Retraites : "Le gouvernement doit aller jusqu'au bout, il en va du quinquennat d'Emmanuel Macron"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que le gouvernement peut reculer face à la rue ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français ne vont pas se désolidariser du soutien à cette mobilisation dans la rue ?
- 6:00FerméeRéponse directe
Est-ce que ce dispositif vous paraît être suffisant pour inciter vraiment les entreprises à employer des seniors ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a d'autres points d'amélioration à apporter sur ce texte pour vous ?
- 12:00FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il fallait un nouveau texte répressif contre le squat ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la politique du gouvernement ces dernières années sur ce sujet est assez efficace ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Dominique Estrosi SassoneChiffre
« il y a eu un excédent en 2021 de 900 millions d'euros »
- 2:00Dominique Estrosi SassoneChiffre
« dans les 5 années à venir il y aura 15 milliards d'euros de déficit »
- 5:00Dominique Estrosi SassoneChiffre
« un tiers des demandeurs d'emploi ont plus de 50 ans »
- 11:00Dominique Estrosi SassoneChiffre
« en 2021 il y a eu par exemple 160 saisines de juges par rapport à des squats »
- 12:00Dominique Estrosi SassoneChiffre
« grosso modo 500 000 impayés de loyer au moment du commandement de payer »
- 15:00Dominique Estrosi SassoneFait
« on n'a jamais connu des chiffres de la construction de logements aussi bas »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci d'être avec nous Dominique Estrosi ça sonne et nous accompagnons pendant cette première demi-heure vous êtes sénatrice les républicains des Alpes-Maritimes vice-président de la commission des affaires économiques et vous être apporteur de la proposition de loi anti-squate qui sera examiné cet après-midi dans l'émission On va longuement parler dans quelques instants mais d'abord évidemment l'actualité c'est cette réforme des retraites journée de mobilisation aujourd'hui qui s'annonce suivi est-ce que vous pensez que le gouvernement peut reculer face à la rue non je pense que le gouvernement aujourd'hui est bien évidemment au mur et qu'il doit aller jusqu'au bout parce que il en va de du quinquennat d'Emmanuel Macron alors on va voir ce que va donner aujourd'hui ce mardi noir qui est annoncé effectivement je pense qu'il va y avoir une très forte mobilisation mais je dirais qu'après la réponse elle continue d'appartenir aussi au syndicat que vont-ils faire est-ce que le front syndical va être solide est-ce qu'il va tenir parce qu'on voit aussi qu'il y a des syndicats qui sont plus modérés aujourd'hui et qui n'ont pas envie d'une radicalisation du mouvement et puis il des syndicats extrémistes avec une base qui les aiguillonne et qui tenterait plutôt à mettre de l'huile sur le feu moi j'appelle simplement à dire que l'opinion aujourd'hui elle est globalement favorable à l'opposition de la réforme une position à la réforme et donc au soutien à la mobilisation dans la rue mais quand sera-t-il s'il y a de plus en plus de désagréments on va avoir une première zone de départ en vacances à la fin de la semaine il y a eu des annonces qui ont été faites est-ce que les Français ne vont pas se désolidariser du soutien à cette mobilisation dans la rue vous pensez que c'est avoir un retournement de l'opinion si les Français sont gênés par une radicalisation du mouvement s'il y a des grèves pendant les vacances scolaires enfin etc je pense que nonobstant le fait qu'il soit globalement opposé à la réforme il pourrait se désolidariser du de la mobilisation face à la rue et donc forcément de se dire de toute façon à un moment donné cette réforme des retraites elle sera votée vous la soutiendrez jusqu'au bout vous cette réforme des retraites qu'est-ce que quel que soit ce qui se passe dans la rue quel que soit le nombre de personnes qui iront manifestées demain et peut-être lors d'une autre journée alors aujourd'hui nous on est clair en tout cas le groupe LR mais la majorité sénatoriale au Sénat est clair on soutient