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interviewLCP - Assemblée nationale· 7 mai 2026 84 min

[DIRECT] Xavier Bertrand est auditionné à l'Assemblée nationale - 07/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Euh vous avez vigoureusement pris position à plusieurs reprises contre en fait en dénonçant finalement en faveur d'une dénonciation des accords du Touquet hein. Voilà, il y a de nombreux nombreuses reprises pardon devant la presse et à plusieurs reprises donc qu'on est dit dernières années. L'été dernier, vous vous montriez également très sceptique concernant l'accord franco-britannique du 1 pour un qui pour vous allait aggraver la situation.

Et il y a quelques semaines en réagissant au naufrage du début du mois d'avril, vous vous êtes demandé combien de drames il faudrait pour qu'il y ait euh un changement qui soit imposé par le gouvernement français par rapport aux règles des en place par le gouvernement britannique. Dans le cadre de des travaux de notre commission, nous avons euh tenu à donner la parole aux élus du territoire. Nous avons reçu madame Bouchard, la maire de Calé, aux anciens maires de Calé aussi, à l'ancien maire de Calé, Jacky Enin et ancien maire Damien Carem au représentants des conseils départementaux et plus tard dans la journée, nous allons échanger avec les maires de Croisie, Marc, Boulogne surmer avant de recevoir le maire de Dquerc mardi prochain.

Au-delà de vos prises de position de portée générale, nous vous attendons aussi sur l'action menée au niveau de la région en lien avec cette situation qui est complexe. Et pour être parfaitement transparent pour les gens qui nous regardent, je tiens à préciser que je suis moi-même conseiller régional des Haut-de-Fance dans votre majorité, monsieur le président. Et donc je préfère le le signaler au préalable de cette audition. euh pour assurer la transparence.

Avant de vous laisser la parole, je dois rappeler que cette audition est ouverte à la presse, qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale. rappelé également que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement de nos assemblée parlementaire impose que les personnes qui sont auditionnées dans le cadre d'une commission d'enquête doivent prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Et donc je vais vous demander d'allumer votre micro, de lever la main droite et de dire je le jure.

Je le jure. Monsieur le président, je vous remercier et je vous cède tout de suite la parole pour un propeliminaire avant les questions que nous ne manquerons pas de vous poser. Un propos très bref.

Cette commission d'enquête est relative aux conséquences des accords du Toutay sur l'action publique et le respect des libertés et droits fondamentaux des personnes migrantes. Ces conséquences sont scandaleuses. Une honte. une honte que nous vivons depuis des années et des années et il faut reconnaître que au niveau des pouvoirs publics des deux côtés de la Manche, tout le monde s'en moque.

Pourquoi ? Parce qu'il y a pas d'image des victimes. Il y a un cynisme généralisé du côté britannique, mais un véritable cynisme.

En 2015, un petit garçon est retrouvé sur une plage face contre le sable. Il y a une émotion mondiale parce qu'il y a une photo et ça change tout de la politique migratoire européenne. Là les victimes, on ne les voit pas.

Alors tout le monde s'en moque, pas moi. Mais c'est ça qui est en train de se passer. Dimanche est en train de devenir un cimetière marin ciel ouvert mais comme il y a pas d'image, ça vous fait une actualité dans les médias. deux victimes encore cette semaine au largeard de l'eau toutes les semaines mais comme on voit pas les corps et comme il y a pas des des images, on passe à autre chose.

Voilà où est le cynisme à la fois politique, à la fois médiatique. Donc je vous remercie très sincèrement que l'assemblée est voulu, madame la rapporteur, monsieur le président, mesdames et messieurs les membres, tenir cela parce que ça fait bien longtemps que je pense que il faut que tout le monde se saisisse du sujet et dise clairement ce qui est en train de se passer chez nous. Voilà ce que je voulais dire avant de répondre à vos questions.

Peut-être pouvez-vous avant qu'on passe sur une série de questions nous dire un peu vos préconisations par rapport à la situation actuelle dans les relations internationales avec la Grande-Bretagne, avec le fait que la frontière aujourd'hui [grognement] euh c'est plus simplement une frontière entre la France et l'Angleterre, mais une frontière entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Euh quelle est à votre sens les mesures à prendre fait l'Union européenne se moque royalement pas leur sujet. Si Frontex s'intéresse à cette question, c'est une nouvelle que je découvrirai ce matin.

Et pour le reste, même les accords du Touquet impliquent d'autres pays, notamment la Belgique mais ça se passe entre nous et le Royaume-Uni. Non, la vérité c'est que aujourd'hui demandez quelle solution ? Tendre le bras aux anglais.

Sont eux qui sont responsables de cela. Les migrants qui sont exploités par des passeurs, les migrants qui sont exploités par des criminels ne veulent pas rester dans les Haut de France. Ils veulent aller en Angleterre.

Pourquoi ? Parce que en Angleterre, quand vous êtes migrant, raison de différentes conditions sur lesquelles on pourra s'étendre, vous pouvez travailler, pardon, vous pouvez être exploité dans de nombreuses entreprises, payer avec un lance-pierre dans des conditions que peu imaginent. J'ai eu l'occasion, voilà, quelques années de m'entretenir avec des migrants dont certains avaient été visités, d'autres migrants.

Et donc, il y a une aspiration et une envie de rejoindre l'Angleterre parce qu'on peut y travailler. Tant que les choses ne changeront pas. Au-delà des grandes déclarations, la main sur le cœur des autorités britanniques, le problème restera toujours là.

Alors, on pourrait effectivement élargir le sujet parce qu'il est évident que la question de Calais se règle loin de Calais. Elle se règle à l'est de l'Europe, elle se règle au sud de la Méditerranée bien évidemment, mais au final pourquoi l'Angleterre est cette destination recherchée ? Parce qu'effectivement l'Angleterre est toujours représente une force d'attraction pour tous ces migrants.

Tant que les Anglais ne changeront pas de position, rien ne se passera. Rien. Il faut aussi en finir avec la naïveté parce qu'il y a naïveté du côté français depuis des années en pensant que les anglais font du mieux qu'ils peuvent mais ils essayent même pas de faire du mieux qu'ils peuvent.

Ils essayent tout simplement parfois de durcir le ton pour des raisons de politique intérieure britannique c'est tout. Mais pour le reste, il y a pas de volonté de changer les choses en tout cas depuis toutes ces années. Et donc tant que vous ne remettrez pas en cause les accords du Touquet, tant que vous n'engagerez pas la renégociation des accords du Touquet, rien ne se passera.

Et on est content, on est content de pouvoir signer une prolongation des accords du Touquet de Sanders. On est content quand les Britanniques daignent nous régler ce qui paraît-il ils doivent, ce qui est quand même la moindre des choses. On est content quand les réunions bilatérales auquell ne sont pas associées les élus ont lieu et on est content de dire on va avoir ce qui était prévu.

Non mais on se moque de qui là ? Surtout qu'en plus la réalité elle est très simple. La réalité elle est humaine.

La réalité elle est économique, elle est sociale. Et puis surtout il y a aussi une question qui est qui est régalienne qui qui est avant tout celle-ci. Et la question ne touche pas seulement le Calésie.

Parce qu'il faut voir aujourd'hui que les traversées, elles concernent l'ensemble des Haut-Frances et vous avez aujourd'hui des sujets majeur criant sur le Dquerquis en sein Dquerque, mais aussi vous avez des traversées qui se font sur l'ensemble du littoral. Elle est là la réalité. C'est un drame pour les migrants, c'est un drame pour les populations concernées et toute la mobilisation qui se fait aujourd'hui par les forces de police dont nous sommes contents quand la Grande-Bretagne règle une partie des charges inhérentes.

Non mais quand même, ce sont des forces de police qui n'interviennent pas ailleurs sur le territoire et Dieu sait si on en aurait besoin pour assurer justement l'ordre régalien sur le territoire national. C'est ça la réalité de ce qui se passe. Donc tant que nous n'obligerons pas les Britanniques à se mettre à nouveau autour d'une table, rien ne se passera.

Rien. Du jour où vous dénoncez les accords du Touquet qui sont prévus d'ailleurs cette dénonciation au titre de l'article 252 du traité que de toute façon on pouvait dénoncer de façon unilatérale. Alors est-ce qu'il faudrait 2 ans ou pas ?

Je pense qu'on peut effectivement s'affranchir de ce délai de 2 ans. Ne vous inquiétez pas que les Britanniques se mettent autour d'une table. Et les britanniques se mettent autour d'une table avec l'obligation de changer leur politique et l'obligation de mettre un terme à l'attractivité qu'ils exerce de façon totalement hypocrite.

Voilà, il s'agit pas de se dire "Oui, mais alors attendez, vous allez avoir des populations en grand nombre qui vont venir en France et et ça va être effectivement un autre problème." Non, vous inquiétez pas, du moment où vous dénoncez, les Britanniques sont obligés de se mettre autour de la table et de changer leur politique. Alors, ça veut dire que à votre sens, l'Angleterre doit devenir moins attractive, mais quel est à votre sens alors peut-être pas un bon accord mais un nouvel accord qui serait acceptable pour notre pays, voire pour l'Union européenne par rapport au Royaume-Uni, notamment où fixer la frontière, ça veut dire où les les migrants candidats euh à l'immigration au Royaume Unis sont-ils accueillis ou en tout cas contrôlés ?

Et donc mais ça fait quand même l'objet de l'accord non ? Parce que vous êtes en train de cogérer un problème qui est britanniquet. C'est à eux de le gérer et pas seulement sous les pressions électorales.

Tiens d'ailleurs juste un point demain ou après-demain vous avez la victoire de monsieur Faredge. Qu'est-ce qu'on a anticipé en France ? Qu'est-ce qui va se passer ?

Moi, moi ce que je veux tout simplement, c'est qu'on ait sécurité chez nous et qu'on ait aujourd'hui la prise en compte de ce drame humain. Parce que si vous parlez de la question migratoire, dans ces cas-là, il faut que le Royaume-Uni parle avec l'Union européenne et on fait quoi sur Frontex ? Et on fait quoi également sur un certain nombre de migrants qui se retrouvent en mer ?

Est-ce qu'il y a des brigades maritimes aujourd'hui ? Est-ce qu'il y en a ? Bien sûr que non. depuis des années que je les réclame pour la temp vous auriez la possibilité d'éviter des drames en mer et dans les eaux territoriales britanniques.

Pourquoi les britanniques ne patrouillent pas ? Parce qu'ils se disent que c'est nous qui faisons le travail. Donc la vraie question qui va se poser, c'est est-ce que eux ont une politique claire en la matière ?

