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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 4 octobre 2021 28 min

Xavier Bertrand, candidat à l'élection présidentielle, répond aux questions des auditeurs de franceinfo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

France Info. Depuis 7h ce matin, c'est Xavier Bertrand, le président de la région de France, qui est le premier invité des matins présidentiels de France Info et qui va maintenant répondre aux questions des auditeurs de France Info et à celles des lecteurs de notre partenaire, le journal Le Parisien. Aujourd'hui en France, c'est tout d'abord André qui nous appelle de l'héros. Bonjour André. Bonjour. Bienvenue sur France Info. Xavier Bertrand vous écoute.

0:26
Auditeur

Monsieur Bertrand, bonjour. J'ai bien entendu depuis le début de cette émission les solutions concrètes que vous avez évoquées. J'aimerais savoir quelles sont les solutions concrètes pour le sans-abrisme. Je suis directeur de centre d'hébergement à Montpellier-Castelnau-le-Lez. Je reçois des jeunes sans domicile fixe ou sans résidence stable ou sans logement autonome dans mes établissements de 18 à 30 ans. L'insertion professionnelle est un gros sujet dans l'accompagnement de mes équipes. Nous travaillons à la participation au projet de ces jeunes et à leur responsabilisation en tant que futurs citoyens ou en tant que citoyens actuels.

J'aimerais avoir vos solutions contre le sans-abrisme et la perte de logement de ces jeunes et de ces personnes sans-abris.

1:11
Présentateur

Merci André. Xavier Bertrand vous répond.

1:13
Xavier Bertrand

Augmenter le nombre de structures d'accueil en partenariat notamment avec les collectivités locales, s'appuyer sur le rôle des associations et favoriser l'insertion professionnelle, l'insertion sociale. Augmenter le nombre de places, vous savez, il faut se garder des grandes déclarations qui ont été tenues par le Premier ministre britannique à l'époque, des présidents et autres. Il faut augmenter. Et il faut s'appuyer aussi sur les associations, c'est-à-dire que l'État doit s'appuyer davantage pour le service public, pour un service public qui est aussi fait par des associations, des associatifs. C'est ce que j'essaye de faire dans la région des Hauts-de-France.

Et le troisième point, c'est de permettre aussi de remettre le pied à l'étrier pour des gens qui sont très très loin, très très loin justement de l'emploi. Vous voyez aujourd'hui sur le RSA, par exemple, ce qu'il manque derrière, c'est la possibilité d'avoir une formation pour s'en sortir. Ces personnes peuvent être bénéficiaires, mais derrière, ça ne suffit pas de les accompagner avec le RSA. Il faut ramener justement vers l'activité. Et le rôle des associations aujourd'hui est assez méconnu. On a le sentiment que soit c'est l'État qui fait, soit l'État ne regarde pas ce que font les autres. Il y a un nouveau pacte. C'est ce que je crois dans la République des Territoires.

C'est-à-dire que l'État doit s'occuper à plein, efficacement, des fonctions de sécurité, de justice, de reprise en main de notre politique migratoire, de lutte contre le terrorisme islamique. C'est aussi très clairement éducation, santé, qu'il n'y ait pas un système à plusieurs vitesses en France. Mais pour le reste, c'est dans les territoires qu'il faut donner les moyens. Ce monsieur est directeur de foyer ? C'est ça, un directeur de centre d'hébergement. De centre d'hébergement. Ça ne peut pas remonter à Paris ces politiques-là. Il faut que ce soit les élus locaux et l'État, mais dans les territoires.

On ne doit pas être obligé de revenir à chaque fois à Paris pour prendre des décisions, pour débloquer les crédits. Et il y a un autre sujet qui pour moi est très important. C'est différent de ce qu'a dit ce monsieur. On ne peut pas penser comme une fatalité la situation des enfants qui vivent, qui grandissent dans une famille où la pauvreté est là. Parce que déjà aujourd'hui, il vous faut, Marc Fauvel, six générations, six, pour pouvoir accéder à la classe moyenne quand on est dans les catégories populaires. S'il y a un pays en Europe qui est derrière nous, c'est la Hongrie. Encore une fois, ce n'est pas une question de classement.

Ça veut dire qu'il y a une forme de fatalité derrière tout ça. Or, la politique, c'est l'anti-fatalité. C'est l'anti-destin. Et c'est ce à quoi je crois. Donc je ne vais pas vous faire une grande déclaration en vous disant avec moi, il n'y aura plus personne dans la rue. Mais je veux qu'il y ait des solutions. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, pas en six mois. Mais je pense qu'il y a un nouveau partenariat à avoir.

