L'Europe face à une crise alimentaire ?
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on les matins de france culture guillaume erner la guerre entre la russie et l'ukraine entraîne une hausse record du prix des matières premières alimentaires du blé de l'huile du soja notamment l'europe se prépare à connaître une réelle crise alimentaire la situation sera sans doute plus difficile encore dans d'autres régions du monde au maghreb par exemple comment concilier souveraineté alimentaire et solidarité productivité respect des écosystèmes pour en parler nous sommes en duplex à bruxelles avec pierre marie aubert bonjour bonjour vous coordonnez l'initiative politique publique pour l'agriculture européenne et je remercie angers digoin de rendre ce duplex possible et puis ici en studio à paris michel portier bonjour bonjour vous êtes directeur d'agritel un cabinet d analyse et de conseil spécialisée dans les marchés agricoles et agro-industriels et dans le journal l'opinion du jour il est indiqué qu'aujourd'hui il y a environ 20 millions de tonnes de céréales bloqués dans les silos ukrainiens bloqués par les russes et de la même façon d'après des informations donc dévoilé par le journal l'opinion près de 500 mille tonnes de céréales ont été volés par la russie dans les zones qu'elles contrôlent aujourd'hui en ukraine donc il s'agit michel portier d'une arme alimentaire qui est délibérément utilisé par la russie tout à fait la russie est le premier pays exportateur de blé au monde l'an passé on estime qu'ils ont pu exporter pas loin de 35 millions de tonnes de blé très clairement monsieur poutine prépare jeu presque envie de dire son coup depuis 2014 puisque après la révolution de medan il a incité fortement son agriculture devenir beaucoup plus pro de productiviste et à atteindre non seulement une autonomie agricole ne te mis au niveau de l'utilisation des céréales et oléagineux mais surtout d'avoir une possibilité d'avoir une influence importante sur la scène internationale à tel point qu'ils ne se cache pas de dire si vous êtes gentils avec moi vous aurez mon blé si vous ne me soutenez pas où me critiquer trop évidemment je ne vous livrerai pas la marchandise que j'ai à disposition en tant que premier pays exportateur de blé au monde qu'at-il fait pour augmenter la productivité et la production donc en céréales il a soutenu énormément son agriculture il a soutenu énormément son agriculture à la fois en subventionnant jédir ccc producteurs mais aussi en développant énormément ses structures ses structures logistiques quand je dis ces structures logistiques il a développé le ferroviaire il a développé augmenter la capacité d'exportation de ses principaux ports dont novorossiisk notamment donc il a investi énormément on va dire dans tout ce qui est infrastructure logistique et inciter les agriculteurs à produire plus comment ben en soutenant les prix de toute façon c'est la meilleure façon de effet y ait effectivement d'inciter des agriculteurs à produire plus et la russie va encore produire plus dans les années à venir pourquoi parceque ils sont parmi les bénéficiaires du réchauffement climatique on comprend bien très clairement qu'avec le réchauffement climatique il ya de plus en plus de terres cultivables on monte de plus en plus au nord de la russie d'habitude encore ces dernières années les sens et de la production se concentrer dans le sud bien évidemment là où il y avait peu de dégâts de risque de dégâts de gel l'hiver avec le réchauffement climatique on voit très bien les zones géographiques qui se déplacent vers vers le centre et vers le nord où il ya de plus en plus donc de terre qui sont cultivables l'exploitation type en russie qu'elle était leçon d exploitation de grande taille qui les possèdent qui a aujourd'hui donc part à cette entreprise de développer la production agricole russe michel portier alors on a vraiment de deux catégories d'exploitation on a les toutes petites exploitations on va dire un petit peu every year qui correspondait répondre aux besoins de l'agriculteur et de sa famille très très clairement qu'ils existent encore mais on a une grande disparité avec des exploitations de taille gigantesque on a plusieurs exploitations nous-mêmes chez agritel que l'on conseille qui font deux cent mille trois cent mille trois cent mille hectares c'est à dire que 5 ou d exploitation de cette taille en dehors de la russie ça existe ah ça existe je crois que l'exploitation la plus grande que j'ai visitées sur kazakhstan avec un million d'hectares donc cesser ces gigantesques lorsque vous visité une exploitation comme comme ça d'un million d'hectares je me rappelle il y avait 60 moissonneuses batteuses sur sur le même champ en train combien de personnes y travaillent dans des exploitations on va dans les exploitations le le salaire est très faible le smic est très faible donc vous avez même si il ya une mécanisation qui se développe de manière de plus en plus importante si on compte le nombre du th évidemment à à la tonne de blé u th 8 h perdant unités de travailleurs humain donc on va dire nombre de salariés à la tonne de blé il est relativement important puisque la main d'oeuvre ne coûte pas cher donc très clairement il ya un avantage on le sait très bien compétitif à la fois en termes de surface parce qu'il est très clair que lorsque vous avez des parcelles qui font un mille hectares c'est beaucoup plus facile à cultiver avec un très gros tracteur un très grosse noire et on a des moyens importants au niveau technique technologique pour optimiser ses investissements en matériel et puis il y a l'avantagent de réduction effectivement des coups à l'hectare mais alors ça signifie qu'on a affaire à des monocultures à perte de vue dans certaines régions alors monoculture non ils sont capables de faire de la polyculture mais peut-être une polyculture très ciblées on va dire blé orge et tournesol il faut pas oublier que c'est complémentaire oui oui c'est