La réponse aujourd'hui est non. Est-ce que ça aboutirait à ça certainement ? Est-ce qu'il y aurait des actions communes Union européenne et Royaume-Unial sur des politiques de coopération avec les pays d'origine d'un certain nombre de de ces de ces migrants ? ou de ses demandeurs d'asile.

C'est ça la vraie question. Moi, j'ai pas rentré sur quelle serait effectivement la politique britannique en matière d'asile, quelle serait la politique britannique en matière migratoire. Là, au final, on est à cogérer leurs problèmes avec les drames humains que ça représente et avec les difficultés que ça représente pour les Haut-Fance.

Il est là le fond du problème. Dites-leur qu'ils reprennent leur frontières. Vous allez voir s'ils maintiennent le statut cour en politique migratoire.

Là, au final, ils sont très contents que nous assurions le travail pour eux. Nous nous faisons critiquer quasiment toutes les semaines par les tabloïdes en disant qu'on est des incapables alors qu'on mobilise des forces de l'ordre. Que l'ensemble des coût supportés par les Français ne sont que difficilement réglés par les Britanniques.

Parce que un accord signé un accord prolongé, c'est bien. Un accord respecté à la LTE, c'est mieux. C'est mieux.

Et donc au final, tant que la situation restera celle-ci, c'est effectivement la meilleure des solutions pour eux. C'est aussi simple que ça. Donc à eux de définir ce qu'ils feraient sur les demandeurs d'asile, à eux de définir quelles seraient les nouvelles coopérations entre l'Union européenne, le Royaume-Uni vis-à-vis justement des des pays d'origine.

C'est à eux de le dire, mais c'est pas à nous de supporter les conséquences de leur inconséquence politique en la matière et dire qu'on s'est prêté au jeu à quelques mois en disant que mettre en place une filière légale à côté d'une filière. ce bloc du monde. J'avais dit au ministre de l'époque Brino Rut, ça ne marcherait pas et qu'on créerait deux filières.

Une qui serait symboliquement là et qui ne marcherait pas et une qui continuerait à se développer. Bah jusqu'à la preuve du contraire, la filière illégale a continué à se développer et les victimes et encore cette semaine. Une honte.

Venons-en maintenant au conseil régional des Haut-de-Fance. Quelles sont les conséquences de la situation actuelle pour la région Haute-Fance ? Quelles sont les actions menées par la région Haute-de-Fance par rapport à cette situation, par rapport aux collectivités locales qui sont confrontés à cette situation ?

Bon, écoutez, comme on n'est pas du genre à à baisser les bras ou ou à jouer les les plus non, ça va pas, ça va pas. On s'est organisé, on s'est organisé et on a assumé nombre de de conséquences. Il y a eu tout d'abord, nous avons nous la propriété du du port fusionné Boulogne Calais.

Or, il faut savoir que le port permettait un certain nombre d'intrusions et de passages, mais les contrôles britannique ont changé la donne. On a eu un véritable ralentissement euh comment dirais-je, des contrôles d'accès. Je me suis rendu à différents entreprises pour voir combien les choses étaient difficiles, surtout quand les membres de la Bordeur Force n'étaient pas forcément présents temps et en heure ou qu'ils étaient pas en nombre suffisant.

Et de la même façon quand il y a eu des grands mouvements de vacances que ce soit à Douvre ou à Calais et les reproches étaient pour nous. Donc ça ça a quand même considérablement compliqué la fluidité. On s'est organisé, on a fait face, on a trouvé des solutions notamment avec des moyens technologiques importants dont tout n'a pas été réglé par les Britanniques.

D'autre part, ce qu'il faut savoir, c'est que on a été obligé de complètement changer topologie des lieux. Euh aujourd'hui, que ce soit Eurotunnel, que ce soit port, vous êtes déjà rendu sur place, vous avez pu constater, c'est des grillages, des clôtures. Euh pour le faire, pour protéger ces infrastructures, OK, mais à un moment donné, on aurait écouté les Britanniques, on couvrait l'ensemble du littoral de grillage.

J'ai dit qu'il en était pas question, que déjà on avait changé le regard qu'on pouvait porter sur le port et sur le tunnel. on n'allait pas aller plus loin. On n'allait pas aller plus loin.

Donc on a fait face à ça et au moment du Brexit, nous nous sommes organisés avec les douanes qui ont fait un boulot exceptionnel pour travailler sur la logique d'une frontière intelligente pour éviter justement que viennent s'ajouter aux difficultés commerciales liées à la suite du Brexit, les difficultés liées effectivement au passage de migrants. Donc ça a complètement changé la façon de travailler et on a fait face et on a fait face tout en sachant que on a eu aussi avec les différentes caméras thermiques et autres à changer également la nature des contrôles, ce qui n'est pas normalement le rôle du port de DINER qui aujourd'hui est exploité par la société d'exploitation des ports du D3, ce mais qui est la propriété effectivement du conseil régional. Il y a eu en matière de développement économique, il y a eu des moments très difficiles.

Il faut bien voir que avant les les années 2020 et avant le Brexit, la situation économique était liée également à l'impact en terme d'image et en terme de ralentissement économique sur le port. C'était ça aussi la réalité parce que il faut bien voir qu'à un moment donné commercialement Cala avant l'action déterminante et très efficace de Natacha Bouchard avait besoin effectivement de relever la tête commercialement économiquement. Tous ces efforts ont été effectivement couronnés de succès, mais c'était pas si simple que ça la matière.

Et nous nous développement du Calaisi économiquement, touristiquement en partie au côté de l'État, on y a contribué bien évidemment. Il y a aussi eu aussi une autre dimension au-delà du contrat financier qui a été passé avec le Calési. Je dis j'avais zéro compétence, j'ai obtenu le démantellement de la jungle de Calais.

Je rappelle, ça avait été un sujet lors des élections régionales de 2015 où effectivement madame Le Pen qui était candidate avait dit qu'on pouvait rien faire pour le démantellement de la ching de Calè. Je l'ai obtenu avec Bernard Casneu et avec Natacha Bouchard. C'était un scandale comme vous pouviez pas imaginer. 9000 personnes qui vivaient à ciel ouvert dans un lieu exploité par les criminels que sont les passeurs.

Il y avait nombre de trafic là-dedans. Et vous aviez aussi une population qui était excédée, qui n'en pouvait plus, qui n'en pouvait plus. On aurait pu avoir des drames encore plus importants.

Ce démantellement a pris du temps. Il était fait dans des conditions exemplaires. Je voudrais saluer l'action qui a été celle de de Bernard Casneuve.

On s'est entendu, on s'est compris. Il a voulu savoir après l'envahissement du port de Calais si on cherchait à faire l'opération de communication, on cherchait des solutions. Nous avons apporté notre contribution à ces solutions dans la mesure où très clairement nous avons permis qu'il y ait des lieux pour que les migrants qui étaient à Calais puissent avoir une solution d'attente en attendant de trouver une solution définitive.

Donc on a réussi cette opération qui n'était pas rien. Et aujourd'hui, la raison pour laquelle on ne veut pas qu'il y ait de nouveaux points de fixation, c'est parce qu'on sait pertinemment que ce sera à nouveau une nouvelle jungle qui verra le jour et qui gérera pas les organisations, les criminels que sont les passeurs. Tiens, à ce propos, la France a depuis des années une action forte vis-à-vis des des migrants.

Il a fallu quand même des années pour que les Britanniques prennent aussi la mesure que le combat contre les criminels était déterminant. Il y a eu des nombres de condamnations, il y a eu des enquêtes qui ont été faites, il y a fallu du temps pour qu'il se mettent à l'unition des efforts français en la matière. Et ensuite aujourd'hui, on a résolument des problèmes en matière de transport.

Il y a des lignes de train compétences régionales, notamment pas pour la partie TGV mais pour les TER. Il y a des lignes de bus interurbain où régulièrement nous avons des sujets de sécurité. Et je voudrais saluer l'action qui est celle de l'État en région et en département. préfet du Pas de Calais, préfet du Nord qui veille à ce que sécurisation puisse avoir lieu.

Mais encore une fois, tant qu'il y aura autant de migrants sur les Haut-Fance, les problèmes ne peuvent pas être résolus. Mais ça pose de vrais problèmes de sécurité, ça pose des problèmes pour tous les usagers et ça nous pose aussi des problèmes pour la régularité du trafic. C'est ça la vérité.

Au moment de la jungle de Cala, vous aviez régulièrement des envahissements de la rocade, vous aviez aussi des problèmes sur les voies ferrées. Aujourd'hui encore, nous ne sommes pas revenus à une situation complètement sécure et complètement normale. Donc voilà un peu les différents points.

Il y a la dimension portuaire et il y a la ce qui concerne la compétence effectivement du conseil régional, les transports soit les transports ferroviaires TER ou alors les transports interurbains. Merci. Euh à à combien évaluez-vous euh le coûte pour le conseil régional euh de ces différentes euh politiques particulière spécifique à la situation et euh l'État euh partici enfin participe-t-elle alors oui, vous l'avez dit en direct mais euh compense-t-elle ces surcoups euh vis-à-vis de la région ?

Ceux qui sont en première ligne, ce sont les maires du littoral. Je me souviens de réunion avec les maires du littoral. Je me souviens aussi d'une réunion où nous avions obtenu que la ministre de l'intérieur de l'époque, enfin ça change assez régulièrement.

Ouais, un peu plus qu'en France quand même les les différents gouvernements, les différents ministres où on lui avait indiqué avec des représentants des maires notamment Natacha Bouchard qu'il fallait prendre en charge l'ensemble des frais inérents parce que eux sont en première ligne davantage que le conseil régional. Conseil régional a trois compétences économiques, les transports, les lycées. Sur les lycées, nous ne sommes pas directement impactés.

Les transports, je vous l'ai dit, ça pose plus des problèmes de régularité que de rencharissement des coûts. Quant aux effectifs de sécurité nécessaire sur certaines lignes à certains moments, c'est à l'état de l'assumer, c'est à l'état de le faire. Et en matière économique, je vous l'ai dit, on est surtout intervenu en soutien du Calesi et des projets de Natacha Bouchard.

Donc je peux pas vous dire voilà combien de nous ça nous coûte. C'est vrai que si nous n'avions pas anticipé au moment du Brexit crise migratoire plus Brexit, là on avait un effondrement total de l'économie pas seulement régionale mais aussi nationale parce qu'on aurait eu un véritable blocage sur le port et sur le Dieu merci. Ça n'a pas été le cas parce qu'on a anticipé encore une fois un travail conjoint.

En revanche, je veux pas me faire le porte-parole des mères. Je crois que vous les auditionnez aujourd'hui. Mais là, ils vont vous dire pour eux, il y a un impact qui parfois est touristique, parfois est économique et aussi un impact lié euh à la sécurité et à la tenue des lieux.

