Audition du directeur de l’institut de formation politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'ai marche pas. Voilà, c'est l'autre. Et ben voilà, pardon.
Mes chers collègues, monsieur le directeur, le Sénat a décidé de la constitution d'une commission d'enquête dans l'objet de travailler sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondation de droits privés et les risques en matière d'influence, d'absence, de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie. Ce type de formation entraîne un certain formalisme juridique. Avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévus aux articles 434 13 14 15 du code pénal.
Je vous invite à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure, je le jure. Merci. et de je vous remercie également de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt.
Je n'ai aucun lien d'intérêt. Merci. Votre audition s'inscrit dans une troisème phase de nos travaux cours de laquelle nous recevons des acteurs évoluants dans les secteurs de l'enseignement scolaire, de l'enseignement supérieur, notamment en gérant des établissements.
Monsieur Posé, nous allons vous donner la parole pour une introduction si possible ne dépassant pas une dizaine de minutes avant que la rapporteur et les membres de la commission d'enquête ne vous pose des questions. Avant cela, je laisse naturellement la parole à notre collègue rapporteur Colombe Brossel. pour qu'elle vous présente les axes de travail de notre commission d'enquête.
Madame la rapporteure. Merci beaucoup monsieur le président. Mes chers collègues, bonjour monsieur et merci d'être parmi nous aujourd'hui.
Vous l'aurez compris, le président vient de le dire. Le fil rouge des travaux de notre commission, c'est sur la transparence des financements. On vous a donc adressé un questionnaire au préalable, enfin préalablement à cette audition, pardon, je vais parler français. euh qui nous permettra et et votre introduction le le permettra également de mieux comprendre qui vous êtes, le projet que vous portez via l'Institut de formation politique.
Euh mais voilà, nous souhaiterions pouvoir continuer et poursuivre ces échanges en continuant à tirer notre file rouge sur la transparence des financements. Merci monsieur le vice-président. Merci madame la rapporteur.
Mesdames et messieurs les sénateurs, je vous remercie de me recevoir dans le cadre de cette commission d'enquête. L'Institut de formation politique est une école que beaucoup ont cité ces derniers mois mais que peu connaissent. C'est une école française libre qui forme depuis plus de 20 ans la jeunesse de notre pays sans un centime d'argent public.
Avant de répondre à vos questions, je voudrais vous présenter plus ce qu'elle est en détail, comment elle fonctionne et pourquoi nous l'avons créé. Tout d'abord, je voudrais lever toute ambigué sur un point qui est au cœur de du travail de votre commission, notre financement. Et je voudrais vous apporter trois précisions.
Premièrement, l'Institut de formation privée, l'Institut de formation politique, pardon, a un financement exclusivement privé et n'a jamais ni sollicité ni reçu aucune subvention publique depuis sa création en 2004. Ensuite, elle dispose d'un financement très large reposant sur près de 5000 donateurs à travers la France qui nous adressent un don moyen d'environ 150 €. Enfin, l'Institut de formation politique n'a aucun mécène majoritaire.
Aucun ne contribue à notre institut à hauteur de plus de 10 % de notre budget et il est même extrêmement rare que ça dépasse les 5 %. Permettez-moi un mot sur le périmètre de ma convocation. Je suis ici au titre de directeur de l'Institut de formation politique et c'est sur l'IFP que je pourrais vous répondre avec précision.
Je voudrais commencer par dire d'où je viens car je crois que cela éclairera la démarche qui est la mienne depuis 2004. Ma mère était agricultrice dans le Loirécher à Solom, une petite commune située entre Vandom et Blois de près de 1000 habitants. Mon père entrepreneur en bâtiment à Malakov dans la région parisienne.
Après mon lycée au province, j'ai fait des études de droit et de sciences politiques à Paris puis j'ai étudié le management à Lyon. Si j'ai toujours été passionné par la vie publique et par l'avenir de notre pays, je n'ai jamais appartenu à un parti politique. Je n'ai jamais participé à aucune élection, hormi pour des mandats purement académique.
J'ai ainsi été élu pendant 6 ans au conseil d'administration de l'université Paris I, également à l'école doctorale où j'étais le représentant des chercheurs de l'université. Depuis toujours, mon engagement est dans la formation et l'accompagnement des jeunes générations. Avec mon épouse qui partage cet engagement depuis le premier jour, nous avons six enfants qui nous offrent la chance de vivre pleinement cette vocation. 7 jours sur 7.
Mon parcours s'est construit en trois temps. Un premier temps dans le journalisme, dans les émissions de CNN, puis ensuite à France 3 et à la radio BFM. un deuxième temps dans la recherche et l'enseignement puisque j'étais chercheur et chargé de cours pendant 6 ans à l'université Paris 2.
Ma test de doctorat comparé portait sur les laboratoires d'idées, les fameux S tank en France, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Allemagne et j'ai effectué tous mes travaux sous la direction du professeur Portelli qui a été sénateur ici pendant dans cette maison de nombreuses années. Peut-être que vous avez eu la chance de le côtoyer. J'ai toujours travaillé dans une tradition française tournée vers l'international inspirée d'Alexis Tockville.
Et puis j'ai une troisème vie, celle d'entrepreneur civique. En 2006, 2 ans après la fondation de l'IFP, j'ai fait un choix décisif. J'avais une carrière universitaire qui semblait toute tracée, un salaire assuré, des perspectives raisonnables de devenir maître de conférence et pourquoi pas professeur des universités.
Et pourtant, j'ai décidé, j'étais le seul de ma promotion à tout arrêter pour me lancer dans cette aventure entrepreneuriale civique, l'IFP avec deux amis. Jean-Martinez qui est originaire d'Ex en Provence et Thomas Millon qui est originaire de Lyon. Ensemble, nous avons fondé l'IFP sans aucune subvention publique car nous considérons que c'est au contribuable de décider où va son argent.
Une vision très tocvilienne. Une association est véritablement indépendante que si elle existe par la volonté de ses membres. Si nous avons créé l'IFP, c'est tout simplement parce que nous voulions offrir à la génération qui mentait ce que nous aurions tant aimé recevoir au même âge.
Une formation civique exigeante et accessible qui aide à comprendre notre pays et à s'y investir. Quand on vient de province et que l'on n'a pas fait science pot, les lieux où se décide l'avenir du pays paraissent souvent lointain, presque inaccessible. L'IFP a été créé aussi pour ces jeunes-là, ceux qui n'ont pas forcément le réseau familial, pas forcément les moyens d'intégrer une grande école parisienne, mais qui veulent s'engager sérieusement dans la vie de la cité.