complémentaire mais c'est ce qu'on appelle la rotation des cultures c'est à dire lorsque vous faites un blé une année l'année d'après généralement vous faites une orge et la troisième année vous casser ce qu'on appelle la production céréale là seulement céréales en mettant bas soit 1 oléagineux soit 1 protéagineux donc un tournesol un colza ou un soja ou autre donc c'est ce qu'on appelle la rotation des cultures donc ce ne sont pas que des cultures que de la monoculture c'est vrai que c'est impressionnant lorsque vous il ya un champ de 1000 hectares qui fait mille hectares de blé mais elle n'aide après il fera peut-être mille hectares de tournesol ou 1000 hectares d'orge mais juste pour nous donner un ordre d'idée en france l' exploitation moyenne en céréales elle fait quelle taille écoutez on considère en france alors je me méfie toujours un petit peu des moyennes c'est toujours un petit peu compliqué mais la moyenne ne peut être des fermes françaises en céréales va tourner et peut-être autour de 110 120 secteur et les plus grandes exploitations françaises ont les plus grandes exploitations françaises dès l'instant où on franchit les mille hectares c'est remarquable entre entre guillemets c'est à dire vous allez avoir 1000 2000 hectares mais on a aussi une politique qui n'incite pas spécialement en france à l'agrandissement des exploitations j'en veux pour preuve les nouvelles voies qui vont être mises en application par les safer ont à peine est là pour rappeler ce que sont les safer ce sont les étudier lorsqu'on est ravi mais lorsque étudiant en géographie très clairement aujourd'hui si vous voulez vous agrandir vous êtes obligés de passer par une autorisation administrative par pas par les safer et ses autorisations empêche quelque part ou limite quelque part s'ils voulaient l'agrandissement des exploitations vous ne faites pas ce que vous voulez de la terre agricole on ne fait pas ce que l'on veut de la terre agricole en france très clairement alors je ne dis pas qu'il faut faire tout et n'importe quoi très clairement évidemment ils jouent un rôle de essayer de conserver un certain nombre d'agriculteurs sur le territoire puisque on a énormément disparition d'agriculteurs en france et cela va s'accentuer de par un âge très vieillissant de la population agricole avec énormément d'agriculteurs qui vont partir à la retraite mais très clairement il ya des contraintes administratives en france et plus largement en europe qui certainement empêche peut-être une optimisation en termes de coût de revient par exemple sur une exploitation mais alors justement lorsque l'on voit ces évolutions la pierre marie aubert je rappelle que vous coordonnez l'initiative politique publique pour l'agriculture européenne j'imagine que cette évolution de l'agriculture russe elle a été suivie depuis 2014 disait michel portier on a affaire à une mutation est ce que n'a pas considéré que cela augurait de l'utilisation d'une véritable arme agricole de la part de la russie je pense qu'effectivement c'est des questions finition qui ont été posées avaient des collègues comme sébastien abis pose ces questions depuis depuis longtemps c'est vrai comme a dit michel portier que au monde après l'embargo russe la russie s'est concentré sur ce qu'elle pouvait encore produire et exporter en l'occurrence l'agriculture et je pense qu'il faut pas parler que de la russie du point de vue de manière de des céréaliers ou de la demande en céréales européennes et en oléagineux aussi donc les oléagineux sur les tournesols dont on a parlé michel portier on a vu depuis 2000 même de même avant 2014 depuis 2010 et à près d augmente d augmentation des importations en provenance des pays de ces pays là en particulier pour le marché de l'alimentation animale mais il n'ya pas que ça qu'on a surveillé comme le comme le lait sur le feu même si on n'a pas fait grand chose quand en 2016 on les récolte de céréales en france on est extrêmement mauvaise pour des raisons climatiques et bien de nombreux pays qui se fournissait historiquement en france et notamment les pays d'afrique du nord ont trouvé ce qu'on appelait à l'époque les routes de la mer noire les routes marchands de la mer noire et ont changé en fait des partenaires commerciaux pour s'approvisionner ils se sont tournés massivement vers la russie vers la russie vers l'ukraine donc c'est par un sujet nouveau que les gains enfin les gains de compétitivité dont a parlé michel portier qui ont été réalisées en russie d'une dans une de même manière en ukraine depuis depuis dix ans sont d'une certaine manière vu comme une menace commercial pour beaucoup d'opérateurs de la production céréalière européenne y at-il eu des réponses à ce qui a été perçu comme une menace pierre marie aubert ça n'a pas été facile parce que comme l'a dit michel portier on est quand même sur des contextes aux valeurs socioéconomiques et politiques qui sont très différents je partage pas nécessairement tout l'analyste café michel portier sur la limite à l'agrandissement des structures il ya quand même beaucoup de terre qui vont à l'agrandissement en france aujourd'hui même si les affaires contrats et de contrôle je suis d'accord avec lui sur le fait que mais apparemment on n'a pas tout à l'air au même ordre de grandeur on a même l'impression que l'on parle bien sûr de grands céréaliers en france et le fait de passer d'exploitation qui font mille hectares à des exploitations qui peuvent faire jusqu'à un million d'hectares j'imagine que ce sont des cas particuliers et on n'a pas affaire assez sur vannes de même nature en fait je pose la question d'ailleurs non mais bien sûr et je pense que michel portier a beaucoup d'éléments là dessus les collègues d'arvalis avait fait pas mal de travaux sur les coûts de revient à l'hectare en fonction des années est ce que c'est une année de bons rendements ou donner de mauvais rendement est en fait les russes et les ukrainiens étaient à peu près les seuls qui