SANOFI / DOLIPRANE : "MACRON LAISSE FAIRE" DÉCRYPTAGE D'UN NOUVEAU SCANDALE D'ÉTAT
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi ce scandale suscite-t-il autant de remous politiques ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France est vraiment indépendante en médicaments ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle est la stratégie industrielle du gouvernement face à Sanofi ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Les aides publiques aux entreprises sont-elles efficaces ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Le traité UE-Mercosur est-il adapté au 21e siècle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Chiffre
« le fond français PAI a remis 200 millions sur la table hors délai après le SC »
- 5:30Fait
« le Parti socialiste demande l'activation du décret Montebourg qui permet à l'État de bloquer une vente une fois finalisée »
- 8:00Marc FerraciFait
« en cas d'engagement insuffisant de pouvoir bloquer la vente c'est une possibilité technique donc rien n'est rien n'est exclu à cet égard »
- 18:00Chiffre
« les aides aux entreprises sont le premier poste de dépenses de l'État »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche derrière le blocage che le protectionnisme et le protectionnisme c'est pas bien ce logiciel il est ancré ancré dans la tête de nos dirigeants il y a beau y avoir des crises des tensions géopolitiques des guerres s'ils ont besoin de dolipran aux États-Unis en priorité bah ils le donneront aux Américains c'est ça c'est tout je pensais qu'on était revenu de cette histoire je pensais qu'on parlait de réindustrialisation qu'on avait reparlé de de souveraineté industrielle les États-Unis eux dans un dans une situation pareille il bloqueraient la vente bonjour tout le monde je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porscher avec tous les discours qu'on entend autour de nous notre meilleur armes et de les connaître et de les comprendre vous êtes plus de 60000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT continuez de signer et de partager cette pétition sur tnt.lemediatv.fr merci beaucoup le média ne vit que par votre soutien alors n'hésitez pas à vous abonner à partir de 5 € par mois bonjour Thomas salut Lisa alors avec aujourd'hui au programme le doliprane vendu aux Américains et l'Union européenne tente d'acheter les agriculteurs c'est [Musique] parti le doliprane vendu aux Américains c'est le scandale industriel qui a occupé les politiques la semaine dernière le géant pharmaceutique français sanofi a annoncé la session potentielle de 50 % de sa filiale opellaa qui produit des médicaments grand publics sans ordonnance dont le dolipran un fond d'investissement américain Clayton dubiliet and rice l'entreprise s'explique le projet potentiel d'indépendance d'opellaa s'inscrit dans la stratégie de Sanofi de se concentrer sur les médicaments et les vaccins innovants il y a quelques mois Sanofi avait déjà supprimé 330 emplois en recherche et développement en France ils assurent à ce moment-là que la France sera au cœur de ses futurs projets de recrutement avec au moins 500 recrutements CDI d'ici 2026 et 300 créations de postes sur des métier en tension le fond français pai a remis 200 millions sur la table hors délai après le SC et espère revenir dans la course avec cette vente plusieurs centaines d'emplois français sont de nouveau menacés les syndicats ont lancé une grève illimité depuis jeudi dernier les réactions politiques n'ont pas manqué le Parti socialiste demande l'activation du décret Montebourg qui permet à l'état de bloquer une vente une fois finalisée Marc ferci ministre de l'industrie s'est expliqué sur France Info nous ne bloquons pas par principe nous exigeons un certain nombre d'engagements qui sont absolument essentiels et je vous les ai rappelés un instant il y a un instant ce qui est important c'est de faire en sorte que ces engagements ils soient respectés et moi je suis d'abord soucieux que les engagements soient des engagements écrits et pas simplement des engagements eurau des dirigeants de de Sanofi et de Pella et puis plus plus généralement je suis soucieux que des leviers existent parmi ces leviers il y a d'abord le fait effectivement en cas d'engagement insuffisant de pouvoir bloquer la vente c'est une possibilité technique donc rien n'est rien n'est exclu à cet égard il y a le fait d'inscrire dans l'accord des sanctions SAN en particulier pécunire ça aussi ça fera partie