cette réforme parce que on l'a voté depuis 2018 via un amendement où on a la foi toujours demandé le report de l'âge légal de départ à la retraite mais également qu'il y ait des durées de cotisations qui soient plus longues 43 à 44 années donc on peut pas se relier ce qu'on dit aujourd'hui c'est que finalement c'est Emmanuel Macron qui vient sur notre réforme qui se saisit de notre réforme pour la présenter au Parlement parce que moi je dirais que Emmanuel Macron a fait souvent des volts face je me souviens que pendant le précédent mandrin Emmanuel Macron disait on ne touchera pas au report de l'âge légal du départ à la retraite on restera sur 62 ans donc c'est plutôt lui qui doit expliquer ok pourquoi il y a ce revirement que nous qui avons toujours prôné la droite républicaine qu'il fallait une réforme des retraites depuis Jacques Chirac jusqu'à Nicolas Sarkozy parce que nous voulons sauver notre système par répartition et qu'aujourd'hui le système de retraite est structurellement déficitaire alors on entend dire par le corps ou par les opposants à la réforme qu'il y aurait eu un excédent oui il y a eu un excédent en 2021 de 900 millions d'euros sauf quand on sait très bien que dans les 5 années à venir il y aura 15 milliards d'euros de déficit on va reparler du fond de la réforme avec Denis carreau dans quelques secondes mais un dernier mot sur ces mobilisations est-ce que on l'a vu lors de la précédente journée il y a eu des mobilisations pas seulement dans les grandes villes comme c'est la tradition mais aussi dans des villes moyennes voir dans des petites villes est-ce que vous craignez ce que peut devenir cette mobilisation est-ce que vous craignez un effet boule de neige avec des Français qui sont en colère sur beaucoup de sujets et qui pourraient venir manifester pas seulement contre la réforme des retraites oui bien sûr c'est une réalité aujourd'hui on voit bien que à partir de la réforme des retraites la colère des Français ne cesse de monter ne cesse de gronder et que on accumule autour un certain nombre de difficultés que rencontre les Français il y a une crise sociale dans notre pays à une véritable fracture territoriale il y a des problèmes au niveau de l'énergie et donc tout cela peut s'aggloutiner pour montrer que la réforme des retraites va servir de catalyseur à une colère qui sera beaucoup plus froide et beaucoup plus importante c'est un risque et c'est un risque à travers toute la France puisqu'on a vu effectivement que tous les territoires des plus petits ou des plus reculés jusqu'au plus importants ont été touchés par cette mobilisation massive on va parler du fond du texte on va chez vous à Nice on nous attend de nicaro bonjour Dany merci beaucoup d'être avec nous directeur des rédactions de Nice-Matin et Denis je le disais on parle du fond du texte puisque à la Une de Nice-Matin et évidemment dans vos pages se pose la question de l'emploi des seniors oui Oriane effectivement on le voit bien l'emploi des seniors est au cœur du débat sur la réforme des retraites il faudra travailler plus longtemps plus vieux encore faut-il conserver son travail et si ce n'est pas le cas pouvoir en retrouver un dans les Alpes-Maritimes et dans le Var aujourd'hui un tiers des demandeurs d'emploi ont plus de 50 ans alors anis ce matin on a voulu s'intéresser aux entreprises qui clairement misent sur les seniors on en a rencontré deux c'est le cas notamment d'une entreprise niçoise elle s'appelle Converse télémarketing et elle emploie plus d'un tiers de seniors parmi ces 180 salariés et tous les jours les dirigeants de cette entreprise se félicitent de ce choix il nous explique que les salariés de plus de 50 ans sont à la fois plus assidus plus investi et peut-être même plus en phase avec les valeurs de de l'entreprise et Converse les marketing vient même de recruter un nouvel il a 70 ans et il est employé à temps partiel alors évidemment ces entreprises qui font la part belle au seniors font aujourd'hui figures d'exception mais c'est un message intéressant qui est envoyé au moment où on explique aux Français qu'ils vont devoir travailler plus longtemps alors j'en viens à