GPTV, Mike BOROWSKY - rappel du 09.07.2026 - Xaver MOREAU contredit la presse et prouve que KIEV cache son EFFONDREMENT
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Est-ce qu'il est encore chef des armées, pour le coup ? Est-ce qu'il est président de manière légale ? Le fait qu'on a attendu tous ces mois, est-ce que ce n'est pas un peu bizarre ? A-t-il des challengers aussi face à lui ?
Alors, il faut savoir que l'Ukraine, d'après Maïdan, on va dire, est une semi-dictature, puisque des partis sont interdits, le parti communiste est interdit, des partis d'obligation sont interdits. Mais sous Zelensky, il y a une persécution qui est faite. Mariupol est mise en coupe réglée par la mafia du régiment Azov. Pareil pour la ville de Kharkov, donc la répression, on y va très fort, elle est sanglante. Mais il y a une accélération sous Zelensky au début de l'année 2021, puisque entre mars et avril, il arrête son principal opposant, Medvedchuk, qui aujourd'hui a été échangé au début du conflit et réfugié politique en Russie, et il ferme les trois télés d'opposition.
Donc ça, c'est entre mars et avril, il y a vraiment un durcissement du régime qui vraisemblablement prépare l'offensif qu'il aurait dû avoir lieu dans le Donbass si la Russie n'avait pas pris les devants. Donc le régime est devenu un régime dictateur, c'est une dictature. Évidemment, avec la guerre, ça justifie toutes les lois d'exception, mais le problème, c'est qu'il y a quand même une constitution. Alors même si la constitution ukrainienne, tout le monde s'assoit dessus, à peu près comme la constitution française d'ailleurs, depuis 30 ans, elle est quand même là.
Et normalement, dans la mesure où il n'y a pas eu d'élection présidentielle, le chef du gouvernement, le président doit être le président du Parlement, qui est un membre du parti de Zelensky, donc, comment s'appelle ? Slugan Naroda, le service du peuple. Donc lui, il a dit non, je n'en veux pas, dans ce cas, il doit y avoir des élections. Et pourquoi n'y en aurait-il pas ? Il y en a eu en Russie. Mais évidemment que Zelensky n'est pas populaire. Donc c'est trop risqué pour lui. Il peut perdre ? Il peut perdre, surtout si vous avez un général, vous savez, dans ces moments difficiles, le nombre de la France, en 40, on nous sort... Le général Cousteau, tu dirais.
Le maréchal Pétain de la Neftaline. Voilà. En 44, c'est le général de Gaulle qui défile sur les Champs-Elysées. Donc en fait, en cas de crise, on a envie de voir des galons, ce qui n'est pas forcément toujours une bonne idée. Mais le fait est, donc, quelqu'un comme le général Zaloujnay, qui est parti avant que l'Ukraine subisse ses plus grandes défaites, puisque, en fait, je pense qu'aujourd'hui, elle subit ses plus grandes défaites. C'est pire que la contre-offensive qui rate l'été dernier. C'est l'échec d'une contre-offensive.
Mais ce n'est pas ce reflux du Donbass où le terrain, la densité de la population, la densité urbaine, la densité industrielle permet d'avoir créé les meilleures lignes de défense, possibles et imaginables. Donc aujourd'hui, là, c'est très, très grave, ce qui se passe pour l'État autonome qui vient. Et donc, aujourd'hui, Zelensky a un problème de légitimité. Il n'est pas légal, ça c'est sûr, et il a un problème de légitimité. Donc il ne peut pas s'exposer à des élections. Et le problème aussi, c'est que Zelensky n'est pas tout seul. Derrière lui, il y a des gens dont on entend moins parler.
Mais Yermak, par exemple, qui est son chef de cabinet, qui contrôle toute la mafia autour de Zelensky, c'est lui qui organise le vol de tout ce que vos impôts permettent de donner à l'Ukraine. Et donc, lui, il n'a pas du tout envie que Zelensky perde le pouvoir. Parce que, quelle que soit la personne qui le remplace, à moins que ce soit lui-même, soit Yermak, eh bien, il va mettre son équipe à lui pour voler. Parce que tout le monde va vouloir voler. C'est comme en France, en fait. Tout le monde va à bout du gâteau démocratique, républicain. Donc, personne n'a envie de changer ce qui se passe, mais tout le monde a envie de manger. En Ukraine, c'est exactement pareil qu'en France.
