Ce que Olivier Marleix reprochait à Emmanuel Macron
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La France dans tous ces États, le fait du jour. Un pilier, une voix familière respectée, un homme intègre de cœur, de terrain et de lettrre. C'est par ces mots si justes que l'Assemblée nationale a rendu hommage mardi au député Olivier Marlex, mort le 7 juillet dernier dans sa maison en Heur et Loire.
Un hommage partagé par toute la classe politique. Un moment rare selon les mots du premier ministre Sébastien Lecnu. Dans l'hémicycle, une oreille attentive, celle de son père Alain Marlex.
à la tribune une voix attendue, celle de son frère que nous recevons aujourd'hui. Bonjour Romain Marlex et merci d'être avec nous et d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui sur Radio. Romain Marlec, je précise hein, vous n'êtes pas secrétaire général du groupe des sénateurs républicains mais tout comme vous êtes directeur de cabinet euh de Mathieu d'Arnaud qui est le président du groupe des républicains au sénateur de l'Ardèche que je connais bien.
Vous êtes ici pour témoigner d'abord de la mémoire de votre frère Olivier Marlex. Les Marlex politique. Moi, j'ai entendu parler de votre papa.
J'adore le Cantal et voilà, c'est un élu du Cantal connu pour son découpage électoral, le découpage Marlex. Voilà. Et puis ben il a deux fils, il avait deux fils.
Votre votre frère Olivier qui nous a quitté, qui a mis fin à ses jours et vous qui continuez dans cette dans cet engagement politique auprès de ce parti républicain de la famille gauliste, même si quelquefois il y a c'est un petit peu moins gauliste que ça a pu l'être. Et vous êtes au Sénat président directeur de cabinet d'un président du groupe majoritaire. Les LR pèse lourd parce que le Sénat qui est la deuxème chambre, la majorité est constituée de d'élus républicains.
Et puis il y a il y a aussi un groupe il y a aussi un groupe à l'Assemblée nationale dont dont Olivier Marlex était président. On se souvient d'un homme euh courageux euh pourtant euh j'allais dire pas tempéré mais qui essayait de poser les équilibres euh au moment de la réforme des retraites. Il a joué un rôle très important dans cette dans cette répartition pour essayer de faire passer cette loi.
Euh conciliateur même s'il était ferme, s'il avait des convictions et des principes. Voilà. Aujourd'hui, évidemment, vous n'avez pas le contraire, je il me semble qu'il manque dans le paysage parlementaire français.
Alors, évidemment, au-delà du manque personnel pour pour sa famille et tous ses amis, euh ce qui nous manque, je crois euh et même moi dans mon engagement politique, c'est son côté rassurant. Il était très rassurant parce qu'il était il abordait l'actualité politique avec beaucoup de flegmes, parfois un peu d'ironie d'ailleurs sur euh sur ses contemporains. Et donc, il a il avait toujours cette hauteur de vue, raccrocher les événements dans le temps long. quelles sont les grandes considérations historiques, politiques qui qui président au au aux grands événements contemporains.
Et donc, il avait toujours cette force de remettre les choses en perspective, de nous rassurer, de dire que que c'était normal. Et finalement, ce regard sur le passé lui permettait souvent sur beaucoup de sujets d'avoir un une longueur d'avance sur la nomination de Michel Barnier, sur le fait que Macron allait dissoudre, sur le fait que Macron n'aurait pas de majorité absolu en 2022. Donc il avait toujours des intuitions comme ça.
Il avait prévu un petit peu cette cette situation. Un gauliste authentique. Je vous dis ça parce que les républicains, le général de Gaul est mort il y a aujourd'hui 50 plus de 50 ans.
Euh plus que ça même plus il est mort il est mort le 9 novembre 1970. Que reste-t-il du gaolisme ? Olivier Marley faisait partie des hommes politiques républicains fidèle aux valeurs du gaolisme dans la lignée un peu de Philippe Séin et on le voyait bien par rapport à une évolution golienne du parti républicain du temps de Jacques Chirac ou d'autres qui étaient pas si évidentes que ça.