ma question Dominique Estrosi saunson le gouvernement a prévu dans le projet de loi de mettre en place un index senior qui devrait être rendu public sous peine de sanctions est-ce que ce dispositif vous paraît être suffisant pour inciter vraiment les entreprises à employer des seniors alors non je pense que il s'agit plus d'un gadget cette index des seniors parce qu'on voit bien d'abord qu'il n'est pas coercitif ce n'est que déclaratif on ne sera accentionné que si on n'apporte pas les renseignements dans l'index des seniors mais si le taux d'emploi des seniors n'augmente pas et bien l'entreprise devra simplement ouvrir une négociation salariale beaucoup plus renforcée donc je pense que ce n'est pas la solution c'est une chose qui permet effectivement de mesurer le taux d'emploi des seniors mais vous l'exprimiez très bien de nicaro il faut changer le regard sur l'âge il faut véritablement que non seulement les employeurs et vous avez cité des entreprises qui ont bien compris mais aussi que le gouvernement considère qu'il faut faire plus de place aux personnes qui sont proches de la retraite qu'il faut voir aussi que nous sommes le pays dans lequel les personnes entre 60 et 64 ans travaillent le moins dans les entreprises et en contrepartie on a un taux de chômage des seniors qui est plus important que la moyenne donc je pense que véritablement il faut que tout le monde se saisisse de ce sujet bien sûr le gouvernement à travers ce texte de loi mais aussi des entreprises et pour cela je pense que la première des choses c'est de changer le regard sur l'âge aujourd'hui on considère dans les entreprises souvent que finalement les seniors c'est une charge économique que ça peut être un risque pour la productivité or au contraire on voit qu'il faut encourager la transmission la transmission des savoir-faire la transmission du savoir à être comment dire que un salarié senior peut transmettre à un jeune qui débute qui apprend le métier il faut valoriser l'expérience il faut valoriser aussi le mécénat de compétences et c'est comme sa véritablement qu'on arrivera à faire en sorte que l'emploi des seniors se développe dans les entreprises dans notre pays Denis vous avez votre réponse que vous avez une autre question non j'ai ma réponse et dans les dispositifs Dominique Estrosi Sassone qu'on pourrait qu'on pourrait imaginer plus précisément pour favoriser l'emploi des seniors je pense qu'il faut regarder du côté du dispositif de la retraite progressive là il y a des marges de manœuvre à améliorer il faut aussi assouplir je le disais à transmission et la transition entre l'emploi et la retraite permettent de toucher une partie de sa retraite tout en occupant un emploi à temps partiel et puis enfin il faut aussi continuer à accompagner le dispositif du cumul emploi retraite je pense que ça passe aussi par là pour qu'on arrive à avoir un meilleur taux d'emploi des seniors merci beaucoup Denis d'avoir été avec nous regarde la Une de Nice-Matin aujourd'hui le casse-tête des seniors c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Denis carreau d'avoir été avec nous depuis Nice est-ce qu'il y a d'autres points d'amélioration à apporter sur ce texte pour vous Dominique espositation on a notamment entendu suite aux propos de Franck Riester la question des femmes les inquiétudes sur la question des femmes qui seraient un peu pénalisé c'est ce qu'a dit le ministre est-ce que là aussi il faut travailler à des points d'amélioration sur ce texte oui nous l'avons dit et nous le ferons nous y veillerons nous serons exigeants c'est le dispositif de minimum de pension mais c'est aussi effectivement la problématique des carrières hachées des femmes elles ne sont pas un peu pénalisées elles sont beaucoup pénalisées par rapport aux hommes et il faut aller plus loin en matière aussi de droit familiaux et donc c'est un des points sur lesquels nous serons extrêmement exigeants pour que nous puissions faire en sorte de faire que ces femmes qui ne soient pas trop pénalisés par cette réforme des retraites alors qu'aujourd'hui malheureusement elles le sont et elles risquent de continuer à l'être un dernier