quelle que soit la situation bon gouvernement avait des coûts de revient qui est inférieur au prix de marché hors subventions donc il était sûr d'être bénéficiaire sur la production alors que céréaliers français en contexte et ses coûts de revient sont en général légèrement inférieur et en cas de mauvaise année supérieure au prix de marché mondial et il le doit en fait sa rentabilité économique que a l'existence de subventions donc c'est bien vu et effectivement beaucoup d'opérateurs qui demande et on va venir je pense sur des sujets très très d'actualité il ya beaucoup d'opérateurs qui disent c'est pas possible de continuer à travailler dans ces conditions avec ce différentiel en fait de normes de normes sociales de normes environnementales ça nous met en danger en termes de compétitivité prix sur le marché intérieur comme sur les marchés à l'export lâchez-nous les baskets et laissez nous produirons paix ou alors et je termine là dessus ou alors révisons notamment il y avait eu un traité doazit neige qui avait été fait avec l'ukraine qui permet d'importer encore plus facilement qu'auparavant les productions céréalières et agricole en général donc là il ya un enjeu commercial qui est très important et un enjeu de normes de production qui est très important alors quand on parle de normes on songe michel portier bien sûr à l'utilisation d'intrants l'utilisation d'engrais est ce que il ya une différence par exemple entre la manière dont les russes les ukrainiens utilisent les engrais dans ses différentes cultures alors dans la manière sur les engrais je dirais peut-être pas mais la russie a un gros avantage compétitif c'est que le principal en grèce et la zone pour faire repousser les céréales notamment et la zot c'est la composition du prix c'est du gaz donc évidemment on retrouve la problématique du fait que la russie est un gros producteur de gaz donc à des engrais des coûts de production d'engrais bien inférieur à la france donc sur l'utilisation des engrais je pense pas qu'ils aient une grosse différence des semences ogm alors évidemment là on va plutôt parler de l'amérique du sud comme comme concurrents ou de l'amérique du nord il est évident que les semences ogm étant interdite en en europe on a un désavantage évidemment concurrentiel là dessus parce que la russie l'ukraine les utilise alors la russie et l'ukraine commencent à utiliser les ogm et ce sont pas on va dire les champions du monde et champions du monde sur les ogm déjà les ogm en blé pour la première fois ont été cultivés l'année dernière je prends en argentine mais les ogm anglais n'existait pas ce qui existe en en ogm c'est surtout sur le maïs et sur le soja dol ou des céréales aussi comment donc dans des céréales oscillant oui maïs céréales évidemment ce ge a donc protéagineux donc les gros exportateurs et fournisseurs sur la scène internationale de maïs le premier producteur et exportateur de maïs sont les des états unis bien évidemment bénéficie par rapport aux maïsiculteurs français d'un avantage compétitif c'est de pouvoir produire du maïs un coût inférieur aux producteurs français puisque il va pouvoir utiliser notamment du glyphosate avec des plantes résistantes au glyphosate grâce aux ogm est-ce que ça ça créé par exemple la véritable différentiel de compétitivité en mettant de côté mais il faut reparler aussi michel portier la question bien sûr des normes différentes est ce que les normes différentes alors c'est cela ou pas oui mais bon de toute façon ce qu'il faut être certain c'est que le marché puisse payer et sur mesure de payer ce différentiel de surcoûts de production qu'on aura avec les normes conquis sont imposés je m'explique aujourd'hui un maïs non ogm doit valoir beaucoup plus cher qu'un maïs ogm bon sous réserve évidemment des problèmes de logistique et des courants rendu mais après qu'elle ait le consentement du consommateur à payer on va dire une agriculture raisonnée avec des normes beaucoup plus stricte par rapport à une agriculture beaucoup plus libéral et des normes bien plus légère toute la problématique est là et je pense que l'un des sujets majeurs a été que depuis des années et des années le poids de l'alimentation dans le budget des ménages n'a cessé de baisser et je pense qu'on est arrivé un plancher et que ce poids de l'alimentation dans le budget des ménages devrait augmenter si on veut conservez une alimentation saine et durable l'autre question rapidement sur le pack ou de ses productions c'est l utilisation de main d'oeuvre où vous l'avez dit tout à l'heure c'est si important la manoeuvre parce qu'on voit c'est énorme moissonneuses batteuses on se dit que aujourd'hui c'est très mécanisée mais il ya quand même encore besoin de beaucoup d'agriculteurs pour faire tourner ces exploitations alors là où la main d'oeuvre va être un un avantage compétitif par rapport à france c'est plutôt sur des produits qui nécessitent vous avez tout à fait raison beaucoup plus de main d'oeuvre donc j'irai plutôt sur les fruits et légumes bien évidemment je pense aux asperges où on ne trouve pas de manoeuvre on essaie de cultiver on met ça c'est pas vraiment l'âme alimentaires non c'est pas d'armes alimentaire lors si on reste sur l'armé alimentaire je vais vous donner quand même un exemple il ya un an et demi donc bien avant le début du conflit avec l'ukraine et la russie puisqu'on conseil nous pas mal on conseillait pas mal d'exploitations agricoles et de holding en russie on avait un coût de production départ ferme à 90 euros la tonne en blé quand nous nous étions à 150 euros tonne ha oui donc il ya une réelle différence on poursuit ses explications sur l'utilisation par la russie de larmes alimentaire et la manière on en reparle dans une vingtaine de minutes dont il pourrait y avoir une véritable précarité alimentaire dans certaines régions du monde du fait don de ce conflit entre la russie et d'ukraine nous sommes en compagnie de pierre marie aubert qui coordonne initiatives