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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 22 avril 2025 47 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueInstitutions & élections

Commande publique : audition d'Hugues Souparis (ex-Surys)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Quand vous avez décidé de vendre, par qui avez-vous été approché ?

  • 40:00OuverteÉludée

    Pouvez-vous préciser le rôle joué par le CVULCIN et monsieur Chris Codec dans cette opération ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Quelle information avez-vous fourni à IN Group concernant les risques géopolitiques et éthiques liés à Suris ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Hugues SouparisFait
    « J'ai créé la société Hologramme Industrie en 1984. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et tous. Chers collègues, nous poursuivons nos travaux sur IN Group en nous penchant à l'initiative de monsieur le rapporteur sur une opération de croissance externe réalisée par ce même groupe à savoir l'achat de l'entreprise Suris en décembre 2019 fondé en 1984 sous le nom d'Hologramme Industries. Cette entreprise est spécialisée dans les hologrammes de sécurité présents sur les titres d'identité, les billets de banque ou encore dans les dispositif d'identification des véhicules comme les vignettes et sa technologie est utilisée à travers le monde.

Son rachat pour environ 280 millions d'euros est intervenu à la veille de la crise sanitaire qui a affecté négativement l'activité et les résultats de sur et aurait fragilisé IN Group. Nous recevons donc monsieur Hucou Paris, fondateur de Suris et qui était son actionnaire majoritaire au côté des deux fond d'investissement au moment du rachat. Je vous informe que cette audition sera diffusée en direct sur le site du Sénat et fera l'objet d'un compte-rendu publié.

Je rappelle également qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête sera passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal à savoir 75000 € d'amende et jusqu'à 5 ans d'emprisonnement voire 7 ans en fonction des circonstances. Je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité rien que la vérité. Veuillez s'il vous plaît lever la main droite et dire je le jure en appuyant sur le bouton pour activer le micro.

Je jure. Merci monsieur. Alors, vous pourrez dans un premier temps nous présenter l'histoire de Suris, ce qui a contribué à son succès et alimenté son développement jusqu'à son rachat.

Vous pourrez aussi nous indiquer si était un prestataire d' Group et quelle était la nature des relations entre les deux entreprises avant leur achat. Vous pourrez enfin nous expliquer les raisons de cette absorption, les conditions de sa valorisation et les synergies qui était attendu de cette opération. En quoi les technologies détenues paris intéressaient-elles y Group et pouvait être intégré à son offre régalienne ou commerciale sans crainte de vétusté ?

Je vous laisse la parole pour un propinaire d'une dizaine de minutes. Ensuite, monsieur le rapporteur vous interrogera tout comme les collègues membre de notre commission d'enquête. Je vous rappelle que si vous estimez que des éléments qui vous sont demandés sont couverts par le secret des affaires, vous pouvez refuser de les fournir dans le cadre de la présente audition publique, mais vous devrez toutefois nous les communiquer par écrit dans les meilleurs délais conformément aux règles en vigueur.

Je vous remercie. Là, vous vous m'entendez ? D'accord.

Bien. Écoutez, bonjour. Effectivement, donc là, comme vous l'avez résumé, j'ai créé la société Hologramme Industrie en 1984.

Euh dans un premier temps, l'objectif de l'entreprise était d'exploiter et de développer les technologies autour de des hologramme. Les hologrammes, c'est une technologie qui a été inventée dans les années 40 par un monsieur qui ensuite a eu le prix Nobel pour pour ça et qui a été a commencé à se développer réellement à partir des années 60 parce que pour faire des hologrammes, il faut des lasers et des lasers, ça a commencé à exister dans les années 60. Donc entre les années 60 et la fin des années euh 70, c'est resté vraiment un objet de laboratoire.

Il y a beaucoup de RED, beaucoup de recherches essentiellement de la recherche publique, un petit peu de recherche aux États-Unis ou MIT euh et de la recherche en Russie sur ces sujets-là. Donc moi, je me suis intéressé à ça. J'ai commencé à faire au tout début des années 80 de la recherche sur le sujet de des hologrammes dans le cadre de l'École nationale supérieure de physique de Marseille.

