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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 16 octobre 2025 25 min

Exclusif : les accusations de la sœur de Samuel Paty contre l'État

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Michel Patti. Bonjour. Bonjour Karine Check.

Bonjour monsieur R. Michel Patti, vous venez spécialement pour l'occasion à Paris. Nous sommes le jeudi 16 octobre.

Dans quelques heures, cela fera exactement 5 ans, jour pour jour, heure par heure que votre frère Samuel sortant des cours est poursuivi est sauvagement assassiné par Abdouah Kansarov. Comment vous avez appris la nouvelle déjà ? Alors cette nouvelle a été apprise par l'ensemble de ma famille, je dirais avec beaucoup de retard puisque nous avons été informés officiellement par les forces de police que mon frère donc avait été décapité parce que n'ayons pas peur des mots tout de même euh il était un peu après-minuit.

En fait, les informations nous ont été parvenues principalement donc par la presse qui avait commencé donc à parler. Vous êtes en train de me dire Michael Patti que vous apprenez en regardant la télévision en par internet, par la radio. Oui, effectivement la mort de votre frère.

Et pourtant dès que les premières informations ont commencé à circuler donc dans la presse, je me suis évertuée à appeler le commissariat de conflant Saintonorine en déclinant mon identité. demandant à ce qu'on la vérifie pour montrer officiellement qui j'étais, que j'étais bien la sœur de Samuel et pour autant personne n'a voulu me porter d'information. À quoi attribuez-vous ça ?

Est-ce qu'on vous a donné des explications depuis ? Non, on m'a pas donné d'explication à cette confirmation, je dirais tardive, beaucoup trop. C'était été ça a été une attente très très longue puisque moi l'inquiétude a commencé à grandir vers 20h quand mes parents m'ont appelé.

Moi, j'étais de garde au bloc opératoire, donc en fait, j'étais pas sur des réseaux, j'étais pas en train de regarder une chaîne d'information. Ça a été 4 heures d'attente très très longue. On ne m'a pas spécialement expliqué mais c'est vrai que c'était dommage de voir écrit Samuel P 47 ans, professeur d'historéographie à Conflanceurine dans la presse.

Donc être sûr et en même temps attendre. Attendre. Plusieurs procès ont eu lieu.

Oui. Euh d'abord celui de l'élève qui a proféré les fausses accusations, 18 mois de surcis probatoire, celui des élèves qui ont renseigné et aidé l'assassin à commettre ce crime et cet attentat. Des peines de 14 mois de sourcis à deux enfermes aménagés et un autre l'an dernier contre les complices d'Anzorov et des deux hommes à l'origine de la campagne islamiste ayant conduit à la mort de votre frère.

Pen ont été d'un an à 16 ans de prison. Un procès en appel est prévu à partir de janvier prochain sur ce volet. Est-ce que vous l'appréhender ?

C'est forcément un moment qu'on appréhende puisque tout est remis en jeu. Un procès en appel sur les 5 semaines de procès, on va repartir de zéro. On va devoir réexpliquer l'enchaînement causal euh pour qu'on en arrive à l'attentat contre mon frère.

La défense sera toujours là pour se défendre et non pas faire preuve d'une quelque part une forme de participation à la vérité. Donc en fait c'est revivre des choses qui étaient déjà éprouvantes l'année dernière qui le seront pas moins cette année en fait. Qu'est-ce qui a été éprouvant l'an dernier ?

Ça a été de revivre ces instants ou bien il y a eu d'autres choses qui vous ont atteint ? Il y a eu d'autres choses qui m'ont atteint, c'est que h personnellement, il y a eu deux événements qui on qui ont été très marquants pour moi. C'est que euh donc le père euh donc Brahim Shnina, le père de la jeune fille menteuse qui était donc jugé, a osé à un moment euh se clamer être lui-même victime de terrorisme suite au départ d'une de ses sœurs en Syrie.

J'ai trouvé cela très indécent. Un autre moment gênant, c'est quand monsieur Sifri s'est comparé lui-même donc été vraiment l'instigateur de la campagne. C'est celui qui a en tout cas fait essayé de faire monter je dirais le plus la sauce sur les réseaux et motivant Brahim Schnina à à continuer à à recruter des témoignages presque quotidiennement.

Donc lui, il s'est comparé à être Jean Moulin et que Jean Moulin, si pour les Français c'était un résistant, par contre pour les Allemands, c'était peut-être un terroriste. Les propos sont particulièrement gênants. Euh je vous avoue qu'à ce moment, j'en ai fait une sortie de salle parce que pour moi, c'était inaudible.

Et vous crainez que ça se reproduit cette fois-ci ? Oui. Oui.

