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interviewJordan Bardella· 10 octobre 2025 39 min

Jordan Bardella sur CNEWS : « Nous censurerons tout Premier ministre issu de la gauche »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Panthéon Jordan Bardella. Bonsoir. Bonsoir monsieur Lebray.

Bonsoir aux Françaises et aux Français qui nous regardent. Vous êtes l'invité exceptionnel de 100 % politique pendant au moins 30 minutes. Votre parole est attendue suite à l'annonce du Premier ministre hier qui a annoncé lui-même qu'il y aurait un nouveau Premier ministre dans 48 he donc normalement demain soir.

Donc pas de dissolution pour le moment. Pour m'accompagner ce soir Jules Toress du service politique du JDD et Johann Usaï du service politique de C News. Bonsoir messieurs.

Première question. Jordan Bardella, la donne a changé. Vous avez annoncé censurer automatiquement tout nouveau premier ministre, tout gouvernement.

N'ce prendre le risque d'ajouter du chaos au chaos ? Votre question est prévisible, monsieur Lebray. Depuis maintenant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, les Macronistes sont en train de balader les Français en leur faisant miroiter de potentiels accords de couloir entre les différents partis politiques qui pour le coup fondent ce que je pourrais appeler ce soir un système où depuis maintenant la démission de monsieur le Cornu après l'annonce d'un gouvernement plus macronisque qu'Emmanuel Macron lui-même dans une période où il n'a jamais eu autant de Français qui s'expriment contre la politique d'Emmanuel Macron depuis 8 ans. multiplie les tractations pour coûte que coûte permettre au Macronis de se maintenir au pouvoir.

C'est un jeu de dupe auquel participe les Républicains. En tout cas, une partie des Républicains. Et je ne désespère pas de convaincre l'autre parti qu'un chemin patriote national est aujourd'hui possible au côté du Rassemblement national de ses alliés à droite avec Eric Sioti et évidemment la gauche les socialistes et les et les écologistes.

Donc si vous voulez, pendant que les Français regardent affligé ce spectacle et le pays s'enfonce dans une incertitude et dans une instabilité majeure. Moi, que l'on soit extrêmement clair parce que c'est un petit peu la musique que l'on entend depuis plusieurs jours, je ne laisserai jamais mon pays dans les mains de la gauche et encore moins dans les mains de l'extrême gauche. Par conséquent, lorsque j'entends sur vos plateaux ou dans les rédactions parler de rumeurs d'un potentiel premier ministre soit de centre gauche, soit à gauche, il y aura évidemment une censure euh systématique.

Peu importe le profil, Jean-Louis Borlot a été évoqué aujourd'hui. Mais Jean-Louis, enfin, excusez-moi, technique, pourquoi pas Roseline Bachelot ou ou Martin Aubri ? Enfin, je veux dire, la blague va devoir s'arrêter à un moment donné.

Imaginez les Français qui nous écoutent ce soir, qui souffrent depuis des mois parce que la question du pouvoir d'achat n'est pas traité, parce que l'urgence migratoire et vous avez vu les chiffres de l'INC qui ont été publiés il y a quelques heures qui nous montrent qu'il n'y a jamais eu autant d'étrangers qui sont entrés dans notre pays qu'en 2024 alors même que monsieur Rotaillot était ministre de l'intérieur et qu'il a été vendu comme l'homme qui allait incarner une droite fort, une droite de conviction, une remise en ordre du pays. On voit qu'on a jamais autant accueilli de personnes dans notre pays à l'heure de l'urgence économique. On voit la situation des finances publiques se dégrader où nos chefs d'entreprise sont extrêmement inquiets d'être ce qui pèse une suspicion en permanence.

Et bien de l'autre côté, on a des gens qui pratiquent de la politique politicienne qui souhaitent se maintenir au pouvoir. Et moi, je viens dire aux français que le projet que nous portons avec Marine Le Pen et Eric Sioti, c'est précisément celui de donner une majorité à la France. une majorité pour retrouver de la stabilité, pour retrouver un cap clair et de la lisibilité et surtout une majorité pour mettre en œuvre un projet de redressement national et des idées que nous portons, que je porte avec Marine et qui je le crois sont majoritaires aujourd'hui dans le pays.

Alors dans 3 semaines, vous allez publier votre deuxième livre aux éditions Fillard ce que veulent les Français. On va en parler dans un instant, mais quand je vois ce titre ce que veulent les Français, je pense évidemment à la situation actuelle puisque ce que ce que veulent les Français aujourd'hui, Jordan Bardella à 7 français sur 10, c'est une dissolution, voire une démission du président de la République. Et il y a quelque chose qui a changé dans le discours du RN, c'est qu'aujourd'hui évoquer la démission d'Emmanuel Macron n'est plus un tabou.

Nous n'avons jamais eu de tabou. Moi je une partie de ma doctrine égoaiste et par conséquent le général de Gaulle lorsqu'on se souvient de la responsabilité qu'il qui a été la sienne à la fin des années 60 lorsqu'il a après un référendum perdu choisi de se retirer face à un une un désaveux populaire, il a pris ses responsabilités et il a préféré l'intérêt du pays avant l'intérêt personnel. Quel est aujourd'hui l'intérêt du pays et l'intérêt des Français ?

Est-ce que c'est de regarder la situation politique se dégrader ? Est-ce que l'intérêt du pays aujourd'hui c'est de poursuivre dans l'impasse institutionnel et dans le blocage démocratique ou c'est de revenir devant les Français de permettre aux Français de se choisir une majorité encore une fois quelle qu'elle soit ? Moi, je me bats pour une majorité patriote, pour une majorité nationale qui tend la main au patriotes de droite et au patriotes de gauche.

