"STOP AU RACKET DES AUTOMOBILISTES !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il y a des députés qui se sont engagés en politique sur le TAR. C'est le cas du député de Haaron, il est LFI, Christophe Bex. La politique, il la rencontre il y a quelques années quand il se rend compte qu'il peut s'en servir pour mettre en lumière toutes les luttes pour lesquelles il s'engage.
Dernière en date, demanda un retour des autoroutes sous le giron national. Il a déposé une proposition de loi en ce sens. Il est avec nous pour nous en parler.
Christophe Bex, bonjour. Bonjour. Merci pour l'invitation.
Merci à vous. Et tout de suite, c'est l'entretien. [Musique] Moi j'ai rien.
Alors Christophe Bex, bonjour. Alors vous avez déposé une proposition de loin pour la nationalisation des sociétés concessionnaires d'autoroute. On le rappelle, elles sont trois, il y a des filales he Vinc, Effage, Sanf.
On va légèrement faire un retour en arrière. C'est l'État qui a concédé l'exploitation et l'entretien de ces tronçons à ces entreprises. C'était en 2006.
Pourquoi à ce moment-là le gouvernement décide-t-il de privatiser en quelque sorte les autoroutes ? Quelles sont les justifications en fait que l'exécutif va avancer ? Alors à l'époque c'est Dominique de Vilpin.
On va rappeler qui était quand même au pouvoir parce que Dominique de Vilpin est devenu une des personnalités politiques les plus prisées. Mais il faut rappeler quand même que cette personne était au pouvoir et puis dans les conditions que ça s'est fait, je veux dire ça a été évalué ou justement cette vente qui a été sous-évaluée parce que dans cette histoire il y a à peu près on estime à 11 milliards 11 milliards d'euros que l'État aurait dû recevoir. En plus il y a pas eu de renouvellement on va dire des concessions.
Je veux dire des des concessions des des carnets de concession. Il y a pas une révaluation et l'État avait besoin d'argent. On a vendu ça rapidement dans des conditions qui restent obscures et qui ont été critiqués dès le départ et qu'on voit bien que les usagers bien souvent quand leur parle de les autoroutes, ils nous parlent toujours de la chè autoroutes parce que c'est une rente.
Une rente. Alors en 2013 et 2014, il y a des rapports he successifs hein de la cour des comptes de l'orité de l'autorité de la concurrence et du parlement qui établissent en fin de compte une rentabilité excessive pour les concessionnaires. L'exécutif a bien évidemment été mis au courant.
Il a eu ce rapport sous les yeux mais il n'a rien fait. Pire, il a laissé faire puisque depuis les péages on le voit ont augmenté hein. Bah c'est ce que je disais.
Alors c'est vrai qu'il y a déjà eu des proposition de loi. Bénédictorine député de l'ariage avait déjà fait une propion de loi dans la 15e législature et à chaque fois ben c'est pas mis à l'ordre du jour. Et l'idée c'est vraiment que l'opinion publique s'empare de ce débat.
Est-ce que la gestion publique face aux intérêts privés ? Et j'aimerais bien que cette profession de loi soit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour qu'il puisse y avoir justement débats au sein de l'hémicycle qu' a des amendements mais qu'on puisse mettre un coup de projecteur justement comment ça s'est passé et puis après qu'on s'aperçoiv, c'est réaliste et réalisable et c'est juste de justement de reprendre en main la gestion des autoroutes et ne pas laisser ça à des grands groupes comme Vinc ouf qui forcément ont un taux de rentabilité énorme. On est de l'ordre de 73 % de taux de rentabilité avec la gestion des routes et des autoroutes.
C'est une proposition de loi transpartisane qui est avec vous. Tout à fait. Oui, tout à fait.
Il y a plusieurs députés de plusieurs groupes qui ont justement signé. J'aurais voulu qu'il y en ait plus hein, qu'on aille encore plus loin. Mais après justement, j'espère que l'opinion publique comme je disais tout à l'heure, les gens, les usagers s'emparent de ce sujet-là.