3:46
Présentateur

Il y a beaucoup de questions au standard de France Info. Je sais que le sujet est important. On va essayer de faire des réponses. Je vais vous demander en tout cas de faire des réponses les plus concises possibles. Chantal nous appelle au standard de France Info, le 0809 40 41 42. Bonjour Chantal. Bonjour. Vous êtes en direct sur France Info. Bonjour Madame. Puis je vous demandais votre profession. Bonjour, c'est Bertrand. Et votre question à Xavier Bertrand.

4:09
Auditeur

Alors voilà, on parle beaucoup de l'école ces temps-ci. Moi, je suis ancienne directrice d'école. Je suis à la retraite maintenant. J'aimerais connaître les mesures concrètes qui pourraient figurer dans votre programme pour améliorer les conditions d'exercice des enseignants du primaire et revaloriser leur métier. Et donc, bien sûr, sans oublier celui des directeurs et directrices d'école. Voilà.

4:28
Xavier Bertrand

Xavier Bertrand. Je vais présenter dans les semaines qui viennent le projet sur l'éducation que je veux présenter aux Français. Là, je suis en train, Chantal est directrice d'école en retraite. En Seine-Denis. Oui, c'est ça, exactement. En retraite. En milieu rural ou en ville, Madame ?

4:46
Auditeur

En Seine-Saint-Denis.

4:47
Xavier Bertrand

En Seine-Saint-Denis. Bon, c'est tout simplement faire à nouveau de l'école une forme de sanctuaire. De sanctuaire où on est là pour enseigner. Où les enseignants soient avec les moyens nécessaires. Et c'est certainement aussi leur permettre de pouvoir travailler plus longtemps. Et c'est aussi qu'on soit protégé. C'est qu'au sein de l'école, rien ne vienne distraire de cette fonction essentielle. Après, je ne sais pas si Madame est encore en ligne, il y a les fondamentaux, lire, écrire, compter, les langues vivantes. Et puis, plus on avance, pas forcément en primaire, aller vers un métier. Ça veut donc dire aussi une réforme en profondeur de l'enseignement professionnel.

Tiens, prenez notamment les régions. La question était sur le primaire. C'est tôt pour apprendre un métier. Mais c'est ce que je viens de vous dire. C'est ce que je viens de vous dire à l'instant. Je ramène à la question de Chantal. Je viens de vous dire plus tard. Non, non, non. Elle me demande, cette dame, ce que je veux faire pour l'école. C'est aussi, très clairement, d'aller aussi vers un métier. Pas en primaire, évidemment. Pas un enfant qui a 8 ans, d'accord. Mais prenez aussi, l'aspect, c'est aussi pour après, c'est l'orientation.

Trouvez pas qu'il y a quand même une injustice entre les parents qui ont un carnet d'adresses long comme le bras et ceux qui n'ont pas de relation, pas de connaissances ? Comment vous offrez un carnet d'adresses à un enfant qui n'en a pas ? C'est ce que je commence à faire dans les Hauts-de-France. Avec un système qui s'appelle Proche-Orientation, où nous avons à côté des centres d'information et d'orientation, nous avons des professionnels, des retraités, des étudiants, des apprentis qui viennent expliquer dans les collèges et dans les lycées ce qu'est leur métier, comment ils en sont arrivés là, combien ils gagnent, quel est l'intérêt de leur métier.

Et ce que je veux, c'est permettre également à tous ces jeunes de ne plus galérer pour la question des stages. Donc vous voyez, il y a à la fois les fondamentaux, au départ, il y a ensuite au fur et à mesure, on va vers un métier. Et si je peux me permettre, allez, je vais mettre les pieds dans le plat. C'est pas l'idée d'avoir l'obsession d'aller vers un diplôme, c'est l'obsession d'aller vers un métier. Une fois, une dame m'a arrêté dans la rue, elle me dit, vous savez, je ne sais pas si vous serez élu. Mais elle dit, mais moi, j'ai deux enfants, il y en a, il a un métier dans la tête, un métier dans les mains, mais je veux un métier pour chacun. Elle ne m'a pas quitté cette idée-là.

