Arrêtons le laxisme migratoire, administratif et sécuritaire ! - Matthieu Valet (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
87% des Français estiment que la sécurité doit être une priorité pour le nouveau gouvernement. Qu'est-ce que ça vous inspire comme résultat ?
- 3:05FerméeRéponse directe
Faut-il cesser immédiatement toute immigration en provenance d'Algérie ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Vous n'avez pas parlé depuis 48h, depuis la mort de Jean-Marie Le Pen. Quelle a été votre réaction quand vous avez vu ces images de la place de la République ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueChiffre
« 87% des Français estiment que la sécurité doit être une priorité pour le nouveau gouvernement. »
- 1:50Invité politiqueFait
« aujourd'hui, les policiers roulent dans des poubelles. »
- 3:11Invité politiqueFait
« Il faut que l'Algérie, elle récupère ses voyous. »
- 3:22Invité politiqueFait
« On leur demande de partir, ils restent. »
- 5:42Invité politiqueFait
« Qu'on va nous épargner le duplex devant ce cercueil de Jean-Marie Le Pen samedi à la Trinité. »
Temps de parole
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Mathieu Vallée avec nous, député européen du RN. Je voulais qu'on vous entende ce matin, Mathieu Vallée, parce que vous êtes un homme politique, petit 1, et aussi parce que vous êtes un ancien policier de terrain. Vous étiez à la BAC nuit, policier de la BAC. Vous connaissez parfaitement les questions de sécurité. Et on révèle ce matin sur CNews un sondage. On va le voir un peu plus en détail. 87% des Français estiment que la sécurité doit être une priorité pour le nouveau gouvernement. Et on va rentrer dans le détail. Ce qui est frappant, c'est que les électeurs de gauche, vous le voyez tout en haut, sont 74% à vouloir plus de sécurité. Qu'est-ce que ça vous inspire comme résultat ?
Je pense que, et je l'ai toujours pensé, même comme syndicaliste policier, que la sécurité, elle n'est ni de gauche, elle n'est ni de droite. C'est un sujet généralement de concorde national. Et depuis que Jean-Luc Mélenchon a fait de son combat contre les policiers l'axe majeur de son inventé politique, je dis simplement qu'au lieu de cibler les policiers et les gendarmes, il devrait cibler les voyous comme toute la classe politique. Et que malheureusement, quand des policiers et des gendarmes de la République tombent pour nous protéger, sont blessés. Et on n'a pas toute la classe politique qui vient au chevet de celles et ceux qui nous protègent, de ceux que j'appelle nos anges gardiens.
Et c'est gentil de me faire un clin d'œil. La brigade anticrédientalité de nuit du Val-de-Marne me manque énormément. C'est une unité que j'ai eu à cœur, où j'ai eu beaucoup de passion à les diriger, à les commander, à les aimer. Parce que quand on dirige des femmes et des hommes qui s'engagent pour la nation, qui chaque nuit ne peuvent pas rentrer à la maison suite à un refus d'obtempéré, suite à une interplanation pour un cambriolage, pour un vol roulotte, et bien c'est vrai qu'on a une d'autres responsabilités. Et donc j'estime qu'aujourd'hui la sécurité, elle doit concerner tous les politiques. Et il ne devrait pas y avoir de division.
Et tous les slogans qu'on a entendus, tout le monde déteste la police, suicidez-vous qui sont l'apanage de l'extrême gauche. J'estime que les Françaises et les Français au tranché, y compris ceux de la gauche, voire peut-être de l'extrême gauche, qui disent que la sécurité, elle concerne tout le monde, et en particulier les plus vulnérables. Qu'est-ce qu'il faut changer ? Une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'il faut changer ? Quelles sont les mesures prioritaires à prendre ? D'abord, il faut leur redonner des moyens. Aujourd'hui, les policiers roulent dans des poubelles. Il n'y a plus de sous pour acheter des nouveaux véhicules.