C'est le but hein, je veux dire qu'on est député d'opposition de faire des propions de loi et après que ça soit à l'ordre du jour qu'il y ait du débat dans ce pays. Alors le financement de ces euh autoroutes hein, bah bien évidemment c'est le c'est le péage hein qui augmenté et en Occitanie hein d'où d'où vous venez bien évidemment les hausses sur les différentes autoroutes de la région varient entre 13 et 22 % en 10 ans. C'est assez énorme et c'est ce que vous appelez finalement le raquette des automobilistes. de raquette et puis ce que je voudrais dire c'est que les sociétés enfin qui gèrent ces autoroutes soient assez malin parce que avant bon il y avait le pH, il y avait des personnes on voyait des des humains qu'on payé et puis on a supprimé les humains et maintenant on supprime les cabines maintenant on prend les autos le pH il existe plus bien entendu quand vous arrivez chez vous recevez un mail et vous payez donc on va invisibiliser le péag c'est vrai que les hausses sont au-delà de l'inflation si les salaires augmentaient au niveau des péag SMIC il serait à 3000 € quoi.
Je veux dire, c'est c'est clair au lieu d'être actuellement à 1400. Alors, certains ont critiqué cette proposition bien évidemment dont le ministre des transports de l'époque, monsieur Jari, une proposition, je vais le citer he ce sont ces mots bien populiste et bien démagogique et selon lui qui coûterait 45 à 50 milliards d'euros. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Alors, les sociétés d'autoroute, faut savoir qu'elles ont récupéré trois fois la mise. Elles ont mis euh et c'était vendu de mémoire, je sais plus 20 milliards, elles ont récupéré trois fois leur mise. Donc, au moment où l'État reprend, il y aura négociation.
Mais il est hors de question de mettre ce prix-là. C'est une histoire de rapport de force. Je veux dire, à chaque fois, n'importe comment, les qualificatifs qu'emploie euh enfin le gouvernement, c'est toujours populiste, tout ça.
Non, c'est dans l'intérêt général. L'intérêt général des citoyens et des citoyens. Si on appelle ça du populisme alors oui oui alors je suis populiste parce que je suis pour l'intérêt général.
Alors on va passer à un autre sujet hein le RN. Demain il y a des collectifs qui appellent à une mobilisation général dans toute la France pour dénoncer un peu ce qu'a fait Marine Le Pen et ses partisans dénoncer publiquement une décision de justice. Comment en tant que député LFI vous avez vécu cette séquence ?
Alors, il faut rappeler justement ce qu'a fait le Rassemblement national et Marine Le Pen dénoncer. C'est-à-dire il y a quand même 4 milliards 100 millions qui ont été euh plus que détourné parce qu'on voit bien que c'est un système ici. Moi, j'invite les électeurs du RN de lire justement les mails qu'ils ont échangé entre eux que ils ont mis en place, c'est marqué noir sur blanc emploi fictif.
Donc on a pris l'argent des contribuables, on a pris l'argent des électeurs du Rassemblement national pour rémunérer des gens. Mais là c'est ils ont mis en place un vrai système de c'est les gens ne savaient même pas qu'ils étaient attachés parlementaires. C'est ça parce qu'il peut y avoir un flou entre attachés parlementaires entre une émission mais là les personnes ne connaissaient pas leurs députés.
Donc c'est c'est manifeste c'est quand même une histoire qui dure depuis plus de 10 ans qui a été instruite, fouillée et donc après que le Rassemblement national manifeste contre ce qui eux justement préconis on a dit tête haute main blanche inéligibilité à vie et puis là non non non c'est nous on est on est non ça ça ça ne tient pas du tout on voit bien le rassemblement qu'ils ont essayé de faire dimanche c'est un flop même si les électeurs du RN ne sont pas on va dire mobilisables. Ce n'est pas un public qui va se mobiliser. C'est pas dans leur culture mais quand même ça passe très très mal même au sein de leur rang quoi.
Alors on a les municipales de 2026. On sait que l'ancrage au niveau local ça peut être déterminant pour pour la suite. Le Ren a des petites communes mais a du mal à se forger une place dans les grandes métropoles.
