Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 18 décembre 2025 32 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalSécuritéBudget & impôts

UE-Mercosur : la France peut-elle bloquer l’accord de libre-échange ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que Sébastien Lecornu et le gouvernement sont face à une crise agricole qu'ils n'arrivent peut-être plus à maîtriser politiquement ?

  • 14:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est d'autant plus difficile à gérer que les agriculteurs sont extrêmement soutenus par les Français ?

  • 21:19OuverteRéponse directe

    Autre sujet politiquement compliqué, la question du budget. La France insoumise menace d'une motion de censure. Que va-t-il se passer ?

  • 22:18OuverteRéponse directe

    Sur la question du 49.3, Manuel Bompard menace une motion de censure. Mais est-ce que le gouvernement va l'utiliser ?

  • 28:52OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu a souhaité un débat au Parlement sur la lutte contre le narcotrafic. Quelles sont les nouvelles mesures ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:29InvitéFait
    « Si la Commission européenne souhaite passer en force en cette fin de semaine et aller au vote, la France votera contre le traité du Mercosur. »
  • 11:25InvitéFait
    « Emmanuel Macron a demandé un report du vote sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur. »
  • 21:35InvitéChiffre
    « Ce sera un désastre pour la France. Les prévisions budgétaires, c'est une division de la croissance du pays par deux l'année prochaine. »
  • 21:40InvitéFait
    « Vous ne déposez pas une motion de censure si c'est un si mauvais budget, s'il y a une majorité alternative pour renverser le gouvernement. »
  • 29:01InvitéFait
    « Cette loi, très largement votée par le Parlement, est inédite dans notre histoire par les moyens nouveaux qu'elle octroie. »

Temps de parole

  • Invité26 %
  • Présentateur21 %
  • Invité 216 %
  • Invité 310 %
  • Invité 410 %
  • Invité 58 %
  • Invité 65 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:05
Invité

Noël qui approche, c'est dans une semaine et avec lui, la grande question du sapin. Comment éviter qu'il ne perde ses aiguilles avant même le début du réveillon, hydratation, emplacement, entretien, les bons gestes ? Qui font toute la différence pour que vous puissiez le garder au vert et beau jusqu'au bout des fêtes ? On voit comment faire avec Vincent Renaud qui est gérant d'une jardinerie. C'est un reportage de TL7 et il est signé de Thibaut Rivère. Vous arrivez avec un sapin comme ceci. L'objectif pour le garder très longtemps, c'est de pouvoir après écarter vos branches.

Donc manuellement, on va écarter notre sapin parce que justement, il a été emmailloté, donc il a pris la forme du filet. La chose importante, dans vos appartements chauffés ou à maison chauffée, vous pouvez soit le pulvériser simplement avec de l'eau et un pulvérisateur. Moi, ce que je vous conseille, une astuce qui est très intéressante, c'est que vous avez cette fameuse bûche en bois que vous avez ici. Donc, tout simplement, acheter une bassine assez grande, assez large.

Vous allez mettre votre sapin directement dans cette bassine-là, la remplir d'eau à ras-bord et ça va permettre à votre sapin d'avoir une durée d'antan qui est beaucoup, beaucoup plus importante parce que vous allez justement le réhydrater tout simplement. Et généralement, vous savez, Noël se fait à rallonge le jour de l'an et les gens le profitent très longtemps. Donc, au bout d'une dizaine de jours, c'est important de faire cette étape-là. Quand même, si vous ne faites pas ça tous les jours, pensez à pulvériser votre sapin, c'est important pour le réhydrater.

En plein milieu de la nature, il existe grâce à la métropole, vous avez des parcs ou des endroits spécifiques pour récupérer vos sapins après l'effet de Noël. Ils sont transformés en compost ou en copeaux. Donc, par la suite, et si jamais vous souhaitez faire ça chez vous, je vous conseille d'attendre un peu, au moins 2-3 ans avant de faire du compost d'un sapin parce que vous avez un pêche qui est acide ou est-ce qu'il y a de faire un effet inverse. Autrement, vous avez éventuellement certains agriculteurs qui sont intéressés pour nourrir leurs bêtes, notamment brebis et moutons. Ils prennent ça gracieusement et en fait, les bêtes vont pouvoir se nourrir avec vos sapins après Noël.

Et voilà les conseils pour garder votre sapin guimette. On va voir nous ce qui est à la une de la presse régionale et on commence évidemment par cette nouvelle journée de mobilisation des agriculteurs. Oui, cette colère fait la une de plusieurs des quotidiens, notamment l'Union qui s'interroge et nous explique pourquoi la crise du monde agricole n'en finit pas.