mot puisque les députés les républicains ont déposé un amendement pour que tous ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans se voient appliquer le critère des annuités donc des 43 unités et pas celui de l'âge ils ne seront pas obligés d'aller jusqu'à on vous êtes d'accord avec ça oui j'y suis favorable je pense que sur les carrières longues le gouvernement a déjà annoncé un certain nombre de choses mais pour les personnes qui ont travaillé entre 16 ans et 20 ans je crois qu'effectivement ils ne peuvent il ne faut pas prendre encore le critère de l'âge mais celui des cotisations et leur permettre de partir lorsqu'ils auront les 43 années de cotisations vous pensez que les républicains voteront ce texte à l'Assemblée nationale écoutez je n'en sais rien je vois aujourd'hui qu'il y a des voies discordantes dans le groupe les républicains à l'Assemblée nationale j'ose espérer que la discussion parlementaire amènera à ce qu'il y ait une cohérence au sein de leur groupe comme nous pouvons l'avoir et comme nous l'aurons nous au sein du groupe LR au Sénat vous dites que vous électeurs ne comprendrez pas que les républicains les parlementaires des républicains ne votent pas cette réforme bien on le voit les électeurs DLR montrent aujourd'hui qu'ils veulent cette réforme parce que on l'a toujours prôné parce qu'on a toujours dit qu'on la ferait on l'a fait par le passé il faut continuer aujourd'hui à la faire parce que bien évidemment il faut revenir au regard du déficit qui s'est accru et donc effectivement il faudra bien l'expliquer il faudra aussi montrer les gains que nous pourrions obtenir à travers la discussion parlementaire mais au bout du compte il faudra la voter on va passer à l'actualité du Sénat et elle vous concerne évidemment Dominique est choisi ça sonne puisque le Sénat examinent aujourd'hui un texte pour lutter contre les occupations illicites de logement vous en êtes à apporter on va voir ce que contient ce texte avec Alex tout ça [Musique] bonjour Ariane bonjour Dominique ça sonne alors à cette proposition alors c'est un texte qui est à l'initiative de député de la majorité présidentielle mais qui s'inspire de ce que vote la majorité de droite du Sénat depuis des années pour réprimer le squat de certains logements ce texte il durcit la peine encourue en cas de violation de domicile pour atteindre et bien trois ans de prison et 45000 euros d'amende il crée aussi un nouveau délit d'occupation illicite d'un local à usage d'habitation comme une résidence secondaire ou à usage économique et puis ce texte il renforce également les peines pour les autres délits qui sont liés au squat notamment pour les marchands de sommeil qui organisent ces occupations et les sites de logement ils encourent la même peine trois ans de prison 45000 euros d'amende comme les squatteurs et puis pour ceux qui en font la promotion sur les réseaux sociaux et bien ces personnes risquent une amende de 3750 euros on va écouter le député Renaissance et auteur de ce texte à Guillaume gaspareillan député d'Eure-et-Loir celles et ceux d'entre vous qui ont reçu un jour dans la permanence un citoyen dans le domicile esquatté ou un propriétaire dont est occupé par un locataire qui ne paye plus depuis des années savent que la situation actuelle ne peut plus durer nous avons le devoir d'agir c'est ce qu'attendent les victimes et avec cette proposition de loi s'intéresse aussi aux impayés de loyer ah oui effectivement ce texte va accélérer le la procédure de contentieux locatif qui peut parfois prendre du temps et durée plus de deux ans là ça ira quelques mois plus vite et puis le contrat de location sera également automatiquement résilié en cas d'impayé de loyer c'est une clause qui existe souvent dans les dans les bails mais là elle sera imposée de manière obligatoire dans le contrat de location alors politiquement la majorité de droite du Sénat devrait adopter ce texte mais en le modifiant quand même pour éviter les amalgames entre les squatteurs et les locataires qui sont en situation d'un pays loyer qui ont parfois des difficultés financières et c'est amalgame que les députés de gauche ont