Monsieur Mélenchon, lui propose une autre majorité qui est basée sur le walisme, l'immigrationnisme, le marteau fiscal sur nos chefs d'entreprise, sur les classes populaires et plus généralement sur la France du travail. Mais les Français doivent pouvoir se choisir une majorité. Or, les macronistes souhaitent évidemment euh conserver le pouvoir le plus longtemps possible alors qu'ils ont été défaits.

Et pardon, mais euh vous mentionnez le livre que je sors dans dans quelques jours aux éditions FA. Euh j'ai passé 1 an à traverser le pays. Pendant 1 an, je me suis rendu sans journaliste, sans caméra de télévision, sans entourages politique, sans élus, tout seul dans l'intimité avec des Français qui ont accepté de me recevoir et qui se sont confiés.

J'ai voulu écouter ce que disaient les Français aujourd'hui et croyez-moi les sentiments que le que les gens ont aujourd'hui au fond du cœur, les ressentis qu'ils ont à l'égard de la classe politique et surtout les idées majoritaires qui sont celles aujourd'hui dans cette France du travail humble, silencieuse dans ces Français qui ne cassent pas, dans ces Français qui ne peuvent pas aller manifester parce que aller manifester c'est sacrifier un jour de travail qui ne supportent plus de voir leur identité méprisée, malmenée, remplacé. Et bien ces gens-là ont le sentiment que les idées majoritaires dans cette France silencieuse ne sont plus les idées dominantes aujourd'hui dans la classe politique. Et moi, j'ai humblement le l'envie de dire que on peut faire différemment.

On peut changer le quotidien des Français. On peut remettre de l'ordre dans le pays en arrêtant le laxisme de la justice. On peut soulager les classes populaires et les classes moyennes de la pression fiscale qui pèse aujourd'hui sur ceux qui travaillent et sur nos entreprises.

On peut défendre notre identité, défendre cette fierté française. Il y a un autre chemin qui est possible mais encore faut-il effectivement que les gens qui sont aujourd'hui au pouvoir et j'implore le président de la République d'entendre aujourd'hui ses souffrances et cette colère dans le pays d'arrêter de penser à son intérêt personnel ou à celui de son camp et par conséquent de dissou l'Assemblée nationale ou évidemment si il devait y avoir une situation de blocage évidemment de partir parce que je vais vous dire je pense que ça créerait pas un dangereux précédent ça créerait pas un dangereux précédent parce que c'était un autre contexte pour le général de Gaulle après un référend d'homme, est-ce que si demain bah vous par exemple vous accédez à la présidence de la République, il y aurait pas une pression au premier mouvement social, à la première grande manifestation contre le président de la République et on dirait pas il doit lui aussi partir. La crise, elle est d'abord parlementaire alors il faut dissoudre l'Assemblée nationale.

Mais regardez la situation dans laquelle on est aujourd'hui. Si le président refuse de revenir devant les Français, s'il refuse de redonner la parole au français pour leur permettre de se choisir non seulement une stabilité mais aussi de se choisir un destin, alors de facto sa responsabilité sera engagée. Moi, je ne suis pas de gauche.

Je ne suis pas un élu de la France insoumise et je ne considère pas que l'avenir de la France soit dans le désordre, dans le chaos et dans les tensions sociales. Je pense que la France a besoin d'apaisement, qu'elle a besoin de rassemblement et que surtout elle a besoin aujourd'hui de stabilité à la fois sur le plan économique, sur le plan social mais évidemment aussi sur le climat qui règne dans la démocratie française. Une question de Johan Usai.

Oui, on sait que vous demandez la dissolution de l'Assemblée nationale. Si vous aviez une majorité, vous iriez à Matignon. On sait que vous avez envie d'être premier ministre.

Vous vous venez de nous décrire là. Vous dites "J'ai fait un Tour de France pendant un an sans caméra. Vous sortez votre deuxème ouvrage.

Tout ça ressemble quand même un peu à une précampagne présidentielle. Est-ce que comme vous avez envie d'être premier ministre, vous diriez aussi que vous avez envie d'être président de la République ? Non, mais je je j'ai pas envie d'ajouter des titres à ma carte de visite.

Si je me suis présenté euh lors des élections législatives pour être premier ministre, c'est parce que j'avais au fond de mon cœur et au fond de mon âme la volonté de changer le quotidien des Français. Quand on fait de la politique, ça veut certainement dire qu'on ne peut pas être heureux tout seul. Et voyez, moi je suis incapable de rentrer chez moi le soir, de fermer la porte, de savoir que mes compatriotes sont en train de souffrir autour de moi, de voir mon pays se déconstruire et se détruire chaque jour un peu plus, se fragmenter sous le poids de l'immigration massive, sous le poids du communautarisme, sous le poids de cet hyperfiscalisme contre tous ceux qui essayent de travailler, d'entreprendre, d'investir, de réussir en France et de faire comme si de rien n'était.

Donc je souhaite être premier ministre de mon pays. Je serai évidemment candidat au poste de premier ministre si demain il y a des élections législative. Et encore une fois, c'est pas être premier ministre pour être premier ministre.

Président de la République, ça vous fait envie ou pas ? Nicolas Sarkozy avait envie d'être président de la République. Jacques Chirac a toujours eu envie d'être président de la République.

François Hollande a toujours eu envie d'être président de la République. Le problème mais le problème aujourd'hui euh c'est que tout le monde a envie d'être président de la République. Voyez, c'est devenu un peu l'école des fans où le moindre type qui est engagé dans la vie politique française, il se dit qu'il peut être candidaté à l'élection présidentielle.

Moi, je sais d'où je viens. Je sais où je suis aujourd'hui. Je suis extrêmement modeste.

Et ma candidate à l'élection présidentielle, elle s'appelle Marine Le Pen. C'est pour ça que je la soutiens. C'est pour ça que nous menons ce combat ensemble, main dans la main.