Il n'y a plus de sous pour réparer les véhicules actuels, notamment lorsqu'il y a des accidents, par exemple, suite à des refus d'obtempéré. Il n'y a plus de sous pour construire et entretenir les commissariats qui ont été promis ou les brigades de gendarmerie par notamment Gérald Darmanin. Il n'y a plus de sous pour les formations, il n'y a plus de sous pour les réservistes. Et donc, le budget du 2025, pourquoi nous, on est fiers d'avoir censuré ce monsieur Barnier ? Parce qu'il prévoyait zéro recrutement en police et en gendarmerie. Parce qu'il ne prévoyait pas d'amélioration du cadre de vie.
Ce n'est pas pour leur faire plaisir, c'est pour mieux récupérer, par exemple, les victimes dans les commissaires et les brigades de gendarmerie. Parce que la PJ, la police judiciaire, alors qu'on est face à un défi énorme des narcotrafiquants, n'avait plus les moyens d'assurer sa mission dans le budget qui était prévu. Donc, j'attends de monsieur Rétaillou, qui est un monsieur respectable, qui a des idées, dont j'estime qu'il est droit dans ses convictions, d'aller jusqu'au bout de son amour et de son soutien des policiers et des gendarmes en leur donnant un budget à la hauteur de la mission que la nation leur confie. C'est essentiel parce que parler, c'est bien, mais agir, c'est mieux.
Les policiers, vous savez, c'est des grands affectifs. Ils ont besoin des preuves d'amour, non pas pour faire plaisir à leur égo, mais pour pouvoir travailler et interpeller, traquer les voyous. Parce que c'est le sein du métier de policier, c'est d'interpeller avant tout les voyous. S'ils ne le font pas, personne d'autre le fera.
– Autre sondage qu'on a révélé hier soir sur CNews, sur lequel je voulais vous entendre. 66% des Français pensent qu'il faut stopper immédiatement l'immigration en provenance d'Algérie. Les deux tiers des Français. Sondage CSA pour CNews, Europe 1, JDD. Qu'est-ce que vous auriez répondu, vous, à cette question ? Faut-il cesser immédiatement toute immigration en provenance d'Algérie ?
– Mais moi, j'aurais été plus loin. Il faut que l'Algérie, elle récupère ses voyous. Quand on voit, par exemple, ces influenceurs qui sont en territoire national, se manchaînent illégalement avec des occultèves qui aujourd'hui sont devenus des véritables étendards à défier la nation française. On leur demande de partir, ils restent. Et en plus, ils se payent le luxe de dire, faites des attentats, prenez-en vous aux Françaises et aux Français sur le territoire national.
Dans un pays où aujourd'hui, on commémore les attentats de Charlie Hebdo, de l'hypercachère de la porte de Vincennes, avec ses policiers Franck Brasselaro, Ahmed Merabé et Clarissa Jean-Philippe qui sont tombés pour la nation, qui sont tombés pour qu'on puisse vivre debout. J'estime que ces gens-là n'ont rien à faire chez nous. C'est dehors en fait. On est sadomasochistes en France, c'est pas possible. On garde des gens illégalement sur le territoire qui veulent nous faire du mal, qui veulent s'en prendre aux Françaises et aux Français. Il faut arrêter le laxisme migratoire, il faut arrêter le laxisme administratif, il faut arrêter le laxisme sécuritaire avec ces gens-là.
Il ne faut pas attendre qu'ils fassent des infractions, qu'ils appellent d'autres personnes à commettre des exactions violentes, voire des attentats. Il faut qu'ils partent lorsque la nation ne veut plus les voir sur son territoire national. On doit pouvoir décider qui rentre et qui sort. Donc effectivement, j'estime qu'aujourd'hui, il y a un gros défi en la matière. Les laisser-passer consulaires que l'Algérie ne donne plus sont des mesures de rétorsion parce que la France, aujourd'hui, doit tenir son rang et elle est défiée par l'Algérie. Je trouve ça bien dommage. Avec le Maroc et la Tunisie, il y a des relations extrêmement cordiales.
Ils récupèrent leurs ressortissants comme nous on le fait dans le monde entier.
Donc j'estime que c'est du bon sens. Mathieu Vallée, je voulais vous entendre également parce que vous n'avez pas parlé depuis 48 heures, depuis la mort de Jean-Marie Le Pen. Et on ne vous a pas entendu sur ce qui s'est passé, place de la République. Il y a eu des manifestations de joie de militants d'extrême-gauche qui ont célébré la mort d'un homme. Qu'on soit d'accord ou pas avec Jean-Marie Le Pen, ce n'était pas la question, mais on ne célébre pas la mort de quelqu'un. Quelle a été votre réaction quand vous avez vu ces images de la place de la République ?
