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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 8 mai 2025 54 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportSolidarités & famille

Habemus papam - C à Vous l’intégrale - 08/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    On est en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce jeudi 8 mai, marquée par l'élection du successeur au pape "Français".

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Paris a vibré, Paris a brillé hier soir en battant Arsenal et en se qualifiant pour la 2e finale de la Ligue des champions de son histoire.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    E.Borne a un plan pour trouver plus de femmes mathématiciennes ou informaticiennes.

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Il aura fallu moins de 5 tours de scrutin, sans doute 4, pour trouver la fameuse majorité des 2/3.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Ca veut dire que c'est allé vite pour désigner le 267e souverain pontife.

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Trop peu de femmes mathématiciennes. Une anomalie que le gouvernement voudrait corriger.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00P.CohenFait
    « Trop peu de femmes mathématiciennes. Une anomalie que le gouvernement voudrait corriger. »
  • 12:00P.CohenFait
    « Le déséquilibre est ancien. Jusqu'à la fin des années 2000, on avait une hausse régulière de la proportion de femmes dans les rubriques qui englobent les maths, la physique-chimie... »
  • 14:00P.CohenFait
    « Le faible taux de féminisation des études supérieures scientifiques concerne l'ensemble des pays occidentaux. »
  • 18:00C.LomméFait
    « Ces recherches concernent le genre et le rapport des enseignants et des enseignante au genre. Elle m'a dit qu'elle allait filmer et noter la façon dont j'interrogeais les élèves pour voir si je privilégiais davantage les filles ou les garçons. »
  • 20:00Fait
    « On connaît désormais le nom du nouveau pape. C'est une première dans l'histoire du pontificat: un pape américain. Il a 69 ans. Il s'appelle R.F.Prevost. Il a choisi de s'appeler Léon XIV. »
  • 22:00V.RivaFait
    « C'est une grande surprise pour moi. J'ai fait le point avec les vaticanistes récemment, à Rome... Il était peut-être pressenti, mais en 2d rideau. »
  • 24:00D.BlanchetFait
    « Il y a 2 actes très importants. Il y a l'ouverture du pontificat. Ca va être ce moment d'installation, d'intronisation. »
  • 26:00V.RivaFait
    « A l'égard du pape François et de D.Trump aussi. Pendant tout le pontificat de François, le clergé américain s'en est pris à lui violemment. »
  • 28:00J.RességuiéFait
    « On était plusieurs à donner de la voix dans le stade. L'ambiance du Parc des Princes... Depuis cette époque, où on avait l'impression qu'il pouvait se passer quelque chose, on avait l'impression que tout le parc avait l'envie de pousser le club vers la finale. »
  • 30:00J.RességuiéFait
    « Je pense que si K.Mbappé était resté, on ne serait pas mécontents. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

...

Acclamations. ...

Cloches. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Bienvenue. Très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce jeudi 8 mai, marquée par l'élection du successeur au pape "Français".

Vous avez vu ces images...

Quel lapsus! Peut-être que ce sera un pape français qui sera élu! Il était 18h08 quand la fumée blanche est apparue à la cheminée de la chapelle Sixtine.

L'élection d'un pape, après probablement 4 ou 5 tours de scrutin...

Ca veut dire que c'est allé vite. Le choix s'est fait rapidement pour désigner le 267e souverain pontife. On ne connaît pas encore son identité ni le nom du règne qu'il va choisir.

On en parle longuement avec notre invité, Pierre-Hugues Dubois, présentateur de la matinale de Radio chrétienne et de Radio Notre-Dame. Merci d'avoir accepté notre invitation. Mohamed? - M.Bouhafsi: Paris a vibré, Paris a brillé hier soir en battant Arsenal et en se qualifiant pour la 2e finale de la Ligue des champions de son histoire, la plus belle compétition européenne. - E.Tran Nguyen: En tant que Marseillaise, un seul club français pour l'instant a gagné la Ligue des champions: l'OM! - A.-E.Lemoine: Mais ce sera peut-être terminé le 31 mai.

On en parle avec la voix du foot sur RMC, J.Rességuié. Votre édito? - P.Cohen: Trop peu de femmes mathématiciennes.

Une anomalie que le gouvernement voudrait corriger. - A.-E.Lemoine: E.Borne a un plan pour trouver plus de femmes mathématiciennes ou informaticiennes.

On en parle avec C.Lommé, enseignante de mathématiques. Elle s'est donné pour mission de faire aimer les sciences aux jeunes filles.

Lorrain? - L.Sénéchal: Ca dépendra du nom du pape, mais si j'ai le temps, je vous parlerai des cérémonies du 8-Mai, avec une cérémonie à l'Arc de Triomphe. - P.Lescure: Le 8 mai, il y a 80 ans, le réalisateur allemand W.Wenders raconte comment un 1er accord de reddition sans condition avait été signé la veille, le 7 mai, dans une salle de classe d'un lycée technique de Reims.

Il vient de consacrer à cette date oubliée un court métrage qu'on peut trouver sur les réseaux. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, vous les connaissez, ce sont Jibé et Lucien...

Un duo irrésistible, qui se connaît depuis longtemps. Ils sont réunis dans la dernière saison de cette excellente série, "Parlement", qui fait découvrir les coulisses du Parlement européen. P.Leconte, le réalisateur de "Ridicule", sera notre invité à l'occasion d'un roman, "La Tentation du lac", qui met en scène un scénario.

Et puis J.-A.Richard sera également notre invité.

Voilà pour le programme. On commence par cette fumée blanche au Vatican. - L.Sénéchal: Il aura fallu moins de 5 tours de scrutin, sans doute 4, pour trouver la fameuse majorité des 2/3.

