🦏 10 SEPTEMBRE ON BLOQUE TOUT ET C'EST NICOLAS QUI PAIE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bienvenue dans Rinocéros. Ça y est, on est de retour, c'est la rentrée, ça fait plaisir. D'ailleurs, nos journalistes préférés sont aussi de retour.
Pour eux aussi, c'est la rentrée. Ah oui, ils sont revenus en pleine forme à la radio, dans la presse et tout bronzé sur les plateaux de télévision. Et grâce au magazine People, on a même pu connaître leur morning routine de vacances.
Des vacances studieuses et sportives he parce que faut pas déconner, c'est pas comme vous là avec la canicule, vous avez rien fait. Je suis sûr. Vous avez rien branlé.
Vous aviez ch alors ils sont tous partis en Corse hein. Pro Salamé du Amel. Ah oui, on surveille même l'été.
Bon, il y a quelques changements dans le paysage médiatique cette année. Des des changements pas forcément rassurants d'ailleurs je vous laisse apprécier. Madame, monsieur bonsoir.
Bienvenue dans le 20h. Je suis très heureuse d'écrire cette nouvelle page avec vous et avec la formidable rédaction de France Télévision. Je suis de droite et je serai ravi de vous le montrer.
Vous êtes de droite Louis Sarkozy ? Je vous apprends quelque chose mais le choc le choc. Vous devenez chroniqueur dans Apoline matin.
Il y aura il y aura Cécile Duflot, il y aura Charles Consigini. [Musique] Bonjour Éric Lombard. Bonjour Benjamin Diumel. [Musique] Ah bah ça va être une belle saison he tout le monde est à Donf.
Ouais. Alors c'est un peu les mêmes clampins que l'année dernière en fait mais vous avez vu il y en a qui ont changé de chaîne. Voilà c'est vraiment une révolution.
On a hâte de découvrir tous ces programmes innovants mais on a toute l'année pour ça. D'abord on va revenir sur les faits marquants de cet été du genre Patrick Sébastien au camping. Voilà.
Non pas tellement on va parler plutôt de Nicolas Kippe, de François Bairou, de des trucs qui se sont passés dans le monde politique pendant que tous ces journalistes passaient des vacances studieuses et sportives en Corse. Donc François Bairou, lui aussi studieux et sportif, sauf que lui il était à Matignon et nous a préparé un beau bordel pour la rentrée. Ici dès juillet, il nous a prévenu à la rentrée, ça va être la bagarre.
Il va nous en mettre plein la gueule. On travaille pas assez et ça, il faut que ça cesse. Il est temps que les Français arrêtent de se branler le cul.
Ce blocage là, ce désenchantement face au travail, c'est un ennemi public et je vous propose que nous le combattions. Il faut travailler plus. Face au travail, les Français sont désenchantés carrément.
Et oui, et du coup, tout est cha. Nous devons avoir comme but que le travail soit toujours un choix gagnant, qu'il n'y ait aucun frein, plus aucun frein au fait de travailler ou de travailler plus. Vous avez capté la petite pause verre d'eau en plein milieu de la phrase.
Ça, je crois que c'est juste pour nous énerver encore plus. Je propose donc que de jours fériers soient supprimés pour tout le pays. Bon, ça clairement c'est pas passé.
Déjà, il y aurait 84 % des Français qui sont opposés à cette mesure, mais même quand on met le nez dans la presse de droite, et ben c'est pas vraiment bien accueilli comme idée. Les gens de droite, ils sentent bien que ça peut énerver tout le monde. Et est-ce qu'on a vraiment besoin d'un mouvement social dès la rentrée ?
Clairement non. Eux aussi, ils sont stressés par la méthode Bairou. Bon, par contre, ils sont d'accord sur le fond.
Faut remettre les Français au travail. La dette, c'est les salariés et les pauvres qui doivent la payer. Il y a pas de contestation là-dessus parce que il y avait à la fois un discours d'immense responsabilité disant aux Français leur vérité.
Euh et le discours était d'excellente tenue sur le fond, le discours sur la dette par exemple, excellent discours de François Bairou. Moi, je trouvais ça formidable. D'ailleurs, chez vous, j'entendais hier Alexis Brazet, enfin, il était comme moi, c'est-à-dire toute personne raisonnable se dit voilà enfin enfin un politique important, un poste important qui le dit.