Parce qu'on doit aussi, l'école doit être capable de faire du sur-mesure, du sur-mesure. Et j'aurai l'occasion, je ne sais pas si vous me réinviterez, peut-être pas dans ce format-là, de venir... On a d'autres candidats invités avant le... Vous devriez expliquer le projet sur l'école, mais voilà justement quelques-uns des principes. Et puis aussi, elle était en Seine-Saint-Denis. Oui. Dans les zones d'éducation prioritaire, vous savez qu'on a dédoublé les classes et c'est une bonne chose. C'est une bonne chose. Alors, pourquoi en milieu rural, on continue à fermer des classes quand on passe en dessous de la barre à un ou deux élèves près ?

Il n'y aura plus, si je suis élu président, de fermeture de classes, pas de fermeture d'école, de fermeture de classes si les élus locaux ne sont pas d'accord. On n'impose pas des règles différentes dans la ruralité par rapport au cœur des villes. Merci beaucoup à Chantal

7:31
Présentateur

qui nous appelait donc du côté de la Seine-Saint-Denis et qui est une lectrice du journal Le Parisien aujourd'hui en France qui est notre partenaire ce matin dans ce matin présidentiel. Une toute petite pause à 8h40 avec Mélanie Delaunay pour le Filinfo et la suite de cet entretien et des appels des auditeurs avec vous, Xavier Bertrand.

7:48
Auditeur

Les appels à la prudence en Provence face aux orages, les bouches du Rhône sont en vigilance rouge, pluie, inondation, le rectorat recommande aux parents de garder leurs enfants à la maison. Le Vaucluse, le Var, les Alpes de Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et la Haute-Corse sont en vigilance orange. Le congrès des Républicains le 4 décembre, c'est très tard pour se mettre d'accord, estime Xavier Bertrand, premier invité des matins présidentiels de France Info. Il n'avait qu'à le dire aux instances des Républicains. Aujourd'hui, il y a des règles, il faut les respecter, lui répond sur France Inter Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France.

Fini les longues journées de classe, masque sur le nez pour les écoliers d'élémentaires dans 47 départements, ceux où le taux d'incidence est le plus bas, la liste est sur franceinfo.fr. Le bugalette Braze a-t-il sombré à cause d'un sous-marin 18 ans après le naufrage dans la Manche, les familles des 5 marins qui ont péri espèrent connaître enfin la vérité grâce à l'enquête publique menée en Angleterre. Trois semaines d'audience débutent aujourd'hui à Londres.

8:51
Locuteur non identifié

France Info

8:52
Invité

Les Matins Présidentiels Marc Fauvel

8:55
Présentateur

Toujours avec Xavier Bertrand et Angélique qui nous appelle au Standard de France Info. Bonjour Angélique.

9:00
Auditeur

Bonjour monsieur.

9:01
Présentateur

J'adore que vous m'appellez monsieur. Bonjour madame. C'était peut-être pour Xavier Bertrand. Puis-je vous demander Angélique, votre âge, savoir ce que vous faites dans la vie ?

9:08
Auditeur

J'ai 19 ans. J'ai étudiante en deuxième année en prépa littéraire et c'est vrai que au moment où j'entrais dans les... plutôt journalisme. Ah !

9:19
Présentateur

Xavier Bertrand écoute votre question Angélique. Pardon.

9:22
Auditeur

Au moment d'entrer dans le métier dans le secteur de l'emploi, je me demandais dans 3-4 ans si vous étiez président de la publique, dans quelle optique vous seriez au niveau du distanciel ? Est-ce que vous reviendrez totalement la normale sans distanciel du tout ? Est-ce que vous maintiendriez quelques jours, quelques demi-journées de distanciel ? Elle est difficile

9:45
Présentateur

si je peux me permettre votre question Angélique.

9:47
Xavier Bertrand

Parfois on a du mal à savoir ce qui va se passer dans 4 jours. Angélique, on parle du distanciel pour les étudiants ou le distanciel pour les étudiants et les salariés avec le télétravail ?

9:57
Auditeur

Plutôt pour les salariés et pour quand je serai dans le secteur de l'emploi dans 3-4 ans.

10:02
Xavier Bertrand

Ok. Je veux qu'on garde une part de télétravail mais tous les métiers ne sont pas télétravaillables. Vous êtes ouvrier dans une chaîne de production, le télétravail ça n'existe pas.

