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interviewAlexandre Ouizille· 2 septembre 2025 10 min

« Vous ne défendez que vos riches donateurs ! » - Alexandre Ouizille sur BFM TV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

He face- à face maintenant dans Arnaud direct avec d'un côté la directrice de l'Ifra Pè Verdier Moliger qui est avec nous. Bonjour à vous. Et Alexandre Wiille, le sénateur de Loise qui est porte-parole du Parti socialiste.

Bonjour. Regardez ce que dit le Figaro en une ce matin sur le contrebudget présenté par le PS le weekend dernier. La surenchère budgétaire des socialistes, 19 milliards de dépenses, 27 milliards de recettes avec des taxes sur les grandes fortunes et les grandes entreprises.

Agè Verd Molini, on imagine que c'est pas vraiment votre tasse de thé. Euh non, clairement évidemment il faut surtout pas taxer plus hein et d'ailleurs c'est assez étonnant de voir l'addition qui est faite à 27 milliards d'impôts supplémentaires et alors qu'on sait hein par exemple que la taxe Zookman, elle rapporterait pas du tout 15 milliards d'euros. Il y a déjà un rapport sénatorial qui a été très bien fait qui a montré hein euh le rapport du sénateur Capu qui dit quoi ?

Qui dit que ce serait que 2 à 3 milliards d'euros. Donc déjà on annonce des milliards de recettes et en fait elle n'existe pas. Pourquoi ?

Parce que dans cette taxman, on dit qu'on taxerait à 2 % minimum le patrimoine de ceux qui ont plus de 100 millions de patrimoines. D'abord, on intègre dans ces patrimoines les entreprises de ces personnes qui sont des entrepreneurs par définition et et on leur dit finalement vous serez taxé chacun à 8 millions d'euros en moyenne he il y aurait 1800 personnes qui seraient taxé. Sauf qu'on a oublié euh dans le calcul d'intégrer l'impôt sur les sociétés qui est payé déjà par ces entreprises.

Et si on intègre l'impôt sur les sociétés et bien en fait ça dégonfle complètement la Buch. Il y a il y a plus du tout il y a plus du tout de le le même différentiel par rapport à l'impôt payé par ces personnes parce que c'est comme ça qu'elle fonctionne cette taxe. En plus on sait qu'elle serait vraisemblablement pas constitutionnelle.

Ouais. Donc annoncer, je trouve que c'est c'est très très dommageable pour le débat actuel d'annoncer des milliards et des milliards de recettes dont on sait pertinemment qu'elles n'existeront pas pour faire croire aux Français qu'il y a pas besoin de baisser la dépense publique. Parce que c'est ça, on en est là aujourd'hui Julien.

On en est dans la situation où finalement on sait tous qu'il faut baisser la dépense publique mais personne ne veut vraiment appuyer sur sur le bouton et tous ceux qui vont mettre des jetons dans la machine pour dire que finalement il y aurait pas besoin de baisser la dépense qu'on a qu'à taxer plus certains qui où il y aurait des marges de manœuvre énorme. Et ben non c'est pas vrai. C'est pas la solution.

Alexandre Alexandreil. Oui ben écoutez je vois le Figaro et vous même madame qui récit vos classiques. On n'est pas surpris par ce qui est en train d'être dit.

Moi j'aimerais expliquer au français enfin vous êtes quand même attaqué sur le sérieux de vos projections bien sûr mais donc j'aimerais expliquer au français la démarche qui est la nôre pour qu'ils puissent la comprendre et pour qu'ils puissent l'entendre convenablement. D'abord nous plaçons dans une logique de réduction des déficits. Nous ne le faisons pas évidemment au même rythme que François Berrou puisque l'OFCE l'a dit de manière très claire.

Tout ça casse la croissance, tout ça casse l'activité et tout ça remonte le chômage jusqu'à 9 %. Donc nous réduisons les déficits mais nous le faisons moins vite. Ensuite comment le faisons-nous ?

