Entretien avec Nicolas Dupont-Aignan par Boulevard Voltaire
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Quel est l'atout majeur de Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle ?
Un patriotisme de bon sens. La capacité à rassembler beaucoup de Français sur un projet de salut public, c'est-à-dire de redressement national, alors que nous sommes confrontés depuis des années à un piège politique. Ce piège politique, on l'a vu dans le Nord-Pas-de-Calais, on l'a vu en PACA. D'un côté, des incompétents notoires qui ont tout échoué, qui ont ruiné la France. De l'autre, une force protestataire, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, qui dit des choses justes ou qui exagère, qu'importe, qui ne gagne pas. Et on ne va pas rester coincé dans ce système politique monstrueux, qui finalement avantage le système.
Et alors, est-ce que vous n'avez pas peur, avec cette candidature, et avec du coup plusieurs candidatures dans le camp patriote, de disperser au contraire au lieu de rassembler ?
Mais écoutez, le camp patriote aujourd'hui ne gagne pas. C'est ça qu'on veut continuer ? Moi, je veux faire gagner le camp patriotique. Et je pense que le camp patriotique gagnera quand il sera capable de rassembler les Français sur un programme solide, de bon sens. Quand je dis, je serai le président de l'ordre, ça veut dire contrôler nos frontières, ça veut dire mettre les délinquants en prison, ça veut dire renforcer nos forces armées et de police. Quand je dis, je serai le candidat ou le président de la justice sociale, ça veut dire avoir un vrai projet politique pour remettre en marche l'ascenseur social, pour récompenser le travail, pour lutter contre la cistana, pour aider nos PME.
On ne gagnera pas en rasant gratis, on ne gagnera pas en faisant croire aux Français qu'il y a un coup de baguette magique, qu'on va arriver, que tout va se faire. Non. Les Français veulent un programme solide, et mon programme est très solide sur le plan économique. Et puis, je suis l'un des rares, pour ne pas dire le seul, à parler de l'avenir. Quelle France à 50 ans ? Comment investir dans la science ? Comment prendre un coup d'avance dans la mondialisation ? Je suis pour la protection des Français. Je suis pour des Français. Je suis pour la protection des Français. Mais je suis aussi pour le projet de l'avenir, de la question des frontières.
Mais il faut aussi que la France se projette dans l'avenir, dans la compétition mondiale. Donc, je pense que j'ai le projet patriotique le plus solide, le plus rassembleur et surtout le plus capable de gagner. Je l'ai fait dans ma ville. Ça paraît peut-être accessoire à certains, encore je ne le crois pas, parce que j'ai fait mes preuves, j'ai sauvé une ville en faillite de 30 000 habitants en banlieue.
J'ai été réélu à 80 %, à 3 reprises. dernières élections, qui ont choisi, qui se disent aussi patriotes et qui ont choisi le Front National. Concrètement, est-ce que vous imaginez un jour pouvoir justement rassembler avec d'autres partis ?
Mais l'élection présidentielle a été mise en place par le général de Gaulle. C'est pas une affaire de partis, justement. Il l'a fait pour libérer les Français des partis. Alors, de grâce, il y a des partis, mais il y a avant tout des personnalités qui parlent au français. Et c'est au français de décider quel sera le guide de la France. Là, vous me parlez des problèmes d'alliance, de législative, c'est un autre problème. D'abord, c'est de savoir qui peut gagner la présidentielle. Et je suis absolument certain que les Français, sinon ils auraient déjà élu des personnalités qui se sont déjà présentées largement et qui sont beaucoup plus connues que moi, aujourd'hui.
Donc, je suis convaincu que les Français attendent une personnalité
nouvelle. Sur la personne, j'ai bien compris. Justement, législative, gouvernement, est-ce que vous entendez une union ? On parle beaucoup d'union des droites. Est-ce que vous seriez capable de travailler avec des Républicains, des gens du
Front National ? Dans mes électeurs, je n'ai pas un million d'électeurs par hasard. Ce sont des gens qui se reconnaissent déjà dans nous. On a des centaines de maires qui nous rejoignent. Là, il y a un maire républicain qui était l'ancien secrétaire départemental des Républicains des Hautes-Alpes, M. Béranguel, qui vient de nous rejoindre. Écoutez, il y a 15 jours, il n'était pas là. Il y a des gens qui arrivent du Front National, il y en a qui arrivent de la gauche, il y en a qui arrivent de partout. Pourquoi ? Parce qu'ils se disent tout d'un coup, tiens, si c'était lui, si c'était ce projet et cette personnalité qui est capable de faire gagner les idées patriotiques. Voilà.
Maintenant, demain est un autre jour. Alors, il ne faut pas brûler les étapes. Moi, j'ai un travail d'explication à faire. Je veux que les patriotes gagnent. Les Français savent qu'il ne faut pas réélire les socialistes ou les républicains. Et c'est curieux, aux dernières élections, ils les ont réélus. Alors, pourquoi ? Eh bien, il faut faire notre examen de conscience. Parce que peut-être que nous n'avons pas su les rassurer. Et les convaincre de nous suivre. Et donc, je présente un projet, une attitude, une équipe qui, je crois, peut les convaincre de nous soutenir.
Nicolas Dupont-Aignan