Au-delà de l'IFP, nous lui-même, nous répondons à un enjeu profond de notre démocratie, la dépolitisation et la perte d'engagement d'une partie de la jeunesse. Et nous essayons modestement à notre niveau d'aider ces jeunes à découvrir l'action publique, le débat organisé, la responsabilité civique pour qu'ils puissent s'engager quel que soit leur parcours. En pratique, l'IFP propose une formation intensive le weekend pendant leurs études ou en début de vie professionnelle.
Elle s'adresse à des jeunes qui ont entre 18 et 30 ans venus de toute la France et nous veillons attentivement à ce qu'aucun obstacle financier ne les freine. Raison pour laquelle nos formations sont proposées à 50 € le weekend grâce à la générosité de nos mées. Et je pense par exemple à Jérémy qui montre sa motivation pour venir à l'IFP. il est barman, autodictact à Marseille et lui ça fait quatre sessions qu'il suit à l'IFP et il nous rejoint en autostop pour vous montrer un peu la détermination de certains.
La formation à l'IFP est à la fois théorique et pratique. Sur le plan théorique, nous abordons les grandes problématiques de la géopolitique, de l'économie, de l'histoire. Sur le plan sur le plan pratique, nous leur apprenons à créer, financier une association, à débattre, à argumenter, à s'investir dans la vie publique, dans les médias.
Mais ce que font nos jeunes de ces enseignements est ce qui me donne le plus de fierté. Certains de nos auditeurs ont ainsi monté une association pour aider les chrétiens persécutés au proche Orient. Ils ont mobilisé plusieurs milliers de volontaires pour aider ces gens en difficulté à rester sur la terre de l' de leurs ancêtres.
D'autres ont monté des associations pour défendre le patrimoine français. Il mobilise plusieurs centaines de jeunes chaque été. Il mobilise également les entreprises et associations locales pour retaper un lieu de notre patrimoine qui est en mauvais état.
D'autres encore ont publié des articles ou des ouvrages de d'analyse. Beaucoup s'engagent dans les associations, les entreprises, dans l'armée, dans l'entreprise ou dans le journalisme. Chacun à sa manière, chacun là où il pense pouvoir contribuer au bien commun.
C'est cela le vrai bilan de l'IFP. Ce ne sont pas des chiffres, ce sont d'abord des vocations. Mais pour l'objet de notre commission, je m'arrêterai et vous citerai quand même quelques chiffres.
Depuis 2004, nous avons grandi pas à pas. La première année, il y avait 16 étudiants à l'IFP, la 2e année 40, la 3e 64. Et l'an dernier, nous avons accueilli plus de 2200 participants à nos formations dont 500 nouveaux auditeurs.
Tout cela sans jamais solliciter la moindre subvention publique et sans jamais dépendre d'un ou d'une poignée de messes. Alors, comment fonctionne l'IFP ? Je m'arrêterai sur deux pôles qui croi qui je pense intéressent au premier chef votre commission le financement et la gouvernance.
Sur le financement, d'abord l'Institut de formation politique c'est un budget d'environ 1 million d'euros provenant à plus de 80 % de personnes physiques, 15 % de personnes morales et à peu près 5 % qui correspond à la participation financière des étudiants. L'arithmétique de notre modèle dit tout. Un séminaire coûte 200 € par étudiant, par weekend.
La participation de l'étudiant est de 50 € et le don moyen d'un auditeur, d'un donateur pardon, c'est 150 €. Ce qui comble exactement la différence entre le coût du séminaire et la participation des étudiants. Un français qui soutient à l'IFP, en somme, c'est un jeune qui se forme.
C'est ce que nous appelons notre système de parrainage. Les anciens transmettent, les jeunes reçoivent et transmettront à leur tour plus tard. Vous l'avez compris, l'IFP, c'est une solidarité intergénérationnelle.
C'est aussi pour nos jeunes un apprentissage de la gratitude. Nos comptes sont établis chaque année par un expert comptable, certifié par un commissaire au compte. Un double regard professionnel qui va au-delà nos obligations légales.
Par ailleurs, aucune institution publique, aucun parti politique, aucun état français ou étranger ne nous a jamais financé. Nous y sommes très attachés. C'est aussi ça notre indépendance.
Pour mettre les choses en perspective, je vais vous donner un point de comparaison. La fondation Jean Joris est la plus ancienne fondation politique française et assume ouvertement de promouvoir l'héritage du socialisme dans notre pays. Elle a un budget annuel qui oscile entre 2 et 3 millions d'euros.
Selon ses propres rapports publics, entre 50 et 80 % de ces ressources sont d'origine publique, c'est-à-dire financé par le contribuable français, indépendamment de ses convictions personnelles. Le contribuable finance la promotion du socialisme dans notre pays sans le vouloir et sans souvent sans le savoir. Pour l'IFP, c'est 0 € pour le contribuable, pas un centime de subvention publique en plus de 20 ans.
Chez nous, chaque euro vient d'un français qui a librement choisi de soutenir notre mission. Quand l'argent vient de l'impôt, c'est l'État qui décide. Quand l'argent vient du don, c'est celui qui donne qui choisit.
À l'IFP, c'est celui qui donne, qui choisit. Et c'est pour cela que nous existons. La gouvernance.
Ensuite, l'Institut de formation politique est une association loi 1901. Depuis le premier jour, tous les administrateurs et tous les membres de l'assemblée générale sont bénévoles depuis sa création en 2004. Et devant vous, je voudrais remercier du fond du cœur les milliers de messèes qui rendent cette aventure possible de depuis sa création.
Je veux aussi remercier notre équipe de permanents, les formateurs et également les administrateurs qui s'engagent sans compter. L'IFP, c'est d'abord une histoire d'hommes et de femmes dévouées comme il en existe de nombreux dans les associations à travers notre pays. Permettez-moi de partager avec vous quelques mots reçus récemment d'une de nos donatrices.
Cela fait, je cite, 15 ans que je soutiens l'IFP. modestement, mais chaque année, je n'ai pas fait de grandes études. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir contribuer à former des jeunes et pourtant c'est ce que je fais.
