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videoyoutube.com· 12 juillet 2026

Le Grand Dossier - Guerre Iran-USA : la crainte de l'embrasement|LCI

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

16h45, bienvenue dans votre grand dossier ce soir sur LCI consacré à cette question. Sommes-nous face à un retour de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran ? L'armée américaine a mené cette nuit sa plus grosse campagne de frappe sur le territoire iranien depuis le cessez-le-feu début avril. 150 cibles militaires visées sur 1000 km de côte.

Vous verrez toutes les images décryptées avec nos invités. Téhéran a immédiatement riposté de manière plus intense en visant presque tous les pays du Golfe. L'Iran ne semble plus retenir ses coups pour défendre ce qui apparaît comme sa priorité, le contrôle du détroit d'Hormuz.

La République islamique va-t-elle faire plier Donald Trump sur le sujet ? Le président américain va-t-il être obligé de repartir en guerre pour ne pas perdre la face ? On se posera toutes les questions dans le grand dossier.

Alors que pendant ce temps-là, pendant ce temps-là, les Iraniens semblent aussi déterminés à ne rien lâcher sur le nucléaire. Images, satellites à la pluie. Écoutez en tout cas le porte-parole de l'armée iranienne aujourd'hui qui se dit prêt à repartir au combat à tout moment.

Nous n'avons jamais fait confiance ni aux Américains ni à nos ennemis. Nous mettons à jour en permanence notre base de données de cibles et nous nous efforçons d'améliorer nos capacités de combat. Nous devons être prêts à faire face à tous les scénarios et c'est un travail que nous menons de manière continue au quotidien.

Et comme je l'ai dit, il vaudrait mieux que les Américains mettent fin à leur propre intervention déstabilisatrice dans la région. Et on en parle avec tous nos invités dans le grand dossier. Xavier de Giacomoni, bonsoir, journaliste international LCI.

Marc Semo est également avec nous. Bonsoir Marc, journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de ce livre, « La géopolitique en 100 questions » aux éditions Thalendier qui vient de sortir d'ailleurs en poche. C'est la nouveauté.

Vincent Crouzet est également avec nous. Bonsoir Vincent, expert en renseignements, écrivain, ancien espion, auteur de ce livre d'ailleurs, « Le jour où je suis devenu aux espions » aux éditions de l'Observatoire. Et puis Rina Bassi, c'est également avec nous.

Bonsoir Rina, journaliste franco-israélienne, correspondante Al Monitor. Voilà pour le casting de ce grand dossier. On va tout de suite comprendre ce qu'il s'est passé cette nuit dans le golfe Persique, car évidemment les choses se sont embrasées entre les Américains et les Iraniens avec vous, Thomas Schnell, parce que les Américains nous ont montré des images de ce qu'il s'est passé avec ces frappes.

Que s'est-il passé exactement ? En tous les cas, l'Iran annonce avoir en tout cas refermé le détroit d'Harmouz. Oui, et ils ont pris cette décision après avoir tiré sur deux bateaux cette nuit, dont le GFS Galaxy.

C'est un cargo de 300 mètres battant pavillon Chypriote. Il était stationné depuis trois jours ici à côté de Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. Il a pris ce qu'on appelle le couloir romané pour franchir le détroit d'Harmouz, et puis à neuf kilomètres des côtes, c'est là qu'il a été ciblé par les Iraniens.

À ce moment-là, les États-Unis ont répliqué avec des frappes massives, une vague qui n'avait rarement été vue depuis ces dernières semaines, jamais été vue depuis au moins un mois, 140 objectifs qui ont été atteints, des cibles surtout sur la côte sud de l'Iran. Sur cette carte, on voit bien l'étendue de toutes ces frappes, alors que ces dernières semaines, lors des escarmouches entre Iraniens et États-Unis, cela se déroulait principalement dans la zone d'Harmouz. Là, on voit bien que les relais de communication, les dépôts de munitions, les moyens navals ont été visés sur une large partie du territoire iranien.

Dans la foulée, les Iraniens ont revendiqué des attaques contre des cibles américaines. Dans les monarchies du Golfe, six pays qui ont été visés. Le port de Doukhme à Oman, la base d'Al-Oudéide au Qatar, la cinquième base navale US dans le port de Manama, ou encore le port Al-Sukwaiq et la base du Prince Hussein en Jordanie.

Il y a également les Émirats Arabes Unis qui annoncent avoir intercepté des missiles ou des drones iraniens ces dernières heures. Donc, on est clairement dans un moment d'escalade qui a pris une ampleur inédite depuis la signature du moment random. Merci beaucoup Thomas Chenel pour ces précisions.

Avant de rentrer dans le détail, je vais envie de vous poser une question assez simple ce soir. D'abord, vous, Xavier de Giacomoni, est-ce que ce soir, on peut définitivement dire que le cessez-le-feu est enterré entre les Américains et les Iraniens ? Non, je ne le pense pas.

Je pense que, contrairement à ce que dit Trump, le cessez-le-feu, et même contrairement à ce que disent les Iraniens, puisque pour eux, le protocole d'accord est mort-né, mais la guerre n'a pas repris. C'est en ce sens-là qu'il faut le prendre et je pense le comprendre. La guerre reprendrait si on avait eu des frappes sur Israël, si on avait eu une riposte israélienne.

Là, on est au niveau de la bataille d'Hormuz, quelque chose que visiblement les Américains n'avaient pas anticipé avant le 28 février, avant de déclencher leur guerre. Et on est dans une bataille qui vise à démontrer qui a la suprématie sur Hormuz. Les Américains proclament qu'ils l'ont, les Iraniens aussi.

Ce n'est pas très bien déterminé aujourd'hui. Et donc, chacun cherche à appuyer sa position. Les Iraniens ferment le détroit, les Américains disent on le rouvre, mais finalement, il ne se passe pas grand-chose sur l'eau, en tout cas.

Marc Semo, est-ce que vous partagez l'avis de Xavier Giacomonier ? En partie, oui, mais c'est la différence qu'on appelle la guerre. De fait, la guerre n'a jamais cessé.

Il y a eu un cessé le feu informel en avril, après 40 jours de frappe massive, 30 000 cibles et frappes, ce qui est quand même d'une toute autre proportion que ce qu'on vient de voir là. Ensuite, il y a eu un cessé le feu formalisé en même temps que ce protocole d'accord. Alors, effectivement, il est maintenant assez en soins palliatifs, mais effectivement, il n'est pas encore mort.

Mais entre-temps, les deux parties ont continué à pousser leur pion. Les Iraniens ont profité de cette pause pour essayer de reconstituer une partie de leur arsenal de drones et même un peu de missiles qui avaient été détruits. Donc, on est dans cette situation où ce qui est juste, effectivement, pour le moment, le conflit se polarise et reste confiné autour du détroit d'Hormuz.

Si vous regardez l'ensemble des frappes américaines, elles ont été sur le détroit. Mais il y a une logique d'escalade qui s'est mise en route. Et le fait que les rétorsions, les ripostes iraniennes aient visé cinq pays, et pas uniquement, comme d'habitude, le Koweït et Bahreïn, mais y compris des pays du Golfe qui étaient engagés dans le processus de négociation pour aider à une négociation entre les Américains et les Iraniens, est plutôt angoissant.

C'est-à-dire, on a l'impression qu'au sein du régime iranien, et je terminerai là-dessus, qui est pour le moment une boîte noire, on ne sait pas ce qui s'y passe très bien, on a l'impression que la faction la plus dure a pris le devant, qu'elle pousse pour réellement, de nouveau, réallimer la guerre, pensant avoir plus à y gagner qu'avec un protocole d'accord qui était enlisé. Et juste sur ce point, les menaces de mort faites, soi-disant par le guide, on ne sait pas si c'est réellement lui, dans quel état il est, etc., disant il faut tuer Trump, ne vont pas contribuer à calmer les esprits.

En tout cas, effectivement, ça a attisé les tensions ces dernières heures. Vous avez parlé justement de cette carte. On va la revoir et on est en ligne avec le colonel Pierre De Jong.

Merci d'être avec nous, consultant défense géopolitique LCI. Ce qui est saisissant lorsqu'on voit ces cartes et ces frappes américaines cette nuit en Iran, c'est qu'elles s'étendent sur plus de 1000 kilomètres. Toute la côte iranienne est touchée.

Est-ce que vous avez également été surpris par l'ampleur de cette riposte américaine ? D'abord, c'est une des caractéristiques américaines. Ils sont capables, entre guillemets, de faire un cibage extrêmement précis, extrêmement pointu.

Donc j'imagine qu'ils contrôlent parfaitement encore une fois l'ensemble des cibles pour frapper. Le deuxième point, ça va très très haut parce qu'ils ont fait des frappes à la hauteur de l'Irak. Là, on est vraiment très très haut.

Donc c'est pour ça qu'en fait, ces frappes ont touché à peu près une distance de 1000 kilomètres. Le troisième point qui est très important, c'est qu'on voit que les Américains ont veillé à ne tirer que sur des cibles militaires. Les cibles de bas niveau, entre guillemets.

Concrètement, des rangs de missiles, des droits où ils avaient probablement identifié, le stockage, des centres de commandement. Mais on n'est pas encore une fois dans une guerre massive. C'est pour ça que je rejoins totalement Xavier, qui en fait, plutôt est monté en puissance.

Mais les Américains ne vont pas très loin, même si on peut considérer que 140 frappes, c'est quand même beaucoup. Mais c'est vrai que les Américains répliquent à une menace qui peut en servir comme une menace. Le fait que les Iraniens tirent régulièrement sur des bateaux civils qui passent hors mouzes, c'est vrai que c'est inacceptable.

Donc en fait, je pense que les Américains font ce que j'appelle le service minimum pour pouvoir, encore une fois, maintenir la pression sur les Iraniens. Mais ce n'est pas dit que ces tirs, cette activité militaire, soit de nature, encore une fois, à modifier la trajectoire opérationnelle ou même décisionnelle des Iraniens. – Colonel Pierre de Jong, vous restez avec nous.