Mais pour les emplois qui sont télétravaillables, je veux laisser de la place au dialogue social mais je pense qu'il faut permettre clairement de télétravailler ce qui contribuera également à la République des Territoires à laquelle je crois il y a beaucoup de Français qui sont prêts aujourd'hui qui ont envie de changer de vie mais le télétravail favorise cela sauf que Angélique, je veux garder du en chair et en os je veux garder du physique du présentiel comme l'on dit parce que la vie ce n'est pas seulement de se parler au travers des réseaux sociaux seulement et d'être à distance.

Donc, le télétravail, oui mais le principe c'est quand même que l'on puisse garder ses rendez-vous ses réunions ses retrouvailles se travaillent en physique. Cela nous a permis de changer beaucoup de choses notamment les visios. Cela a permis dans cette crise justement qu'on puisse maintenir un fil mais reconnaissant quand même que ce n'est pas le même fil. On est dans une société où on doit aussi avoir l'obsession de remettre de l'humain partout et le présentiel c'est de l'humain.

11:06
Présentateur

Merci beaucoup Angélique très bonne journée à vous bienvenue à Stéphane sur l'antenne de France Info bonjour Stéphane Bonjour M. Fauvel Vous avez 50 ans Bonjour M. Bertrand Vous nous appelez de Paris Xavier Bertrand vous écoute

11:17
Auditeur

Bonjour tout d'abord félicitations M. Fauvel pour ses matins présidentiels et particulièrement pour l'analyse rhétorique M. Bertrand une petite question relative aux droits on juge la qualité et la force d'une démocratie à la place qu'elle réserve à sa justice et au budget qu'elle consacre à ceux qui l'exercent et je pense en particulier aux magistrats le dernier budget de la justice est en augmentation de 8% mais cela ne suffit pas à faire rattraper le retard de la France en la matière aussi ma question est brève quel est le budget que vous comptez consacrer à la justice et en particulier aux magistrats et aux aux auxiliaires de justice merci beaucoup

11:54
Xavier Bertrand

de l'augmenter de beaucoup plus que 8% si vous voulez que je vous donne un pourcentage précis ce matin je ne saurais pas le faire parce que je l'ai dit tout à l'heure je vais avoir besoin de présenter avec sérieux la façon dont je vais financer tout mon projet tout mon projet les recettes en plus les dépenses en moins mais c'était Stéphane oui Stéphane a raison de le dire le budget aujourd'hui on est en train de nous dire regardez il y a 8% c'est formidable non sur 1000 euros de dépenses publiques dépenses publiques tout confondu les dépenses sociales et les autres dépenses vous savez combien enfin pardon je ne vais pas faire un quiz 4 euros pour la justice 4 euros sur 1000 et sur les 4 euros c'est à peu près 3 pour la prison pour le système pénitentiaire donc il faut beaucoup plus que cela donc il nous faut c'est vrai davantage de magistrats et il faut aussi des procédures qui soient des procédures allégées on a encore des magistrats qui sont encore comme nos policiers avec des procédures du 20ème siècle on est au 21ème siècle et puis après il y a aussi autre chose sur l'efficacité de la justice il faut qu'on ait une procédure pénale et des procédures civiles qui soient modernisées mais il faut aussi qu'on soit à même d'avoir une réponse pénale beaucoup plus forte et la réponse pénale beaucoup plus forte c'est à la fois la sanction et c'est à la fois la prévention il n'y a pas aujourd'hui je ne sais pas si Stéphane nous entend encore suffisamment de moyens sur la prévention de la récidive je suis très attaché aux deux je marche bien sur deux jambes il y a une jambe qui est de la sanction et une jambe qui est de la prévention et j'ai lancé à Saint-Quentin des initiatives sur la prévention de la récidive en lien avec la justice mais avec des sacrés résultats mais vous voyez on parle beaucoup en termes de justice de justice pénale c'est important mais il y a la justice du quotidien que ce soit les prud'hommes que ce soit les tribunaux tribunaux de grande instance que ce soit la justice commerciale là aussi il faut simplifier que les français se disent il y a un problème ce litige doit être tranché le plus rapidement possible et là c'est aussi une question de moyens pas seulement mais beaucoup de questions de moyens

13:45
Présentateur

Chloé lectrice du Parisien aujourd'hui en France est en ligne bonjour Chloé bonjour bonjour madame bienvenue sur France Info on vous écoute

13:52
Auditeur

merci beaucoup monsieur Bertrand vous prenez beaucoup pour exemple ce que vous faites dans votre région pour répondre aux questions des auditeurs ce matin donc ça tombe bien puisque la région de Haute-France est la dernière du classement environ score donc c'est la région qui a de moins mis en oeuvre pour la transition écologique ma question est la suivante si vous êtes élu président de la république comment est-ce qu'on pourrait vous faire confiance pour être à la hauteur de l'urgence climatique