Et croyez-moi, si les Français demain nous accordent leur confiance, nous allons tout mettre en œuvre pour rétablir la sécurité dans le pays, pour remettre le le pays sur le chemin de la croissance et de la prospérité et évidemment pour apaiser les tensions parce que la France a besoin d'apaisement, d'unité, de rassemblement, de cohésion. On vient d'entendre à nouveau votre loyauté envers Marine Le Pen. Quel regard vous portez envers les anciens premier ministres d'Emmanuel Macron qui sont complètement déloyau euh envers lui, Édouard Philippe et Gabriel Atal et même Ellisabeth Borne avec la réforme des retraites.

Alors, je suis ravi que vous me posiez la question parce que j'ai beau passer mes journées à critiquer le président de la République, j'ai beau passer mes nuits hantées par la politique qu'il conduit contre l'intérêt de mon pays, contre l'intérêt de la France et je suis peut-être aujourd'hui dans le pays parmi ceux qui combattent le plus la politique qu'il conduit. Mais dans ce moment où le président de la République, je pense qu'on peut se le dire à un genou à terre. voir l'intégralité de ceux qu'il a qu'il a fait roi depuis 8 ans lui tourner le dos au moment où il a un genou à terre.

Je trouve que ça n'honore ni Édouard Philippe ni Gabriel Atal. Ça rappelle que la politique est un combat, que s'entourer de gens fidèles et loyaux est une tâche difficile, mais je ne peux m'empêcher de trouver ce spectacle assez pathétique parce que le respect et la loyauté sont des valeurs auxquelles je tiens. Ce sont les valeurs de mes parents.

C'est ainsi que j'ai été éduqué et de voir aujourd'hui les macronistes de la première heure qui ne serait rien sans Emmanuel Macron lui planter un deuxième couteau dans le dos. quand on a des valeurs et des principes même mon pire adversaire, je vais vous dire, je ne souhaite pas cela. On va parler de la main tendue aux républicains histoire.

Mais voyez, pardon monsieur Vou, je vous en prie. Ça dit beaucoup de la façon dont ces gens-là pourraient demain se comporter à l'égard des Français. H parce que quand on est capable de planter un couteau dans le dos à celui qui vous a fait roi dans une période où lui-même a un genou à terre que vous l'avez accompagné dans la politique délétaire qui suscite aujourd'hui le rejet des Français depuis le premier jour et bien écoutez moi je ne leur confuirai ni mon pig ni mon portefeuille.

Éric Dupom Morettier a dit les rats quittent le navire. Ouais, mais ça c'est le règlement de compte si vous voulez entre les les macronises pour se rejeter l'accusation. Mais on dit souvent en politique que les victoires sont collectives et que les défaites sont bien souvent individuelles.

Je disais donc on va parler de la main tendue aux républicains puisque vous avez fait un pas supplémentaire cette semaine. Vous avez vraiment tendu la main en cas de majorité relative après une dissolution du Rassemblement national pour avoir une majorité absolue et pourquoi pas un gouvernement commun. Main refusée par Bruno Rotaillot.

Je signale aussi qu'aujourd'hui vous avez voté avec François Xavier Bellami au Parlement européen une motion de censure contre la présidente de la Commission européenne Ursula Vanerleyen. Première question, comment vous réagissez à cette main refusée par Bruno Rotaillot, le ministre des missionnaires de l'intérieur ? Ça vous étonne ?

Allez-y. Depuis plusieurs années, euh nous voyons émerger au sein de la famille politique de la droite deux courants. Un courant qui euh est apparu depuis 2017 comme la béquille d'Emmanuel Macron.

On dit depuis 2017 les macronistes gouvernent. Non, depuis 2017 les gouvernements sont systématiquement des gouvernements Macron LR. Les républicains ont fourni à Emmanuel Macron ses ministres les plus emblématiques.

Ils ont fourni à Emmanuel Macron différents premiers ministres. On pourrait citer Édouard Philippe, on pourrait citer Jean Castex qui a été un collaborateur ministériel me semble-t-il de la droite sous la présidence SarkoZi et on voit depuis il était même à l'Élysée et on voit vous avez raison et on voit depuis l'été dernier monsieur Rotaillot se fondre dans le macronisme au point même que dans son propre parti ses détracteurs internes comme monsieur Vquier ont dénoncé cette droite qui se dilue dans le macronisme. Je suis pas certain que monsieur Vquier soit pas plus dilué dans le macronisme.

C'est lui aujourd'hui qui a fait sauter le gouvernement. Bruno Rotaillot, il a rompu avec le macronisme. Non non non.

Monsieur Rota il n'a pas rompu avec le macronisme. Monsieur Rota il a claqué la porte après avoir accepté la main tendue des macronistes parce que LR n'avait pas assez de gouvernement. Il n'est pas parti sur une question de conviction.

Il n'est pas parti sur la question de l'Algérie alors qu'il n'arrivait pas ce bras de fer diplomatique avec le régime d'Alger. Il n'est pas parti au moment où le président de la République a décidé avec ses soutiens à l'Assemblée nationale de reconduire la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière dans le précédent budget de l'État. Il n'est pas parti lorsque monsieur Barnier, soit-disant de droite a proposé dans son budget l'an dernier d'augmenter de 40 milliards d'euros les prélèvements obligatoire et d'alourdir la fiscalité sur nos chefs d'entreprise.

Monsieur Rota il a fait le choix de claquer la porte à partir du moment où il considérait que de façon politicienne, il n'avait pas suffisamment de siège dans son gouvernement. Donc tout cela est un jeu de dupe. Moi, j'ai pris mes responsabilités parce que je considère que pour gagner, il faut rassembler.

Pour gagner, il faut l'alliance, la coalition, l'union la plus large possible. Y a-t-il des patriotes à droite avec qui nous avons vocation à travailler ? Oui, 1000 fois.