politiques publiques pour l'agriculture européenne et michel portier directeur d'agritel il est 8 heures sur france culture une la guerre entre la russie et l'ukraine entraîne une hausse record du prix des matières premières alimentaires du blé de l'huile du soja de l'inflation dans nos contrées et puis peut-être des famines ailleurs on en parle en compagnie de michel portier directeur d'agritel cabinet d'analysé de conseil spécialisée dans les marchés agricoles et agro-industriels et pierre marie aubert vous êtes en duplex depuis bruxelles vous coordonner les initiatives politiques publiques pour l'agriculture européenne et j'aimerais vous faire réagir à un jugement qui est formulée par un expert interrogé par le journal l'opinion ce jugement ils suivront penser la russie en déroute elle est en passe de donner à l'occident une leçon de guerre économique les cours du blé russe maîtrisé par moscou sont les plus bas de la planète à 419 dollars la tonne l'abondant blé russe est un produit d'appel pour les pays pauvres qu'en pensez-vous pierre marie aubert cérons il ya une part de il ya une part de vérité ou de lucidité leur set dans ce constat à un blé à 99 euros la tonne dans les systèmes alimentaires du sud dans des pays du sud dont on fête la résilience avec un mise à mal par des ajustements structurels et avant sa part des choix politiques en fait d'orienter les investissements vers le secteur secondaire et l'industrie plutôt que d'investir dans la culture parce qu'on a fait des paris sur une industrielle assure rapide et sur le fait que secteur primaire n'allait pas être utile à cela effectivement pour tous ces pays là c'est hyper intéressant de pouvoir toucher du blé russe à ces prix là maintenant ça c'est la situation aujourd'hui il ya des enjeux de réponse à court terme et on en a et il ya aussi des questions à moyen et à long terme qu'est ce qu'on peut faire à court terme parce que j'imagine que l'élasticité des terres agricoles est faible est ce qu'il y a des stocks des stocks de réserve est ce que ces stocks peuvent être utilisés pour tenter de contrer la manière dont la russie utilise aujourd'hui larmes alimentaire il ya il ya deux choses qu'il faut bien avoir en tête d'une part la question de la hausse des prix que vous avez évoqué tout à l'heure il faut pas oublier que cette hausse des prix c'est pas la conséquence directe dû conflit ukrainien enfin disons que ça c'est un élément conjoncturel qui effectivement a joué très fort récemment mais qui est venue s'ajouter à une tendance structurelle la hausse des prix agricoles elle a démarré fin 2020 et comme l'a dit michel portier elle suit directement et manière quasiment homothétique la hausse des cours de l'énergie qui elle-même détermine la hausse des cours des fertilisants et que c'était certes mais il ya quand même 20 millions de tonnes de céréales bloqués dans les silos en ukraine alors je ne suis pas capable et d'ailleurs je vous pose la question est de savoir s'il s'agit d'un poids suffisant en matière de céréales pour peser sur les cours internationaux j'imagine que oui je ne sais pas dans quelle mesure est il faut il faut il faut il faut bien avoir d'être ce que j'avais ce que je voulais dire c'est que aujourd'hui il faut distinguer la question de l'accessibilité physique et la dispute et physique et de l'accessibilité en prix la disponibilité physique maintenant elle est pas en cause ou en tout cas elle est modérément cause des ce qui se passe c'est qu'effectivement on a un problème de l'organisation des marchés et d'accroissement des prix du fait qu' il ya il ya un morceau qui manquent et est-ce qu'il est gros petits moyens par rapport à l'état des stocks privés sur lesquelles on n'a aucune information c'est toujours difficile à dire on sait très bien qu'il ya des récoltes qui vont être pauvre dans certains pays donc il ya un problème physique c'est clair mais il ya surtout un problème d'organisation des marchés qui fait que la hausse des prix elle est sans commune mesure avec le problème physique qui est en train de se poser donc ça il faut bien avoir en tête donc ce que j'allais dire c'est qu'effectivement aujourd'hui la crise de 2007 a créé de 2010 qui était des crises aussi de prix alimentaires très importants ont donné à voir des opérateurs qui ont été capables d'engranger des bénéfices extrêmement important parce qu'ils avaient un rôle d'intermédiation sur les marchés donc il faut il faut il faut vraiment raison gardée par rapport à quel est l'enjeu de cette hausse des prix cette hausse des prix c'est un drame pour tous les pays qui sont extrêmement dépendants import et notamment et qui sont dépendants de l'aide alimentaire parce qu'avec en euros on achète moins d' aide alimentaire quand les prix sont intéressants à la toile plutôt qu'à 200 euros la tonne mais on est aussi en capacité de dire attendez ses prix ils dépendent pour une part de forme de spéculation on est en capacité de faire des shows that us juste on n'a peut-être pas envie mais alors à quoi pensez-vous qu est ce que l'on pourrait faire parce que ce qui est quand même ironique tristement ironique dans cette situation c'est que tout cela procède de volonté de sanctionner la russie et si on en croit cette assertion j'ai cité tout à l'heure c'est la russie qui donnerait à l'occident une leçon de guerres économiques parce que c'est la russie qui est aujourd'hui en passe de donner les cartes sur le marché international en matière de céréales ben c'est clair que les pays très dépendant des importations de blé aujourd'hui et on voit bien ce qui se passe en afrique en termes de réaction ils sont très contents de faire affaire avec la russie et d'inconnu géopolitique c'est clair que là il ya des leçons à tirer de tout ça maintenant que peut faire que peut faire l'europe l'europe et pas non plus complètement démunis on a 8 % de nos céréales qui partent en incorporation en biocarburants bon on peut aussi décider aujourd'hui de