C'est pas le sujet du jour mais je tenais à rendre cet hommage là à Olivier Marlex qui était un un goliste convaincu et et passionné dans dans son engagement politique. à l'Assemblée nationale, on l'entendait euh un homme effectivement comme vous dites posé euh rassurant parce que maître de ces dossiers et je l'ai vu pourtant de temps en temps dans les tribunes pousser un coup de gueule ou interpeller le gouvernement, ne pas se laisser faire et il était craint, il était craint par la par la ce qu'elle est devenu d'abord la Macronie euh voilà et puis la gauche également, il faisait pas de il faisait pas de quartier et il est l'auteur de de cette ouvr ouvrage qui sort dissolution française, très beau titre qui résume parfaitement la tragédie que la vie politique française est en train de traverser et et la fin du macronisme alors sous fin sous forme d'interrogation, il s'avère que là aussi il était visionnaire et que le macronisme qui avait si glorieusement commencé lors d'une cérémonie au Louvre en mai 2017 finit de façon tout à fait tout à fait différente. solution française.
Le l'ouvrage met bien le doigt sur la catastrophe institutionnelle que suppose cette dissolution de juin 2024. Oui. Alors, au-delà du choix stratégique, évidemment de l'erreur stratégique d'Emmanuel Macron, d'ailleurs Olivier dans son ouvrage considère que c'est surtout le remplacement d'Élizabeth Borne par Gabriel Atal qui est finalement le le nœud gordien, le péché originel de qui empêche ensuite Emmanuel Macron d'avoir d'autres armes politiques après la défaite aux européens plus de Joker.
Voilà, il avait déjà tiré une cartouche. Après, pour euh pour Emmanuel Macron, puisque c'est un livre qui a pour titre effectivement le Vers la fin du macronisme, il y avait quand même deux euh deux grands points que critiquait Olivier dans son ouvrage et qu'il a toujours critiqué euh chez Emmanuel Macron. C'est d'abord un phénomène qui est un peu conjoncturel, c'est-à-dire ce cette sorte de coup d'état technocratique et ce pouvoir qu'on donne à la superstructure pour des raisons qu'on pourra développer si vous voulez plus tard.
Et l'autre l'autre grande critique qui est sans doute beaucoup plus profonde et plus grave, c'est la tentation supranationale qu'une partie de nos élites a comme une certe de réflexe pavlovien. La France n'est pas assez grande et ça ne vaut pas le coup de se battre pour l'indépendance nationale. Et sans ça qu'il est égoliste parce que le l'alpha et l'oméga du goalisme, c'est l'indépendance de la France.
Mais je pense qu'il croyait à la souveraineté du peuple qui est la base de la démocratie et de la République et qu'il défendait ses valeurs avec une conviction, une veéance totale. Alors pour autant euh le parti républicain a deux entités. Il y a un groupe à l'Assemblée nationale qui est encore plus minoritaire que lorsqu'il était président, hein.
On est à un peu plus de 50 élus alors que lui en avait un peu plus de 70. Et puis il y a le groupe dont vous êtes dont vous êtes directeur du président au Sénat avec deux personnalités très fortes. Laurent Voquier et le patron des députés LR.
Et après, il y a eu Bruno Retaillot là, c'est Bruno Retaillot est un peu le leader des sénateurs républicains. On a l'impression que l'atelage est tiré un petit peu vers deux angles et que quelquefois il n'y a pas, on a bien vu là sur le sur certains projets de loi, pas des dissensions mais peut-être un manque de coordination ou deou d'homogénéité ou je je c'est une constante historique entre les deux groupes puisque il y a déjà eu des groupes RPR, UDF, démocratie libérale, on appelait ça républicain indépendant à l'époque au Sénat. Ça a toujours existé.
Et d'ailleurs, Olivier revient dessus dans son ouvrage en disant que finalement c'est pas si grave les députés et les sénateurs et d'ailleurs c'est la même chose pour les socialistes, c'est la même chose pour les macronistes, c'est une demande à différent voilà avec des circonscriptions électorales différentes, des électeurs différents, sûr, donc nécessairement des logiciels différents et donc tous les parties sont atteints de ces espèces de petites tensions comme ça entre députés et sénateurs et c'est pas si grave, il faut pas le dramatiser. Voilà. Et et les choses vont rentrer dans l'ordre et déjà il y a rien eu de de dramatique et simplement là en ce moment on est en pleine période budgétaire donc c'est un objet politique qui déclenche beaucoup de tension entre les partis à l'intérieur des partis et nécessairement quand la la partie budgétaire la séquence budgétaire va s'arrêter nécessairement aussi les tensions un peu retombent.