Lesquels ? Mais c'est à eux de le dire. Lorsque et vous pensez à quel nom ?

Mais je vais vous donner un exemple très clair. Euh lorsque le président de la République a annoncé une dissolution à la suite de notre victoire aux élections européennes à l'été 2024, immédiatement j'ai dit dans l'intérêt des Français, dans l'intérêt de mon pays, je fais passer l'intérêt de mon parti après et je tends naturellement la main au président des Républicains Éric Sioti sur la base d'un accord de gouvernement avec des mesures très claires sur la défense de notre identité, la défense du pouvoir d'achat, la lutte contre l'hyperfiscalité, la maîtrise de l'immigration et le redressement de l'école et des services publics. Eric Ceoti a accepté cette main tendue au moment où nous nous parlons, si demain il y a une dissolution de l'Assemblée nationale, pourquoi est-ce qu'une telle alliance ne pourrait pas se renouveler avec monsieur Rotaillot ?

Parce que monsieur Rota il a fait le choix de se fondre dans le macronisme. Monsieur Rotaillot, depuis un an et demi, il est assis en conseil des ministres tous les mercredis entre un socialiste qui s'appelle Manuel Vals ou monsieur Repsamen qui je crois était ministre encore quelques jours. Bon, on les connaît plus mais il a été ministre quand même, il faut le dire. et les macronistes qui détruisent mon pays, notre pays depuis 8 ans.

La manière dont il a balayé la main tendue que je lui ai formulé. Je veux dire, les masques tombent. Monsieur Rota il préfère mourir politiquement avec Emmanuel Macron et avec les Macronistes plutôt que de se battre au côté de ceux qui souhaitent redresser notre pays.

Il a justifié ce refus pardon. Il a justifié ce ce refus de travailler avec vous en disant "Mais il y a quelques jours il y a quelques jours, Marine Le Pen disait que dans une élection entre Bruno Rotaillot et le Parti socialiste, elle refusait de choisir." Marine Le Pen a-t-elle dit cela ?

C'est ce qu' C'est ce qu'elle a fait pour Noro. Oui. Mais euh comme journaliste, il vous faut donner l'intégralité du verbe à intime euh de Marine Le Pen qui a dit que sur un certain nombre de sujets à commencé par la question migratoire, elle était évidemment plus proche non pas des actes mais des mots de monsieur.

Je vais vous dire, moi je vais passer mon temps à courir derrière des gens qui sont plus intéressés par leur poste que par la survie de la France. Donc, il y a des patriotes sincères aux Républicains, il y a des orphelins de la droite aujourd'hui qui ne se reconnaissent plus dans ce parti. Moi, je leur tends la main et je les invite à venir travailler à mes côtés.

Et je veux leur dire, on n'est peut-être pas d'accord sur tout. Vous avez parfois des sensibilités différentes des miennes. J'ai parfois des sensibilités différentes des autres.

Et encore, parfois, il y a certaines caricatures que je trouve injustes et infondées et qui sont précisément nourris par les cadres des Républicains. Mais dans l'intérêt de la France, il faut qu'on fasse un bout de chemin ensemble. Donc des patriotes, il y en a à droite, des patriotes, il y en a à gauche.

Et le Rassemblement national n'a pas vocation à sauver la droite, il a vocation à sauver la France. Parce que notre pire ennemi c'est le temps et le temps nous coûte beaucoup. Une taxe, ça se change en 24 heures.

L'identité d'un pays à partir du moment où elle est attaquée, où elle est abîmée, et bien c'est parfois de manière définitive. Si si je vais dans le sens de Johann, Bruno Rota il a justifié par euh évidemment le le vote que rappelle Johann et aussi par ce que Jean-Philippe Tangui a pu dire contre lui. Voilà ici.

Non mais si on rappelle ce qu'a dit Bruno Rotaillot pour ne pas accorder pas prendre votre main tendue mon Donc monsieur Rota qui est le premier flic de France qui est censé lutter contre les djihadistes, les émetiers, les criminels qui tous les jours défient l'autorité de l'État crache sur le drapeau français pleure dans son mouchoir parce que monsieur Tangy a développé un argument politique que le ministre de l'intérieur ne partage pas. Une insulte pardon c'est une insulte. C'est pas un argument politique insulte.

Écoutez, quand on fait de la politique, d'abord il faut avoir le cuir solide et pardon de vous le dire, mais il faut pas être susceptible. Je tor Bruno Rou dit quelque chose mais voyez bien là qui on est dans le prétexte, c'est pas sérieux. Bah il y a un autre argument qui est utilisé par Bruno Rota et qui est un argument qui est aussi utilisé par certains électeurs de vous allez dire, je vais vous le dire.

Laissez-moi laissez-moi poser. Non, c'est qu'il dit il dit ils disent que euh économiquement le Rassembl national est flou, qu'on ne comprend pas toujours certaines choses, notamment comme la réforme des retraites. Que lui répondez-vous ?

Moi, je vous demande pas si serait ou si c'est faux. Est-ce que le RN est économiquement flou ? Est-ce que leur proposition de réforme des retraites est viable ?

Mais monsieur Torres, vous êtes un journaliste brillant. Euh je vous sais ça commence comme ça. Non mais pardon mais je vous sais euh extrêmement attentif aux déclarations des uns et des autres et au petits jeux politiciens.

Si les cadres des Républicains arrêtent demain de dire que le Rassemblement national est flou sur les enjeux économiques alors que l'intégralité des actualités et que tout ce qui se passe autour de nous depuis 15 ans valide l'intégralité des analyses que nous avons faites. Alors l'ensemble de leurs électeurs n'ont plus aucun frein à accepter la main tendue que je leur fais. Donc je vais vous dire très clairement, moi en matière économique, je ne fais pas dans l'idéologie, je fais dans le pragmatisme, je fais dans l'efficacité.