C'est ma manière à moi d'être utile à mon pays. Voilà ce qu'est l'IFP vu du côté de ceux qui le rendent possible, des Français ordinaires qui croient qu'il vaut mieux la qu'il vaut la peine de soutenir la formation civique de la jeunesse française. Et plus largement, je voudrais dire un mot sur les philanthropes avant de conclure et sur les messes.
Quand Notreddame de Paris a brûlé dramatiquement, ce sont eux par leur don qui ont permis en grande partie sa reconstruction. Quand la grande tempête de 1999 a détruit les arbres centenaires de Versailles, ce sont eux qui ont payé le reboisement. Aujourd'hui, des milliers d'œuvres agissent grâce à eux et l'IFP est l'une de ces œuvres qui fait la richesse de notre démocratie.
Il faut encourager ces philanthropes français et surtout ne pas les décourager. Sans eux, la France de demain serait moins libre dans ses initiatives, moins riche de ses œuvres, plus dépendante de l'État. S'il s'il fallait résumer ce qu'est l'IFP, je dirais l'indépendance. une triple indépendance, une indépendance politique.
Nous dépendons d'aucun parti politique, une indépendance financière. Aucun donateur ne pèse sur nos choix. Une indépendance étatique, nous ne percevons aucun argent public.
L'IFP n'a pas demandé d'argent à l'État. L'IFP a demandé un soutien à des Français libres et 5000 d'entre eux ont dit oui. Le régime du Messenat créé par le Parlement en 2003 vise à encourager cette générosité privée au service de l'intérêt général.
Il profite à toutes les sensibilités. Si vos travaux devaient renforcer la transparence du Messena, nous y conformerons avec plaisir. Nous y sommes largement prêts.
Si en revanche, il devait décourager la générosité des Français, il faudra mesurer les conséquences pour l'ensemble du secteur associatif. Voilà ce qu'est l'IFP, une école française, libre, indépendante, qui sert son pays sans rien lui coûter. C'est rare.
Je suis fier de cette école et ravi d'avoir eu la chance de vous la présenter aujourd'hui. Je vous remercie. Je nous sommes ravis que que vous soyez fier de votre école, heureusement euh parce que vous en êtes le directeur donc c'est très bien et franchement l'objet ici n'est absolument pas de mettre un terme au M Sénat.
Euh je vous rassure avant de de laisser la rapporteur vous poser la batterie de question habituelle, est-ce que dans dans ce que vous dites, j'entends bien, c'est vous êtes passé de 16 à 2200 élèves en 20 ans, ce qui est remarquable. un comment sont entre guillemets sélectionnés ceux qui peuvent suivre parce qu'il y a peut-être plus de demande que ça. Vous nous parlez de quelqu'un qui est barman, mais comment vous sélectionnez quand même ceux qui participent à à aux études ?
Et deuxième élément et moi j'arrêterai là comment vous sélectionnez vos formateurs qui qui forment en fait le si je puis dire le corps enseignant de de l'institut. Merci monsieur le vice-président. Alors pour ce qui concerne la sélection à la fois de nos formateurs et de nos auditeurs auditeurs des étudiants, c'est assez simple.
Pour ce qui concerne les formateurs, nous en avons 600 qui viennent le plus souvent bénévolement enseignés à l'IFP. Vous pouvez en retrouver plusieurs centaines qui sont sur nos sites internet et vous avez à la fois des grands universitaires. Je pense à Remy Brag qui est une somité internationale qui est enseignée dans les plus grandes universités mondiales qui est médaille d'or du CNRS et qui vient enseigner ses connaissances en philosophie à nos jeunes le weekend.
Nous avons également des journalistes, je pense à Christine Kelly, Christophe Barbier, Ginie Bastier, je pourrais en citer beaucoup d'autres. Nous avons également des universitaires, je vous disais Rémy Brag, mais nous recevons un sociologue québécois bien connu comme Mathieu Boc Côé. Nous recevons des universitaires en droit en économie comme Olivier Babu, comme Charles Gave.
Vous voyez, il y en a 600. Donc évidemment, ils sont très très variés et on on fait appel à des formateurs qui sont de bons pédagogues et qui ont des choses intéressantes à dire. Et en général, on traite des sujets d'actualité avec en mobilisant des paradigmes, des problématiques qui sont pas toujours enseignés à l'université.
Et je crois que c'est ça une des plusvalues de l'IFP, c'est de découvrir toutes ces écoles. Exemple, Frédéric Basti, que j'ai découvert à l'étranger. J'ai j'ai travaillé, étudié dans plusieurs pays, en Allemagne, aux États-Unis et Frédéric Bastia est quasiment inconnu et pas enseigné en France alors que c'est aux États-Unis ou ailleurs une grande célébrité.
C'est un des économistes les plus pédagogues, les plus clairs qu'on peut d'ailleurs aujourd'hui retrouver sur sur internet. Les plus jeunes qui nous écoutent peuvent retrouver ses écrits facilement. Pour ce qui est des auditeurs maintenant, les étudiants, comment viennent-ils à l'IFP ?
Et bien effectivement, nous avons la chance d'avoir plus de candidats que de place et donc d'être obligé de sélectionner. Pour ça, ils remplissent un questionnaire, un questionnaire de motivation qui permet de comprendre leur parcours et les raisons pour lesquelles ils souhaitent bénéficier de cette formation. Nous sommes évidemment très attentifs à leur motivation puisque comme je l'ai expliqué tout à l'heure, ils sont parénés par des messes qui investissent sur des jeunes gens qu'on souhaite motiver.
Et voilà pour comment on sélectionne nos étudiants qui nous rejoignent chaque année. Au total, c'est donc 4000 auditeurs et 500 nouveaux chaque année actuellement avec une progression significative d'année en année. Merci madame la rapporteur.
Merci beaucoup monsieur le président. Merci pour ces propos introductifs. Vous avez dit que vous répondriez aujourd'hui au titre de l'IFP.
Rassurez-vous, je ne vous interrogerai pas sur vos activités bénévoles de président, de contribuables associés. Je reviens à nos sujets au sein de cette commission d'enquête. Vous êtes porteur d'un projet politique, vous ne vous en cachez pas.
Nul ne pourra vous reprocher d'avoir une quelconque stratégie de dissimulation. de ce point de vue-là, vous courrez le vaste monde pour faire un certain nombre de conférences et pardon, je m'approprie vos mots, mais votre projet est consiste à rassembler plusieurs familles. C'est ainsi que vous les décrivez, les libéraux classiques, les conservatoires, les nationalistes et en vous adossant à des modèles qui existent ailleurs ailleurs dans le monde d'aller construire une forme d'écosystème.