La question qui est posée, c'est bien sûr qui paye et en effet nous faisons le choix de la contribution des hauts revenus et des hauts patrimoines qui sont les principaux bénéficiaire pendant des années et des années 8 ans en fait de la politique d'Emmanuel Macron. Mais nous ne faisons pas que ça parce que il y a la partie où on fait de la consolidation mais il y a aussi la partie où on donne du pouvoir d'achat aux gens. On a une mesure de pouvoir d'achat une mesure de pouvoir d'achat pour les salariés entre le SMIC et 1920 € qui va toucher des millions de personnes.

C'est une baisse de la CSG. C'est une baisse de la CSG pour une maman solo au SMIC, c'est 900 € par an. Qui est financée, vous l'avez dit, par une taxe Zucman qui va concerner 1800 personnes.

Donc la question de ce budget, c'est qui paye ? Qui est le bénéficiaire de la politique menée ? Et Emmanuel Macron, on le sait depuis des années, refuse de renoncer à sa politique.

Et puis enfin sur les entreprises, je vais dire quelque chose qui va vous vous surprendre. Je pense que notre plan est beaucoup plus pro business que celui de François Berou. Il y a d'abord ce que je vous ai dit sur le fait qu'on consolide moins vite, donc les carnets de chèque vont pas se déremplir comme ce sera le cas avec François Berou.

Ensuite, il y a le plan sur le logement. Ça c'est du concret, c'est du matériel, c'est du non délocalisable et puis il y a la relance populaire que j'évoquais. La relance populaire que j'évoquais c'est pour les entreprises.

Donc ce plan, il est solide, il est fort et il est surtout à un rythme qui est possible. Les économistes dirent que c'est une démarche kinésienne relancée par la consommation en libérant la dépense publique par la consommation. Vous y croyez vous Agè ou pas ? mais aussi l'offre avec le logement.

Non mais ce que je crois c'est que on est un tournant. On est un tournant. On est en train de tous prendre conscience de l'ampleur du déficit, de l'ampleur de la charge de la dette.

Parce que il y a quelques années même pas longtemps finalement à peine 2 ans, quand on disait nous à la fondation il frappe, on va vers les 100 milliards de charges de la dette par an, on me disait mais c'est impossible et cetera. Quand on disait on va vers les 4 % de taux à 10 ans sur la dette, on me disait mais c'est impossible, on n'ira jamais et cetera. Il y a eu un déni total de la classe politique mais aussi de beaucoup d'économistes mais aussi de finalement de beaucoup de médias qui disaient "Mais finalement la dette c'est pasant c'est revenu central dans le débat quoi.

Mais c'est central et c'est notre avenir commun qui est en jeu. Le sujet budgétaire a finalement été euh très important dans la décision de la dissolution du président de la République. Pourquoi ? parce que il savait qu'on pourrait pas construire de budget 2025 sauf à baisser la dépense et et parce que il s'était engagé à pas augmenter les impôts.

Et en fait, on est dans une équation où on est toujours ça ressert de plus en plus autour du sujet budgétaire et je dirais que c'est intéressant et important pour les Français qui comprennent que la solution c'est justement de pas créer la récession. Et comment on crée pas la récession ? Et ben on crée pas la récession en baissant la dépense mais en même temps en baissant les impôts.

Moi ce que j'aime pas dans votre plan c'est que vous augmentez les impôts. Vous non mais vous augmentez les impôts donc vous vous cassez encore plus machin des haut patrimoines sur lesquels la note du CA dit que l'effet sur l'économie française est de mo 05. Donc on finance une relance économique sur des gens pour lesquels ça n'a aucun effet économique la réalité c'est moi je fais confiance au calif c'est un institut conseil d'analyse économique conseil auprès malheureusement malheureusement si on appliquait les propositions que vous appliquez et nous on a fait tourner un modèle économine de milliards de baisses des impôts et bien justement Alors réponse on n' pas d'effets récessif parce que tout ce qui est le le secteur privé finalement à ce momentlà crée de la valeur ajouté je me fondre sur les modèles macroéconomiques à la fois de l'OFCE ou avec des prévisionnistes macroonomiques sérieux c'est de la science c'est du sérieux c'est du solide à la fois sur les pardon je fin à la fois sur le modèle maisange qui est le modèle qui est construit au ministère de l'économie comme vous comme vous le savez vous pouvez contester la science moi ce que je c'est que en revanche du côté de l'IFRAP, on est du côté du militant politique.