Euh et j'ai commencé à faire mes premiers hologrammes commerciaux tout début des années 80 dans le cadre d'une entreprise que j'avais créé préalablement hologramme industrie et qui s'appelait médiia laser. Euh donc hologramme industrie a commencé à utiliser les technos d'hologramme pour faire des des grands hologrammes d'exposition puis des hologrammes plus petits mais dupliqués en volume. Et vers 85, j'ai vu arriver les premières cartes de crédit comportant un hologramme.

Je sais pas si vous souvenez la petite colombe qu'il y avait sur les cartes Visa, c'est un hologramme. Et c'est arrivé en France dans les années milieu des années 80. Donc je me suis dit bah tiens, ce trucl, je saurais le faire.

Et donc euh euh j'ai en en en j'ai en entamé une diversification de la société Hologramme Industrie vers la sécurité. Euh au début des années 90, je me suis spécialisé dans la dans la sécurité. Donc entre-temps sur les la la boîte était euh c'était pas comme aujourd'hui.

Euh on éétait pas financé par des fonds d'investissement ou des business angel et cetera. Donc en fait, j'ai investi à la base quelques milliers de francs euh qui étaient mes petites économies. Euh et petit à petit, j'ai commencé à vendre des produits que je faisais dans le laboratoire et puis euh avec un phénomène de boule de neige des affaires qui n'existe plus vraiment aujourd'hui, j'ai réussi à monter donc monter cette entreprise.

Donc fin des années 80, on a commencé à faire des des premières des premiers hologrammes pour les les cartes de crédit. Euh là, j'ai eu besoin de fonds pour industrialiser le le processus et donc j'ai fait une première une première levée de fond à l'époque auprès d'une d'une banque qui m'a permis donc d'acheter les premières machines de de séries. Et donc, on a commencé réellement à faire des hologrammes de sécurité en petite et moyenne série au début des années 90. la le premier gros la première grosse utilisation les premières utilisations, on va dire, de de de sur les cartes de crédit, c'était plutôt des c'était la la carte bancaire nationale qu'on appelait la carte bleue à l'époque euh qui avant que nous on les fabrique était était sourcé aux États-Unis et à partir du moment où on était capable de les fabriquer, j'ai réussi à convaincre le GU carte bancaire de les acheter chez nous et pas de les d'arrêter de les de les acheter aux États-Unis, ce qui a été mon premier marché, on va dire, un peu significatif.

Ensuite, on a eu des cartes bancaires pour les autres réseaux comme les cartes Cofinoga, les cartes pass et cetera. début des années 90, j'ai me suis je me suis dit bah tiens, on peut peut-être utiliser ça aussi sur des documents euh officiel. et je me suis j'ai démarché l'impréie nationale et on a réussi à les convaincre d'utiliser le le les hologrammes sur la carte grise.

Donc la carte grise a été le premier document français comportant la technologie que j'avais développé au sein d'hologramme industrie. Euh ensuite est venu le le passeport diplomatique qui a été le deuxème marché. Alors, c'était une marcheatique, c'était un c'était un marché extrêmement prestigieux mais pas du tout avec des volumes extrêmement faibles et et donc c'était pas c'était pas disons des des affaires financièrement importantes.

La carte grise était un volume assez significatif. Il y avait une quinzaine de millions si je me souviens bien de carte grise qui était produite tous les ans à l'époque. Ensuite, le premier gros marché qui nous a propulsé, c'était le les bondes de privatisation de la Pologne puisque la Pologne privatiser son économie à l'époque et dans ce cadre là, ils émettaient des bons physiques à l'époque, des papiers et ces papiers devaient être sécurisés, ils étaient produits l'appel d'offre a été remporté par Auerture à l'époque qui est une imprimeur de sécurité connu en France et donc nous avons vendu ces nos hologrammes à la à Auverture.

Et donc là, ça a été un premier un premier contrat significatif. Ensuite, donc on a continué à développer en terme si vous voulez le le enfin moi je suis ingénieur de formation et donc le la société a toujours été une société hyper innovante. On consacrait enfin tout ce qu'on gagnait, on le on le on le réinvestissait dans l'innovation, dans dans la euh dans la techno quoi.

Je pas en fait grosso modo jusqu'à la vente d'hologramme industrie, j'ai jamais retiré de de fonds de la société. tout à part mon salaire, tout était euh quasiment tout était euh était euh réinvesti euh dans la boîte. Euh donc arrivé au milieu des années 90 euh la techno commençait à être un peu mature.