Je suis un militant acharné de la production, de la croissance et je considère à la différence de beaucoup d'autres et à commencer par les macronistes, monsieur Macron a été présenté comme prousiness en 2017, ce qu'il a donné de la main gauche en impôt de production, il l'a repris de la main droite avec une avalanche de normes et de surtransposition notamment inspiré. On a parlé du Parlement européen et du Ursula Vline tout à l'heure. On pourra revenir sur la motion de cet après-midi qui a été de mon initiative votée aussi par François Xavier Bellami qui pèse aujourd'hui sur nos chefs d'entreprise.

Donc je vais vous dire les entreprises françaises, les entrepreneurs de France qu'ils soient petit, moyen ou gros, qu'il fassent rayonner le savoir-faire français dans nos territoires, dans nos campagnes, dans nos communes ou sur la scène internationale sont aujourd'hui nécessaires dans le redressement du pays. On n'affrontera pas le mur de la dette simplement en réduisant le train de vie de l'État. Il faut recréer de la croissance, il faut déverrouiller toutes les contraintes qui pèsent sur la production.

Et moi, parce que je suis à l'écoute de nos chefs d'entreprise, je sais qu'ils ont besoin de stabilité. Je sais qu'ils ont besoin d'un pact de confiance, d'une fiscalité de croissance. Nous souhaitons notamment supprimer l'impôt de production pour réaligner la France de manière, je dirais, au niveau européen par rapport à la compétitivité des autres économies de la zone euro.

Nous souhaitons retrouver un prix français de l'électricité pour doper notre compétitivité. Nous souhaitons faire le patriotisme économique pour faire en sorte que dans les marchés publics, les entreprises françaises soient prioritaires et évidemment simplifier l'économie française. Mais je crois que sur tous ces points, ce n'est ni de droite ni de gauche, c'est d'abord du bon sens.

Mais est-ce que j'ai l'impression d'avoir un discours libéral en face de moi ? Est-ce que vous diriez Jordan Bardellaac que vous êtes un libéral ? Ce qui n'est pas un gros mot, hein.

Mais je pense que le pays en tout cas que euh je pense d'abord que le macronisme euh c'est le socialisme empire. Vous voyez ? Parce que quand on pénalise nos chefs d'entreprise avec bah ça sera une forme de pragmatisme et ça sera d'abord un principe qui consiste à faire confiance à nos chefs d'entreprise et d'arrêter systématiquement de considérer que ceux qui créent de la richesse dans notre pays, qui innovent, qui entreprennent et qui prennent des risques parce que nos chefs d'entreprise eux, ils ne sont pas couverts par le chômage lorsque l'entreprise se casse la gueule, et bien je serai à leur côté parce que je vais leur dire très clairement pour redresser mon pays, pour remettre la France sur le chemin de la croissance, pour recréer de l'emploi, J'ai besoin de vous.

J'ai besoin de vous chefs d'entreprise. J'ai besoin des TPE PME. J'ai besoin des ETI.

J'ai besoin de nos pêcheurs. J'ai besoin de nos agriculteurs, j'ai besoin de tous ceux qui créent de la Mais arrêtez d'enfermer les gens dans des cases. Ce qui est certain, c'est que nos chefs d'entreprise ont besoin de liberté, ils ont besoin d'oxygène.

Et si demain je suis à la tête d'un gouvernement d'union nationale, je demanderai à mon ministre de l'économie très vite de prendre des mesures en faveur du pouvoir d'achat. Mais je demanderais également à mon ministre de l'économie de simplifier simplifier simplifier la vie de nos chefs d'entreprise en d'abord en décrétant une pause normative et surtout en mettant fin aux surtranspositions abusives et aux normes environnementales excessives qui sont décidées à Bruxelles par la droite et par la gauche et qui freinent aujourd'hui la croissance. Je vous rappelle pardon que les normes c'est 4 % du PIB 60 milliards d'euros de coût à l'économie française.

Je veux qu'on aille sur les retraites. Je veux qu'on aille sur les retraites parce que c'est quand même celle qui a porté cette réforme en tant que premier ministre qui est en train de l'enterrer Ellisabeth Born. Et pour que ça soit bien clair puisque Jules, c'est la question de Jules tout à l'heure, les reproches des LR, est-ce que vous voulez suspendre la réforme des retraites, la broger, revenir à 62 ans ?

C'est vrai queon a du mal à comprendre. Donc la réforme des retraites born, vous arrivez demain après une dissolution à Matignon. Est-ce qu'elle est suspendue ?

Oui ou non ? Alors vous me posez la question à chaque fois vous m'invitez dans votre émission. Je vais donc naturellement vous faire la même réponse.

Alors permettez-moi avant de rentrer dans le fond du dossier et je ne vais pas fuir, je vais vous répondre sur le fond du sujet. Le pays a été mis à feu et à sang. Cette réforme des retraites a été imposée envers et contre tous, contre la vie des Français, sans vote à l'Assemblée nationale, contre la représentation nationale avec la la motivation et l'explication que si cette réforme borne, cette réforme des retraites n'était pas mise en œuvre, ça serait la faille financière et le chaos économique.

Et aujourd'hui pour protéger leur place, pour protéger leur fauteuil à l'Assemblée nationale, les Macronistes viennent nous dire "On est prêt à retirer cette réforme." Mais est-ce que les Français vont se réveiller ? Vous voyez bien là qu'on est face à des gens qui vous baladent, qui sont prêts à mettre le pays à feu et à sang pour imposer leur réforme, mais qui le jour où ils sont menacés de perdre leur siège parce qu'une dissolution pointe le bout de son nez viennent vous dire "On est prêt à faire machine à rien." Donc c'est du cynisme et ça doit être dénoncé.