14:14
Xavier Bertrand

bon déjà le fameux baromètre en question il a été mis en place par un institut un seul et la réalité de ce qu'est notre région ne correspond pas à ce seul institut je ne suis pas en train de vous dire que si la température ne va pas c'est le thermomètre qui est en cause mais on peut quand même ouais parce qu'il y a à dire il y a à dire mais au bout d'un moment ça va je ne suis pas non plus un perdreau de l'année je ne parle pas Chloé mais je parle pour l'institut en question alors qu'on est la région la région de France où nous avons mis en place troisième révolution industrielle le mariage entre l'économie et l'écologie l'économie et l'écologie nous sommes effectivement une région où on met le paquet sur la biodiversité nous sommes une région où nous avons essayé de prendre de l'avance sur la question de l'hydrogène donc qu'est-ce que je ferais Chloé on prend déjà aujourd'hui qu'est-ce qui émet le plus de carbone il y a la question des bâtiments les bâtiments privés les bâtiments publics il faut arrêter de faire des grands discours il faut très clairement engager les moyens nécessaires pour rénover pour isoler ça donne du travail à nos artisans ça améliore le confort la qualité de vie notamment des particuliers et puis derrière il y a un effet énergétique climatique évident évident le deuxième sujet c'est l'industrie je l'ai indiqué tout à l'heure sur la question de l'électricité on ne va pas vers une sortie du nucléaire un affaiblissement comme ça a été le cas et Chloé si elle s'intéresse à ces questions elle sait que l'énergie décarbonée par excellence c'est effectivement le nucléaire l'hydrogène j'en ai parlé et puis il y a la question des transports on est là j'en reparle oui j'en reparle et je l'assume les bus à hydrogène la première station les premiers c'est dans la région des Hauts-de-France que cela a été fait on développe aussi le gaz pour justement les trains donc vous voyez sur tous ces aspects on est vraiment à la pointe ça ne se sait peut-être pas c'est vrai mais ça me donne l'occasion aujourd'hui d'en parler et je vais aussi plus loin tout ce que peut faire la France ne sera pas à la hauteur du défi climatique mondial l'action à mener elle est sur le plan international la taxe carbone aux frontières de l'Europe ce n'est pas une option pour moi c'est une obligation de le faire parce que c'est la seule façon de dire à des pays qui sont très loin de chez nous qui ne respectent pas les mêmes normes sociales les mêmes normes fiscales et les mêmes normes environnementales je leur dis la plaisanterie ça suffit si vous voulez justement travailler avec nous importer en Europe changez vos règles et ça c'est quelque chose de très important c'est aussi tout ce qui est localisme les circuits courts on le fait aussi dans la région des Hauts-de-France et toutes nos actions sur la biodiversité Hauts-de-France propre par exemple qu'on développe avec les chasseurs les pêcheurs avec les ruraux tout ça me permet grâce à Chloé d'expliquer ce que l'on fait dans la région des Hauts-de-France et ce que je veux faire également il y a juste un point Marc-Hauvel je vois que vous êtes vous vouliez me poser une autre question mais je veux juste finir la transition écologique je voulais tenter de lancer le fil info à l'heure pour une fois ce matin la transition écologique je vais la faire parce qu'on est obligé de la faire

17:06
Présentateur

mais à votre façon c'est-à-dire avec du nucléaire

17:08
Xavier Bertrand

avec moins d'éolien la transition écologique je vais la faire mais je ne ferai pas payer la facture aux catégories populaires et aux classes moyennes parce que si on veut qu'elle soit acceptée par tous on ne peut pas avoir des gens qui n'y arrivent déjà plus aujourd'hui à être obligés à faire face ou alors de perdre leur emploi à cause de cela parce que là je vais vous dire vous avez vu la révolte des gilets jaunes à l'époque on aura pire et encore une fois le rôle d'un président c'est d'anticiper et de permettre d'éviter les risques les risques d'explosion

17:37
Présentateur

je voudrais saluer tous les auditeurs qui patientent parfois depuis de longues minutes au standard bonjour Benoît oui bonjour bonjour monsieur vous restez avec nous une minute on prend votre question dans un instant si vous voulez bien il est 8h50 le fil info Mélanie Delonnet

