Législatives anticipées : "Nous avons un désir puissant de faire réussir la gauche", assure Olivier Faure
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Olivier Faure, qui dialogue, qui continue sur ces mots du président de la République qui dit d'avoir confiance en notre démocratie. Il veut que la parole soit donnée au peuple souverain. Cela vaut mieux que tous les arrangements, toutes les solutions précaires. Ces mots-là d'hier soir, comment les avez-vous reçus ?
J'ai du mal à les comprendre parce que ce que j'entends ce matin, c'est M. Séjourné qui essaye de faire de la tambouille. Et donc, en réalité, il n'y a aucune clarté dans ce qu'ils définissent. Et le chef de l'État qui a conduit, en réalité, le pays à ce que l'extrême droite soit à ce niveau-là, devrait quand même se poser quelques questions. Le problème, c'est qu'il n'a pas voulu répondre à toutes les crises qui se sont, en fait... Enfin, les mots ne sont pas de moi, ils sont de Laurent Berger. Quand il parlait de crise démocratique l'an passé, au moment de la réforme des retraites, c'est à ce moment-là qu'il fallait répondre.
C'est à ce moment-là qu'il fallait faire en sorte de ne pas laisser le champ libre à une extrême droite qu'il a présentée lui-même comme la seule alternative. Et donc, à force de dire que vous avez le choix entre nous et l'extrême droite, les Français ont fini par choisir l'extrême droite.
Mais Olivier Faure, parlons aussi de votre camp. Vous parlez d'un bloc de gauche dans une campagne européenne où on a vu les Insoumis vous critiquer sévèrement. Les têtes de liste s'écharpées. Et êtes-vous prêt à dire ce matin, on oublie tout, on recommence avec la NUPES de 2022 ?
Non, je ne dis pas qu'on fait comme si rien ne s'était passé. Il s'est passé des événements dans cette campagne des élections européennes.
Le 7 octobre, par exemple, qualifié au nom de Hamas d'organisation terroriste, par exemple ?
Oui, entre autres. Mais ce que je dis maintenant, c'est que moi j'appelle ce matin à ce que nous puissions constituer un front populaire. avec des gens qui se respectent, des gens qui sont prêts aussi à faire fonctionner la démocratie en leur sein. Parce que si nous devons gouverner demain, ça ne se fera pas en étant simplement les supplétifs de qui que ce soit. Aujourd'hui, il y a un rapport de force qui est né de l'élection européenne, qui est un rééquilibrage profond entre les différentes forces à gauche, et il faut en tenir compte. Moi, je ne demande pas à qui que ce soit de s'aligner sur ce que je suis.
Mais je ne m'alignerai pas sur ce que dit aujourd'hui, par exemple, Jean-Luc Mélenchon. Nous avons aujourd'hui nécessité de réfléchir... Donc, ce ne sera pas derrière son drapeau, lui, dans la gauche. Il n'y aura pas d'alignement sur qui... Voilà, il faut faire les choses totalement différemment. Il faut, je pense, construire quelque chose de neuf. Et ce front populaire auquel ont appelé d'ores et déjà les communistes, François Ruffin, sont, enfin, est pour moi la formule qui permet de faire face ensemble aux risques d'extrême droite.
L'union, l'union, l'union, l'union, on a entendu, mais il y a déjà deux ans, je me souviens du programme de la NUPES qui contenait 33 déjà nuances et divergences. Comment vous tranchez les questions du nucléaire pour ou contre ? Le commandement de l'OTAN, on en sort ou on y reste ? Les livraisons d'armes à l'Ukraine ? La notion de violence policière ? Tout ça, c'est des choses qui vous séparent, socialistes, écologistes, communistes, insoumis ?
D'abord, il y a la gauche, nous n'allons pas... Si nous gagnons l'élection législative, nous allons gouverner pendant deux ans. Ensuite, ce sera l'élection présidentielle qui rebattra les cartes.
Et vous refaites un programme commun pour le 30 juin, alors ?
Et donc, nous devons nous accorder sur 10, 15 priorités. Vous voyez bien qu'en deux ans, on ne forge pas une politique qui permette de tout entreprendre. Donc, il faut établir des priorités. Est-ce que nous sommes capables de nous mettre d'accord sur ces priorités ? Est-ce que nous sommes capables d'avoir les points qui permettent de faire accord entre nous ? Moi, je crois que oui. Je crois que c'est possible, si on en a la volonté. S'il n'y a pas derrière, toujours, la volonté d'être dans la surenchère et de chercher, par ses propres marqueurs, à finalement faire dérailler le train. Nous n'avons pas le temps. Il est minuit, moins cinq.