Ce sont eux qui à leur frais sont tenus d'opérer. Le nettoyage d'un certain nombre de lieux, de veiller justement à l'entretien de lieu où il y a eu des des migrants qui sont passés. Sont eux qui sont en première ligne.

Est-ce que c'est à l'État français de financer ? Non, c'est au Britannique. Est-ce que c'est le cas ?

Alors, certainement pas à 100 %. Certainement pas. Donc, voyez, c'est plus là-dessus qu'il y a un impact sur cette partie du dossier qu'il y a un impact financier, budgétaire, économique davantage pour les communes et les intercommunalités que pour le seul département ou pour la seule région.

En ce qui nous concerne, nous ce que l'on a fait, on ne demande pas de compensation. On l'a fait pour le développement du Calési et on continuera à accompagner le Calési et les autres territoires qui seront concernés. Mais je le dis clairement, les mères sont les grands oubliés.

Avez-vous lesquels ? C'est compliqué de parler avec les Britanniques parce que on avait parlé avec le Kent, on avait parlé avec le port de Douvre, on a parlé enfin bon leur disant qu'il fallait peut-être aussi prévoir des aménagements. Ils nous ont expliqué que c'était compliqué. question de moyens, question de géographie, l'accès à nous.

OK, très bien. On a essayé hein, on peut pas dire que ça été euh formidablement couronné de succès. On a essayé d'établir le contact avec les autorités britanniques au niveau ministériel.

On nous a laissé un petit bout de table la fois où la ministre de l'intérieur est venue. Bon, je crois que mon propos lui a pas plu, il était pas fait pour lui plaire, mais tout simplement pour lui rappeler un certain nombre d'exigences de notre part. Non, on n pas de contact puis on est tenu à l'écart.

Il avait été question à un moment donné qu'on soit associé aux réunions de suivi au niveau ministérial. Je crois qu'on a dû y aller une fois puis on a pas dû être réinvité. Pourtant j'avais été poli, j'avais été correct.

Enfin, on n' pas été réinvité. Et d'autre part aujourd'hui, quand on prépare la suite de Sandorche de Touquet, on est complètement tenu à l'écart. Si il y a le ministre qui nous dit qu'il se rend sur place et que donc si on le souhaite, on peut y aller mais à rien de sérieux, rien de solide, rien.

Dommage. Très bien. Et euh dernière question avant de donner la parole à madame la rapporteur.

Euh disposez-vous d'éléments chiffrés sur le nombre de personnes qui euh viendrait sur les côtes de la région de la région grand de la haute de France, pardon. Euh euh je vois votre sourire, nous pensons la même chose. Non, c'est parce que c'est pas la même région, monsieur.

C'est juste pour ça que je me faisais la marque ou et c'est bien focus sur le littoral et donc oui, il y a pas de littoral sur cette autre région. euh en fait euh oui de de données actualisées sur le le nombre de personnes migrantes qui euh transite par donc euh la région des la belle région des Haut de France euh notamment sur les zones Calédc et avez-vous pu observer des évolutions depuis le depuis le Brexit ? Bon, la première des choses, c'est que moi, je n'ai aucun chiffre officiel qui m'est communiqué.

Euh, il y a des chiffres qui sont qui sont donnés. Euh, je sais que euh la les chiffres qui sont donnés le par le Missing Migrons Project de l'Organisation enusienne pour l'immigration faisait état, mais c'était voilà 2 ans de 205 migrants depuis 2014 qui étaient décédés. Le chiffre bien évidemment, comptabilité sordine n'a fait que s'alourdir.

Et sur le nombre de personnes, non, moi j'ai pas les chiffres. Je ne sais pas si l'État les a en totalité parce qu'il faut voir aussi quels sont les modes opératoires des criminels que sont les passeurs. C'est-à-dire que vous avez des gens qui veuvent être sur place mais vous en avez certains et qui viennent sur les plages pour embarquer à bord de Smallboats.

Comment ceux-là sont comptabilisés ? Je n'en sais rien. Nous officiellement, nous ne sommes destinataires d'aucune information chiffrée.

Aucune. Et la triste comptabilité des décès ou des passages est tenue en recoupant les informations par les Britanniques. Fiable à 100 % ?

Certainement pas. Également par la SNSM, j'aurais le dire, qui fait un travail exceptionnel. Exceptionnel.

C'est pas leur mission première. Le secours en mer, oui, bien évidemment, c'est leur ADN, c'est leur mission, c'est leur vocation. Mais d'être obligé justement d'assumer ce qui doit être les fonctions régaliennes de deux États souverains, c'est pas le rôle de la SNSM et ils le font, ils continueront à le faire.

Mais on a leurs chiffres à eux mais c'est pas les chiffres fiables qui permettraient justement pas les chiffres fiables, c'est pas les chiffres qui permettent de témoigner de la réalité du problème. Ce qui est vrai, c'est que le problème d'aujourd'hui n'a plus rien à voir à ce qu'il était en 2015. Plus rien à voir.

La jungle de Calet avec 9000 personnes, vous n'imaginez pas ce que cela représentait sur l'ensemble du territoire. et il y avait aussi des points de fixation sur Grande Saint. Aujourd'hui, il y a toujours effectivement des migrants Calem et c'est sans commune mesure avec ce qu'on a pu connaître.

En revanche, il faut toujours faire très attention. Il y a régulièrement des démantellements de camps qui sont opérés. Il y a régulièrement des problèmes d'ordre public également sur un certain nombre de camps plutôt sur le DINERquis.

Mais la situation n'a plus rien à voir. Et c'est d'ailleurs un peu le sujet parce que je vois bien ce que les autorités françaises pensent. On dire ça a été terrible à une époque, ça va mieux.

Il y a d'autres endroits en France où on a besoin d'intervenir, donc qui se plaignent pas là-haut. C'est ça la réalité du sujet. Et comme en plus l'émotion liée au drame est une émotion temporaire, ce qui est un scandale à mes yeux, et bien la vie continue alors qu'on pourrait régler ce problème.

Mais aujourd'hui, il n'y a plus la volonté politique de régler ce problème. Moi, cette volonté politique, elle reste farouchement crée en moi. Mais au niveau national, c'est pas le cas.

Et finalement, j'aurais Et c'est pas parce qu'on a besoin des Britanniques en matière de défense, c'est pas parce qu'on a besoin des Britanniques en matière de coopération nucléaire même civile. C'est pas parce qu'on a besoin des Britanniques qu'on doit faire l'impasse sur un sujet comme celui-ci. Je suis désolé.

J'aurais finalement deux dernières questions. C'est J'ai bien compris le manque de coopération entre l'État et la région. la région associée euh très peu associé pour dire pas du tout euh à cette situation.

Donc euh quelle serait votre liste de courses finalement vis-à-vis de l'État ? Quelles sont vos demandes ? Et la deuxème la la deuxième chose, qu'attendez-vous de l'État également d'un point de vue humanitaire puisque nous nous sommes rendus sur place et nous nous qui attendent leur passage en fait parce que c'est ce qu'ils font leur passage dans les conditions que nous connaissons vers le haut Royaume-Uni [grognement] et dans dans des des situations human humanitaire souvent très difficile.

Donc on demande aux Français encore une fois d'assumer les conséquences de ce qu'est l'incurie de la politique migratoire britannique. Non mais c'est c'est bien de ça dont il s'agit. Donc on va, si vous le voulez bien, parler du court terme par rapport au long terme, mais le vrai sujet est là.

Parce qu'en plus, si on parle de personnes qui ont qui sont demandeurs d'asile sont pas des des illégaux en tant que tel pour les Britanniques, enfin je sais pas, faudrait leur poser la question mais c'est quand même ça, c'est pas des clandestins, c'est demandeur d'asile comment ils font, comment ils comptent faire. Pour le reste, bien évidemment personne ne peut ignorer la détresse de ceux qui ont pardon qui sont en général raquetés deux fois. des migrants m'ont expliqué quel a été leur parcours.

M'ont expliqué le parcours depuis leur pays d'origine, notamment quand ils arrivaient soit d'Afrique, soit de l'est de l'Union européenne. À l'époque, les tarifs c'étaient 8000 à 9000 dollars. 8000 à 9000 dollars avec des milliers de kilomètres à faire à pied, qu'il y avait des pays qu'il fallait mieux vraiment éviter parce que les gardes de frontières tirent à vue, c'était ça la réalité.

Euh et que quand on avait réussi à faire tout ce parcours, en général, en arrivant à Cala, on était à nouveau raqueté en disant bah si vous voulez maintenant traverser en fonction du mode de traverser, ça va être temps en plus. Ces migrants sont des victimes. Vous savez que le le le trafic d'êtres humains dans le monde, paraît-il, entre l'esclavage, la prostitution, les les migrants, c'est à peu près du même niveau que le trafic de drogue.

Je ne sais pas si c'est la strict réalité, mais en tout cas ça brasse des sommes considérables. Donc le vrai sujet qu'il y a aujourd'hui, c'est est-ce que l'on réprime suffisamment ce trafic d'êtres humains ? Au niveau international ?

Non. La France a toujours mené une action vigoureuse. Est-ce qu'on peut faire encore mieux ?

Oui. Et il faut une coopération. Non, mais je le dis parce que ça c'est l'un des points essentiels.

On parle de trafic d'êtres humain sur la question humanitaire. Bien évidemment les personnes qui sont là doivent être effectivement pas considérées comme des invisibles ou autres. Mais par contre, je vous le dis, nous ne pouvons pas recréer d'une façon ou d'une autre les conditions d'une nouvelle jungle parce que on a le sentiment que cela apportera une solution.

C'est tout sauf une bonne solution et encore moins pour les migrants concernés. Et c'est la raison pour laquelle si vous voulez prendre le problème à la source géographiquement, il est très loin de Cala. Et si vous voulez effectivement régler le problème définitivement, il est assez proche de caler à quelques dizaines de kilomètres, c'est-à-dire sur Douvre et sur les côtes anglaises ou en tout cas à Londres sur les bords de la Tise.

C'est là que on va me dire qu'on va être ferme. Tout ça c'est pas vrai. On va me dire qu'effectivement on va obtenir quelque chose anglais.

C'est pas vrai. On va me dire que les Britanniques vont daigner régler ce qu'ils nous doivent. C'est pas vrai.

Parce qu'on oublie beaucoup de monde dans cette affaire. On oublie les migrants. Vous avez raison.

On oublie également très clairement les maires et on oublie aussi également notamment des acteurs clés qui sont la SNSM. La SNSM. Alors, il y a un sujet SNSM, je veux pas intervenir à la place, c'est que les autorités françaises et britanniques se réfugient derrière la position nationale de la SNSM qui dit que à partir du moment, si je ne me trompe pas, que c'est pas leur mission première, ils ne veulent pas d'une certaine façon être éligible.