Deuxièmement, nous l'avons dit, cette réforme borne, elle est inefficace. Elle est inefficace parce qu'elle est injuste socialement et parce qu'elle est inefficace économiquement. Nous nous avons fait un choix très clair.

Ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans pourront partir à 40 annuités. Quand vous commencez à travailler à 25 ans, qu'il y ait une progressivité qui vous fasse aller jusqu'à 66 ou 67 ans quand vous avez des conditions de travail, je dirais très confortables. Quand vous travaillez dans des bureaux qui sont climatisés durant l'été, qui sont chauffés en hiver, vous pouvez travailler plus longtemps.

Mais ce que je n'accepte pas, c'est que on pénalise les Français les plus modestes, c'est qu'on pénalise la France travaille. Par conséquent, bien sûr et par conséquent, suspendre la réforme borne, c'est 500 millions d'euros, hein. Ça a été dit par vous la suspendez, vous l'annulez complètement, c'est pas la même chose.

Est-ce que vous revenez complètement dessus ou c'est suspendu le temps de voir comment ça se passe et d'examiner le contexte budgétaire ? Alors, nous la suspendons. D'abord, nous allons mettre en œuvre une réforme progressive qui va inciter à rentrer plutôt sur le marché du travail parce que le problème de l'économie française dont personne ne parle, d'abord, c'est celui de la productivité.

La productivité de l'économie française, elle stagne depuis 2017 et surtout il y a pas assez de gens dans notre pays qui en quantité travaillent les efforts. Aujourd'hui, ils pèse sur les classes moyennes, sur la France du travail et ce sont aujourd'hui les mêmes qui payent pour tous les autres et pour tout le monde. Donc quand vous avez aujourd'hui une économie où le premier emploi stable est 27 ans alors qu'il est de 23 ans en Allemagne, ça veut dire que toute une classe d'âge n'a pas vocation à aller vers des génér je vais vous répondre.

Je demanderai comme premier ministre à mes services et à mon gouvernement de mettre en œuvre une réforme de l'école, une réforme du collège modulaire pour faire en sorte que les jeunes qui ne sont pas faits pour des études de longue durée dans des filières générales puissent se tourner vers des filières professionnelles, des filières professionnelles revalorisées comme c'est le cas en Allemagne, comme c'est le cas en Suisse, comme c'est le cas dans beaucoup de pays européens qui conservent une industrie pour faire en sorte que quand vous êtes fait pour faire des études longues et faire un bac + 5 en sociaux, vous puissiez aller à l'université, mais lorsque vous avez une appétence particulière pour les métiers manuels et bien qu'on vous pousse plutôt vers les métiers manuels, c'est-à-dire vers le collège, on appelle ça le collège modulaire pour évidemment pousser à rentrer plutôt sur le marché du travail. Donc je suspends la réforme et nous allons faire, vous le savez un audit dans les comptes de l'État. Ils sont très mauvais les compes.

Il a plus d'argent, vous le savez, les comptes sont très si de l'argent, il y en a monsieur de l'argent les mauvais. Attendez, attendez, attendez d'abord, d'abord parce que euh et c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles on était très dur avec monsieur le maire, les macronistes ont menti sur la situation des finances publiques. Donc c'est encore plus grave que ce qu'on dit aujourd'hui.

Donc, j'ai besoin d'avoir avant d'agir une vision extrêmement claire de l'état réel de nos finances publiques, de comprendre pourquoi est-ce qu'en 8 ans on a fait plus de dettes que dans les 50 années qui ont suivi la fin de la seconde guerre mondiale et que nous avons aujourd'hui une trajectoire budgétaire qui fait que la France emprunte plus cher que la Grèce, plus cher que le Portugal. Mais là, ce que vous nous dites là, c'est qu'on a pas les moyens de réformer les retraites, de revenir làdessus. Merci monsieur Isaï.

Euh à la différence des autres, moi je ne ferai jamais d'économie sur la France qui travaille ou sur la France qui a travaillé tant que je n'ai pas fait de euh de d'économie dans la mauvaise dépense publique. Parce que depuis 3 semaines d'aller nous expliquer que c'est à cause de Bernard Arnaud ou que c'est à cause des grandes fortunes françaises, que la situation de l'économie française est absolument cataclysmique et qu'on est aujourd'hui dans la situation d'un état en faillite, non seulement c'est faux, mais c'est faire fit de la responsabilité que les dirigeants politiques ont aujourd'hui dans la situation des finances publiques. Non seulement je vais faire un audit pour dire aux français voilà ce qu'on fait avec votre argent, voilà où passe votre argent dans un pays où vous payez toujours plus d'impôts et que vous avez de moins en moins de services publics en retour, en tout cas des services publics de plus en plus inefficaces.

Et troisièmement, je vais aller faire des économies dès le premier budget que je ferai voter par le Parlement et par la majorité que j'aurais obtenu dans le cas des élections législatives et je vais faire des économies dans la mauvaise dépense publique sur l'immigration, sur la fraude sociale, sur la fraude fiscale, sur le coût de l'Union euh euh européenne et de la contribution euh que la France verse chaque année à l'Union européenne sur le train de vie de l'État, sur ces 1900 agences d'État qui sont des opérateurs publics qui alourdissent la bureaucratie d'État. Croyez-moi, de l'argent à récupérer, il y en a beaucoup. Maintenant, je l'ai dit tout à l'heure et j'assume ce positionnement.

Pour affronter le mur de la dette et pour affronter la situation cataclysmique des finances publiques, il faut évidemment aller faire la chasse au gaspillage d'argent public, mais il faut surtout relancer la croissance parce que si on ne relance pas la croissance et qu'on ne relance pas la production, moi je sais pas faire. Et après l'audit, euh on part à la retraite à quel âge quand vous êtes au pouvoir ? La mesure que nous avions défendue lors de la campagne présidentielle de de 2022, c'était un départ à la retraite à 42 annuités.