Il y en a que H he dans les 42 communes de plus de 100000 habitants. Est-ce que vous avez peur qu'ils y arrivent en 2026 ? Alors oui oui le RN faut faire attention parce qu'ils sont partis sur des listes d'union des droites donc ils avancent masqués.
Moi, je vois bien que dans dans ma circonscription, il y a un appel qui est lancé. Alors, sur des communes, c'est pas des grandes communes. La plus grande commune, c'est Muret qui est à 25000 habitants.
Mais ils vont ils vont présenter des listes parce que l'idée c'est de choper aussi ces petites communes pour après avoir des sénateurs. La logique est là. Donc, ils vont avancer, c'est pas une liste, on va dire, apolitique ou Union des droites comme ils ont fait pour les élections législatives.
En face de moi, j'avais un candidat union des droites. D'accord. Donc, c'est ça que vous appelez ils avancent masqués.
Ils ne disent pas officiellement qu' sont bien sûr et il faut faire faut faire très très attention et moi j'alerte beaucoup les maires de ma circonscription face parce qu'ils sont en train de se former ils ont comme on a dit ils ont des attachés parlementaires. C'est une force en progression et l'idée c'est de prendre justement les communes les petites même les grosses et que nous en face à gauche le bloc gauche progressiste, il faut aussi qu'on ait des candidatures unies. Alors il y a une montée de l'extrême droite dans le monde entier.
ADP en Europe ave enance on se souvient justement du score du RN aux européenne. On sait qu'ils ont un poids aujourd'hui à l'Assemblée nationale. À quel point la parole raciste s'est libérée en France selon vous qui êtes député ?
Alors la parole moi alors justement je voudrais revenir aux élections européennes le choc le soir des élections européennes quand je regarde la carte de France qui est toute bleu marine à quatre départements mais ici la scène Saint-I le Valde de Marne qui a voté pour Manombri les hautes scènes pour Valérie Aer et et Paris Gluxman mais tout le reste est bleu marie pourquoi déjà parce qu'aux européennes on part avec quatre listes si on s'était un on aurait pas eu ce résultat puis après il a dissolution enfin je vais pas refaire toute la jeunesse mais pour moi ça été un choc et c'est un choc pour beaucoup de personnes ce qui a expliqué aussi la formation du NFP. Je veux dire la NFP c'est quelque chose de puissant, c'est au-delà des organisations politiques et qui a permis d'avoir une réponse et la parole raciste qui est là depuis des années, des années mais qui est devenue moi cette campagne des des législatives, c'est une campagne enthousiaste mais c'est une campagne qui a été dure parce qu'en face de nous on avait des gens qui larguaient complètement toute leur haine vis-à-vis des étrangers. Il y a la parole s'était libérée et cette parole est de plus en plus libérée dans les grands enfin dans les médias et on voit même que la droite ce que j'appelle les irresponsables sont en train de récupérer le programme du rassemblement national mais ils oublient une chose c'est que l'extrême droite va aller manger les retaillot d'arma ils seront mangés comme avait mangé je veux dire le livre de Johann Chaputo est très éclairant sur la période qu'on vit actuellement avec les irresponsables et j'invite tout le monde à s'y plonger c'est très instructif sur la période qu'on vit actuellement.
Alors pour vous, les irresponsables, ce sont et les médias et le gouvernement. Alors c'est le bloc central, ce qu'on appelle le bloc central qui est en train de faire une politique qui à chaque fois essaie de flatter l'électorat rassemblement national. La droite essaie de récupérer son électorat mais c'est l'inverse qui s'est produit.
On voit bien que le le Rassemblement national en mettant des cravates ont essayé de récupérer. C'est pas qu'ils ont essayé. Moi je vois dans ma circonscription la droite n'existe plus.
En législative, il y avait un candidat, une des droites, une candidate macroniste et moi. On avait les trois blocs. Elle n'existe plus la droite dans beaucoup de pays, dans beaucoup de territoires.