Rina Bassis, est-ce que vous aussi, vous avez été étonnée, ou pas d'ailleurs, de l'ampleur de ces frappes américaines cette nuit ? – Oui, non, mais je vais continuer justement dans la logique du colonel, parce qu'on a vu, il y avait dans la première vague, 80 tirs, après, si on croit les 50, bien sûr, 90 et maintenant 140. Ça fait beaucoup.

Donc là, je crois, il y a deux explications possibles. Soit les Américains, entre 28 février et mid-avril, ils n'ont pas vraiment visé la cote, ils n'ont pas fait le travail, si vous voulez. Ils n'ont pas traité, à vrai dire, la menace qui pèse sur le détroit d'Hormuz, parce qu'a priori, il restait énormément de cibles encore à frapper.

Ça, c'est une explication. L'autre explication est qu'en fait, toute cette accumulation de tirs, en fait, peut-être, ils ont tiré sur des cibles très petites, pas très importantes stratégiquement. Et là, on s'est dit, clairement, si c'est ça l'explication, on n'est pas dans la reprise d'une guerre.

C'est une sorte d'arrivissement de la part des Américains qui disent qu'on ne va pas accepter, un, que vous frappez des bateaux, ni un, ni deux, ni rien. Zéro frappe, une chose. Deuxièmement, on n'est pas d'accord que vous appelez à tuer notre chef.

Ça aussi. Donc, une sorte d'avertissement. Avec beaucoup d'avions et avec beaucoup de fanfares destinés à Téhéran, en espérant qu'ils vont comprendre ça, qu'ils vont accepter d'entrer dans les négociations.

Dans quelques instants, on va décrypter vraiment les frappes américaines avec notamment le colonel Pierre de Jong. Mais on va aussi voir la carte parce que Vincent Crouzet, on avait presque oublié en fait que pendant ce cessez-le-feu qui dure depuis début avril, il y a une armada américaine qui est encore sur place. Et on va voir la carte de cette armada américaine qui est aussi également le long de ses droits d'Hormuz.

On l'avait presque oublié. Il y a encore quand même deux porte-avions américains. Il y a les destroyers.

Il y a ce qu'il faut encore aujourd'hui pour faire la guerre. Deux groupes aéronavals, deux groupes amphibies, des milliers de marins, des milliers de marins, un coût entre 50 millions de dollars au jour et 1 milliard de dollars au jour selon l'intensité des combats. Donc un coût très important, conséquent pour le Pentagone.

On le voit. Et malgré tout, l'incapacité de maîtriser le détroit d'Hormuz. Ce qui paraît tout à fait inconcevable.

Notamment en ce qui concerne le blocus naval. Avec toute cette armada, il n'arrive pas finalement à imposer un blocus naval constant et complet quand il y a plusieurs dizaines de navires qui franchissent le détroit. Ils peuvent le faire.

Vous savez, le mode opératoire, au départ, il y avait des arraisonnements par voie héliportée. Ils y ont mis un terme parce qu'ils avaient peur de perdre du personnel et des hélicoptères de manœuvre. Ensuite, il y a eu un deuxième mode opératoire qui était d'entraver les navires avec des frappes au niveau des salles des machines.

Le problème, c'est qu'ils n'ont pas suffisamment de remorqueurs pour prendre en charge les navires qui sont à la dérive. Et qu'il faut bien remorquer dans un port quelque part. Donc, ce blocus, qui était une très bonne idée, mais en fait, ne fonctionne pas vraiment.

Donc, là, on est dans cette espèce d'incapacité américaine. Maintenant, je ne suis pas vraiment d'accord avec ma consoeur et mes confrères, pour une fois. Parce que tout dépend de ce qu'on met dans la notion de cesser le feu.

Un cesser le feu, c'est quand on arrête de tirer un coup de canon. Par définition. Le moindre coup de canon.

Donc, le cesser le feu, non, il est violé dès qu'il y a un coup de canon et plus encore, des tirs de missiles, etc. Il y a toujours eu des coups de canif dans tous les cesser le feu. Oui, bien entendu.

Et un cesser le feu, c'est toujours la guerre. On est bien d'accord aussi. C'est la guerre totale.

On parle de la guerre, comme on l'a connue en février. Je pense que les Américains, ils montent en gamme petit à petit. Ils testent la réactivité iranienne.

Alors, justement, on va analyser. Ce qui est intéressant sur le groupe aéroninval, ça, c'était surprenant quand même. Ces derniers jours, à la fois l'USS Abraham Lincoln et l'USS G.H.

Butch se sont rapprochés du détroit d'Hormuz. Pendant la guerre qu'on a connue au 28 février, ils étaient à environ 400, 500 kilomètres. Ils étaient relativement loin.

On était même assez étonnés. Ils se mettaient vraiment à l'abri. Là, ils se sont rapprochés à moins de 200 kilomètres.

Ce qui peut...

Pour imposer une pression plus forte aux Iraniens, pour bien leur montrer qu'ils pouvaient agir extrêmement rapidement. Et on voit justement, notamment sur les images, que toute l'armada, entre guillemets, évidemment, ce sont des images précises. On ne sait pas exactement d'où sont partis précisément ces missiles.

Mais on voit que l'armada marine, en tous les cas, a été utilisée cette nuit pour cibler l'Iran. Colonel Pierre De Jong, je voulais m'arrêter avec vous sur deux images qui nous ont alertés pour comprendre ce qu'avaient ciblés précisément les Américains cette nuit. La première image, on va la voir.

On l'a entourée, justement, pour que les téléspectateurs puissent bien comprendre. C'est une frappe américaine. Encore une fois, ce sont des images publiées par le CENCOM, l'armée américaine.

Et regardez cet engin. Est-ce qu'on est là sur des missiles iraniens, des batteries ? Expliquez-nous un petit peu.

Alors, c'est difficile à voir, parce que vous savez que les missiles antiaériens ressemblent à ce genre de missiles que vous montrez. Donc, c'est difficile à appréhender. Mais qu'est-ce qu'on voit ?

On voit, en fait, que si là, ce qu'ont fait les Américains, ils ont une idée assez précise, très concrètement, des emplacements des missiles, des emplacements des batteries, des emplacements des radars, bien évidemment, qui sont extrêmement importants. Donc, encore une fois, il y a un ciblage qui a été fait. Et à partir de là, les machines, les ajores, vont planifier.

Donc, j'imagine qu'il y a des phases. Il y a une option 1, une option 2, une option 3, comme d'habitude. Et sur l'option 3, on va déclencher un tir très concrètement.

Donc là, encore une fois, ce que je veux dire, c'est que le ciblage est humblement fait aux États-Unis. Un point, c'est qu'il y a ce qu'on appelle les cibles préférentielles. Donc, l'État-major, Sencom, en fait, va choisir les cibles qu'ils considèrent comme les plus importantes et les plus urgentes.

Donc, tous les termes, très concrètement, ils ont tapé sur un ensemble de cibles qui se répartissaient sur la rivière, sur la face sud du golfe Persique. Donc, en fait, ils veulent démontrer à travers ces cibles, ils veulent démilitariser, entre guillemets, ils veulent démilitariser, comment dire, la rive nord du golfe Persique. Deuxième point, quand vous avez ce genre de missile qui apparaît, c'est une satellite, évidemment, quand vous avez ce genre de missile, c'est une cible prioritaire, puisque c'est ce genre de missile qui va soit tirer sur les pays du Moyen-Orient, soit éventuellement servir, qui va être un missile quantier aérien.

Encore une fois, tous ces missiles, ça fait partie, encore une fois, des cibles prioritaires. Maintenant, ce qu'il faut bien noter, ce qu'on remarque quand même, c'est que les Américains sont sur un modèle, je dirais, de bas niveau. Pourquoi ?

Parce qu'ils sont rentrés dans une guerre asymétrique. Et dans une guerre asymétrique, quand vous êtes la puissance dominante, vous pouvez avoir deux porte-avions, deux groupes aéronavales, tout ce que vous voulez. En fait, c'est l'usage.

Les Américains, aujourd'hui, se limitent dans cet usage de la force. Donc, en fait, ils font un ciblage. Et qu'est-ce qu'ils font ?

Ils vont essayer pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, parce que j'imagine que ce conflit peut durer encore plus de mois. Ils vont essayer, et en fait, user progressivement les Iraniens, considérant éventuellement que les Iraniens n'ont pas de capacité à agir dans le long terme. La liaison est un petit peu compliquée avec vous, colonel, mais on a bien compris, en tous les cas, votre analyse.

Xavier Giacomoni, je poserai la même question à Marc juste après. Bon, difficile de voir précisément de quoi il s'agit, mais ça ressemble quand même à des missiles. C'est une erreur iranienne ?

La position du missile paraît assez bizarre. On a l'impression que le missile est couché sur le sol. Je ne sais pas si c'est la perspective, l'angle de vue qui donne cette impression-là.

Mais ce qui est intéressant dans ces images, encore une fois, qui nous ont été fournies par le Sancom, donc les Américains nous envoient les images qui veulent bien. C'est une communication. On n'a pas évidemment toutes les images.

Mais si on a 140 cibles, qui sont d'une part un missile, on a vu un camion qui était visiblement un camion de commandement, qui devait commander un radar et des défenses anti-aériennes ou des tirs de missiles. On a vu plusieurs choses comme ça. Il y a plus d'images que ça, en fait.

J'en ai vu un petit peu plus. C'est normal qu'il y ait 140 cibles. Parce qu'en fait, on est sur des petites cibles.

Des cibles avec une valeur ajoutée relativement faible. On n'a pas d'image de destruction des fameuses cités de missiles qu'on trouve tout le long de la côte, entre Keshm, Bandarabas, le port de Syri, qui est extrêmement important, enfin la petite ville de Syri, où il y a dans la montagne un complexe extrêmement fortifié, où il y a des missiles, où il y a des bateaux cachés, où il y a des abris pour des vedettes rapides, pour pouvoir être mis à l'eau, pour intervenir le plus rapidement possible dans le détroit d'Hormuz. On s'aperçoit que la plupart des bateaux qui ont été frappés par les Iraniens le sont sur la côte est de la péninsule de Moussandam, donc c'est Sultanat d'Aumant, à environ 60 kilomètres de Syri.