Très bien. Et un âge de départ légal à 62 ans. Mais faut pas mentir, attendez 62 ans et 42 annuités.

Donc vous savez que en France il y a non seulement un âge mais il y a également une durée de cotisation. Donc il y a une progressivité. C'estd que si vous commencez à travailler avant 20 ans, vous partirez à 60 ans avec vos 40 annuités.

Mais au-delà, il y a une progressivité qui va jusqu'à 42 annuités. Donc si vous par vous vous commencez à travailler très tard, c'est-à-dire à 24 ou à 25 ans, et bien vous partirez à 65, 66 ou 67 ans. C'est normal que un marin pêcheur que quelqu'un qui fait un métier difficile, qui est extrêmement exposant pour le corps, qui vous abîme la santé, et bien que vous puissiez partir à 60, 61 ou 62 ans et que quand vous êtes dans un bureau toute la journée que vous êtes je sais pas trader et que vous avez commencé à travailler à 65 à 25 26 ou 27 ans, que vous puissiez évidemment partir partir plus tard.

Deux questions d'actu Jordan Bardella et puis on parle de votre livre ce que veulent les Français. Première question d'actu, un accord de paix est trouvé entre le Hamas et Israël grâce à Donald Trump. On attend évidemment la libération des otages.

C'est pas encore gagné tant que les otages ne sont pas rentrés en Israël. Est-ce que Trump doit avoir demain le prix Nobel de la paix ? En tout cas, le président Trump a été injustement moqué pour les efforts qu'il a entrepris avec certes son style, sa façon de faire pour ramener de la stabilité à la fois aux portes de l'Europe dans le conflit qui oppose et la guerre d'agression qui est menée par la Russie contre l'Ukraine et évidemment dans ce Moyen-Orient qui est proche et Moyen-Orient, proche s'agissant de d'Israël et et de et de et de Gaza euh est aujourd'hui une poudrière.

Donc, il faut évidemment saluer cet effort. On peut espérer que ce cesser le feu soit plus durable que l'a été le précédent. Cet accord, il prévoit la restitution évidemment des des otages mais aussi des corps parce que ça a une importance très forte dans cette région du monde de retrouver évidemment les corps et de l'autre un retrait partiel de sal de de la bande de Gaza.

Donc il faut évidemment se s'en s'en réjouir. Et moi je déplore que euh et c'est à noter lorsque le président américain remercie les différents États qui ont œuvré pour la PAI, il ne cite pas la France. Mais la France essaie de faire croire que c'est grâce à elle.

Jean-Noel Barreau et Emmanuel Macron essayent de faire croire que c'est grâce à eux. Bon, la réalité parle d'elle-même. Le président américain, il adresse ses remerciements au Qatar, à l'Égypte, à la Turquie.

Et moi ce qui me fait mal, c'est de voir que la France est en train de sortir des affaires du monde. La France sous l'impulsion notamment du général de Gaulle depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a toujours porté une voix singulière dans le monde et Emmanuel Macron par des revirements incessants, par une façon de faire peu élégante à l'égard d'un certain nombre de dirigeants et notamment dans ce sud global mais aussi par l'affaiblissement du corps diplomatique. Ça fera partie d'ailleurs aussi des premières des premiers décrets et des premières mesures que je prendrai demain si je suis à la tête du gouvernement, c'est de rétablir le corps diplomatique, de rétablir le corps préfectoral. qu'Emmanuel Macron a considérablement affaibli parce que pour que la France soit respectée, pour que la voix de la nation, de la patrie soit entendue de par le monde, il faut d'abord un état fort, un état solide, un état stable et un état surtout dont la voie soit cohérente et lisible.

Il faut qu'on avance parce que je veux qu'on parle du livre dans un instant. Mais Robert Badintera a été panthéonisé aujourd'hui. Est-ce que vous vous rangez derrière l'unanimisme de la figure de Robert Binter ou est-ce que c'est le tweet aujourd' maréchal vous soulignez pourquoi pas certaines critiques de son bilan ?

Vous savez moi j'ai des principes et j'essaie de m'y tenir dans les instants de commémoration qu'il s'agisse d'un recueillement d'un enterrement ou d'une panthéonisation. Je ne polémique jamais. Je rappelle que sa tombe a été profanée aujourd'hui.

Mon angoisse et mon inquiétude de voir cette tombe à bagneux qui a été souillée, qui a été salie. Non seulement les responsables de ces monstruosités doivent être retrouvés, mais ils doivent être condamnés avec la plus grande sévérité. Parce qu'en France, dans une grande civilisation teintée de christianisme comme la nôtre, on respecte les morts, on respecte la vie, mais on respecte aussi les morts.

Et je peux ne pas partager les options politiques qui ont été celles de Robert Badater, bien que je ne sois pas en faveur de la peine de mort. Moi, je suis attaché à la perpétuité réelle. Euh je ne partage pas les options politiques qui ont été défendues par monsieur Mitteran, par son gouvernement et par les socialistes.

Mais monsieur Badter a été une figure de la vie politique française et je peux contester ses choix politiques. Il a aussi été quelqu'un qui a été le témoin de notre histoire et le témoin de de l'occupation et d'une des périodes les plus douloureuses de l'histoire de France. Mais je pense que euh dans les moments de recueillement euh le silence a parfois du bon.

Je le disais donc dans 3 semaines sortira votre 2è livre aux éditions Fillard. ce que veulent les Français, je le dis tout de suite, personne ne l'a lu, je crois euh en France parce que il n'est pas encore parvenu, à part votre éditeur, évidemment, je l'espère bien, il n'est pas encore parvenu aux rédactions. Qu'il y a-t-il dans ce livre Jordan Bardella ?