On commençait aussi à avoir bien sûr des concurrents. Il y avait des Américains, il y avait surtout un un concurrent allemand qui lui a bien développé la techno dans les billets de banque et les hologrammes ont commencé à apparaître sur des billets de banque et notamment sur le Dutchmark. Euh fin des années 90, il y a eu un concours qui a été organisé par la par la Banque centrale européenne pour créer le les hologrammes qui allaient devoir être sur sur l'euro.

Ce concours a été créé parce que j'ai fait beaucoup de lobby technique auprès de de la commission technique de le de l'euro puisque avant que je je en gros force un peu la porte, il était entendu que ça serait grosso modo la la société allemande qui faisait les hologrammes pour le Dutchmark qui qui les ferait sans appel d'offre, sans consultation et cetera. Et donc j'ai bon, j'ai fait un petit peu de de de bruit. à l'époque, j'avais un client qui était la banque centrale finlandaise et c'est grâce à la banque centrale finlandaise qui a qui a introduit le fait que nous on était capable de fabriquer aussi ces produits-là, que nous avons été audités par une commission technique à à par de la Banque centrale européenne et donc quand ils ont vu que nous aussi on était capable de faire les produits ce qu'il n'était pas si a priori au courant, ils ont décidé de faire de de de lancer une consultation euh qui était pas vraiment un appel d'offre mais en tout cas une consultation, je dire on appelle ça dans notre métier un concours de beauté pour voir ce qui était capable de faire quoi, si les technologies étaient si les technologies étaient identiques et cetera.

Bon, il se trouve que j'ai gagné euh enfin que sur que que hologramme industrial à l'époque a gagné euh ce ce cette compétition euh de de qualité euh de produits et qu'ensuite donc ils nous ont euh sélectionné pour fabriquer les outils de production des dans l'hologramme lui-même, ces outils de production. Et donc nous étions rémunérés par la Banque centrale européenne à l'époque sous forme de royalties et nous avions droit aussi de fabriquer les produits au même titre que tous ceux qui étaient à l'époque capables de fabriquer. Euh le l'euro était organisé d'une façon un peu particulière puisque chaque pays avait des allocations et chaque pays était avait la la main en fait sur les volumes de billets que qu'il devaient dont ils avaient la location.

Mais donc c'était pour la France, c'était la Banque de France qui était responsable de la de la fabrication des billets. Pour l'Allemagne, c'était la W Bank et cetera. Enfin voilà.

Et donc à l'époque, on était industriellement pas euh tout à fait armé encore pour fabriquer des volumes du type des billets de banque. Et donc on a eu très très peu de fabrication et l'essentiel des revenus que nous avons eu sur le billet euro était des royalties que nous touchions sur les la création des des des outils. Et là donc comme comme j'étais pas très sûr de de de pouvoir avoir les les reins suffisamment solides pour mettre en place les les très gros volumes de production, on s'est plutôt tourné sur le développement d'hologramme transparents qui était plus destiné aux documents d'identité que au billet de banque. puisque sur les si vous regardez sur votre passeport, vous avez sur la page sur la datapage des passeports, vous avez un film transparent qui protège les datas et et donc c'est ça le le produit que Suris fabriquait et qui à l'époque où on a commencé, ben c'était pas un produit du tout évident hein, c'était pas le fait de passer de métallisé à transparent, ça ça faisait pas euh en claquant des doigts, c'était beaucoup de de red.

Donc juste avant donc j'ai saé j'ai sauté une petite étape importante juste avant le concours pour le le l'euro j'avais acquis la conviction que il allait y avoir des volumes que le produit allait réellement être utilisé de façon importante. Alors pourquoi le produit était nécessaire ? été nécessaire parce que dans toute cette période entre fin des années 80 et début des années 2000, ben sont arrivés d'abord les photocopieuses couleur, ensuite les scanners, ensuite les imprimantes couleurs et donc tout un chacun était capable de fabriquer un document, un faux document de façon extrêmement fidèle et notamment des billets de banque ou des des des cartes d'identité de d'anciennes factures.

Et donc, il était nécessaire de mettre un produit qui ne pouvait pas être scanné et qui ne pouvait pas euh être imprimé. Et c'est le le c'était le le la propriété des hologrammes inscannable et non imprimable. Donc toutes les technologies aussi sophistiquées, soit-elles d'impression ne permettaient pas de dupliquer des hologrammes.