On ne connaît pas encore le nom et le profil du nouveau pape, mais il est déjà acclamé. L'annonce du fait qu'il a été trouvé par les cardinaux est déjà acclamée par les fidèles interrogés place Saint-Pierre par nos envoyés spéciaux. Cris de joie. - L.Sénéchal: Les cloches ont sonné dans le monde entier, notamment à Notre-Dame de Paris.

On les a entendues juste à côté d'ici, dans le 7e arrondissement. On les entend maintenant sur notre plateau. Après la cheminée, on va scruter la loggia, pour découvrir d'abord un Français, quoi qu'il arrive...

Monseigneur Dominique Mamberti, c'est lui qui va prononcer les mots "habemus papam" en tant que doyen des cardinaux diacres. A moins que ce ne soit lui le prochain pape... - P.-H.Dubois: Si ce n'est pas lui qui apparaît tout à l'heure, on sait que c'est lui qui est élu pape.

Mais c'est peu probable! - L.Sénéchal: Pour le pape François, on a vu la fumée à 19h06 et on a appris le nom du pape à 20h12.

Il faut environ 1 heure. Cette fois-ci, il a fallu 2 jours de conclave, autant qu'en 2013 ou en 2005. Ca avait été plus long avant, en 1978, pour l'élection de Jean-Paul II. - P.Cohen: Alors qu'il y a plus de cardinaux et que la majorité qualifiée a dû être plus haute.

Beaucoup de vaticanistes disaient que ce serait forcément plus long parce que les cardinaux étaient plus nombreux. La surprise, c'est que ce soit aussi rapide. - P.-H.Dubois: On ne va pas faire de pronostics.

C'est un coup à se tromper. Mais il y a forcément eu un consensus rapide autour d'un nom. En octobre 78, ça avait été long pour Jean-Paul II.

Il avait fallu mettre de côté ceux qui ne parvenaient pas à atteindre le niveau des 2/3. Il avait été le 3e homme. Personne ne connaissait l'archevêque de Cracovie... - P.Cohen: Là, ça va être P.Parolin? - P.-H.Dubois: C'était le numéro 2 du Vatican pendant tout le pontificat de François, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.

C'est un homme de la Curie, un Italien. Ce sera la continuité de François mais aussi d'apaiser la curie. Mais ça peut aussi être un des 5 ou 10 autres qu'on a pu citer et, comme le français monseigneur Aveline...

Ca peut être le patriarche de Jérusalem, P.Pizzaballa...

Ca peut aussi être L.A.Tagle...

Attendons un peu. Restons prudents. Il y a une chose qu'on peut dire à cette heure, c'est que dans la chapelle Sixtine, ils sont encore réunis et il y a une certaine fébrilité de ces cardinaux.

Ils viennent d'aller voir celui qui a été élu pour lui demander s'il accepte d'être le nouveau souverain pontife. Il a dû accepter. D'ailleurs, rien n'est prévu s'il n'accepte pas... - A.-E.Lemoine: Rien n'est prévu car ça n'est jamais arrivé? - P.-H.Dubois: C'est peut-être déjà arrivé.

On n'en sait rien, comme il y a un secret total...

Si les cardinaux parlent de ce qui se passe à l'intérieur du conclave, c'est l'excommunication. C'est bien pire que la peine de mort, pour eux! Autant dire qu'on ne saura jamais. - P.Cohen: On a le détail des votes, quasiment à chaque tour, pour les dernières élections... - P.-H.Dubois: Pas à chaque tour. - P.Cohen: Mais on a les ordres de grandeur.

Je renvoie aux 3 pages du "Figaro" hier, qui détaillaient tous les tours, élection par élection. - P.-H.Dubois: Le pape François avait lui-même dit comment il l'avait vécu au moment où il a été élu.

Donc Là, on demande: "Acceptes-tu de devenir le pape?" Il a sans doute répondu oui. - A.-E.Lemoine: Parce qu'il y a une fumée blanche? - P.-H.Dubois: Non, il y a la fumée blanche quand on brûle les bulletins.

Ensuite, si le candidat accepte, on lui demande le nom de pape qu'il veut prendre. Il change de nom, c'est une tradition depuis plusieurs siècles. Ce sera intéressant de voir quel nom il a choisi.

Ca dira quelque chose du pontificat qu'il va choisir. "François" avait été un choix très moderne. Il a été le 1er du nom.

C'était le pape des pauvres, de l'écologie...

Dès sa 1re apparition, c'était le programme de son pontificat qui avait été annoncé. Ce sera intéressant de voir tout à l'heure s'il choisit une forme de synthèse: Benoît, François, Jean-Paul III... - A.-E.Lemoine: Ensuite, il revêt une tenue choisie? - P.-H.Dubois: Oui, dans ce qu'on appelle la salle des larmes.

On dit que le pape pourrait y pleurer devant l'ampleur de la charge. C'est sans doute un peu romancé. Dans cette salle, il y a le pape, le responsable des célébrations liturgiques du Vatican.

C'est lui qui a fermé hier les portes de la chapelle Sixtine. Il y aura 3 soutanes de taille différente et il faudra trouver celle qui correspond le mieux au Saint-Père. - A.-E.Lemoine: François avait refusé de mettre les fameuses chaussures rouges... - P.-H.Dubois: Il avait aussi refusé de mettre au-dessus de lui un habit classique, plus traditionnel.

On verra comment le nouveau souverain pontife choisit de s'habiller... - A.-E.Lemoine: Ca dira beaucoup de la direction qu'il veut donner à sa papauté.

Hier, ça avait tardé pour avoir le résultat du 1er vote de ce conclave. Ca pouvait donner l'impression que ça allait s'éterniser... - L.Sénéchal: Sauf que "La Croix" révèle que ça a pris du retard parce que le cardinal nonagénaire, qui introduisait la cérémonie et qui aurait dû parler un quart d'heure, a parlé en fait pendant 50 minutes.