Vous demanderez tout à l'heure à ceux des Haut de France comment ça se passe avec des équipages qui sont épuisés, qui sont surtout remués, retournés parce que porter secours en mer, il peut y avoir des victimes mais là c'est quasiment à chaque fois. C'est quasiment à chaque fois, c'est trop souvent le cas. Et ils vont devoir faire face à des besoins d'investissement d'équipement.

Tiens, oui, la région va financer. C'est notre vocation ? Non, on a la fonction régalienne ?

Non. Est-ce qu'on va le faire ? Oui.

Et mes conseillers régionaux parce que vous êtes pas le seul présent de cette majorité ici, notamment ceux qui ont en charge les budgets n'ont jamais hésité à dire oui, on fait et à trouver les moyens nécessaires. C'est pas à nous de le faire. Enfin, en tout cas, c'est pas la mission première de la SLSM et ils le font.

Ils ont un dévouement exceptionnel. Donc voilà aussi les les points qui doivent être pris en charge aujourd'hui. Donc ce que j'attends de l'État, c'est ça.

J'attends de l'État qui se battent vraiment dans les négociations, mais j'attends de l'État l'article 252 sorti de là. Ça sert à rien de discourir. Merci monsieur le président et je cède la parole tout de suite à madame la rapporteur.

Merci monsieur le président et bonjour monsieur le président. Euh le choix de cette commission d'enquête débute aussi avec une volonté de de rendre visibles les conditions scandaleuses dans lesquelles vivent les personnes exilées et de faire en sorte que l'émotion qui peut exister lorsque des drames se produisent. dans la manche euh ne passe pas trop vite parce qu'effectivement comme vous euh je vois combien les émotions qui pouvaient être provoquées il y a 10 ans par la mort d'un enfant s'effacent extrêmement rapidement.

Donc oui, il y avait besoin à la fois de rendre visible mais aussi je dirais de reprendre un peu de contrôle démocratique sur cette question puisque ça échappe très largement au Parlement et visiblement ça échappe aussi très largement aux différentes collectivités. Je vais revenir sur certaines questions parce que il y a des on a des questions communes et peut-être vous poussez à y répondre encore plus précisément. Moi, je voudrais savoir pourquoi à votre avis, même si vous avez amorcé la réponse, pourquoi nous le faisons ?

Pourquoi la France accepte ça ? Ce ce ce déséquilibre absolument flagrant dont vous avez tracé quelques lignes. Faiblesse, naïveté.

Vous avez évoqué ça ? Mais les britanniques, c'est très simple. Tout ce qui est à eux est à eux.

Tout ce qui est à nous se négocie. Ça fait partie des des pays des peuples les plus difficiles en négociation. C'est pas nouveau.

Donc ils ont trouvé à l'époque avec les accords de Sangade qui ont préalable au Touquet et et à Sanders de dire écoutez bon c'est la solution. Nicolas Sarkozi avait bien négocié sur le court terme, sauf que c'est un accord qui nous coûte très très cher à terme et très très cher à tout point de vue et qui n'a pas en plus été adapté au regard de la crise migratoire que nous avons connu pas seulement 2015-2 2016 mais qu'on a connu au fil des années. guerres justement dans le pouretour méditerranéen ont changé complètement la nature des choses, la crise climatique également et puis aussi les les difficultés dans un certain nombre de pays qui ne sont pas dus seulement aux guerres ou la crise climatique.

Tout ça ne tenait plus avec cette nouvelle donne migratoire. Donc et c'est là où il aurait fallu dire écoutez ça avait été pensé à une époque, il fallait évacuer son GATET. Très bien, on avait passé un accord, maintenant il y a une nouvelle donne.

Ça a jamais été fait. ça a jamais été fait et pour le reste on a toujours pensé qu'on on s'en tira à bon compte si les britanniques nous payaient ce qu'ils avaient à nous payer. C'est la moindre des choses quand même.

Et quand vous voyez en plus les différents risques sécuritaires que nous avons sur notre pays, l'explosion des risques sécuritaires sur notre pays et que nous affectons autant de forces de sécurité sur le Calaisier, sur le Dunker, pardonnez-moi, ils ont beau effectivement nous payer une partie les Britanniques, on a aussi d'autres missions à assumer. On parle bien de migrants qui ne veulent pas rester en France, on parle de migrants qui veulent passer. C'est c'est ça aujourd'hui du problème.

Donc je vous le dis, il y a une forme de naïveté en se disant de toute façon que les que les britanniques vont être compréhensifs et puis on est assez sensible au discours. Le premier avait été tenu par monsieur Cameron à l'époque vous allez voir ce que vous allez voir pour les employeurs britanniques qui embauchent des migrants. Parle, on a vu.

Ouais. On a rien vu. On a rien vu.

Alors régulièrement, non, vous allez voir maintenant la loi, elle a été votée. Elle est vraiment très sévère puis elle va être appliquée. Rien qui change.

Il y a strictement rien qui change. Donc c'est la raison pour laquelle je vous le dis, il y a une faiblesse parce queon veut pas engager de bras de fer avec eux, parce qu'on estime qu'on a besoin de ne pas se fâcher avec eux, ce que je peux très bien comprendre. Mais pardonnez-moi, il y a pas de raison d'état qui tiennent quand les intérêts d'un pays sont à ce point maltraités. je parle des intérêts français et qu'il y a une cause humaine et humanitaire en jeu parce qu'on parle de vie.

Vous avez vu ce qui s'est passé encore cette semaine au large d'art de l'eau. Mais il y a pas d'image. Il y a pas d'image.

Donc du coup l'émotion passe en 24 heures. Moi j'ai beau pas avoir d'imagne à chaque fois parce que c'est dans ma région. Ce sont des gens qui sont passés par ma région qui voulaient justement avoir une vie meilleure au Royaume-Uni.

C'est ça le fond du problème. Euh même si je pense pour ma part que quelque part l'État organise et donne à voir son impuissance hein sur le territoire du du Calaisier et du Dquerquis parce qu'ils veulent pas. Parce qu'ils veulent pas.

Je finis. Oui oui, j'entends. Non non, pas de souci.

Mais je pense que voilà ce qu'on donne à voir c'est plutôt de une forme d'impuissance. En revanche, est-ce que vous ne croyez pas aussi que c'est un terrain qui sert la plupart du temps aux différents ministres de l'intérieur ? parfois au président de la République à donner à avoir une forme de discours sécuritaire, musclé, de fermeté sur les politiques migratoires.

Je dis pas qu'ils y parviennent. Je dis est-ce que c'est pas un espace une forme de théâtre maintenant ? Non.

Maintenant. D'ailleurs, ils se tiennent assez à distance du sujet, hein. Non, non, faut dire franchement quand il faut signer l'accord et tout ça, mais ils viennent au début voir et puis comme de toute façon, il se passe rien derrière, rien ne changer, non, c'est pas des sujets sur lesquels ils sont effectivement très présents.

J'aurais par revenir à ça. J'étais pas ministre à l'époque, j'étais pas su j'étais j'étais parlementaire. Nicolas Sarkozi s'était beaucoup investi pour trouver la solution et convaincre Blanquette, je crois le ministre le ministre de l'intérieur britannique pour le faire.

Après pour le reste, pour pas se raconter d'histoire, on a à chaque fois le défilé des ministres de l'intérieur. Mais vous inquiétez pas, qu' reviennent pas souvent parce qu'une fois qu'ils sont venus, qui reviennent au bout de quelques mois, il y a les maèes qui disent "Bon, il y a quoi de changer ? Il y a rien de changer." Donc vous les voyez en général prise de fonction pour voir que le problème est vraiment important.

Ils prennent un air grave, approuve, il dit aux forces de l'ordre qu' font un travail remarquable. Il y a quelques petites évolutions mais il se passe rien parce que il y a pas de de bras de fer qui est voulu avec les Britanniques. Je peux vous demander votre avis sur justement dans les dernières négociations des accords Sanders, il y a une part flexible conditionnée.

Quel est votre avis là-dessus ? Je sais pas, j'ai pas été associé aux accords, j'ai pas été associé à la renégociation. J'ai eu un appel du ministre de l'intérieur me proposant d'y aller, c'est tout.

Le r je la prends par la presse et je suis toujours aussi enfin je suis pas dubitatif ou sceptique je crois pas parce qu'on aura toujours les mêmes difficultés à ce que les britanniques n'ont pas les signes mais respectent les accords qui ne changeront rien de rien. J'ai bien j'ai plutôt je pense avoir ma réponse mais pour que vous puissiez le dire directement comment vous qualifiez vos relations avec l'État ? quasi inexistante au niveau national.

Bon après comme on connaît mes positions et comme on estime que je suis peut-être un risque pour la stabilité des relations diplomatiques franco-britannique, il est vrai quand même que quand j'avais vu à la sous-préfecture de Calais, c'était Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur avec son homologue britannique. Bon la discussion s'était pas très bien passée avec la ministre de l'intérieur. Je avais demandé si ces chefs d'entreprise britannique réussissaient à bien dormir.

Et pourquoi je dis ? parce qu'ils ont sur la conscience l'ensemble des morts, parce que les gens qui sont passés voulaient aller en Grande-Bretagne et la plupart effectivement travaillent dans les entreprises britannique. Donc je voulais leur demander s'il dormait bien et j'ai demandé justement quand est-ce qu'ils assumeraient toute leur toute leur responsabilité vis-à-vis des migrants, vis-à-vis des maires vis-à-vis de la population.

Ça s'est pas très bien passé. Donc je comprends assez bien qu'on ne me réinvite pas. J'ai vu le dernier euh ambassadeur britannique, relation très cordiale, mais j'ai commencé à mettre les pieds dans le plat et je lui dis parce que je crois qu'il y a une notoriété publique que j'ai des ambitions pour l'an prochain que si j'avais des responsabilités plus importantes, il est évident que je remettrais aussitôt en question les accords du Touquet. aussitôt et pas parce que j'aurais été min enfin j'aurais été fois ministre par le passé ou président de la région des Haut-Fance parce que c'est un sujet qui concerne l'ensemble de notre pays mais que pour l'instant on estime qu'il concerne vaguement les Haut-Frances et que comme la situation est moins grave qu'à une époque, on n' pas de raison de se plaindre.

C'est pas une raison, c'est pas une bonne raison et je continuerai à me battre là-dessus. Euh tout à l'heure, on parlait des moyens engagés par l'État. Vous avez évoqué un autre moment et c'est quelque chose qui nous frappe, je crois, à chaque fois qu'on se rend dans la région. les différents murs barbelés qui défigurent un paysage qui pourtant est magnifique.