D'où le le le succès en fait de ces hologrammes à cette époque-là. Introduction en bourse en 198. Euh donc ça m'a permis de lever le les fonds nécessaires pour euh développer une usine que nous avons installée à Marne la Vallée.

Euh et ensuite donc d'être capable de de petit à petit faire des volumes de plus en plus importants jusqu'à à la fin des années 2000 être capable aussi de faire du billet de banque. Voilà. Donc on arrive vers la fin des années la fin des années 2000.

On a commencé à avoir le le premier passeport qu'on a réussi à à convaincre, c'était la Slovaquie. C'était pas la France, c'était la Slovaquie qui a été notre premier client pour notre nouvelle technologie de de d'ologram transparent qu'on appelait le diid. Euh ensuite, on a eu quelques autres pays.

La France est arrivée vers 2006-2007 où nous avons réussi à convaincre les à la fois les gens de la police de la police documentaire que notre produit était vraiment de très bonnes factures et les techniciens de l'imprimerie nationale qui notre produit pouvait tenir la route, pouvait être utilisé en grand volume, pouvait tenir les 10 ans nécessaires et cetera. Donc il y a eu tout un travail qui a été fait qui a duré assez longtemps de de test de de de d'analyse de test de falsification de à la fois de test industriel mais aussi de tests d'attaque qui était mené par les euh par la police par la le le enfin il y avait un petit groupe de de de au ministère de l'intérieur qui qui travaillait sur la fraude documentaire. Voilà.

Donc vers la la fin des années 2000, on commençait à devenir une entreprise, on va dire sérieuse. On devait être déjà dans les 150 ou 200 personnes. Euh le chiffre d'affaires fin des années 2000 devait être de l'ordre de 35 40 millions d'euros.

Euh alors Suris a toujours été une entreprise profitable puisque on était enfin enfin l'ADN de la boîte c'était une boîte où j'avais investi mes propres deniers et où je devais gagner de l'argent pour pouvoir la réinvestir et cetera. Donc il y a je crois qu'on a on est passé en perte une année à l'issue de l'entrée en bourse puisqu'on avait eu beaucoup d'investissements cette année-là. Mais après, a toujours été une entreprise en croissance et euh rentable.

Euh vers 2013 euh j'ai commencé à me à penser que il fallait que je trouve une solution de sortie puisque euh mes enfants n'étaient pas euh intéressés par le la succession que donc moi-même, si vous voulez philosophiquement, je suis pas dans la dans le le la transmission des des entreprises par euh par la comment dire par l'affiliation. Je pense que c'est pas obligatoirement la bonne idée. Et donc mes enfants n'étant pas intéressés, moi-même n'étant pas non plus philosophiquement dans cette dans cette mouvance là, j'ai dit bon va falloir que je transmette que j'organise la transmission de de l'entreprise parce que je pense que c'est j'étais encore assez jeune à ce à ce moment-là mais je pense que c'est des choses qui sont compliquées qui prennent du temps et donc je m'étais dit il faut que je le fasse en avance et puis j'avais aussi envie de d'avoir une une autre expérience différente pour ma fin de carrière plutôt que de continuer à travailler toute ma vie dans la technologie, dans les dans les hologrammes et cetera.

Euh à ce moment-là, donc la boîte était côtée, j'ai commencé à regarder si je pouvais la vendre. On m'a dit "Oui, on veut enfin j'avais trouvé des acheteurs à l'époque les la boîte faisait à peu près dans les années 2013 dans les 50 millions d'euros de chif d'affaires. Elle était côtée en bourse 150 millions et j'avais trouvé des acheteurs pour à peu près 180 millions à condition que bah je reste avec eux pendant 3 4 ans parce que ils avaient estimé que la boîte n'était pas suffisamment staffée pour être autoportée et que le fondateur était encore nécessaire dans l'activité.

Et euh par ailleurs, comme la boîte était côté en bourse, j'avais à peu près à l'époque 65 % des des titres. Et euh bah il m'avait dit voilà si on vous achète l'entreprise, on sait à combien on va vous acheter les 65 % mais on sait pas à combien on va acheter les 45. Donc c'est compliqué, il faut faire une OPA.

On n pas envie de faire des OPA et cetera. les 35, pardon, excusez-moi. Euh et donc j'ai pris la décision de pas vendre et de faire en fait le chemin qui me demandait de que les acheteurs demandaient que je fasse, c'est-à-dire de staffer la boîte d'une part et de la sortir de bourse.