Donc c'est vraiment là qu'il y a un abcès de fixation. Et là, on n'a pas d'image nous indiquant, par exemple, que des bombes pénétrantes aient détruit des bunkers ou des sites extrêmement fortifiés iraniens. On n'a pas ça pour le moment.

Marc Semo ? C'est une logique d'escalade. C'est-à-dire, là, pour le moment, on est encore dans une espèce de bras de fer autour des navigations.

Est-ce qu'elle est libre ? Est-ce qu'elle est ouverte ? Est-ce qu'elle n'est pas ouverte ?

Les Iraniens disent maintenant que le détroit est fermé. Les Américains disent que les bateaux continuent de passer, etc. À chaque fois, ça a été la même mécanique.

C'est-à-dire, des bateaux sont passés sur le rail de Man. Ils ont été visés par des tiraniens. Les Américains ont répondu avec des frappes et ensuite, les Iraniens ont riposté.

Donc, on est encore dans une phase d'escalade. Et il est logique que les Américains ne détruisent pas encore ce qu'ils considéraient être des objectifs beaucoup plus consistants. Et ils montrent simplement ce qu'ils peuvent faire.

Eux, ce qu'ils veulent pour le moment, ce à quoi ils veulent arriver, leur objectif, au moins, à très court terme, c'est celui de dire « Voilà, les bateaux passent dans le détroit d'Hormuz. » Mais est-ce que les Iraniens ont vraiment besoin de ça aujourd'hui ? Pardon, mais si c'est un camion, un petit missile, ce n'est pas comme ça que l'on dit qu'on va faire.

D'abord, on ne sait pas...

On ne connaît pas la totalité des cellules. De ce que communiquent en tout cas les Américains...

Sur la communication, c'est ça. Oui, sur la communication, c'est ça. Donc, c'est peut-être que ça.

Donc, dans cette logique, effectivement, de se préparer à une escalade plus grosse, où, effectivement, il y a des choses qu'on ne nous montre pas pour différentes raisons, parce qu'ils ne veulent pas...

Tactique. Tactique. Ils ne veulent pas aussi dire que ça laisserait comprendre peut-être d'où vient l'information, etc.

Il ne faut pas oublier quand même que le régime iranien a été pénétré à tous les niveaux par les services israéliens. On l'avait vu avant la guerre, on l'avait vu au moment des frappes, etc. Donc, on ne sait pas là-dessus où on en est.

Et on est effectivement dans une phase qui est le début d'une phase, manifestement, d'escalade, où on peut aussi bien aller vers une espèce de guerre en continu par intermittence sporadique avec des montées de tensions extrêmes et des retours en arrière, ou aller de nouveau vers une guerre ouverte qui ne serait pas avec une opération au sol. Mais par ailleurs, on continue maintenant les Américains martelés sur cette côte sud de l'Iran qui serait le lieu s'il devait y avoir des interventions au sol qui ne serait pas, évidemment, la prise de contrôle des 1000 km, mais qui serait sur un certain nombre de points clés. Et c'est aussi peut-être là-dessus une répétition.

Ceci dit, la nouveauté de la nuit, c'est qu'ils ont frappé sur 1200 km de littoral, de Chabar, donc au Kouzistan, et c'est la première fois qu'ils le font depuis plusieurs semaines. C'est la première fois. Tout le littoral iranien, finalement.

Tout le littoral iranien est concerné, ce qui est assez nouveau, et notamment Boucher, qui est le port de soutien de l'île de Karg. Ça, c'est important. Il y a une centrale aussi nucléaire.

Il y a une centrale nucléaire, effectivement, avec la construction de nouveaux réacteurs par Rosatom, donc par la compagnie nationale russe. Et en parlant de cibles à haute valeur, qu'évoquait Xavier, c'est l'île de Karg, effectivement, avec ses trois jetés qui pourraient être une cible très intéressante pour les Américains. Les trois jetés du grand terminal pétrolier de Karg peuvent s'amarrer près de 10 supertankers jour.

C'est une cible facile pour les Américains. Alors, on reviendra, justement, sur la suite et les éventuelles ripostes américaines, parce qu'on va évoquer maintenant la riposte iranienne. On a parlé des frappes américaines en conséquence.

Je rappelle, 145 cibles à viser cette nuit, mais les Iraniens ont également mené la plus grosse campagne de frappes depuis début avril, depuis le cessez de feu. Des deux côtés, la puissance a été très impressionnante avec 5, au moins 5 pays visés, parce que 6, même si je ne me trompe pas, 6 pays du Golfe qui ont été visés cette nuit par Téhéran. On va prendre la direction de Doha au Qatar.

Pays qui a été visé notamment cette nuit, on retrouve notre reporter sur place, Pierre-Olivier Dantan, parce que c'est un déluge de feu qui s'est abattu sur les pays du Golfe Persique. Effectivement, Quentin, une large riposte, très large riposte iranienne qui a eu lieu cette nuit. Pour tout vous dire, ça a commencé d'abord au Qatar, avec Olivier Martin.

Nous avons reçu une première alerte sur notre téléphone aux alentours de 6 heures du matin, heure française, et quelques minutes plus tard, alors que nous étions en train de nous mettre en place pour un duplex pour la matinale, une explosion a eu lieu dans le ciel de Doha, très proche de notre hôtel, qui est lié à une interception de missiles en provenance d'Iran, une chute de débris qui a fait trois blessés, dont un enfant. De leur côté, les gardiens de la Révolution disent avoir visé la base américaine à Lodein, à une cinquantaine de kilomètres de Doha. Mais vous le disiez, Quentin, d'autres pays du Golfe ont été visés.

Bahreïn, à Bahreïn, au moins trois sirènes ont retenti en moins de quatre heures. Les gardiens de la Révolution disent avoir visé ce fameux quartier général de la cinquième flotte navale américaine. Koweït aussi dit avoir intercepté des cibles ennemies dans les airs.

Autre attaque revendiquée également par les gardiens de la Révolution à Oman. Les gardiens de la Révolution disent avoir visé un port et des réservoirs de carburant de l'armée américaine. Les systèmes de défense antiaérienne ont également fonctionné.

Ce matin, aux Émirats arabes unis, on voit clairement un regain de tension. On parlait beaucoup ces derniers jours, ces dernières semaines seulement de Bahreïn et de Koweït, entre guillemets, les deux seuls pays du Golfe qui étaient visés par une riposte iranienne. Eh bien, on a vu que tout pouvait changer, notamment cette nuit avec le Qatar, les Émirats, mais aussi Oman qui étaient visés.

Merci beaucoup, Pierre-Olivier Danton. Merci également à Olivier Martin pour les images à Doha, en direct du Qatar. On est encore en ligne avec le colonel Pierre de Jong.

Colonel, quel est le message que veulent envoyer les Iraniens en ciblant d'un coup comme ça cinq pays du Golfe après cette attaque ? On pourrait même rajouter la Jordanie qui a été attaquée. Alors évidemment, c'est la preuve que très concrètement, le système de missiles iraniens fonctionne.

Donc c'est ce qu'on appelle des attaques massives. Il y a une espèce d'attaque de saturation. Maintenant, les résultats sont assez faibles puisque tout le système anti-aérien patriote a fonctionné et donc la grande majorité des missiles n'a pas touché ces objectifs.

Ça, c'est aussi un point extrêmement important. Maintenant, le problème, c'est qu'en fait, on est dans la situation hantée, comme on dit. On est dans la situation dans laquelle nous étions il y a à peu près trois semaines, un mois, avec des bombardements massifs iraniens et avec des répliques américaines.

On va voir maintenant ce qui va se passer. On peut imaginer une deuxième réplique. tant qu'Hormuz est bloqué par les Iraniens, il y aura des répliques américaines.

Maintenant, on verra le gap ou l'échelon supplémentaire que les Américains vont mettre en place et s'y mettre à bombarder avec des B-52 ou avec faire des bombardements plus massifs. Tant qu'on est dans les bombardements de précision avec des missiles de précision, on reste dans une espèce de forme d'escalade. On n'est pas rentré encore sur un modèle de destruction, je dirais, un peu ce que cherchent à faire les Iraniens.

Concrètement, on voit bien que l'île de Kesh est vraiment centrale et également le port de Bandarabas qui tient l'entrée d'Hormuz. On voit bien que l'effort qui va se manifester des Américains va se situer là. On va voir dans les semaines qui viennent ou dans les jours qui viennent, il y aura un débat qui va réapparaître sur l'emploi éventuel de troupes au sol.

Le débat va redémarrer comme il y a trois semaines à moi. On va repenser cette question et je vous rappelle qu'il y a un deuxième bateau qui s'appelle le Boxer qui vient de rejoindre les groupes aéronavals qui est en fait avec toute une série de moyens, des marines, des avions, des bateaux de débarquement, etc. Donc aujourd'hui, les Américains ont deux bateaux capables, encore une fois, d'intervenir sur les côtes.

Ils ont tout ce qu'il faut de porte-avions. Donc effectivement, dans la palette des moyens, dans la palette des possibilités, aujourd'hui, tout est ouvert. Je vous remercie, Colonel Pierre de Lung, parce que je sais que vous devez nous quitter.

Merci d'avoir été en direct dans le Grand Dossier avec nous. Rina Bassiste, l'un de ces pays qui est très important visé par les Iraniens, c'est la Jordanie. Ce n'est pas assez rare depuis le début du conflit.

La Jordanie avait été relativement épargnée. Il y avait eu des frappes sur la Jordanie, mais cette nuit, les Iraniens n'ont pas hésité à frapper ce pays. Oui, en fait, c'est la deuxième fois parce que nous, on est maintenant dans la troisième vague des frappes américaines ou des ripostes américaines.

Et déjà, dans la deuxième, il y avait déjà une frappe iranienne a priori plus restreinte que cette fois-ci. Maintenant, les Iraniens, ils disent, est-ce qu'on peut le croire, qu'ils ont complètement anéanti une base américaine située en Jordanie. Bon, je crois qu'on a tous un peu de doute sur l'ampleur de ces frappes et la vérité de ces déclarations, mais manifestement, ils ont visé la Jordanie.

Et là, vous pouvez imaginer qu'en Israël, ça a grandi. Parce que c'est une frontière commune avec Israël, la Jordanie, on rappelle. Exactement, c'est une question de 40-50 kilomètres, c'est tout.