Euh, je voulais savoir quel part la région justement dans la question de l'aménagement urbain lié à la sécurisation. Enfin, c'est le terme choisi. Euh, on pourrait remonter assez loin mais disons que depuis 2015, est-ce que vous êtes en capacité de nous donner un ordre de grandeur ?

Peut-être on vous le demandera par la suite par écrit pour que vos services puissent préciser. Mais un ordre de grandeur de de cette participation à oui un aménagement je dirais sécuritaire. Là Eurotunnel c'est Getling qui a pris en charge c'est normal.

Le port de Dqu le port de Calais c'est la SPD. Donc bien évidemment ça a changé la nature de son équilibre. Et par contre, ce qui est intéressant, c'est de redemander à la SCPD aujourd'hui si l'intégralité des coûts de sécurisation a bien été remboursé au titre effectivement des accords.

Je ne sais pas si on a la comp à une époque, il a fallu se plaindre, raller pour que ce soit c'est je pense que maintenant l'intégralité avec retard a été réglée mais on reposera la question. Je sais pas si vous auditionnez la SPD. la société.

D'accord. Je sais pas si la question a été posée. Si vous avez une réponse.

Il fut une époque où tout n'était pas encore réglé. Il y a eu un vrai différé de règlement. Tout avec retard.

Ouais. OK. OK.

Donc c'est pour ça pour le reste non je Ouais mais les britanniques à une époque serait durit le règlement des factures et sans intérêt de retard. Non sur ce sujet non je vous cache pas que par contre à partir de 2016 moi j'ai dit stop stop stop parce que les britanniques auraient voulu que l'on installe des clôtures en dehors de ces structures stratégiques de transport. C'est ça l'idée et je l'avais dit publiquement, il était hors de question de couvrir mon littoral, notre littoral de clôture comme celle qu'il y a aujourd'hui autour du port ou autour de Rotunnel parce que c'était ça aussi la volonté.

On financera puis quoi encore ? Et puis quoi encore ? Et de toute façon, ça n'aurait rien empêché.

On va quand même pas couvrir tout le littoral de clôture ou de mur. C'est c'est impensable. Et puis de toute façon, vous voyez bien, on a des départs de smallboat, enfin de petites embarcations, mais comme c'est le terme utilisé, je vois pas parler anglais devant cette commission, mais c'est tout simplement on a dans la somme, vous voyez un peu le trajet que ça représente, les risques supplémentaires que ça représente.

Donc vous allez pas couvrir des centaines et des centaines de kilomètres. Donc c'est vrai qu'à partir de 2016, j'ai dit aux autorités françaises, moi je vous préviens, c'est Niet, c'est Niet euh que je viens d'oublier mais je vais les retrouver. Oui, la première, vous avez été ministre de la santé si je me trompe et on voit que sur les campements, sur les lieux de vie, à proximité du du littoral, les questions de santé sont majeures pour les personnes exilées.

Beaucoup nous ont dit que le dialogue justement avec l'État se concentrait beaucoup avec le ministère de l'intérieur. Est-ce que vous avez un avis sur cette question, un regard sur cette question ? C'est le ministère de l'intérieur qui effectivement monopolise beaucoup les discussions exclusivement sur la partie accord renégociation des accords plus d'ailleurs que le ministère des affaires étrangères et que pour le reste les transports sont pourtant concernés, la santé est directement concernée également et que je trouve qu'il n'y a pas cette dimension interministérielle sur le territoire.

Après euh je suis président de région, parle de exécutif, mais si vous me demandez, oui, je vous le dis très clairement. Euh en revanche, Bernard Casneuve avait veillé au moment du démantellement de la jungle de Calais à ce que la réponse soit bel et bien interministérielle. Interministérielle.

Il y avait un travail avec les ONG mais il avait veillé à ce que cette opération qui était quand même une opération assez spectaculaire. 9000 personnes sans drame à l'ordre public. Cet effet vous l'avez vu en deux temps, on avait eu au départ parce que il faut bien voir aussi qu'on on a des gens qui sont pas venus faciliter les choses, notamment des agitateurs du côté britannique entre les noborders à une époque et ensuite des militants d'extrême droite.

Les choses n'ont pas été simplifiées à cette époque et on a réussi et on a réussi sans drame. Mais c'était aussi parce qu'il y avait bel et bien une logique interministérielle. Vous avez raison madame la rapporteur.

Mais aujourd'hui est-ce que c'est le cas ? Pas suffisamment bien évidemment. Dernière question.

Justement au moment de du démantellement de la de la jungle de calé, il y a eu un choix qui a été opéré d'éloigner plutôt les lieux d'accueil du littoral. Alors maintenant, c'est AES, à l'époque c'est à je sais plus. CO Ouais, maintenant c'est AES.

C'est un débat qui existe toujours. Qu'est-ce que vous privilégiez ? Est-ce que un lieu d'accueil euh conditionnel à proximité du littoral, tel qu'on a pu le voir d'ailleurs parfois dans le cadre de dispositifs temporaires, est-ce que c'est le quelque chose auquel vous seriez favorable ?

Si si je peux me permettre, on n' pas déplacé à l'époque le problème de la jungle de Calais sur d'autres points à proximité. Le démantellement de la jungle de Calais a été un démantellement total et même quand la région a mis à disposition des lycées qui enfin des gymnases de lycée qui étaient pétés, c'était une solution purement provisoire et transitoire de façon à trouver des solutions. Si vous voulez me faire dire que certains sont ensuite allés en Belgique, vous aurez pas de mal à me le faire dire parce que ça a été le cas.

Que d'autres effectivement ont compris qu'on ne pouvait plus passer dans les mêmes conditions et que les passeurs ont certainement changé leur mode opératoire. Je vous le dirai également, mais on n' pas déplacé euh les les 9000 qu'il y a au maximum et et le chiffre exact était 6486 je crois c'était ça. Reenser recensé parce que certains sont partis avant avant même parce que les passeurs faisant leur salle commerce leur on trouvé d'autres solutions et ça a été réparti sur 450 centres d'accueil et d'orientation ailleurs en France.

Il y a eu sur l'ouest de la France, il y a eu à différents endroits et tout ça. Donc on n pas déplacé le problème chez nous. On a réorienté et on en a une part importante qui est aussi est installée en Belgique.

Je reprends la Belgique parce que je parle de la Belgique sur la Belgique se sont pas réellement concernés alors que pourtant ils sont partis prenantes hein, faut dire les choses telles qu'elles sont et on a un certain nombre de trafic qui se font Belgique parce que c'est le plus proche des Haut France mais aussi Pays-Bas et beaucoup Allemagne et beaucoup et beaucoup Allemagne. Donc sur ces questions sur ces questions là, on l'a pas déplacé le sujet et je le dis, on ne peut pas avoir aujourd'hui de phénomène de relocalisation parce que ces phénomènes de relocalisation donneront la naissance à de nouvelles jungles et de toute façon ça servira au-delà des ONG ou hautes. Un moment ou un autre, elles seront forcément débordées par les criminels que sont les passeurs.

J'en suis intimement convaincu. Donc il y ait bien évidemment les ONG qui interviennent, que l'État assume les choses, mais on ne peut pas justement refaire un nouveau point de relocalisation. J'en suis absolument convaincu.

On penserait faire bien et on arrivera à des situations qui seront vraiment dramatiques très vite. Monsieur Deflori, merci monsieur le président. Merci monsieur le président, monsieur le ministre.

Euh Marc Deflant, je suis le député du Calési. Je voudrais la nécessité de de la création de brigades maritimes en charge de la gestion du flux migratoire tel qu'il existe dans la Manche. Pourtant, l'État affraide déjà deux bateaux spécifiques, le Ridince et le MAINC.

Il y a également les effectifs des affaires maritimes, des douanes, de la gendarmerie maritime qui sont déployés. quelques effectifs de Frontex également. Et puis enfin la SNSM qui arrive en deuxième rideau puisque c'est pas sa fonction, c'est pas sa vocation première pour assurer le search and rescue dans le dans la manche.

Est-ce que du coup ce que vous proposez, ce que vous réclamez, c'est la constitution comme un corps constitué de toutes ces de tous ces de tous ces éléments qui constituent aujourd'hui qui assument aujourd'hui la fonction la fonction garde-côte de de l'action de l'État en mer ? La deuxième question, si vous me permettez, monsieur le monsieur le président, monsieur le ministre, c'était euh [grognement] la le le la nécessité d'établir un rapport de force avec nos voisins britanniques et notamment sur la question de de la gestion de leur marché du travail. Euh vous avez évoqué tout à l'heure le chef d'entreprise britannique.

Est-ce que la réalité également de la de la situation au Royaume-Uni, c'est pas tout simplement euh que l'État a perdu euh la souveraineté intérieure sur le son marché du travail parce que ce que font les migrants lorsqu'ils arrivent au Royaume-Uni, ils se glissent, ils se laissent fondre dans la diaspora de leur pays d'origine qui rejoignent et ils disparaissent complètement sous les radars. Et donc l'État britannique est impuissant à gérer cette interaction, ce marché du travail souterrain clandestin. Euh et un troisème point, si vous me le permettez et j'en aurais terminé, monsieur le président, monsieur le ministre, j'appartiens à une formation politique, le Rassemblement national comme député du Calési qui propose le rétablissement du délit de séjour irrégulier.

C'est également la proposition de certains élus locaux comme Natacha Bouchard. Et je voulais savoir ce que vous pensiez la pertinence de cette proposition et de cette moyen de ce moyen juridique qui permettrait et bien une un renforcement de de nos moyens d'action sur le territoire français en en perspective d'une d'une renégociation de nos relations avec les les britanniques sur ce point précis. Je vous remercie. déjà sur le 3è je vais pas me prononcer parce que vous vous avez proposé ça.

J'ai pas pour habitude de faire mes courses dans le cédit des autres surtout de certaines formations politiques, mais dans quelques mois j'aurai l'occasion de faire part de ma position dans le cadre d'une autre élection pour laquelle je me prépare à être candidat. Donc je vous répondrai précisément à cette partie-là. Le deuxième point, les Britanniques un état impuissant, c'est un état qui n'organise pas ses contrôles, qui ne fait pas respecter sa réglementation.

Les Britanniques ont fait voter une loi qu'il la fassent respecter. Vous savez le problème et là je rejoindrai sur ce point. Donc les contrôles sont effectivement plus compliqué au Royaume-Uni.

C'est vrai que si vous parlez quelques mots d'anglais, ce qui est pas la chose la plus compliquée au monde, vous réussissez à à vous fondre. C'est vrai qu' aussi un certain nombre de migrants rejoignent une partie de leur famille, de leurs amis. Mais la vérité c'est qu'il est assez facile de constater si oui ou non des entrepreneurs et pas seulement dans le domaine du commerce et de la restauration à Londres ou ailleurs embauche des clandestins, embauche des gens qui n'ont pas de titre pour travailler.

