comme vous me dites, Madame la Présidente, il est normal que le chef d'administration, surtout avec ses parquets, demande si ces circulaires sont appliquées. Ils m'ont assuré que le cas de l'affaire Liana, en l'occurrence de la plainte précédente dite Tamara ou Rosa était un fait exceptionnel.
Je pense que cela vaut le coup de vérifier et de regarder non pas, comme j'ai entendu dire, qu'il Il fallait étudier 2000 plaintes par jour. Ce n'est pas du tout l'objet de la question du garde des Sceaux. Est-ce qu'il y a des actes d'enquête ?
Est-ce qu'il y a des dossiers qui dorment dans les parquets ? C'est comme ça qu'on dit, puisque c'est un dossier qui a dormi entre le 14 février Et aujourd'hui, la disparition tragique de Liana, ce dossier, n'a connu aucun acte d'enquête. Aucune relance du parquet, à ma connaissance, en tout cas ce que vous remontez les procureurs généraux, et qui aurait pu empêcher peut-être, peut-être, à cette personne de pouvoir commettre ces crimes.
Donc, ma question a été de dire au procureur généraux, puisque vous pensez que déjà, la plupart, la quasi-intégralité des affaires ne correspond pas à la tragédie absolue de représente cette procédure de plainte où les parquets n'ont manifestement pas fait les diligences demandées par la loi et par le garde des Sceaux dans ces circulaires politiques générales, je vous demande de revérifier.
Gérald Darmanin