17:48
Auditeur

les enseignants doivent rester masqués mais ils peuvent voir le visage de leurs élèves en entier dans les 47 départements où l'épidémie de Covid est au plus bas le masque n'y est plus obligatoire pour les enfants du CP au CM2 200 mm de pluie attendue localement les bouches du Rhône sont en vigilance rouge pluie inondation le rectorat conseille de garder les enfants à la maison à l'université d'Aix-Marseille tous les cours sont annulés aujourd'hui Marseille ville de coeur de Bernard Tapie c'est là qu'auront lieu ses obsèques vendredi matin à la Major avant cela une chapelle ardente sera dressée au vélodrome pour rendre hommage à l'ancien patron de l'OM le maire de Marseille confirme ce matin qu'un endroit fort et symbolique de la ville portera le nom de Bernard Tapie la Ligue 1 de football c'est Saint-Etienne qui parvient à décrocher le nul un partout dans le derby contre Lyon

18:37
Invité

les matins présidentiels Marc Fauvel toujours avec Xavier Bertrand depuis 7h

18:47
Présentateur

et jusqu'à 9h c'est donc Benoît qui patiente courageusement depuis tout à l'heure au standard de France Info bonjour Benoît bonjour d'où nous appelez-vous sans être indiscret ?

18:56
Auditeur

je vous appelle de Paris du 15ème

18:58
Présentateur

vous nous appelez de Paris Xavier Bertrand vous écoute

18:59
Auditeur

merci je voulais poser la question suivante je voulais savoir si vous pensiez que le déploiement de la 5G était pertinent lorsqu'on compare d'une part le coût à la fois écologique et économique associé au renouvellement du matériel donc que ce soit les antennes mais aussi les terminaux les téléphones et d'autre part les bénéfices du service en termes d'amélioration du débit

19:20
Xavier Bertrand

oui Benoît je pense que c'est pertinent je ne sais pas si on sera d'accord mais vous me demandez mon opinion je vous la livre la 5G c'est pertinent c'est un développement qui est moderne avec les précautions qui sont prises parce qu'on est dans un pays comme la France où on ne fait pas n'importe quoi je pense que pour les développements médicaux les développements professionnels les développements personnels aussi oui vous voyez vous habitez dans le 15ème j'habite à Saint-Quentin une ville de 55 000 habitants mais au moment où on parle tous les deux il y a beaucoup de nos concitoyens eux qui disent attendez la 5G c'est sympa là vous en parlez on voudrait la 3G mais nous on voudrait la 3G et même parfois on voudrait du réseau exactement exactement et on doit aussi faire en sorte qu'il n'y ait pas de citoyens je ferai en sorte qu'il n'y a pas de citoyens de seconde zone dans notre pays c'est-à-dire que là il y a peut-être un bras de fer avec les opérateurs je l'assume il existe déjà depuis des années mais oui mais attendez c'est une blague on vous sort une carte la carte des zones blanches ah vous avez des zones elles ne sont pas blanches tiens allez-y là-bas tiens vous allez voir si vous allez pouvoir téléphoner c'est impossible donc nous on a lancé notamment une application qui permet de voir la réalité de ce que vivent les gens ah bah c'est pas la même carte que la carte des zones blanches qui sont livrées par les opérateurs donc là encore une fois se mettre à la place se mettre à la place des français concernés c'est de dire vous avez je vois au ton de la question que vous posez vous des questions sur la 5G moi je vous dis je suis favorable à son déploiement mais je suis aussi favorable à ce qu'enfin on ait la 3G et qu'on puisse téléphoner et qu'il n'y ait pas de français de seconde zone dans notre pays

20:49
Présentateur

0809 40 41 42 c'est le numéro du standard de France Info numéro qu'a composé Thierry qui nous attend à présent bonjour Thierry d'où nous appelez-vous et comment allez-vous ?