Écoutez, pour moi, c'est des crasseux, comme ma mère le dit, parce qu'ils salissent la République en salissant l'honneur et la dignité d'un défunt, d'une personne qui est morte. On parle d'un mort. Et qu'aujourd'hui, moi, je dis simplement que j'ai été choqué de voir des gens qui dansaient sur le corps du défunt de Jean-Marie Le Pen. Et je vais aller plus loin. Vous imaginez, Marine Le Pen, elle a le verdict de son procès comme toute justiciable le 31 mars. Elle a perdu son père. Elle l'a appris dans l'avion dans les conditions qu'on connaît. D'ailleurs, j'ai l'impression que ça a délecté certains de savoir comment elle l'a appris. Un peu d'essence. Moi, j'ai été éduqué par ma mère.
Quand quelqu'un est mort, on le respecte. Quand quelqu'un est décédé, on respecte le deuil de la famille. On parle de Yann, on parle de Marie-Caroline, on parle de Marine, ses trois filles. Mais moi, je pense aussi à ses petites filles, dont une qui est une amie. Je pense aussi à toute sa famille à Marine Le Pen, qui est aujourd'hui en train de préparer le deuil. Et j'espère qu'on va nous épargner le duplex devant ce cercueil de Jean-Marie Le Pen samedi à la Trinité. Qu'on va respecter un peu leur dignité. Mais on est où ? Et vous avez eu ce cliché de Paris Match qui a été diffusé, où on voit Marine effondrer après la nouvelle.
Mais quel est l'intérêt de diffuser l'image d'une femme qui vient de perdre son père ? Franchement. Mais moi, je ne comprends plus. Et il a été très rapidement retiré. Non, mais il n'y aurait jamais dû être diffusé, monsieur Desabres. Ça s'appelle la dignité et le respect qu'on doit aux gens. On est dans une société civilisée. Alors, je suis désolé, quand on est éduqué, on ne danse pas sur la dépouille des gens qui sont décédés. Et on ne danse pas, et on ne s'amuse pas de clichés de photographie qui prennent la détresse. Et l'inhumanité de ce comportement de prendre une photo juste après que Marine ait appris la nouvelle. Moi, je n'aime pas Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est pas une nouvelle.
Je ne sais pas l'encadrer. Je ne sais pas le mettre en peinture. Pareil pour monsieur Poutou et toute la cligne de l'extrême gauche. Mais j'aurai un respect. Parce que ma mère m'a éduqué. Et quand on a été éduqué, on respecte nos morts. C'est comme ça qu'on vit dans notre société latine, dans notre société civilisée. Moi, je trouve qu'aujourd'hui, franchement, je suis écœuré. Je trouve que c'est dégueulasse de voir comment on se comporte vis-à-vis de la famille Le Pen. Ce n'est pas correct. Voilà, je vous le dis. Moi, les bonnes manières, la bonne éducation, c'est bien. Mais c'est toujours pour les autres. Voilà. Et jamais pour Marine Le Pen. Donc, je trouve que ce n'est pas correct. Voilà.
Enfin, honnêtement, c'est indigne et c'est indécent.
Mathieu Vallée, député européen du Rassemblement National. Merci beaucoup d'être venu ce matin. Merci à vous d'être venu. Sur le plateau de la matinale de CNews. J'en ai à vous passer quand même, mais c'est bien de dire les choses. Je pense que... Ah, mais on a entendu votre colère.
J'ai trouvé ça avec la sincérité. Et d'abord, c'est bon. En fait, c'est bon. Enfin, il faut respecter les gens, quels qu'ils soient. Je pense que le respect, c'est pour tout le monde. Et vous dites que la sécurité, c'est la priorité. Je pense qu'en fait, il faudrait éduquer une partie des gens qui ont perdu le sens du bon sens. Le bon sens paysans pour des agriculteurs. C'est une mobilisation dans notre société, monsieur Désar.
Matthieu Valet