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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 24 septembre 2025 7 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asile

"Notre agresseur ne devait pas être sur le territoire", rappelle Claire Géronimi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi vouloir une audience publique plutôt qu'un huis clos ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Comment ça s'est passé avec l'appareil judiciaire ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Comment votre vie a été changée par cette agression ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Les associations féministes ne vous ont pas soutenu, pourquoi ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Comment vous vous sentez ce matin face à votre agresseur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Claire GéronimiFait
    « Il a reconnu les faits. »
  • 4:01Claire GéronimiFait
    « On a failli mourir, on a vraiment failli mourir. »
  • 5:00Claire GéronimiChiffre
    « Normalement, il devrait avoir 20 ans de prison pour viol aggravé avec menace menace d'une arme blanche. »
  • 7:00Claire GéronimiFait
    « Notre agresseur à Mathilde et moi-même ne devait pas être sur ce territoire. »
  • 10:01Claire GéronimiFait
    « Mon engagement politique est né de cette agression. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 7h11 sur Europe en Dimitri Pavlenco. Vous recevez ce matin la vice-présidente de l'Union des droites pour la République, Claire Jéronimi. Bonjour Claire Jéronymi.

Bonjour Dimitri. Bienvenue sur Europin. Le 11 novembre 2023.

Un homme sous OQTF vous viole sous la menace d'une lame dans le hall de votre immeuble dans le 8e arrondissement de Paris. Le procès de cet homme, il s'ouvre ce matin devant la cour criminelle de Paris. Alors vous pourriez choisir de demander le h clos pour que cette affaire on n'en entende pas parler mais vous ne le ferez pas.

Clair Géronymie, vous voulez au contraire une audience publique. Vous l'avez écrit dans une lettre ouverte publiée la semaine dernière par le Figaro dans lequel bah vous rappeliez ce qui vous est arrivé depuis 2 ans. Europain, on avait tout de suite parlé en 2023.

Pourquoi vouloir une audience publique plutôt que lui clair Jéronymi ? Je pense que je veux cette audience publique pour pouvoir dénoncer à la fois ces agressions qui peut y avoir, ces agressions barbares. On parle d'un viol sauvage quand même.

C'est quelque chose qui n'est pas censé arriver. Euh on parle pas de violence intrafamiliale, là on parle vraiment d'un événement externe qui est arrivé en plein milieu d'après-midi euh au cœur de Paris et c'est quelque chose qu'on qu'on a pas cherché, qu'on a pas demandé, même si je condamne tous les viols. Pour le coup, c'est quelque chose qui est qui est très dur et d'autant plus que mon agresseur était sous le coup de tris OQTF qui l'a déjà fait euh si si enfin il a déjà eu six si six condamnations en soit pour violence, agression sexuelle, les premières dès l'âge de 13 ans.

Il avait aussi violé une autre jeune femme quelques minutes avant vous. D'ailleurs, il a reconnu il a reconnu les faits. Mais effectivement, il y a ce profil où l'on se dit que il n'aurait pas dû il n'aurait pas dû être en France.

Totalement. C'est c'est la double peine parce que à la fois on se fait agresser, on je pense que au-delà au-delà du viol parce qu'on parle beaucoup de ce viol là, Mathilde du coup qui est l'autre victime et moi-même parce que aujourd'hui je parle aussi en son nom euh avec qui on a décidé d'avoir cette audience publique, on a failli mourir, on a vraiment failli mourir et je pense que on aurait pu être Lola, on aurait pu être Philippine et aujourd'hui j'ai de la chance de pouvoir témoigner, j'ai de la chance de pouvoir être en vie et c'est pour ça qu'on demande cette audience publique également. Ça a changé. complètement le l'orientation de votre vie hein.

Ce qui vous est arrivé il y a 2 ans. Clarge exactement. J'avais euh une vie bien tracée.

Je sortais d'une grande école de commerce. Je faisais du conseil en finances, j'avais également euh une entreprise et en fait quand il nous arrive euh l'innommable comme ça, on peut plus fermer les yeux euh par tout ce qui se passe. J'entends des histoires tragiques tous les jours, que ça soit avec les conférences que je peux faire euh au sein de l'UDR, que ça soit avec mon association éclat de femme également.

C'est on peut pas fermer les yeux face à ça. H alors il a fallu 2 ans ou presque à la justice pour organiser le procès. Comment ça s'est passé d'ailleurs avec l'appareil judiciaire ?

Écoutez, ça a été euh à la fois assez euh assez compliqué parce que on a eu des expertises psychiatriques. D d'ailleurs, j'avais sorti également une tribune à ce propos chez vos confrères au Figaro sur la maltraitance que que peut faire enfin que peuvent faire certains certains professionnels. Ouais.

