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interviewCNEWS· 2 mars 2026 2 min

Emmanuel Macron : «Il n'y aura aucun partage de la décision ultime»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Dès cet hiver, de haut responsables britanniques ont assisté pour la première fois depuis l'existence de notre dissuasion à l'un des exercices de nos forces aériennes stratégiques. Mais notre ambition doit être plus grande car c'est la sécurité du continent, la nôtre, qui est en jeu pour l'avenir. Des contacts ont été pris avec un premier groupe d'alliés à commencé bien entendu par notre partenaire essentiel l'Allemagne.

Ils ont répondu favorablement à l'offre de la France. Aujourd'hui, une nouvelle étape de la dissuasion française peut donc se concrétiser. Nous entrons sur le chemin de ce que j'appellerais la dissuasion avancée.

Je préfère le dire tout de suite, il n'y aura aucun partage de la décision ultime, ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre. En vertu de notre Constitution, elle appartient au seul président de la République comptable devant le peuple français. En conséquence, il n'y aura pas non plus de partage de la définition des intérêts vitaux qui restera d'appréciation souveraine pour notre pays.

Et pour cette raison, comme dans les autres alliances nucléaires, y compris lorsqu'elles ont des plans et des procédures, il n'y aura pas de garantie au sens strict du terme. Une garantie rigide d'ailleurs serait imprudente. Elle abaisserait le seuil nucléaire. et réduirait d'autant l'incertitude de nos adversaires.

Avec la dissuasion avancée, notre doctrine conservera ses fondations originelles, son caractère strictement défensif, le refus de la bataille nucléaire, la rupture totale et assumée entre le conventionnel et le nucléaire.