Voilà. Alors Laurent Voquier s'est s'est prononcé pour sortir un peu de ce désordre politique et parlementaire. À un moment donné, il a dit il faut avoir le courage de repenser une union des droites.
Le RN n'est plus ce qu'il était, le pénisme n'est plus ce qu'il était. Il faut envisager une union des droites depuis le cité Sarcfo Marion Maréchal. euh voilà, jusqu'au plus progressiste des élus républicains.
Ça c'est lui qui porte ce projet. Il semblerait que Nicolas Sarkozy soit aussi favorable qui depuis le fond de sa prison, il est un petit peu ourdi cette idée. Euh est-ce que cette vision d'une grande union des droits rassemblé pour les prochaines échéances, notamment la présidentielle, il faut arriver un, on sait que c'est comme ça qu'on gagne une élection.
Est-ce que cette vision de l'Union des droites était aussi largement partagée ou ou j'allais dire ou j'allais dire sereinement partagé euh au sein des sénateurs républicains euh aujourd'hui ? Je je pourrais pas vous dire pour les sénateurs parce qu'il y a tellement de personnalités d'avis différents pour Bruno Retaillot qui est qui qui est l'autre leader politique des des républicains, président quand même du parti, est-ce que Bruno Retaillot de ce que vous en savez ou ce que vous avez pu échanger avec lui ou même Mathieu d'Arnaud, est-ce qu'on serait sur cette même cette même vision d'une grande union des droites à partir de Sarah Knafo et Maréchal ils sont pas tout à fait effectivement exactement sur cette même ligne politique. Voilà.
Après, c'est alors là, je vais je vais reprendre aussi ce que disait Olivier très souvent, c'est que lorsqu'on prône l'indépendance nationale de notre pays vis-à-vis des puissances étrangères, il faut aussi que notre parti politique soit capable d'être indépendant vis-à-vis de ceux qui ne lui veulent pas toujours du bien, notamment les macronistes ou le Rassemblement national. Donc évidemment, il faut faire l'union. On ne gagne jamais une élection sans faire l'union, donc sans faire l'union avec des partenaires naturels, mais jamais au détriment d'un socle fondamental de conviction.
Voilà, Romain Marlex, on parlait tout à l'heure de l'hommage qui a été rendu par l'Assemblée nationale à votre frère Olivier Marlex qui a donc publié un livre euh postume. Est-ce que vous en attendez quelque chose de ce livre ? Vous en parliez tout à l'heure.
Est-ce que vous vous attendez des réponses, des prises de conscience, de responsabilité ? Oui. Alors, il faut euh déjà on on espère entre guillemets que ce que cet ouvrage sera un peu un des symboles de la de la fin de cette époque et de la fin de l'air macroniste.
Voilà. que cette que ce livre puisse se propager, que les Français puissent le lire, qu'il puissent comprendre les airments du macronisme. Encore une fois, cette tentation supranationale qui a conduit effectivement à l'affaire Alstom et à l'abandon de nombreux bijoux industriels et plus généralement effectivement au fait que l'intérêt national passe au second plan.
Donc ça c'est vraiment sur le plan politique doctrinal la chose la plus importante et et après sur sur notre famille politique bien on espère que cet héritage gauliste que lui-même dont il a hérité, on espère que d'autres à leur tour en hériteront. Donc c'est un c'est je dirais un peu un manuel parlementaire à l'usage des futurs députés gaulistes. Voilà.
Message message reçu. Remarlex merci d'être venu. Je vous en prie.
Merci à vous. Puis on saura vous reconacter parce que je pense que vous aurez certainement d'autres témoignages à nous apporter sur la vie politique au Sénat. Merci d'être venu en tout cas.
Merci à vous.
Emmanuel Macron