Les discussions sont sans doute aussi longues entre 2 votes. Au moment où ils mettent le bulletin dans l'urne, c'est à la chapelle Sixtine. Mais ensuite, ils retournent à la chapelle Sainte-Marthe, un lieu propice à la négociation des cardinaux. - Sainte-Marthe, ça ressemble un peu à un hôtel.

Il y a un salon de réception, une cantine pour les repas...

C'est propice à des échanges. Après le 1er vote, hier soir, il y a toujours un grand moment de discussion. Le 1er vote permet de faire une sorte de photographie et de voir les 4, 5 ou 6 noms qui vont rester dans la course.

C'est probablement ce qui s'est passé hier soir. - L.Sénéchal: C'est là que le pape François avait choisi d'habiter. - P.-H.Dubois: Il y a une question très bête à laquelle le souverain pontife va devoir faire face dès ce soir: où va-t-il dormir?

Choisira-t-il de rester à la maison Sainte-Marthe, dans la simplicité la plus extrême, comme François, ou choisira-t-il les appartements pontificaux? - A.-E.Lemoine: Après, ce choix n'est pas définitif.

Il peut commencer à Sainte-Marthe et ensuite changer d'avis si besoin...

Merci, Pierre-Hugues Dubois. On vous garde là, au chaud... - P.-H.Dubois: Au cas où... - A.-E.Lemoine: En attendant de connaître l'identité du 267e souverain pontife qu'a choisi l'Eglise catholique.

L'Edito de P.Cohen. Les mathématiques et les sciences en général manquent de filles et de femmes. - P.Cohen: Le déséquilibre est ancien.

Jusqu'à la fin des années 2000, on avait une hausse régulière de la proportion de femmes dans les rubriques qui englobent les maths, la physique-chimie...

Depuis quelque temps, cela plafonne, avec un effet de type tuyau percé. A chaque palier franchi, les filles sont de moins en moins nombreuses. Même phénomène chez les profs.

Voici les proportions de femmes chez les enseignants de mathématiques. Elles sont plus de 80 % dans les écoles, 50 % au collège, plus que 20 en classes préparatoires aux grandes écoles et 15 % en université. Et encore, c'est chez les maîtres de conférences.

Car chez les professeurs des universités en mathématiques fondamentales, les femmes ne sont que 9 %. Voici un graphique pour les étudiants, toutes filières confondues. On est à peu près à 150 000 filles chaque année, pour 400 000 garçons.

Dans les écoles d'ingénieurs, les filles sont encore des exceptions. - Dans cette classe d'une école d'ingénieurs, 17 garçons, 4 filles. - On est 20 % de filles dans la promo.

C'est toujours le même schéma. Dans les entreprises, ce sera pareil. - J'ai cette volonté de montrer qu'en tant que fille, on peut aussi avoir envie de s'orienter vers l'ingénierie et qu'on est tout autant capable de le faire. - On va plus souvent se retrouver confrontées à des images d'hommes pour tout ce qui est scientifique et recherche.

Elles sont peut-être moins encouragées. Elles ont moins de role models. - P.Cohen: Ce n'est pas qu'une histoire de parité.

La France a des besoins non satisfaits dans les métiers de l'innovation. Il manque chaque année 20 000 ingénieurs et 60 000 techniciens. D'après le rapport officiel publié hier, cette pénurie ampute la croissance de 10 milliards par an.

Or, les ingénieurs qui nous manquent pourraient être des femmes. Le but du plan annoncé par E.Borne n'est pas de faire baisser le nombre de garçons mais d'attirer plus de filles. - A.-E.Lemoine: Quelle est la cause de cette sous-représentation? - P.Cohen: C'est un grand débat en sciences de l'éducation.

Le phénomène n'est pas spécifique à la France. Le faible taux de féminisation des études supérieures scientifiques concerne l'ensemble des pays occidentaux. Mais au Royaume-Uni, en Italie et au Portugal, on n'est pas loin de 40 % de femmes diplômées, soit 6 à 8 points de plus que la France.

Est-ce qu'il y a des raisons biologiques? La croyance est très ancrée...

Beaucoup de gens pensent qu'il y a des différences cognitives innées des cerveaux masculins, qui seraient plus rationnels alors que ceux des femmes seraient plus irrationnels. C'était ce que pensait Jean-Jacques Rousseau... - A.-E.Lemoine: C'était au XVIIIe siècle. - P.Cohen: Pardon, mais "Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus", c'est un essai des années 90 et qui a beaucoup ancré cette idée dans l'esprit public.

On sait que c'est faux. La littérature scientifique est aujourd'hui formelle. Il n'y a pas de prédispositions de gens ni de dons associés à un sexe, mais la croyance entretient le stéréotype. - A.-E.Lemoine: C'est un stéréotype de genre? - P.Cohen: C'est la conclusion du rapport des équipes de l'éducation.

Ca a un effet autoréalisateur. L'échec est plus fréquent chez ceux qui pensent qu'ils sont destinés à échouer. Vous avez forcément entendu cela: "Si un garçon échoue, c'est qu'il est nul en maths.

Si une fille échoue, c'est parce que les filles sont nulles en maths." Un préjugé qu'une jeune femme tentait déjà de combattre il y a 53 ans, dans ce reportage. - Est-ce que les filles sont aussi douées que les garçons pour ce genre de choses? - Oui.

Si on donne à la fille l'idée qu'elle est fille, elle le sera toute sa vie. Si on la laisse évoluer elle-même, si on la laisse développer les mécaniques dont elle est capable, elle peut se prouver très bonne à manier les choses techniques, les concepts purement mathématiques, comme un garçon. Rien que le fait qu'on donne à la fille la poupée et au garçon le petit train électrique, c'est déjà une présélection au départ.

Je voudrais bien qu'on donne à la fille le petit train électrique et la poupée au garçon, pour voir ce que ça donnerait! - P.Cohen: Hommage à Pierrette, car ce n'était pas une idée à la mode en 1972!