Ils en sont où les contrôles ? Alors l'ambassadeur me disait que les contrôles avaient progressé. Pas pu me dire le chiffre exact sur le coup et même c'est conseillé.

Mais la vérité c'est que il suffit de voir et de condamner ce qui est prévu par la loi. C'est pas une impuissance, c'est une non volonté de mettre en œuvre et d'appliquer la loi. Peuvent faire les contrôles.

D'ailleurs, il paraît qu'il y en a. Je sais pas si vous avez l'occasion, je sais pas si vous pouvez vous avoir les autorités britanniques pour répondre à ces questions-là. Il doit avoir des statistiques précises.

Donc il y en a, ils sont pas impuissants. Est-ce qu'ils en font une priorité d'action ? Je suis sûr que non.

Je suis sûr que non. sur le reste sur la question des brigades. Si vous avez la possibilité, je serais curieux de savoir notamment sur tout le mois d'avril combien d'interception et combien de contrôles ont été effectués par les bateaux parce que ça c'est l'effectif théorique.

Et comment ça se fait qu'il y a autant de morts alors s' autant de bateaux qui patrouillent ? Comment ça se fait qu'il y en a autant ? Bah oui, d'accord.

Mais combien ils en ont sauvé ? C'est les SNFM qui fait le boulot. des choses.

Je vais faire la police de la de la de la commission, mais on va laisser monsieur le président Bertrand répondre et puis si vous avez des questions complémentaires, je je vous redonnerai la parole, monsieur le Floriant, juste pour dire que je sais bien quels sont normalement les effectifs théoriques. Je sais bien la différence qu'il y a entre la surveillance et je sais bien également entre la surveillance et le sauvetage. Mais tout ça déjà ce qui m'a été dit à l'époque même si les préfets, tu j'ai oublié de vous dire les préfets maritime nous parlent pas nous, on n'existe pas.

On parle avec les préfets, préfet de région, préfet de département, préfet maritime. Peut-être parce que le siège de la région est à Lille, je sais pas mais enfin on n'existe pas. Bon, toujours est-il que là-dessus les effectifs théoriques existent.

Mais qu'est-ce qu'ils font ? Combien y a-t-il eu de patrouilles au mois d'avril dans la Manche par ces bateaux militaires qui soient français ou britanniques ? Il y a rien d'organisé.

Il y a rien d'organisé. Et et le vrai sujet, c'est que s'il y avait véritablement des patrouilles, on devrait avoir des interceptions et des vies sauvées. Là, la SNSM intervient souvent quand il y a des drames, quand il y a des naufrages.

Mais pourquoi si on savait pertinemment qu'on ne pouvait pas franchir les règles en France pour pouvoir intervenir pour des bateaux où les personnes sont déjà à bord des bateaux en fonction de la profondeur de l'eau alors qu'à l'époque, on ne pouvait pas du tout le faire, on a déjà évité des drames. Mais la vérité c'est que si on savait que ce channel était sécurisé, il y aurait pas autant de départ. Je vous dis pas qu'il y en aurait aucun, mais il y aurait pas autant de départs.

Le vrai sujet qu'il y a là-dessus, c'est qu'on a une grande part d'affichage. Ça fait des années que je demande, prenez notamment la question des drones. Bon, les drones ont un peu évolué.

À l'époque, je me rappelle, c'est Christophe Castaner qui était ministre de l'intérieur qui était avec la secrétaire d'État britannique, je crois, à l'immigration qui était venu et j'avais demandé aux effectifs policiers qui étaient là comment étaient les drones. On dit "Écoutez, c'est bien britannique paye et tout ça." Le seul problème qu'il y a, c'est que ce sont des drones qui ne peuvent pas voler à partir de 60 km/h de vent.

Bon, c'est vrai que chez nous, il y a jamais de vent. Il y a jamais de vent violent. Non, mais c'est pas sérieux.

Et il y a fallu des années pour qu'on se dote de matériel nécessaire. Ça aussi ça peut contribuer à la sécurisation en mer parce que tout le monde ne prend pas les les small boats en pleine nuit. Là qu'ils font aussi à des heures avancées.

Un ami m'envoyait encore des photos l'autre jour sur le littoral de de migrants dont on voyait bien qu'ils étaient sur une digue et et qu'ils attendaient justement que les smallbot arrivent. Donc les patrouilles de vraies patrouilles de sécurisation et également un renfort en matière de drone compétent, vous n'auriez pas autant de passage qu'aujourd'hui. Ils savent une chose, c'est que de toute façon quand ils partent, ils ont de grandes chances d'arriver.

Et encore une fois, si vous pouvez avoir les chiffres de ce qui a été réellement organisé en patrouille sur tout le littoral par justement les différents bateaux que vous avez évoqués, alors là je suis très preneur. Je suis vraiment preneur. Bon, allez, monsieur de Floriant, je vois que vous vouliez réagir.

Allez-y. Merci monsieur le président. Désolé pour la pour la police de assemblée.

Je je vous remercie monsieur le monsieur le président, monsieur le ministre. vous avez évoqué la nécessité de sécuriser le channel, le la manche. Euh et alors j'ai de ce que j'ai compris, il y a deux dimensions dans cette sécurisation.

Il y a la sécurisation humanitaire qui est évidente euh qui relève de de l'évidence et et du droit de la mer et du sentiment humain tout simplement. Et vous avez également évoqué la nécessité du fait que la traversée la manche soit vue comme étant n'étant plus une option parce que impossibilité de traverser la manche et donc on limite les risques parce qu'il n'est plus possible de traverser la manche. Alors les migrants ne tentent plus de traverser la manche et alors on évite des morts en mer.

Mais ça veut dire qu'à ce moment-là il y a il y a besoin d'un changement de doctrine sur l'action de l'État en mer qui est qui est quand même considérable. Ça veut dire que on demande aux britanniques de leur côté de pouvoir faire du pushback et de notre côté de faire du pullback. Et ça veut dire que à ce moment-là, la doctrine de d'interception qui est expérimentale actuellement euh deviendrait la norme.

Et ça veut dire que systématiquement dès qu'un bateau euh chargé, on le ramène à terre. Si si j'ai bien compris, c'est c'était le votre est-ce que est-ce que j'ai j'ai bien compris ce que ce que vous vouliez proposer qu'on fait sur le bord de la plage ? Hop, attendez.

Hop, voilà. Allez-y, allez-y. Il faut C'est parce qu'il teigne l'autre.

Il fallait que j'éteigne l'autre l'autre micro pour que vous puissiez allumer le vôtre. C'est qu'est-ce qu'on fait très réglement. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui quand on essaie d'éviter le départ en mer ?

Qu'est-ce qu'on fait ? Ça alors je sais même que certains gendarmes se sont Oui. gendarmes se sont pris des articles, des photos.

Donc c'était scandaleux qu'on qu'on évitait qu'un bateau puisse prendre la mer en le dégonflant et tout ça. C'est pour éviter un drame derrière. C'est ce qu'on fait aujourd'hui.

Le vrai sujet, encore une fois, c'est la responsabilité des Britanniques. S'ils ne veulent pas justement euh qu'il y ait des drames. S'ils ne veulent pas qu'il y ait des drames, c'est à eux d'assurer également dans les eaux territoriales britanniques.

Combien ont-ils fait d'interception dans les eaux territoriales britanniques ? Si vous avez la réponse, je ne l'ai pas. Je ne l'ai pas parce que de toute façon, je vais vous dire, c'est pas une priorité pour eux interception.

Et encore une fois, je sais pas, moi je vois bien l'émotion qu'il y a notamment en lisant la voix du Nord chaque semaine qu'il y a dram. Je sais pas quelle est l'émotion qui est suscitée encore du côté britannique. Ah, je sais que les tabloïdes sont très forts pour dire que les Français sont nuls, que qu'ils sont payés par de l'argent britannique pour assurer la sécurisation de la frontière britannique chez nous dans les Haut-Fance.

Mais pour le reste, je ne les vois pas souligner les efforts qui sont les nôtres ou effectivement les vies sauvées par la SNSM. Peut-être que ma revue de presse est incomplète, mais il est là le fond du le fond du problème. Pour le reste, je vais vous dire une chose, c'est qu'aujourd'hui, on ne peut pas continuer à se réfugier derrière un droit constant et avoir autant de morts, autant de victimes.

Et si je peux me permettre, je vais pas faire déraper cette commission, je ne vous ai pas dit qu'avec des patrouilles en mer, vous éviteriez tout franchissement. C'est comme ceux qui nous laissent penser que si on couvrait toutes nos frontières de barrière et autres, on empêcherait les passages. Ça n'existe pas.

Ça n'existe pas. Ce que je veux c'est mettre un terme au fait que la Manche devienne un cimetière marin à ciel ouvert. C'est ça que je veux.

Je veux la sécurité, je veux la tranquillité pour les habitants des Haut-Fance, mais je veux aussi et avant tout qu'il y ait une fin à ce drame humanitaire qui semble sans fin. C'est ça. Il y a ces deux dimensions.

Je m'exprime ici aujourd'hui en tant que pré région. Il y a le drame humanitaire avec toutes ces victimes. Les victimes qui peuvent décéder, qui peuvent être blessées, mais qui sont aussi exploités avec des conditions de travail qui sont bien souvent détestables.

Et je veux effectivement que ma région puisse retrouver la tranquillité qu'elle a connue avant que cette crise migratoire ne prenne effectivement une telle ampleur. C'est ces deux chosesl. Est-ce que les britanniques doivent ?

Oui. Le vrai problème, c'est que depuis le départ, ils nous sousraitent tout et ça leur va bien. C'est ça qui est plus possible.

Merci Stella Dupont. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le président de la région des Haut de France. Une remarque et trois questions si vous me le permettez.

Une remarque sur l'attractivité britannique que vous avez développé et que j'entends euh je mets qui doit être relativisé. Depuis 2019, je me rends très régulièrement dans votre région et dans le Calazil, le DINERQ notamment. [grognement] Et euh j'ai j'ai rencontré et j'ai discuté avec de nombreux exilés candidats à la traversée et effectivement, il y a une part d'entre eux qui souhaitent depuis fort longtemps rejoindre le Royaume-Uni et qui sont venus ici enfin qui ont sont venus en Europe pour aller au Royaume-Uni.

Mais il y a une part significative qui n'avait pas forcément prévu cette destination, mais compte tenu des obstacles des obstacles à l'installation en France ou dans un autre pays d'Europe d'ailleurs, et bien ils en arrivent à être poussés vers ben un autre horizon puisque pas de possibilité de d'installation. Donc c'est voilà juste une remarque pour relativiser c'estàd que certes il y a une attractivité mais de notre côté on a aussi des mesures qui amènent à repousser sans cesse une partie des candidats à ces traversées. Mes trois questions.