limiter le taux d'incorporation ça a été fait par certains pays en europe centrale qui ont décidé de passer à 0 ce qu'on appelle le moins d'incorporation c'est à dire la part de bio carburant qu'on met dans le dans l'essence ou du gasoil avec la roue libre pardonnez moi je vous coupe le rat cela aura d'autres conséquences parce que vous allez le faire si vous diminuez le taux d'incorporation vous allez les diminuer précisément au moment où les hydrocarbures sont au plus haut c'est sur ce que je voulais dire c'est qu'il ya des questions de court terme effectivement à court terme il a quand même des questions sur lesquelles je prétends pas avoir toutes les réponses et il ya des questions de moyen terme et de long terme et je voudrais pas que parce que à court terme on a des enjeux très importants on oublie d'avoir une réflexion à moyen terme à long terme et à moyen terme à long terme les réponses se trouvent au nord pays où ces deux comme dans lé sud dans lé sud les systèmes alimentaires qui ont été construits depuis les vingt trente dernières années et au delà même dès les années 70 ces deux systèmes profondément ce qu'on pourrait dire hétéronome qui sont construit sur la dépendance délibérément parce qu'encore une fois on voulait pas rester à l'agriculture on pensait que c'était plus intéressant d'investir dans la banque mondiale en 2008 a sonné le rappel en dix ans e on s'est un petit peu trompé il faut relancer les investissements l'aide publique au développement pour le développement agricole sa n'a pas été suivie non plus des faits extrêmement important il ya une analyse qui a été fait et pour ce qui concerne les pays du nord aujourd'hui on est quand même sur des taux d'utilisation la production végétale de 60 70 voire 75 % selon les cultures en alimentation animale pour une surconsommation de protéines animales qui est lors du double de ceux dont on a beau pourquoi nos besoins nutritionnels donc à moyen terme il faut penser simultanément la transition des systèmes alimentaires du nord vers une moindre utilisation de production végétale pour la production animale et les pays des systèmes alimentaires du sud vers une restructuration et un accroissement de la résidence de ces systèmes il ya des marges de manoeuvre énorme dans tout un tas de pays d'afrique sub saharienne pour accroître la production et pour répondre aux besoins des marchés locaux ou régionaux qu'en pensez vous cech le portier oui enfin je partage l'essentiel de ce qu'a dit pierre marie robert à quelques bémols près notamment sur les biocarburants je pense qu'il ne faut pas confondre les solutions court terme qui est mettrait à mal les solutions long terme et on ne peut pas détruire une filière qu'on a construite sur le bio diesel ou sur le bioéthanol du jour au lendemain faut pas oublier que tout ce qu'on utilise en bio diesel ou en bioéthanol derrière il ya des dérives et c'est à dire qu'il ya des drèches ce qu'on appelle c'est à dire que on va pouvoir nourrir aussi les animaux avec des géants veut dire des coproduits de cette industrie des biocarburants ça veut dire que quand vous faites du biocarburant la totalité ne va pas en biocarburants non bien entendu vous avez ce qu'on appelle des drèches d'aider des résidus c'est à dire tous non mais pas directement du blé dans leur temps son réservoir donc la passe par une industrie dans cette industrie il ya ce qu'on appelle des co produits et ses co produits servent à la nourriture animale donc faut bien reprendre l'ensemble de la filière et déséquilibre mais on a quand même affaire est ce assez très marquant chez le portier lorsqu'on prend par exemple la dépendance au blé ukrainien on se rend compte que certains pays sont dépendants à 65% le liban par exemple la libye 45% la somalie et d'erythrée 50% sont précisément des pays qui sont déjà dans des situations absolument dramatique qui sont justement les plus dépendants à ce blé ukrainien oui alors comme l'a dit pierre marie aubert dire la situation n'a pas démarré au mois de février 1 on était parti depuis effectivement 2020 à notre avis sur une hausse structurelle des cours des denrées alimentaires des matières premières agricoles pour des raisons liées effectivement à l'énergie et puis il y est aussi à des incidents climatiques à répétition faut pas oublier que l'an passé on a eu un incident climatique majeur au canada qui a connu une sécheresse absolument historique qui fait que ça déséquilibre le marché le marché est un équilibre fragile vous donner un exemple on produit ou grosso modo 770 millions de tonnes de blé dans le monde sur ces 700 110 millions tonnes de blé dans le monde il y a deux sens autour de 200 millions de tonnes de blé qui sont échangées donc exporter et donc apporter aussi et cette année c'est essentiellement un problème de logistique qui fait flamber les prix pourquoi pas ce qu'il veut a manqué 20 millions de tonnes de céréales effectivement de l'ukraine très clairement ce qui fait que l'on considère leurs 20 millions du coup c'est pas grand chose dans sa evola mineurs sur les 6 millions soit 10 % et 10 % mais c'est dire si vous regardez la ch'ti citer les marchés 10% simon que 10% du commerce mondial sur dudu blessés gigantesque mais sur les stocks de réserve que nous avons même si effectivement cela aura un impact sur les prix est ce que ces 10 millions ils sont absorbable bas on a des stocks mais la problématique c'est comment les rendre disponibles sur le marché même si ça fait un peu plus d'un mois de stock j'espère que l'union européenne à 1 mois de stocks de blé l'union européenne n'a pas beaucoup de stocks de blé par rapport si on compare à la chine la chine quasiment presqu'un enfin neuf mois dix mois de stocks de blé l'union européenne a beaucoup moins de bébés peut-être 10 12 % de sa consommation en blé en stock mais il n'y a pas de danger majeur même si on a un incident climatique important sur l'europe dieu sait si on peut parler de l'actualité aujourd'hui