Donc, soit par erreur, soit pas par erreur, les frappes contre Israël, ça peut arriver très vite. Israël se prépare, ça s'est déjà préparé depuis quelques jours avec des plans de riposte, parce que ça, c'est clair, pour l'instant, le gouvernement israélien se tienne à côté, ne se mêle pas, pour ne pas être accusé d'essayer de pousser le président américain vers la guerre, ça c'est une chose. La deuxième chose, ce sont les élections et la fatigue des Israéliens qui ne sont pas vraiment très enthousiastes d'encore entrer en guerre.

Mais s'il y aura une attaque iranienne, il sera la riposte. Bien sûr, on parlera de l'éventuelle la riposte iranienne juste après, parce que, évidemment, c'est toute la question dans les prochains jours. un mot avec vous, Xavier de Giacomoni, parce que, vous aussi, vous avez été surpris parce que le fait que la Jordanie était déciblée, il y a également Oman aussi, parce que c'est un pays qui jouait jusque-là les interlocuteurs.

Ce sont deux raisons totalement différentes, à mon sens. Surpris, non, puisque ça l'a déjà été. En fait, la Jordanie, il y a deux intérêts pour les Iraniens.

Le premier, c'est de montrer à Israël qu'ils ont encore des missiles qui vont jusque dans la région, comme le disait Rina, il y a une frontière commune entre les deux pays. Donc, si un missile tombe sur la base Prince-Husseine en Jordanie, il peut très bien tomber de l'autre côté de la frontière. Ça, c'est le premier intérêt.

Le deuxième intérêt, c'est que les Iraniens soupçonnent, et je pense qu'ils ont a priori raison, que la base Prince-Husseine serve notamment à faire décoller des ravitailleurs pour aller ravitailler les avions qui bombardent en Iran. Donc, c'est une excellente raison. À partir du moment où un pays met à disposition son territoire pour aller bombarder le vôtre, et bien vous bombarder en retour.

Il faut bien voir que les distances de tir entre les pays du Golfe où on est sur 400-500 kilomètres, la Jordanie où on est sur 1600-1800 kilomètres ne sont pas du tout les mêmes. Pour les Iraniens, il y a vraiment intérêt à montrer que leurs forces sont encore capables de faire ça. D'autant plus que, comme on le disait tout à l'heure, je pense que le retour à la guerre totale pour faire la différence entre la guerre qui continue dans le cessez-le-feu, c'est le jour où Israël revient dans le jeu et frappent à nouveau en Iran.

Or, Rinald disait, il y a des élections le 27 octobre prochain pour Benyamin Netanyahou. Ça devient de plus en plus compliqué pour le coup. Justement, pour en venir à ces frappes, la question d'Omane est très intéressante parce que pourquoi ils ont assumé ce tir sur Omane ?

Omane avait été quand même à chaque fois le lieu où s'étaient déroulés les contacts entre Américains et Iraniens. Il y a 24 heures ? Ils étaient encore à Bas-Sarachie.

Il y a 24 heures. Ils se parlaient encore. Il y a 24 heures.

Non, c'est bizarre. Alors, on peut avoir plusieurs hypothèses. Il y a l'hypothèse qui est comme assez peu probable de cette défense mosaïque donc très décentralisée des gardiens de la Révolution qui serait...

Mais ça ne tient pas. C'était valable au moment où il y avait vraiment les frappes massives d'Épicurie. Mais maintenant, ça ne tient vraiment pas comme explication.

Donc, c'est un avertissement clair et double à Oman. D'abord, parce qu'Oman est le partenaire obligé de l'Iran s'ils veulent faire un contrôle payant du Golfe. C'est histoire de dire « Regardez, on peut faire très mal et vous avez vraiment intérêt à revenir vers nous. » Et c'est aussi cette stratégie globale d'intimidation aujourd'hui de l'Iran qui veut s'affirmer toujours plus comme puissance régionale qui est prise par Lubris convaincue d'avoir gagné cette guerre contre la première puissance militaire mondiale et la première puissance militaire régionale.

Et ça, c'est extrêmement préoccupant parce que face à un Iran pris par Lubris qui ira donc toujours plus loin qui ne se contente même pas d'un protocole d'accord qui globalement fait la part belle à la quasi-totalité de ses exigences on est devant là devant un facteur irrationnel dans une escalade et qui peut porter très loin d'autant et je terminerai là-dessus qu'un président américain qui n'a cessé de dire qu'il allait détruire l'Iran là à propos des menaces de mort à son encontre il est revenu à la charge là-dessus avec 1000 missiles pointés sur l'Iran à un moment ou un autre doit faire quelque chose pour garder sa crédibilité. Vincent Crozet Petite précision sur la Jordanie c'est la cinquième salve depuis la fin du mois de février sur la Jordanie il y en a eu deux assez importantes début mars 119 projectiles plus 85 et il y a eu également des salves les 11 et 12 juin dernier mais beaucoup moins importantes donc c'est la cinquième depuis le début d'année. Et la question que j'ai envie de vous poser Vincent Crozet également est-ce que ces pays-là régulièrement frappés alors il y a eu le Koweït-Bahein régulièrement presque un peu plus que ces autres pays mais Oman les Émirats Arabes Unis également qui n'ont pas été touchés officiellement mais qui ont été visés cette nuit est-ce qu'ils peuvent se défendre ?

Est-ce qu'il va falloir à un moment donné ? Les Émirats n'ont pas été touchés parce qu'ils ont une défense antiaérienne qui est largement la meilleure de la région voire une des premières du monde par les Américains aussi ils ont notamment des missiles TAD dont ils sont quasiment les seuls à en avoir à part les États-Unis et qui savent très très bien se défendre ils ont beaucoup appris de la première guerre depuis le 28 février et à cette époque-là moi j'ai passé environ un mois aux Émirats les dégâts étaient relativement limités sur toute la période de la guerre ils ont eu une dizaine de morts la plupart du temps c'était des débris d'intercepteurs qui sont tombés sur des gens dans la rue la plupart du temps d'ailleurs non nationaux c'était pas des Émiratistes c'est des gens qui étaient dans la rue et qui se prenaient un débris Alors ils savent se défendre mais est-ce qu'ils peuvent attaquer ? Et défense à laquelle nous contribuons nous aussi français avec donc nos rafales qui rentrent en action avec des opérations de défense aérienne puisque nous avons un protocole d'accord eux ont des mirages 2000 et eux ont des mirages 2000 Ils auront des rafales à la fin de l'année ?

Ils auront 80 rafales à la fin de l'année et on en parlait avec Marc hors antenne tout à l'heure en début de plateau la somme des budgets de défense donc des pays du Golfe c'est près de 100 milliards de dollars celle de l'Iran c'est entre 20 et 30 milliards on sait pas trop donc les pays du Golfe oui ont les moyens de se défendre et ne serait-ce que pour reprendre donc l'exemple des Émirats Arabes Unis pour l'instant ils ont près de 120 avions de chasse chasseurs-bombardiers auxquels vont s'ajouter donc les 80 rafales qui seront opérationnels à la fin de l'année donc ils ont tout à fait les moyens de se défendre et même d'attaquer l'Iran si besoin est Marc Semo et en plus la population globale des pays du Conseil des coopérations du Golfe c'est 60 millions d'habitants donc ce n'est pas négligeable potentiellement ensemble ils pourraient être une puissance alors non pas au niveau de celle de l'Iran mais malgré tout une puissance le problème c'est que chacun de ces pays est tenté de jouer ses propres cartes et on le voit de façon caricaturale y compris maintenant où manifestement l'Arabie Saoudite qui à une époque était plutôt en pointe et se met en retrait et d'ailleurs n'a pas été visé cette nuit par les frappes le Qatar continue à être dans un rapport plus ambigu avec l'Iran Bahreïn qui avait signé comme les Émirats Arabes Unis les accords d'Abraham est une cible donc chacun finalement ils agissent en ordre dispersé avec des intérêts totalement différents pour les uns et les autres et les Émirats Arabes Unis je terminerai là-dessus qui étaient les plus engagés du côté américain et aussi dans la coopération avec Israël au point que justement leur système de défense était à la fois américain et israélien aujourd'hui ils sont en train de faire un peu un discret rétro-pédalage parce qu'ils ont très peur de se trouver isolés Rapide-moi, Rina puis on avance sur le...