de l'accord qui sera négocié et signé sans lequel je pard sanctions si quoi engagement à quoi sanction si des engagements sur le maintien de l'emploi par exemple ne sont pas respectés si des engagements sur le maintien de la RD en France ne sont pas respectés si des engagements sur les volumes produits ne sont pas respectés tout ça ça peut faire partie d'un accord et ça voocation à faire partie d'un accord pouron soit clair vous mettez des objectifs et vous dites si ces objectifs ne sont pas respectés au bout de je ne sais pas combien d'années sanction ça fait également partie de l'accord que de fixer des délais durant lesquels les engagements sont valables ça n'avait pas fait peur à arcellerur myal à l'époque hein oui mais vous savez chaque dossier d'abord est différent et ensuite le contexte vous le voyez d'ailleurs la raison pour laquelle nous en discutons c'est que le contexte est un contexte extrêmement symbolique dans lequel il y a beaucoup d'investissement politiques et dans lequel nous nous devons nous en tant que gouvernement d'être très exigeant sur les engagements et aussi sur les leviers pour les faire respecter et donc sur les sanctions tout d'abord donc tu as vu la réaction du ministre de l'Industrie pourquoi ce a chat suscite autant de remou politique quand je vois le la réaction de de Monsieur Ferraci qui est un économiste par ailleurs brillant et qui est aujourd'hui ministre de de l'industrie quand il commence sa phrase en disant nous ne bloquons pas par principe on voit bien qu'il y a toute une logique derrière en fait qui est là de ne pas bloquer parce qu'il ne faut pas bloquer derrière le blocage che le protectionnisme et le protectionnisme c'est pas bien et puis vous savez il y a toute cette comment vous dire toute cette philosophie euh des gens qui ont fait des grandes écoles euh y compris même quand on retrouve certains articles de gens de gauche qui nous disaient qu'il fallait se séparer des usines et pour se concentrer uniquement sur les services ou ou les productions à forte valeur ajoutée c'est exactement ce que dit Sanofi aujourd'hui il dit wou ben on se sépare du dolipran le principe actif il est déjà importé d'Asie nous on fait que le produit fini on en a plus besoin et puis ça va être entre les mains des Américains et puis la mondialisation c'est super parce que quand on a besoin de quelque chose on peut le fabriquer moins cher à l'autre bout de la planète et on l'aura tout de suite sauf que il y a eu le covid quand il y a eu le covid on s'est rendu compte que il suffisait qu'il y ait des petites pressions parfois un décalage entre l'offre et la demande pour que les pays en fait se se replient sur eux-même le capital en réalité il a une nationalité là si c'est américains bon bah s'ils ont besoin de doliprane aux États-Unis en priorité ben ils le donneront aux Américains c'est ça c'est tout aujourd'hui le capital a une nationalité nous le savons tous nous l'avons découvert pendant le covid quand nous avons eu besoin un moment de de de de de médicament d'anesthésion avait pas on a demandé à d'autres pays à l'Inde et l'Inde a dit non mais moi j'en ai besoin et c'est tout donc je pensais qu'on était revenu de cette histoire je pensais qu'on parlait de réindustrialisation qu'on avait reparlé de de souveraineté industrielle et là on se rend compte qu'en fait non tout continue et que la logique cette logique de dire que par principe on doit pas s'opposer à ça mais on doit demander des garanties qui seront écrites mais on va vous faire une liste du nombre de fois où les promesses n'ont pas été tenues dans les rachats là je pense qu'on peut faire une très grande liste d'entreprises françaises qui ont été racheté et et et dont les promesses NT jamais été tenues d'accord donc on est toujours à la même étape quoi c'està dire que bon ben écoutez on perd le doliprane l'année dernière il y a eu des pénuries de doliprane pour les enfants on s'en souvient mais on continue allez hop on continue il y a plus de principe actif maintenant il y aura plus de produits finis qui seront fabriqués donc on sera entièrement dépendant de laamont à la Val sur la production du doliprane que dire justement tu parlais du covid pendant cette crise on avait connu des des problèmes au niveau de l'approvisionnement en paracétamool Emmanuel Macron avait pris l'engagement de relancer la production de parac ol en France et le ministre dans cette interview qu'on vient de de voir un extrait l' redit ça va