Et et c'est là qu'on voit que l'extrême droite a avalé. Alors peut-être que l'histoire des attachés parlementaires va ralentir un peu la progression, mais il faut être vigilant parce que les gens qui votaient à l'assemblement national qui vot pour Marine Le Pen qui incarne quelque chose quoi qu'on en dise les motivations des électeurs du Rassemblement national multifac mais si on leur enlève Marine Le Pen que vont devenir ces électeurs et c'est ça qui me qui me préoccupe où va aller la colère et je dirais pas la colère le ressentiment de ces gens vis-à-vis des étrangers vis-à-vis de ce qu' ce qu'ils appellent Ben ce qu'on appelle, est-ce que j'ur de ce mot des cassos parce que le travail pour eux c'est une fierté. Où va aller le vote de ces électeurs ?
Alors comment vous expliquer justement qu'il y a une progression de ces électeurs surtout au niveau des des petites localités notamment vers chez vous ? Bah c'est les politiques qui ont été mises en place depuis 40 années depuis la démission d'une politique dite de gauche en 1983. on on aandonné, on va dire les classes populaires et les classes populaires habitent beaucoup justement euh hors des grandes métropoles tout simplement à cause du logement.
Je dire on habite de plus en plus loin de son lieu de travail et on a fait une croix dessus he je veux dire c'est clair au niveau des services publics, au niveau des services privés de tiers des communes en France n'ont plus un seul commerce. Je parle même plus là, on parle plus de services public mais de commerce. Il y a un endroit où les gens peuvent se rencontrer et débattre, sans gueuler même on comme je disais tout à l'heure, on manque de débat, on manque de confrontation et les gens et quand les gens sont isolés, l'isolement l'isolement et la division fait que le vote du Rassemblement national avec des médias puissants derrière ne peut que monter comme un bouchon.
Il faut lutter contre l'isolement des personnes. Vous le voyez vous en tant que député que la France enfin que le gouvernement abandonne les zones rurales ? Bah c'est clair qu'au niveau des transports, au niveau du service public, au niveau de ce qu'on appelait avant l'aménagement du territoire dans le bon sens du terme, là on a fait des métropole, on a concentré l'ensemble des activités dans des lieux précis, activités culturelles, activité économique, tout est concentré sur la métropole.
Si vous n'avez pas de voiture, vous n'avez pas de transport en commun, vous êtes coupé de ça. Donc vous habitez à 40, 50 60 km de vos lieu de travail. Vous passez votre temps dans les transports et forcément vous coupez des gens.
Alors, vous habitez dans un pavillon en périphérie des autres petits villages, mais vous êtes en périphérie et que moi, je note que dans les bourgades de ma circonscription, au cœur, il va y avoir un vote plus progressiste et dès qu'on va en périphérie de la Bourgade, ben il y a un vote du Rassemblement national. C'est le même phénomène qu'on trouve en France avec les métropoles. Comme je disais aux européennes, Paris, voteuxman mais autour cette noir.
Alors, on va revenir ensemble sur la séquence avec Jean-Luc Mélenchon. Je disais, il y a une forte progression du vote RN hors des zones urbaines dans votre circonscription et vous avez en quelque sorte imputé la responsabilité à la figure de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que aujourd'hui vous voulez un peu nuancer ce que vous avez dit il y a quelques temps ?
C'est-à-dire que à l'époque au 2e tour législatif, alors Jean-Luc Mélenchon pour moi est une personne qui a permis justement en France qui a encore une gauche qu'on regarde autour de nous. Alors il y a l'exemple de l'Espagne mais il a réussi à sortir du PS, il s'est aperçu qu'au sein du PS il pouvait pas changer le PS. On voit bien, ils ont pas voté la motion de censure.
Et il a réussi à à créer une force du Parti de gauche et la France insoumise et à créer bah un programme. C'est surtout moi on parle de Jean-Luc Mélenchon, on peut parler d'autres personnalités. Moi ce qui m'importe c'est le programme et les idées et les luttes et notre histoire et c'est ça et Jean-Luc Mélenchon est un formidable catalysateur, un formidable orateur et au-delà de l'orateur une culture qui est forte et on a de la chance, on a de la chance d'avoir en France une personnalité comme ça qui a su justement entraîner des millions de gens et former former toute une génération de femmes et d'hommes politiques qui vont prendre la succession de Jean-Luc Mélenchon quand Jean-Luc Mélenchon bah il est pas éternel.