Oui, mais Marc a raison parce que chaque pays dans les golfs même s'ils sont tous attaqués chacun va réagir séparément il n'y a pas une unité il n'y a pas une stratégie commune et on se souvient c'était je crois fin mai qu'il y avait des révélations justement sur les Émirats qui ont participé beaucoup plus dans les attaques contre les Iraniens qu'on ne savait a priori il y avait des dizaines au moins des avions émiratiques qui ont frappé l'Iran ça c'était quelque chose qui était gardé assez discrètement on peut voir un scénario pareil où chacun de son côté décide comment et quelle sera l'ampleur en fait de la riposte Alors je voulais vous montrer une image et ce sera une parfaite transition pour montrer l'état d'esprit des Iraniens regardez cette image c'est une inscription que l'on a vue sur un missile qui a été tiré vraisemblablement cette nuit iranien encore une fois ce sont des images de propagande qui nous arrivent de la télévision d'état iranien regardez cette inscription nous combattrons notre ennemi jusqu'à la dernière goutte de sang visiblement on sent que les Iraniens sont quand même dans un état d'esprit disons peut-être quasi invincible c'est leur état d'esprit la propagande ça existe c'est un raconte classique évidemment le miracle de Saddam Hussein avec les trucs Saddam jusqu'au bout et qui s'est effondré et ce n'est pas la première fois qu'on voit ce type de message sur les missiles iraniens mais pourquoi les Iraniens aujourd'hui sont dans cet état d'esprit peut-être parce que finalement ce qui a mis le feu aux poudres c'est ce détroit d'Hormuz et tout porte à croire aujourd'hui quand même qu'ils ont un certain contrôle de ce qui se passe sur le terrain on rappelle que il y a quelques heures les Iraniens nous ont indiqué que le détroit d'Hormuz était fermé et bien il y a un peu plus d'une heure maintenant Donald Trump s'est exprimé qui a suivi notamment une déclaration du CENCOM donc l'armée américaine qui nous indique que le détroit d'Hormuz en fait est ouvert et que plusieurs navires sont en fait en train de passer tout simplement circuler il n'y a rien à voir autrement dit du point de vue de la Maison Blanche on va prendre la direction de Doha au Qatar retrouver encore une fois Pierre-Olivier Danton parce qu'on va se poser une question simple vous êtes non loin du détroit d'Hormuz à Pierre-Olivier Danton la question elle est simple est-ce qu'au moment où on se parle des navires sont bel et bien en train de passer le détroit d'Hormuz en tout cas en tout cas en tout cas Quentin c'est sûr qu'il y a cette déclaration d'abord de Donald Trump qui affirme que le détroit il est ouvert un petit peu plus tôt il y a eu une communication du CENCOM qui assure que ce détroit d'Hormuz il est ouvert comme si de rien n'était pour tous les navires qui souhaitent le traverser et surtout que des forces américaines sont présentes pour assurer la sécurité dans la région je cite d'ailleurs cette communication du CENCOM l'Iran ne contrôle pas le détroit elle est là justement cette divergence de fond avec les Iraniens parce qu'eux ils disent d'une part que le détroit d'Hormuz il est fermé mais surtout c'est nous qui le contrôlons donc d'un côté il y a le discours iranien le détroit est sous notre contrôle et de l'autre il y a Donald Trump et le CENCOM qui disent que le détroit d'Hormuz est ouvert en fait on voit en réalité qu'avec cette communication les Etats-Unis encouragent très fortement les armateurs à traverser ce détroit notamment par ce passage qui est devenu un petit peu célèbre maintenant ces dernières semaines on en parle beaucoup ce passage le long des côtes omanaises préconisées par les Etats-Unis présentées comme plus sécurisées qui permettraient de contourner le risque de mines alors qu'on le sait les Iraniens ne changeront pas leur position ils veulent leur propre passage le long des côtes iraniennes et surtout imposer un péage monnayé ce passage dans le détroit et on sait que la situation est forcément très tendue parce que ce qui est à l'origine de ces frappes américaines sur l'Iran et de cette riposte iranienne sur les pays du Golfe la nuit dernière et bien c'est parce que deux navires ont traversé le détroit justement par ce chemin le long des côtes omanaises et ont été visés par l'Iran donc on voit que la situation reste extrêmement tendue ici beaucoup Pierre-Olivier d'Anton merci également à Olivier Martin jeu de poker mon coeur mon penteur en tout cas au niveau de la communication vous avez déjà comme on y je sais que vous regardez régulièrement Marine Trafic est-ce que ces dernières heures il y a eu du passage alors sur Marine Trafic c'est là où c'est important de faire le distinguo il y a un bateau qui est passé qui s'appelle le Burg Star qui est un bateau armé par des Chinois c'est un pétrolier et qui est passé par le rail nord on va appeler ça comme ça maintenant ou la route nord si vous voulez côté iranien donc avec l'acquiescement des Iraniens il y a un accord avec les Chinois est-ce qu'ils ont payé est-ce qu'ils n'ont pas payé ça on verra maintenant sur le rail sud c'est difficile de vous répondre parce que les bateaux qui passent dans le rail sud coupent leur AIS leur transpondeur c'est-à-dire en fait le radar qui permet de les voir le positionnement automatique si vous voulez il y a un bouton on off et si vous ne voulez pas le mettre si vous voulez être fantôme en fait c'est-à-dire que les bateaux liés aux américains deviennent des bateaux fantômes on est dans un monde un peu renversé mais en revanche les Iraniens eux les voient très très bien on le disait tout à l'heure il y a à peine 60 kilomètres entre leur port le plus actif dans cette lutte contre les bateaux fantômes le port de Syrique et la pointe de la péninsule de Musindam il n'y a aucun problème en prime c'est une région moi j'y ai passé plus d'un mois dans la péninsule elle-même donc vraiment aux abords du détroit c'est une région où il y a énormément de bateaux de trafic en tout genre énormément de pêcheurs qui peuvent très facilement renseigner les Iraniens s'ils ne sont pas eux-mêmes des gardiens de la révolution déguisés en pêcheurs pour surveiller ce qui se passe dans le golfe pour eux c'est vraiment pas un problème donc c'est une bataille de communiquer c'est même plus de la propagande parce que là on rigole tous un petit peu les américains qui disent c'est ouvert bah oui les armateurs ils vont se précipiter pour se prendre un missile dans leur bateau en fait c'est le but des Iraniens ils veulent faire peur moi je ne serais pas du tout étonné que d'ici quelques temps ça commence à monter tout doucement d'ailleurs on ait des rumeurs comme quoi sur la route sud il y a des mines il y a des mines ou pas en fait ça n'a pas d'importance ce qui en est ou pas ce qui est important c'est que les armateurs pensent qu'ils mettent leur navire leur cagaison et leur équipage en danger en prenant cette route alors visiblement donc un navire quelques-uns donc le détroit reste relativement bloqué visiblement parce que ce n'est pas avec quelques navires qu'on peut dire que le détroit est ouvert et on sent bien que les Iraniens bien comprennent la force qu'ils ont entre les mains cette carte qu'ils ont depuis quelques semaines maintenant regardez ce que dit le conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtabah Ramene ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques ce qui est très étonnant c'est que depuis plusieurs semaines plusieurs mois c'était les analystes qui disaient et qui faisaient des comparaisons entre l'importance de cette bombe nucléaire éventuelle iranienne avec ce détroit d'Ormuz là c'est les Iraniens eux-mêmes oui alors lui il avait déjà fait cette déclaration quelques fois mais c'est vrai et c'est faux c'est vrai en ce sens que ça leur donne un moyen de pression énorme et elle est différente en plus de l'arme atomique c'est réversible parce qu'une fois vous avez fait lancer une bombe même tactique on rentre dans un autre univers mais je t'ai écouté tout à l'heure ce qui est vrai aussi c'est que c'est à l'instant T c'est à dire que d'une certaine façon les routes de contournement du détroit d'Ormuz sont en train de se mettre en place alors elles ne sont pas immédiates le port de Yambou qui est le port saoudien sur la mer rouge bon pour le moment il y a un éleoduc qui part des champs pétrolifères qui sont à l'est et qui vont traversent le pays ils traversent le pays il n'a pas toutes les capacités des autres mais effectivement Yambou on peut y arriver y compris même si Babel Mandèbe au sud est bloqué aussi par les rebelles outils je suis rentré par le nord le canal de Suez vous chargez vous repartez par la même voie ça fait très très cher on lance maintenant des travaux ferroviaires avec cette idée que la Syrie pourrait redevenir une plaque centrale avec le pétrole qui vendrait du Kauai qui traverserait et qui arriverait en Méditerranée mais tout ça ça prend énormément de temps ça coûte énormément d'argent donc on peut dire que malgré tout pour les prochaines années tenir Ormuz c'est tenir en otage potentiellement l'économie mondiale via ce détroit où transite bon an mal an à peu près un tiers des hydrocarbures mais c'est à court terme Réna Bassis vous vouliez réagir oui moi je ferais très attention avec ce genre de déclaration parce que certes le détroit d'Ormuz ça a devenu un objectif stratégique pour l'Iran ça il n'y a pas de question ils veulent avoir la souveraineté le péage tout ce qui va avec mais aussi il ne faut pas oublier qu'on est dans un cadre de négociation et là d'un côté ça a devenu un objectif mais c'est aussi un moyen justement parce que même si ce monsieur a dit que ça nous sert beaucoup mieux que dit bombe atomique les Iraniens ils n'ont pas du tout l'intention de laisser tomber leur projet nucléaire oui c'est pas un message voilà il faut faire très attention le fait est qu'ils insistent sur le détroit d'Ormuz ça ne veut dire pas qu'ils vont laisser tomber qu'ils vont faire un compromis qu'ils vont oublier qu'ils ont dit c'est pas grave on n'a pas besoin de ça parce qu'on a le détroit d'Ormuz et on se souvient très bien au début des négociations c'était justement comment on a commencé avec cette histoire du détroit d'Ormuz justement pour ne pas négocier la question nucléaire et l'effet T est qu'est toujours on ne négocie pas la question nucléaire alors on parlera de la question nucléaire juste après Vincent Crozet vous vouliez réagir oui non mais les Iraniens sont en train de tuer la poule aux eaux d'or du détroit d'Ormuz très clairement parce que donc Marc en parlait même si les projets sont des projets à long terme néanmoins par exemple le projet de doublement du pipe de Fujera il est déjà en cours le chantier est en cours les Saoudiens sont en train de lancer celui du doublement aussi du pipe est-ouest avec cette fois-ci un gazoduc et effectivement tu parlais des routes vers le nord il y a un projet de léoduc très important donc passant par l'Irak et ensuite débouchant en