La première, c'est dans la continuité, non avant une autre marque, monsieur le président, pour m'être rendu très souvent, je ne sais pas s'il y a de l'émotion au Royaume-Uni, mais je sais que sur les départements du nord et du Pas de Calais, que je connais bien, pour m'y être rendu encore il y a moins d'un mois, l'émotion des habitants, des bénévoles, des gens qui sont au contact de près ou d'un peu plus loin de ces exilés est immense. est immense. Mes trois questions.

La première, madame la rapporteur l'a évoqué sur les points de de relocalisation que que vous contestez fermement. C'est quelque chose qui existe pourtant, monsieur le président, lorsque en période de grand froid à Cal en particulier s'installe un hangar avec une sécurité assurée par l'État, par des forces de l'ordre, des services sparciatins mais minimum de chauffage de lit camp de douche de sanitaire. Et l'idée que je soumets moi à cette commission, c'est que ce type d'outil, non pas laissé à la main de de de personnes en autogestion ou ou d'association et cetera, mais ce type d'outil piloté pleinement et assumé par l'État français pourrait être une solution pas unique et pas un seul point mais sur différents lieux plutôt que c'est.

J'entends également donc première question sur ces ce type d'outil qui peut exister sur des périodes courtes. Est-ce qu'il n'aurait pas intérêt à l'expérimenter sur une période plus longue ? Même si j'entends votre fermeté sur pour vous la solution est avant tout du côté du Royaume-Uni et des accords à renégocier, à dénoncer pour une renégociation, il n'empêche que la réalité du moment est celle-ci et que on doit, de mon point de vue, y répondre, répondre à cette indignité. 2e question, [grognement] vous avez évoqué et je vous cite les risques supplémentaires que cela représente, le fait d'avoir une des départs de plus en plus loin, hein, pas seulement de Calais, mais sur un littoral beaucoup plus vaste.

Et je partage et c'est ce que j'ai constaté et c'est l'effet pervers peut-être de ce que l'État met en place avec cette sécurisation toujours accru. Désormais, on voit bien qu'il y a de nombreux morts, de nombreuses victimes. Pas toutes les semaines, mais en tout cas trop souvent, c'est certain.

Et est-ce que ce n'est pas enfin que pensez-vous en définitive de des mesures et de la politique mise en place par l'État ? quand bien même j'ai bien en tête que votre solution à vous c'est de renégocier mais bon c'est pas le cas aujourd'hui de cette sécurisation toujours plus forte qui amène paradoxalement bah à avoir plus de plus de victimes. Et 3ème question qui qui va au-delà du périmètre de votre région, mais au vu de votre vision nationale, ça me semble intéressant d'avoir votre regard parce que ce qu'on connaît sur les Haut-De France, c'est l'externalisation de la frontière britannique sur le territoire français.

L'Europe aujourd'hui, l'Union européenne mène cette politique et développe cette politique de plus en plus. et les le dernier pacte asile migration vise à développer ce type d'externalisation. On voit que malgré les moyens dont on dispose en France et en lien avec le Royaume-Uni, on voit bien que c'est extrêmement difficile de tenir une frontière alors qu'il y a une attractivité.

Enfin, enfin, on voit bien que c'est extrêmement difficile. Donc, ne pensez-vous pas, au vu de votre expérience de terrain, que ce que l'Europe est en train de proposer et de mettre en place sur les ces frontières extérieures, parfois depuis déjà de nombreuses années avec certains pays, mais demain davantage encore possiblement n'est pas voué à l'échec compte tenu de ce qu'on constate sur notre propre territoire. Je vous remercie.

Donc est-ce que l'externalisation d'une frontière est en clair vouée à l'échec ? C'est ça ? Bien sûr.

Bien sûr. À pas vocation à Vitam eternam à être la frontière des Britanniques parce qu'à preuve du contraire, ils ont pas gagné la guerre de 100 ans. Non mais je comprends d'ailleurs ça pose un autre problème mais c'est pas l'enjeu de cette commission de savoir où on doit traiter les différentes demandes d'accès sur le territoire.

Est-ce que c'est sur notre territoire ? Est-ce que c'est dans des consulats un autre débat ? Mais qui n'est pas l'enjeu des questions qui me sont posées, mais j'aurais l'occasion de développer dans d'autres cadres et à d'autres moments.

Non, je pense que je sais bien pourquoi on l'a fait à l'époque, mais quand on l'a fait à l'époque, personne n'avait conscience du choc migratoire et de la crise migratoire qui nous attendait. Ça ne peut plus effectivement tenir. Ça ne peut plus tenir.

Donc pour vous dire, est-ce que ça c'est la bonne solution ? Clairement c'est non. Euh juste un point, vous me permettrez, je suis pas en désaccord avec vous, c'est pas ce que vous allez dire, mais l'action des forces de l'ordre ne crée pas de nouveaux risques.

Elle vise à diminuer les risques de de noyade et de naufrage. C'est quand même ça. C'est vrai que le fait qu'on intervienne, euh les passeurs, c'est pas les migrants tout seul, hein, vous savez, sont pas allés aujourd'hui chez Décathlon acheter des bateaux pour la traverser, hein. sont les les les passeurs qui qui s'occupent de tout ce sale trafic, c'est qu'ils ont essayé, c'est pas le cœur des passages parce que c'est trop loin et ça rend la traversée effectivement plus compliquée.

Donc c'est toujours avant tout localisé Dquerquis Calésie ou entre le Dquerquis et le Calési, on a des départs sur la somme mais là aussi les forces de l'ordre, les forces de gendarmerie sont très mobilisées. L'ensemble des préfets, ça je le sais par les contacts que j'ai, c'est pas le ministère de l'intérieur qui me le dit. L'ensemble des contacts que j'ai par les préfets me montre bien que euh Somme, pas de Calais et Nord, l'ensemble des forces de sécurité sont clairement sensibilisé, mobilisé en dehors même des effectifs de renforcement qui sont mis à disposition par l'État.

D'où la nécessité également de doter Calaésie de structure. Je pense au commissariat de Calè, je pense effectivement à l'absolu nécessité de pouvoir loger ses effectifs dans de bonnes conditions. Tout ça a du sens et c'est fait pour sécuriser.

Ça n'élargit pas le problème au risque de créer de de nouvelles victimes. Franchement, l'action des forces de l'ordre, c'est pas s quantifié, mais mon dieu, s'ils étaient pas là, le nombre de victimes que l'on aurait en empêchant que des bateaux justement prennent le large ou en réussissant justement même à intercepter avant qu'il soit hors d'accès. Gendarmes m'ont expliqué très clairement situation où une femme enceinte était empêchée de partir était dans des conditions absolument dramatiques pour sa sécurité, sa santé. le fait qu'il y ait des enfants si basages qui qu'ils ont pu empêcher de de quitter la de quitter la plage et en plus il y a aussi un autre point qu'on oublie he les forces de l'ordre en en se prenant parfois des coûts, des projectiles, des crachats ou même certains m'avent expliqué faire asperger d'essence et tout ça.

Non non non, ils font ça dans des incroyables. Donc est-ce que cette sécurisation crée de nouveaux victimes ? Non.

Est-ce qu'elle crée de nouveau risque ? parce que vous avez aussi à un moment donné s'envisageait des départs plutôt à partir de la Belgique mais encore une fois tout ce qui rallonge le temps de distance intéresse moins les passeurs et également les migrants candidats au passage. Sur la question des lieux de soutien, vous avez appelé ça le lieu de soutien.

En dehors de ce qui est prévu aujourd'hui ? Non. En dehors de ce qui est prévu à des moments précis comme des plans grand froid ?

Non. Et pourtant, je vous l'avais dit, il y a des ONG, il y a des associations. La vie active, une association très développée dans ma région, dans le département, fait un travail remarquable, remarquable de soutien, d'accompagnement.

J'oublierai pas bien évidemment la Croix-Rouge et visiter aussi ces lieux-là mais si on sort de la logique qui est une logique ponctuelle parce qu'il y a un risque pour leur santé notamment pour une dimension de de grand froid et donc d'hypothermie et donc de décès possible, ça a du sens mais de l'élargir ou d'expérimenter, j'y suis pas favorable. Et pourtant, Dieu sait si on a des non plus des bénévoles mais des professionnels très aguéris, très expérimentés, très efficaces et je pense notamment à la vie active. Mais ponctuellement, les choses ont du sens au-delà, je n'y crois pas, en raison du précédent.

Merci monsieur le président. Juste une précision, je partage ce que vous évoquez sur les forces de l'ordre pour les rencontrer à chaque déplacement également. Leur travail est excessivement difficile et ils le font avec beaucoup d'engagement et avec des risques.

Donc je suis tout à fait aligné. Ce que je voulais dire plutôt, c'est que il y a quelques mois encore, les traversées se faisaient avec des gilets de sauvetage pour beaucoup beaucoup de personnes sur les bateau. On a mis en place des contrôles et euh des amendes également euh pour le transport de tout le matériel qui permet de traverser.

Bon, bien entendu, les gilets de sauvetage ne sont pas saisis ou autre quand le forces de l'ordre arrêtent un véhicule qui en transporte. Pour autant aujourd'hui, compte tenu des difficult enfin des des des obstacles mis face au passeur que je que je partage cette nécessité de de limiter autant que possible leur leur force d'action, et bien il n'empêche que ce qu'on constate c'est que les gens partent quand même de plus en plus loin, donc avec plus de risqu comme vous l'avez souligné mais aujourd'hui avec de moins en moins de gostavetage. J'ai assisté et j'ai vu la dernière il y a 15 jours un départ enfin le bateau était déjà parti mais je le voyais à l'horizon et qu certainement 60 ou 80 personnes sur ce taxibat et trois gilets de sauvetage.

Donc on on voit bien que la politique non pas non pas l'action des forces de l'ordre mais la politique qu'on met en place et bien semble insécurisée si vous voulez ces traversées. Je partage pas cette conclusion, je vois bien ce que sont les stratégies de contournement de ces criminels et évite un évite un grand nombre de drames. Je voudrais revenir sur les deux points que vous avez évoqué dans vos premières remarques et et la deuxième remarque.

L'émotion chez nous, elle est toujours elle est toujours là quand il y a un drame comme cette semaine, les gens ça les marque hein. Je je sais pas ce qu'il en est du côté britannique. Je sais pas comment il relayer l'information mais en tout cas chez nous c'est jamais anodin.

Mais l'émotion elle est locale, elle est régionale avant tout. Elle peut-être nationale mais elle passe tellement vite. Chez nous, elle reste hein parce qu'en plus il y a les témoignages.