Et donc, nous devons maintenant faire en sorte que l'extrême droite ne puisse pas être la force... Est-ce que Raphaël Glucksmann de mener le combat à gauche ? Mais je crois que ce n'est pas comme ça qu'il faut poser les questions. Il faut que Raphaël Glucksmann joue son rôle dans ce rassemblement. Mais je ne veux pas qu'on commence par la question de l'incarnation. Je veux qu'on commence par la question du projet, la question de ce qu'on fait ensemble. Et comme François Ruffin est rentré dans le studio... Et que François, hier, a appelé aussi à un front populaire, je crois que la formule, elle est là.
Comment est-ce qu'on fait pour que des forces qui ont des différences, qui ont des sensibilités singulières, puissent s'accorder sur des priorités et faire en sorte que nous puissions tout simplement répondre à l'urgence et faire que pendant deux ans, nous puissions être en mesure d'adopter les rupes nécessaires sur la réforme des retraites, sur la réforme de l'assurance chômage, répondre aux gilets jaunes, faire en sorte que nous puissions, sur la question du travail, ne pas aller vers l'assurance chômage qui soit à nouveau sacrifiée, mais être en mesure de proposer un autre avenir.
Oui, il y a, vous le savez, Olivier Faure, les gens qui les portent. Qui, à Matignon, dans le camp de la gauche que vous décrivez ce matin ? Mais vous voyez, vous ramenez toujours tout ? Non, je ne ramène pas toujours tout, vous le savez très bien.
Ce que je vous dis, c'est qu'il faut bien des candidats pour susciter des votes. On verra, mais si nous sommes majoritaires, nous aurons de toute façon un groupe parlementaire qui sera majoritaire dans la majorité. Et ce sera à lui d'envoyer son candidat à Matignon. Maintenant, peut-être qu'on arrivera à faire mieux dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, mais à ce stade, vous comprendrez que je ne puisse pas répondre à cette question-là.
François Ruffin, bonjour. Bonjour. Et merci d'être au micro d'Inter. Je rappelle que vous êtes député LFI NUPES de la Somme. Vous avez entendu quelques mots d'Olivier Faure. À l'instant, le travail est possible avec lui ?
Oui. Moi, je viens pour gagner. Je viens pour dire, il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. La crise de 1929, elle a débouché sur le nazisme en Allemagne, mais elle a débouché sur le front populaire en France. Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. Hier, j'appelais un front populaire. Et Olivier Faure pour le Parti Socialiste, il répond ce matin positivement. Fabien Roussel, il y a répondu positivement dès hier soir. Marie Tondelier pour Les Verts, il y a répondu elle aussi, tout comme Génération. Et Jean-Luc Mélenchon ? On n'a pas de réponse de Manuel Bompard. Maintenant que les choses soient claires, les insoumis sont les bienvenus dans ce front populaire.
On ne va pas tracer des lignes de manière sectaire. Ce n'est pas ça le sujet. Et on vient pour dire qu'on peut gagner et qu'on peut faire gagner les gens. Je crois que des mesures communes, on en a déjà un paquet ensemble. Si on dit que sur les terrains de la fiscalité, taxation des dividendes, que les petits payent petits, que les gros payent gros, ça c'est commun à la gauche et c'est de l'ordre dans le pays de l'évidence. Si on dit indexation des salaires sur l'inflation, c'est de l'ordre de l'évidence. Si on dit référendum d'initiative citoyenne comme mesure démocratique, c'est de l'ordre de l'évidence.
Si on dit fin des contrôles d'identité sans qu'il y ait de délit constaté côté policier, c'est de l'ordre de l'évidence. Si on dit reconnaissance de la Palestine comme État, sur le plan diplomatique, c'est de l'ordre de l'évidence. Donc il y a un certain nombre aujourd'hui d'évidence qui sont partagées à gauche. Maintenant la question c'est, est-ce qu'on veut se rassembler ? Est-ce qu'on veut gagner ensemble ? Ou est-ce qu'on veut perdre ?