Alors, peut-être qu'on aura d'autres comparaisons mais euh on aura la même chose en fait. Le tout c'est que j'espère que à minima les condamnations seront pas abaissées. Il y a d'autres poursuites que vous avez enclenché avec maître Karine Cheek.

Vous visez l'État. L'État n'a pas reconnu cet ordre. Bah l'État pour l'instant n'a absolument rien reconnu.

C'est c'est en cela qu'avec maître Chex cette procédure a été lancée. Je dirais que depuis cet événement, il y a pas eu du tout de les choses ont pas été mises à plat. Donc si les choses ne sont pas mises à plat, comment voulez-vous que des mesures correctives puissent être sortes de tout ça ?

C'est impossible. C'est surtout le sens de cette procédure qui est lancée. C'est pas une volonté de condamnation, c'est une volonté que des mesures soient prises pour que de pareills événements ne puissent plus se produire.

Techniquement, Mat Karinche, quelles sont les procédures qui ont été enclenchées ? Alors, nous avons enclenché ces procès contre l'État, c'est-à-dire les ministères de l'éducation nationale et de l'intérieur et contre la ville de Conflence Saint-onorine parce qu'effectivement le silence et la carence à agir ont permis aux terroristes de frapper à la barbarie d'avancer. Et ce que nous attendons c'est que la justice reconnaisse ses manquements et que l'État et les autorités publiques les regardent en face et cessent de se défausser sur d'autres responsabilités.

Les fautes qui sont objectives dans ce dossier sont très nombreuses et elles se résument d'abord à une évidence. Samuel Patti a été longuement menacé, gravement menacé par des islamistes accusés de blasphème. Il a été la victime d'un récit mensonger et pour autant rien n'a été fait.

Il n'y a eu ni soutien officiel, c'est-à-dire pour mettre un terme au mensonge, au récit mensonger de discrimination de l'élève qui s'est propagé sur les réseaux sociaux aux appels à la haine qui s'en sont suivis, il n'y a eu aucun communiqué de l'institution, de l'école, du rectorat pour mettre un terme à ce mensonge et donc éviter que la haine ne se concrétise. Il y a eu un défaut également de protection tout aussi manifeste puisque en présence d'un péril grave, connu, répété, provenant d'islamiste, identifié, l'État a une double obligation légale, pas simplement morale, une obligation légale en tant qu'employeur public de protéger son agent et en tant que responsable de la sécurité et donc là, c'est le ministère de l'intérieur également d'assurer une protection d'un fonctionnaire menacé et de sécuriser le collège qui était également menacé. Qu'est-ce que vous Michel Patti vous reprocher à l'État et à ces deux institutions, l'éducation nationale et le ministère de l'intérieur ?

Moi ce que je pourrais il a la commune de Confl. Ouais. Moi ce que je pourrais résumer, c'est que je n'arrive pas à comprendre pourquoi personne n'a pris fait et cause pour mon frère.

C'est totalement invraisemblable et c'est pour c'est ce qui continue de se produire à l'heure actuelle. On attend ça continue de se produire. Je dirais que oui, beaucoup d'enseignants et on le voit euh que h l'enseignant est quelque part un peu toujours considéré fautif s'il y a un trouble qui se produit.

Au mieux, il est exfiltré. Je dirais que c'est complètement une fuite en avant. Et par contre la la personne qui a pu émettre, je dirais quand même beaucoup de fois puisque il y a l'autonome de solidarité laïque qui a soulevé que à l'heure actuelle on avait quand même une augmentation de 23 % des fait des enseignants qui sont victimes d'agression ou autres avec notamment le chiffre qui a été triplé des propos diffamants de diffamation.

Et quand un prof est accusé, même alors que la plupart du temps, c'est ça se voit que c'est flagrant, que c'est faux, euh le prof est exfiltré et au mieux l'élève a un conseil de discipline avec ce que je ne savais pas encore peu, c'est qu'on peut bénéficier d'une exclusion avec surcis. Donc j'aimerais savoir quel est le sens d'une exclusion avec surcis. C'est on ne condamne plus, il n'y a plus de réel réprimande.

Donc je pense que en étant aussi laxiste même au sein de nos écoles, c'est impossible d'enrayer le phénomène. Il y a eu au niveau de l'école, au niveau euh de l'Académie de Versa, il y a un certain nombre de polémiques euh notamment euh de mise en cause euh de personnel de hiérarchie et de de de collègues de votre frère qui ne l'aurait euh non seulement pas soutenu mais même lui aurait reproché d'avoir parlé, évoqué de ses caricatures, ce qui va conduire à l'issue tragique que l'on connaît. Est-ce que vous avez eu des explications ?