Les agriculteurs qui repartent au combat selon le Dauphiné Libéré après les manifestations de ces derniers jours contre l'abattage systématique des troupeaux en cas de dermatose, les agriculteurs sont aujourd'hui à Bruxelles pour faire entendre leurs revendications sur le Mercosur, cet accord de libre-échange entre l'UE et quatre pays d'Amérique latine. Emmanuel Macron aussi sera à la Commission européenne aujourd'hui. Hier, l'Italie a rallié la position de la France et demande à son tour un report du vote. Et pour les dernières nouvelles d'Alsace, l'Europe est à l'heure des choix. Et on va se rendre justement dans le sud-ouest où la mobilisation agricole se poursuit.

Bonjour Hugues Chamberger, merci beaucoup d'être avec nous depuis Foix en Ariège. Vous êtes le directeur d'antenne de Radio Transparence et vous suivez évidemment ces mobilisations dans votre département de l'Ariège. C'est un département où le gouvernement veut vacciner tous les bovins d'ici la fin de l'année. Quels sont les derniers événements, Hugues, on en est où, de la mobilisation chez vous ? La mobilisation, elle s'est déplacée de la ferme de Mariscou, et bonjour, pardon, de la ferme de Mariscou où a eu lieu l'abattage de plus de 200 bêtes. Ça, c'était la semaine dernière.

Les agriculteurs, dès vendredi soir, ont convergé sur un rond-point, un rond-point sur la National Vain qui est une véritable dorsale en Ariège qui dessert à la fois l'Andorre, l'Espagne et puis les stations de ski. Le rond-point est bloqué donc depuis vendredi soir. Les agriculteurs n'entendent pas bouger tant que, parce que le leitmotiv, il est là, tant que l'albatage systématique n'a pas été abandonné par Annie Gennevard qui, pour le moment, ne semble pas aller dans cette direction, forcément. On annonce, le responsable de la coordination urale de l'Ariège annonçait hier qu'on en était à 4 000 vaccinations par jour au moment où l'on parle.

Donc, l'objectif pourrait être tenu, mais ça prend quand même forcément du temps. Qu'est-ce qu'ils attendent, Hugues, les agriculteurs du gouvernement ? En fait, ils attendent, je pense, beaucoup de clarté. Il faut comprendre que cette histoire-là, en Ariège, elle a commencé à créer des vagues à partir de cet été parce qu'il y a eu des premiers cas de dermatose dans les Pyrénées-Orientales, départements voisins, et une partie de notre département à l'Est est tombée sous le coup de la vaccination obligatoire pendant que la majeure partie de ce dernier se voyait refuser le droit à vacciner.

Alors, forcément, entre les tensions syndicales et les inquiétudes, ça a commencé à faire un petit peu monter la température un petit peu partout et lorsque le cas s'est déclenché dans une zone non vaccinale, forcément, ça a tout réveillé. Et la taille du troupeau a joué aussi. Je pense que ce qu'ils attendent, c'est de la clarté. Et puis, il y a un totem. Le totem, c'est l'abattage et ça, je crois que personne ne veut revenir dessus. Avec cette petite spécificité en Ariège aussi, qu'on a cette union sacrée, coordination rurale, confédération paysanne, mais que localement, la Chambre d'agriculture rame dans la même direction et la FDSEA locale et les jeunes agriculteurs aussi.

C'est eux qui donnent un petit pas de côté par rapport à ce qui s'entend à l'échelle nationale. Un dernier mot, quel est le sentiment des élus sur place ? Est-ce qu'il y a des inquiétudes ? Alors, les élus, il y a élus et élus. Forcément, la plupart des élus soutiennent le mouvement agricole. Hier, j'ai vu le maire de Tarascon-sur-Ariège. C'est la commune sur laquelle il y a le blocage qui est venu leur amener, s'assurer qu'ils aient de l'eau, d'électricité, que la logistique soit assurée. Tout le monde est au soutien aux petits soins. Mais hier, j'ai assisté peut-être à une petite, pas fracture, mais une petite fissure dans cette logique d'union sacrée.

Je me suis rendu à l'ouverture de la saison touristique en Haute-Ariège, donc là où se situent la plupart des stations de ski, où la fébrilité commençait un petit peu à se faire sentir. Le président de la communauté de communes a voulu un petit peu appeler les agriculteurs à se rappeler que justement, ils ont des familles qui peut-être travaillent dans le tourisme directement ou indirectement dans les vallées et que ce secteur est fragile. Il y a de la neige en ce moment et que si on rate la saison cette année, c'est tout le territoire qui sera fragilisé. Rappelez qu'on vit dans un petit microcosme dans lequel tout le monde est interdépendant.