avec la sécheresse en france bon nous sommes quand même assez résilient dans dans ce domaine et n'oublions pas que la france est le premier pays exportateur de blé et de maïs d'ailleurs en europe donc on exporte une tonne sur deux docks pour la france il n'y a pas de souci majeur ce qui veut dire que on a aussi une actualité une agriculture très productive puisque on parlait tout à l'heure des de ces immenses exploitations kazakhstan vous évoquiez un million d'hectares en france vous disiez mille hectares pour l'exploitation moyenne mais une productivité si cette fois supérieur à tout à fait ainsi je prenais le kazakhstan brl kazakhstan à cause du climat ne peut semer son blé qu'au mois de mai ils récoltent au matin septembre grosso modo donc c'est du ce qu'on appelle du blé de printemps avec un cycle végétatif extrêmement court la moyenne de rendement à l'hectare au kazakhstan c'est une tonne cat la moyenne de rendement en france sur une moyenne quinquennale ces sept tonnes 3 donc effectivement on voit qu'en france on énergie culture très productive une agriculture très productive une agriculture qui l'a aussi utilisent peut-être moins de pesticides moins d'engrais qu'au kazakhstan ou en ukraine où est-ce qu'il n'y a pas véritablement de différences dans les traitements pour ce type de production alors si on aborde le problème des pesticides déjà je rêverais on parle pas de pesticides mais de produits de protection de la plante quand vous allez à la pharmacie vous et que vous allez chercher un médicament vous ne dites pas je viens chercher un poison donc attention à la grille bashing dans dans ce domaine savez que c'est un autre débat mais c'est ben oui mais vous m'avez tendu une perche donc très très clairement en ce qui concerne les réductions d'intrants et notamment d'utilisation de produits phytosanitaires de protection de la plante donc nous avertissent et tous les synonymes on veut nous utilisons non nous sommes effectivement très en avance dans ce domaine mais je le regrette pas spécialement la seule chose que je regrette c'est avant d'interdire quelque chose c'est d'avoir la solution au portefeuille parce qu'on a un petit peu tendance en france excusez moi je vais prendre une une expression très agricole d'athlé la charrue avant les boeufs c'est à dire on va commencer par interdire et après trouver la solution je rêverais qu'on trouve la solution allemande d'interdire pierre marie aubert ça veut dire que on va progressivement se désintéresser de l'agriculture bio de l'agriculture raisonnée parce que l'urgence de l'époque et bien elle veut que l'on privilégie une agriculture productive et pour que celle ci le soin et bien il faut utiliser des intrants une agriculture très mécanisée c'est intéressant de comparaison avec la la russie l'ukraine le kazakhstan et puis le fpi l'europe l'europe on a parlé de la productivité on va dire la productivité à l'hectare des rendements physique combien au produit donné ce chiffre de 7 tonnes de blé qu'il faut savoir c'est dans la plupart des pays d'europe de l'ouest et dans une moindre mesure d'europe de l'est la productivité à l'hectare est atteint on est très proche de ce qu'on considère comme étant le potentiel agronomique maximum c'est à dire en gros compte tenu des conditions de précipitation de température et la qualité des sols le maximum de ce qu'on peut produire par hectare et donc on est assez loin de ses potentiels en russie en ukraine mais néanmoins la manière dont on exploite ça a été bien documentée par différents collègues travaillant là dessus dont on exploite en russie en ukraine cd forme de cd exploitation qu elle quasiment minière du point de vue des sols on est les soldes extrêmement riche là en azote et en fait on sait très bien que même si on est encore assez loin déposant sur les briques maximum on est sur une agriculture qui est pas complètement saoul table sur le moyen sur le long terme et en europe en europe de l'ouest notamment si on se disait par exemple oui en fait il s'agit de produire plus quelles sont les marges de manoeuvre réel dont on dispose et en fait elles sont assez faibles voire très faibles on est quand même sur des bilans des bilans nutritifs sur les plantes et sur l'environnement qui sont déjà extrêmement défavorable en a les surplus ce qu'on appelle les surplus d'éléments nutritifs qui sont extrêmement importants en azote et en phosphore un peu partout avec des effets délétères sur la qualité des eaux sur la biodiversité et c'est donc en fête et les rendements sur les principales cultures céréalières et oléagineux depuis 25 ans il son bail stagne et non seulement il stagne mais parfois il les croise et cerise sur le gâteau ils sont de plus en plus variable parce que bah en fait les des aléas climatiques augmente et c'est donc si sur les romans on a peu de marge de manoeuvre voire pas du tout parce qu'en fait on a un problème de gestion de nos éléments nutritifs est-ce qu'on peut aller chercher du côté des surfaces ça a été les propositions qui ont été faites par le gouvernement français qui ont été reprises par certains opérateurs nord on va mettre en culture des jachères je rappelle que ces jachères en fait c'étaient des surfaces d'intérêt écologique qui avait été mise en place pour assurer un certain niveau de biodiversité dans les esses des agrosystèmes donc ce n'est pas spécialement des jachères en tant que surface qu'on a mis en repos pour les cultiver plus tard en fait le potentiel productif de ses achats extrêmement faible et dernier élément je pense qu'il faut quand même avoir ça en tête c'est que si les rendements et stagne et deviennent de plus en plus variable s'assigne aussi le manque de résidence et le l'état dans lequel sont de l'agro système c'est à dire une forme d'épuisement pas partout pas partout de la même manière il faut pas être dans une forme de catastrophisme il ya plein d'agriculteurs qui font des choses extrêmement vertueuse etc mais la question