Mais en plus grave, parce que le pays est en guerre. Donc, Zelensky a un gros problème de légitimité. Il a très peur de l'arrivée de Trump. Parce que Trump est imprévisible. Donc, ce n'est pas trop ce qu'il va faire. D'ailleurs, les Russes ne parient pas là-dessus. Mais, effectivement, il était sûr du soutien des démocrates. Ça, il en était sûr. Du soutien des républicains. En plus, le parti républicain s'est largement trumpisé. Vance, qui est le potentiel vice-président de Trump, est très anti-participation. Ce n'est pas qu'il aime la Russie, mais il n'a pas envie que les États-Unis gaspillent leur argent dans une guerre qu'il estime, à juste titre, perdue d'avance.
Donc, c'est très, très mal parti si c'est Trump. On va voir. Je dirais que, de toute manière, même si c'est les démocrates,
c'est très mal parti. Mais il peut y avoir une accélération de la part de Poutine pour peut-être arrêter avant les présentiels.
Là, Poutine a dit qu'il n'y aurait pas de négociation tant qu'il y aurait des soldats ukrainiens présents dans la région de Kursk. Donc, on ne peut pas exclure que Zelensky donne l'ordre de se retirer de la région de Kursk en signe de bonne volonté vis-à-vis de la Russie. En tout cas, c'est ce que nous vendra LCI si ça arrive, pour qu'on puisse reprendre les négociations. Mais je pense que la Russie n'a pas envie de négocier. Poutine a fait une proposition de négociation au début de l'année qui disait « Vous évacuez votre armée de tous les territoires, y compris les nouveaux territoires de la Russie. » Donc, c'est-à-dire, y compris des territoires qui ne sont pas occupés par l'armée russe.
Ils auraient dû accepter. Maintenant, une fois que les Russes auront pris Pakrovsk, qu'ils vont rentrer dans la région de Niepropetrovsk ou Katarinoslav, si vous préférez, je pense qu'ils vont continuer jusqu'au NIEPRE. Et puis surtout, il y a le fait que... Jusqu'à Odessa ? D'une manière ou d'une autre, je pense que les Russes prendront Odessa. Peut-être dans le cadre d'accords... Le fait même de neutraliser Odessa au sens propre du terme, ça, ça voudra dire une prise de contrôle par la Russie. Elle y organisera un référendum dans 5 ans. Et que ce soit Odessa, Nikolaïev, qui sont des villes russes, la population...
LCI a découvert, j'ai vu, qu'à Pakrovsk, les habitants informaient l'armée russe. Mais vous aviez un chef du bataillon Azov, enfin, maintenant, de la brigade, Azov, qui avait donné une interview que j'avais citée dans un de mes bulletins, et qui disait, de toute manière, il faudrait vider la ville de Kharkov, parce que dès que les Russes vont approcher, les habitants de Kharkov vont renseigner les Russes à l'endroit où on est.
Et vous avez des frappes dans la ville de Kharkov, dans la ville de Poltava, cette fameuse frappe où on estime qu'il y aura plusieurs centaines de morts, non seulement des spécialistes ukrainiens, mais des Suédois, des Tchèques, des Polonais, ou des Français, je ne sais pas. Tout ça a été permis grâce aux renseignements des partisans de la Russie, et il y en a énormément. Enfin, toute cette zone-là, ce qu'on appelle la Nouvelle-Russie, c'est une zone russe. Et les Odécides sont fiers de leur identité russe. On leur a enlevé... Ils ont fait la même chose que les bolcheviques. Il y a deux fois, on a enlevé la statue du fondateur, enfin, des fondateurs, de la ville d'Odessa.
Donc, c'est la Grande Catherine et le duc de Richelieu, un Français. C'était les bolcheviques en 1924 et les banderistes, il y a deux ans.
J'ai reçu ici même Sylvain Baron qui a passé deux ou trois semaines à la région de Zaporizhia. On a montré d'ailleurs des extraits de son reportage. Et on voyait des gens assez contents d'avoir les Russes avec eux. Et ils expliquaient aussi d'ailleurs que les Ukrainiens tiraient à balles réelles et à missiles réels, même si je puis dire, contre l'usine nucléaire de Zaporizhia.