Vous nous avez d'ailleurs commencé à le décrire. Euh considérant que celles et ceux qui euh ailleurs en Europe ou euh euh pas uniquement en Europe ont euh travailler au sens le plus physique du terme les questions culturelles, politiques d'éducation et l'institution de concert permettent de d'avancer d'un point de vue idéologique. C'est le projet politique que vous portez.
Vous vous l'assumez. Moi mes questions, elles sont de trois natures et elles sont sur les questions de financement. Vous avez beaucoup insisté sur le fait qu'il n'avait pas de financement public et que votre association, puisque AIFP est une association, euh vivait de contribution de donateurs privés.
C'est c'est exact. Néanmoins, je me permets de rappeler pour celles et ceux qui pourraient l'oublier que et vous y est faites d'ailleurs publicité sur votre site internet, les dons sont défiscalisés, ce qui est une forme de contribution indirecte de la part de la puissance publique qui qui n'est pas anecdotique. Je vous remercie d'avoir précisé la répartition entre donc on va qualifier d'individuel de personnes physiques, de personnes morales ou participation financière des des personnes qui suivent vos séminaires. 15 % de dons effectués par des personnes morales.
Euh vous avez euh précisé également que le don moyen, j'ai noté, était d'environ 150 €. C'est ça. Oui, don moyen de 250 €.
Je voudrais m'arrêter quelques instants sur euh d'abord la le soutien par des personnes morales. Donc là aussi dans un système qui permet une défiscalisation, ce qui est une forme indirecte de de financement public. Euh sur les les financements par les personnes morales, on est d'accord que vous avez été financé par exemple par le fond du bien commun. euh 100000 € en 2023 euh mais un des financements qui ne se sont pas arrêtés là.
Vous confirmez ? Alors je vais répondre, il y a plusieurs points si vous me permettez madame la rapporteur de répondre à chacun des points. Le une question pardon il y avait une question.
Oui, tout à fait. Mais je peux me permetre en introduction quand même de de préciser certains points que vous avez abordé sur le projet politique. Nous avons un projet politique au sens de police la cité.
C'estàd que nous accompagnons nos jeunes à s'engager dans la cité. Il y a pas de projet partisan. On est indépendant des partis politiques.
On est en lien avec aucun parti politique. On ne se présente pas des élections et aucun administrateur n'est élu. Et d'ailleurs, c'est précisé dans nos statut qu'aucun membre de l'IFP ne peut exercer de mandat politique.
Donc là-dessus, qui a aucune ambiguïté sur notre lien entre la sphère politique et la sphère associative. Vous parlez de dissimulation, il y a pas de dissimulation. Vous dites à la fois il y a une dissimulation et a prise de parole en public.
Euh si on prend des prises de paroles en public, il y a pas de dissimulation ou alors permettez-moi de vous inter Je vous ai rendu à César ce qui lui revient. J'ai dit qu'il n'y avait justement de votre part aucun projet de simulation. Vous assumez le projet qui est le vôtre.
Et voilà. Pardon, j'ai mal compris. Alors, je vous pr m'excuser, j'avais mal compris le début.
Pour ce qui est de la mobilisation de plusieurs écoles intellectuelles, effectivement à l'IFP, vous avez plusieurs écoles intellectuelles qui viennent s'exprimer. Des gaulistes, des libéraux, des souverainistes, des conservateurs. Enfin, il y a plein effectivement d'écoles, il y a 600 formateurs et il est difficile de les enfermer dans une seule idéologie.
Pour ce qui est du financement public, euh je tiens à préciser que c'est le donateur qui décide d'ouvrir son argent. C'est pas le l'État qui possède cet argent, c'est le donateur et qui est encouragé par le parlementaire, par les parlementaires depuis la loi de 2003 à aider des associations qui participent de l'intérêt général comme c'est notre cas. L'argent donc a priori au début, il appartient bien au contribuable et pas à l'étage tenais à préciser.
Pour ce qui est du fond du bien commun, vous indiquez que nous avons reçu des financements du fond du bien commun. Donc je sais pas quelle est votre source mais c'est faux. Nous n'avons jamais reçu un centime d'argent du fond du bien commun.
Donc je sais pas d'où vient cette information. Alors ce qui m'amène à du coup poser une deuxième question. Il n'est pas très clair pour moi et dans les éléments qui sont disponibles de comprendre le rapport entre euh l'institut de formation politique et ce que vous appelez les écoles associées sur votre site.
Et du coup, j'en conclus que les écoles associées ont donc une forme juridique toute toutes les trois sont trois sur votre site puisque l'IFP pour le compte de l'Institut libre du journalisme a bien reçu 100000 € de la part du du fond du bien commun. Mais donc c'est un financement qui ne va pas à l'institut de formation politique et qui va à l'école associée. C'est ainsi que vous l'appelez sur votre site internet à l'institut libre du journalisme.
J'ai un peu oublié le nom exact. Oui, madame la rapporteur. Effectivement, nous avons des écoles à l'intérieur de l'IFP comme l'Institut Libre de journalisme qui est une formation spécifique pour les jeunes gens qui voudraient faire du journalisme sans faire d'école de journalisme.
C'est un programme éducatif innovant. Vous pouvez suivre notre formation en 10 weekends en parallèle de vos études de droit, d'économie, d'histoire et ainsi mettre un pied dans le journalisme si vous sentez une vocation dans le journalisme. Et tout ça grâce aussi à des messes le tarif est extrêmement abordable.
Nous avons comme ça formé 250 jeunes et aujourd'hui il y en a plus de 120 qui sont dans le journalisme. Vous voyez des belles vocations qui ont été créées. Magnifique.
Pour ce qui est Merci pour ce qui est de du financement du fond du bien commun, je réitère que ça soit pour l'IFP ou l'IdJ qui est en fait une entité intégrée à l'IFP. Donc nous n'avons jamais reçu de financement du fond du bien commun. Et donc je me permets de vous reposer cette question.
D'où tenez-vous cette information malheureusement erronée ? ett bien nous le confirmerons avec les représentants du fond du bien commun que nous recevrons et nous travaillons évidemment sur la base des documents qui nous sont transmis par les préfectures et donc nous vérifierons tout ceci euh avec euh les représentants du fond du bien commun que nous recevons dans peu de temps. Vous avez été également financé par la nuit du bien commun.