Il y a 40 ans, le métier d'informaticien était largement ouvert aux femmes. Il s'est masculinisé sous un effet culturel. Les modèles d'informaticiens, les geeks... - A.-E.Lemoine: Les hipsters, les hackeurs... - P.Cohen: Ils sont devenus des modèles, voilà. - A.-E.Lemoine: On en parle avec C.Lommé.

Vous êtes enseignante de mathématiques, y compris auprès d'élèves en situation de handicap. Vous aimez faire aimer les maths. Ca a donné vos 2 ouvrages: "Une mathématicienne au jardin" et "Vous reprendrez bien un peu de maths?", toujours disponibles.

Vous avez beaucoup d'élèves filles qui veulent devenir informaticiennes? - C.Lommé: Maintenant, je suis enseignante spécialisée, j'ai des élèves en situation de handicap.

Je n'ai pas beaucoup de filles qui veulent devenir informaticiennes, et pas non plus beaucoup de garçons. Si le rapport qui est sorti est intéressant sur les filles et les maths, j'aimerais bien le même genre de rapport sur les élèves en situation de handicap, les élèves pauvres ou issus de l'immigration...

C'est nécessaire, mais ce n'est pas suffisant. - A.-E.Lemoine: Les stéréotypes ont la peau dure, c'est ce qu'on peut retenir de cette étude? - C.Lommé: Oui, c'est normal.

Il y a la menace du stéréotype qui, chez les jeunes filles, mène à une certaine autocensure. L'imaginaire collectif, c'est que les mathématiques, c'est masculin. Si je suis une femme, les mathématiques, ce n'est pas pour moi, donc je ne m'engage pas dans les mathématiques, alors que je le pourrais. - A.-E.Lemoine: Vous êtes professeure de collège et vous avez accepté que vos cours soient suivis un jour par une sociologue.

Qu'a-t-elle découvert? - C.Lommé: Ces recherches concernent le genre et le rapport des enseignants et des enseignante au genre.

Elle m'a dit qu'elle allait filmer et noter la façon dont j'interrogeais les élèves pour voir si je privilégiais davantage les filles ou les garçons. Je pensais que je privilégiais les filles, si je devais privilégier quelqu'un, car je suis concernée par le problème...

Et c'est l'inverse qui s'est produit. - A.-E.Lemoine: Vous donniez plus facilement la parole aux garçons? - C.Lommé: Je la leur laissais surtout plus longtemps, et je coupais la parole aux filles. - A.-E.Lemoine: Sans même en être consciente? - C.Lommé: Evidemment.

Les stéréotypes des enseignants influent sur les choix d'orientation des filles. En apprenant ça, j'ai réagi immédiatement. - A.-E.Lemoine: Tout ça a été expliqué à vos élèves, qui ont réagi comment? - C.Lommé: D'abord, ils m'ont consolée.

Ils ont vu que j'étais atterrée. C'est un stéréotype inconscient. Leur réaction initiale a été de dire que la dame disait n'importe quoi.

En fait, je leur ai dit qu'elle m'avait montré tous les éléments et que c'était vrai. Donc j'ai dit que j'allais travailler sur moi et qu'ils allaient m'y aider, pour que cette tendance inconsciente, Je la contre et la surmonte définitivement. - A.-E.Lemoine: Et les parents avec vous, évidemment. - E.Tran Nguyen: C'est la manière d'enseigner les mathématiques qui compte beaucoup.

C'est ce que dit une femme docteur en didactique des mathématiques. Elle propose d'enseigner la fraction un demi. - Je projette et je leur montre des petits papiers en carré que j'ai préparés.

Vous allez plier le petit carré de sorte à créer 2 demi-carrés. - E.Tran Nguyen: Donc on peut jouer en faisant des mathématiques? - C.Lommé: Tout à fait.

Pour moi, c'est une forme de jeu. C'est créatif, fantaisiste, émancipateur... - E.Tran Nguyen: Vous avez écrit "Une mathématicienne au jardin".

On peut faire des maths simplement en regardant la nature? - C.Lommé: Oui.

J'en fais partout, tout le temps. C'est un champ culturel qui mérite tout autant que les autres d'être promu dans la vie courante. C'est ce qui est compliqué, actuellement.

On imagine le français comme la discipline scolaire et d'autre part lié à l'amour de la littérature, la poésie...

C'est courant. Mais pas en maths. On ne cloisonne pas comme ça. - P.Lescure: Le CNRS et l'Institut national des sciences mathématiques ont lancé début mars une vaste consultation en ligne pour connaître la place occupée par les mathématiques dans la vie des Français. 33 000 personnes ont répondu en 2 mois.

Les résultats ont été publiés il y a quelques jours. Plus de 40 % des Françaises et des Français reprendraient bien les maths ou aimeraient bien renforcer leurs compétences. Ca vous rend optimiste? - C.Lommé: Ca fait du bien.

Mais j'aimerais savoir quels sont les profils des personnes qui ont répondu. Est-ce que c'est vraiment un échantillon représentatif? C'est quand même une bonne nouvelle.

J'ai écrit "Vous reprendrez bien un peu de maths?", voilà, je me dis que c'est à la mode. - A.-E.Lemoine: A part lutter contre les stéréotypes, est-ce qu'il ne faut pas adopter la méthode des quotas, comme en politique, pour arriver à plus de parité?

C'est ce que propose E.Borne. Elle fixe comme objectif au moins 20 % de femmes dans chaque classe prépa en 2026 et 30 % en 2030.

C'est un bon moyen de changer les choses? - C.Lommé: Je n'en sais rien.

La question des quotas me crispe un peu. On la pose sur les filles. Si on la posait sur les personnes issues de l'immigration ou les populations pauvres, je ne sais pas comment on réagirait.