commencer en 2025 on va relocaliser le paracétamol en 2025 est-ce que tu crois est-ce que la France elle est vraiment indépendante ou pas en terme de médicaments parce qu'on a connu d'autres on a on avait connu des problèmes sur la moxiciline on a connu les problèmes sur les médicaments pour avorter enfin on en a connu plusieurs ces dernières années nous avons découvert ces dernières années avec une forte augmentation des pénuri de médicaments ce qui n'existait pas en France il y a 15 ans vous voyez ou 10 ans là il a eu des pénuries sur des médicaments parfois importants notamment des médicaments de de diabétique il y a eu des pénuries très importantes donc c'est je dire c'est quelque chose qu'on avait jamais connu et ces pénuries elles sont des au fait justement que nous ne maîtrisons plus les productions les productions sont produites ailleurs je veux dire les principes actifs il y a y a 20 ans on en produisait 2 tiers en Europe aujourd'hui les 2/ers sont produits en Asie et on nous apportons la majorité de de de de nos principes actifs donc là en réalité c'est je veux dire là là on parle du produit fini he pas du princip princi du produit fini là on voit que c'est c'est la dernière on va dire la dernière étape de la délocalisation complète quasiment de de de de la production de médicaments en France et c'est un symbole important de l'olipran parce que c'est un médicament que nous utilisons beaucoup c'est un médicament aussi dont on a beaucoup parlé pendant le covid puisque que pendant le covid on disait restez chez vous si de la fièvre prenez du doliprane vous en souvenez hein c'était donc c'est quand même le le symbole pour moi de de bah des des dernières délocalisations et et et nous n'avons pas tenu les leçons pour moi des des des des effets pervers la mondialisation et surtout que nous n tenons pas les leçons à un moment où tout le monde revient là-dessus c'està direire que les États-Unis eux dans un dans une situation pareille ils bloqueraiit la vente parce que eux ils ont beaucoup de principes mais qui n'appliquent pas chez eux voyez ils bloqueraient ils ont bloqué mais beaucoup plus de ventes que nous l'avons fait en France le décret Montebourg a utilisé beaucoup enfin l'équivalent de son décret Montebourg aux États-Unis a utilisé beaucoup plus de fois qu'en France parce que eux quand ils jent qu'un produit est stratégique et la preuve en estin c'est que là quand même il il rapêch le mais quand il jent qu'un produit STR il bloque la vente nous nous avons des principes pour vraiment l'utiliser que très rarement sur des éléments vraiment on va dire stratégiques ou parce que politiquement il y a trop de remous on se dit bon on va l'utiliser mais le principe a été rappelé par le ministre c'est de laisser faire la mondialisation alors vous et après ce qui est étonnant c'est que vous allez avoir toujours le grand discours de Macron à un moment ou d'un président qui va arriver le prochain ou je ne sais qui qui va vous dire nous avons été les grands naïfs de la mondialisation mais on en peut plus de ces discours qui vont nous dire écoutez il faut changer le logici c la Chine l'a changé les États-Unis l'a changé mais on ne le changera pas on ne changera pas parce que ce logiciel il est ancré ancré dans la tête de nos dirigeants il y a beau y avoir des crises il y a beau y avoir des des tensions géopolitiques des guerres qui nous rappellent la vulnérabilité que nous avons et cette vulnérabilité que nous avons créé par des choix politiques parce que quand il y a eu la la guerre en Ukraine nous avons vu que nous avons créé une vulnérabilité énergétique en en en en cassant nos monopoles publics en en en offrant en créant le marché de l'énergie en libéral en libéralisant les marchés de l'énergie on a vu qu'on a créé une vulnérabilité une dépendance vulnérabilité pardon et une dépendance vis-à-vis des des pays étrangers vulnérabilité parce qu'il y avait une fluctuation des cours très fortes et dépendance vis-à-vis des pays étrangers et ben qu'est-ce qui change bah pas grand-chose en fait donc à chaque fois qu'il y a il y a une étape comme ça qui nous prouve qu'on est vulnérable et ben en fait on dit bon benah on va changer mais le logiciel est tellement ancré que que ça que ça se poursuit il y a des politiques de gauche qui proposent par exemple la la nationalisation de l'entreprise est-ce que pour toi c'est une c'est une piste une solution envisagée ou envisageable plutôt ou pas du tout alors ça