On n'est pas exactement dans le même cadre. Moi je vous parle en tout cas je vous parle en tout cas de d'institut qui ne sont pas des officines gauchistes. Quand je vous parle du CEO, je vous parle d'une institut qui est placé auprès du premier ministre et qui dit que aller sur les hauts revenus n'est pas un problème pour l'économie française.

C'est mo 0,05 %. Et ça permet de financer quoi ? Ça permet de financer ce que je disais la relance populaire.

Ça permet aussi de financer un plan d'investissement pour les entreprises. Donc tout ça évidemment c'est bon pour l'économie. Et puis un dernier point ce que vous avez dit que nous serions insensible à la question de la dette lorsque les socialistes étaient aux affaires sous Lionel Jospin sous François Hollande est-ce que les déficits se sont réduits ?

Oui ou non ? Oui. Oui.

On sait faire. Ça fait 8 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir et c'est la Gabgie absolue. Donc on est candidat, on est candidat pour gérer à nouveau le pays et faire en sorte que tout cela s'efface et ces 8 années so connait on a connait vos méthodes.

On a eu sous François Hollande une avalanche fiscale en début de Quinquena. Vous vous en souvenez qu'est-ce qu'on a eu derrière Pierre Moscovici le disait lui-même, un ral bol fiscal qui a arrêté l'économie. Et derrière qu'est-ce que vous avez fait ?

Vous avez fait le CICE et le pack de responsabilité des allègements de charge, des allègements d'impôts pour les entreprises pour permettre de relancer l'emploi marchand parce qu'on était dans une impasse. Est-ce que vous voyez bien que ce n'est pas du tout méthodes voyez bien que de ce point de vue ce sont les haut revenus. J'entendais le premier ministre c'est les entreprises.

Excusez-moi les entreprises sont pas arrêtez de dire ça. Quand vous dites quand vous dites au revenu ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce sont les entrepreneurs les entrepreneurs de ce pays les patrons les patrons les patrons de grosses PME, ce qu'on appelle les entreprise de taille intermédiaire qui vont trinquer parce que eux ils sont directement concernés par cette taxe et en plus et vous le savez très bien votre collègue le sénateur l'a dit on n'aura pas les recettes affichées.

Vous savez à quoi ? Non, attendez, je voudrais finir. Ça me fait penser, vous savez à quoi ça me fait penser ?

à la taxe à 75 % pour les revenus au-delà d'un million d'euros de François Hollande. Mais bien sûr que si. Mais bien sûr que si.

Ça fait partie, vous savez, des promesses hors sol auxquelles vous-même vous ne croyez pas qui ne rapporte rien nique ni à la cohésion de notre C'est important d'avoir des vraies informations. Lorsque nous disons une taxe duman sur 1800 personnes et que madame vous évoquez les patrons de PME, non des grosses des grosses PME qui sont des entreprises de taille intermédiaire. des entreprises, on parle des patrimoines des gens.

Au-delà de 100 millions d'euros de patrimoine. N'allez pas nous faire croire la blague que ceux qui sont concernés ce sont des PME et des ETI. Ils ne sont pas dans les 1800 personnes à plus de 100 millions d'euros de c'est ça la vérité.

Donc maintenant ce sont des héritiers principalement qui n'ont pas construit des entreprises. Donc vous inventez un discours qui est aujourd'hui faux qui ne correspond pas. Donc nous on essaie d'avancer sur les deux jambes, la réduction du déficit et la justice sociale aussi prés ceux qui payent le plus d'impôts, c'est justement ceux qui ont les plus hauts revenus et là on va sortir on va sortir une nouvelle étude à la fondation. justement les plus haut revenus sont bien des 50% et la moyenne des français le match que la moyenne des français elle est autour de 28% donc tout votre discours repose sur des chiffres qui sont hors solet qui est enfamé et qui est loin d'être terminé budget n'est pas la solution et retourner sur la politique parce que les consultations pour les consultations Oui, c'est ça ce qu'on pour suivre en ce moment à