Pourquoi pas, si ça fonctionne. Mais il ne faudrait pas se contenter de ça et ça va devenir très compliqué. Ce qui m'embête, c'est que ce que dit E.Borne, et ce n'est pas ce qui est dans le rapport auquel vous faisiez référence, c'est ce discours sur les classes prépa et les écoles d'ingénieurs.

En fait, on a des milliards de croissance en moins parce qu'on se prive de femmes dans le milieu des ingénieurs. Je trouve dommage de mettre l'accent médiatique sur les prépas et les écoles d'ingénieurs, parce que c'est très élitiste. Je pense que les maths souffrent de l'élitisme qu'on leur associe. - A.-E.Lemoine: Merci. "Vous reprendrez bien un peu de maths?", c'est toujours disponible. "Une mathématicienne au jardin", c'est votre 2e ouvrage.

Merci d'être venue ce soir sur notre plateau. L'actualité est évidemment tournée vers Rome, où on connaît désormais le nom du nouveau pape. C'est une première dans l'histoire du pontificat: un pape américain.

Il a 69 ans. Il s'appelle R.F.Prevost.

Il a choisi de s'appeler Léon XIV, une annonce qui a été faite au balcon de la chapelle Sixtine par le protodiacre. Propos en latin. - Habemus papam! - A.-E.Lemoine: Bonsoir, V.Riva.

Merci de nous avoir rejoints. Vous avez écrit "Ce pape qui dérange". A vos côtés, l'évêque de Créteil, vice-président de la Conférence des évêques de France.

J'imagine que vous êtes heureux, vous, catholiques, de l'élection de ce nouveau souverain pontife. - D.Blanchet: Effectivement.

A la fois parce que nous avons un nouveau pape ce soir, et très heureux de la communion, de l'ambiance dans laquelle ce pape a été élu ce soir. C'est tout un symbole et un bonheur. - A.-E.Lemoine: C'est une surprise, un 1er pape américain. - P.-H.Dubois: On a écrit il y a quelques jours que c'était la révélation de ce conclave.

C'est très intéressant. Il faisait partie de la liste des papabile et régulièrement cité en entrée en conclave. Il fait le pont entre le Nord et le Sud.

C'est un pape américain, mais il a passé l'essentiel de sa carrière ecclésiastique en Amérique latine. On le dit timide, discret, assez peu visible dans les médias. Pour autant, il a eu un rôle très important au Vatican.

Il était préfet du dicastère pour les évêques. Il nommait les évêques du monde entier. Monseigneur, vous avez peut-être été nommé par son prédécesseur.

C'est un rôle très important au Vatican. Il structure un peu l'Eglise universelle. - A.-E.Lemoine: Il choisit des potentiels électeurs. - D.Blanchet: Nous sommes nommés par le pape, quand même.

Mais le dicastère pour les évêques est le dicastère qui conduit la nomination pour le pape. - A.-E.Lemoine: Donc il connaissait sans doute beaucoup des électeurs qui l'ont élu? - D.Blanchet: Il devait gagner à être connu à ce titre-là.

Pour notre part, nous commencions à le connaître. Ca fait 2 ans qu'il est à ce poste. Nous avons commencé vraiment à faire connaissance avec lui.

C'est un homme de grande écoute. C'est ce qui me frappe chez lui dans nos rencontres. - A.-E.Lemoine: C'est quand même une surprise de le voir élu ce soir? - D.Blanchet: J'avais lu qu'il était parmi les papabile.

Même si ça ne garantit pas forcément... - P.-H.Dubois: "Le Figaro" l'avait cité avant-hier. - D.Blanchet: Je me suis dit que c'était une bonne nouvelle s'il pouvait être choisi.

Je suis très heureux de cette élection. - A.-E.Lemoine: Vous, vous l'aviez identifié, le futur Léon XIV? - V.Riva: C'est une grande surprise pour moi.

J'ai fait le point avec les vaticanistes récemment, à Rome...

Il était peut-être pressenti, mais en 2d rideau. C'était un Américain. On ne s'y attendait pas beaucoup.

C'est la 1re fois qu'on a un pape américain. Est-ce qu'il est dans la continuité de François ou pas? Là-dessus, on a quand même quelques signaux.

Le choix de son nom m'a intriguée. Léon XIII, c'est le pape sur la doctrine sociale de l'Eglise. On peut donc imaginer qu'il s'inscrit peut-être dans cette démarche. - P.-H.Dubois: Il avait écrit un texte très intéressant, Léon XIII, en 1891.

Il a écrit tout un texte sur la lutte contre le capitalisme et ses excès. C'était extrêmement avant-gardiste. Le fait d'avoir choisi ce nom dit quelque chose de l'engagement qu'aura sans doute Léon XIV.

Dans la continuité du magistère, tous les textes de l'Eglise catholique sur la doctrine sociale, les relations de l'Eglise...

Dans ce texte, il y a tout un paragraphe sur les syndicalistes chrétiens. Ce sera un pape qui voudra résolument s'ancrer dans le temps présent. Il est assez jeune, 69 ans.

Ca veut dire que le pontificat sera tout de même assez long. C'est assez jeune. - D.Blanchet: On peut lui souhaiter longue vie.

Lorsque nous évoquons Léon XIII dans l'Eglise catholique...

C'est la doctrine sociale de l'Eglise, parfois la pensée sociale de l'Eglise...

C'est un corpus. Dans l'Evangile, il n'était pas question des questions éthiques liées au financement ou ainsi de suite. Mais il y a une façon d'accueillir l'actualité de notre temps avec les réflexes de l'Evangile.

C'est cela, la pensée sociale dans l'Eglise. Cela constitue un corpus au fil du temps. Donc choisir ce nom, c'est s'inscrire dans cette continuité, avec déjà un très fort message de volonté de dialogue dans l'Eglise avec la société et de parole sur les défis éthiques du temps. - V.Riva: C'est aussi un docteur en droit canon.