Oui, tout à fait. Donc, ils s'en foutent, en fait. Écoutez, c'est simple. Il y a quatre centrales nucléaires en Ukraine. Il y a celle de Zaporizhia que tout le monde connaît. Il y en a une qui est dans la région de Nikolaev, donc au sud-ouest. Et il y en a deux qui sont au nord-ouest. Je ne me souviens plus des endroits... Mais peu importe. Et donc, les Russes s'en sont à pareille d'une. Celle-là est bombardée en permanence. La centrale de Kursk a été bombardée. C'était reconnu par l'AIEA qui ne dit pas qui tire. Ce n'est pas son rôle. Mais elle a reconnu qu'il y en a trois qui n'ont jamais été bombardés. C'est les trois qui sont encore contrôlés par Kiev.
Moi, ce qui m'inquiète, et j'ai vu ça sur le site de LCI, c'est que le Pentagone a dit qu'il s'inquiétait la Maison-Blanche et a dit qu'il s'inquiétait parce qu'il pensait que les Russes allaient bombarder ces centrales. Donc ça, c'est une manière de dire... Parce que c'est vrai que le narratif est un peu compliqué. D'expliquer que c'est les Russes qui bombardent leurs propres centrales, c'est un peu d'expliquer que les Russes ont fait sauter leur propre gazoduc ou ont fait sauter le barrage de Karhovka qui permettait d'alimenter le canal de Crimée-Nord qui alimentait en eau la Crimée. Après, on peut croire aussi que la terre est plate. Mais globalement, c'est un narratif...
Donc pour équilibrer le narratif, il faudrait qu'il y ait des bombardements sur les trois centrales qui sont bombardées par Kiev. Donc si on parle d'escalade, je pense qu'aujourd'hui, et d'ailleurs l'action sur la centrale nucléaire de Kursk a montré que l'OTAN, en tout cas la CIA, le MI6, sont à court d'idées et que donc, normalement, quand vous avez perdu une guerre, vous basculez dans la guérilla, dans la guerre de partisans. Mais le problème, c'est qu'il ne peut pas y avoir de guerre de partisans dans ces territoires qui sont profondément russes. de partisans à sa part logée. Dans le Donbass, évidemment non.
A Kherson, dans la partie qui est contrôlée par les Russes, bien sûr, pas en Crimée. Donc en fait, vous allez encore sauter une étape et on va passer à la guerre du terrorisme. Et aujourd'hui, Al-Watan a publié un article qui disait que le général qui commande le renseignement militaire ukrainien, Boubou... J'ai oublié son nom. Boubou... Boubou... Boubou... Boubou... Peu importe, vous trouvez, c'est sur Al-Watan, est en contact avec Al-Nosra, qui fait du bon boulot, souvenez-vous, pour recruter. Donc après avoir combattu les Syriens, dont les Chrétiens, on peut bien le rappeler, en Syrie, eh bien, ils vont demander de recruter pour envoyer des troupes combattre les Russes en Ukraine.
Mais tu sais comment je fais pour savoir s'il y a victoire militaire russe en Ukraine ? Non. Je regarde LCI et quand je vois qu'il n'y a rien, ça veut dire qu'il y a... Ça veut dire que là, c'est plié, quoi.
Je ne comprends pas. C'est qu'ils se jettent, par exemple, sur l'affaire de course qu'il fallait attendre un petit peu. Moi, j'ai attendu un petit peu. Je me suis dit qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? Qu'est-ce qu'ils bricolent ? Il y a peut-être une idée derrière. L'idée, c'était effectivement, il y avait la centrale nucléaire. Ce n'était pas idiot. C'était très dangereux, mais ce n'était pas idiot. Et eux, alors tout de suite, ça y est, c'est l'émerveillement. C'est...
Et bon, ben... Mais moi, je ne comprends pas ce narratif qu'ils veulent nous vendre. Je ne comprends pas. C'est... À quoi sert ?
C'est comme, par exemple, expliquer que les Russes ont beaucoup plus de pertes que les Ukrainiens, alors qu'on reconnaît en même temps qu'ils ont une supériorité de puissance de feu, je cite Zelensky, de 1 contre 12. En moyenne, depuis le début du conflit, on est au moins à 1 contre 6. Les Russes ont la parfaite maîtrise du ciel. J'ai dit, balance des bombes planantes qui ne leur coûtent rien de 3 tonnes, d'une tonne 5, de 500 kilos, de 250 kilos toute la journée. Ça aussi, Zelensky le dit, mais malgré ça, les Russes ont plus de pertes que les Ukrainiens. Comment tu expliques ce narratif ?