Voilà, donc il a lancé un petit appel timide à peut-être bouger le barrage, le mettre ailleurs ou peut-être raison gardée. Et je pense que c'est un premier signe de fébrilité quand même. Merci Huck-Chamberger. Merci d'avoir été avec nous pour nous raconter l'état de la mobilisation des agriculteurs en Haute-Ariège. Merci beaucoup. Guinette, on continue à regarder ce qu'elle a. Une de nos journaux régionaux est 57 ans après le crash de la caravel qui reliait Ajaccio à Nice. Les premiers résultats des récentes recherches sous-marines ont été révélés. Oui, l'objectif de ces recherches était de localiser les débris de l'avion et les photographier. Un objectif atteint.

Les deux acteurs ont été pris en photo ainsi que la queue de l'appareil. Reste à savoir maintenant s'il est possible de remonter ces pièces sans les abîmer. Le 11 septembre 1968, l'avion avait pris feu trois minutes tout juste avant l'atterrissage. Ils étaient abîmés en mer au large d'Antibes. 95 personnes étaient décédées. Les familles des victimes sont persuadées que le crash a été provoqué par un missile tiré par erreur par l'armée. En Corse, Gilles Simeoni, officialiste à candidature à la mairie de Bastien. La rumeur courait depuis plusieurs mois. Le président du conseil exécutif de Corse a mis fin au suspense. Ce sera Simeoni, titre Corse matin.

Comme vous le voyez, le maire sortant, Pierre Savelli, est écarté. Gilles Simeoni qui avait déjà été élu en 2014 au fauteuil de mer avant de démissionner 18 mois plus tard pour la présidence de l'exécutif de Corse. En cas de victoire au municipal, il sera obligé de démissionner de son mandat actuel après 10 ans passés donc comme président du conseil exécutif de Corse. La lutte contre le narcotrafic dans le Cher. Oui, à Bourges aussi, les contrôles s'intensifient. Des arrestations ont eu lieu sur un point de deal dans les quartiers nord. À Bourges, 6 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Selon le Berry républicain, 1,5 kg de drogue et plusieurs dizaines de milliers d'euros en liquide ont été saisies. Et puis à une semaine de Noël, Guimet, c'est la dernière ligne droite pour les chocolatiers confrontés à la hausse du prix du cacao. Oui, le chocolat est devenu un produit de luxe. Son prix a encore augmenté 22% en moyenne en un an. Conséquence, les clients se restreignent. Et dans le courrier Picard, justement, 3 chocolatiers d'Amiens racontent comment ils s'adaptent pour continuer à attirer les clients. Et vous, Auriane, vous avez fait le plein de chocolat ? Ça y est, départ en vacances, plein de chocolat oblige. Vous, Guimet ? Pas encore, pas encore. Pas quelques jours.

Merci, Guimet. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. On va passer au débat entre nos éditorialistes, Elisabeth Martichou, Frédéric Davy, qui vont nous rejoindre. Et la mobilisation agricole qui se poursuit malgré l'appel à l'apaisement de Sébastien Lecornu et en plus de la dermatose. Il y a un autre sujet qui met le feu aux poutres. C'est le Mercosur dont le sort se joue dans les prochaines heures à Bruxelles. On regarde ça avec Céline Schmitt. La colère s'étend dans le monde agricole. C'est dans le contexte explosif de la mobilisation des agriculteurs face à l'épidémie de dermatose nodulaire qu'un autre sujet accentue la pression sur le gouvernement.

Hier, devant les sénateurs, Sébastien Lecornu s'est voulu rassurant et a réaffirmé la position de la France concernant l'accord de libre-échange du Mercosur. Pour être très clair sur le Mercosur, vous connaissez les positions de fond. Elles ont largement été expliquées ici. Le Sénat s'est largement mobilisé, a discuté, a voté. Et donc si la Commission européenne souhaite passer en force en cette fin de semaine et aller au vote, la France votera contre le traité du Mercosur. Avec cet accord, l'Europe obtiendrait une exemption de droit de douane sur plus de 90% de ses exportations vers les pays de l'Amérique latine.

En échange, l'Union européenne s'engage à importer davantage de produits agricoles. Pour le gouvernement, conscient de l'hostilité des agriculteurs français, le compte n'y est pas. Cela fait plusieurs semaines que le président affirme clairement que nous n'avons pas de visibilité suffisante sur les trois conditions demandées, que vous connaissez, les mesures miroirs, la clause de sauvegarde et les contrôles. Cela reste vrai aujourd'hui. Dimanche, Emmanuel Macron a demandé un report du vote sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur. Une ligne minoritaire parmi les chefs d'État européens qui agacent. Le chef de l'État est attendu aujourd'hui à Bruxelles pour un Conseil européen.