C'est important. Pour le pape François, il y a souvent eu un débat. On l'a souvent délégitimé car on disait qu'il était trop pasteur et pas assez théologien.

Là-dessus, ce n'est pas un point anodin. C'est peut-être un homme dans la continuité, mais on a choisi, pour se rassurer sur la doctrine de l'Eglise, un docteur en droit canon. - A.-E.Lemoine: Il est polyglotte.

Il parle espagnol, italien et évidemment anglais. L'italien est important. On l'a vraiment souligné.

Il est devenu prêtre à 27 ans. - P.-H.Dubois: Il était déjà diplômé en droit canon.

Il n'a pas perdu de temps. Il était prieur général des Augustiniens. C'est une congrégation religieuse.

C'est un religieux qui est nommé. Ce n'est pas un diocésain. C'est intéressant. - D.Blanchet: La règle de saint Augustin...

En France, nous avons les chanoines de Saint-Augustin, de Saint-Victor. Nous avons aussi les Prémontrés, qui sont peut-être plus connus. Ils ont un principe de vie conventuelle.

Ils vivent en communauté. Ils prient ensemble. Ils ont un engagement dans les paroisses.

C'est très intéressant. Il y a une écoute très grande de tous les côtés. - A.-E.Lemoine: Il veut permettre la communion aux divorcés... - P.-H.Dubois: C'était un proche du pape François.

Quand il a fallu remplacer la personne à la tête du dicastère pour les évêques, le pape François, à la surprise générale, est allé chercher cet homme, dont quasiment personne n'avait entendu parler au Vatican. Il l'a mis à ce moment-là à la tête de ce dicastère très important. Dans la curie romaine, c'est aussi un poulain du pape François. - P.Cohen: Il a exercé à quel endroit, géographiquement? - A.-E.Lemoine: Il est originaire de Chicago.

Il a été missionnaire au Pérou. - V.Riva: C'est là-bas qu'il l'a repéré. - D.Blanchet: Il a été évêque et archevêque de son diocèse au Pérou. - A.-E.Lemoine: On va écouter les 1ers mots du pape Léon XIV. - Léon XIV: Que la paix soit avec vous tous.

Acclamations. Très chers frères et soeurs, voici le premier salut du Christ ressuscité. Le pasteur qui a donné la vie...

Je vous donne un salut de paix, à toutes les personnes, où qu'elles soient, à tous les peuples, à toute la Terre...

Que la paix soit avec vous. - A.-E.Lemoine: Que va-t-il faire, maintenant?

Il a fait sa 1re bénédiction urbi et orbi...

Que va-t-il faire? - D.Blanchet: Bonne question.

Nous allons le découvrir dans les semaines à venir. Il y a 2 actes très importants. Il y a l'ouverture du pontificat.

Ca va être ce moment d'installation, d'intronisation. Une date qui avait été envisagée, c'est le dimanche 18 mai. C'est pour l'Eglise universelle.

Le pape est d'abord l'évêque de Rome. C'est d'abord en tant qu'évêque de Rome qu'il devient pape, et donc pasteur universel. Il y aura le cardinal de Saint-Jean-de-Latran, le cardinal de l'évêque de Rome.

Ce sont 2 actes liturgiques à partir desquels il est clairement installé comme pontife, en capacité de prendre les décisions. Mais on imagine bien que dès maintenant, il va prendre connaissance de tous les dossiers et de toutes les questions sur lesquelles il doit se prononcer rapidement. - A.-E.Lemoine: C'est un symbole très fort, un pape américain élu alors que D.Trump a fait son retour à la Maison-Blanche et que l'Eglise américaine a été extrêmement critique à l'égard de D.Trump. - V.Riva: A l'égard du pape François et de D.Trump aussi.

Pendant tout le pontificat de François, le clergé américain s'en est pris à lui violemment. Il y a eu des attaques très fortes. Ce qui est fou, c'est de se dire que le pape François a vu pour la dernière fois J.D.Vance, et qu'on a maintenant un pape américain.

Les Etats-Unis sont au coeur de ce pontificat...

Vous nous demandiez ce qu'il y avait à faire dans les mois à venir. Il y aura des visites d'Etat et de la diplomatie. C'est toute la question.

Quelle va être la diplomatie de ce pape américain? Comment s'extraire, aussi...

C'est l'Occident. Il représente vraiment les Etats-Unis dans un conflit et dans un monde géopolitique vraiment bousculé. - A.-E.Lemoine: Ce n'était clairement pas le choix du clan conservateur catholique américain. - P.-H.Dubois: Les clans, dans l'Eglise, il faut se méfier.

Les cardinaux raisonnent d'abord en hommes de foi. Peut-être ont-ils été touchés par tel propos spirituel de R.F.Prevost.

Il a passé de nombreuses décennies au Pérou. Il est peut-être marqué par la pauvreté, le Sud, la vision des pays du Sud. Ce pont entre les pays du Nord et du Sud fait une continuité intéressante avec Benoît XVI et François.

François vient d'Amérique latine. Il est marqué par l'Amérique latine mais aussi par les valeurs occidentales. Il y aura un autre point intéressant à regarder fin mai.

Le pape François devait aller fêter les 1200 ans du concile de Nicée. C'est un concile très important dans le dialogue oecuménique. Nicée...

Au moment du concile, il avait été décidé le symbole de Nicée, la prière commune que les chrétiens pouvaient célébrer, ce en quoi croient les chrétiens. Le rôle du pape est d'abord l'unité de l'Eglise. A ce titre, savoir s'il sera aux 1700 ans du concile de Nicée fin mai, ce sera intéressant à suivre. - D.Blanchet: Comme l'a dit monsieur Dubois, derrière cet homme, nous y voyons beaucoup de signes d'unité, de ponts entre le Nord et le Sud, de volonté d'unité dans le dialogue de l'Eglise avec la société...