Donc pour cela, j'ai j'avais pas l'argent pour acheter évidemment le le flottant, les 35 % de de flottant. Et donc j'ai décidé de de chercher des euh des des fonds d'investissement pour m'aider à faire cette opération. Donc les fonds d'investissement qui m'ont suivi, c'était ANEX et KT Capital.

Euh et donc ils ont euh ils ont investi euh si je me souviens bien à l'époque une cinquantaine de millions d'euros et on a euh et on a euh pris enfin fait un crédit bancaire pour le pour le complément pour acheter donc les 35 % des du du de de de la boîte. Alors, on était obligé évidemment de de faire un petit premium à l'époque pour pour acheter. Donc, on l'avait racheté à l'époque pour 189 millions de d'euros.

Donc, en 2013, le l'achat s'est passé entre l'été 2013 si je me souviens bien et tout tout début 2014 pour donc à l'époque 1800 189 millions d'euros si je me souviens bien. Voilà. Et donc après donc pendant les entre 2013 et 2019 qui était la date donc que vous citiez comme revente à à l'imprimerie nationale, on a continué à développer l'entreprise, on a continué à à faire de la de la croissance de la de la RD, on continuait à faire beaucoup de RED.

J'ai staffé la boîte, j'ai mis un directeur général, j'ai mis un directeur de de de production, directeur de directeur technique et cetera. Enfin donc une boîte qui qui est devenue bien stafée, qui continue à être très rentable puisque sur les les quand j'ai l'année d'avant la vente à l'imprimé nationale, l'entreprise avait fait 95 millions d'euros de chiffre d'affaires si je me souviens bien, 33 % de rentabilité ce qui était assez exceptionnel pour une boîte de de tech et une boîte de d'industriel surtout. Voilà.

Alors en photo dans ces années-là, le Suris fabriquait des hologrammes pour les billets de banque. Donc billet de banque brésilien, pas tout le temps mais de temps en temps, les tous les billets de banque comportant des hologrammes de des Philippines, euh une soixantaine de passeports dont le passeport des de la Chine, le passeport du Brésil, euh le passeport des Philippines, je crois le passeport de l'Algérie aussi si je me souviens bien. Alors, comme j'ai juré, je je dis si je me souviens pas parce que j'en suis pas complètement sûr de celui-là.

Euh le passeport de l'Égypte, voilà, enfin, il y avait beaucoup de passeports après aussi pas mal de cartes d'identité et cetera. Voilà. Et donc, on travaillait à peu près, si je me souviens bien, pour 120 125 pays euh soit pour les passeports, soit pour les billets de banque, soit pour les deux, soit pour les cartes de crédit. beaucoup, on faisait travaillait beaucoup pour la Pologne aussi avec des des étiquettes pour les les pare-brises, pour les les vignettes.

On avait racheté une entreprise aux États-Unis aussi qui faisait beaucoup de de produits pour les véhicules automobiles, des vignettes, des étiquettes pour les plaques d'immatriculation. J'avais acheté une entreprise aussi en en Hollande qui faisait de la base de données de de documents d'identité. Donc on met on classifiait on mettait en base de donné tous les passeports et les cartes d'identité du monde.

C'est une petite boîte de 25 personnes mais très très stratégique. Euh et puis j'avais aussi une petite société en Allemagne qui faisait les imprimantes pour imprimer les passeports et une une entreprise de recherche qui faisait que de la recherche de la RED sur l'optique en Allemagne. Voilà, c'était le et puis j'avais un petit une petite société de représentation en à Dubaï.

Ça faisait à peu près 400 personnes euh 95 millions de de chiffres d'affaires en 81 en 2018. Voilà, je crois que vous avez à peu près tout résumé. Je sais pas si j'ai mis plus de 10 minutes, je suis désolé mais l'histoire était de 40 ans.

Merci monsieur Souaris, monsieur le rapporteur. Merci pour explication à cette J'aurais une question préliminaire. Quand vous avez décidé de vendre, par qui avez-vous été approché ?