Et vous répondez quoi à cette question, puisque vous dites même les insoumis sont bienvenus ? Vous répondez quoi François Ruffin à la question que vous venez de poser ?
Je dis qu'il faut gagner ensemble. Je dis que maintenant, vous avez, quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat, disait Louis Aragon pendant la deuxième guerre mondiale, eh bien aujourd'hui, on est dans cette situation-là. Il ne s'agit pas de faire l'étalage de nos rancœurs, il faut les jeter à la rivière. On n'est pas là pour revenir éternellement sur le passé, on est là pour se tourner vers l'avenir. On pensait qu'on allait avoir trois ans, trois ans pour donner une issue au pays, lui offrir un débouché. Et finalement on a trois semaines, d'accord ? Eh bien, de cette urgence, faisons-en une chance. Faisons-en une chance parce que le pays a besoin d'un débouché.
Je le dis, aujourd'hui il y a une place pour les syndicats dans ce débouché. Pour des syndicats qui ont l'an dernier, une, deux, trois, quatre, cinq fois, rassemblé un, deux, trois millions de personnes dans le pays. Les syndicats qui sont un modèle et un espoir. Parce que depuis l'an dernier, les syndicats, ils ont dit, nous nous sommes unis, malgré nos divergences, malgré nos différences, nous sommes unis. Pourquoi ? Parce qu'ils ont conscience de la gravité du moment. Moi je viens ici à votre micro en ayant conscience de la gravité du moment et en disant, si on veut gagner, on peut l'emporter, il n'y a pas de fatalité.
C'est l'acte 1 de l'Union de la Gauche, Olivier Faure, en direct sur Inter ?
Moi je partage tout ce qu'il vient de dire François Ruffin. Et je partage même ce qu'il vient de dire à l'instant et qui est très important. Ce que nous devons faire aujourd'hui, ce n'est pas simplement un rassemblement d'appareils. Il faut aller au-delà. Il faut qu'un société civile organisée, le monde syndical, associatif, les ONG, que tous ces gens qui partagent avec nous une vision du monde puissent être associés à ce qu'il va être un mouvement qui emporte l'adhésion et qui permette d'éviter le pire. Et ça c'est possible parce qu'il faut jouer la gagne. On est les seuls à pouvoir aujourd'hui l'emporter le 7 juin.
Et on oublie les uns comme les autres la campagne européenne qui a été rude quand même.
Et à prendre les deux listes. On n'oublie rien. Simplement, ce que j'observe, c'est que même pendant la campagne des européennes, je soutenais Raphaël Guzman de toutes mes forces et François Ruffin soutenait Manon Aubry. J'observe que François et Raphaël ont su dialoguer et trouver le ton par leurs échanges épistolaires. En actant leur... Mais en actant bien sûr. Mais attendez, on n'est pas exactement identiques.
Juste un mot, il faudra pour rappeler l'échange épistolaire de janvier, Olivier Faure, entre François Ruffin et François Ruffin. Excusez-moi, mais je pense qu'on n'en est vraiment plus à l'échange épistolaire.
Guzman hors sol, déconnecté, sans ancrage. Oui, mais c'est récent quand même.
Là, on est dans une situation de gravité. Il y a urgence, d'accord ? Donc voilà, qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? La question, c'est qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? Je le dis, moi je préfère gagner ensemble que perdre au divisé. Et je pense qu'il y a une situation de gravité que toute la gauche aujourd'hui a le ressort. Donc c'est une opportunité finalement, cette dissolution ?
C'est une opportunité finalement, cette dissolution ?
Vous savez, on a un président de la République qui est frappé du bris, dans une démesure totale.
Vous l'avez traité de taré.
Oui, parce que comme je suis sur France Inter, je ne dis pas taré, je dis hubris. Vous voyez, je m'adapte à mon public. Donc, mais voilà, la vérité, c'est qu'avec un melon énorme, il joue notre pays à la roulette russe. Oui, à la roulette russe. Sauf que cette fois ici, il y a cinq balles dans le barillet, ok ? Et nous, on est là pour éviter que ça pète. Voilà, parce que nous, on ne veut pas un pays qui se déchire, on ne veut pas le déchirement national, on veut se rassembler. On veut se demander comment on peut faire ensemble. Comment on peut faire ensemble la transition écologique ?