dépend moi moi je bloquerai plutôt la vente mais effectivement il y a des entreprises aujourd'hui qui devraient alors peut-être pas nationaliser mais ou le le l'État devrait prendre une partie du capital euh voilà pour pour avoir un pouvoir de décision euh après moi j'étais contre les privatisations je rappelle quand même que depuis les années 80 on a à peu près 70 grandes entreprises qui qui ont été privatisés entièrement ou en partie comme par exemple nos nos énergéticiens et ça c'était c'était pas acceptable donc oui il faut que la force publique enfin la force publique c'est les entreprises publiques elle peut plus facilement les commander encore une encore une fois faut avoir quand même à la tête de l'état des stratèges parce que si à la tête de l'État vous avez des gens qui ont le logiciel que je vous ai dit là qui est le logiciel où où finalement il faut laisser faire il faut que laisser la mondialisation nous apporte beaucoup de choses il faut se concentrer sur la recherche et laisser nos usines s'arrêter bon que ce soit public ou privé ça ne change absolument rien non mais c'est ça parce que quand quand miteran a fait ses nationalisations c'était très bien il a fait des nationalisations miteran dans les années 80 mais les les les patrons qu'il a mis à la tête de ces nationalisations il pensaient exactement comme des patrons du privé c'estàd que pour eux c'était le profit la baisse des coûts ils avaient pas de vision stratégique si vous nationalisez une entreprise il faut la sortir des jeux du marché et et considérer que c'est un produit stratégique donc voyez par exemple si on on reproduit tous nos dolipranes du principe actif jusque au produit finis là ça va coûter quand même beaucoup plus cher parce que ça va coûter 40 % plus cher parce que nous avons pas les mêmes normes environnementales et normes sociales aussi même s'il y a il y a très peu c'est quand même beaucoup fait par des machines il y a très peu de main d'œuvre quand même mais nous avons aussi pas le même les mêmes normes sociales pour pour les main d'œuvre donc ça va être plus cher ça va être beaucoup plus cher donc si c'est plus cher comment comment il faut faire bah il faut que la sécure enembourse une plus grande partie de certains médicaments il faut accepter c'est pas ce qui est prévu par le gouvernement bah voilà mais il faut accepter à un moment que B ça ça va être comme ça mais c'est un produit stratégique donc il faut qu'on qu'on l' sous la main à par moment c'est un produit stratégique on le sort des des règles du marché il va coûter plus cher il va coûter plus cher bah on va faire en sorte que à la consommation il soit il soit il soit il soit il soit moins cher ou plus pris en charge voilà mais c'est toute une politique vraiment de l'amont à laav jusqu'à au remboursement qui doit être mis en place or c'est pas du tout le le but aujourd'hui justement tu disais que les dirigeants actuels voulaient laisser faire ob aux règles du marché et cetera laisser faire mais pas trop quand même dans le sens où on le sait les aides aux entreprises sont le premier poste de dépenses de l'État aujourd'hui sanofice c'est 1 milliard de crédit d'impôt en 10 ans selon un rapport sénatorial opela c'est 6,3 % de croissance 5 milliards de chiffre d'affaires et ça a été rappelé au ministre qui s'est exprimé là-dessus d'abord la première des contreparties aux aides comme celle que vous venez d'indiquer le crédit imp pour recherche c'est de consentir des investissements en matière de Red et donc il y a quelque chose qui est mesurable qui est quantifiable ce sont les invest qui sont consentis ensuite moi je vais vous dire j'assume d'aider les entreprises et en particulier les entreprises industrielles à se développer parce que tous nos concurrents le font et le font parfois de manière beaucoup plus massive que nous ils le font depuis des années nous nous avons engagé depuis maintenant 7 ans un processus qui a amené à la réindustrialisation qui a amené au retour de l'emploi industriel en France on crée des emplois alors qu'on en dstruisait on rouvre des sites alors qu'on en fermait de manière nette et donc à un moment ou un autre il faut savoir ce qu'on veut nous ce que nous souhaitons c'est tenir au fond deux objectifs protéger l'emploi existant et la recherche existante et c'est ce que nous allons faire avec avec les engagement que nous allons demander à Sanofi mais aussi faire en sorte que des emplois se créent dans les années et les