Je trouve un magnifique signe d'unité dans le jour de son élection, les 80 ans de l'armistice de la Deuxième Guerre mondiale...

C'est très parlant. - E.Tran Nguyen: Il évoque la paix pour ce monde en crise avec les guerres...

C'est le message qu'il a choisi d'envoyer. - A.-E.Lemoine: D.Trump a félicité Léon XIV en parlant d'un grand honneur pour les Etats-Unis, histoire de ramener à lui, lui qui s'était déclaré papabile et qui s'était même montré déguisé en pape sur ses réseaux sociaux...

Merci. V.Riva, je rappelle votre dernier ouvrage: "Ce pape qui dérange", qui parle du pape François.

Merci, Dominique Blanchet. Vous avez eu le plaisir de rencontrer le nouveau pape. - P.Cohen: Oui, puisqu'il a nommé tout le monde! - D.Blanchet: Il est arrivé en 2023.

Je l'ai rencontré en tant que vice-président de la Conférence des évêques de France. C'est essentiellement dans ce cadre. - A.-E.Lemoine: Faites-le venir à Paris! - D.Blanchet: Nous avons déjà envisagé une date pour prendre un rendez-vous.

C'est pour aller à Rome. Nous le faisons régulièrement. Nous avons été à chaque fois reçus par le pape François... - A.-E.Lemoine: Mais le pape François n'est pas venu à Notre-Dame.

Il faudra peut-être faire venir Léon XIV. - D.Blanchet: Voilà un beau projet. - A.-E.Lemoine: Merci à vous 3.

La Story de M.Bouhafsi. Chant de supporters.

Vrombissement de motos. - ON EST EN FINALE! Chant des supporters. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une soirée qui restera dans la légende.

Hier, le PSG s'est qualifié pour la 2e finale de Ligue des champions de son histoire en battant Arsenal dans un Parc des Princes en ébullition, avec 48 000 personnes. Il est 22h54 et Paris respire... - M.Bouhafsi: Le Parc des Princes avait enfilé son plus beau costume.

Le PSG écrit en grand son nom dans le ciel de Paris avec des supporters qui n'oublient pas que leur équipe est revenue de loin. Au tout début de la compétition, certains prédisaient une élimination lors de la 1re phase. Paris a battu Manchester City, avant de battre Liverpool et Arsenal.

Quand Paris célèbre, les Parisiens se tournent vers la plus belle avenue du monde. - Paris! Ouais! - Allez, Paris!

Klaxon. - C'est magnifique. On n'a pas pu faire ça en 2020.

On le fait maintenant. - C'est la 2e fois qu'on vit ça. La 1re fois, c'était pendant le confinement.

C'est une joie de fou. C'est une équipe incroyable. Depuis que K.Mbappé est parti, on est au max. - Je veux faire partager ça à tout le monde! - C'est magique! - O.Dembélé, Ballon d'or! - Direction la finale!

Merci, Dembélé! Merci, Doué! Ici, c'est Paris! - ICI, C'EST PARIS! - M.Bouhafsi: Si, malheureusement, de nombreuses dégradations ont eu lieu près des Champs-Elysées, avec 47 personnes arrêtées, au même moment, dans le vestiaire du Parc des Princes, c'était incandescent.

Chants. - ON EST EN FINALE! - Marquinhos: On est en finale! - MVP! - M.Bouhafsi: Certains n'ont pas attendu la fin du match hier soir pour célébrer avec les buts de F.Ruiz et A.Hakimi.

Les plus filous n'ont pas hésité à tenter leur chance pour aller voir le match à Munich. - T.Riner: Je crois que je suis le 1er, monsieur le président, à demander des places pour la finale à Munich.

S'il vous plaît, je veux être dans les bagages de l'équipe. On est qu'une seule équipe. Le PSG judo, foot, handball...

Je veux être dans l'équipe. - M.Bouhafsi: Depuis l'arrivée des Qataris, Paris a souvent été outragée, martyrisée, mais Paris a réussi à se qualifier.

Le président était au bord de l'arrêt cardiaque. - M.Bouhafsi: 5 ans après la 1re finale de son histoire, Paris va retrouver le sommet du football.

Il ne tient qu'au PSG d'atteindre son toit. Paris est désormais respecté et craint par l'Europe du football. - M.Bouhafsi: S'ils étaient 48 000 au stade et plus de 4 millions devant Canal+, record absolu d'un match, on ne saura jamais combien vibraient derrière leur radio.

Certains n'oublieront jamais ce soir et les émotions transmises par J.Rességuié sur RMC. *-J.Rességuié: La frappe et le but!

Hakimi! Le PSG n'a jamais été aussi près de sa 2e finale! C'est terminé!

Le PSG est en finale de la Ligue des champions 2025! Le 7 mai 2025 restera une date historique! Et maintenant, le plus dur commence. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.Rességuié, la voix du football sur RMC depuis 37 ans.

A l'époque, RMC n'était pas encore une radio privée. - J.Rességuié: Ca s'appelait même "Radio Monte-Carlo", à l'époque. - A.-E.Lemoine: Vous étiez à Monaco et j'étais à Paris.

J'écoutais déjà vos multiplexes du samedi soir en me disant qu'un jour, je crierais peut-être "but" au micro. Vous avez donné de la voix. - J.Rességuié: On était plusieurs à donner de la voix dans le stade.

L'ambiance du Parc des Princes...

Depuis cette époque, où on avait l'impression qu'il pouvait se passer quelque chose, on avait l'impression que tout le parc avait l'envie de pousser le club vers la finale. Les 2 virages...

On a déplacé des ultras à Boulogne pour équilibrer l'ambiance. - A.-E.Lemoine: Ca faisait combien de temps que vous n'aviez pas vibré autant derrière un micro?