Aujourd'hui, avec son vote de confiance perdu d'avance, Bairru est considéré comme finito. Mais ça n'empêche pas les journalistes de lui trouver un certain panache. Est-ce que vous diriez qu'il y a tout de même une forme de panache de sa part ?
à faire ça. Bon, c'est idiot quand même d'avoir demandé un vote quand on y réfléchit parce qu'il y a pas besoin. C'est la 5e République, tu peux rouler sur le Parlement.
Le 493, ça existe pour quelque chose. Merde. Ah oui, mais respecter la démocratie, est-ce que c'est pas aussi une forme de panache ?
Oh bah si, vous dites, il a du panache en décidant comme ça de poser une question de confiance. Monsieur Damel, mais bon, tout ce panache n'a pas servi à convaincre les vrais gens hein. Ça n'a pas suffi à calmer l'effervescence autour du fameux 10 septembre.
On va revenir sur cet appel à tout bloquer mercredi d'ailleurs parce que ça ça a surgi au cœur de l'été et on a senti au fil des semaines l'inquiétude monter dans les grands médias. L'appel était partie d'un obscur groupe souverainiste sur internet, des gens qu'on pourrait situer politiquement entre Florian Philippo et Francis Lalan si on pourrait résumer. Donc ça faisait peur évidemment ça faisait peur.
Donc sur France 5 ils ont sorti la musique qui fait peur. Antisystème méfiant vis-à-vis des médias, ils se rêvent en porte-voie d'une France écœurée par les politiques. Ça c'est le point de départ de Blo Kouou.
On va voir ensuite hein dans l'épisode que c'est devenu complètement autre chose mais le hashtag était parti de là en tout cas. Et cet été, il y a un autre hashtag, un autre slogan qui s'est imposé sur nos réseaux sociaux. C'est le fameux Nicolas qui Ah, et celui-là, il a été beaucoup mieux reçu par les journalistes de plateau et les politiques.
On arrête l'assistana et l'argent qu'on économise, on à Nicolas. On va vous expliquer le truc de Nicolas qui paye parce que je sens que ça va rester. Je sens qu'on va en bouffer pendant des semaines du Nicolas qui paye.
Oui, c'est un slogan qui vient de la fâchosphère. Alors Nicolas dans l'idée c'est un trentenaire, il gagne de l'argent et il paye pour les immigrés, il paye pour les retraiter et il en a marre parce qu'il est raciste Nicolas et que tout cet argent il préférait le mettre dans la crypto. Les Bitcoin Nicolas c'est sans doute pas grand monde mais le hashtag a fait Florest notamment sur le réseau social d'Elon Musk sur lequel on pouvait avoir l'impression que c'était un mouvement représentatif de beaucoup de personnes et que quelque chose montait dans la société.
Le slogan était essentiellement relayé par les gros comptes de l'extrême droite, mais il a été repris par beaucoup de monde, réinterprété même au fil des citations. C'est Nicolas qui paye toujours retaillot évoqué par exemple, ils ont un peu passé sous silence tout le message contre les retraités parce que c'est leur électorat donc ils peuvent pas. Charles Cini, lui a choisi de ne pas mettre en avant tout le côté racisme.
Lui, il garde surtout la charge contre notre modèle social. Nicolas, il a 30 ans et c'est lui qui paye pour tous les autres. Chacun son Nicolas finalement.
Ah, on sent que ça les inspire. Ouais mais c'est comme c'est comme Ruffin avec Karine, tu sais Karine qui est gilet jaune à Amazon. Bah eux c'est c'est Nicolas quoi.
Je sais que Nicolas c'est toujours lui qui paye. Oui. Sauf que leur personnage à eux il existe pas.
Ils l'ont inventé. Nicolas c'est les 30 % de Français qui financent l'intégralité du système social. Nicolas, c'est celui pour qui 17h, c'est à peu près le milieu de la journée ou au moins de l'après-midi, pendant que beaucoup de gens sont déjà rentrés chez eux depuis longtemps.