Autres structures 115000 € 2024-2025 49800 € 2023-224 3100 € puis 70000 € sur 2021 2022. Ça c'est un financement qui est allé à l'Institut de formation politique ou à d'autres écoles associées dont je n'ai pas très bien compris. Vous dites on quand vous en parlez s'il y avait de la mutualisation pas de mutualisation.
D'accord. Encore une fois donc l'JI c'est une école à l'intérieur de l'IFP. juridiquement, il y a qu'une entité, c'est l'Institut de formation politique, loi 1901 d'intérêt général.
Voilà, ce sont des des marques en fait des des voilà des départements. C'est pour ce qui est concerne la nuit du bien commun, je rappelle le principe de cette soirée qui est une très belle initiative. D'ailleurs, on est très heureux que ce soit un auditeur de l'IFP qui l'avait créé, un garçon brillant.
Et l'objectif était simple, faire se rencontrer des projets entrepreneur avec des messenes. Et dans une salle, vous avez donc des centaines de messes qui sont là et qui vont découvrir des projets qui seront qui seront présentés pendant 5 à 10 minutes et ensuite certains d'entre eux choisiront librement de financer ce projet. Et donc nous avons présenté effectivement plusieurs projets lors des nuits du bien commun et nous avons obtenu des financements grâce à ces donateurs présents dans les salles dans la salle pas de la nuit du biencom de l'entité juridique nuit du biencom.
Vous voyez c'est les messes qui adressent ces financements. Il y a un passage par le fond de dotation quand même ça je vous confirme juridiquement. D'accord.
Passage deation et des processus de défiscalisation, je le répète, qui sont une forme de financement indirect par la puissance public. Vous me vous me confirmez les montants ? C'est bien des bons ce que je vous Alors, je vous le confirmerai par écrit comme je suis sous.
Je veux pas commettre d'erreurs sur les montants précis, mais je le ferai sans hésiter. OK. Merci beaucoup.
Est-ce que vous avez été financé par Péricles ? Alors, un point important, c'est que nous sommes ici en public et nous avons un certain nombre d'obligations à respecter comme responsable d'association parmi ces obligations, la RGPD he le règlement général sur les données publiques et donc il ne m'est pas permis en tant que directeur de l'IFP de partager les noms publiquement des donateurs. En revanche, par écrit, je répondrai au questionnaire que vous m'avez adressé sans aucune difficulté.
Parfait. Il a été euh affirmé alors sur la base de de documents hein euh notamment euh révélé par l'enquête de l'humanité sur le projet Périclè que vous étiez conseiller opérationnel. On peut être conseiller opérationnel de péicles et du coup un attributaire de de financement pour Oui, je n'ai pas été conseiller opérationnel de de Piclace.
Voilà, que ça soit clair, je n'ai jamais été je pense que c'est dans peut-être d'un projet qu'ils avaient, ils avaient peut-être l'intention de de me solliciter mais je ne l'ai pas été et je suis déjà bien occupé. Mais en tout cas, voilà, vous étiez en tout cas en bonne position sur la slide de présentation. Je suis très heureux de la prendre.
Oh, ça c'est paru dans la presse, monsieur Peter, je suis sûre que vous le saviez avant moi. Merci. Mais en tout cas, en effet, on veut bien les éléments par écrit et sur la nuit du bien commun, n'hésitez pas à vérifier sur le fond du bien commun pour autant au regard du fait que vous êtes sous.
Alors, il y a sur votre site internet et j'imagine que c'est l'un des leviers de don, un fond de dotation. Vous avez créé un fond de dotation euh institut de formation politique. Alors, quand on va sur votre site euh on peut télécharger la brochure.
Euh j'ai essayé de télécharger, je suis arrivée sur une erreur 404. Ce fond de dotation existe-t-il ? Euh perçoit-il des dons, leg assurance, vie et cetera et cetera et que et que financ-il ?
Alors, au côté de l'Institut de formation politique qui est une association loi 1901 d'intérêt général, nous avons effectivement créé un fond de dotation euh qui est proposé euh au aux différentes associations et qui était un un véhicule juridique qui permet notamment de recevoir des legs et des donations qui est une autre type de structure juridique et de financer des projets. et en l'occurrence le fond de dotation. Bon, je ne suis pas administrateur ni directeur mais nous avons reçu, je crois un leg depuis sa création et et les projets se font en direction soit des projets d'IFP, soit des projets éducatifs qui sont en lien direct avec l'objet social évidemment du fond de dotation.
D'accord. OK. Merci beaucoup.
Normalement, c'est la loi. Les fonds de dotation ont l'obligation de publication de leur compte annuel. Je n'ai trouvé nulle trace au journal officiel d'une quelconque publication.
Ce fond a été créé, je crois, en 2 13 si ma mémoire est bonne. Est-ce que vous savez pour quelle raison euh il n'y a aucun compte publié alors que c'est une obligation pour les fonds de dotation ? Eh bien écoutez euh madame la rapporteur, vous me la prenez et je serai évidemment très attentif à ce que nous adressions les documents qui n'auraient pas été euh adressé.
En tout cas, je vais vérifier ça et là aussi par écrit, je vous confirmerai euh l'envoi ou ou de ces documents et on se mettra évidemment en conformité avec la réglementation euh le plus rapidement possible. Ce n'a pas été le cas depuis 13 ans manifestement mais en effet. Alors, j'ai deux autres types de questions et j'en aurais fini par pour ma part.
Vous dites sur vos supports numériques que vous attribuez des prix euh pour accompagner un certain nombre de projets. Euh je voulais d'abord comprendre quelle est la forme juridique euh que prennent ces prix. Comment est-ce que une association de loi de 1901 rétribue, finance ?
Est-ce que vous financez des individus, vous financez des projets ? Ça n'est pas très clair pour moi sur le support juridique. Alors là sur le site internet, si vous avez vu des prix qui étaient financés ?
C'était des prix avec des des dotations financières. Ben, c'est ce qui est Bon, en tout cas, je je vous confirme qu'il y a pas de dotation financière dans nos prix. On remet effectivement chaque année plusieurs prix.
Là, ils seront mis en juin prochain à nos auditeurs qui se sont illustrés par leurs talents en terme d'analyse, d'action, d'engagement. Mais peut-être que dans le passé, je regarderai attentivement, est-ce qu'il y a une dotation qui a été attribue à l'un des prix ? Si elle a eu lieu, elle devait être très modeste.