mois prochains faire en sorte que des investissements soient consentis et donc on ne doit pas dissuader on ne doit pas dissuader on ne doit pas dissuader j'ai pas d'objectif à vous donner sur ce que va être l'investissement ou les investissements étrangers en France dans les prochaines années mais en tout cas nous avons un cap ce cap nous n'avons on pas vocation à en dévier qu'est-ce que tu penses là de la stratégie industrielle en général là où je rejoins c'est-à-dire que il faut pas hésiter à aider des grandes entreprises mais après il faut vérifier où vont ces aides il y a beaucoup de travaux qui montrent que les aides aux entreprises ont des courbes assez corrélées avec les dividendes versées aux actionnaires et que l'investissement a plutôt stagné donc là si les aides ne vont pas dans l'investissement dans la recherche parce que sanofi a quand même un échec énorme qui n'a pas trouvé de vaccin pendant le covid c'est quand même non mais c'était quand même un échec flagrant dans dans la compétition ils n'ont pas réussi et même même après coup ils n'ont pas réussi donc il y a donc là il y a alors qu'il ils ont beaucoup d'aide de l'État donc oui bien sûr qu'il faut aider nos entreprises je veux dire aujourd'hui les panneaux solaires chinois sont subventionnés les les les voitures électriques chinoises sont subventionnées les États-Unis aident énormément leur entreprise il faut les aider mais il faut les aider avec des conditions il faut pas les aider en leur donnant de l'argent et après on sait pas où l'argent va parce qu'il y a pas les investissements nécessair ire parce qu'il y a pas des emplois créés voilà et ça profite voilà parce qu'il y a des délocalisations dans les aides il faudrait qu'il y a des conditions sur la délocalisation sur le rachat d'une partie des des des entreprises et cetera et cetera or là le cice ça a été quand même des conditions extrêmement extrêmement légères et qui n'ont pas créé le million d'emplois qui était prévu qui ne se sont pas transformés non plus en investissement aussi flagrant la courbe est plutôt est plutôt est plutôt basse et qui é de l'argent qui a été probablement dans les poches des actionnaires et les syndicats sont inquiets de la de la perte d'emplois que ça pourrait faire en France là cette cette vente on rappelle que un emploi industriel en moins c'est trois emplois dans les services publics en moins en plus corrélé là un budget qui annonce quand même une une stagnation on va dire des des investissements dans les services publics enfin pas d'investissement en fait c'est des situations que nous avons déjà connu et nous connaissons toujours les conséquences en terme de de de perte d'emploi mais aussi en terme de perte de savoir-faire c'est pas comme si la première fois que ça arrivait et et moi ce qui m'étonne c'est que il y a encore des gens qui défendent ça acheter les agriculteurs pour faire passer le traité de libre échange avec le Mercosur politico révèle que la Commission européenne travaille sur un fond de compensation pour les agriculteurs pour palier les conséquences négatives de l'accord UE Mercosur et faire plier la France qui se positionne contre de la viande contre des voitures c'est non message au gouvernement et à la Commission européenne nous ne sommes ni à vendre ni à acheter affirme la Confédération paysane Emmanuel Macron lui a réitéré son refus à Bruxelles nous demandons le respect substantiel des accords de Paris sur le climat des clauses miroir et la protection des intérêts des industries et des agriculteurs européens a-t-il déclaré à Bruxelles je l'ai dit en quoi Thomas les traités de libre échange là ne sont plus adaptés au 21e siècle écoutez c'est très simple c'est que déjà c'est pas comme si on avait pas d'échanges au niveau mondial et pas d'échanges avec des pays comme le Brésil ou des pays d'Amérique latine je me souviens que les agriculteurs se plaignaient justement des productions agricoles du Brésil et qui trouvaient que ilf le Brésil les concurrencé sur des segments en produisant des coûts beaucoup plus faibles mais ces traités de libre échange ils vont encore plus loin c'estàdire c'est des traités qui se font après la frontières qui sont sur les normes leur but c'est d'uniformiser les normes parce qu'il y a déjà plus de droit de douinee il y en a très peu d'uniformiser les normes pour faciliter encore plus les échanges donc vous imaginez si les normes de production sont quasiment les mêmes entre un pays émergent qui