pointé du doigt lors du débat à l'Assemblée nationale sur cette proposition de loi un débat qui était très tendu on essaie de médiatiser des situations qui sont gravissimes scandaleuses mais exceptionnelle qui est celui de la violation de domicile pour lequel tout l’argental juridique existe pour finalement durcir la législation pour accélérer les expulsions locatives des gens qui sont difficultés de paiement c'est ça la réalité de cette loi c'est pas la lutte contre les squats Dominique esprit ça sonne qu'est-ce que vous allez répondre aux arguments de gauche dans l'hémicycle du Sénat la gauche qui est contre cette proposition de loi et qui estime que ce texte il pénalise la précarité écoutez je pense que dans le texte qui est sorti de la commission nous avons essayé justement de prendre en compte cet équilibre qui est nécessaire et surtout vous l'avez signalé de distinguer la situation du squatteur de la situation du locataire qui se trouve en difficulté elles ne sont pas comparables elles ne sont pas semblables donc c'est une première des choses nous regrettons simplement parce que j'avais moi-même déposé une proposition de loi en janvier 2021 pour garantir la propriété immobilière contre le squat cette proposition de loi elle a été votée au Sénat il y a deux ans et nous avons regretté que la majorité présidentielle n'est pas inscrit plutôt notre proposition de loi aujourd'hui elle serait votée et elle pourrait être mise en application donc que de temps perdu comment pour autant pourquoi la majorité présidentielle a deux ans de retard du coup par rapport à votre demande pour finalement présenter un texte qui sur certains points reprend l'intégralité des mesures qui étaient contenues dans ma proposition de loi tout simplement je pense que il n'avait pas conscience de la situation et qu'aujourd'hui ils ont voulu quelque part montrer que c'était eux qui étaient à la manœuvre ces regrettable sont ces politiques il voulait pas voter un texte de la droite il y avait forcément les deux mais ce que je regrette si je partage l'esprit et l'objectif général de cette proposition de loi je regrette quand même que effectivement cette proposition de loi stigmatise les locataires qui sont en difficulté c'est la raison pour laquelle nous avons amender le texte parce que il faut bien prendre en considération que les squats sont certes une violation terrible de l'intimité et ils doivent être réprimés sans faiblesse sauf que les squats sont finalement peu nombreux dans notre pays ils occupent l'actualité médiatique mais on voit qu'en 2021 il y a eu par exemple 160 saisines de juges par rapport à des squats et qui donc sont terminés pour 70% uniquement par l'occupant qui est parti volontairement et le reste effectivement par un concours de la force publique après il y a un phénomène de masse qui est le phénomène des impayés de loyer grosso modo 500 000 impayés de loyer au moment du commandement de payer mais là aussi ça se divise par 3 puisqu'il n'y a plus trois ans après que 120000 assignations devant le juge qui se traduisent aussi soit par des expulsions soit par des expulsions conditionnelles qui sont donc limitées de la dette donc on voit aussi que ce qui est important c'est d'agir très en amont par rapport à la prévention des impayés et des expulsions et cette partie là elle était complètement absente du texte de l'Assemblée nationale donc d'où on a rien introduit ces mesures pour donner plus de moyens d'agir au commissions de coordination de prévention des actions d'expulsion locative pour qu'elle puisse elle-même juger pour qu'elle puisse maintenir ou suspendre les allocations logement par exemple pour qu'elle puisse aussi demander par exemple un juge de consigner directement les prestations sociales du locataire qui est défaillant sur le compte du bailleur donc finalement on est plus sévère plus stricte contre les squatteurs contre les locataires de mauvaise foi qui délibérément décide de ne pas payer leur loyer et de ne pas respecter un plan d'apurement de la dette locative mais on veut agir plus en amont de façon plus précoce pour faire en sorte que on puisse aussi mieux accompagner