Je pense qu'on est, encore une fois, ce sont les biais cognitifs d'un régime qui est en train de perdre la guerre. C'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire que le régime...
C'est le refus du réel. C'est pas que l'Ukraine, mais c'est-à-dire que tu penses que l'Occident, là, est en train de s'affaisser... En fait... Et c'est le Titanic, l'Occident, il fait croire que...
Quand on écoute les discours de Borel, de Stoltenberg, d'une partie... Même du coup, des ministres, alors je ne sais plus où ils en sont, mais j'aime bien le Macron. En fait, il y a toujours... On ne peut pas perdre cette guerre. Et ils ont raison. Parce qu'en fait, une telle défaite, en ligne, de la Russie, seule, avec un peu d'aide de la Corée du Nord, élirent les accords dans l'heure. Mais contre une coalition, contre une coalition militaire unique au monde qui s'appelle l'OTAN. Donc, il y a 32 membres, mais il y en a... Bon, il y en a 3 qui ne participent pas. Ou à moitié, comme la Turquie, la Hongrie ou la Slovaquie.
Mais en même temps, il y a le Japon, la Corée du Sud, l'Australie qui participent. Donc, cette immense coalition a échoué, est en train de perdre contre la Russie. Et donc, normalement, de telles défaites militaires entraînent des bouleversements politiques. Lesquels, par exemple ? Eh bien, une remise en cause de la confiance que les citoyens ont vis-à-vis de l'Union Européenne, vis-à-vis de la France. Oui, mais en France, il y a des défaites faramineuses électorales. Ce n'est pas électorale, c'est une défaite...
Donc, c'est un cap au-dessus encore ?
1870, Napoléon III, le règne de Napoléon III s'arrête à Sedan.
Oui, mais les Allemands, après, Bismarck vient sur Paris, en Versailles, etc. Poutine ne le fera pas.
Non, mais ce que je veux dire, c'est que même si... C'est la défaite militaire qui entraîne des grandes... La révolution... L'échec contre le Japon en 1905 de l'Empire russe entraîne une révolution, qui échoue une première fois en 1905, mais elle prépare celle qu'aura lieu d'usron après qui est liée à l'échec militaire sur le front. Tu penses qu'il peut y avoir une révolution comme ça en France ? Ça va secouer. Parce qu'en fait, on vit... Les Français ne se rendent pas compte parce que beaucoup ne voyagent pas ou pas où il faut. Mais il suffirait qu'ils aillent... Je parle souvent de Moscou, mais Singapour, Pékin, des tas de... Le Maroc, plus près de chez nous.
Ils vont voir des pays qui fonctionnent mieux, où il y a une vraie justice, où il y a une sécurité, etc. Et aujourd'hui, en fait, le régime leur bourre le crâne, en leur expliquant que, oui, c'est nul, on est en train de se tirer, comme on disait, mais c'est pire ailleurs. Et je voyais très bien, j'ai publié...
Oui, c'est mondial, quoi.
Voilà. J'ai publié un tweet, parce qu'une information qui était sortie sur Internet, sur la manière dont la Chine a dépassé en production de voitures depuis 1951 jusqu'à nos jours. Et la France, qui était dans les trois premiers, a été déclassée. Et j'ai dit, les Français ont eu François Mitterrand, les Chinois ont eu Deng Xiaoping. Et voilà le résultat. Et il a eu une réaction, donc d'un, comment on dit, un rageux, n'est-ce pas, ça a été de dire, oui, mais la Russie, c'est encore pire. Mais je ne vous parle pas de la Russie, je vous parle de la France.
Et le problème, c'est que ça, c'est qu'aujourd'hui, il y a eu un article qui est sorti dans Les Echos, je crois, qui nous explique que l'économie chinoise va s'effondrer. Bon, ça fait 20 ans qu'on nous l'explique. Que c'est la catastrophe immobilière, etc., etc. C'est faux. C'est un cycle économique, il y a des crises, mais ça ne va surtout pas...
Je vois toujours des Chinois galérer la faillette, et c'est le concert, ce n'est pas nous.