C'est c'est pas nous qui enf on n pas enfin on a toujours été approché plus ou moins par plein de d'entreprises la si vous voulez quand vous vendez une entreprise de cette taille surtout quand vous êtes adossé à des fonds d'investissement ce qui était mon cas ça se fait avec un processus bien établi donc vous vous procédez d'abord par une identification des cibles qui qui vous intéressent qui qui peut être qui peut être un acheteur potentiel. Alors moi si vous voulez en tant que créateur de l'entreprise et fondateur et j'étais évidemment très attaché à la typologie et à la qualité de de l'acheteur hein. Donc je j'étais très attaché à à ce que mes salariés soient bien traités et cetera.

Donc on n pas été cherché n'importe qui. Et donc on a le bon le fond ABNEX c'est un fond aussi très éthique et donc là-dessus ils m'ont suivi complètement et donc on a on a on s'est dit voilà on va chercher des bons acheteurs. Pour ça donc on a on a approché donc on a sélectionné une banque d'affairesou pour nous aider dans la construction de de toute la documentation qui est nécessaire pour pour présenter une une entreprise.

Donc c'est la banque Lazar. Lazar d'ord. C'est la banque Lazar que nous avions retenu à l'époque.

Euh et donc il y avait eu on avait fait faire aussi beaucoup d'audits. On avait fait un audit par le BCE pour qui était un audit de de marché. Donc la BCE avait sorti un gros audit pour euh démontrer l'intérêt des hologrammes, leur périnité dans le temps et cetera et cetera.

Enfin bon, il y avait un gros audit qui avait été fait par la BCE. Par la BCE, par le Oui, le BCE, Boston Consulting Group, BCG, pardon, Boston, par le BCG. Euh, il y avait des audits financiers qui avaient été faits.

Donc on ça s'appelle des des due dual vendeurs. Donc on avait un gros paquet de dual vendeurs qui étaient à la disposition des acheteurs. Ensuite la la le rôle de la de de de l'azar, c'est d'identifier avec nos cahier des charges les acheteurs potentiels.

Et donc, on avait défini deux groupes potentiels d'acheteurs. Il y avait d'une part la possibilité que ce soit des fonds d'investissement parce que j'avais confiance dans mon dans mon équipe de manager et je pensais que mes managers étaient tout à fait capables de gérer l'entreprise pour les années suivantes. Et donc si on la première idée c'est enfin une des deux idées c'était de de de trouver un fond d'investissement qui apparait mes managers pour racheter l'entreprise.

Ça c'était la pr une une voix. L'autre voie, c'était un adossement à un groupe industriel euh qui œuvre dans bah le le les documents de de sécurité. Donc soit des industriels qui sont dans le billet de banque, soit des industriels qui sont dans les composants de sécurité, soit des industriels qui sont dans le document d'identité.

Et donc il y a eu comme ça un certain nombre de d'achete de de d'acheteurs potentiels qui ont été qui ont été approchés euh au premier round. Donc ça se passe en général en deux. Il y a des offres préliminaires qui sont qui sont apportées et ensuite on sélectionne dans les les acheteurs qui se sont déclarés une short list donc on avait je sais plus une dizaine de de candidats pour nous qui qui voulaient acheter l'entreprise qui ont donné une offre chiffrée.

Voilà, nous on est prêt à acheter l'entreprise à ce prix-là. Et donc nous, on a euh on a vérifié que ces entreprises étaient capables de payer quelque part le prix qu'il offrait. Et puis donc on a fait une short list dans les cinq, il me semble qu'il y avait trois industriels et deux fonds, pardon, pour la le deuxème round.

Et donc quand vous êtes en 2è range, là vous donnez toute une documentation. Les gens ont vraiment accès à quasiment tout ce qu'ils veulent dans le dans dans les comptes de l'entreprise. Ils peuvent poser toutes les questions qu'ils veulent.

Ils peuvent voilà, il y a il y a une grande grande transparence qui est qui est nécessaire. Ils peuvent aller ils ont la possibilité aussi de de d'interroger nos clients pour aller voir si quel type de relation nous avons avec les clients. Ils ont enf voilà c'est ça dure plusieurs mois.

Euh et donc à la fin de ce de ce round là, nous avions trois candidats qui ont fait des offre définitive. Il y avait une entreprise chinoise qui a proposé, si mes souvenirs sont exacts, à peu près 380 millions. Il y avait une entreprise suédoise euh qui avait une grosse filiale dans la sécurité aux États-Unis.