Nicolas, c'est c'est effectivement celui qui travaille plus que les autres, qui essaie de gagner effectivement parfois un peu plus, qui refuse qui refuse le système qui refuse le système soviétique que vous défendez. Eric Tegner, le propagandiste d'extrême droite et patron de frontière a carrément déposé la marque C'est Nicolas qui paye. C'est bien comme ça, c'est Éric qui est encaisse.
Évidemment, le Nicolas que nous décrit ces news, il est plus raciste que celui qu'on signit. Oui. Et celui-là, il aime pas les retraiter.
Donc, on retombe sur un Nicolas beaucoup plus proche de celui des fachot de Twitter. Nicolas finance les croisières de Bernard et Chantal. Il finance les arrêts maladies douteux et les aides sociales à rallongent.
L'audiovisuel public qui les mépris, les subventions abs absurdes, les privilèges hors sol. Il finance aussi une politique migratoire incontrôlée. Oui, maintenant il y a Bernard, il y a Chantal, il y a plein de personnages dans cette histoire, je sais, mais accrochez-vous quand même un peu.
Dites-vous que pour eux, ils font quasiment de la sociologie là. Et Nicolas, c'est la partie la plus modeste de ces 43 %, c'est la classe moyenne à moyenne supérieure. On peut gagner 3000 ou 4000 € par mois, être considéré comme riche, payer l'impôt sur le revenu, la CG, les cotisation sociales, contribuer aux collectivités locales, à la solidarité nationale sans jamais avoir accès à aucune aide spécifique et se sentir en définitive pas riche du tout.
Il veut des aides Nicolas. Il est riche mais il veut des aides parce que sinon il se sent pas vraiment riche. Fous de la gueule du monde.
Nicolas Nicolas tu vas continuer à payer. Tu vas bien fermer ta gueule petit con va. Bon vous l'avez compris Nicolas c'est le nouveau nom du riche qui veut pas payer.
Mais tiens d'ailleurs, est-ce qu'il est si riche que ça ? Et puis c'est quoi pour vous un riche ? Vous croyez qu'ils sont riches sur les plateaux télé ?
Mais pas du tout. Ils sont en galère tous ces gens comme Nicolas, ils sont pas si riches que ça. Il faut pas croire.
Et que la classe moyenne, elle travaille, elle paye et en plus on lui dit ferme-la sinon tu es une fachaud. Alors que en haut et en bas, en haut et en bas d'une certaine façon ça se gave. Je dis pas qu'en bas les pauvres se gavent, c'est pas ce que je dis, mais les pauvres non, les pauvres sont maintenus dans la précarité.
Les pauvres sont maintenus dans la précarité parce que ça sert à la gauche. Elle, c'est Barbara Lefèvre, une des grandes gueules les plus polémiques d' RMC. Au mois de juin, la société des journalistes de BFM et RMC avait demandé qu'elle soit virée suite à des propos abjects sur Gaza qui, selon les journalistes, entachaient la réputation de leur rédaction.
Elle a en effet été éloignée de l'antenne un petit moment. Puis là, bon bah vous voyez, elle revient en pleine forme pour défendre les riches et justifier le génocide de la veuve et de l'orphelin. Et défendre les riches, c'est d'autant plus généreux de sa part qu'elle n'est pas riche.
Elle c'est une française modeste, ordinaire, classe moyenne. En tout cas, c'est ce qu'elle dit dans la classe moyenne les immigrés pas. Mais si, es pas.
Ben si, elle est majoritaire. Ben si la classe moyenne pardon pardon je suis pas de la classe moyenne je suis de la classe quoi alors'ner pas non j'aime pas du tout ce que tu es pas de la classe moyenne en fait la classe moyen ah ils aiment pas les bourgeois qu'on les trait de bourgeois et encore là le mot n'a même pas été prononcé parce que vous savez bien qu'on a pas le droit de dire bourgeois sur les plateaux de bourgeois c'est interdit non mais vous avez vu là on lui dit juste qu'elle gagne peut-être un peu plus que la classe moyenne mais regardez dans quel état salamé salamé je crois qu'on parlait pas de salamé encoren c'est 80 % des français C'est quoi la classe moyenne ? Gag 200 balles par mois.
Tu viens me dire je suis pas la classe moyenne. Je suis seul et je suis à 2500 balles par mois. Non, c'est pas vrai.
