Ouverture du ferroviaire à la concurrence: les exemples à l'étranger sont inquiétants
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci je vais donner la parole à Alexandre Basquin merci monsieur le Président ce sera plus un quelques réflexions puisque mes collègues ont déjà posé une multitude de questions qui ont trouvé qui ont trouvé des réponses juste peut-être commencer par rappeler le premier paquet ferroviaire et la mise en concurrence du fret qui n'a selon moi pas eu des effets positif puisque malgré la libéralisation depuis la fin des années 70 la part modale du a été divisé par 5 et ça interroge et interpelle notamment sur cette question maintenant du transport de voyageur alors on n pas forcément le recul nécessaire en France évidemment mais je voudrais m'appuyer et appuyer mon propos sur quelques expériences étrangères qui qui m'alerte et m'inquiète la privatisation du rail en Angleterre a eu pour conséquence l'explosion incontrôlée du prix du ticket une hausse donc exponentielle de 117 % en moyenne en Italie la privatisation a eu pour conséquence une suppression de 25 % des effectifs et en Écosse et au pays de Gal Stéphane l'a rappelé tout à l'heure les opérateurs principaux sont redevenus publics à cause et suite à la défaillance des opérateurs privés tout cela appelle selon moi une vigilance accrue vrais rappeler aussi qu'en France enfin la mise en concurrence peut apparaître extrêmement complexe on a d'un côté le service librement organisé de l'autre les marchés conventionnés le train d'équilibre de territoire les TER pour ce qui concerne les régions avec des conventionnements il pourrait y avoir d'ailleurs autant de modalités de conventionnement qu'il y a de région donc ça complexifie un peu les choses on est bien loin d'ailleurs du choc de simplification ce qui d'ailleurs amène à à réfléchir à la régularité et à la quantité du service face demain à tant d'opérateurs par le passé il y avait un opérateur public unique évidemment qui faisait du rail un bien commun aujourd'hui avec l'ouverture à la concurrence malheureusement le rail peut vite devenir un outil capitalistique soumis à des logiques de rentabilité qui peut amener et soulever de nombreuses inquiétudes il y a eu quelques questions qui ont qui ont été soulevées je suis quand même interpellé sur la politique tarifaire je comprends les logiques de taux de remplissage vous êtes sur une logique tarifaire courttermiste aujourd'hui qu sera-t-il quelle sera cette logique et le maintien d'une politique tarifaire accessible sur le long terme je veux soulever aussi la question de la sécurité des usagers la question du dumping social parce que euh il va la libéralisation va pas ne va-t-elle pas conforter une certaine logique de dumping social entre les concurrents vous avez soulevé quelques réponses mais je permettez-moi d'exprimer quelques inquiétudes et puis surtout même si si ça a été soulevé par mes prédécesseurs sur le long terme quen sera-t-il des lignes non rentables euh qui pourrait être laissé juste à SNCF réseau au détriment des autres la rentabilité amène à ce que on soit sur des logiques purement financières ce qui m'inquiète au plus haut point je voulais vraiment
Alexandre Basquin