Jordan Bardella, quant à lui, s'est déjà affiché hier aux côtés des agriculteurs mobilisés dans la capitale européenne pour affirmer sa ligne anti-accord de libre-échange. – Et non, le Mercosur, non, ça c'est trop, il faut que ça s'arrête. – Ça vient s'ajouter à d'autres accords de libre-échange, à d'autres normes. – Oui, pour des bagnoles, de la viande, pour des bagnoles, on est où là ? – Je pense que beaucoup des gens qui nous dirigent ne veulent plus d'une agriculture telle que nous l'aimons. C'est pourtant l'une des plus enviées du monde entier, l'une des plus qualitatives, l'une des plus normées, l'une des plus propres au monde.

– Après 25 ans de négociations, la Commission européenne espère toujours signer l'accord sur le Mercosur, ce samedi au Brésil. – On va en parler avec vous Elisabeth Martichoux, bonjour, merci d'être là Elisabeth, et Frédéric Davy, bonjour Frédéric. – Bonjour Réal, bonjour à tous. – Merci également d'être avec nous, directeur général d'opinion de l'IFOP. On le voit Sébastien Lecornu qui appelle à l'apaisement, notamment sur la question de la dermatose. Il y a un autre sujet qui risque de mettre le feu aux poudres, c'est maintenant que ça se joue, c'est la question du Mercosur.

Est-ce que Sébastien Lecornu et le gouvernement sont face à une crise agricole qu'ils n'arrivent peut-être plus à maîtriser politiquement ?

12:52
Présentateur

– C'est possible, c'est possible parce que c'est vrai qu'il y a une combinaison d'ingrédients explosifs avec deux partis politiques, les extrêmes, qui mettent de l'huile sur le feu. Donc il est possible, en tout cas il est envisageable que le Rassemblement national et LFI parient sur une colère paysanne qui déborde, qui vous savez c'est le dentifrice qui est rentré dans le tube, qui déborde et qui produisent dans le fond un désordre politique auquel ils aspirent depuis longtemps. Et ça pourrait venir de là, en tout cas, pourquoi pas, dans leur esprit.

– Et donc effectivement, le Mercosur, on sait que c'est un sujet explosif, l'opposition de la France ne suffira pas, elle votera compte s'il y a un vote, comme le voudrait la présidente de l'Union Européenne. Mais est-ce que les agriculteurs, il suffirait de savoir que Paris a voté contre alors que le Mercosur est adopté ? Peut-être pas. On y reviendra, mais vous en avez parlé tout à l'heure, il a des avantages, à certains égards, les Mercosurs, mais pas pour les agriculteurs éventuellement.

Et puis bien sûr, l'épidémie, là aussi, on a beaucoup glosé sur le caractère très politique de cette crise qui bien sûr repose sur une angoisse des agriculteurs, mais qui prend un caractère très politique et très irrationnel.

14:13
Invité

– Et est-ce que c'est d'autant plus difficile à gérer, Frédéric, que les agriculteurs sont extrêmement soutenus par les Français et ceux de manière transpartisane ? – Tout à fait, il y a un soutien massif, quelle que soit la thématique, vous avez raison de parler d'enchaînement des crises, on se souvient en janvier 2024, c'est la première crise à laquelle s'était confronté le jeune Premier ministre, le récent Premier ministre Gabriel Attal, il y a systématiquement un soutien des Français aux agriculteurs.

D'abord parce qu'ils représentent une sorte d'âge d'or, et c'était intéressant ce qu'a dit Jordan Bardella, en convoquant une agriculture éternelle française qui n'existe plus vraiment, parce qu'elle-même, elle a évolué, mais ça parle beaucoup aux Français, cette idée d'agriculteur et d'agriculture éternelle d'âge d'or. Il ne faut pas oublier que les agriculteurs ne sont pas isolés, ce n'est pas une catégorie autarcique, ils vivent dans les communes rurales, le plus souvent.

Les communes rurales, c'est 25% de la population française, donc il y a déjà un soutien a priori, et puis les agriculteurs, c'est un peu le canari dans la mine, c'est-à-dire ceux qui, plus que les Français, se confronter aux normes, se confronter aux catastrophes, souffrent plus que jamais de cette terrible équation « je travaille mais je ne gagne rien », n'oubliez pas que le chômage a disparu, s'est évaporé de l'hérarchie des préoccupations des Français par rapport au pouvoir d'achat, et l'injustice, c'est le travail qui paye mal. Ça sera un sujet très fort à l'élection présidentielle, on peut en être sûr, et les agriculteurs symbolisent ça.

Donc il y a un soutien a priori extrêmement fort, et puis cette affaire, de thermatose est vue comme une sorte de plaie, comme une sorte de calamité ou de fléau supplémentaire. Les images de l'Ariège ont beaucoup frappé les Français, donc le soutien est extrêmement fort, et comme tout gouvernement, le gouvernement, le corps nu, doit marcher sur des oeufs.