Moi que je fais ici et je les mets de côté pour ma fille. Ah 2500 balles par mois, c'est son salaire de prof. Mais elle a pas compté ce qu'elle gagnait à la télé du coup.
Non. Bah si, elle l'a dit, elle le met de côté pour sa fille donc ça compte pas. Ça s'annule, c'est pas du vrai argent.
Mais ça marche pas comme ça. Mais non, je vais faire mes petits calculs, on a le temps. Voyez voyez dans quel état de morant.
Alors, j'ai fait mes petites recherches et apparemment quand on participe à une émission des grandes gueules, on est rémunéré autour de 500 €. Alors, je vais les regarder. Pour le mois d'août, elle a fait quatre émissions donc 2000 balles en août.
Oui, c'était calme pourtant août parce que tout le monde était en Corse, personne bossait à part Bairou, faudrait regarder juillet. Oui, mais justement, je suis allée voir pour juillet, elle a fait h émissions en juillet, 4000 balles en plus de ces 2500 dont elle nous parle là. Elle se fout un peu de notre gueule.
Non mais c'est pour sa fille. Ben, elle doit être blindée sa fille. Bon, de toute façon, si on les écoute, il y a aucun bourgeois sur les plateaux.
Tout le monde est classe moyenne au Tododiague. Là, on est chez Estelle Denis et il y a un auditeur qui a appelé parce que lui, il veut bloquer tout. Lui, il est peut-être vraiment dans la petite classe moyenne et il se sent pas compris.
Il se demande si les journalistes sont pas un peu déconnectés avec leur gros salaire. C'est même peut-être pour ça que eux, ils veulent pas qu'on bloque tout. Alors, j'aiécouté j'aiécouté vos amis là qui disaient que cétait ça servait à rien et tout.
Il est sûr qu'avec 7000 € par mois, je bloquerai peut-être pas, mais j'ai pas 7000 €. Alors, on n'est pas du tout à 7000 € cher ami, hein. Ça n'a rien à voir, je sais pas.
Je donne un exemple. Ça n'a rien à voir, hein. Ah non, eux ils sont pas à 7000 €.
C'est Barbara Lefè qui est à 7000 €. On le rappelle, eux, si ça se trouve, ils sont à 4000 € pas plus comme vous je pense hein. Et eux aussi, ils vont devoir se serrer la ceinture pour payer la dette.
C'est normal, on est tous à la même enseigne et eux il comme vous pareil. Donc chacun se sert un peu la ceinture. Et je sais ce que c'est qu'on croit pas queon est tous hors sol autour de la table.
On a tous une vie. On a on n'est pas des on n'est pas des familles voilà, on n'est pas des des des millionnaires. Et puis vous pouvez zapper comme vous voulez.
Vous allez voir tous les plateaux sont rempli de modestes prolot. C'est assez évident et puis ils ne sont pas privilégiés. Al en tout cas, ils ne se sentent pas privilégiés.
Donc je me stime pas privilégié. Et puis sur les plateaux, il y a des retraités. Vous savez c'est pauvre retraités avec les cheveux blancs là, les retraités pareil, c'est des comme vous ça.
Et là, vous allez voir, c'est marrant parce que même Pascal prou il en rigole. Lui, il parle un peu plus. Franchement non, vous avez cin ou six retraites vous donc c'est pas vous êtes retraité, vous êtes un multiretraité.
Des petites retraites, des toutes petites retraites hein, il y en a plusieurs mais elles sont minuscules. Mais finalement le plus important c'est ce qu'ils ressentent et sils ressentent qu'ils sont comme les Français modestes, il faut respecter ce ressenti. Oui.
Allez, on va passer sur Europe on va passer à la vitesse supérieure. Euh oui, c'est vrai que moi je me sens le cœur d'une gueuse actuellement. Éric Terner m'avait dit que vous avez envie de m'appeler.
Oui. Pour me dire que vous êtes un guu Je me sentais auditeur et je me sentais guu. C'est vrai ?
J'adore cette expression. Alors les guux, vous en avez peut-être déjà entendu parler. C'est un mouvement politique àolitique lancé par lui là.