Turquie au terminal de Dortiol alors ça prendra du temps certes oui mais surtout ça ne transporte que du brut et pas n'importe quel brut en plus mais ça ne transporte pas d'essence raffinée ça ne transporte pas de gasoil et puis surtout pas ça ne transporte évidemment pas de conteneurs on oublie toujours cet aspect mais les pays du Golfe ont besoin de produits manufacturés qui viennent d'un peu partout dans le monde pour leur propre consommation je ne parle pas pour l'export et les importes conteneurs géants ça doit être entre 10 et 20 000 conteneurs imagine combien de trains il faudrait pour transporter ça donc évidemment ça ne durera pas dans le temps je pense que les Iraniens le savent très bien mais à l'instant T et pour quelques années c'est une vraie arme au moins le temps de la crise c'est arme nucléaire il ne faut pas exagérer mais une arme de dissuasion intéressante très importante sérieuse ce que je voulais vous soumettre également c'est cette petite phrase de Mohamed Ralibaf le président du parlement iranien qui on le sait joue un rôle central dans ces négociations entre les américains et les iraniens et c'est une phrase c'est un tweet entre guillemets qui nous a interpellés parce qu'il reprend tel quel en tous les cas il est présenté ainsi le point 5 de ce mémorandum qui a été signé on le rappelle de la main de Donald Trump et de la main des iraniens que dit-il ce point 5 là il est en anglais mais on vous la traduit en français bien évidemment en signant cet accord la république islamique d'Iran fera des arrangements en faisant de son mieux pour que les navires commerciaux puissent passer sans frais pendant 60 jours du golfe persique à la mer d'Oman il y a un lièvre parce que quand on se rappelle de ce qui a mis le feu aux poudres ces dernières heures à savoir le passage de certains bateaux visiblement par la route sud c'est à dire la route omanaise on a le sentiment qu'en fait les iraniens sont en train juste d'appliquer ce que Donald Trump leur a permis est-ce qu'il a cédé visiblement que Donald Trump a compris qu'il avait signé de travers beaucoup trop rapidement le texte n'a pas été relu donc finalement ça n'a pas été travaillé par les experts les iraniens ça ne s'arrête pas j'ai la suite qui est encore plus intéressante à l'issue de ce délai l'Iran ouvrira des discussions avec Oman et les autres états riverains afin de définir le futur mode d'administration et les services maritimes dans le détroit pour les iraniens ils ne présentent pas ça comme un racket ils ne présentent pas ça comme une taxe ils ne présentent pas ça comme un péage ils présentent ça comme un service maritime service pour les remorqueurs qui seraient stationnés dans différents ports si jamais il y avait un problème service de gestion du détroit ce qui n'existait pas avant mais qui est à l'oeuvre dans d'autres détroits qui sont plus serrés plus dangereux le Bosphore par exemple ou le détroit de Malacca dans le détroit de Malacca les armateurs sont incités à donner une somme d'argent à leur convenance pour justement entretenir les services de remorqueurs de pilotes et autres dans le Bosphore c'est une obligation pour les plus gros pétroliers ne peuvent pas passer le Bosphore s'ils n'ont pas un pilote à bord donc c'est un homme qui connaît très très bien l'endroit en question en l'occurrence le Bosphore qui monte par la petite échelle de pilotes à bord du navire qui va à la passerelle et qui conseille le capitaine du navire et puis ils doivent être escortés d'au moins un voire deux remorqueurs suivant la taille du pétrolier et ça c'est payant ce n'est pas les tarifs qu'annoncent les Iraniens avec une différence vous prenez l'exemple du Bosphore c'est 800 mètres de large et il y a tous les ans des pétroliers qui ratent des virages et qui rentrent dans des maisons je dis juste Marc que c'est ce que veulent démontrer les Iraniens c'est pas ma pensée à moi les Iraniens pour moi la mer doit rester libre voilà les Iraniens le détroit d'Hormuz c'est entre 30 et 50 kilomètres dans le coin le plus étroit même si en raison des hauts fonds la partie navigable est beaucoup plus restreinte donc là on est en train de jouer sur les mots on voit très bien pourquoi et comment oui mais c'était dans le mémorandum les Américains Trump l'a signé ce texte là c'est ça qui est important mais ce qui est important c'est qu'effectivement on dit au bout de 60 jours on commencera à discuter mais on laisse entendre que pendant les 60 jours des négociations la navigation est libre et l'Iran fera ce qu'elle peut pour aider libre par le nord c'est pas très engageant ce n'est pas dit qu'ils ont le droit d'empêcher la libération libre par le sud et c'est sur ce flou mais bien sûr c'est sur ce ce n'est pas écrit dans l'article 5 l'Iran aura le droit d'ouvrir le feu du coup je pose la question est-ce que le nœud du problème ce n'est pas cet accord qui justement permet ce flou Vincent Prousset ce protocole d'accord est totalement naze pardonnez-moi l'expression mais on le sait depuis le début malheureusement il a été signé chez nous à Versailles ce qui est encore plus dramatique en ce qui concerne les paiements aux Iraniens ils feront de leur mieux pour mais néanmoins les paiements je vous promets qu'aujourd'hui les armateurs et les traders doivent payer ils doivent payer ils payent en crypto-monnaie ils payent en crypto-monnaie est-ce qu'on sait combien déjà pour rappeler ces 2 millions de 0,5 à 1% du prix de la cargaison ça peut monter à plusieurs millions de dollars oui mais pour les armateurs il vaut mieux payer que de se faire tirer dessus c'est pas une habitoire non non c'est pas une habitoire les traders ils gagnent entre 15 et 50 millions par cargaison de tanker ou super tanker donc ils peuvent bien finalement s'acquitter de cette dîme alors justement cette dîme ce péage il a toujours été refusé par les américains encore une fois combien de fois les américains les déclarations que ce soit Donald Trump que ce soit notamment le secrétaire d'état américain nous ont dit qu'il n'y aurait pas de péage écoutez à ce propos Marco Rubio c'était il y a quelques jours encore il répétait il n'y aura aucun péage en Iran écoutez le monde va-t-il accepter que l'Iran contrôle désormais une voie navigable internationale car si le monde est prêt à l'accepter alors préparez-vous car une dizaine d'autres pays vont commencer à faire la même chose dans leur voie navigable internationale ou dans les voies navigables internationales proches de leurs frontières c'est une situation inacceptable qu'ils tentent de normaliser Réna Bassiste juste j'interroge Réna sur ce sujet est-ce qu'il va falloir se faire à l'idée peut-être que dans les prochaines semaines de manière à long terme il y aura un péage dans le détroit d'Ormose un péage iranien il y aura d'une certaine façon soit ce sera sous la table comme c'était décrit par Xavier qu'il y a en fait des accords entre les grands armateurs et les Iraniens et là les Iraniens ils vont prétendre mais il n'y a pas vraiment on propose quelques services on n'oblige personne sachant pertinemment que tout le monde dans les faits dans la réalité ils sont obligés de les faire soit on va vraiment arriver à un accord entre les Iraniens et les Omanais pour quelque chose beaucoup plus construit mais il ne faut pas oublier je crois que l'avertissement de Marc Rubio n'était pas la bonne parce qu'on va voir s'il y aura d'autres pays mais pour l'instant on parle d'un pays qui opère comme une organisation terroriste il n'y a pas une autre façon de les qualifier ça ne veut dire pas que tous les autres pays dans le monde ils vont adopter ces gens de comportement de cette façon à faire ce n'est pas une carte blanche pour tout le monde mais si on accepte ça effectivement on accepte qu'un état terroriste opère comme elle veut dans la région qu'elle a l'hégémonie qu'elle décide pour tout le monde comment ça va se passer et là je crois on entre dans une situation extrêmement dangereuse où en fait le régime de Téhéran sort beaucoup beaucoup plus renforcé de ce qu'il était avant deux ou trois mois il y a une partie dans l'éducation de Marc Rubio de grande hypocrisie alors effectivement pour les Etats-Unis c'est terrible parce que leur crédibilité même qui est en jeu puisque les Etats-Unis en tant que première puissance militaire mondiale héritière après la succession du Royaume-Uni la base même de ce rôle des Etats-Unis dans le monde c'est de garantir la liberté des mères en même temps il faut quand même rappeler que les Etats-Unis tout comme l'Iran d'ailleurs n'ont pas signé le conventement de Montego Bay des Etats-Unis sur la liberté des mères voilà mais ça c'est juste une parenthèse mais là où ils ont raison c'est vrai que ça entraînerait potentiellement pas mal d'effets dominos à des degrés d'ailleurs de façon non conflictuelle etc après tout même nous pour notre déficit on a un certain nombre la manche et le rail d'Oessan pourrait être mis à contribution pour les bouches de Bonifacio qui sont à protéger en premier plan voilà on en rigole mais c'est vrai que ça ouvre une boîte de pondeur donc au-delà de la plaisanterie c'est quand même quelque chose de très sérieux mais là pour le moment on ne voit pas très bien ce qu'ils peuvent faire alors justement on va avancer encore parce que tout ce qui se passe depuis plusieurs heures on voit qu'il y a une montée des tensions il y a un embrasement et forcément la question qui se pose c'est est-ce que cet accord ce protocole d'accord est effectivement déchiré entre les américains et les iraniens souvenez-vous de la déclaration de Donald Trump il y a maintenant trois jours en expliquant que le cessez-le-feu était terminé hier les iraniens qui nous disent si rien ne change si les américains continuent leur provocation nous cesserons également de mettre enfin nous arrêterons ce cessez-le-feu Donald Trump s'est exprimé aujourd'hui c'est la déclaration également du président américain on l'attendait il s'est exprimé sur les médias américains il nous explique il assume d'une certaine manière le président américain d'avoir frappé durement les iraniens Justine Jankowski notre correspondante à Washington nous détaille cette première déclaration de Donald Trump oui c'est une première réaction de Donald Trump qu'on attendait avec impatience ici à Washington une réaction qu'il a donnée à la chaîne de télévision NBC dans l'émission Mythe de presse c'est une émission très connue du dimanche matin ici ils l'ont interviewée par téléphone et au cours de cet entretien téléphonique donc Donald Trump affirme que le détroit d'Hormuz est ouvert au trafic commercial et en fait en cela il reprend aussi la déclaration du CENCOM il y a quelques heures le CENCOM le commandement central américain qui a posté l'Iran ne contrôle pas le détroit le trafic est fluide et ce après des heures de bombardement 140 cibles frappées du côté des réactions ici il est encore un peu tôt aux Etats-Unis et encore une fois ça dépend de quel côté on regarde je