Est-ce que vous avez lancé des poursuites d'ailleurs dans ce domaine ? Et est-ce que vous avez eu des explications des personnes concernées ? Alors, les personnes concernées, je dirais que ce se sont expliquées eux-mêmes avant même que je les sollicite dans un rapport qui avait été sorti par éducation national.

C'était une enquête administrative qui avait été delligentée et qui a été euh assez baclée puisque l'enquête a été bouclé en 15 jours. C'était quand même assez compliqué de faire le tour de la question en seulement 15 jours. Mais voilà où eux ont donné leur version des faits qui en résumé dans ce rapport c'est que ils estiment euh qu'ils ont agi comme ils devaient agir et qu'ils ont qu'ils ont tout fait euh pour essayer d'aider mon frère.

Sauf que dans les faits, le fait d'envoyer un référent laïcité à mon frère pour lui expliquer que que il ne maîtrisait pas les règles de laïcité euh c'est quand même une prise en charge totalement lunaire par rapport aux événements. Est-ce que ça cette question là est au centre des poursuites que vous pensez ? Non non, c'est pas forcément le centre des poursuites mais c'est quelque chose qui sera forcément abordé.

Khak. Alors, dans notre cours, on a fait état de l'ensemble des manquements et ils sont extrêmement nombreux. Donc il y a également, mais on va pas pouvoir tous les évoquer je pense par manque de temps, il y a également cette fiche le fait établissement qui a été rédigé à l'envers par la principale puisqu'elle a accusé Samuel Pati d'être l'auteur du manquement et elle a identifié comme victime les élèves.

Donc forcément le traitement ensuite de la crise s'est trouvé mal orienté dès l'origine par une fiche faite à l'envers. Il y a eu bien sûr ce référent laïcité qui à tort a cru devoir faire la leçon sur la laïcité au lieu que l'institution apporte son soutien à Samuel Patti. Il y a eu également euh le fait que le collège a ouvert les portes euh à cet islamiste qui s'est quand même présenté en Camille et comme le représentant des imams, l'école n'a pas à faire rentrer euh des intégristes religieux euh en son sein parfouri.

Pour traiter un un incident ou en tout cas une réclamation euh de de parents. Il y a eu toujours au sein de au sein de l'institution scolaire d'autres manquements. Il y a eu la ville de Conflanc, nous nous l'avons brièvement évoqué, qui a le maire a été alerté, il connaissait parfaitement la situation.

La police municipale, l'une de ses premières missions, c'est de prévenir les troubles à l'ordre public. Il y avait des menaces réelles, avérées, constantes et graves de troubles à l'ordre public. il a délibérément fait le choix de ne pas mobiliser sa police municipale et nous en avons eu la confirmation lors du récent procès l'année dernière et c'est la raison pour laquelle nous avons enclenché ce procès plus tardivement.

Mais vous situez des vous citez des individualités. Est-ce que c'est là est-ce que c'est les fautes est-ce que c'est pas simplement les fautes d'individualité plus que les fautes d'un système ? Moi ce que je ce que j'en pense c'est que globalement on crée bien le système dans lequel on est en fait de notre façon de fonctionner. ce qui s'est passé, je dirais pour je vais reprendre les termes juridiques, c'est c'est une sorte d'enchaînement causal en fin de compte, c'est que à partir du moment où le premier a dit il faut apaiser la situation, c'est que globalement toutes les personnes qui auraient pu agir, on n'ont eu que de volonté que de dire que la situation était apaisée.

C'est la situation je pense c'est le syndrome pas de vague dans sa version très voilà qui a Oui. qui est assez généralisé dans qu'est-ce que vous vous dites ? J'attends que la responsabilité de l'État soit reconnu.

Est-ce qu'est-ce que vous attendez vraiment concrètement de ces poursuites ? Est-ce que vous attendez un procès ? Est-ce que vous attendez une condamnation ?

Alors, j'en ai un petit peu parlé tout à l'heure. Moi, ce que j'attends en fin de compte euh parce que qu'ils le reconnaissent, qu'ils ont à leur manière euh donner une perte de chance. Est-ce que Samu vous croyez ?

Moi j'y crois Le fait le fait même que vous vous lanciez euh des poursuites sur ça prouve qu'il n'ont il n'a pas eu cette expression de reconnaissance jusqu'à présent. Tout à fait. Donc tout le procès ou toutes les poursuites euh pour ceux qui sont visés vont consister en tous les cas ils vont se défendre en en ne voulant pas reconnaître.