16:04
Présentateur

– Et ce qui me frappe dans cette crise, c'est un peu, pas épiphénoménal, mais c'est une histoire dans l'histoire. Par exemple, le fait que les vétérinaires soient menacés de mort, parce qu'ils vont faire le job, ils vont vacciner. – Oui, ça dit quelque chose quand même de cette société française qui se radicalise à tous les échelons, à l'occasion de toutes les crises. C'est scandaleux que les vétérinaires qui sont convoqués pour évidemment traiter cette épisotie, cette crise agricole qui frappe l'élevage, soient renvoyés, comme d'autres, à des victimes de cette colère totalement débordante et scandaleuse. Je suis très frappée par ça.

16:50
Invité

– Oui, je partage complètement ce que dit Elisabeth, un des agriculteurs, c'est les Français comme les autres, on vit dans une société de la défiance. Jamais il n'y a une défiance aussi forte à l'égard du haut, mais oh, ce sont les élites, c'est le gouvernement, ce sont les sachants, ce sont les scientifiques. Cette éclipse du politique dont je parle assez souvent, elle se retrouve dans une défiance a priori à l'égard de corps intermédiaires qui par le passé étaient infiniment respectés.

On est au Sénat, le président du Sénat est un ancien vétérinaire, il le dit extrêmement souvent, c'est d'habitude un notable, c'est d'habitude des vétérinaires, il y a un crédit de confiance, même ça, ça nous rappelle il y a maintenant presque six ans, même sept ans, lorsque, dans six ans pardon, lorsque il y a eu le lancement de la campagne de vaccination au moment du Covid, la défiance a priori d'une partie minoritaire de la population mais extrêmement bruyante, brutale et même en colère.

17:48
Présentateur

– Et à l'égard de la science ? – Oui, tout à fait. – Et de ceux qui exercent dans ce domaine.

17:51
Invité

– Et ce qui va mettre de l'huile sur le feu probablement un peu plus, c'est la question du Mercosur qui se joue ces prochaines heures au niveau européen, on a vu sur les imagières Jordan Bardella qui était à Strasbourg à la rencontre des agriculteurs, on va voir ce que dit sur ce sujet Jean-Philippe Tanguy qui était notre invité il y a quelques minutes. – Donc est-ce que l'agriculture française va bien après 20 ans de libre-échange ? Non. Est-ce que les filières exportatrices ont compensé les pertes sur les filières importatrices ? Non. La filière des fruits et légumes c'est la catastrophe. – Donc on doit tirer un trait sur tout le marché de Mercosur ?

– Mais vous n'avez pas besoin de libre-échange absolu pour faire du commerce. Nous ne sommes pas d'accord avec ce préalable. Et par ailleurs, la faiblesse du marché français européen ne compensera jamais ces perspectives. Nous ne sommes pas d'accord avec ça, voilà. Et nous ne sommes pas capables de contrôler comment le pays du Mercosur fabrique leurs produits. – Est-ce qu'il y a une tentative de récupération politique de la part du RNA ? Qui politiquement profite de cette crise ? – Mais très très clairement, ça apporte de l'eau au moulin à la vision du monde du RN, une vision anti-mondialisation. Alors ils sont sortis du retour au franc, ils sont sortis du protectionnisme absolu.

Il y a le mot, ça a glissé vers le mot souveraineté, qui est un mot beaucoup moins chargé politiquement. Mais n'oublions pas que oui, c'est un des leviers du soutien au Rassemblement national. C'est un vote d'alternative. Et c'est un vote quand même très anti-mondialisation qui fait mal à notre pays et qui nous empêche, qui nous fait connaître le déclin. D'où ce rappel à une logique d'âge d'ordre dont on parlait tout à l'heure avec Jordan Bardella. Il y avait une donnée d'enquête IFOP très intéressante. En 2017, ça remonte à loin.

Mais quand on croisait le vote présidentiel en faveur d'Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, les quatre étaient à un niveau à peu près équivalent, on s'en souvient. Qu'on croisait ces votes par l'adhésion au libre-échange, l'adhésion à la mondialisation auprès de ceux qui adhéraient. Marine Le Pen était à moins de 10 auprès de ceux qui étaient, dans cette logique de refus Marine Le Pen, tangentait les 50% au premier tour. Et Emmanuel Macron était bien sûr dernier dans le dernier cas.