Alors, il y a aussi cette séquence à l'Assemblée nationale. C'était hier. Le média d'extrême droite frontière affiché les assistants parlementaire LFI.
La section CGT qui représente un ses collaborateurs parlementaires a accusé le média d'extrême droit de mettre une cible dans le dos des salariés. Vous étiez là pendant cette séquence, vous étiez à l'Assemblée nationale he je le dis, je le rappelle, vous êtes le 8e député français qui le plus en présence à l'Assemblée nationale. On vous félicite pour ça.
Alors, que s'est-il passé exactement ? parce que c'est une séquence qui assez flou, on a du mal à comprendre ce qui s'est passé véritablement. Alors, ce journal dont je dirais pas le nom, qui est pour moi un vrai torchon d'extrême droite et devaine, ils ont fait une enquête euh sur mon mouvement politique, 62 pages je crois.
Enfin bref, et ils ont ciblé des gens sans ils ont pris des photos sans aucune autorisation. Ils sont allés fouiller dans les mails. Ils ont carrément fait des listes d'attachés parlementaires, de députés.
Et ça, justement, il est pas possible que nos attachés parlementaires, les personnes qui travaillent avec nous soient mises pour cible dans un journal sans leur autorisation parce que on parle pas de journalisme là. Là, c'est vraiment des enquêtes de d'égût et ils ont protesté très logiquement et nous sommes venus en soutien et ces journalistes, ces pseudo journalistes sont venus à l'Assemblée nationale faire de la provocation comme ils savent le faire quand ils viennent dans les manifestations en espérant faire un coup un coup médiatique et après on a les députés du Rassemblement national liberté de la presse. Ce n'est pas de la presse, on ne parle pas de presse donc il y a pas de liberté pour ce genre de de dérive de coût médiatique quoi, on va dire.
Alors, on va encore parler de la France à l'affaire Betaram, on l'a su hier. François Bairou, le premier ministre, sera entendu le 14 mai par la commission d'enquête parlementaire. Qu'en attendez-vous ?
Alors voilà, ce qui s'est passé hier, c'est vrai que lors de l'audition, de lors de la commission d'enquête, il y a un policier, un juge qui ont bien dit que le premier ministre actuel, premier ministre lui non pas le citoyen comme des fois il se qualifi aurait menti parce que il savait déjà à l'époque, je crois que c'est en 94 et 96 que ils sont ils l'ont dit carrément. Et donc à l'époque il était ministre, il aurait pu intervenir à ce moment-là. il aurait pu empêcher les crimes qui ont été commis par la suite.
Mais c'est ce qu'ils disent, c'est que justement il est intervenu mais un peu dans le mauvais sens finalement. Et donc là moi ça pose énormément de problèmes parce qu'il a juré il a enfin il a juré devant l'Assemblée nationale une fois deux fois devant Paul Vanier qui l'a interviewé qu' l'a questionné et donc ça pose le problème de la légitimité de du premier ministre actuel parce qu'il a menti devant la représentation nationale. Alors il doit s'en expliquer la semaine prochaine devant la commission d'enquête mais là nous sommes face à un fait politique majeur dans la situation actuelle de notre pays.
D'ailleurs, on va revenir sur la censure du Premier ministre, le PS qui n'a pas voté la censure. Qu'en avez-vous pensé ? Ben, c'est c'est c'est dramatique parce qu'ils sont ça vous ça vous a choqué ?