Donc, nous, on n'existe pas. Mais cela dit, donc en fait, tous ces articles-là visent à expliquer aux Français, bon, c'est vrai qu'on a complètement raté, le pays est super endetté, on vit dans une insécurité la plus totale, il y a une inflation de dingue, mais c'est pire ailleurs. Et le problème, c'est que quand vous allez avoir cette Russie qu'on nous a présentée comme attardée, mal commandée, mal dirigée, ben, heureusement, je dirais heureusement que les Français ne sont pas doués pour les langues et qu'ils ne vont pas sur les médias américains. Vous avez tout le 5 du mois, Bloomberg fait l'inventaire de combien la Russie a gagné grâce aux exportations d'hydrocarbures sous sanction.
Alors, je salue Sativa Monologue qui nous a fait un don de 10 francs suisses. Merci, on nous regarde aussi en Suisse. Tiens, on a un petit sondage qu'on a fait. 3 165 personnes ont voté durant l'émission. Selon vous, quelle est la probabilité qu'une troisième guerre mondiale éclate prochainement ? Élevé 53%, faible 33%, aucune chance 14%. Tiens, qu'est-ce que tu penses de ce sondage ? Aucune chance.
Aucune chance ? Non. À l'ère nucléaire, il n'y aura pas de guerre mondiale. Et là, je cite une fois de plus mon ami Pierre-Antoine Plaquevent. Ils ont tous envie d'aller sur la planète Mars et de la coloniser, mais pour l'instant, ils vivent avec nous. Et une troisième guerre mondiale supposerait...
Et ça sera forcément nucléaire ?
Bien sûr. Bien sûr. C'est Klaus Witts qui disait la guerre et l'exercice rationnel de la violence, s'il n'y a pas de limite à l'exercice de cette violence. Donc, à un moment ou à un autre, il y en a un qui va utiliser les armes nucléaires, l'autre utilise les armes nucléaires. Ce sera un échange et après, les scénarios, c'est terminateur. Donc, je pense que de ce que je vois aux États-Unis... Alors moi, je lis beaucoup la presse américaine et anglaise. La presse française, pour moi, elle ne sert à rien. Elle ne fait que copier trois semaines après les articles qui sont sortis, donc autant aller directement à la source. Et en plus, elle n'est pas subventionnée.
Et donc, elle est plus tenue de ne pas raconter moins de bêtises à ses lecteurs. Et je vois qu'en fait, on est plutôt en train de préparer le retrait par des descriptions extrêmement pointues de la situation économique de l'Ukraine, de la situation militaire, des interviews sur le terrain. Voilà. Est-ce que vous commencez un peu, d'après ce que j'ai vu, à voir sur LCI ? C'est-à-dire, ah tiens, les habitants, qui sont des Russes d'ailleurs, à Pachrov, ce que soutiennent les Russes. Ah tiens, on n'arrive pas recruter. Voilà. Ça montre qu'on essaie quand même plus ou moins de préparer, y compris le narratif de sortie. Et dans le narratif de sortie,
il y aura, je vous le garantis... Comment tu sens que c'est préparé ? Est-ce que tu vois un champ lexical nouveau qui se met en place ?
Je vois les narratifs. Alors, il y a un narratif qu'on a depuis le début, c'est-à-dire, on nous a fait croire que la Russie vous laisse emparer de l'Ukraine, comme si la Russie vous laisse emparer de la Galicie et de la Bolignie. C'est pas mal comme quoi ? On va les laisser aux Polonais. On va les laisser aux Polonais. Et les Russes ne sont pas du tout hostiles à ce que les Hongrois reprennent le morceau d'Ukraine que Staline leur a donné. Les Roumains pouvant récupérer leur morceau. Chacun récupérera ce qui lui appartient de l'entité bolchevique qui a été créée en 1921, 1922 par Lenin, Staline et Kaganovitch.
On nous a fait croire que l'objectif c'était Kiev, alors que l'objectif a toujours été le Danbas. On nous a fait croire que la Russie vous laisse emparer de tout. Je ne sais pas de quoi exactement la Russie va s'emparer, mais on dira qu'ils n'ont même pas pris les Carpathes. Donc, on a trouvé un accord. Il y a ce narratif-là. L'autre narratif, c'est qu'on aurait pu gagner si on avait voulu. Mais c'est un peu comme dans la chèvre, la bagarre dans le parking. Vous savez, vous avez Perrin qui est en train de brancher un type qui dit qu'il fait son chariot. Il a dit je suis arrivé à un contrôle total.