Comment on peut faire ensemble que les gens, ils aient le sentiment, pas seulement le sentiment, qu'ils soient respectés dans leur travail ? On vient porter ça, ce que ne porte pas du tout le Rassemblement National aujourd'hui. Donc, on est dans ce moment de gravité. Donc, les petites questions de popole, de tambouille, les calculs et les machins, pour moi, c'est dehors.
Alors, on oublie ça, mais vous allez vous réunir quand, comment, à quelle heure, dans quel lieu ?
Dès aujourd'hui, je pense qu'il faut que tous ceux qui le veulent, j'ai dit Marine Tondelier, j'ai dit Génération, j'ai dit, évidemment, Olivier Faure qui est en face de moi, j'ai dit Fabien Roussel pour le Parti Communiste, et j'espère, Manuel Bampard, il faut qu'ils se réunissent et qu'on se propulse, on se propulse pour redonner de l'énergie, du désir, de la joie, de l'espérance et se dire qu'à la fin, on peut gagner. Vous savez, en 97, quand Jacques Chirac fait sa dissolution, la gauche, elle part à 31%. À l'arrivée, elle en a 55%. Hier, on était à 32%. Donc, on peut faire 56%.
Et quelle place pour Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure ?
Mais, pardon de vous le dire, Nicolas Demorand, c'est pénible de le ramener systématiquement à Jean-Luc Mélenchon. On vient de vous dire, l'un comme l'autre, que nous avions un désir puissant, qui est celui de faire réussir la gauche, parce que nous ne voulons pas tenter l'aventure avec l'extrême droite dans quelques semaines. Et donc, ce que vient de dire François, et ce que je partage, c'est qu'aujourd'hui, il y a une volonté qui est déjà exprimée par nombre d'acteurs à gauche. Il faut l'élargir à ceux qui le voudront. C'est l'AFI, c'est aussi la société civile organisée.
Faire en sorte que toutes celles et ceux qui, aujourd'hui, sont prêts à rejoindre ce qu'on appelle un front populaire, puissent le faire et puissent se retrouver avec. C'est une opportunité que nous n'avons pas souhaitée. Mais maintenant qu'elle est là, qu'est-ce qu'on en fait ? Est-ce qu'on se résigne ? Est-ce qu'on considère que finalement, c'est inéluctable, l'extrême droite doit arriver au pouvoir ? Ou est-ce qu'au contraire, on considère que la gauche est encore la seule qui peut arriver à stopper cette arrivée ? Et donc, nous allons le faire, nous allons nous battre comme des chiens, et nous n'allons rien lâcher.
Nous allons nous battre pendant plusieurs semaines pour faire valoir ce que peut être un programme de gauche pendant les deux années qu'il nous reste avant la fin du quinquennat et être en mesure de véritablement répondre aux questions que se posent les gens. Et je le dis pas seulement aux électeurs de gauche, je le dis aussi pour les électeurs du RN.
Je le dis aussi parce qu'il faut aussi parler à ces 40% de gens qui se sentent abandonnés et qui ne peuvent pas être lâchés et en leur disant que finalement, il faut leur parler, il faut leur dire qu'aujourd'hui, sur le pouvoir d'achat, sur la démocratie, sur la question écologique, nous allons leur proposer des choses qui vont permettre de retrouver l'espoir pour eux-mêmes, pour leurs enfants.
On va passer au standard inter, on nous attend Julien. Bonjour Julien, bienvenue. Oui, bonjour. On vous écoute.
Oui, voilà, moi je voulais signaler à la gauche que si elle part des Unis et qu'elle ne part pas sur le programme de la NUPES qui m'a permis de voter aux dernières élections pour la NUPES, je voterai FN. Donc voilà, maintenant, normalement ça suffit. Donc soit je vote FN, on va au chaos et on verra ce qui se passe après, soit ils partent Unis et dans ce cas-là, je voterai FN, je voterai sûrement à gauche.
Merci pour cette question. Qui veut y répondre, François Rousseau ?
Je veux rassurer cet auditeur, nous partirons Unis. Nous partirons Unis. Et sur des bases qui sont claires, avec des mesures qui sont communes et qu'on mettra en place en six mois.
Olivier Faure ? Idem.
Et de toute façon, je veux dire, j'entends dans cet auditeur, ne jamais faire le choix du chaos, d'accord ? Ne jamais faire le choix du chaos pour notre pays. Ne jamais faire le choix d'une force qui viendra trier les Français sur leurs origines, selon leur couleur de peau. Jamais faire ce choix-là. Ne jamais faire ce choix du chaos.