socialement des locataires qui rencontrent un accident de la vie sans que pour autant ça ne porte bien sûr sur des propriétaires est-ce qu'il fallait un nouveau texte répressif contre le squat car vous le dites il y a peu de squats chaque année en France et il existe déjà un arsenal législatif pour le réprimer il y avait une peine d'un an de prison qu'est-ce que c'est nécessaire d'aller encore plus loin oui parce que il y avait encore quelques trous dans la raquette si vous me le permettez c'est vrai que on ne visait que les locaux à usage d'habitation là sont visés aussi les locaux à usage professionnel c'est important c'est important pourquoi parce qu'on nous dit mais regardez ces locaux sont vacants les associations qui luttent contre le mal logement et bien pourquoi ne pas les occuper sauf que les occupés c'est les occupés de façon illégale alors qu'aujourd'hui il y a un dispositif que nous encourageons dans le texte de loi qui est le dispositif du logement intérimaire qui permet justement à des sociétés privées qui sont agréés par l'État à des associations de pouvoir louer locaux vacants à des personnes de façon temporaire qui peuvent être aussi bien des personnes en difficulté mais aussi par exemple des salariés en mobilité géographique ou en mobilité professionnelle le temps du changement d'usage des locaux qui sont vacants le temps des travaux qu'il puisse être entrepris et au bout de l'occupation temporaire et bien les locaux doivent redevenir vides et nous avons même voulu éviter la requalification de ces locaux en bail classique justement pour permettre donc à partir du moment où il y a un dispositif qui est là qui est gagnant gagnant pour tout le monde et bien il y a pas de raison de ne pas interdire l'occupation illégale de locaux à usage professionnel il y a aussi ce qui n'avait pas été prévu c'est quand une personne se diffussement propriétaire d'un bien qu'elle fait rentrer dans ce bien un locataire qui se retrouve involontairement en situation de squat parce qu'il a fait confiance à la personne qui se disait propriétaire du bien donc là il faut véritablement sanctionner il faut continuer à sanctionner les marchands de sommeil et puis il y a aussi quelque chose d'intéressant qui est le principe d'exonération de la responsabilité du propriétaire lorsque il peut y avoir un défaut d'entretien sur le bien qui lui appartient mais comme il ne peut pas rentrer dans le bien parce qu'il est occupé de façon illicite il ne doit pas être responsable d'un défaut d'entretien qui pourrait causer un dommage à autrui donc ne serait-ce que pour tous ces cas-là il fallait effectivement continuer à renforcer la loi contre le squat vous avez apporté beaucoup de modifications à cette rue est-ce que du coup vous êtes optimiste sur son vote final je pense que la proposition de loi sera votée par la majorité sénatoriale mais après sera pas voté par l'opposition au Sénat même si mes collègues lorsqu'on a présenté le rapport en commission considère qu'on a rééquilibré le texte et sont effectivement favorables à toutes les mesures d'accompagnement soci normal qui vise à prévoir une accompagnement renforcée et agir en amont sur la prévention des impayés et des expulsions mais il considéreront toujours qu’on en fait jamais assez mais moi ce que je veux dire c'est que un texte aussi qui est à destination des propriétaires nous nous y tenons parce que les propriétaires il faut arrêter de penser qu'ils sont nés que ce sont tous des riches propriétaires on voit bien que deux tiers des propriétaires n'ont qu'un seul bien en location qui leur permet un complément de retraite ce qui est important aussi de signaler c'est que bien sûr il faut protéger les propriétaires contre les squats mais il y a aussi des accidents à la propriété qui n'étaient pas prises en compte il y a aussi les personnes qui sont attributaires dans le logement social et qui ne peuvent pas rentrer dans le logement tout simplement parce qu'elles y trouvent un squatteur alors qu'elle continue en supporter la charge et bien ces cas-là n'étaient pas prévu dans la loi aujourd'hui si la proposition de loi est votée et bien ils