Vous le reconnaissez ? C'est Didier Bourdon. Non, lui c'est Alexandre Jardin, l'écrivain qui a toute sa famille en bleu sur Wikipédia et il se sent comme un guu parce qu'il aime pas le personnel politique, il aime pas les écolos, il aime la bagnole et il veut pas de contrainte parce que c'est chiant les contraintes.
C'est en tout cas ce qu'ils se disent avec ses autres potes guu notamment ces potes chefs d'entreprise qu'il citent tout le temps et qui en ont marre d'énormes. Donc les chefs d'entreprise aussi c'est des guux. Oui puis Nicolas qui paye aussi c'est un guu.
Bon ok très bien. Bon alors pourquoi il va sur les plateaux là Jaccouille ? Est-ce qu'il soutient ou pas le 10 septembre ?
Le 10 septembre, c'est en train d'être récupéré par une couleur politique. Or euh oui, c'est exactement ce que nous ne voulons pas. Lui, il aimait bien le 10 septembre quand c'était encore un truc un peu confus, un truc un peu poujadiste, mais maintenant qu'il y a des revendications de gauche, bah il aime moins.
Mais et il faut dire qu'on a vu dans les médias des reportages assez inquiétants sur ces bloqueurs là. Les flux financiers, ils sont toujours dirigés vers les mêmes et ça c'est plus possible quoi. Il y a 211 milliards d'euros qui sont donnés au grand patron sans aucune contrepartie, sans étude d'impact.
C'est scandaleux. C'est parce que il y a pas un rapport de force nécessaire. S'il y a un rapport de force nécessaire et ben on pourra arriver à changer les choses.
On fait des allègements de cotisation sociale pour les entreprises. Je crois que bon le chiffre qui a tourné, c'était 200 milliards d'euros. Et en fait l'argent, on a l'impression qu'il circule bah entre les mains des personnes qui sont enfin des plus riches quoi.
Alors là évidemment plus question de soutenir le mouvement. Le 10 septembre ça commence à ressembler à un mouvement social de gauche classique. Les travailleurs qui râent, on veut taxer les riches, on veut de services publics.
Et alors là du coup, il y a plus qu'à ressortir les paniques habituelles. On est en terrain connu. Oui.
En plus, il y a Mélenchon qui a dit qu'il fallait soutenir le 10. Bon bah voilà, c'est plié. Sauf que tout le monde ne s'est pas mis à jour.
Il y en a pour qui même fin août le mouvement du 10 c'était toujours un truc qu'on se pille bizarre. Il y en a pour qui c'était toujours ça le bon angle pour disqualifier ce mouvement de contestation et surtout disqualifier cette hypocrite de Jean-Luc Mélenchon. contre l'extrême droite, c'est quand il est question de faire tomber François Baou, mais quand il y a un mouvement social sur lequel on peut surfer, là ça pose moins de problème.
Maintenant, quand on parle du 10 septembre, le discours majoritaire, bah c'est les trucs classiques sur la gauche et les manifes. Les antifas vont débarquer, les black block, enfin c'est le cortège à chaque fois que LFI s'en mêle, hein. Ils vont tout casser, ils vont se balader avec des drapeaux palestiniens.
Quel rapport ? cause défendue par les GU et finalement en plus ils vont donner une image désastreuse et certains à l'extrême gauche essayent de récupérer ce ce mouvement et LFI est en train de pourrir ce mouvement. insupportable aussi les conséquences pour pour les salariés, pour les précaires aussi qui ne pourront pas travailler.
Al moi je trouve ça insupportable de bloquer dans d'une façon générale. Alors ceci dit, il y en a qui ont essayé de remettre le mouvement du 10 sur de bons rails hein. C'était bien votre truc là Nicolas qui paye là, vous voulez pas continuer juste à raller sur les impôts et les assister hein ?
Vous restez chez vous tranquille et puis vous dites les taxes refaites ça c'était bien. C'était plutôt contre le ralbol fiscal. C'est ça, c'est les taxes, c'est l'étape omniés et les deux jours fériers.
Ça ça rappelle beaucoup le début du mouvement des gilets jaunes. On a beaucoup comparé l'appel à tout bloqué avec l'appel des gilets jaunes en 2018 à occuper les ronds-points. Et comme au début du mouvement des gilets jaunes, les journalistes ont soutenu le truc aussi longtemps qu'il pouvaient croire que c'était juste une espèce de jaquerie antitaxe.