Christine, sur l'application d'Inter, impossible de voter à gauche avec la France insoumise. Vous ne pouvez pas, Olivier Faure, esquiver indéfiniment cette question. Vous savez qu'une partie du vote qui s'est porté sur Raphaël Glucksmann est un vote qui s'est détourné de Jean-Luc Mélenchon. Que dites-vous aux électeurs qui ont voté hier dans cet état d'esprit ?
Mais il ne s'agit pas d'être dans les roues de Jean-Luc Mélenchon. Il ne s'agit pas d'être dans une forme de caution à qui que ce soit. La réalité, c'est qu'il faut faire neuf. Et il faut faire un ensemble démocratique où nous puissions ensemble décider. Et il ne s'agit pas de devenir les supplétifs de Jean-Luc Mélenchon. Mais je le dis aussi à cette dame, à Christine, c'est-il bien entendu, qu'il n'est pas imaginable non plus de laisser l'extrême droite l'emporter.
On ne peut pas, au nom du fait qu'il y a dans cette coalition des gens qui ne sont pas forcément ceux que nous avons nous-mêmes souhaités pour l'élection européenne, on ne peut pas dire qu'à cause de ça, on va renoncer à casser le pouvoir et renoncer et surtout donner la place à l'extrême droite, ce qui serait le drame absolu.
Jean-Marc est au Standard et nous appelle de Savoie. Bonjour, bienvenue.
Oui, bonjour. Bonjour à tous. Merci de prendre mon appel. Je vous en prie. Donc, un peu comme le premier auditeur, donc j'ai soutenu la NUPES quand elle était un peu dynamique il y a quelques mois. Voilà. Et dès hier soir, à entendre aussi bien Toussaint, le Parti Socialiste, les uns, les autres, tirer la couverture à eux en disant que ce seraient eux qui mèneraient la lutte. Voilà. Moi, je sens qu'ils partent déjà bien divisés. Voilà. Et que M. Ruffin a eu raison d'être dynamique comme il l'était. Je sens que M. Fort est un peu plus circonspect. Voilà. Ils ont été aux affaires.
Maintenant, moi, je me demande comment ils peuvent imaginer qu'ils vont gagner si à peine la ligne de départ ouverte depuis hier soir et la dissolution, comment ils espèrent gagner vraiment. Bien compris.
Bien compris. Jean-Marc, bien compris. François Ruffin n'a jamais été aux affaires. D'autres de rien du tout. Vous voulez répondre, François Ruffin ?
Je sens chez vos auditeurs de la résignation, de l'abattement. Et c'est le premier adversaire que nous avons à combattre. Mais je suis convaincu que les mêmes auditeurs, parce qu'on va se mettre en dynamique, parce qu'on va y aller pour gagner, non seulement ils vont venir voter pour la gauche demain, je veux dire, pour moi, déjà, c'est un miracle que hier, la gauche fasse 32%. C'est un miracle. C'est un miracle quand on a passé des semaines et des mois à s'injurier, à s'insulter, à se déchirer, à donner un spectacle qui n'était quand même pas flamboyant, loin de loin de loin de là.
En additionnant des divisions.
Mais on arrive quand même à 32%. Ces électeurs-là, je veux les remercier, je veux les féliciter, je veux les applaudir. Et donc, on part de ce socle-là. On est déjà à 32%. On peut s'appuyer sur ce socle pour monter plus haut, pour faire mieux. C'est une évidence. Et pour terminer, je le dis, à 55-56%. En étant un peu optimiste. Mais on n'a pas besoin de ça, vous savez. On n'a pas besoin de ça aujourd'hui pour gagner dans un pays qui est foncièrement divisé aujourd'hui en trois blocs.
Merci à tous les deux. François Ruffin, Olivier Faure, on vous laisse sortir bras-dessus-bras-dessous de ce studio manifestement.
On sera bras-dessus-bras-dessous avec toute la gauche et je pense qu'on sera bras-dessus-bras-dessous avec des millions de personnes dans la rue. Et j'espère que les syndicats, ils vont appeler à une grande marche pour le Front Populaire. C'est à eux de lancer cette initiative parce qu'ils soient un modèle et un espoir pour nous.
Bien entendu, François Ruffin, le message est passé.
François Ruffin