20:03
Présentateur

On est toujours dans cette logique de défiance à l'égard de la mondialisation. C'est passé de mode. Le libre-échange n'est plus à la mode. Et demain, effectivement, l'Union européenne a un rendez-vous. C'est d'ailleurs une semaine très importante à Bruxelles, à divers titres. Mais donc demain, signature ou pas de ce traité. On rappelle que la France est dans le camp des minoritaires. L'Italie lui apporte un renfort de dernière minute pour des raisons internes. Peut-être décisive, qui pourrait reporter la signature en janvier. L'Allemagne sera absolument furieuse parce qu'avec son industrie, évidemment, elle a intérêt à cet accord avec les pays d'Amérique latine.

Lula, au Brésil, commence à s'impatienter en disant, écoutez, maintenant, ça suffit. Parce que c'est vrai qu'un report rendra la signature après plus compliquée. Donc on en est là, une Europe dont on voit des fractures. Ce ne sont pas toujours les mêmes. Ce n'est pas les mêmes que sur l'Ukraine. Ce n'est pas les mêmes que sur les droits de l'homme. Mais ce sont des fractures économiques importantes. L'Union européenne à 27, Dieu que c'est compliqué. Mais là, c'est l'Allemagne versus la France. C'est quand même un match très important politiquement aussi pour l'équilibre interne.

21:19
Invité

Autre sujet politiquement compliqué, la question du budget. Commission mixte paritaire demain, où les députés et les sénateurs vont tenter de trouver un accord. Et la France insoumise qui menace à nouveau d'une motion de censure. On écoute Manuel Bompard ce matin. C'est un budget qui se traduirait d'abord d'un point de vue économique. Ce sera un désastre pour la France. Les prévisions budgétaires, c'est une division de la croissance du pays par deux l'année prochaine. Vous ne déposez pas une motion de censure si c'est un si mauvais budget, s'il y a une majorité alternative pour renverser le gouvernement. Ne vous inquiétez pas, M. Gindre.

Moi, je dépose des motions de censure quand on arrive au bout de la discussion budgétaire. Donc ça va venir. Et là, il y a une commission mixte paritaire. Si cette commission mixte paritaire est conclusive, et si ensuite le gouvernement a l'intention de passer en force son budget, par exemple par 49,3, puisqu'il semble que ce serait quelque chose qui pourrait revenir, évidemment, il y aura une motion de censure. Et s'il faut la déposer le 23 décembre, on la déposera le 23 décembre. Nous n'avons pas de difficultés sur ce sujet. Et nous faisons ce que nous pensons juste pour notre pays. Voilà, Manuel Bompard ce matin sur TF1.

Elisabeth, sur cette question du 49,3, Manuel Bompard menace une motion de censure en cas de 49,3, mais il y a des voix au sein du camp présidentiel, au sein des LR, qui disent qu'il faut en passer par le 49,3.

22:31
Présentateur

Oui, alors ce n'est pas parce qu'il y a un 49,3 qu'il y a une censure. Évidemment, il n'est pas très à l'aise, finalement, le patron, le coordonnateur de LFI, parce qu'il sait que sa motion de censure n'aura pas le même effet tétanisant que les précédentes, parce qu'on arrive à la fin décembre, on va entrer dans la campagne des municipales, qui voudra faire renverser le gouvernement, avec un risque de dissolution ou pas. Le Parti socialiste, lui, devrait s'abstenir sur le budget de l'État. Les écologistes vont voter contre, mais, enfin, voter contre, on pense que ce sera le cas. Donc, un, on n'a pas, aujourd'hui, une majorité pour voter le budget.

Deux, est-ce que, effectivement, le Premier ministre en passera par le 49,3 ? Tout le monde en rêve, tout le monde en rêve pour la même raison, parce qu'il s'en laverait les mains dans ces cas-là, y compris ceux qui se sont battus pour supprimer le 49,3. Ils ne le demanderont pas publiquement, ils le demandent à bas bruit, en tout cas, une partie du Parti socialiste. Donc, on est toujours dans cette logique, Ariane, de, on s'en lave les mains. Nous, on est dans notre posture électorale, surtout avant les municipales.

Si le Premier ministre veut faire un 49,3, mais qu'il le fasse pour qu'on ait un budget, qu'on passe à autre chose, mais Sébastien Lecornu, lui, est-ce qu'il le sortira au dernier moment, au tout dernier moment ? Ça n'est pas exclu, mais pour l'instant, il dit non.

24:07
Invité

Elisabeth a parfaitement résumé le sujet. Je vais être un peu direct. Qu'est-ce que les Français sont indifférents à ces combinaisons et ces techniques ? Alors, ils font un budget à la France, c'est un levier fort dans l'opinion publique. Ce qui est très intéressant, c'est la question de la… C'est-à-dire, ils veulent de la stabilité, ils veulent leur budget. Oui, quand même. On est à la fin de l'année, on va entrer dans les affaires des élections municipales.