Euh vous avez dit euh dans cette tribune parul le 20 août, l'expertise psychiatrique c'est un procès dans le procès et le procès, il est intenté non pas au euh à l'accusé, mais à la victime, en l'occurrence euh vous. Ça s'est très mal passé cette expertise. Exactement.

Et comme vous dites, c'est là ce qui va se passer pendant 3 jours, c'est le procès de l'agresseur. Ce n'est pas le procès de la victime. Vous savez pendant ces 3 jours, j'ai le droit de parler qu'une heure et Mathilde aussi a droit de parler qu'une heure.

Donc là, en fait, on doit prouver qu'on est victime. Et c'est ça qui c'est ça qui est terrible en fait en France, ce système est vraiment terrible. Et du coup, les victimes sont totalement abandonnées par la justice.

Encore une fois, je veux pas condamner la justice ce matin parce que je je pense qu'il y a espoir. Il y a espoir pour que mon agresseur écope de d'une peine. Alors, il normalement, il devrait avoir 20 ans de prison pour viol aggravé avec menace menace d'une arme blanche.

On verra bien ce que ce qu'il peut avoir, mais en tout cas, j'ai espoir même si j'entends des histoires tous les jours qui sont terribles. Ouais. Alors, vous avez fait le choix dès le début de médiatiser vos histoire pour parler au nom de toutes les femmes victimes de de violence, de viol, d'agression sexuelle.

Et alors, comment ça s'est passé après Claire Gérony ? Comment vous avez été avez-vous l'impression d'être reçu ? Les associations féministes notamment ne vous ont pas soutenu.

Elles ont aussi vous ont aussi critiqué dans votre démarche. Racontez-nous un peu ces deux années que vous avez vécu sur un plan là beaucoup plus politique, hein. J'ai voulu médiatiser mon mon affaire euh je pense 5 jours après mon agression parce que j'avais vu euh quelques articles sortis dans les rubrique fait d'hiver et je me suis dit qu'il fallait pas rester euh et banaliser cette violence et rester à côté de d'un article d'une d'un chien qui s'est fait écraser au bord de la route, de madame Intel et cetera. et euh j'ai voulu médiatiser cette affaire et je me suis dit bon euh je vais également contacter des des féministes qui vont pouvoir me soutenir dans mes démarches, ils vont pouvoir m'accompagner et malheureusement je me suis fait prendre beaucoup de portes fermées, on va dire et ces féministes m'ont même insulté parce que j'ai mis une étiquette sur mon agresseur comme elle pourrait mettre une enfin ces féministes pourrait mettre des étiquettes sur sur je sais pas des des acteurs qui ont pu avoir des des agressions en fait ça paraît normal. que c'était un étranger sousf et qu'il n'aurait pas dû être en France tout simplement.

Exactement. Tout simplement. Sauf que à côté de ça, je pense qu'il faut le dénoncer parce que pour moi c'est la double peine.

Notre agresseur à Mathilde et moi-même ne devait pas être sur ce territoire. L'État n'a pas fait son travail et n'a pas su nous protéger. H vous allez vous retrouver face à lui tout à l'heure.

Comment vous vous sentez d'abord ce matin ? Claire Jéronymie ? Quelles sont les émotions qui qui vous traversent ?

à la fois, je pense, je suis combattante parce que ça fait 2 ans que je je me prépare à ça avec mon avocat, on travaille dessus vraiment depuis 2 ans. Je suis très bien accompagné psychologiquement mais à la fois bien sûr que en tant que que victime, en tant que je sais que je peux paraître forte sur sur les dans les médias, dans les plateaux télé, dans mes prises de parole, mais forcément que à l'intérieur de moi, j'ai j'ai peur j'ai peur de recroiser son regard, mais à la fois, je me dis euh euh c'est lui qui a perdu et c'est pas moi. vraiment ce que j'ai envie de montrer à la justice.

Merci beaucoup Claire Jéronymi d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne d'Europin. Je rappelle que vous êtes aujourd'hui la vice-présidente de l'Union des droites pour la République car vous êtes engagé en en politique de depuis c'est la formation politique d'Éric Siotti. Ça a nourri votre engagement, votre volonté de vous engager d'ailleurs ce qui vous est arrivé.

Totalement. Je pense que mon engagement politique est né de cette agression et au-delà de ça l'engagement social aussi que j'ai pu avoir avec mon association. Éclat de femme c'est le nom de cette association.

Merci Claire Jéronime d'être venu au micro d'Europin ce matin.