"On attend des mesures concrètes", explique l'Union étudiante de Rouen, avant les annonces du gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:33OuverteRéponse directe
Vous en attendez quoi de cette rencontre cet après-midi avec le Premier ministre ?
- 1:06OuverteRéponse directe
Vous avez une idée de ce qui va être annoncé ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est dit ? Est-ce qu'il y a eu des esquisses d'axes de travail, de premières choses concrètes qui vous ont été annoncées ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Donc là, vous avez eu trois réunions avec vos principaux interlocuteurs, il n'en est rien sorti ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Alors justement, selon vous, quelles sont les deux ou trois mesures d'urgence à prendre là pour les étudiants et les lycéens ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que si ces trois problèmes-là sont réglés, ce serait la fin de la contestation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Pierre-AntoineFait
« on attend tout simplement des mesures concrètes »
- 0:42Pierre-AntoineFait
« ça fait trois semaines, un mois qu'on se fait balader avec des phrases vides, avec peu d'annonces, même par le président »
- 1:15Pierre-AntoinePromesse
« On attendrait, les principales choses qu'on attendrait, ça serait en mélangeant les revendications étudiantes et lycéennes, ça serait une abrogation de parcours sup, si possible dès cette année »
- 1:25Pierre-AntoineFait
« Une augmentation de la valorisation des professeurs avec une réduction des effectifs, puisqu'on sait que le métier de professeur actuellement est assez peu attractif, avec une charge de travail avec trop d'élèves »
- 1:42Pierre-AntoineChiffre
« une enveloppe de 10 milliards pour aussi la rénovation des bâtiments »
- 2:25Pierre-AntoineFait
« le ministre est parti en fuyant, visiblement, et n'a pas voulu nous parler »
- 3:50Pierre-AntoineFait
« l'objectif, visiblement, du gouvernement, à long terme, c'est une forme de privatisation de l'éducation »
- 5:13Pierre-AntoineFait
« principalement d'extrême droite, qui ont agressé des gens, et la police, visiblement, les a laissés passer et n'a pas protégé »
- 6:08Pierre-AntoineFait
« le dispositif policier, qui a été excessif, le président a appelé la BRI, le RED, quasiment les Avengers, pour venir protéger les commerçants »
- 6:17Pierre-AntoineFait
« ils ont visiblement fait n'importe quoi, et ils ont complètement sous-estimé le mouvement »
Temps de parole
- Présentateur56 %
- Présentateur 233 %
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Ici
Normandie,
premier sur l'actu locale en Normandie, ici matin. 7h46, après Emmanuel Macron vendredi, Sébastien Lecornu reçoit les organisations de lycéens et d'étudiants cet après-midi. Le Premier ministre doit leur présenter des pistes, des axes de travail. Le gouvernement promet des réponses très concrètes un mois après le mouvement de blocage des lycées et des campus. Ce matin, l'invité d'ici Normandie est membre de l'Union étudiante de Rouen. Il répond à vos questions, Bradley Dessouza. Bonjour Pierre-Antoine. Bonjour. Vous en attendez quoi de cette rencontre cet après-midi avec le Premier ministre ? Alors,
il
faut dire qu'on attend tout simplement des mesures concrètes. C'est-à-dire qu'actuellement, ça fait trois semaines, un mois qu'on se fait balader avec des phrases vides, avec peu d'annonces, même par le président. Donc on aimerait tout simplement, aujourd'hui je pense, des réponses concrètes à nos revendications.
Il
y
a
des premières annonces qui sont prévues en fin de journée par le ministre de l'Éducation nationale et celui de l'Enseignement supérieur. Vous avez une idée de ce qui va être annoncé ? Alors, je pense qu'il n'y aura que très peu d'annonces. On attendrait, les principales choses qu'on attendrait, ça serait en mélangeant les revendications étudiantes et lycéennes, ça serait une abrogation de parcours sup, si possible dès cette année. Une augmentation de la valorisation des professeurs avec une réduction des effectifs, puisqu'on sait que le métier de professeur actuellement est assez peu attractif, avec une charge de travail avec trop d'élèves.
Donc, de ce point de vue-là, une enveloppe de 10 milliards pour aussi la rénovation des bâtiments. Je vous pose cette question parce que la semaine dernière, lorsque le ministre de l'Enseignement supérieur est venu à Mont-Saint-Aignan pour constater les dégâts après l'incendie volontaire dans un bâtiment, une délégation d'étudiants a été reçue par le cabinet de Philippe Baptiste. Qu'est-ce qui s'est dit ? Est-ce qu'il y
a
eu des esquisses d'axes de travail, de premières choses concrètes qui vous ont été annoncées ? Alors non, il se trouve que la délégation, entre guillemets, a été demandée, ils nous ont demandé de prendre une minute pour trouver deux personnes, qui ont parlé à un adjoint qui a dit qu'il nous écoutait. Donc,
à
vrai dire, pas grand-chose, le ministre est parti en fuyant, visiblement, et n'a pas voulu nous parler. Donc là, vous avez eu trois réunions avec vos principaux interlocuteurs, il n'en est rien sorti ? Actuellement, non. La seule réponse qu'il y a eu sur les revendications au-delà des étudiantes était le déblocage
de
stocks stratégiques au niveau de l'essence, mais qui n'a aucun rapport avec nous, et en plus,
ce
n'est pas vraiment une solution pérenne. Alors justement, selon vous, quelles sont les deux ou trois mesures d'urgence à prendre là pour les étudiants et les lycéens
?