On a la stratégie de distinction plutôt bien jouée de la France insomise, qui se part dans le manteau de la pureté, que le programme du NFP, refus du moindre compromis, refus du moindre vote, etc., à la différence des sociotraitres ou des écologistes. Mais ce qui est intéressant, et Elisabeth l'a bien dit, c'est la question de la cohérence. C'est très important pour les Français de ne pas voir un responsable politique être d'un jour dans le ZIG, c'est-à-dire perdre sa cohérence. Par rapport au 49-3, on se souvient tous d'Emmanuel Valls assumant jusqu'à une très forte impopularité le 49-3 au moment de la loi travail. Il quitte Matignon, il est candidat à la primaire socialiste.

Et la première chose qu'il dit au micro de France Inter, je crois, fin 2016, c'est « si je suis élu, on abolira le 49-3 ». Rupture de cohérence. Est-ce que le risque, et je n'ai pas la réponse, est aussi important pour un Sébastien Lecornu, qui a posé un acte lourd, qui a accrédité son image d'homme de dialogue, homme de compromis, Premier ministre faible, qui ne veut pas apparaître plus fort qu'il n'est alors qu'il ne l'est pas, en renonçant au 49-3, et finalement, sortant un peu comme peut-être le 10 de d'air à la belote ou le petit Otaro, c'est la fin de l'année, en plus c'était des juillots de cartes, sortant cet atout. Est-ce que les Français vont lui en vouloir ?

Est-ce qu'il va y avoir d'un côté un risque de… Mais il s'est moqué de nous, il nous a trompés, versus c'était un mal nécessaire pour avoir un budget, on est entre ces deux écueils. – Et on a le sentiment chez Sébastien Lecornu qu'il y a à la fois cette volonté de cohérence, de dire « j'ai dit pas de 49-3, il n'y aura pas de 49-3 », et il y a aussi cette volonté de dire « mais ce n'est pas à moi d'assumer des responsabilités » que les parlementaires refusent d'assumer, parce qu'il l'a dit plusieurs fois aux parlementaires, « assumez vos responsabilités ». – Oui, absolument, et les partis lui disent

26:23
Présentateur

« assumez vos responsabilités ». On est dans ce face-à-face, et donc vous voulez un budget, maintenant il faut passer à autre chose, Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu, je ne sais pas ce que Frédéric Dhabi en pense, mais je trouve qu'il n'a pas une image encore très claire aux yeux des Français. – Et donc, est-ce que le fait de se renier au dernier moment lui coûterait ou pas ?

Alors, personnellement, il préférerait avoir gagné son pari, il est le seul peut-être, en tout cas sur la place publique, à dire encore qu'il y a un chemin pour un compromis, on voit bien que, bon, la commission mixte parité, on verra si elle est conclusive ou pas, bon, il y a un peu moins d'optimisme quand même ambiant qu'il y a encore une dizaine de jours. Si elle était conclusive, tout le monde pense que ce ne sera pas voté à l'Assemblée. Donc, lui dit, mais si, on va y arriver jusqu'au dernier moment. Quelle est son image, dans le fond ?

Moi, j'ai le sentiment qu'il n'a pas complètement percé et que s'il devait sortir la carte au dernier moment en disant, bon, écoutez, les Français, on va passer à autre chose, il y a quand même encore quelques mois pour gouverner et faire passer des textes, est-ce que ça lui coûterait vraiment ? Là, je m'adresse, pardon, Yann.

27:31
Invité

– Par rapport à Manuel Valls, qui avait une image extrêmement constituée, là, la rupture de cohérence avait été terrible. Je partage votre point de vue. Il a une image en construction, plutôt bonne. Homme de dialogue, homme de compromis, homme d'écoute, une certaine ruse. Moi, je l'associerais, et d'ailleurs, ça a été dans un verbatim cali de l'IFOP, à Louis XI, ce roi rusé, alors qui enfermait ses opposants dans des fillettes, dans des cages, mais qui savaient se déguiser pour aller écouter le pays. Quelqu'un qui est plutôt connecté.

28:02
Présentateur

– C'est du cali, hein ?

28:04
Invité

– Ça rigole pas. – Il a aussi un atout extrêmement fort, savez-vous lequel ? Il est passé au ministère des Armées. Et là, c'est comme une sorte de blanc-seing pour les Français, parce que dans cet imaginaire dont on a parlé précédemment, sur l'âge de l'ordre du pays, le déclin, il y a une institution qui échappe à ça, c'est l'armée. Les forces armées, les forces de police, donc ça lui bénéficie.