C'est du niveau d'une Coupe du monde, en sensations et émotions? - J.Rességuié: C'est une émotion forte autour de cette équipe, qui a eu des débuts de campagne européenne très compliqués.

La défaite à Arsenal, à Munich, contre l'Atlético...

Depuis le début de l'année 2025, ils ont eu des matchs références avec O.Dembélé, qui a trouvé vraiment l'efficacité qu'il n'avait pas jusqu'à présent. On s'est rendu compte très vite que tout le monde adhérait au projet de jeu de L.Enrique. - A.-E.Lemoine: Tout ça sans des stars.

Il n'y a plus ni Neymar, ni Messi, ni Mbappé. - J.Rességuié: Je pense que si K.Mbappé était resté, on ne serait pas mécontents.

Comment oser dire que ce PSG serait plus fort ou moins fort avec ou sans Mbappé? - P.Cohen: Il y en a beaucoup qui le disent.

Ca s'entend beaucoup, avec une sorte de manque de respect envers Mbappé. - J.Rességuié: Ca ne s'est pas bien passé pour lui au Real Madrid cette année.

Cette équipe a été construite par un coach, L.Enrique... - A.-E.Lemoine: C'était son anniversaire aujourd'hui.

L'an dernier, ils avaient été éliminés. - J.Rességuié: Tout le monde les voyait en finale.

Dortmund était une équipe prenable. Là, il y avait un vrai adversaire sur lequel il y avait des doutes. Hier, pendant 20 minutes, le PSG a été à la rue.

Heureusement que Donnarumma a décidé d'être un très grand gardien au bon moment. - A.-E.Lemoine: Je ne vous présente pas P.Lescure... - P.Lescure: Il y a 29 ans, en 96, le PSG gagnait sa 1re coupe, la coupe des coupes, la C2.

C'était face au Rapid Vienne. On avait préparé la finale à Biarritz chez Blanco avec l'équipe de L.Fernandez mais aussi un coach psychologique de première main. - C'est avec Y.Noah que le PSG termine sa préparation à la finale de Coupe d'Europe.

Les joueurs avaient décidé d'aller goûter l'eau du bain 5 jours avant la finale. - C'est indispensable, tant pour les muscles que pour la tête. - Quand on sait qu'en plus de 40 ans, il n'y a aucun club français qui a gagné une coupe d'Europe...

C'est difficile. C'est la raison pour laquelle il n'y a que le travail et la solidarité pour essayer de gagner la coupe d'Europe. - P.Lescure: L.Enrique est en train de réussir un pari technique et collectif magnifique.

Il faut maintenant que la pression reste jusqu'à la finale. - J.Rességuié: Le plus dur est à gérer.

Cette finale le 31 mai contre l'Inter Milan ne va pas être simple. La double confrontation avec Barcelone...

Ils auront l'envie de gagner après leur défaite en 2023 contre City. Il y a encore beaucoup de titulaires. Leur entraîneur va s'appuyer là-dessus.

Ne pas tomber dans le panneau...

Quand on voit la façon dont L.Enrique arrive à maîtriser ce collectif et le faire adhérer à cette envie de jouer ensemble...

On voit des attaquants qui défendent, un milieu de terrain très bien organisé et une défense qui commence à être stable, avec en plus un gardien de but qui atteint le très haut niveau international. - E.Tran Nguyen: Ca va être compliqué.

Pour l'instant, il n'y a qu'un seul club français... - J.Rességuié: J'ai cru comprendre que vous étiez marseillaise! - E.Tran Nguyen: Oui.

Née à Marseille...

M.Bouhafsi aussi...

On peut imaginer les réactions des Marseillais hier soir. *-M.Henni: Misère!

Non! - Ca me dégoûte... - M.Henni: Le PSG est en finale!

Je n'y crois pas! Nul, les Gunners! Qu'est-ce qu'il faut pour arrêter la machine parisienne? - Goodbye, my lover, goodbye, my friend... - E.Tran Nguyen: C'était déjà contre Milan, à Munich, que Marseille a gagné.

L'AC Milan d'un côté, l'Inter de l'autre...

Tout est réuni pour qu'il y ait un clin d'oeil de l'histoire du football européen à des clubs français. Il y a eu 4 finales à Munich. A chaque fois, un nouveau vainqueur.

Il y a eu Marseille, Dortmund... - M.Bouhafsi: La dernière fois que l'Inter a été champion d'Europe, un nouveau pape a été élu!

En 93, c'est le grand rêve de tous les Marseillais, mais votre dernier grand rêve de carrière... - J.Rességuié: C'était de commenter une finale de Ligue des champions.

Ce sera le cas sur RMC, le 31 mai. - A.-E.Lemoine: Vous êtes prêt à attendre! - J.Rességuié: Ah oui!

Après la Coupe du monde 2018, on a envie de voir un club français soulever la coupe aux grandes oreilles! - A.-E.Lemoine: Je suis d'accord avec vous, on sera tous français le 31 mai. - J.Rességuié: Il faut l'être, à un moment donné.

Il ne se passait pas grand-chose autour du football français, et l'équipe de France ne marchait pas très bien, à l'époque...

Il y a eu les belles années de l'équipe de France de D.Deschamps. Il n'empêche que le PSG du Qatar a quand même mis en place quelque chose qui a permis de faire évoluer le foot français, quelque part.

Même s'il y a un déséquilibre d'un point de vue sportif...

Ca veut dire qu'ils ont trouvé la bonne solution pour enfin arriver à une vraie finale. La finale de 2020, pendant le covid, avec un stade vide à Lisbonne, c'était tout sauf une vraie fête. Là, on l'a ressentie hier soir! - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

J'ai cherché toute l'après-midi des commentaires par M.Bouhafsi! Il paraît qu'il n'est pas bon en commentaires de foot...