Mais à ma connaissance, jamais nous avons attribué de prix financiers. Comme je suis sous serment, encore une fois, je vais vérifier. En tout cas, je vous l'assure que dans les 5 dernières années, il y a jamais eu de prix financé.
D'accord. Voilà. Merci beaucoup.
Et je termine par dernière série de questions. Vous avez beaucoup insisté dans votre propos introductif sur le fait que vous n'étiez financé par aucun euh aucun financement public, aucun état français ou ou étranger. C'est la la question de l'étranger qui me fait rebondir. vous vous participez à à beaucoup de de réunions internationales pour présenter et venter votre votre projet politique.
Vous étiez encore récemment fin 2025, je crois euh au Mathias Corvinos Collegium as knownas MCC. H j'explicite pour un certain nombre de de collègues, un fingtemp congrois financé par l'ex gouvernement hongrois de de Victor Orbane. Vous avez participé à un certain nombre de réunions en France ou ailleurs de présentation de ce projet que leurs initiateurs appellent The Great Reset ou la grande réinitialisation d'un point de vue européen avec une participation ou une organisation quasi systématique de soit du réseau Atlas, soit de la Heritage Foundation là aussi qui fut qui a et qui est encore le présenté et se présente d'ailleurs comme les concepteurs du programme politique de Donald Trump.
Euh c'est donc des réseaux qui existent, nous n'en ignorons rien et notamment sur le projet politique qui qui est porté par ces réseaux. Ma question c'est est-ce que vous avez été financé par la Heritage Foundation ou l'un de ces satellites ? Alors, c'est une chose de ne pas être financé par un état étranger, c'est autre chose d'être financé par des organisations telles que la Heritage Foundation dont les stratégies de financement sont aujourd'hui relativement étayées et documenté notamment par les instances européennes.
Alors, une petite précision, Heritage Foundation, c'est effectivement un laboratoire d'idées avec lesquels j'ai une relation toute particulière parce que quand j'étais à l'université Paris 2, je travaillais sous la direction du professeur Portelli et mon mémoire de recherche qui attirrait l'attention des universitaires portait sur la Heritage Foundation. À l'époque, c'était peu connu encore. Euh les S tank n'existaient pas en France où il y en avait un qui était reconnu, c'était l'État.
Mais il y a depuis les choses ont un petit peu changé et effectivement, j'ai la chance de travailler sur laboratoire d'idées et et j'ai toujours gardé des contacts avec eux. Mais nous n'avons jamais reçu d'argent de leur part. Nous n'avons jamais sollicité la Heritage Foundation, ni eux, ni ce que vous appelez leur satellite.
J'attire votre attention quand même sur un point. Vous citez un certain nombre d'organismes comme le réseau Atlas et effectivement récemment, il y a eu un article dans une revue qui s'appelle l'observatoire des multinationales. Je serais très prudent sur ce qui circule dans les médias sur l'IFP parce qu'il y a pas mal d'erreurs qui ont été publiées.
Je vous donne un exemple récent. Il y a quelques jours, Libération a publié un article sur l'IFP et parler d'un étudiant. Ils ont trouvé un étudiant loupé.
Ah mince ! qui était qui était mécontent euh qui aurait quitté le séminaire de l'IFP en 2006, tenez-vous bien, il y a 20 ans. Bon, il se trouve que cet étudiant qui est qui est qui est cité euh on le connaît bien, non seulement il a participé à l'intégralité du séminaire, on a les photos de promotion et cetera, mais il aurait été choqué par les propos tenus le vendredi soir par notre intervenant.
Or notre intervenante, c'était ma responsable ABFM, Guillen Autonheimer qui est une journaliste de renom et je vois pas comment elle pourrait choquer nos étudiants. Bon, en tout cas, vous voyez une ligne dans le Libération et tout était faux. Et pourtant, Libération un beau centre de désintox, de fake news.
Je me porte volontaire pour les aider d'ailleurs à rétablir quelques vérités parce qu'en l'occurrence là, c'était complètement faux. Vous n'avez pas reçu de financement ni de la Heritage Foundation, ni d'aucun de ces satellites. Aucun de ces satellites.
Pour Atlas, on a reçu un prix en revanche. Alors, c'est pas celui qui est indiqué dans l'observatoire parce qu'ils ont pas été demandés comment se libérer les prix. C'est un prix, c'est pas un financement.
Déjà en 2017, j'ai été en finale d'un prix international à New York devant 800 personnes du monde entier. Et c'est un français qui a remporté ce prix. C'est nous qui avons remporté ce prix pour la meilleure initiative civique.
Euh et je crois que c'était la seule fois où un français gagné ce prix. Donc je peux on peut être fier mais dans plus sérieusement c'est un prix encore une fois plutôt modeste et qui est pas le montant indiqué dans cette revue militante tenue par des militants d'extrême gauche antiglobalistes de la de l'idéologie vertradicale et qui s'agite comme ça. C'est vrai que le nom observatoire laisse à penser que c'est neutre.
Voilà. Merci beaucoup. Bon euh j'ai deux demandes d'intervention, madame la ministre Rossignol puis madame Daniel.
Madame Rossignol. Merci monsieur le président. Euh oui, moi je vais je vais venir un peu sur essayer de comprendre quel est euh en fait l'objectif de votre institut de formation politique.
Euh donc vous formez euh des individus, des citoyens euh à euh la politique probablement pour qu'un jour ils exercent des responsabilités qui puissent participer pleinement au fonctionnement de notre démocratie. Euh vous nous avez dit que vous n'étiez lié à aucun parti politique en particulier. Euh c'est un c'est c'est à peu près ça que vous avez dit.
Je me trompe pas tout à fait dans le proposiminaire. Je crois que vous n'étiez pas encore arrivé mais effectivement nos objectifs sont des optiques de formation et nous n'avons aucun lien avec les partis politiques. D'accord.
Euh en fait euh si vous vous avez la prétention de former euh des individus à l'exercice, la participation à la vie politique française euh dans notre fonctionnement républicain et démocratique, nous admettons l'idée, appelons ça la dispute démocratique, appelons ça la diversité des opinions, appelons ça la culture du compromis et cette maison est probablement la mieux placée pour en parler et pour l'évoquer. moins peut-être qu'on le souhaiterait monsieur le président je d'accord avec vous mais c'est former aujourd'hui des individus à la culture politique c'est les former à la diversité des opinions. Or vous nous avez cité toute une série d'intervenants euh et j'ai jeté un coup d'œil sur les autres. moins qu'on puisse dire, c'est que la diversité des opinions est faiblement portée dans votre institut de formation politique.