Vous vous y attendez ou pas ? pensie vraiment quand même enfin je sais pas le parti socialiste c'est terrible parce que du coup le nouveau Front populaire qui s'est créé mais au-delà des partis politiques je tiens à le signaler mais du coup ça a mis un coin je veux dire du coup ben voilà on n plus uni juste au moment où il faut être uni face à la censure ce gouvernement je rappelle quand même on a gagné les élections législatives on n'est pas majoritaire mais on est le plus gros groupe on aurait dû avoir du cicast première ministre c'est ça en fait la faute dès le départ nous sommes légitimes à gouverner et le parti socialiste pour pour divers diverses raisons, on voit bien qu'ils ont été roulés dans la F n'ont pas voté à la censure, ils auraient dû la voter en tant que force du nouveau Front populaire. Pour les électeurs, c'est très important et cette trahison pour moi c'est une trahison à part six députés du Parti socialiste qu' ont refusé de suivre les consignes de 6.
Alors on va passer à l'international hein. J'ai été sur votre Twitter et vous avez posté une une photo, une très jolie photo d'une petite fille euh Gazaï Butaina Aziz avec ses ses grands yeux. Elle a été tuée par Israël.
Euh vous avez voulu donc mettre un visage un nom sur tous ces enfants qui sont tués par Israël et vos collègues he députés LFI ont fait pareil à l'Assemblée nationale dans cette séquence. Ils ont brandi les photos des enfants gazoïes. Je propose de regarder cette séquence.
Ce sont nos enfants et comme nos enfants, ils ont un nom, ils ont un visage, ils ont une vie à vivre comme Bisan Al qui a été tué dans son sommeil par un bombardement sur sa tente à Run dans la nuit du 17 au 18 mars dernier. C'est interdit de brandir des visages autour de moi. Ce sont les visages de notre mauvaise conscience.
Vous n'avez plus la parole. Je ne sais pas à qui s'adresser à votre question. Vous n'avez plus la parole, monsieur le député.
Je vous remercie de ranger ces affiches. Vous controuvenez au règlement de l'Assemblée nationale. J'imagine que votre question s'adressait au ministre des affaires étrangères et donc je donne la parole à monsieur Benjamin Hadad.
Nous regarderons ce que nous ferons comme sanction. s'il vous plaît allez s'il vous plaît. Merciz.
Monsieur Caron, pourquoi pourquoi avoir fait ça ? C'est vraiment le minimum qu'on puisse faire pour les enfants palestiniens qui sont aujourd'hui complètement ignorés et qui vivent un calvaire depuis maintenant 1 an et demi. Et comme vous le savez, il y a 3 semaines, Israël a unilatéralement rompu le cesser le feu.
Faut que vous sachiez que chaque jour depuis la rupture du cess le feu, il y a 100 enfants qui sont soit tués, soit grièvement blessés par l'armée israélienne. Et pourtant, quasiment plus personne en parle dans l'actualité et dans la classe politique encore moins. Ce qui se passe à Gaza est une honte absolue.
On ne cesse de le répéter avec notre groupe depuis un an et demi. On vient encore de se faire traiter d'antisémite par un représentant du gouvernement alors que la seule chose que nous faisons depuis un an et demi, c'est de dénoncer le calvaire que subissent les paestin en dehors de tout respect du droit international. Est-ce qu'on a entendu parler de droit international aujourd'hui dans la réponse du ministre ?
Absolument pas. Le droit international, la France est en train de l'enterrer à Gaza et c'est une honte pour notre pays, un déshonneur, une marque qui restera extrêmement longtemps sur notre pays. Là, on vient d'entendre votre collègue Gamer Quéron, c'est une une honte et pourtant il a Bron Pivet a répondu à cette séquence, réfléchi aux sanctions qu'elle va prendre contre les députés LFI.
C'est un peu clair en France, on doit taire finalement l'atrocité de ce qui se passe à Gaza. Al Amy Queron a tout dit là, j'y étais justement cette séquence et c'est salutaire. Il faut vraiment mettre des visages, faire réagir l'opinion du public.
On voit bien Emmanuel Macron a a réagi. Yan Brun Pivé revient sur son soutien conditionnel mais je veux dire c'est l'histoire nous jugera. Enfin, c'est ce qui se passe actuellement à Gaza.