du bio et l'agriculture raisonnée c'est pas une question de principe c'est une question qui a abandonné est-ce qu'on veut que en 2035 en 2040 juste on puisse continuer à produire des choses et aujourd'hui la question elle se pose il faut pas juste croire que c'est du catastrophisme de d'écolo qui veulent tout en l'air c'est pas ça à la question est donc pour moi la priorité c'est le maintien du capacité du capital productif en fait de notre agriculture du point de vue du vivant qui est quand même la base à partir de laquelle on produit et de ce point de vue là c'est pas une question morale de savoir s'il faut faire réduire les intrants réduire les pesticides etc c'est juste une nécessité également par rapport aux enjeux climatiques michel porte il disait on n'a pas la solution quand on arrête les intrants je voudrais apporter une nuance on n'a pas la solution aux prix de marché assurer le problème aujourd'hui c'est un budget qui pose problème on est d'accord mais agronomiquement parlant des solutions pour réduire pour diviser par deux voire par trois les doses de pesticides sans toucher au rendement on les a agronomiquement simplement ça suppose d'avoir des rotations plus longue d'avoir des cultures qu'aujourd'hui on sait pas bien vendre qu'on sait pas beaucoup transformé et c est donc ça c'est un obstacle majeur sur lequel on n'arrive pas à travailler et pour terminer il me semble et on y travaille dessus avec un certain nombre d'opérateurs privés que si demain on avait une politique industrielle ambitieuse pour structurer les filières dont les agriculteurs ont besoin s'ils veulent diversifier et s'ils veulent pouvoir mettre en oeuvre les solutions agronomiques qui existe déjà face à certaines impasses sur le plan d'aidé protection des plantes pour reprendre le terme ne supportiez eh bien on aurait des solutions à proposer agriculteurs aujourd'hui il n'y a pas cette politique industrielle n'y a pas ce choix qui fait michel portier l'autre solution l'autre problème qui est posé par la question de larmes alimentaire c'est la manière dont seront utilisés ces céréales parce qu'on parle de céréales de blé il ya une partie qui va vers la production agricole verts notamment l'élevage une autre partie qui est directement de la consommation humaine qu'elles sont en grande masse les différentes destinations de ses productions bon il ya évidemment la farine déjà pour faire pour faire du pain va commencer par pour le blé le premier le premier élément que tout que tout le monde connaît après pierre marie aubert a effectivement signaler que le fait que nous soyons des carnivores font que les animaux les mails et les bovins sont de très mauvais transformateurs de protéines végétales il faudrait qu'on mange nous directement les les protéines végétales et non parce qu'on passe par la transformation maintenant est-ce qu'on va accepter de ne plus manger notre côte de boeuf sur le barbecue le dimanche c'est peut-être on peut réduire une chose mais faux pas ou est ce que c'est vraiment la côte de boeuf et il ya d'autres animaux qui se veut sérieux donc on prend les différents marchés je crois que vous voulez réagir pierre marie aubert si on prend les différents marchés donc non seulement les bovins mais aussi la viande de porc le poulet car je crois que la volaille est en forte progression oui en fait je pense que c'est important de considérer l'ensemble des productions céréalières et oléagineuses qui sont dans les grandes cultures des grandes plaines ukrainiennes et russes l'essentiel de la production céréalière en ukraine depuis 2010 a viré un shift c'est le maïs et c'est un maïs qui essentiellement à destination de l'alimentation animale dans les pays où il est exporté et inédit pour exemple ben des porcs et poulets 1 en europe c'est l'espagne l'italie et les pays bas qui sont des grands importateurs à la fois de maïs et de tourteaux de tournesol de la russie pour dans les élevages les vaches qu'est ce qu'elle mange je veux dire est ce qu elle pèse peu lourd les vaches dans cette production des vaches les vaches elles pèsent lourd dans la partie aux protéagineux dans le soja quand on veut faire du de la vache dans nos gm donc dû du lait du lait bio ou du repas bio d'ailleurs on va aller chercher en ukraine est peut-être en russie du soja car on aura une garantie non ogm qu'on peut pas avoir avec le brésil ou les états unis mais je vais dire par rapport à ce qu'elle dit michel partie tout à l'heure c'est vrai qu'aujourd'hui on a des systèmes d'élevage bovin qui sont allés vers des formats densification et ou du coup on donne à manger à des vaches des céréales qu'on pourrait manger nous et des oléagineux ou des protéagineux sous forme de tourteaux en fait on sait très bien aussi que les bovins et les ruminants en général sont des excellents recycleurs et des excellents transformateurs de protéines non digérable par l'homme et que des systèmes plus extensifs comme on a pu en avoir et comme mon nom il en existe encore fort heureusement permettent en fait de valoriser des espaces qui sont pas utilisés pour la production humaine et permettent de rendre à la société un tout un tas de services écosystémiques en termes de fourniture d'azoté fourniture de pollinisateurs de fourniture de paysages et que si on doit réfléchir comment on alloue nos animaux il s'agit pas dire que tout est arrivé gagnent c'est pas du tout ça le propos quand on ment 65 grammes de protéines par jour animal on peut descendre à 30,35 ya aucun problème nous disent les nutritionnistes donc divisé par deux et en fait ce que nous disent les travaux les plus récents en la matière c'est que la meilleure manière de faire de l'optimisation de l'usagé des terres et des ressources dont on dispose c'est de le faire en développant des systèmes d'élevage qu'on va appeler qui repose sur la biomasse à faible opportune un coût d'opportunité c'est à dire en gros de la biomasse qu'on n'aurait pas pu utiliser pour autre chose donc