20:59
Auditeur

oui merci je vais très bien bonjour à vous aux auditeurs d'info bienvenue je vais très bien bienvenue merci j'avais une question à poser à monsieur Bertrand la question est la suivante quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire monsieur Bertrand s'il vous plaît merci question simple

21:13
Xavier Bertrand

alors une question simple tiens un doublon Thierry un doublon Thierry je souhaite que les élus conseillers départementaux et conseillers régionaux deviennent les mêmes c'est à dire qu'il y a un conseiller territorial il y a aujourd'hui 4000 conseillers départementaux 2000 conseillers régionaux ça fait 6000 il y en aura 4000 ça ça fait vraiment faire des grosses économies ah oui je vais vous expliquer pourquoi ça vous apporte des gains en termes d'efficacité et aussi d'économie sauf s'ils cumulent

21:40
Présentateur

les deux salaires

21:41
Xavier Bertrand

bah non

21:42
Présentateur

non là ce serait salaire unique on prend

21:43
Xavier Bertrand

puis en plus vous en avez déjà un tiers en moins mais c'est pas ça le vrai sujet c'est que du coup vous n'aurez plus d'un côté département et région alors je sais que c'est pas très populaire auprès de certains présidents de région je l'assume parce qu'on partira des conseillers départementaux d'aujourd'hui c'est à dire ceux qui ont un lien entre un territoire la population et eux c'est pas de la politique désincarnée sauf que regardez pour Thierry aujourd'hui quand vous avez une cité scolaire avec un collège et un lycée c'est deux services différents c'est deux élus différents et quand il y a une rénovation alors il faut prier pour que tout le monde s'entende bien parce qu'autrement ça n'avance jamais par exemple on parlait tout à l'heure du RSA un élu le conseiller départemental le département qui s'occupe du RSA si vous voulez justement sortir les gens du RSA avec de la formation ah mais là il faut aller voir le conseiller régional et la région ça c'est de l'efficacité et ce sont aussi à terme des économies alors moi je veux pas

22:35
Présentateur

réforme territoriale tout à l'heure vous nous avez dit la réforme des retraites même si c'est pas la raison d'être de la réforme mais à terme elle fera des économies

22:41
Xavier Bertrand

c'est parce que quand vous avez un objectif qui est la justice quand vous avez un autre objectif qui est le retour à l'emploi vous les avez les économies après vous les avez quand vous recherchez les économies pour les économies ça marche pas est-ce que vous estimez par exemple Xavier Bertrand qui a trop de fonctionnaires aujourd'hui en France je pense qu'à l'avenir il y aura moins de fonctionnaires dans certains domaines tiens à l'hôpital on ne touche pas aux cheveux d'un seul soignant il en faudra davantage à l'hôpital on va revenir en arrière sur la partie administrative avec moi ils bossent aujourd'hui ils bossent mais il faut qu'on se réorganise que sur toute la partie administrative il y en ait moins on l'a souvent dit pendant la crise du Covid en Allemagne vous avez grosso modo 10 points de moins sur la partie administrative 10 points de moins pardon je parle comme un techno que je ne suis pas moi qu'est-ce qui m'arrive ce matin c'est tout simplement qu'il y a plus d'administrations d'administratifs à l'hôpital qu'il y en a dans d'autres pays est-ce qu'on est mieux géré pour autant non alors je le dis tous les fonctionnaires qui sont là vont jusqu'au bout de leur carrière mais on peut aussi essayer de leur faire faire des choses différentes plus intéressantes pour eux mais vous voyez moi je ne suis pas à faire des économies pour des économies j'ai réduit les effectifs au conseil régional mais il y a des services dans lesquels j'ai mis plus de personnel et d'autres dans lesquels il y a moins il ne s'agit pas d'avoir mais au total de l'ensemble des fonctions publiques vous souhaitez qu'il y en ait moins il y en aura moins à la fin de votre quinquennat mais par exemple des enseignants en lien avec les élèves mais il n'est pas question d'en avoir un seul de moins ça n'a aucun sens les soignants c'est pareil les forces de sécurité ceux qui sont là pour nous protéger il ne peut pas y en avoir moins ça n'a pas de sens donc vous voyez j'ai beaucoup de respect pour les comptables mais les méthodes comptables ce n'est pas mon truc l'objectif ça doit être l'amélioration de la qualité du service public

24:21
Présentateur

il nous reste une grosse minute Xavier Bertrand je voudrais qu'on prenne un dernier appel c'est Marie je crois qui nous appelle bonjour Marie bonjour bienvenue sur l'antenne de France Info vous êtes en direct et Xavier Bertrand vous écoute

24:31
Auditeur

bonjour Xavier Bertrand je suis une ancienne enseignante je n'enseigne plus depuis un an et je suis en situation de handicap j'ai une pathologie musculaire évolutive donc je suis bénéficiaire de l'allocation adulte handicapée qui comme vous le savez est de 903 euros par mois c'est Jacques Chirac qui est le père de toutes les lois handicap depuis 75 donc 45 ans et je constate que ça a très peu évolué récemment il y a eu le congrès LR du 4 mars qui nous dit que la manière dont nous confédérons le handicap au moins que de notre société tout entière je suis ancienne enseignante je suis handicapée je suis SDF à Paris avec enfants pourquoi ?