Elle elle cette société elle-même avait pas mal de de filiales soit en Europe, soit aux États-Unis. Euh et puis donc il y avait l'en Group qui euh avait aussi candidaté. Euh alors l'entreprise chinoise, je pense que c'était une ça aurait été probablement une très bonne idée pour la France parce que ils venaient aussi eux avec de la technologie mais il y avait un risque aussi de de de comment dire de d'absorption de de techno puisque pour pour mémoire Suris fabrique toujours les hologrammes pour les passeports chinois et depuis donc quasiment 15 ans al Je sais pas exactement combien ils en font maintenant, mais ils en ils en faisaient encore il y a pas longtemps.

Et euh les Chinois ont essayé à main et main reprise de de sélectionner des boîtes chinoises pour faire la même chose. Ils sont jamais arrivés. Donc c'était quand même une technologie, on va dire assez euh assez pointue.

Euh mais malgré tout, bon voilà, après les discussions avec mes mes partenaires de fonds d'investissement et cetera, on a dit bon voilà les Chinois c'est compliqué même s'ils étaient 20 % plus même si leur leur leur euh leur offre était 20 % au-dessus des deux autres. euh l'imprimée nationale et euh l'acheteur euh l'acheteur suédois était dans un mouchoir de poche mais vraiment à moins de de je crois 1 % enfin c'était vraiment la même offre quasiment en terme de en terme financier et donc le choix s'est porté sur l'impré nationale pour des raisons, on va dire plus patriotiques et de conservation de de la techno en France pour le fait que Bon, je je j'avais une très bonne une très bonne image de Didier Trut aussi que que j'avais côtoyé aussi un petit peu avant pour professionnellement puisqu'on était on était fournisseur de l'imprimerie nationale que j'avais trouvé qu'il avait fait un travail assez extraordinaire de de transformation de l'imprimerie nationale en en un groupe de de technologie et donc je pensais que c'était une bonne chose pouris pour mon pays pour mes salariés et cetera. Voilà.

Simplement euh vous disiez là à l'instant que l'offre chinoise était 20 % au-dessus des deux autres. Donc on était au-dessus des 300 millions d'euros pour 380. Non non mais pour pour l'offre d'en groupe et l'offre groupe mon souvenir c'est que c'est c'était alors quand je parle de de de prix c'était la valorisation de l'entreprise.

C'est pas le chèque qu'ils ont fait parce que quand vous achetez une entreprise l'entreprise a une valeur d'entreprise et vous déduisez vous ajoutez le cash et vous enlevez la dette. Et donc 1 an avant, on avait fait on avait fait une reprise de dette. C'est qu'on avait comme on savait pas quand est-ce qu'on allait vendre la boîte, on avait transformé du cash en dette.

Donc la Suisse avait si je me souviens bien quelque chose comme 50 millions de de dettes. Donc en fait si la boîte était valorisée 300 en fait le le chèque qui devait être fait était de 250 millions puis la dette restée dans la dans l'entreprise. Donc quand je parle de valorisation de la boîte, c'est hors cash hors dette.

D'accord. Euh donc la la valorisation hors hors dette de des Chinois c'était à peu près 380 millions. qui a fait l'estimation au niveau du cabinet pour la pour la valorisation qui a fait le parce que nous nous si vous voulez on avait fait une nous on avait fait une valorisation en tant que vendeur et nous notre valorisation alors je me souviens plus combien elle était mais elle devait être aux alentours de 350 ou 380 enfin je veux dire quand vous faites une valor enfin c'est toujours le jeu dans ces dans ces chosesl c'est quand vous êtes vous dites voilà moi je suis vendeur de ma boîte j'estime qu'elle vaut tant l'acheteur il dit moi je suis acheteur et j'estime qu'elle vaut moins.

Bon, après c'est le jeu de la concurrence, hein, les les euh c'est c'est et puis donc chaque acheteur est aussi aidé par une banque d'affaires. que l'IN Groupe avait sa banque d'affaires, l'entreprise suédoise avait sa banque d'affaires, les Chinois avaient la leur et donc euh chacun euh voilà et puis bon moi à la limite si vous voulez j'ai moins géré le ce process là que ANEX et KT parce que si je m'étais aussi associé avec ces gens-là, c'est leur métier d'acheter de vendre des entreprises. Donc c'est plutôt qui gérait ce cette partie du process.

Et dans le casre de l'acquisition de Suris parien groupe, pouvez-vous préciser le rôle qui a été joué par le cvulcin et notamment par monsieur Chris Codec dans cette opération. Par qui ? Chris codec.