Vous savez les les sauveteurs de la SNSM qui vous raconte que ils se sont pas engagés pour la SNSM pour euh ramener des corps. Waouh ! C'est c'est c'est difficile à encaisser pour eux.

Le témoignage, il est délicat et ils continueront leur mission, hein. Mais mais c'est plus que dur. Et sur la question vous disiez de ceux qui de ceux qui sont venus certains ne venaient pas pour aller en Grande-Bretagne début d'où le double raquette il y a le raquette pour venir de leur pays jusque en France ou Belgique ou Allemagne et après comme il y a pas de solution double raquette où là les passeurs disent bah si vous voulez il y a l'Angleterre et là double raquette leur redemande de financer le passage en Grande-Bretagne.

Aujourd'hui, le sujet n'est plus le même parce que je vous dirais pas qu'il il y a plus du tout de passage, mais faut savoir que quand ça passait avec le tunnel et avec le port et notamment dans un certain nombre de de camions, il y avait aussi des stratégies qui étaient opérées. Quand vous avez le fameux envahissement du port à Calais, on doit être en 2016, pendant que toutes les forces de l'ordre sont sur le port, ça permet aussi de faciliter le passage ailleurs, notamment les véhicules, les monospaces, les multivannes avec des doubles fonds et autres. C'était ça également.

Quand il y avait sur la rocade des envissements de la rocade, c'était pour que les forces de l'ordre se déplacent plutôt à cet endroit-là et ça permettait aux passeurs de faire leur salle trafic en d'autres points. Vous savez, ces gens-là ont le génie du mal. Donc c'est aussi pour cela que on a connu toutes les stratégies possibles et imaginables et encore une fois toute l'action qui a été faite de sécurisation nous a permis d'éviter un nombre de drames incalculable.

On a pu voir notamment au port de Calais, je dis pas ça parce qu'on à propriété du port où je me suis rendu vraiment à de très nombreuses reprises des des migrants qui étaient dans une situation d'hypothermie absolument dramatique ou d'autres vous en souvenez qui avaient été ensevelis sous une cargaison de de de pond desreux. Non non, les drames sont innombrables depuis toutes ces années. Et ce qui m'étonne au-delà de votre commission et je vous remercie de m'auditionner, c'est qu'au final en parle si peu.

Merci Jean-Pierre Bataille. Merci. Merci [raclement de gorge] monsieur le président.

Alors, comme vous l'avez fait, je je tenais à informer les collègues que moi-même je faisais partie de la majorité régionale du président Bertrand dont je connais l'action depuis le premier jour et dont je connais les moyens que la région met en œuvre pour accompagner les élus, pour accompagner les associations. Monsieur le président, j'avais prévu de vous interroger sur le pacte asile immigration, même si Stella Dupont vient vient de le faire. J'ai bien compris que vous n'étiez pas favorable des externalisations de frontières et donc pas forcément de négociation entre l'Union européenne et les pays d'Afrique du Nord pour tenter de de d'endiguer peut-être le passage de nombreux migrants qui essayent de gagner le sol européen pour partir pour partir en Grande-Bretagne.

Je voulais avoir votre avis sur les mesures de réorientation au sein de l'Union européenne puisque le PAC asimmigration le prévoit. Est-ce que des pays européens seraient favorables à l'arrivée d'un certain nombre de migrants pour renforcer des secteurs de leur de leurs activités économique ? Que pensez-vous des moyens financiers que l'Union européenne pourrait mettre à disposition de la France et d'autres États européens pour mieux accueillir, pour mieux soigner, pour mieux accompagner les migrants ?

Et donc, est-ce que vous pensez que des négociations entre l'Union européenne et les pays d'Afrique ? Et j'ai cru comprendre qu'il y avait des débuts de négociation entre l'Égypte, le Maroc, la Tunisie, mais également le Pakistan, le Bangladesh pour essayer de de d'accompagner mieux qu'elle ne se fait aujourd'hui le parcours des migrants qui ne cherchent pas, je le dis toujours puisque j'ai été mère d'une petite commune qui voyait tous les jours et qui continue de voir tous les jours des migrants notamment irritéens traverser sa commune, essayer même d'y loger. Nous l'avons, nous avons accompagné ces ces migrants il y a quelques temps.

Ces migrants ne viennent pas pour embêter les habitants du Nord Pascalé, on est bien on est bien d'accord. Et donc voilà, merci de vos éclaircissements et de vos attentes, de vos espoirs ou peut-être de vos nonespoirs sur ce pacte asiigration. Je pensais être auditionné en tant que président de région sur au titre du questionnaire qui nous avait été envoyé sur les compétences de la région sur le regard du du président de du président de région.

Mais je vais pas non plus politiser les débats en vous livrant ma vision migratoire pour l'Union européenne et pourtant j'en ai une mais j'aurai l'occasion de développer si vous me permettez dans d'autres choses. Je l'ai dit tout à l'heure sur les différents visas sur le souhait de rejoindre la France. Je vous ai dit que la question devait être singulièrement modifiée.

C'est des propositions que j'ai pu faire par le passé. Je réactualiserai ces propositions dans les semaines qui viennent parce que quand on parle d'externalisation, je voudrais savoir de quoi il s'agit. Il y a des pays notamment qui s'y sont cassés les dents, notamment l'Italie avec l'Albanie.

Il y a d'autres pays, notamment la Grande-Bretagne avec le Rwanda. On a vu exactement ce qui s'est passé. Donc au-delà des effets d'annonce concrètement, ça tient à quoi et ça se résume à quoi ?

Deuxième sujet, ça n'est pas effectivement la même chose que de pouvoir solliciter au-delà même de l'asile un titre de séjour arrivé en France ou alors dans des points consulaires ambassade ou consulat français dans ces pays-là. C'est pas la même chose. C'est pas une externalisation des frontières ça.

Donc vous voyez, je veux être très précis sur sur la question. Par contre, la clé, c'est que l'Union européenne négocie des accords de relocalisation. Ça, c'est pas pareil.

Et la la l'Union européenne, elle a pour elle le levier à la fois financier et le levier commercial. Voyez la le fait que l'asile, que toutes ces questions là soient traitées en parlant avec les pays du continent africain. Évidemment, évidemment.

Et on a un véritable levier. La question du pacte, ça montre que l'Union européenne avance sur ces sujets-là. Et si l'on pouvait, moi qui suis profondément européen, avoir bien conscience, comme l'avait dit un diplomate quand j'étais tout jeune ministre, ça remonte donc à très loin que l'Union européenne quand ça marchait c'était 27 fois plus fort mais que parfois c'était 27 fois plus long, ça ne peut pas rester 27 fois trop long.

Donc il faut qu'on avance plus vite sur ces questionsl et sans redévelopper toute ma vision en la matière, je pense qu'il y a une formidable idée qui est aujourd'hui à moderniser, réactualiser, c'était l'Union pour la Méditerranée. Parce que l'Union pour la Méditerranée a du sens mais pas seulement sur ces questions en terme de développement économique. Et je suis intimement convaincu que cette belle idée n'a pas pu aller jusqu'au bout.

C'est l'idée de Nicolas Sarkozy parce que madame Merkel avait imposé que toute l'Union européenne soit partenaire. Pardonnez-moi, j'aime beaucoup un certain nombre de pays européens, mais il faut pas me dire quand même que les pays du nord de l'Europe ont tout à fait le même intérêt et la même vision que nous pour parler de la politique de coopération dans le pouretour méditerrané. Ça a un enjeu écologique environnemental sur cette formidable mère.

C'est un enjeu économique et c'est un enjeu aussi sur ces questions sécuritaires mais aussi sur cette dimension migratoire. Ça fait partie des sujets sur lequels je ferai des propositions concrètes en la matière dans les semaines et dans les mois qui viennent. Ça c'est le premier c'est le premier point.

Et puis je regrette également que l'Europe n'est pas plus donné de la place au projet de Jean-Louis Borlot. Le projet de Jean-Louis Borlot, c'est pas seulement l'idée de l'électrification de l'Afrique. C'est l'idée que l'Union européenne, pas la France seulement, mais la France doit être moteur, doit avoir un traité, je dis bien un traité de développement et de sécurité avec l'Afrique sur le développement économique avec une approche singulièrement différente en respectant les pays africains mais en ayant aussi en contrepartie de ce développement économique parce qu'il est possible et que les investissements sont tout à fait possibles, faudra changer d'échelle au niveau européen. pas les politiques de de développement et de coopération comme aujourd'hui, il faudra passer à une autre échelle.

Mais que donc s'il y a cette possibilité de développement économique, s'il y a ces enjeux justement sanitaires, la possibilité de se faire soigner, vous changez fondamentalement la relation entre l'Union européenne et le continent africain et vous évitez dans ces cas-là que ce soit un jour les intérêts mercantilo militaires, russes qui s'y intéressent ou que ce soit effectivement les Chinois qui s'occupent du développement de l'Afrique et les Américains de temps en temps mais de plus en plus loin parce qu'il y a que l'Asie qui les intéresse véritablement. Ça c'est le rôle de l'Union européenne et ça c'est la vocation de la France d'être aux avant-postes et de pousser ça. Un véritable traité sur sécurité du continent africain.

Vous parlez de ces questions mais vous avez aussi le développement économique au cœur. Là c'est plus du tout la même histoire parce que autrement encore une fois que ce soit Gibraltar ou ailleur faites des murs de 5 m. OK dans 5 ans, vous ferez des murs de 10 m et ça changera pas grand-chose.

Donc c'est ça le fond du sujet. Et donc si vous voulez traiter cette question migratoire, il y a le pacte mais il y a un pacte, un véritable traité de coopération, de développement et de sécurité. Et là vous changez fondamentalement les choses et vous changez aussi la nature de la relation entre l'Europe et l'ensemble des pays africains.

C'est comme ça et pas seulement d'un point de vue sécuritaire ou migratoire que l'on réglera les problèmes. Je vous l'ai dit hein, les murs de 5 m, vous les doublerez dans 5 ans ou dans 10 ans. C'est une évidence et ça n'empêchera pas de passer.

Donc voilà ma conviction en la matière. Après, la question des hotspots est aussi une question qui doit être mise sur la table. C'est vrai, mais pas n'importe comment.

Excusez-moi de m'éloigner conditions de président de région. Très bien. Mais c'est monsieur le député qui m'y a cité.

Euh oui, tout à fait. Vous avez répondu à la question qui vous a été posée et comme toutes les autres et je vous en remercie beaucoup monsieur le président. Ainsi s'achève notre audition.

Donc merci pour votre temps, pour les réponses, pour les perspectives et voir que il peut y avoir un vent d'optimisme dans ces situations si on les prend à bras le corps. Je suspends la séance. Merci monsieur le président.

Merci madame la rapporteur. Merci mesdames et messieurs. C'est à toi. sur