Cancer : le Trouvillais Steve Perchey signe un livre de photographies bouleversant sur le combat de sa conjointe
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Sur l'actu local en Normandie, ici matin.
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Vous recevez Steve Perchet, photographe de 36 ans, originaire de Trouville-sur-Mer.
- 0:28OuverteRéponse directe
Bonjour Steve Perchet. Vous êtes avec nous ce matin pour parler d'un livre de photos qui a été un moyen en quelque sorte de faire face à la maladie de votre conjointe Camille, atteinte d'un cancer du sang.
- 0:40OuverteRéponse directe
Pourquoi ?
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Et donc, vous photographiez notamment votre femme. Expliquez-nous, vous nous l'avez un petit peu dit, mais qu'est-ce que vous avez pu photographier ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Alors, on a entendu votre femme Steve, à l'heure, en jouant de 7h, Camille, qui expliquait aussi le besoin d'avoir des moments de vie aussi avec les enfants. Ça aussi, vous avez photographié tout cela ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Sur l'actu local en Normandie, ici matin. »
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« Il est 7h45, c'est octobre rose en ce moment, mois de sensibilisation sur le cancer du sein. »
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« Il est important de se faire dépister. »
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« Vous recevez Steve Perchet, photographe de 36 ans, originaire de Trouville-sur-Mer. »
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« Vous êtes avec nous ce matin pour parler d'un livre de photos qui a été un moyen en quelque sorte de faire face à la maladie de votre conjointe Camille, atteinte d'un cancer du sang. »
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« À la base, non. Alors moi, j'ai commencé, j'étais cuisinier. J'ai aucun diplôme. J'étais cuisinier. »
- 1:38InvitéFait
« J'avais un food truck. J'ai fait ça pendant huit ans. »
- 1:44InvitéFait
« Et puis après, j'ai été poissonnier pendant quatre ans. »
- 1:44InvitéFait
« Et là, depuis septembre, je suis professionnel de la photo. »
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« Ça va faire... Alors en fait, il faut 150 précommandes en 45 jours. »
- 4:47InvitéChiffre
« Là, il doit rester 35 jours. J'en suis déjà à 107 précommandes. »
- 5:12InvitéFait
« Il y a un concours qui s'appelle la 25e heure organisée par les franciscaines fin octobre. »
- 5:23InvitéFait
« J'ai fait une photo d'un homme tatoué de la tête aux pieds avec deux femmes atteintes d'un cancer du sein. »
- 5:28InvitéFait
« Il était 23h30. »
- 5:37InvitéChiffre
« Je suis parti des 40 finalistes. »
Temps de parole
- Invité62 %
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- Présentateur 28 %
- ?6 %
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Sur l'actu local en Normandie, ici matin.
Il
est 7h45, c'est octobre rose en ce moment, mois de sensibilisation sur le cancer du sein. Il est important de se faire dépister. Le cancer, il fait souffrir le ou la malade évidemment, mais par ricochet, ça fait aussi souffrir l'entourage. C'est un peu l'histoire qu'on va vous présenter ce matin avec notre invité Jean-Baptiste Marie. Vous recevez Steve Perchet, photographe de 36 ans, originaire de Trouville-sur-Mer. Bonjour Steve Perchet. Bonjour. Vous êtes avec nous ce matin pour parler d'un livre de photos qui a été un moyen en quelque sorte de faire face à la maladie de votre conjointe Camille, atteinte d'un cancer du sang.
Pendant deux ans, vous l'avez photographiée et c'est elle qui vous l
'a
demandé. Pourquoi ?
Alors,
au
début en fait, moi ce qui s'est passé c'est que quand j'ai appris qu'elle était malade, ça m'a mis comme un coup de massue.
Oui, c'est violent. Oui,
c'est assez violent. Enfin, j'étais même limite
plus
malade qu'elle en
fait à
ce moment-là. Et donc, on a eu les rendez-vous chez le médecin, on s
'en
est suivi, puis un jour on rentre à la maison et elle me dit, si tu veux, j'aimerais que tu photographies
ma
maladie.
Pour
moi, je voyais ça. Enfin, pour moi, c'était impossible de faire.
Enfin,
c
'est
pas concevable. Je me voyais pas faire ça
au
niveau de ma femme, quoi. Et du coup, elle m'a dit, si, si, j'aimerais bien qu
'on
le fasse. Et puis bon, j'ai commencé à photographier,
on
va dire, les petits moments, la première chimiothérapie. Puis après, je me suis prêté vraiment, j'avais comme une mission en fait à faire. Alors que photographe, c'est pas votre métier à la base ? À la base, non. Alors moi, j'ai commencé, j'étais cuisinier. J'ai aucun diplôme. J'étais cuisinier. Et après, je me suis mis à mon compte en 2014. J'avais un food truck. J'ai fait ça pendant huit ans. Et puis après, j'ai été poissonnier pendant quatre ans. Et là, depuis septembre, je suis professionnel de la photo.
Et donc, vous photographiez notamment votre femme. Expliquez-nous, vous nous l'avez un petit peu dit, mais qu'est-ce que vous avez pu photographier ? C'est le quotidien de votre épouse
? On va dire
le quotidien sous traitement, le quotidien de la maladie. Donc, comme je vous disais, la chimiothérapie. J'ai photographié aussi les moments où on rentre à la maison parce qu'après une chimiothérapie,
on
arrive à la chimio, on est comme ça, on est super. Mais quand on ressort, on est épuisé. Et puis, évidemment, il y
a
tout ce qui va. Les nausées, la fatigue constante pendant huit jours.