Dès que la gauche et les syndicats s'en sont mêlés, alors là plus rien à [ __ ] des prolots. Que chacun rentre chez soi. Envoyez-moi la police.
Pétez-leur la gueule. Les syndicalistes, ils devraient prendre leur sac à dos de manif et aller voir à l'étranger pour se rendre compte un peu qu'ils sont complètement hors sol. Alors celui qui nous parle de syndicaliste hors sol, c'est le frère de Philippe Devilier carrément.
Et attention, il a pris des notes parce qu'il a préparé des punchlin figurez-vous. Il va vous les lire. Attention, c'est des trucs préparés ça, hein.
C'est pas de l'impro hein, parce que ce sont des dinosaures, les syndicalistes français sont des dinosaures d'iplodocus euh qui sont souvent devenus syndicalistes pour buer dans le local syndical avec 15 cafés par jour. Mais si ça se trouve quand ils sortent dans les dîners où ils sont entre eux entre gu ça marche à fond truc des diplodocus syndicalistes stralophech. Bon, on a choisi de vous parler de Bloont et de Nicolas qui paye parce que vraiment c'était ça les discussions cet été et ça a fortement inspiré tout le personnel politique.
L'annonce du blocage le 10 a sans doute joué dans la décision de Byrou demander la confiance le 8 et le slogan Nicolas qui pay lui a sans doute également inspiré un angle d'attaque pour ses discours de père la rigueur, celui de la bataille générationnelle. Nicolas, il va payer la dette pour Bernard et Chantal. T'en fais pas Simone.
C'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie. et on a réussi à leur faire croire qu'il fallait encore l'augmenter. Vous trouvez pas ça génial ?
Tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers comme on dit qui de ce point de vue-là considère que ma foi tout va très bien. Alors ça c'est très courageux parce que on l'a vu Rota évoqué, il voulait pas taper sur les vieux. Alors Bairou lui il s'en branle, c'est son dernier tour de piste alors il donne tout.
Pascal pro lui il peut pas taper sur les vieux parce que c'est son public par contre il tape sur Bayrot. François Bairou qui préfère attaquer les boomers que pointer les ravages de l'immigration ne retire rien au mal français. Puis de toute façon, ça y est, tout le monde tape sur Bairou, plus personne le respecte.
C'était particulièrement flagrant le soir du 31 août où il y avait un format exceptionnel organisé pour interviewer Bairou. Les quatre chaînes d'info en continu avaient un de leurs représentants en face du Premier ministre. Il y avait Marc Fovel qui vient d'arriver à BFM, Myiamkawa pour France info, Sonia Mabrou pour C News et enfin Darius Rochbain pour FCI.
Et vraiment Bairou s'est fait enchaîner. Pourquoi est-ce que pendant un était entier alors que il fallait préparer le terrain tout à coup là au début à la rentrée, vous dites "Ah urgence ?" J'ai reçu la lettre de madame Le Pen. [Musique] Elle a dû arriver dans les services le 29 juillet, c'est-à-dire que arrivé sur mon lendemain, non ?
C'est bien. Bonne 29, c'est bien. Vous étiez en vacances.
Vous étiez en vacances. Vous étiez en vacances. Le seul qui n'était pas en vacances, c'était moi.
Donc le seul adulte responsable de cette classe, c'est vous. Tous ces journalistes, ils avaient un point commun. Ils étaient d'accord avec le diagnostic de Bairou, mais ils adhéraient pas au style, la méthode, tout ça.
Par exemple, il a dit que tout le monde était en vacances alors que Marine Le Pen, elle avait envoyé une lettre. Enfin quand même, qu'elle manque de respect. Pour eux, ça c'était un truc grave he.
Ils l'ont engueulé là-dessus. Pour eux, Baou, c'est déjà fini. Il pense déjà à la suite, il prépare déjà la suite surtout Sonia Mabrook et Darius Roevin.
Les allocations et les aides non contributives qui sont versées aux étrangers, ce sont les associations d'aide aux migrants. Est-ce que vous dites ce soir qu'il n'y a pas de tabou à mettre sur la table ces sujets-là ? Est-ce que vous allez articuler pour la première fois ?