voyais tout à l'heure quelques réactions de commentateurs pro-Trump qui eux mettaient l'accent sur la puissance de ces frappes la puissance du président américain mais c'est vrai que si on regarde le reste de la presse on met plutôt l'accent sur l'échec des négociations je voyais notamment la journaliste accrédité à la Maison Blanche pour ABC qui rappelait que pas plus tard qu'hier il y avait des négociations à Oman entre le ministre des affaires étrangères iranien et son homologue Omanais justement pour rouvrir le détroit d'Hormuz et que tout porte à croire que ces négociations pour l'instant sont dans l'impasse Alors on le sait Donald Trump ne veut pas forcément y retourner on l'a régulièrement expliqué sur ce plateau sur LCI mais quand même Vincent Crouzet est-ce que là si les choses s'enveniment à ce point à cette vitesse et que l'escalade continue il ne va pas être obligé d'y retourner ? Il ne pouvait pas laisser impunis les deux attaques des dernières heures de toute manière il était obligé en plus de légitimer la poursuite de la mission navale américaine dans le golfe de Man s'il n'intervenait pas à ce moment-là et bien dans ce cas-là finalement cette armada ne servait plus à rien c'est une première chose ensuite il gradue petit à petit la riposte elle devient de plus en plus importante mais il ne touche pas encore comme le disait Xavier tout à l'heure des cibles de haute valeur pour l'instant il ne touche pas les cibles stratégiques iraniens il ne s'en prend pas non plus aux personnalités iraniennes c'est une chose à préciser contrairement à l'opération Epic Fury donc on est dans un espèce d'entre-deux à l'heure actuelle avec des décisions certainement des options qui sont mises sur la table par le Pentagone par les commandants militaires on verra dans les prochaines heures ce que choisit Donald Trump cela intervient à un moment où la personnalité la plus interventionniste et la plus comment dire le faucon le plus important est décédé au cours des dernières heures l'Inseagram qui lui grand ami d'Israël grand ami d'Israël et qui a été pour la chute du régime alors peut-être que cela jouera aussi un rôle dans la décision que prendra Donald Trump dans les prochaines heures alors on voit l'échec entre guillemets s'est présenté ainsi notamment Justine le disait par certains journalistes certains analystes dans ces négociations l'échec de Donald Trump il y a évidemment le détroit d'Hormuz on en a beaucoup parlé ce soir il y a également la question du nucléaire il semble là aussi que Donald Trump est en train de perdre la main si je puis dire parce que encore une fois d'après l'accord il est question de dire que les Iraniens n'auront jamais la bombe nucléaire c'est la position évidemment des Américains et regardez ces images satellites ces dernières heures il semblerait que les Iraniens malgré cet accord qui est signé et malgré les négociations qui durent en ce moment sur ce sujet et bien ils sont en train de reconstruire en tout cas il se passe des choses sur certains de ces sites nucléaires en Iran ce qui est très intéressant de montrer c'est que ces images satellites les voici en images publiées notamment par la presse américaine les Iraniens savent qu'ils sont vus tout le monde sait avec les images satellites s'ils le font c'est qu'ils savent qu'ils sont vus ça veut dire que c'est une provocation c'est une logique est-ce qu'elle a l'heure le propre de ce régime on ne sait pas justement exactement ce qui s'est passé à la tête du pouvoir à Téhéran mais le propre du régime maintenant de ce régime qui en partie a muté parce qu'effectivement les vieux ayatollahs toute une partie de la classe dirigeante a été décimée par les frappes c'est la génération d'après celle qui s'est formée les gardiens de la révolution qui sont formés dans la guerre Iran-Irak qui sont les plus engagés dans le programme nucléaire parce que eux ils ont vu ce qu'était cette guerre ils se sont dit c'est le nucléaire qui est notre garantie de survie donc eux poussent et on peut imaginer là-dessus qu'il y ait ce défi ouvert avec ensuite malgré tout une grande inconnue sur l'état du programme nucléaire iranien on ne sait pas exactement le résultat des frappes menées par les américains on ne sait pas non plus où sont ces 440 kilos d'uranium enrichi est-ce qu'ils sont sous les décombres de Fordo est-ce qu'ils ont été mis ailleurs etc donc il y a d'énormes inconnues mais c'est un problème crucial et c'est un problème crucial sur lequel Trump fait l'impasse Réna Baptiste oui les américains en fait ils ont fait un énorme pas négatif sur leur position parce que si on commence avec il n'y aura pas un projet nucléaire il n'y aura pas une bombe nucléaire là il y a un énorme compromis de la part des américains parce qu'on peut faire tous les chemins et arriver juste à la fin et ne pas faire voilà les dernières dernières étapes pour mettre en place tous les composants pour vraiment avoir la bombe mais imaginez-vous si vraiment on laisse les Iraniens à reconstruire les centrifuges on laisse les Iraniens à garder d'une certaine façon même diluer tout cet uranium enrichi on laisse les scientifiques iraniens à travailler et là ils peuvent travailler dans les laboratoires où il n'y a pas une signature nucléaire devant leurs ordinateurs juste pour essayer de développer les mécanismes même sans la matière nucléaire si on laisse tout ça aux Iraniens à juste 10 ans mais on va vous empêcher à la fin à la fin qu'il y aura la bombe ce sera une situation extrêmement dangereuse et on sait on a l'impression en tout cas que dans ces négociations on va peut-être arriver à un compromis au moins sur les 400 kilos qui vont probablement rester finalement en Iran être dilués et souvenez-vous que le 28 février les américains ils ont dit jamais de la vie ça ne va pas rester on va nous-mêmes aller les récupérer on ne parle plus de ça justement on va écouter juste avant de vous donner la parole Vincent on va réécouter ce que nous disent régulièrement les américains sur ce sujet du nucléaire à la fin de voir pas question pour l'Iran d'avoir la bombe nucléaire écoutez Donald Trump Marco Rubio et le général Dan Cain je ne suis pas content avec l'Iran on va avoir un échange on va parler de la dénucléarisation parce que c'est ça derrière cette guerre ce n'est pas une guerre c'est une question de dénucléarisation moi il n'y a que ça qui m'intéresse ce n'est pas une question de régime même s'il faudrait changer de régime surtout quand on tue les premiers puis les deuxièmes peut-être que ça a fini par mener un changement de régime mais ce n'est pas la question la question c'est on ne veut pas qu'ils aient d'armes nucléaires donc on veut dénucléariser le pays on a fait d'excellents progrès dans ce sens il ne s'agissait que de Donald Trump mais cette déclaration elle date de cette semaine on est quand même loin de la dénucléarisation visiblement parce qu'on est loin des sites qui auraient été totalement obérés à la suite de l'opération Minah Itamer l'année dernière à la même époque tout à l'heure ce qu'on voyait le site c'est intéressant le site que l'on voyait la photo satellitaire je ne sais pas si on peut nous la remontrer il s'agit du site de Talégan 2 qui est dans l'emprise militaire de Parchin qui est à 40 km au sud-est de Téhéran alors ce n'est pas vraiment un site nucléaire même mais c'est un site où l'on procède à des tests explosifs à très haute intensité donc on peut tester des ogives et des moyens explosifs il y a une chambre cylindrique notamment pour les tests explosifs donc ça fait partie quelque part c'est la fin de la chaîne du programme nucléaire iranien ce qu'on appelle la huiponisation pardon pour le néologisme où quand effectivement on aura de l'uranium suffisamment enrichi on pourra l'assembler à une ogive et les tests pourraient se faire de manière souterraine voilà sur ce site donc quelque part ce site fait partie de la chaîne du programme nucléaire iranien au départ c'est un site de mise au point des missiles balistiques qui effectivement d'ailleurs il y a eu des explosions à Parchin mais moi quand je vois ces images je me dis qu'il y a un côté un peu leur de la part des Iraniens on voit évidemment pas d'image de Fordot de Natanz la montagne de la pioche il se passe des choses aussi on voit des engins mais on n'a pas d'image il y a des bulldozers il y a des la terre qui est bougée il y a de l'activité les Iraniens cherchent aussi à retrouver à mettre la main sur une partie des 440 kg d'uranium qui pourraient être enfouis sous terre une partie l'autre partie a certainement été déménagée avant les frappes mais aujourd'hui on peut imaginer et moi je comprends l'angoisse des Israéliens cette menace existentielle que le programme iranien nucléaire iranien se reconstruise ailleurs que sur les sites qui sont clairement identifiés par les occidentaux depuis le départ et qui ont déjà d'ailleurs été visités par les inspecteurs de l'EUA maintenant quand j'entends Donald Trump dire il faudrait négocier nucléaire avec les Iraniens ben oui on a mis des années à le faire on a mis plus de 12 ans à le faire pour aboutir au JCPOA l'accord sur le nucléaire signé en 2015 que Donald Trump a déchiré en 2018 avec la bénédiction de Benyamin Netanyahou et même à la demande de Benyamin Netanyahou donc il y a un moment on ne peut pas réécrire l'histoire mais si le JCPOA avait été mis en oeuvre avec tous les mensonges iraniens ils essayaient de tricher dans tous les sens ils essayaient d'enlever des caméras posées par les inspecteurs de l'AIEA ils essayaient de dissimuler des pans entiers de leur programme mais au moins on aurait pu suivre le programme quitte à mener les frappes comme celle de Benyamin Netanyahou qui si on avait suivi ce processus aurait pu avoir quelques succès puisqu'on aurait su exactement où étaient les points faibles du système quand on voit ces images satellites qui datent donc il y a plusieurs jours Marc Semo pourquoi les américains cette nuit ou ces derniers jours n'ont pas visé ces sites pour gagner du temps pourquoi ça pourrait être une cible légitime des américains ça pourrait être une cible légitime ça pourra le redevenir si le conflit s'intensifie mais franchement c'est une bonne question ça peut aussi être tout simplement les iraniens justement il s'agit un peu là-bas pour signaler aux américains si vous voulez frapper quelque chose de nucléaire tapez là tapez là tapez là et en fait peut-être il n'y a rien de tout là j'avais une question pour Rina justement parce que cette photo elle concerne qui en priorité elle concerne les israéliens tout de même et ça fait ça fait tout 3-4 jours quand même que Netanyahou est totalement muet on n'entend quasiment personne en Israël sur les derniers événements disons si jamais il y a quelque chose là-bas on peut s'imaginer que peut-être les israéliens et ça c'est juste vraiment mon hypothèse ils vont essayer de l'atteindre pas avec des bombardements mais avec plutôt des moyens cyber ou quelque chose qui va déranger ce