Ça vous dit rien ? Non. Et par le nom de monsieur Mathieu Péicé de Rossas qui était en lien avec cette opération.

Pouvez m'indiquer s'il y a eu un contact opéravant avec monsieur avec la avec je sais je vois pas P de Rosas ça rien c'est c'est peut-être un avocat. Non. Je sais pas, je sais pas.

Ce nom me dit quelque chose pour le coup mais je Et si il a été en contact avec en amont pendant et après la transaction et à quel titre ? Si c'est l'avocat de de de l'EN Péic de Rossas, euh il devait intervenir enfin en tant que consultant de de l'IEN pour faire les analyses de Vous l'avez pas vu ni avant ni après la transaction. Je enfin son d'abord son nom me dit pas grand-chose.

Enfin ça ça me policier de Rossa, ça me ça me dit quelque chose mais je je mettrai Et quelle information avez-vous fourni ? Groupe lors de l'audit de conformité pendant cette acquisition concernant les risques géopolitiques et éthiques liés àis. Alors, on leur a donné les informations qui qu'on avait, c'estàdire bon depuis alors si je rembobine un petit peu euh avant que avant qu'il y ait ANEX et CT capital euh quand on comment dire quand on travaillait à l'export, on est on avait toujours un audit de nos de de nos revendeurs ou de nos agents parce que quand vous travaillez à l'export dans des métiers qui est comme ça, vous pouvez pas vous permettre d'avoir un commercial dans chaque pays puisquon travaillait avec 120 pays.

Donc c'était impossible d'avoir pour nous un commercial dans chaque pays. Donc on avait donc des des agents qui étaient des agents multimarques, hein, c'est comme des comme des VRP mais qui il travaillent avec nous, il travaillaient avec des des papetiers, il travaillaient des des fournisseurs de puce, des fournisseurs de passeport et cetera. Et donc systématiquement, on faisait on faisait un audit de ces de ces gens-là pour s'assurer que qu'on avait pas de de enfin qu'il y avait que la complance était bien respectée, qu'il y avait notamment pas de lien entre nos intermédiaires et des gens qui étaient dans les sphères de de des des d'achat.

Ça c'était le c'est la règle. Et à partir de 2012-23, il y a une association qui s'est créée à l'initiative de l'ancien directeur de la fabrication des billets de de la de la banque centrale, association à laquelle nous avons adhéré qui s'appelait Bankne Ethic Association. Et donc dans cette association, vous adhériez, vous deviez respecter un certain nombre de de de procédures justement de compliance.

On avait été audité à ce moment-là, nos nos procédures avaient été auditées par euh KPMG. Donc on avait pu adérer à cette station grâce à bah on avait passé les audits justement de compliance de KPMG. Ensuite, on s'est rapproché de d'une d'une société française qui s'appelait la dite qui est une ex enfin qui je crois était une agence de l'État qui est devenue plus ou moins privée et dont le métier justement c'est de c'est de conseiller les entreprises à l'international et donc de faire aussi des audits de compliance.

Et donc systématiquement à partir de 2013 2014, je sais pas exactement la date à laquelle on a commencé à travailler avec eux mais ça devait être à peu près ces eau-là. Euh on faisait euh comment dire auditer tous les ans tout notre réseau de de vente et toutes les affaires qu'on qu'on faisait à l'étranger. Euh et donc il produisait un rapport qui était donc dans la data room qui qui a été fournie à à l'imprimé national et aux autres.

Merci. Je me tourne vers les collègues. Pas de pas de questions.

Écoutez, merci monsieur Susparis pour les informations que vous avez pu nous nous apporter. Encore une fois, en fonction des travaux ultérieurs, des échanges que nous pourrions avoir, nous pourrons être susceptibles de revenir vers vous dans le cadre d'un d'un échange par écrit. En tout cas, merci et au passage d'avoir démontré aussi que contrairement parfois au au bashing des des Français sur eux-mêmes, ils sont capables aussi du meilleur sur les technologies les plus pointues.

Donc merci à vous pour le travail que vous avez réalisé tout au long de ces années. Merci. Donc je suis à votre disposition évidemment si vous avez des questions, mais malheureusement j'ai plus aucun document parce que tout tous les documents sont ont été transmis à à Yen Group.