Et je pense que ce que va nous expliquer au moment de la défaite l'OTAN, c'est pardon pour cette démonstration de force, je suis parvenu à un contrôle total. Les gens qui regardent LCI et BFM TV, on va leur répéter
toute la journée et ils vont le croire. Ce qui importe, ce n'est même pas les gens, ce qui importe, j'imagine, c'est la réputation occidentale et surtout américaine vis-à-vis du reste des états, des chefs d'états du monde. Vous,
que tout d'un coup le Hamas lance l'opération du 7 octobre parce que ça fait deux ans que la Russie, plus de deux ans que la Russie tient en échec l'OTAN en Ukraine. La réalité, c'est ça. La réalité, c'est que les outils ont chassé, ce n'est pas moi qui le dis, c'est Bloomberg et c'est The Telegraph, donc magazine anglais. Les outils ont chassé la Navy, l'US Navy de la mer Rouge. Les Français se cachent, les Anglais se cachent. Si jamais on commence à autoriser des tirs dans la longueur, la riposte russe, ça ne va pas être de bombarder Paris ou Varsovie, ni même Kiev. Ce sera de faire ce que, par exemple, les outils ont fait.
Ils ont balancé un missile hypersonique hier qui a frappé, sans que le dôme de fer israélien puisse rien y faire, le territoire israélien. Comme par hasard, au moment où on parle de données d'autorisation de tir de missiles. Il faut bien comprendre que la Russie ne fait pas la guerre à l'Ukraine. La Russie fait la guerre à Washington, Washington fait la guerre à la Russie. Mais comme ce sont des grandes puissances nucléaires, on est, comme pendant la guerre froide, ils ont des proxys, des intermédiaires, pour parler français. Et l'intermédiaire pour faire la guerre à la Russie, c'est le régime de Kiev. Les Russes ont toute une variété, une gamme d'intermédiaires.
Comme l'armée américaine a des bases partout dans le monde et qu'il y a des tas de gens qui veulent qui partent. Ils sont en train de négocier leur départ de l'Irak. C'était la semaine dernière. Et là, vous avez les outils. Et les outils, ils ont une réputation d'être en sandales. Ils ont tenu en échec toutes les forces de l'OTAN, marine, toute la marine, en mer rouge. Plus personne n'ose passer par le canal de Suez. Toutes les puissances qui sont soupçonnées d'aider Israël. C'est une sacrée perte commerciale, pour le coup. Ça rallonge de 15 jours en passant par le cap de Bonne Espérance. C'est des milliards et des milliards de dollars.
Et là, il n'y a pas longtemps, il y a trois semaines, le chevalier Paul, qui est un navire français, heureusement qu'il était là, il a sauvé un tanker qui avait risqué de traverser le canal de Suez et qui s'est fait détruire par un drone outil. Il y avait deux russes d'ailleurs à l'intérieur de la marine marchande. Et donc, en fait, cette défaite globale de l'hégémon américain va avoir des conséquences. Cela dit, pour l'Amérique, c'est une demi-défaite parce qu'ils ont obtenu une grande victoire sur l'Europe. Ils ont détruit l'industrie européenne, c'est-à-dire l'industrie allemande. Ils ont détruit l'euro comme monnaie potentielle de réserve.
L'euro correspondait à 40% des réserves de change russe avant l'opération militaire spéciale. Aujourd'hui, c'est zéro, évidemment. Donc, l'euro s'est liquidé et ils ont provoqué soit la fermeture des usines allemandes, soit leur transfert aux Etats-Unis. BASF déménage aux Etats-Unis dès la fin de l'année 2022 ou 2023. On peut en partie s'en déménager. Volkswagen est en train de fermer ses usines. Il y a toute une partie des grandes entreprises ou des entreprises de taille intermédiaire allemande qui sont la richesse de l'Europe.
Nous, on est complètement désindustrialisés, donc à l'émoire, on le voit moins passer, mais qui va déménager de l'autre côté de l'Atlantique parce que même si c'est plus cher qu'en Russie, l'énergie est toujours moins chère qu'en Europe.
que la Russie gagne, elle va gagner, ce ne sera pas bon pour la France, j'imagine. Même si elle perdait, ce ne sera pas été bon pour la France puisque on se retrouve, nous, exsangue, avec du déficit en plus, de la dette en plus et de l'industrie en moins.