Alors ils vont se défendre ou ils ne vont pas se défendre. Et je pense que l'attitude la plus digne de l'État après avoir refusé de reconnaître officiellement sa responsabilité serait peut-être de ne pas se défendre. Et cela fait 15 mois que nous avons introduit le recours.

Pour l'instant, nous n'avons pas de mémoire en défense. Donc l'État peut-être laissera le juge décider sans prétendre qu'il a rempli ses devoirs élémentaires puisque tel n'a pas été le cas. Et et ce procès au-delà bien sûr de l'exigence de vérité et de justice, c'est aussi pour restaurer le sens des responsabilités.

Parce que avec cet attentat de Samuel Pati, la République n'a pas seulement perdu un enseignant, c'est aussi l'État qui a perdu la conscience même de son devoir de protection et du sens de sa responsabilité à protéger. 3 ans plus tard, quasiment jour pour jour, le 13 octobre 2023, Dominique Bernard à Aras, professeur de français et est assassiné par Mohamed Mogouchov, un islamiste d'origine Ngouche dans la cour de son lycée. Que vous dites-vous en apprenant cette nouvelle ?

C'est encore la presse he qui me l'a annoncé, mais cette fois puisque j'ai quand même créé quelques liens, c'est des journalistes qui m'ont carrément appelé qui étaient moi mes premiers mots ça a été ils ont recommencé. C'est j'avais lancé des je dirais des cris d'alerte avec cette possibilité justement que le séisme qui est arrivé à mon frère pour y avoir des répliques globalement. Je pense que les uns et les autres ont pas pris l'ampleur de la menace qui était à l'heure actuelle sur notre école.

Moi, je pense que c'est quoi cette menace ? C'est euh il y a on a un entrisme des islamistes qui euh qui veulent mettre à mal euh notre école parce que l'école c'est celle qui forge en fin de compte nos adultes de demain avec des professeurs qui comme mon frère et ils sont nombreux faut tout le monde ne s'y résigne pas euh à essayer de leur apprendre l'esprit critique à essayer de les faire grandir et à faire comprendre que d'être libre en France c'est notre priorité. Donc eux veulent s'attaquer justement à la liberté parce qu'ils n'en veulent pas.

Et peut-être pour poursuivre effectivement euh ce qui est aussi très révélateur de la situation de cet emprisme et de ce communautarisme euh qui explose, un professeur sur deux déclare s'autocensuré et c'est quand même un comble au pays de Voltaire. Ceux qui sont chargés d'enseigner la liberté n'osent pas parler librement. Et pourtant, un autre chiffre euh qui a été rappelé, mais les demandes de protection fonctionnelles explosent.

Qu'est-ce que vous appelez les demandes de protection fonctionnelle ? Lorsqu'un enseignant est attaqué et diffamé et menacé, il fait une demande de protection fonctionnelle qui est pas simplement euh comme souvent c'est caricaturé la prise en charge des honoraires de l'avocat pour se défendre. mais également euh le soutien officiel de l'institution qui doit prendre toutes les mesures nécessaires pour faire arrêter euh les faits dont est victime l'agent.

Et donc la conjonction de ces deux chiffres montre à quel point effectivement euh d'abord la peur ne fait que grandir à mesure. Ce que vous êtes en train de me dire Karinchek, c'est que les leçons de des assassinats de Samuel Patti et de Dominique Bernard n'ont pas été tiré. Alors moi, je ne peux pas dire qu'elles n'ont complètement pas été tirées, mais elles ont été très insuffisamment tirées.

Et j'ai également des exemples professionnels alors qui sont parfois un prisme déformant mais qui disent quand même quelque chose de la situation du pays. Et je défends des professeurs d'enseignement supérieur également qui sont accusés d'islamophobie, non pas pour ce qu'ils ont fait ou même pour ce qu'ils ont dit encore aujourd'hui, encore aujourd'hui, actuellement, mais simplement pour ce qu'il représent les accusations qui lancent les accusation des étudiants des étudiants et simplement pour ce que ces professeurs représentent, c'est-à-dire le savoir libre, le droit de questionner. Et que fait la hiérarchie universitaire ?

Elle cède, elle plie. Dans un cas, elle est même allée jusqu'à modifier ses règles internes pour céder à la pression d'une étudiante accusatrice. Je ne suis pas autorisée pour l'instant à le dire parce que nous sommes encore en train d'essayer d'obtenir le soutien complet.

Et dans un autre cas, la hiérarchie universitaire a demandé à l'enseignant de s'autocensurer et lui a retirer ses cours pour faire terre la contestation étudiante communautariste. Et peut-être enfin un dernier exemple éloquent. cette fois-ci qui concerne l'institution scolaire, j'ai euh accompagné un professeur de confesson juive qui avait trouvé dans sa salle de classe une croix gamée, gravée.