Et puis, c'est vrai qu'il joue très fortement sur une double distinction, une distinction par rapport à François Bayrou, pour beaucoup de Français, il ne pouvait pas être pire que François Bayrou, et par rapport aussi à un président qui respecte quand même, qui s'immisce moins dans les affaires intérieures et qui lui laisse un certain genre libre. Donc, il a une image en construction, avec plutôt, je trouve, des atouts assez intéressants. Il a une popularité minoritaire, mais un socle assez important. – Et Sébastien Lecornu, qui a souhaité un débat au Parlement hier sur la question de la lutte contre le narcotrafic. Il a promis de nouvelles mesures. On va l'écouter.

– Dans ce combat, vous avez déjà agi avec l'adoption de la loi du 13 juin dernier. Cette loi, très largement votée par le Parlement, est inédite dans notre histoire par les moyens nouveaux qu'elle octroie. Si beaucoup de mesures sont d'application immédiate, je vous confirme qu'une vingtaine de textes réglementaires seront pris dès les prochaines semaines pour que cette loi s'applique en totalité et conformément au calendrier qui avait été fixé. Mais les réseaux criminels de narcotrafic ne cessent de se transformer. C'est une guerre de mouvement, vous disais-je.

C'est pourquoi le gouvernement présentera au premier sommet de 2026 des mesures législatives pour adapter encore notre arsenal à cette menace, avec notamment l'alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes. – Voilà, cette question de la lutte contre le narcotrafic, on le voit depuis plusieurs mois sur le devant de la table, qui gangrène le pays. Emmanuel Macron parle de guerre. Est-ce que ça va être aussi un enjeu pour les municipales, Frédéric ? – Clairement oui, c'est presque devenu un enjeu, même obsessionnel pour les Français.

C'était intéressant de voir qu'il y a six ans, quand on travaillait sur les déterminants du vote, on ne proposait pas aux Français la question du trafic de drogue. Là, on le propose, c'est le sixième déterminant du vote. Et ce qui est intéressant, Aurélien, les mots ont un sens. Les Français se sont appropriés ce terme de narcotrafic, qui, il y a quelques années, était bon pour une série Netflix à voir en famille. Les Français utilisent ce mot. Et on a publié la semaine dernière, avec la Provence et Sud Radio, une enquête de climat électoral à Marseille. Mettons de côté le rapport de force électorale extrêmement serré.

Les trois principaux déterminants du vote, c'est un narcotrafic à Marseille. On voit ce qui s'est passé récemment avec le jeune qui s'assit. Deuxièmement, la sécurité. Troisièmement, la propreté. On sait très bien qu'une ville propre, c'est une ville où il n'y a pas de narcotrafic. C'est une ville où on se sent en sécurité. Ce thème, il n'est pas qu'un thème de grande ville, de métropole, dans toutes les communes, même y compris les communes rurales. Ça devient un vrai sujet qui, je le répète, qui n'était pas dans le champ politique et dans le champ de la controverse politique il y a encore six ans.

31:01
Présentateur

– C'est très marquant, cette prise de conscience, c'est 2025.

31:03
Invité

– Exactement.

31:04
Présentateur

– Et c'est, pardon, c'est positif, entre guillemets, parce que c'est un des défis et une des crises majeures qui attend la France, les démocraties en général, c'est de faire face à cet afflux d'argent qui nous menace et dont on voit qu'aucune politique dans le monde, d'ailleurs, n'arrive vraiment à prendre le dessus. Mais la prise de conscience, c'est déjà très important.

31:30
Invité

– Oui. – On va terminer par l'histoire du jour. Allez, c'est l'émotion hier de Ligne Renaud qui a inauguré hier à Lille un jardin qui porte son nom Martine Aubry. L'ancienne mère était présente, c'est elle qu'on doit l'idée, de rebaptiser cet espère vert de 6000 m² au nom de Ligne Renaud. Elle raconte, Martine Aubry, quand j'ai appelé Ligne Renaud pour lui demander si elle voulait venir assister à l'inauguration, elle m'a répondu, « Ce sera mon plus beau cadeau de Noël ». Il faut dire que Ligne Renaud, on le rappelle, elle est viscéralement quand même attachée à son or. – Armentière. – Armentière, exactement. Et c'est donc ce matin la une de la Voix du Nord.

Frédéric, je n'oublie pas votre livre, « L'écharpe et les tempêtes », c'est-à-dire à trois mois des municipales. Merci beaucoup Frédéric, merci Elisabeth. – Bonne fête, Réon. – Je souhaite de très bonnes fêtes. – Bonne fête à vous. – Mais oui, très bonne fête. – J'ai mérité. – Et joyeux Noël, très bonne fête. Et effectivement, à tous ceux qui nous regardent, je vous retrouve le 12 janvier. Demain, vous serez accompagné d'Alexandre Poussard. Très bonne fête à tous.

32:27
Présentateur

– Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.