parce qu'avec mon salaire d'enseignant de 1547 euros et aujourd'hui avec l'âge de 900 euros pardon Marie

25:12
Présentateur

vous nous dites je suis SDF à Paris

25:14
Auditeur

oui je suis SDF à Paris je viens de faire je suis à l'hôtel je viens de faire ces trois dernières années l'hôtel aujourd'hui avec un salaire d'enseignante donc à l'époque j'ai gagné 1547 euros les 13 écoles et aujourd'hui j'ai la hache donc j'ai 903 euros comme toutes les personnes en situation de handicap il est impossible de me loger au niveau social l'accès est impossible bien que les handicapés soient les premiers prioritaires d'après le code de la construction et de l'habitat c'est l'article L441-1 et au niveau du social la pure nous dit qu'un bail sur dix est consenti aux personnes handicapées en fonction du logement social si je vous comprends bien

25:47
Xavier Bertrand

pardon je vous interromps si je vous comprends bien c'est davantage un témoignage qu'une question non on vous écoute non c'est une question qu'elle pose

25:53
Auditeur

quelles lois seront faites pour les personnes en situation de handicap rappelant donc l'âge est de 903 euros pour accéder au logement je parle bien sûr du logement social parce qu'il est utile de vous dire qu'avec 903 euros dans le privé personne ne veut rien vous louer et dans le public c'est impossible aussi moi ça fait 7 ans et demi que j'attends un logement

26:11
Présentateur

Xavier Bertrand va tenter de vous répondre si vous le permettez Marie

26:14
Xavier Bertrand

on ne peut pas vivre avec 903 euros par mois on peut dire tout ce qu'on veut je peux faire toutes les interventions du monde rien ne remplacera le vécu de cette dame voyez quand je parle de ceux qui travaillent qui n'y arrivent pas je n'ai pas encore parlé de tout le monde parce que j'ai aussi les personnes qui ne peuvent pas travailler ou qui ne peuvent plus travailler il y a des personnes âgées qui ont des toutes petites pensions et on ne peut pas dire à l'avenir ce sera 1000 euros il faut aussi s'occuper de celles qui touchent moins et il y a les personnes handicapées c'est vrai 1975-2005 c'est Jacques Chirac c'est Jacques Chirac qui met en place ces lois et j'avais eu en 2005 apporté ces textes et j'avais dit une loi votée c'est bien une loi appliquée c'est mieux donc je revaloriserai l'allocation d'adultes handicapés comme le minimum vieillesse de combien ?

ça reste à la fin aussi là encore une fois je préciserai les choses vous savez on avait fait beaucoup avec Nicolas Sarkozy malgré la crise on avait augmenté et après il y a la question du logement il y a la question du logement vous avez en France des personnes qui n'y arrivent plus regarder tout ce que ça coûte à cette dame et puis en plus c'est quoi la garantie du lendemain ?

et sur la question du logement et des personnes handicapées oui il faut qu'il y ait une priorité d'accès c'est incontournable vous voyez là aujourd'hui on a de l'émotion en entendant cette dame puis nous on va passer à autre chose mais elle c'est son quotidien qui lui reste alors des fois on me dit oui mais on a un peu le sentiment que vous êtes un peu un candidat indigné parce qu'il y a des situations sur lesquelles quand vous êtes élu local vous êtes face à ces personnes-là vous leur trouvez des solutions mais je pense qu'aujourd'hui si on veut non pas faire croire qu'on va tout régler d'un coup de baguette magique mais qu'on peut améliorer la vie des personnes concernées c'est à la tête de l'Etat que ça se fait merci infiniment à Marie

27:48
Présentateur

et à tous les autres auditeurs et auditrices de France Info qui ont bien voulu vous poser des questions ce matin merci à vous Xavier Bertrand

27:54
Xavier Bertrand

merci de votre invitation

27:55
Présentateur

vous étiez avec nous depuis 7h ce matin premier matin présidentiel sur France Info et il y en aura d'autres évidemment dans les 6 mois qui nous séparent désormais du premier tour bienvenue sur France Info il est 9h01 si vous aimez le 8h30 France Info on vous conseille Élisée La Bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur France Info.fr