qui déroule ça aussi ça fonctionnait très bien les virus informatiques les assassinats scientifiques ça fonctionnait assez bien en fait ça fonctionnait mieux mieux que cette guerre là en tout cas et ça coûtait moins cher ça je ne suis pas sûr alors justement sur le côté d'Israël parce qu'évidemment je vois que c'est une question qu'on se pose parce que évidemment on sait la position de Ben Nabi Netanyahou depuis plusieurs semaines avec cet accord a toujours été de aller critiquer cet accord entre les américains et les iraniens en expliquant qu'il ne fallait pas discuter avec les iraniens et ce qu'il se passe ces dernières heures évidemment fait réagir côté israélien parce qu'on se pose peut-être la question est-ce que ce n'est pas le moment de convaincre peut-être Donald Trump de retourner est-ce que ce n'est pas le moment la fenêtre d'opportunité justement pour mettre définitivement cet accord sous le tapis écoutez notre correspondante sur place Bessa Bessalem beaucoup de doutes pour l'instant parce que ces derniers jours on a quand même eu le sentiment très clairement ici que Donald Trump tentait de garder cette escalade dans le golfe Persique sous contrôle et c'est la raison pour laquelle insiste-t-on dans les médias israéliens Washington ne veut pas pour l'instant qu'Israël se joigne aux frappes en Iran une façon donc de limiter l'escalade d'un autre côté on souligne que maintenant ça fait presque une semaine que ces échanges de tirs entre l'Iran les Etats-Unis et les autres acteurs de la région se poursuit avec des pauses entre les attaques et que donc il est possible que finalement cette escalade elle perde contrôle et que même l'Iran bien sûr vise le territoire israélien il y a eu des menaces dans ce sens d'ailleurs ces dernières 24 heures ce qui est sûr c'est que le sentiment ici c'est qu'effectivement il faut le plus possible affaiblir le régime iranien Rina Bassiste pour l'instant justement il n'y avait pas de réaction officielle l'Israël était vraiment silencieuse depuis cette première vague et il y a deux raisons un les américains ils ont dit très clairement on ne veut pas on ne veut pas que vous nous rejoignez restez silencieux restez ne faites rien c'est nous qui décidons attendez ça c'est une chose et la deuxième chose il y a aussi une crainte israélienne que tout le monde va pointer les doigts disons Netanyahou encore il essaie de manipuler Trump il essaie de le tirer vers la guerre donc il y a deux raisons extérieures si vous voulez qui expliquent ce silence israélien et après Netanyahou a aussi une énorme question intérieure et ça c'est les élections qui sont maintenant fixées pour le 27 octobre et la fatigue israélienne même si tous les sondages disent que les israéliens ils croient qu'il y aura une autre guerre parce que la question iranienne n'est pas réglée pas la question des détruits d'Hormuz ça ne s'intéresse pas Israël la question des missiles n'est pas réglée la question du nucléaire n'est pas réglée donc il y aura d'autres guerres ça les israéliens ils sont très conscients en tout cas c'est l'hypothèse israélienne mais peut-être pas avant les élections parce que les israéliens ils ne peuvent plus ils sont fatigués l'économie est fatiguée il y a énormément de licencements en ce moment en Israël c'est très dur vous êtes d'accord finalement ça a changé il y avait Giacomani parce que pendant plusieurs mois on se disait les israéliens attendent ce scénario pour pouvoir retourner là ça a changé ça explique un peu la discrétion de Benjamin Netanyahou qu'on a connue effectivement nettement plus va-t'en-guerre et puis en plus les israéliens voient bien que le but de Donald Trump aujourd'hui c'est pas le nucléaire c'est vraiment réparer l'énorme bêtise je veux dire vraiment un minima qu'ont commis les américains dans le détroit d'Hormuz parce que là c'est la planète entière qui est impactée et Rina a tout à fait raison de le dire les israéliens Hormuz c'est pas un problème on l'entend vraiment à de multiples reprises d'un autre côté ce que je voudrais dire quand même c'est que le nucléaire iranien ce n'est pas qu'un problème israélien certes l'Iran veut la destruction de l'état d'Israël mais si jamais l'Iran avait la bombe il commencerait par menacer tous ses voisins dans le golfe on le voit bien aujourd'hui et pourrait même menacer bien plus loin que ça donc c'est un problème qui concerne tous les pays pour le résoudre d'une manière ou d'une autre visiblement la voie de la guerre n'est pas la solution la plus efficace aujourd'hui vous êtes d'accord Vincent Crozet finalement ça a changé depuis quelques semaines le scénario a changé le contexte a changé en Israël oui oui totalement je pense que Netanyahou est très concerné par évidemment cette date du 27 octobre qui va arriver très vite en Israël mais l'opinion israélienne effectivement comme le disait Rina très majoritairement et pour la chute du régime iranien finalement quel qu'en soit le coup pour Israël on a vu la résilience des Israéliens sous les frappes des missiles balistiques iraniens avec un sang-froid considérable mais certainement comme Rina l'esquissait à l'instant il y a des solutions intermédiaires à travers les actions des services de renseignement israéliens certainement qui sont étudiées pour peut-être faire la guerre d'une autre manière dans les prochaines semaines et dans ces élections qui s'alloncent donc en octobre tous les sondages donnent la droite et Benjamin Netanyahou perdant ce qui est quand même un changement de donne alors ça ne va pas être simple pour aussi bien les centristes qu'alliés aux travaillistes et avec le problème qui risque de ne pas avoir de majorité donc est-ce que oui ou non il faudra faire une alliance avec le parti de la coalition arabe il y a tous ces enjeux politiques internes qui sont de plus en plus importants mais ça aussi c'est un facteur fondamental mais sur ce point de l'Iran il y a malgré tout une quasi-unanimité quant à la réalité de la menace et à la priorité de cette menace sur l'Iran sur le Liban sur Gaza il y a une quasi-unanimité et c'est là-dessus simplement effectivement il y aura peut-être des positions qui seront exprimées avec un peu moins de virulence et de caricature que le fait actuellement le gouvernement de l'État est-ce que c'est ce contexte qui a peut-être aussi empêché d'une certaine manière l'Iran par exemple de menacer l'Israël dans ses dernières frappes c'est hier aujourd'hui parce qu'Israël n'a pas été visé visiblement il y avait la sœur de la Jordanie vous le rappeliez Réna Bassis parce que concrètement si on peut frapper la Jordanie on peut frapper Israël mais on n'a pas eu besoin de cette nouvelle vague pour comprendre que les Iraniens avaient la capacité de viser Israël ça a été fait pendant 40 jours est-ce que là aussi ça expliquerait peut-être une sorte de retenue iranienne ? Non je ne pense pas je pense que vraiment la retenue iranienne c'est parce que maintenant ils ont cette guerre sur le détroit d'Hormoz cette campagne qu'on n'appelle pas une guerre avec les Américains c'est ça l'enjeu pour l'instant la carte à frapper Israël ils l'auront toujours donc je crois que pour l'instant ils l'attendent ça ne veut dire pas qu'ils ne vont pas l'utiliser mais peut-être pas tout de suite Il y a un danger pour les Iraniens à frapper Israël ils le savent très très bien la dernière campagne la guerre du 28 février n'a pas été une franche réussite il y a eu des morts en Israël une vingtaine de morts mais bon par rapport à l'ampleur de la guerre c'est un bilan relativement faible les dégâts n'ont pas été aussi impressionnants que ça donc à refrapper Israël en prenant le risque évidemment qu'Israël attaque à nouveau l'Iran et pour le coup se passe totalement de la vie et de la permission de Donald Trump c'est certainement un trop grand risque pour les gardiens de la révolution bon juste avant de terminer on va revoir ce qui s'est passé cette nuit ces frappes américaines encore une fois parce que c'est ce qui a fait l'actualité c'était très impressionnant dernier mot avec vous Vincent Crouzet est-ce que selon vous ça peut s'embraser ces dernières heures ? oui oui très clairement très clairement ça peut s'embraser en tout cas ça va certainement monter en gamme avec des frappes encore plus significatives sur d'autres objectifs la banque de cibles est très importante côté américain et ils n'ont pas terminé leur campagne merci d'avoir animé le grand dossier avec moi Xavier de Giacomoni Marc Semo Vincent Crouzet Rina Bassis dans un instant vous retrouverez Darius Rochebin mais juste avant c'est le journal avec vous Thomas Chnelle et Thomas on commence avec le parquet antiterroriste qui ouvre une enquête après la découverte d'une arme de guerre dans un véhicule oui le véhicule était stationné dans la ville de Sarcelles au nord de Paris où vit une importante communauté juive 300 habitants ont d'ailleurs dû être évacués hier soir Marie Belot oui hier vers 21h30 la BAC intervient à Sarcelles ils ont été informés par la DGSI de la présence d'un véhicule suspect susceptible d'être utilisé pour une action violente la voiture se trouve sur le parking d'un cinéma par précaution tout le quartier est évacué le déminage intervient et à 23h30 deux armes sont retrouvées à l'intérieur dont un fusil d'assaut et des munitions dans le coffre une voiture volée aucune interpellation à cette heure le parquet antiterroriste a annoncé avoir ouvert une enquête pour association de malfaiteurs terroristes l'objectif comprendre quel était le projet un attentat a-t-il été déjoué Laurent Nunez a indiqué que cette voiture se trouvait à proximité mais pas à proximité immédiate de la synagogue de Sarcelles elle est à 2 km rien ne permet d'affirmer à 7h que la communauté juive était visée les investigations ont été confiées à la DGSI merci beaucoup Marie Bello on passe à la canicule qui continue de faire suffoquer une majeure partie de la France mais une amélioration commence à poindre dans le nord-ouest avec 8 départements qui sortiront de la vigilance orange demain matin à 6h la plupart près des côtes de la Manche en fin de journée 11 départements vont respirer cette fois ils sortiront de la vigilance rouge principalement dans le centre-ouest 37 départements restent en alerte rouge ce soir conséquence de ces fortes températures EDF arrête 3 réacteurs nucléaires et fait tourner 8 autres à puissance réduite et on termine avec l'Espagne avec le terrible incendie qui s'est stabilisé après avoir fait de nombreux morts en Andalousie 12 morts c'est le feu le plus meurtrier du pays en 40 ans difficile travail d'identification toujours en cours on sait qu'une française fait partie des victimes après 3 jours et 3 minutes de lutte le président de la région andalouse a expliqué que le feu était désormais fixé merci beaucoup Thomas Chenel dans un instant vous trouvez Darius Rochbin qui va revenir bien évidemment sur le conflit et tout ce qui se passe en Iran avec évidemment cet embrasement et tout ce qui se passe