En fait, ce sont des opinions qui sont à peu près toutes alignées sur les mêmes fondamentaux et avec les mêmes objectifs politiques, que ce soit sur les questions climatiques, que ce soit sur les questions économiques, que ce soit sur les questions de liberté individuelle et de liberté publique. Comment vous pouvez prétendre avec le soutien de l'argent public dont vous bénéficiez par le biais que par les différents bs qu' a évoqué tout à l'heure la rapporteur ? Comment vous pouvez prétendre former des individus à la politique et donc à la démocratie à la République en ne les formant pas à la culture du respect de la diversité des opinions ?
Alors madame la ministre, j'ai insisté là-dessus. Nos objectifs effectivement sont ceux de formation civique et nous mobilisons des intervenants très variés d'écoles différentes qui peut pour vous peut-être c'est à peu près la même école mais pour nous ce sont des écoles philosophiques intellectuelles très différentes. Les conservateurs, les libéraux, les souverainistes, les gaulistes, les goalistes sociaux.
Vous avez tout un panel qui peut-être pour vous appartiennent à la même famille qui n'est peut-être pas la vôtre mais qui je crois dans la dans la formation nos étudiants sont extrêmement enrichissants et donne d'ailleurs l'objet de débat. À chaque séminaire, nous avons des débats des dispatiaux justement précisément sur tous les sujets et ils choisissent leur leur angle d'attaque et il y a régulièrement des oppositions en fait à chaque à chaque jour sur tous les sujets. Pourquoi ?
Parce que certains vont être irrigués par la doctrine sociale de l'église, d'autres par un autre courant intellectuel. le libéralisme, le conservati encore une fois qui n'aboutissent pas aux mêmes politiques publiques. Il peut y avoir parfois des terrains d'accord mais vous savez comme moi que par exemple le nationalisme est un courant qui est né à gauche, le libéralisme aussi.
Aujourd'hui, on les place plutôt à droite sur les chiques, mais sur le plan intellectuel c'est euh c'est un éventail très varié qui est proposé. Et même, je vous rassure, on enseigne également euh on donne également des cours sur la pensée socialisme, euh la pensée communisme, le gramchisme, tous ces tous ces auteurs sont euh sont aussi étudiés, hein. Alors, effectivement, à l'IFP, on va découvrir des auteurs qui sont peu enseignés dans l'université.
Je connais bien l'université. Par exemple, tous nos étudiants et je vous mets au défut de d'interroger les étudiants que vous connaissez euh quels sont les deux grands sociologues des années 60 70 qui ont dominé la sociologie française et qui ont une réputation internationale. Ils peuvent tous vous citer Pierre Bourdieu, mais quasiment aucun pourra vous souter vous citer Raymond Boudon, un des plus grands sociologues qui enseignés dans les plus grandes universités.
Il a été mis sous le boissau dans l'université. Je crois que c'est assez regrettable. Ça pourrait faire l'objet d'une excellente commission d'enquête sur la diversité pédagogique dans l'université.
Je pourrais prendre aussi la question du libéralisme. Là aussi, ayant été enseignant dans l'économie, tous nos étudiants connaissent très bien Marx, connaissent très bien Kanes. Ils sont beaucoup moins nombreux à connaître Jean-Baptiste sait à connaître nos nos différents économistes comme je vous disais Frédéric Bastia, mais on aurait pu prendre aussi nos prix Nobel d'économie qui ont été assez peu enseignés à l'université.
On pourrait prendre la même chose dans les relations internationales. Beaucoup connaissent les travaux transnationalistes de monsieur Badi. Assez connaissent l'école réaliste.
Et l'IFP c'est ça, c'est une occasion de venir découvrir toutes ces écoles qui sont enseignées, toutes ces façons de penser, tous ces paradigmes qui sont mobilisés pour servir au mieux dans leur engagement qui peut être politique mais qui peut être associatif, culturel, patrimonial ou autre. Bien madame Daniel. Merci monsieur le président.
Alors, l'Institut de formation politique, c'est le nom de votre association et c'est une marque, j'imagine. Euh sur votre site, vous vous précisez euh et vous présentez les différentes écoles qui forment cet institut de formation politique. Ma question première est au plan des certifications, au plan des labellisations du ministère de l'éducation nationale, du ministère du travail, en quoi cet institut de formation politique ou ces écoles sont réellement des écoles qui amènent des certifications, des diplômes, des reconnaissances ou est-ce que ce n'est pas le cas ?
Ce n'est pas le cas. C'est vraiment une formation vous suivez en parallèle de vos études ou de votre activité professionnelle. C'est vraiment un complément vous pouvez suivre dans notre association librement.
Donc on n' pas de d'accrédidation RNCP de diplôme d'état et ils viennent pas pour ça nos étudiants. Ils savent qu'ils viennent d'abord chercher un lieu de formation intellectuelle, de débat, d'apprentissage pratique à l'engagement dans la cité. OK.
Et donc, j'imagine aussi euh un réseau sur le les aspects de financement. Donc, on a bien compris l'articulation entre une association qui est financée par notamment un fond de dotation qui collecte des dons des particuliers et et des personnes morales. C'est bien ça.
Alors, l'institut de formation, je peux me permettre de répondre à la sénatrice, l'Institut de formation politique reçoit 1 million d'euros à peu près de comme j'ai dit en introduction de différents particuliers 5000 à travers tout le pays. Le fond de dotation est une structure juridique à part qui contribue très modestement parce que nous avons encore reçu des lèges et de donations très modeste. Donc la participation du fond au fonctionnement l'IFP est très modeste.
C'est l'IFP en tant qu'institut financé par 5000 donateurs qui financent l'essentiel des formations. Alors dans ce cas-là, ma question est est la suivante : quel est l'intérêt d'avoir créé ce fond de dotation si vous pouvez percevoir des dons défiscalisables dans les mêmes proportions ? directement sur l'association.
Alors, c'est un autre véhicule juridique qui a une autre un autre objet justement d'accompagner des projets éducatifs qui dépassent l'IFP et euh c'est ce que fait ce fond de dotation. Elle finance également d'autres projets éducatifs hors de l'Institut de formation politique. OK.