Donc, comme je le disais, il y a la rénovation des bâtiments, parce qu
'on
sait qu'il y a encore des bâtiments avec de l'amiant, qui sont parfois aussi mal isolés l'été et l'hiver, il y a la possibilité de réduire les effectifs avec plus de professeurs. Alors, ça ne se fera pas forcément sur une année, mais en tout cas, débloquer ces enveloppes de 10 milliards qui est demandé. Vous, vous étudiez à Pasteur, sur le campus Pasteur, dans le quartier de la préfecture à Rouen. Vous êtes confronté à ce problème de manque de professeurs
?
Oui, alors personnellement, je peux dire que je n'ai pas anglais depuis le début de l'année, et que je n'aurai visiblement pas anglais jusqu'à au moins la fin du semestre, si ce n'est toute l'année. Et c'est un problème qui se répercute sur les autres filières aussi. Manque de professeurs, rénovation des bâtiments, vous parliez aussi de Parcoursup. Est-ce que ça veut dire que si ces trois problèmes-là sont réglés, ce serait la fin de la contestation ? Ça serait un petit pansement, mais je ne pense pas, puisqu'on sait que l'objectif, visiblement, du gouvernement, à long terme, c'est une forme de privatisation de l'éducation.
C'est pour ça qu'ils mettent la pression sur les lycées et les universités, tout simplement pour les rendre moins attractives, et pour que ça coûte moins cher au final, et qu'on aille dans le privé, et qu
'on
rapporte de l'argent au marché. Donc les manifestations continueront,
même
si ces annonces sont faites ? Ça dépendra des annonces. Si on nous annonce un déblocage des 10 milliards dans les étudiants, il y
aura
une réduction forcément des manifestations. Par contre, on continuera, je pense, de manifester pour la vie chère, pour le prix de l'essence, etc., qu'il y
a
en cours, comme on voit que le mouvement actuel ne désomplit pas vraiment. Des manifestations qui inquiètent les commerçants du centre-ville rouennais, on l'entendait dans l'info d'ici à 7h30. Ils craignent que ça se poursuive tous les samedis, avec, en marge de ces manifestations-là, souvent des débordements et des tensions qui ont lieu en centre-ville. Vous leur répondez quoi, ce matin, à ces commerçants ? Alors, moi, je suis allé à la manifestation ce samedi.
On a assisté à, s'il y a eu des dégradations très minimes, en tout cas, ce à quoi on a assisté, ce sont des agressions physiques de membres de certains groupuscules, principalement d'extrême droite, qui ont agressé des gens, et la police, visiblement, les a laissés passer et
n'a pas protégé. Alors, c'est une vidéo
qui a été relayée sur les réseaux sociaux
par nos conférences de
Blas, plusieurs vidéos, où l'on voit ces affrontements entre ce groupe d'identitaires d'extrême droite et des manifestants en centre-ville. Alors que le centre-ville était interdit à tous les manifestants, la préfecture communique en disant que les policiers sont intervenus pour disperser tout le monde, sans tenir compte de l'appartenance politique. Voilà, c'était pour repréciser le contexte. Il y a quand même un climat, Pierre-Antoine, assez tendu dans le centre-ville et qu'on a relayé aussi ce matin, mais qu'est-ce que vous dites encore une fois aux commerçants qui s'inquiètent profondément
?
Comme on l'a vu, maintenant que le dispositif policier, qui a été excessif, le président a appelé la BRI, le RED, quasiment les Avengers, pour venir protéger les commerçants, Alors, si le premier samedi, le dispositif policier classique avait été proportionné, je pense qu
'il
n'y aurait pas eu de problème. De l'aveugou du gouvernement, ils ont visiblement fait n'importe quoi, et ils ont complètement sous-estimé le mouvement. Évidemment, les commerçants, on a forcément une pensée pour eux, surtout les petits commerçants qui ont été fortement impactés par les pillages et parfois des agressions.
Merci
à vous, Pierre-Antoine, d'être passé par nos studios ce matin. Alors, je le rappelle, vous êtes membre de l'Union étudiante de Rouen, des organisations lycéennes et étudiantes qui sont reçues cet après-midi par le Premier ministre
Sébastien Lecranu. Est-ce que je peux noter une dernière chose ?
Très rapidement. Très rapidement. On a une vidéo qui nous est sortie hier où on peut apercevoir des membres des forces de l'ordre jeter une grenade lacrymogène vers des petits-enfants. Alors, on va vérifier tout ça.
C'est une vidéo qui s'offre sur les réseaux sociaux. Il y a des vidéos et il y a des témoignages du gouvernement.
Voilà. Merci à vous, Pierre-Antoine.
Merci beaucoup à vous.
Il est 7h53. On revient sur tout cela dans les infos. Toute l'actu locale, c'est à 8h.