On a l'impression que c'est le tabou suprême en France, rien contre les fonctionnaires mais un nombre de postes de fonctionnaires que l'État devra accepter pour maigrir. Son Mabrou parlait de l'État obèse. Ça passe par là, vous le savez bien, tôt ou tard et beaucoup de vos prédécesseurs quand on leur pose la question disent "Ah, c'est compliqué, on peut pas, c'est pas Oui, un moment donné c'est un chiffre." Pour Sonia Mabrou et Darius Rochebin, la suite c'est sans doute un moment de trumpisme à la française.
Il est temps de sabrer dans les aides, de détruire l'État social, l'État obèse comme ils disent. Pour eux, faut passer à la vitesse supérieure. Il est temps de faire enfin à la fonction publique ce qu'a osé faire musque aux États-Unis.
Il est temps de s'attaquer à l'État français, à la tronçonneuse. C'était un grand moment de pluralisme comme l'a noté Jérémie Youz pour Akrimètre dans un article titré Bairou quatre chaînes d'info, une seule ligne édito Myiamwa France info n'a pas fait entendre sur les questions économiques une voix si différente de celle des journalistes de Rodolphe Saadé, de Martin Big et de Vincent Boloré dont la convergence a vraiment de quoi nous inquiéter. Merci beaucoup.
Comment est-ce qu'on dit ? Bonne chance en en Bern par les Bernet. Oui.
Euh, comment est-ce qu'on dit ? Un tout petit peu euh quelqu'un continue à le combattre. Ah bah alors, continuons à le combattre.
Clair pour tous les Français. Comme la dernière fois en cas de dissolution, ces larbins du patronat ne manqueront pas de nous annoncer que l'extrême droite seule peut l'emporter. En fait, il trépigne déjà.
Si Baou chute, alors peut-être qu'il faudrait appeler tout de suite Bardella à Matignon, même sans dissolution. Sauf que là, une seule question, est-ce que le RN est prêt ? Parce que la dernière fois, ils ont dit qu'ils étaient prês, ils étaient pas prêts.
Il y avait des nazis et tout dans les candidats. Donc là maintenant, il faudrait faire preuve de sérieux parce que ils sont attendus. Manifestement, les journalistes disent que c'est leur moment, il faut être prêt.
C'est une question à laquelle aucun responsable du RN n'échappe. Vous êtes prêts s'il y a une dissolution ? Oui, nous sommes prêts.
Bah, vous l'tiez pas vraiment la dernière fois. Bien sûr qu'on est prêt et on a une vision sur tous ces sujets. Évidemment qu'on est prêt et ça fait des années qu'on s'y prépare.
Nous nous tenons prêt. Vous êtes prêts vraiment ? Et oui, nous sommes vraiment prêts.
Le problème là, ça va être le 10 et puis après le 18 d'ailleurs, parce que avec les manifestants, les syndicats dans la rue, tout ça, le sujet ça va pas être les immigrés et ça va pas être ce con de Nicolas là qui nous fait chier avec ses impôts. Là, on va parler des riches, là on va parler des services publics, là on va parler de justice sociale. Donc ça va être une autre ambiance.
Et sur ces sujets là, le RN, il va galérer parce que lui en ce moment, il essaie plutôt de se faire bien voir du patronat. Sauf que même parmi son électorat, il y a beaucoup de monde qui est OK pour qu'on taxe les riches. D'ailleurs, dans les enquêtes d'opinion, ça se voit.
C'est regardez ce sondage, ce sondage exclusif pour LCI. Une mesure qui se démarque hein, la création d'une contribution de solidarité pour les plus hauts revenus euh plébiscité approuvé par 74 % des sondés. Bon et nous on va suivre tout ça évidemment de près et comme on dit dans le béarn Kek contin somme.
Alors comme d'habitude n'hésitez pas à soutenir Blast parce que c'est certainement pas Nicolas qui va nous faire un don. Et puis vous pouvez aussi venir nous voir à la fête de l'huma. On sera au stand de Blast au village des médias indépendants.
Et mobilisez-vous le 10, le 18 et je sens que ce mois de septembre va être chaud. [Musique] [Musique] [Musique]
François Bayrou