n'a pas les qui n'a pas la même le même coût du travail et et un pays européen vous êtes sûr que les coûts de production vont être beaucoup plus faibles dans les pays émergant et que dans certains secteurs on va y perdre dans d'autres secteurs on va y gagner peut-être que je sais pas moi le le 20 va trouver des débouchés probablement BMW et Mercedes vont en trouver d'autres mais pour les agriculteurs ou pour les produits nécessitant de la main d'œuvre ça risque d'être compliqué donc ça va être un choc de concurrence à un moment où on en a pas besoin c'est ces traités ne sont pas du tout adapté au 21e siècle parce que nous connaissons aujourd'hui les méfit de la mondialisation on a traité dans le premier sujet et puis surtout que d'un point de vue environnemental aujourd'hui c'est le but n'est pas d'accélérer les échanges ce serait plutôt de de de préférer les les circuits courts et là on va faire des échanges beaucoup plus facilités à des dizaines de de de milliers de kilomètres c'est c'est à l'inverse du sens de l'histoire et pour vous dire quand même que Emmanuel Macron qui est plutôt quelqu'un qui est favorable au libre échange là il était plutôt contre se traité en l'état mais ce que ça montre en fait c'est que aujourd'hui sa voix ne porte plus au niveau international il a tellement une doctrine qui changer en fonction des interlocuteurs au niveau géopolitique idem en Europe le pays est quand même dans une situation d'instabilité politique sa voix ne porte plus et donc aujourd'hui les pays européens le pressent finalement de de de de de dire oui ouais c'est c'est dangereux pour les agriculteurs pour les agriculteurs français là cet accord de de libre échange bien sûr ça qu'il veulent les acheter mais est-ce que une compensation ça ça va pas du tout être suffisant enfin c'est bah moi les agriculteurs se plaignaient quand même de de d'une course à la productivité qu'ils avaient assumé et qui ne les avaient pas rendu plus riches parce que il produisaient beaucoup plus qu'avant et puis ils étaient concurrencés par des pays émergents ils avaient de plus en plus de mal de trouver des débouchés donc il faisaient les investissements nécessaires cétaient soumis à la productivité à la production à enfin à la compétition mondiale et et au final il n'était pas plus richque riche et là on va leur amener un surcroix de compétition à un moment où il demandaient pas du tout pas du tout ça venant de pays émergents qu' des fermes agricooles de différentes tailles qu' on des cûps de production plus faiblebl donc ça pourrait être effectivement un choc et puis n'oublions pas que dans ces traités il y a toujours ces tribunaux arbitraux qui peuvent représenter un danger parce que ce sont des tribunaux en fait qui ne dépendent pas des états et qui dépendent juste en fait de qui sont écrits dans les traités et qui sont aux États-Unis et qui jugent juste les les changements de cadre de l'investissement c'est-à-dire que si vous avez un investissement dans des conditions et que demain les conditions ne sont plus jugées bonnes pour des raisons Environnmental et que vous changez ces conditions bah là l'entreprise elle va perdre de l'argent elle peut vous attaquer sur ces tribunaux qui sont à l'étranger et faire payer des amendes à l'état français qui a changé qui a changé les règles donc c'est c'est je veux dire c'est plus dans l'air du temps alors dans les années 2000 que des gens qui sont souvent les mêmes qu' on fait des grandes écoles qui ont des doctrines moi ce qui ce qui me FA aujourd'hui c'est que vous prenez quelqu'un qui sortirait de la meilleure école d'économie de de de Londres et la meilleure d'italiie et la meilleure de de de Paris ce serait des clones dans leur pensée CIT ce serait la pensée où on vous dit bah écoutez c'est ce qu'on a dit au premier il faut se séparer des usines il faut se concentrer sur les les services à forte valeur ajoutée l'avenir c'est le digital il y a que ça et cetera et cetera et j'en passaient des meilleurs parce que mais il dirait la même chose et ben on sent que ces gens ils sont encore là-dedans c'est-à-dire que aujourd'hui il faut encore signer les traités de libre échange c'est ça l'avenir alors même que que nous avons vu tous les méfets de la mondialisation sur le climat sur la stabilité de certains de certains produits hein euh et sur l'emploi aussi parce qu'il y a eu beaucoup de pertes d'emploi qui qui expliqueent aujourd'hui les grosses inégalités que nous vivons et