Alors, je tiens à rappeler, il faut toujours le rappeler que nous sommes pour la libération des otages. Je veux dire, ça c'est important mais ce qui se passe à Gaza, je veux dire 15000 enfants, puis on parle de morts mais au-delà des morts, il y a des personnes qui sont blessées, ce pays qui qui détruit et puis qu'est-ce qu'on est en train de fabriquer ces générations de de survivants ? Ils vont avoir la haine et forcément la haine qui va porter en eux.
On aura détruit leur famille, leur pays, leur terre et on est en train de générer une haine pour des siècles et des siècles. Le conflit isralopalestinien, il dure depuis trop d'années. Il est temps justement de se mettre autour de la table et dégager ce gouvernement qui est actuellement en Israël quoi.
Gouvernement d'exandroite de Benjamin Neto. Vous le disiez he Yael Briv est revenu sur ses propos. C'était hier, elle aura mis du temps mais elle l'a fait.
Elle a dit voilà, j'ai eu tort de parler de soutien inconditionnel. Emmanuel Macron dit qu'il va reconnaître l'État palestinien au mois de juin sous certaines conditions certes, mais est-ce que vous avez l'impression que c'est un petit peu en train de de se retourner un petit peu doucement ? Alors, un petit peu doucement, un petit peu doucement mais alors là c'est ce sont des parles, il faut passer aux actes parce qu'il y a déjà des pays qui ont reconnu euh l'État de Palestine.
Il est temps que la France hein, je veux dire la France pay des droits de l'homme, on a on ne cesse de le dire mais moi c'est la violence de la moi ça fait un an et demi même plus qu'on nous traite d'anti islamogiste, antisémite mais je pense qu'il est temps maintenant d'averser. Nous sommes dans le juste, il le dit très bien Caron il a tout dit lors de ses déclarations et que Yan Brun Pivier quand du haut de son perchoir soutient un conditionnel mais c'est c'était une folie pure. Alors c'est bien qu'au bout d'un an et demi commence à prendre conscience et que petit à petit ils vont essayer de de regarder la réalité en face de ce qui est en train.
Alors peut-être que Trump avec son projet immobilier les a fait peut-être bouger, je sais pas mais il était temps il est temps de reconnaître ce qui se passe. Un génocide à Gaza. Alors Christophe Bec, justement, c'est bientôt la fin de de cette interview.
On va parler de Donald Trump, hein, vous venez de de le nommer. On sait la la folie, hein, qu'il a dite sur la projet de Riviera euh à Gaza. Là, il met des droits de douanes vertigineux, finalement, il revient dessus.
Est-ce qu'il est pas un peu en roue libre, j'ai envie de dire ? Alors, c'est une personne qui fonctionne au rapport de force. Je veux dire, il va faire une déclaration avec toute sa communication, il va imposer droit de douane, après il voit bien les marchés financiers, comment ils réagissent. il va changer sa politique.
Et ce que je trouve dommage, c'est que l'Europe euh est toujours en réaction. Moi, je pense qu'il est temps justement de se poser la question sur le libre échange, les dégâts que font les libre échanges et que nous on arrête d'exporter pour exporter. Quand je prends l'exemple de l'agriculture, on narrête pas de dire aux agriculteurs qu'il faut exporter. 50 % de nos fruits et légumes sont sont importés.
Pourquoi on ne travaillerait pas justement à relocaliser aussi bien pour l'agriculture notre industrie et recréer de l'emploi au plus près des gens ? C'est ça qu'il faut faire et non pas on voit bien que le libre échange c'est la folie et quand on a des personnes comme Donald Trump et ben on regarde on voit c'est toujours le jour Donald Trump c'est un feuon le but c'est ça et puis la guerre contre la Chine parce que ce qui est préoccupe les États-Unis c'est pas l'Europe c'est la Chine. Christophe Bec vous êtes député à LI merci d'avoir répondu à nos questions en même temps.
Merci pour votre invitation et je rappelle vous êtes vous avez déposé une proposition de loi pour la nationalisation des sociétés concessionnaires d'autoroute et j'invite tout le monde à s'y intéresser. Merci à vous. Merci et merci à vous d'avoir suivi cette émission.
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Christophe Bex