Je crois que c'est le portrait, vous dressez le portrait de plusieurs Français. Bah ce livre c'est le d'abord c'est un journal intime euh de toutes les confidences que m'ont fait les Français depuis depuis que je me suis engagé en politique et j'ai souhaité leur donner la parole parce que moi je ne supporte plus de voir à quel point ce que vivent les Français est déconnecté de la réalité des discours politiques. Et donc j'ai passé beaucoup de temps auprès d'eux à les écouter, à les entendre et j'ai voulu très modestement avec ce livre être leur porte-voie raconter ses vies françaises.

Les Français qui commanderont ce livre ou qui me feront l'honneur de de me lire découvriront le portrait d'une France qui se bat, d'une France qui travaille humblement, silencieusement. Ils découvriront le portrait d'un fonctionnaire de police qui a servi à la BRI, qui est entré au Bataclan dans ce moment extrêmement douloureux de l'histoire de France. He on va euh être à 10 ans maintenant des atrocités du Bataclan, des attentats de de Saint-N du Stade de France.

Ils vont lire l'horreur avec laquelle vit ce policier depuis maintenant 10 ans et ces triste scènes qui se rappellent à lui chaque soir. Ils pourront lire le portrait d'une médecin qui a mon âge une trentaine d'années qui travaille chaque jour en palliatif qui accompagne des Français en fin de vie. Ils pourront lire le portrait d'un agriculteur, d'un pêcheur, d'un enseignant et et rentrer dans le quotidien de des Français.

Je veux dire, si la France tient encore debout, c'est grâce à eux. C'est grâce au français et les responsables politiques doivent retrouver cette humilité. Ils sont là d'abord et avant tout pour écouter les Français, pour être au service de ce qu'ils souhaitent.

Et en somme, en racontant le cœur des Français, j'ai voulu raconter notre époque. Jules Tor, il se trouve que vous avez écrit sur ce livre dans les colones du JDD. Oui, votre premier livre s'intitulait Ce que je cherche.

Celui-ci s'intitule ce que les Français ce que veulent les Français. On a l'impression que vous êtes passé du jeu avec votre premier livre au vous avec ce deuxième livre. jamais 203.

Est-ce qu'il y aura un nous ? Écoutez, nous verrons d'abord ce deuxième livre est en précommande, il n'est pas encore sorti, il sort le 29 octobre. Donc je ne sais pas, en tout cas, je prends plaisir à l'écriture.

L'écriture permet de de dire des choses qu'on ne peut pas dire dans une émission de télé, dans une dans un temps démocratique et dans un temps médiatique où la facilité consiste à diffuser des éléments de langage, à aller au clash avec les journalistes ou avec les adversaires politiques. Donc le livre permet cet exercice de de confession, de confidence. Il permet le temps long et quand la politique est un sacerdoce en tout cas elle est pour moi et quelque chose de violent, l'écriture est un moyen de de me retrouver et aussi de de partager ce que me disent les Français parce que tu vois la politique c'est pas simplement froid, c'est pas de la comptabilité.

La politique c'est chaud, ça se fait avec des sentiments, ça se fait avec le cœur. En tout cas, c'est comme ça que moi je la pratique et et et et j'ai voulu donner la parole au français. Alors, est-ce qu'il y aura un troisème livre ?

D'abord, j'espère que les français me feront l'honneur de de me lire. cette année encore. Une toute dernière question Jordan Bardella pour clôturer notre émission.

On l'a dit en début d'émission, ce que veulent les Français, c'est une dissolution ou le départ d'Emmanuel Macron et puis forme une forme de dégoût, on l'a vu du spectacle politique affligeant auquel on assiste. Est-ce que quand on est dans la classe politique, on n pas peur d'être contaminé par ce spectacle politique, même si on n pas une responsabilité dans le chaos qu'Emmanuel Macron a provoqué ? Je crois modestement qu'on est un petit peu à part des autres et si les Français euh d'où qu'ils viennent nous accordent chaque jour un peu plus leur confiance, euh c'est sans doute parce qu'ils ont euh d'abord euh la foi au fond du cœur, celle queon va pouvoir euh changer, améliorer leur quotidien, euh renouer avec euh ce grand destin français qui est lié à ce que profondément à ce que nous sommes, à notre histoire, à notre civilisation, à notre identité.

C'est parce qu'ils sont convaincus que la France a encore un mot à dire. Euh moi je je suis profondément amoureux de mon pays. Je suis malade de le voir sombrer et je me battrai jour et nuit pour euh que demain on puisse dire librement en France qu'on est fier d'être français, qu'on puisse revendiquer notre art de vivre, notre culture, notre notre identité, notre civilisation, qu'on puisse être fier de nos chefs d'entreprise, de ceux qui créent, de nos salariés, de ceux qui travaillent, de nos fonctionnaires, de nos militaires qui sont en première ligne et qui font vivre aussi cet esprit patriotique.

Euh je sais que les temps sont difficiles, je sais que les temps sont incertains, mais euh mon devoir en tout cas et et et notre devoir avec Marine Le Pen et Eric Siotti, c'est de nous préparer et je veux dire aux Français de de tenir bon parce que leur devoir sera très bientôt de choisir. Il n'y a aucune fatalité à pour la solution, elle arrivera avant 2027. En tout cas, je pense qu'on ne peut pas arrêter un peuple qui se remet à espérer.

Merci Jordan Barnella. Ça sort quand ce que veulent les Français ? Il sort le 29 octobre. il est disponible dès maintenant en précommande.

On est euh déjà en tête des des ventes. Donc euh je dis aux français lisez, faites-vous une opinion par vous-même. Très bien.

Et ben vous reviendrez quand on pourra lire le livre et en parler plus longuement. Merci. Merci Jordan Bard d'avoir été notre invité exceptionnel ce soir dans 100 % politique.