Et
puis, besoin de soutien parce qu'en fait, c'est vrai que nous, on est là et on essaye d
'être faire
genre qu'on est bien,
entre guillemets. Mais
en fait, derrière, on est super mal. Moi, je me voyais sortir. Des fois, je sortais de la maison, je promenais le chien. Je craquais, je pleurais.
Alors, on a entendu votre femme Steve,
tout
à l'heure, en jouant de 7h, Camille, qui expliquait aussi le besoin d'avoir des moments de vie aussi avec les enfants. Ça aussi, vous avez photographié tout cela ? J'ai photographié
tous les moments de vie. C'est-à-dire que des fois, je voyais jouer avec les enfants et tout. Donc, je prenais l'appareil photo discrètement. Et puis,
c
'est comme si je passais à côté, je n'existais pas. Et
puis,
je photographiais tous ces petits moments-là.
Tu fais
quelque chose sur un tapis,
c'est
allongé. Je venais derrière, je prenais la photo, je me mettais au-dessus. On fige l'instant, quoi. L'instant qui n'existera plus.
Et trouver du bonheur, des sourires, parfois, dans un quotidien qui peut être compliqué, vous l'avez rappelé, c'était ça aussi l'essentiel pour vous ?
L'essentiel pour moi, c'était ça aussi. C'était aussi de montrer qu'il y
a
la maladie, mais il y a aussi la vie, elle continue. Il peut y avoir toujours des moments de bien. Évidemment, il y a toujours des moments de mal-être, évidemment, parce que ça,
un
cancer, la chimiothérapie, c'est des traitements assez lourds. Donc, ouais,
ouais,
ça permettait de... Et puis après, en fait, j'avais mon appareil photo tout le temps sur moi.
Steve
Percher, photographe de 36 ans et l'invité d'ici Normandie ce matin pour parler d'un livre, en fait, parce que vos
photos
deviennent un livre, Steve. Livre qui est d'ailleurs en précommande. Et je crois que pour lancer la production, vous avez besoin de 150 achats. Donc, on va en reparler tout à l'heure. Mais pourquoi avoir eu la volonté de mettre ces photos dans un livre
? Alors,
en fait, ce qui s
'est
passé, c
'est
que comme on a diffusé toutes les photos sur les réseaux, au fur et à mesure qu'on documentait la maladie, à la fin, il
y a
des gens qui m'ont dit, enfin, des abonnés m'ont dit que ça serait bien d'en faire un livre. Au début, j'ai pris ça, oui.
J'ai mis ça un peu de côté. Et
puis après, avec le temps, j'ai réfléchi. J'ai dit,
ouais,
ça pourrait être intéressant. Et donc, on a commencé à écrire, à mettre sur feuille tout un peu l'histoire pour ne pas oublier des fois des petits passages. Et un jour, je tombe sur Instagram, sur un éditeur d'HBOOK.
Et
là, je me dis, leur livre, je les trouvais vraiment intéressants.
Ils
utilisent vraiment pas mal de photographes sur les réseaux. Je les ai contactés. Je me
dis,
on verra bien. Et ils m'ont recontacté. Et à ce moment-là, je leur ai expliqué le projet. Et le projet, je les ai intéressés. Et du coup, de là, on a commencé à mettre tout en place. Et donc là, les précommandes ont démarré. Ça va faire... Alors en fait, il faut 150 précommandes en 45 jours. Voilà, pour lancer la production. Là, il doit rester 35 jours. J'en suis déjà à 107 précommandes.
Donc
je pense qu'on a bien
monté.
Vous
parliez de contact. Vous avez été contacté aussi par d'autres femmes atteintes de cancer du sein. Parce qu'elles souhaitaient, elles aussi, que vous les preniez en photo,
c'est ça ? Exactement. Alors en fait, j'ai photographié... Alors avant la maladie, déjà, j'avais déjà photographié une femme qui avait eu un cancer du sein. Et après, en fait, quand moi j'habite Trouville,
il
y a un concours qui s'appelle la 25e heure organisée par les franciscaines fin octobre. Et j'ai eu une idée de photo parce qu'octobre, c'est octobre rose. Donc je me suis dit, tiens, une idée m'est venue. Et j'ai fait une photo d'un homme tatoué de la tête aux pieds avec deux femmes atteintes d'un cancer du sein. Il était 23h30.
Et
on voit, c
'est
une photo qui est assez forte. Et cette photo-là, d'ailleurs, est finaliste au concours Estée Lauder.
Dans
quelque temps, là ?
Je suis
parti des 40
finalistes.
Ok.
Bon,
bah
bravo pour cela. Et on espère que vous serez distingués. Pour terminer, Steve, comment on fait justement pour précommander ce livre ? On le retrouve sur vos réseaux sociaux, peut
-être ? Vous pouvez le
retrouver... Alors, pour précommander le livre, vous pouvez le retrouver sur Instagram, Facebook, dans ma bio. Ou sinon, il y a quelques publications où j'ai mis le lien. Ou sinon, directement sur le site d'HBOOK.
Voilà. Et notamment, votre site aussi
est Steve
Percher, je précise un P-E-R-C-H-E-Y, pour vous retrouver sur Internet. Merci beaucoup de nous avoir
parlé de
cette initiative. Merci à
vous.
Et on vous souhaite une bonne journée. Merci.
Au revoir. Merci.
Bonne journée. Vous retrouvez tout ça sur
Internet.