même les les grosses tensions politiques que nous pouvons que nous pouvons vivre donc tout le monde se le dit il faut mettre un coup de frein à cette mondialisation et revenir en arrière je veux dire même aujourd'hui des parties plus des gens centristes vous disent ça je veux dire c'est c'est plus maintenant que des que des partis de gauche donc pourquoi accepter de signer ce ce ce Mercosur ce serait ce serait une grave erreur Macron était plutôt contre mais comme il ne pèse plus sur la scène internationale il y a de fortes Chan que ça passe oui les pro les pro libre échange disent qu'il y aura des gagnants et des perdants mais les perdants on sa ça va être les éleveurs les maréchés pas des filières agroindustriel qui peuvent arranger certains et certaines et qui sont en moins grand nombre en plus mais là je voulais parler de la position de la communion européenne en quoi tu l'as un peu dit c'est un désaveux pour Emmanuel Macron et pour la France alors revenons faisons un petit un petit renvoi au premier sujet il y a beaucoup de gens qui vous disent oui il faut une souveraineté européenne ce qui ne veut absolument rien dire parce que finalement le par exemple l'Europe la question de lipran s s'en moque complètement c'est un problème français et puis il y a beaucoup de délocalisations français en Europe on l'a déjà dit ici donc il faut faut délimiter le champ où on peut appliquer cette souveraineté alors moi je j'aimerais en Europe pourquoi pas mais bon le premier champ est le plus simple c'est quand même la souveraineté au niveau au niveau national et ensuite on voit bien que dans la l'Europe il y a il y a des gens qui ont des stratégies différentes l'Allemagne elle elle n'est pas contre ces traités de libre échange parce que elle est orientée à l'export elle a des faibles débouchés enfin des débouchés qui sont de plus en plus difficiles en Asie et elle est concurrencée en plus sur ces exportations d'automobilees avec les productions chinoise donc là elle est très contente d'avoir un nouveau débouché qui lui faciliterait l'accès au marché donc elle elle est pour nous c'est moins le cas sur les automobiles il y a les automobiles américaines qui sont qui sont pas mauvaise et japonaise également sur notre gamme effectivement sur le luxe et peut-être le vin le cognac ça pourra donner des débouché supplémentaires mais qui qui sont déjà là peut-être un peu plus avec le mais sur les agriculteurs ça pourrait être assez assez difficile alors qu'ils sont déjà dans une situation très difficile donc je pense que c'est pas le moment de signer ça voilà c'est pas le moment aujourd'hui on a on a d'autres problèmes on le voit bien avec le doliprane c'est pas le moment d'aller se mettre à enè traité de libre échange qui va être un nouveau choc de compétition pour nos agriculteurs qui sont déjà mal surtout que les paysans disparaissent de plus en plus en France donc ça va être un gros enjeu c'est un gros en jeu déjà TR vous parle toujours des circuits courts qu'on vous parle toujours d'un tout un tas de choses et que là finalement après on fait l'inverse donc la parole politique n'a plus de valeur on vous parle de des circuits courts on vous parle de du fait que il faut relocaliser un certain nombre de production et dans le même temps on va signer des traités de libre échange à tout va avec des pays qui n'ont pas du tout les mêmes les mêmes coups de fabrication que nous donc c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est une hérésie le fameux en même temps exactement merci Thomas merci et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porcher j'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter la situation politique est inédite historique de direct par jour du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média c'est 25 travailleurs et travailleuses qui produisent de l'information au quotidien vous le savez notre candidature solide et soutenu pour une chaîne télé des médias indais sur la TNT n'a pas été retenu par l'arcom le groupe Boloré lui conserve six fréquences sur 15 dont c'est news nous exigeons une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT signnez et partageer notre grande pétition sur tnt.lemediatv.fr continuez à vous abonner à faire des dons vous le savez on ne vit que grâce à votre soutien et merci pour tous vos commentaires et tous vos mots quand on se croise dans la rue spectateurs abonnés donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine [Musique]