Voilà. Euh et dans ce cas-là, donc vos écoles sont toutes parce que vous vous votre site internet sème un peu la confusion par rapport à à la réalité juridique que vous nous décrivez parce que vous présentez l'institut de formation politique avec nos écoles. Vous précise vous vous certifiez bien que ces écoles ne sont pas des entités juridiques en tant que tel, mais sont bien des composantes de l'Institut de formation politique.
Tout à fait. On aurait pu les appeler les départements, nos départements ou on les appelait nos écoles. Voilà.
Mais effectivement, ce sont des des départements à l'intérieur de l'IFP, ils sont pas des entités juridiques à part. Contrairement à ce que effectivement laisse entendre beaucoup d'articles de presse qui prêtent à confusion, je l'entends bien mais je crois que dans notre site, il est clairement identifié qu'il n'y a pas d'autres structures juridiques que l'IFP. Si vous regardez en bas de toutes les pages, vous regardez les mentions légales, il y a qu'une association qui est mentionnée, c'est l'Institut de formation politique.
Là-dessus, on est très transparent. Alors sur la transparence, évidemment je confirme que les comptes d'un fond de dotation doivent être publié et et rendu public. Euh et ça c'est euh aussi le travail de de vos conseils comptables et et de commissaire au compte de le peut-être de vous le rappeler.
Et sur les comptes de l'association en tant que telle, est-ce que vous pouvez nous préciser dans quelle mesure vous les publiez, vous les rendez publiques ? Euh qui sont euh les destinataires de ces informations ? Donc est-ce que vous vous avez un conseil d'administration qu'il compose ?
Et puis deuxième question par rapport à la qualité de vos formations et puis de vos enseignements, est-ce que vous avez donc on a compris que vous aviez de très nombreux intervenants extérieurs qui j'imagine pour certains sont rémunérés, d'autres peut-être viennent bénévolement. Est-ce que vous avez un conseil pédagogique ? Est-ce que vous avez un conseil scientifique ?
Merci madame la sénatrice. Trois questions. La première sur le fond de dotation et la publication des comptes.
Comme je disais à madame la rapporteur, s'ils n'ont pas tous été déposés, nous allons le faire dans les meilleurs délais. Nous sommes d'autant plus à l'aise que nous avons un double contrôle, comme je le disais en introduction, à la fois d'un expert comptable et d'un commissaire compte et tous nos comptes sont à jour. Donc il y a vraiment aucun souci à se faire.
Euh pour ce qui est de la composition de l'assemblée générale du conseil d'administration composé exclusivement de bénévoles depuis la création, je pourrais euh vous répondre aussi par écrit puisqu'il ne m'appartient pas de donner publiquement euh les noms des membres d'une association. Euh troisièmement, pour ce qui est des formateurs, les formateurs de l'IFP qui sont au nombre de 600, une effectivement grande majorité sont bénévoles donne de leur temps le weekend. C'est admirable.
Ils ont souvent un agendage chargé et j'espère que vous les les les sénateurs qui travaillaient sur une commission d'enquête et bien accepteraiit notre invitation de venir présenter les travaux d'une commission d'enquête à nos étudiants parce que pour le coup traité le la question et je crois que ça serait extrêmement profitable. J'espère que madame l'estatrice vous accepterez notre invitation puisqu'on fait preuve d'ouverture et de diversité. On serait également ravi d'avoir madame la ministre Rossignol au sein de nos formations.
Mais bien volontiers. Moi, je travaille sur une mission d'information sur les les mouvements masculinistes, leur lien avec les mouvements d'extrême droite, les mouvements complotistes et les et les différentes nébuleuses racistes et antisémites. J'aurais un grand plaisir à venir le présenter devant votre institut.
Et bien, je vous remercie madame la ministre. Tout à fait monsieur Burg, pardon, vous n'avez pas répondu au frais. Merci monsieur le président rapporteur.
Alors moi c'est moins quiche ce que j'avais à l'époque présidé c'est sur les eaux minérales en bouteille donc mais bon c'était on peut on peut quand même vous le présenter si vous le souhaitez avec plaisir. Non moi j'aurais une question monsieur le directeur depuis plusieurs années donc vous faire vous formez des jeunes dire en avenir politique. Est-ce que vous avez des résultats ?
Est-ce que est-ce qu'on pourrait savoir combien de jeunes sont devenus élus municipaux voir cantonau ? Je sais pas est-ce que vous avez eu un député, un sénateur parmi vos personnes qui ont été formées ? Le micro a été coupé.
Voilà. Nous avons effectivement, monsieur le sénateur, des des résultats très encourageants. En tout cas, on est très on est ravi de de l'engagement de nos auditeurs sur 4000.
Tenez-vous bien, il y en a 2000 qui exercent des responsabilités. Il y en a une vingtaine qui sont au qui sont parlementaires. Certains siègent à vos côtés.
Je pense à ce jeune homme brillant euh qui sans grande succursale partisane derrière lui a réussi à aller à la conquête de sa municipalité dans les Vauges avant de devenir l'un des plus jeunes sénateurs français. Euh je vous laisse trouver. Voilà.
Effectivement, monsieur Carci, vous avez raison. Jean mais il y en a une vingtaine d'autres différentes sensibilités de différentes écoles. Certains sont collaborateurs d'élus également.
Vous avez plusieurs centaines qui sont conseillers municipaux. Vous avez euh je vous disais à peu près euh 120 130 qui sont journalistes, vous avez plusieurs dizaines qui sont des chroniqueurs dans les médias qui ont monté des médias, qui sont entrepreneurs médias. Euh vous voyez les les les parcours, les réussites, les engagements sont très variés et sur tous les terrains, le patrimoine, l'histoire, la culture, l'économie.
Bon, merci monsieur le directeur. Euh, il faudra envoyer par écrit la composition aussi du conseil pédagogique. Si vous en avez un, demander et alors vous avez peut-être pas un conseil pédagogique, un conseil scientifique.
Non, on est une association modeste avec beaucoup de bénévoles effectivement, mais on a en tout cas un conseil d'orientation avec des gens de grandes compétences. Donc, envoyer par écrit la composition de ce conseil d'orientation. Pas d'autres questions ?
Je vous remercie monsieur le directeur. Merci de votre expression et je vous libère. Merci monsieur le présent.
Merci. Et ben voilà. Ev.
Colombe Brossel