Il a alerté la direction, le rectorat, rien n'a été fait, aucun communiqué aux parents, aucun communiqué aux élèves. par peur. Il a lui aussi, sans connaître le geste de Samuel Paatti, glisser un petit marteau dans sa sacoche pour se rassurer.

Et que s'est-il passé ? Il a été convoqué, on lui a reproché le marteau. Donc, on blâme ceux qui ont peur au lieu de blâmer, d'accuser, de sanctionner ceux qui accusent, ceux qui intimident.

C'est un renversement encore une fois total du bon sens et des valeurs. Pourtant Michel Patti, plusieurs hommages ont été rendu. Plusieurs établissements ont pris le nom de Samuel Patti.

Finalement quelque part, ne vous dites-vous pas que pour barbare, pour terrible qu'a été cet assassinat, au moins le sacrifice n'a pas été vint. Je dirais que les hommages, les inaugurations qui sont multiples, qui sont nécessaires, c'est euh je pense que c'est pas suffisant. Les minutes de silence sont impératives également notamment pour la journée dommage qui vient d'avoir.

C'est un moment important la minute de silence parce que pour faire un petit peu de pédagogie, c'est quand même un moment de recueillement qui a justement dans une communauté diverse enlève tous les hommages qu'on pourrait mettre religieux. En fait, c'est un langage universel le silence, c'est tout le monde qui honore à mort. Mais je dirais que honorer nos morts exige aussi des vivants, exige à des procédures qui ne sont qui sont pas du tout mené à l'heure actuelle, que le soutien euh au professeur euh je dirais devrait émaner également de la société civile avec euh que les mairies, les communautés, les associations soient là pour rendre un peu les lettes de noblesse au monde enseignant et également défendre la laïcité.

Qu'avez-vous découvert ou appris sur votre frère sur votre frère après sa mort ? Ben en fait moi après sa mort de toute façon ça a été bon l' quotidien c'était effectivement de pouvoir retracer les 11 jours qui qui avaient pu précéder l'attentat. Essayer de comprendre au maximum les agissements ou les nonagissements de des personnes qui avaient pu graviter autour.

Moi dans les souvenirs que je garderai toujours, c'est d'ailleurs quelque chose que que j'attends qu' qu'on me rende à l'issue du procès parce qu'on peut récupérer des choses. Donc moi, je vais récupérer deux choses. Son livre de blague et également son petit carnet où il notait tous les jours donc son emploi du temps mais également des petites annotations et euh il écrivait assez mal.

C'était parfois dans tous les sens. Donc ça m'a pris un peu de temps pour l'éplucher ce se ce carnet. Mais euh les choses qui qui m'ont plus marqué, c'est le fait qu'à un moment, il est écrit mot pour mot, me faire escorter par ça.

C'est quelque chose de terrible parce que le mot escorter a un sens et mon frère savait utiliser les mots. Donc le fait d'utiliser ce terme escorté, ça montre à quel point il se sentait menacé. Ça c'est quelque chose de terrible.

C'est depuis toujours avoir le sentiment euh qu'il a vécu dans une ter solitude, souffrance, isolement et qu'il ça prouve qu'il se savait menacer. Son courage vous a-t-il étonné ? Non, non, non.

Là, je le reconnais bien. Et puis surtout parce que beaucoup beaucoup ont pas compris mais pourquoi il est pas resté chez lui, pourquoi il a pas pris de vacances, pourquoi il s'est pas mis en arrêt maladie. Mais pour lui, ça aurait été renoncé.

Ça aurait été dire aux autres, "Vous avez gagné." À quelle qualité de sa personnalité quelle qualité de cette personnalité vous vient à l'esprit quand vous pensez à lui ? Courage.

Merci beaucoup Michel Patti. Merci Karine Check. Un hommage sera rendu national, sera rendu le 21 octobre prochain pour les 5 ans de la mort de Samuel Patti. ce sera bien sûr à vivre en direct sur le site du Figaro.

En attendant, on vous recommande le cours de monsieur Patti. C'est le livre que vous avez écrit avec Émilie Frache sur justement la base de ce qu'a écrit votre frère Samuel. Et bien évidemment, c'est un livre non seulement à lire, à garder et bien évidemment à offrir.

Merci beaucoup. Merci de votre témoignage, merci d'être venu spécialement sur le plateau du Figaro TV pour euh nous parler de votre frère Samuel et bien évidemment nous pensons à lui et nous pensons à son sacrifice. Merci Karine Shexes.

Sí.