La France a des problèmes qui n'ont rien à voir avec la Russie, en fait. Mais elle peut bénéficier, par exemple, en France, je n'ai aucun espoir, mais en Allemagne, je vois les choses bouger. Je vois les élections en Thuringe et en Saxe. En 2005, il y aura les élections fédérales allemandes. Il est fort possible qu'on ait l'arrivée au pouvoir de la CDU et donc qui est dirigée par Friedrich Merz et Friedrich Merz, initialement, il était très pro-ukrainien et voulait livrer l'État aux Russes. Il a donné une interview il y a deux mois.
Il a dit, bon, c'est perdu, on arrête la guerre parce qu'en fait, son électorat et puis surtout le CDU, c'est le parti de l'industrie de l'ouest de l'Allemagne ou de la Bavière avec le CSU. Donc en fait, il doit quand même suivre un peu son électorat et puis il voit le pays s'écrouler. Et comme les Allemands, finalement, sont beaucoup moins fanatiques que les Français, ils vont savoir s'arrêter. Et puis, il y a l'apparition de ces deux gros partis pro-paix que sont à l'extrême droite l'alternative sur Deutschland et à l'extrême gauche. Je n'aime pas les termes d'extrême parce qu'en fait, je les trouve plutôt modérés, ils sont pour la paix. Le mouvement de Sarah Wagenknecht, le MSV.
Donc je pense que le salut peut venir de l'Allemagne. Et si par exemple, sur les quatre tuyaux qui composaient Nord Stream 1 et Nord Stream 2, il y en a un qui peut démarrer demain, qui peut fournir à l'Europe 28 milliards de mètres cubes par an. C'est énorme. C'est la moitié de ce qu'on avait avec Nord Stream 1 avant même que Nord Stream 2 n'a jamais été enclenché. Donc ça pourrait permettre avec des contrats à long terme de faire baisser le prix du gaz en Europe. Et donc la France en bénéficierait. Mais ça, la décision est entre les mains de Scholz. Et Scholz, il est au Kazakhstan d'ailleurs.
Et Tokayev, le président du Kazakhstan, lui a dit, écoutez, c'est simple, l'armée russe est invincible. Donc il est temps de faire la paix. Écoutez les propositions de paix qui vous viennent de pays tiers. Mais Scholz, c'est un agent américain. C'est possible, Berbrock, j'en suis certain. Le parti écologiste, le parti écologiste que ce soit en France ou en Allemagne, c'est le parti de l'étranger. Et la gauche, de toute manière, moi j'ai surtout travaillé sur la gauche française. Le livre noir de la gauche. Voilà, je parle beaucoup de François Mitterrand. Le général de Gaulle, en donnant la France de l'arme nucléaire, avait aboli la guerre pour la France.
Il n'y avait aucune raison que la France ne fasse plus jamais la guerre à quelqu'un. Ça devait s'arrêter là puisqu'on n'avait plus de colonies. Nos frontières ne se contestaient par personne. Et donc, on avait l'arme nucléaire donc on pouvait l'utiliser si on nous attaquait. C'était la fin de la guerre pour la France. Sauf qu'on a eu un président socialiste et qui lui est retourné dans ses guerres idéologiques. La première guerre du Golfe est une guerre idéologique parce que Saddam Krusten est un gros méchant. Et ensuite, on fait la guerre à la Serbie, enfin à la Yougoslavie d'abord, à la Serbie ensuite. Un allié, un ancien allié. Un allié, un peuple frère du peuple français.
Et donc, la gauche a remis la guerre. En fait, il y a quand même des tendances générales. On le voit, la gauche française est belliciste, la gauche allemande est belliciste, la gauche américaine est belliciste. Alors, je ne vais pas faire, je pense que ça, ce sera une thèse de doctorat sur 20 ans de faire le livre noir de la gauche mondiale. Il ne faut pas générer les autres. Le parti socialiste slovaque qui viendrait au pouvoir est un parti de la paix. Vous avez Sarah Vagotnech qui vient de citer, qui est socialiste, qui est une nationale, entre guillemets, socialiste, on va dire. Elle est contre l'immigration, contre le wokisme.
Elle défend avant tout les intérêts des Allemands, des ouvriers allemands. Donc, elle est nationale et en même temps, elle est pour une économie de redistribution. C'est sûr que ce n'est pas France Insoumise. C'est l'Allemagne aux Allemands.