le seront et donc ça permet là aussi de continuer à accompagner à protéger les propriétaires parce qu'au bout du compte qu'est-ce qu'il va se passer sinon qu'est-ce qu'il se passe déjà et bien les propriétaires vont ne plus investir les propriétaires vont ne plus louer leur bien en longue durée il préféreront faire du Airbnb et cela accroîtra la crise du logement avec vous avez une dernière question oui au fond ça pose la question du mal logement est-ce que la politique du gouvernement ces dernières années sur ce sujet est assez efficace selon non non la politique du logement est défaillante en la matière s'il y a pas assez de construction de logements s'il n'y a pas assez d'attribution de logements et plus particulièrement de logements sociaux ce n'est pas de la faute des propriétaires c'est bien de la faute du gouvernement et les propriétaires n'ont pas à supporter la charge du mal logement je serai demain à la Fondation Abbé Pierre puisque j'interviens sur une table ronde bien évidemment qu'on doit continuer à éradiquer ce mal logement mais la cause première c'est une politique défaillante du gouvernement en matière de logement on n'a jamais connu des chiffres de la construction de logements aussi bas et pourquoi ce serait les propriétaires qui en seraient rendus responsables alors que le gouvernement lui doit continuer à faire des efforts et avoir une politique volontariste en la matière merci Alex à tout à l'heure on parlera de lopinion face à la réforme des retraites pour Public Sénat la presse régionale merci beaucoup Alexandre dernier mot sur un autre texte qui va arriver au Sénat ce sera en mars c'est le projet de loi immigration il va être présenté demain en Conseil des ministres le Sénat qui va l'examiner en premier alors c'est un texte qui allie fermeté et humanité c'est ce que dit le gouvernement c'est ce que dit Gérald Darmanin il y a à la fois des mesures qui durcissent les arrivées et la politique migratoire et puis il y a cette fameuse mesure qui donne des titres de séjour aux travailleurs étrangers dans les métiers en tension travailleur en situation irrégulière est-ce que c'est un texte qui selon le débat parlementaire pourrait avoir votre vote non en l'état il n'aura pas notre bien évidemment parce que nous sommes opposés à la régularisation des étrangers sur le terme de métiers en tension parce qu'aujourd'hui tous les métiers sont en tension donc c'est ouvrir les vannes de l'immigration nous nous voulons que soient mis en place le principe de la régularisation 0 c'est-à-dire toute clandestin illégale doit savoir qu'il ne pourra jamais être régularisé et nous voulons rétablir le séjour illégal qui avait été supprimé par François Hollande mais pour autant ce texte et bien comme nous le faisons à chaque fois au Sénat nous ne réécrirons à partir d'un certain nombre de mesures qui ont été proposées en particulier par le président de la commission des lois François Noel buffet mais nous ne voulons absolument pas aller dans le sens du gouvernement parce qu'on le voit bien aujourd'hui la politique migratoire du gouvernement est une Bérézina et elle annonce un véritable défectif le gouvernement il dit mais nous on va dans le sens de François Noel buffet ce texte il s'inspire beaucoup du rapport sénatorial c'est pour vous c'est non non il s'inspire pas profond de certains nombre de mesures que je vous ai rappelés et auxquelles nous sommes particulièrement attachés merci à l'examen de ce texte ce sera au mois de mars au Sénat merci beaucoup et on rappelle que la proposition de loi pour lutter contre le patient illicite des logements est examiné aujourd'hui dans l'hémicycle on suivra tout ça merci d'avoir été avec nous pour nous en parler dans 20 minutes dans le club des territoires on repart évidemment réforme des retraites journée de mobilisation aujourd'hui on sera à Montpellier et à performance se prépare la mobilisation dans nos régions et puis vous découvrirez ce sondage exclusif au doxa pour publique Sénat quelle vision avez-vous de cette réforme ce sera dans 20 minutes d'abord on accueille notre prochain invité c'est Fabien Roussel
Dominique Estrosi Sassone