c'est des pâtures pour les animaux et c'est tout les coproduits d'en parler michel porte tout à l'heure pour les monogastriques michel portier maintenant la problématique majeure mais vous l'avez évoqué monsieur robert le premier tech majors c'est le consentement du consommateur à payer une agriculture d'aider des produits on va dire sain durable et éco responsable si on peut dire un petit peu ça mais aujourd'hui avec le pouvoir d'achat qui est effectivement en baisse et qui fait le sujet un sujet gros sujets d'actualité alors à l'heure actuelle le consommateur va chercher le produit le moins cher nous on apporte du poulet de pollock d'où on n'a pas su le greta de produits qui ne respectent pas d'ailleurs nos normes à nous du deal est brésilien et donc il faut être confronté aussi à la réalité du terrain où le pouvoir d'achat est un facteur clé surnom dans la politique il faut rajouter et michel portier à cet égard je regardais la progression donc des différents prix elle est particulièrement élevé dans le domaine de la viande la viande est en tête des produits aujourd'hui qu'ils subissent l'inflation oui c'est logique parce que de toute façon lorsqu'on regarde la part de l'alimentation dans la production d'un kilo de viande ll est extrêmement importante donc c'est il est très clair que par exemple dans une baguette de pain la part de la farine est relativement faible même s'il faut évidemment impacté la hausse des cours du blé sur le prix de la baguette de pain mais la baguette de pain ce qu'il faut prendre en compte c'est la main d'oeuvre l'électricité notamment donc sur un bovin c'est effectivement la part de l'alimentation nécessaire à l'animal à la production d'un kilo de viande est extrêmement importante ce qui veut dire que là aussi pierre marie aubert l'on peut imaginer que le consommateur évolué dans ses choix tout simplement parce qu'il ya aujourd'hui l'inflation peut-être que cela incitera certaines personnes mais alors et là de manière contrainte à diminuer leur consommation de viande peut-être que cela pourrait aussi réorienter les pratiques alimentaires c'est une question qu'on s'est posée à l'iddri finalement on compte tenu de ce qu'on appelle les élasticité prix c'est-à-dire en gros l'impact d'une hausse de prix ou des baisses de prix sur les pratiques de consommation qu'est ce que ça peut produire effectivement bon je voudrais d'abord rappeler quelque chose d'important la consommation protéines animales est relativement stable entre les différentes sociétés françaises quel que soit le niveau de diplôme quel que soit le niveau de revenu on est sur une consommation de l'ordre de de l'ordre assez similaire de 52 55 grammes de protéines animales par jour dont 25 à 28 grammes de protéines année à lille sud est de la viande le reste venant des produits laitiers ça c'est hyperimportant avoir en tête et en fait ce qui va changer c'est la nature des produits animaux qui sont achetés michel porte il rappelé tout à l'heure effectivement on va avoir on a une augmentation très importante des importations sur le marché intérieur issu de pologne d'allemagne d'ukraine sur des sur des produits d'entrée de gamme qu'on n'est pas capable de produire ou plus capable de produire en france donc ce qu'on s'est posé comme question c'est est-ce que la hausse des cours peut être une manière hausse des prix des animaux de faire évoluer pratiques alimentaires outre le fait que c'est quand même quelque chose qui politiquement aujourd'hui est pas facile à défendre on va dire aux ceux qui ont les budgets plus contre hama vous pouvez en profiter pour manger moins de produits animaux je pensais pas tout à fait audible et ses pleurs tout à fait légitime de le dire comme ça on a besoin d'embarquer tout le monde dans cette discussion là et on sait très bien je voudrais juste dire à un dernière truc une dernière chose on sait très bien que les pratiques alimentaires aujourd'hui en matière notamment de produits animaux sont quand même essentiellement le produit d'une politique de l'offre on a c'était toujours les objectifs de la politique actuelle commune on a voulu baisser le coût de l'alimentation on a augmenté la production animale parce que c'était la meilleure manière en gros de maintenant l'emploi et de la valeur dans le système alimentaire l'âme et maintenant voilà aujourd'hui on a des flux poussée et la classe que la question aujourd'hui c'est comment on fait pour parvenir à marier parce qu'il agit pas de revenir à nice a dit de faire continuer d'évoluer cette cette pratique alimentaire et c'est quand même un sujet qu'on a du mal à faire émerger dans l'espace public comme un objet légitime de discussion un mot de conclusion michel portier un mot de conclusion je voudrais quand même qu'on élargisse le débat pas uniquement à la france si vous regardez l'augmentation de pouvoir d'achat en inde où l'augmentation du pouvoir d'achat en chine comme conséquence a automatiquement une augmentation de la consommation de viande mais là aussi on voit par exemple que la chine vous l'évoquiez tout à l'heure michel portier a pris un certain nombre de mesures des mesures qui vont encore peser sur l'augmentation des cours oui non mais de toute façon c'est très clair qu'il faut remettre au centre du débat et puis je pense que pierre marie aubert est d'accord avec moi il a cité sébastien abis et qu' il faut remettre le débat de la souveraineté alimentaire non pas seulement en france mais au niveau du monde et est ce que c'est quelque chose qui est fait aujourd'hui c'est quelque chose qui je l'espère va être mis au devant de la scène merci à tous les deux pierre marie aubert vous coordonnez l'initiative politique publique pour l'agriculture européenne et je remercie angélique bouin qui a rendu ce duplex depuis bruxelles possible merci michel portier vous êtes directeur d'agritel un cabinet d analyse et de conseil spécialisée dans les marchés agricoles et agro-industriels jeu
Alexandre Portier